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mardi 19 février 2019

Signal d'Alerte, Neil Gaiman

Je n'ai pas pu résister à un livre de monsieur Gaiman. Cette fois, c'est un recueil de nouvelles que voilà, qui en comporte 24 (oui, ça fait beaucoup). On va donc voir ce que ça donne

Signal d'Alerte, Neil Gaiman

Editeur : Au diable Vauvert
Collection : 
Année de parution :2018
Titre en VO : Trigger Warning: Short Fictions and Disturbances 
Année de parution en VO : 2015
Nombre de pages : 496

A lire si :
- Vous aimez les histoires courtes
-Vous aimez les recueils qui mélangent les genres

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les histoires courtes


Présentation de l'éditeur : 

" Il est des choses qui nous perturbent, des mots ou des idées qui surgissent sous nos pas comme des trappes, nous précipitant de notre monde de sécurité et de bon sens en un lieu beaucoup plus sombre et moins accueillant. " Neil Gaiman. Magie, monstres, mythes et miracles... Neil Gaiman décline librement poésie, fantastique, science-fiction, conte de fée.

Mon avis

Comme toujours, je vais parler des nouvelles en premier. Ça risque d'être parfois un peu court.

Comment monter une chaise : un petit poème sur, ben, comment monter une chaise. Ce poème d'ouverture ne m'a pas vraiment frappé. 

le Labyrinthe Lunaire : La seconde nouvelle est déjà beaucoup mieux et l'on redécouvre le talent de conteur de monsieur Gaiman dessus. J'ai beaucoup apprécié cette nouvelle que j'ai trouvé très poétique et en même temps assez dérangeant de part sa fin. Bref, c'est le genre de nouvelles que j'aime beaucoup.

Le problème avec Cassandra : alors cette nouvelle me "pose" problème parce que je suis persuadée de l'avoir déjà lu mais je ne me souviens pas où ni dans quoi. Bref, ce n'est pas bien grave parce que ça reste une nouvelle sympathique dont la fin sans trop me surprendre m'a fait sourire.

Au fond de la mer sans soleil : voilà une nouvelle dérangeante sous fond de "il était un petit navire" (oui, la comptine)(enfin, moi, ça m'a grave rappelé ça). Elle est dérangeante autant par l'histoire que par la manière dont elle nous est racontée vu que l'auteur s'adresse directement à nous. Bref, j'ai beaucoup aimé.

 « La vérité est une caverne dans les Montagnes noires... » : La vérité... fait partie des longues nouvelles de ce recueil. Elle nous entraîne à la suite d'un nain vers une mystérieuse caverne remplie d'or. Pour la trouver, il va faire appel à un maraudeur. J'ai bien aimé cette nouvelle-là où la recherche de l'or n'est finalement qu'un prétexte. Sans être totalement inattendu, son retournement est plutôt sympathique. Et ça m'a donné envie de découvrir la légende qui a servi de modèle à la nouvelle (une légende de l'île de Skye)(que je rêve de découvrir d'ailleurs).

Ma dernière logeuse : Une nouvelle sous forme de poème dans laquelle j'ai eu du mal à rentrer à cause de la forme justement. On y parle de mer, de déprime et de mort, c'est finalement assez perturbant. Faudrait peut-être mieux la lire en VO par contre, à cause de la forme.

 Un récit d'aventure : Voilà une nouvelle comme je les aime chez Gaiman. Un homme trouve chez ses parents une vieille statuette dans les affaires de son père décédé. Sa mère va lui raconter l'histoire de celle-ci mais tout semble bien étrange tant elle se perd dans les explications, les lieux et les époques. La chute est attendue mais ça passe tellement bien.

Orange : Neil Gaiman nous prouve que l'on peut raconter une histoire en partant de format que l'on n'attend pas. Ici, ce sont les réponses à un formulaire dont nous n'avons pas les questions. Petit à petit, le lecteur va comprendre ce qu'il s'est passé. J'ai beaucoup aimé la forme, un peu moins l'histoire.

 Un calendrier de contes : Cette nouvelle comporte en fait douze histoires courtes, chacune ayant pour thème l'un des mois de l'année. C'est d'ailleurs leur seul point commun, ça et l'idée de départ. Il y a quelques année, Gaiman a posé des questions étranges sur twitter pour chaque mois de l'année et il s'est servi des réponses pour écrire les nouvelles. Autre chose, c'est à la base une pub pour Blackberry qui avait eu droit à son site web (mais celui-ci ne renvoit plus sur rien). Il n’empêche que j'ai beaucoup aimé la plupart des nouvelles qui prouvent le talent de monsieur Gaiman une fois encore. Et pour info, mes préférées sont celle de Janvier, février, juillet et d'octobre.

