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dimanche 13 août 2017

Labyrinthe, Kate Mosse

Ce livre appartient à ma maman et cela faisait un moment que j'avais envie de le lire. Faut dire que rien que de lire dans la même phrase Carcassonne, le Graal et les Cathares, il avait de quoi me plaire. Et puis, je trouve que l'été est toujours une bonne période pour un roman mélange historique et enquête.

Labyrinthe, Kate Mosse

Editeur: JC Lattès
Collection : /
Année de parution : 2006
Titre en VO : Labyrinth
Année de parution en VO : 2005
Nombre de pages : 592

A lire si :
- Vous aimez les romans historiques
- Vous aimez aussi lorsque l'historique et le contemporain se mélangent
- Vous voulez découvrir un bout de l'histoire Cathare

A ne pas lire si :
- Vous voulez que ça aille vite
- Vous vous attendez à un thriller bien angoissant.

Présentation de l'éditeur :

Juillet 1209 : Dans la cité de Carcassonne, Alaïs, jeune fille de 17 ans reçoit de son père un manuscrit qui, prétend-il, recèle le secret du véritable Graal. Bien qu’elle n’en comprenne ni les symboles ni les mots, elle sait que son destin est d’en assurer la protection. Elle doit, au prix d’une foi inébranlable et de grands sacrifices, préserver le secret du labyrinthe, secret issu des sables de l’ancienne Egypte voilà plusieurs milliers d’années. 
Juillet 2005 : Lors de fouilles archéologiques aux environs de Carcassonne, Alice Tanner, trébuche sur deux squelettes. Dans la grotte où gisent ces ossements, elle découvre un langage ancien, mais qu’il lui semble possible de déchiffrer, gravé dans la roche. Elle finit par comprendre, mais trop tard, qu’elle vient de déclencher une succession d’événements terrifiants. Son destin est désormais lié à celui que connurent les Cathares, huit siècles auparavant.

Mon avis

J'adore la ville de Carcassonne qui se trouve à quelques une heure et demie de route de chez moi. C'est un endroit où j'aime me promener, que je redécouvre à chaque fois. Je garde encore un très bon souvenir de ma visite du château comtal d'ailleurs. il faudrait que j'y retourne pour la faire découvrir à mon mari et à ma fille. Et puis, ça fait un moment que je n'y suis pas allée. Alors, pour me permettre de patienter avant septembre (la meilleure saison pour y aller pour moi, moins de monde mais aussi moins de chaleur), je me suis plongée dans ce livre.

Le roman commence en 2005, lors de fouille archéologique. Alice découvre par hasard une grotte mystérieuse où est gravé un labyrinthe. Sans le savoir, elle vient de poser l'une des dernières pièces d'un mystère vieux de plusieurs millénaires. Car cette grotte et ce qui s'y cache sont l'objet de toutes les convoitises. Mais pour mieux comprendre ce qu'il s'y cache, l'auteure nous embarque en 1209, à peine un peu avant les croisades menées en pays d'Oc. Là, nous allons suivre Alaïs, fille de l'intendant de la cité de Carcassonne. A dix-sept, la jeune femme va découvrir elle aussi le secret qui sera plus tard cachée dans la fameuse grotte. 

J'apprécie généralement les doubles lignes temporelles. J'aime d'ailleurs lorsqu'elles se mêlent de manière intelligente. Ici, l'auteure a choisi une sorte de "réincarnation", du moins de lien entre les deux héroïnes (je n'en dirais pas plus pour ne pas trop spoiler)(même si on comprend la chose assez rapidement). Un choix pas forcément inédit, mais plutôt intéressant quand bien foutu. Est-ce le cas ? Oui et non. Disons que je m'attendais à un peu mieux, pas juste de simple réminiscence ou rêves de la part d'Alice. Surtout qu'elle ne se pose pas trop de question sur le pourquoi du comment (jamais vu une héroïne qui se laisse porter par les évènements à ce point, fonçant tête basse sans réfléchir la moindre seconde).

Si la double ligne temporelle est bien sympa (mais n'importe au final pas grand chose de plus, la seule ligne moyen-âge aurait très bien pu être la seule à mon avis), il y a eu certaines choses qui m'ont un peu découragé au début du roman (et pas seulement le binge-watching de Sense 8...). D'abord la lenteur de la mise en place. Kate Mosse est amoureuse de la cité de Carcassonne, elle y a d'ailleurs une maison. Et autant le dire que cela se sent. Les descriptions de la cité sont bien là et bien longues aussi. Alors, oui, c'est intéressant, oui, ça nous plonge dans l'ambiance moyenâgeuse mais que c'est long. Personnellement, cela a même failli me faire abandonner le livre. Arrivée au tiers de celui-ci, l'histoire n'avait toujours pas réellement avancée. Finalement, j'ai tenu le coup, et ça a commencé à aller un peu mieux vers la moitié du livre (le dernier quart allant du coup on peu trop rapidement par contre).