 L'Affaire de la mort et du miel : Gaiman a déjà fait une incursion dans le monde Sherlock Holmes dans le recueil des Choses fragiles avec Une étude en vert. Ici, il use réellement du détective (là où une Etude en Vert était plus une parodie). Un détective qui se lance sur une dernière enquête après la mort de son frère. Encore une fois, n'étant pas une experte de Holmes, je suis incapable de vous dire si ça suit les récits canoniques mais j'ai plutôt apprécié.

L'Homme qui a oublié Ray Bradbury : cette nouvelle était un cadeau d'anniversaire pour Ray Bradbury. C'est surtout un bel hommage à l'écrivain et à son oeuvre. A tous les écrivains même. Et même si personnellement, je n'ai lu Bradbury qu'une fois (j'étais jeune et je n'ai pas apprécié tant que ça à l'époque les Chroniques Martiennes)(je pense que si je le lisais maintenant, ça serait surement différent)(faudrait donc que je le fasse), et que du coup, je n'ai pas toutes les références, j'ai beaucoup aimé.

Jérusalem : Cette nouvelle a été écrite pour une semaine sur William Blake. Comme son nom l'indique, elle a pour sujet la ville de Jérusalem et part du poème de Blake. J'ai bien aimé la nouvelle qui utilise le syndrome de Jérusalem. Ce n'est pas ma nouvelle préférée du recueil mais elle se laisse lire.

Clic-Clac, le sac qui claque : Voilà une nouvelle horrifique que j'aurais bien voulu lire dans sa version originale, c'est à dire en Audible. C'est une histoire assez classique qui fonctionne parfaitement. Elle pose parfaitement l'ambiance en quelques lignes et sa chute est parfaitement maîtrisée et amenée.

Une invocation d'incuriosité : Voilà une petite nouvelle qui ne m'aura pas marqué tant que ça. Alors que le monde s'éteint, un homme entraîne son fils dans le passé où il mène une double vie. Sauf que le fils est porteur de malchance et que ce qui devait devenir leur salut risque de fort mal se passer.

« Et pleurer, à l'instar d'Alexandre » : A l'inverse de la nouvelle juste avant, celle-ci est courte et m'a beaucoup plu. Imaginez donc qu'un homme puisse désinventer les choses. C'est un peu absurde mais terriblement efficace. Et je ne parle même pas de la chute qui fonctionne à mort.

Nulle heure pile : Nulle heure pile est une nouvelle qui prend place dans l'univers de Doctor Who durant la cinquième ou sixième saison (celles de Matt Smith). Mais pas d’inquiétude, si vous ne connaissez pas la série, vous pouvez tout de même lire la nouvelle (bon, je pars avec un avantage minime, je connais un peu la série). J'ai beaucoup aimé d'ailleurs cette histoire qui prend pour point de départ "Quelle heure est-il monsieur le loup ?", un jeu en vogue chez nos amis anglais dans les cours d'école. On sent bien que Neil Gaiman a été scénariste sur la série et surtout qu'il s'amuse comme un petit fou sur cette nouvelle.

Perles et diamants : un conte de fées : Revisite du conte de fée "Les fées" de Perrault (celui où une jeune femme fini par produire des diamants ou des perles en parlant tandis que sa sœur finira par cracher des serpents) à la sauce moderne. Hum, je ne vais pas en dire grand chose. C'est la nouvelle que j'ai le moins apprécié du recueil.

Le Retour du mince duc blanc : Gaiman explique être parti de dessins de Bowie et sa femme fait par Yoshitaga Amano pour un magazine. Dois-je vraiment vous dire que je suis déçue de ne pas voir les illustrations dans le recueil ? (les illustrations sont trouvables sur le net, dans cet article par exemple). Enfin, passons à la nouvelle, entre fantasy et science fiction, elle rappelle parfois les contes de fées. Plutôt sympathique à lire.

Terminaisons féminines : Ici, c'est une lettre d'amour que nous lisons. Une lettre assez étrange qui fait presque penser à un stalker. C'est très perturbant comme lettre en fait. Et en même temps, je l'ai trouvé assez géniale dans son rapport à l'art.