Autre chose qui m'a un peu dérangé, les personnages. Les deux héroïnes, Alaïs et Alice sont très semblables et finalement assez plates toutes les deux. Comme je le disais, elles se laissent un peu trop porter par les évènements. Si Alaïs est un peu plus combative, elle n'en reste pas moins un personnage assez ennuyeux à suivre. Quant à Alice, elle aurait pu être tellement mieux... Heureusement, les secondaires sont là pour mettre un peu de piment dans tout cela. Mais ils manquent de profondeur eux-aussi. Sur un roman aussi long, je me serais attendue à mieux. Par contre, un personnage que j'ai presque apprécié (et pas seulement pour son prénom), c'est Oriane, la méchante de la partie moyen-âge. Bien qu'ultra stéréotypée, elle a ce petit plus qui fait que chaque apparition est presque palpitante. 

Reste enfin l'histoire en elle-même. Mélangé quête du Graal et Cathare était une bonne idée, je trouve. Les deux sont aussi mystérieux l'un que l'autre. Il est dommage que le roman soit finalement trop linéaire et surtout trop prévisible (et cette fin est trop conventionnelle et happy end à mon goût). Par contre, j'ai appris certaines choses sur les cathares et les croisades que je trouvent particulièrement passionnantes. Sur les recherches historique, l'auteure ne sait pas foutue de son lecteur. 

Au final, je suis assez déçue de cette enquête historico-ésotérique. Ce qui aurait pu être un très bon roman pèche par sa lenteur et ses personnages peu dévellopés. C'est bien dommage car il aurait pu être bien plus passionnant que ce qu'il l'est. Il avait de très bonnes idées mais elles sont un peu gâchés par le reste. Bref, une lecture en demie-teinte, vu que je ne peux pas dire que je n'ai pas tout aimé. 

jeudi 1 septembre 2016

Snobs, Julian Fellowes

Ce roman n'aura pas vraiment eu de chance avec moi. Entre les vacances qui m'ont fait délaissé la lecteur sur smartphone au profit de la Kindle, l'écran du dit smartphone qui n'a pas apprécié de tomber par terre et les parutions des épisodes de Toxic de Stéphane Desienne, j'ai mis un peu beaucoup de temps à le lire.

 Snobs, Julian Fellowes

Editeur : JC Lattès
Collection : roman
Année de parution : 2007
Titre en VO : Snobs
Année de parution en VO : 2004
Format : epub

A lire si :
- Vous aimez les histoires se déroulant chez la noblesse
- Vous aimez les narrateurs à la première personne mais qui ne sont pas le centre de l'histoire

A ne pas lire si :
- Vous pensez trouver une belle histoire d'amour
- Vous ne supportez pas les nobles de notre époque

Présentation de l'éditeur : 

Le narrateur est un comédien de second plan qui navigue avec beaucoup d'aisance dans les classes privilégiées tout en dénonçant leurs travers. Il va suivre les aventures de son amie, Edith Lavery, la jolie fille d'un expert comptable ayant relativement bien réussi, et de sa femme, éblouie par la haute société. Lors d'une visite au château Broughton Hall, Edith, standardiste dans une agence immobilière de Chelsea, fait connaissance du fils de la maison, Charles, comte Broughton et héritier du marquis de Uckfield. Célibataire, Charles gère les propriétés de sa famille dans le Sussex et le Norfolfk. D'après les chroniqueurs mondains, c'est un des célibataires les plus enviables, et enviés, de l'aristocratie anglaise. Quand il la demande en mariage, Edith accepte, mais est-elle vraiment amoureuse de lui ? N'est ce pas plutôt de son titre, de son rang et de tout ce qui va avec ?

Mon avis :

Julian Fellowes est un auteur/acteur/scénariste/producteur anglais fort connu. Surtout depuis qu'il est à l'origine de Downey Abbey (qu'il faut que je regarde). Les histoires des nobles anglais, ça le connait plutôt pas mal, lui-même faisant partie de la noblesse par alliance. Il semble assez "obsédé" par cette classe-là mais tout autant par le mélange (ou non mélange d'ailleurs) entre eux et les autres. C'est donc un auteur sachant de quoi il parle qui nous offre un roman plutôt critique sur la noblesse actuelle mais aussi sur ceux qui gravitent autour.

Pour ce faire, il utilise une sorte de double en tant que narrateur, un acteur plutôt "bien né" au vu des nobles, ayant fréquenté les débutantes, Eton et j'en passe. Mais de part son métier, il entre aussi dans le milieu du spectacle, des nouveaux riches et finalement des classes moyens. Il a ainsi une vision globale, même si parfois un peu faussée, des diverses classes mise en avant dans Snobs. Ce qui en fait un narrateur critique sur plein de chose, et finalement assez sympathique à suivre. Ce qui n'est pas le cas de tous les personnages.

Si j'ai apprécié la critique, parfois fort cynique d'ailleurs, du gratin de la société anglaise, j'ai eu plus de mal avec tout le reste. Le problème étant que tout le reste est ce qui englobe la dite critique et parfois elle-même. Sans ce tout le reste, pas de critique. Le style de Fellowes est simple et particulièrement plaisant à lire. Forcément, il va à l'essentiel, ne s'embête pas avec les fioritures. Seul bémol dessus, les descriptions très sommaires (un peu de vie dans les descriptions de lieux qui doivent être plutôt beau à voir n'aurait pas fait de mal)(la description des bureaux étant je pense les pires). Le problème ne vient donc ni de là, ni du narrateur et de sa vision du monde. 

On va commencer par les personnages. J'ai eu beaucoup de mal avec eux. Enfin pas avec tous. Pour la plupart, ils ne sont là que pour montrer à quel point les nobles sont enfermés dans une vie qui n'a pas tellement changé depuis des siècles, où les apparences sont plus importantes que tout le reste et surtout où il ne faut pas se mélanger. Les acteurs et autres gens de classe moins aisés sont là eux pour montrer à quel point ils envient les nobles, leurs maisons et leur argent. Du coup, ils sont tous interchangeables, sans le moindre intérêt. Seules sortent du lot pour moi deux femmes : Edith, celle par qui tout arrive, qui même si je n'ai pas apprécié le personnage en lui-même, offre un vent de fraîcheur à tout cela et permet d'avoir cette si parfaite critique qui fait le sel du bouquin et sa belle-mère Lady Uckfield, tellement prise dans son monde, tellement marquise dans l'âme, qu'elle en devient attachante. Sans ces deux femmes et le narrateur, j'avoue que j'aurais lâché le bouquin bien vite. 

Et je trouve fort dommage d'avoir un livre qui aurait pu être interessant parce qu'il n'est pas que du distrayant, deviennent ennuyeux parce que les personnages et surtout le contexte ne m'ont pas plu. D'ailleurs, je n'ai pas encore parlé du dit contexte. Quoi de mieux pour parler des différences de classes et du snobisme nobles que le mariage ? J'avoue je ne sais pas trop. Mais autant le rendre un peu plus intéressant que ça le dit mariage, tout comme la séparation qui va suivre et le revirement qui n'en est pas un où Edith va revenir, queue entre les jambes vers Charles. A l'image de la jeune femme, je me suis clairement ennuyée dans ses aventures sentimentales. C'est plat, sans la moindre passion (même avec son amant), tout est trop intellectualisé pour mettre en avant la critique. 

Si j'ai apprécié cette critique des classes, du non mélange, elle est parfois trop présente finalement et ne sert plus vraiment le texte qui devient répétitif. Alors ça plus des personnages sans âme (à part deux donc si je ne prends pas en compte le narrateur) et des situations pour le moins ennuyeuses même dans la vraie vie ont fait d'une partie de ma lecture quelque chose de pas forcément ultra plaisant. C'est bien dommage, mais ce sont des choses qui arrivent. Je pense aussi que le roman est trop long. Cette histoire en film ou en mini-série serait surement mieux passé pour moi. 

mardi 30 juillet 2013

Inferno, Dan Brown

En été, j’aime bien lire le “thriller de l’été”, celui qui fait beaucoup parler de lui bien avant sa sortie. Pour moi, cette année, c’est donc Inferno de Dan Brown, surtout que j’avais bien aimé le Da Vinci Code et Anges et Démons.

Inferno, Dan Brown



Editeur : JC Lattès
Collection :
Année de parution : 2013
Titre en VO : Inferno
Année de parution en Vo : 2013
Nombre de pages : 565

A lire si :
- Vous aimez les personnages de Robert Langdon
- Vous aimez faire du tourisme tout en lisant
- Vous aimez les énigmes

A ne pas lire si :
- Vous voulez des personnages très developé
- Vous voulez un thriller sanglant
- Vous ne voulez pas vous prendre la tête

Présentation de l’éditeur

C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé.

Mon avis

Je me souviens de ma lecture du Da Vinci Code assez facilement, deux jours pour le lire, parce qu’au milieu, il avait bien fallu dormir un peu, une fascination à toute épreuve pour l’histoire et surtout pour son énigme. Pour Anges et Démons, se fut plus dur. C’était le premier livre de la série et cela se sentait et pourtant, j’avais eu le même plaisir à le lire. Pour ce quatrième tome des aventures de Langdon (je n’ai pas lu le Symbole Perdu, pourtant ma mère le possède), j’ai eu un peu plus de mal.

L’histoire commence pourtant pas mal. Langdon se réveille totalement amnésique dans un hôpital de Florence. Il ne sait pas ce qu’il fait là, ni ce qui a bien pu lui arriver. A peine est-il un peu plus en forme, qu’on tente de le tuer. Sauver par Sienna, une charmante (pour ne pas changer avec les livres de Brown) médecin, il va partir à la recherche de son passé récent et de ce qui l’a mené à Florence. Sur le coup, j’ai aimé l’idée. Pour une fois, nous avons un Langdon faible et peu sur de lui, ce qui change pas mal. Mais très vite, le Robert habituel, celui avec qui j’ai un peu de mal revient. Bon, je ferais avec, puisqu’après tout, ce que j’aime dans les livres de Brown, c’est plus l’histoire et son énigme que les personnages.

En parlant personnages, j’ai donc du mal avec Langdon, ses airs supérieurs et le fait qu’il soit constamment parcouru de frissons, mais en même temps, j’aime bien le voir réfléchir et nous sortir sa science qui me permet d'agrandir ma culture générale. Mais parlons de Sienna Brooks. J’ai été un peu déçue par le personnage. Elle reste une femme forte comme les aime Brown et pourtant... Malgré son haut QI, j’ai eu l’impression qu’elle n’était pas si futée que ça la demoiselle. Le fait que dès le départ on sente qu’elle nous cache quelque chose n’a pas été pour m’aider. J’ai malheureusement compris trop vite son rôle dans notre histoire. Les autres personnages sont plus là comme figurants que comme personnages importants, même Elisabeth Sinskey et le Président, ce que j’ai trouvé dommage.

Au niveau de l’histoire, j’ai eu l’impression d’avoir à faire avec un bis repetita des deux livres que j’avais déjà lu de Brown. C’est bien dommage parce que du coup, j’ai vu venir les différents rebondissements. Pourtant, cela n’a rien enlevé à ma lecture ni au plaisir que j’ai pris à lire. Il faut dire que Brown nous décrit plusieurs villes (Florence, Venise et Istanbul) d’une manière que j’aime beaucoup, ressemblant parfois à un guide touristique qui aime les anecdotes sur les lieux qu’il nous fait découvrir. C’est une des choses que j’apprécie toujours autant dans les livres de l’auteur. Faire du tourisme sans bouger de chez soi. En plus, il est vrai que côté anecdote sur les lieux, nous sommes pas mal servis.

Et venons-en finalement à l'énigme elle-même. Nous suivons donc Langdon et Sienna à travers Florence, Venise et Istanbul à cause d’un scientifique amoureux de l’oeuvre de Dante et voulant réguler d’une manière ou d’une autre (nous ne le serons qu’à la fin) la population humaine. Car tout par de là, de cet homme qui pense que la peste noire permis à l’humanité de survivre un peu plus longtemps et qui compte bien en créer une autre ou une maladie dans le même style. Et comme le monsieur est un peu mégalo, il a laissé des indices pour retrouver son arme biologique. Indices qui font références à Dante. Ce que j’ai par contre trouver fort dommage c’est que le jeu de piste est moins bien que dans le Da Vinci Code. Juste trois énigmes, dont une particulièrement vite trouvée, et une qui aurait pu être mieux mené (la première et la troisième). En plus de cela, j’ai trouvé personnellement que tout cela manqué de symbolisme (un comble quand on sait que le héros est professeur en symbologie), c’est vraiment de l’énigme pure et dure pour les deux dernières. Alors, non ce n’est pas inintéressant, mais oui, je m’attendais un peu à autre chose.

En conclusion, j’ai aimé lire ce livre, un très bon divertissement, il faut bien le dire. Mais moins bon que les deux autres livres que j’ai pu lire de Brown. Il m’aurait fait passer tout de même un bon moment.