Un respect des convenances : Un nouveau poème. Cette fois, on part dans le conte de fée, celui de la Belle au bois dormant mais du point de vue d'un autre personnage. Ça fonctionne pas mal, mais encore une fois, j'ai du mal avec la présentation en VF. Je suppose que ça passe bien mieux en VO.

La Dormeuse et le rouet : Il s'agit en fait de La Belle et le Fuseau, mais forcément sans les illustrations. Du coup, je vous laisse aller voir mon avis sur le livre lu il y a un peu plus de deux ans.

Ouvrage de sorcière : encore un poème et encore cette difficulté à le lire en VF. Décidément, je dois trouver les poèmes de Gaiman en VO, ça sera bien mieux. Bref, ici, ça parle de sorcière, de sort et de tempête.

En Relig Odhráin : Et encore un poème. Je sais ce que Gaiman pense des poèmes et j'apprécie qu'il en écrive et les mette dans ces recueils mais comme j'ai du mal à les lire par leur forme... Bref, celui-ci, j'aurais préféré qu'il soit en prose. Ici, Neil Gaiman reprend la légende de Saint Oran sur l'ile de Iola (en Ecosse). Il serait mort enterré vivant sous une chapelle de Iola par Saint Colomban qui l'aurait finalement sortit de là et mis en terre consacrée après que le mort est parlé du paradis (c'est en anglais mais la page wiki en parle mieux que moi). Une histoire qui fait un peu froid dans le dos et qui offre un poème plutôt sympathique.

Le Dogue noir : la dernière nouvelle du recueil, tout comme la dernière de Des Choses Fragiles, est une nouvelle dans un univers bien connu de Neil Gaiman, celui d'American Gods. Après son passage en écosse dans le Dernier Monarque (que l'on retrouve donc dans Des Choses Fragiles), Ombre arrive enfin en Angleterre. Alors qu'il s'abrite dans un pub, il fait la connaissance d'un adorable couple qui va lui proposer de passer la nuit chez eux. Sur le chemin, ils vont lui conter la légende du Dogue Noir, chien fantomatique qu'il semble voir. J'ai beaucoup aimé la nouvelle qui emprunte à la Chasse Sauvage mais pas que. Et puis Ombre quoi (j'ai envie de relire American Gods moi du coup). Et pour ceux qui n'ont pas lu American Gods, il n'y a pas de spoil évident sur l'histoire.

mardi 6 janvier 2015

L'Océan au bout du chemin, Neil Gaiman

Le premier livre de 2015 est donc un Gaiman. J'aime l'auteur et je suis plutot contente de commencer l'année avec lui.

L'Océan au bout du chemin, Neil Gaiman

Editeur : Au Diable Vauvert
Collection :
Année de parution : 2014
Titre en VO : The Ocean at the End of the Lane
Année de parution en VO : 2013

A lire si :
- Vous voulez revenir un peu en enfance
- Vous aimez les légendes et contes 

A ne pas lire si :
- Vous cherchez une histoire enfantine
- Vous n'aimez pas les contes pour enfants

Présentation de l'éditeur : 

 "Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent."
De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l'année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L'obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan...

Mon avis :

Mon dernier Gaiman, c'était Neverwhere que j'avais juste beaucoup aimé (surtout que j'avais été non pas déçue mais un peu désappointée en lisant American Gods quelques mois plus tôt). Du coup, j'espère beaucoup de cet Océan au bout du chemin qui me faisait un peu bavé et que je ne voulais pas, à la base, prendre en GF. Bon, lorsque je l'ai vu à la librairie, je n'ai pas hésité une seconde. Faut quand même dire qu'il est beau le petit. 

La quatrième de couverture de cette édition a une chose de géniale pour moi, elle ne dit presque rien de ce qu'il va se passer. Que j'aime ce genre de quatrième qui ne dévoile rien, qui laisse au lecteur le temps d'entrer dans l'histoire et de la découvrir. Et autant dire que cette fois, Gaiman nous offre un conte plutôt sombre et assez plaisant. Suite à un décès, le narrateur est de retour dans la ville de son enfance. Il se rend dans la maison de son amie d'enfance et là, devant une mare, les souvenirs de l'année de ses sept ans vont resurgir. C'est à partir de là que Gaiman va nous entrainer dans ce qu'il fait le mieux, pour moi, un conte pour adulte avec des relents d'enfance.

Si le héros dont nous n'avons pas le nom, donnant d'ailleurs du coup une fausse impression d'autobiographie a bel et bien sept ans, le reste de l'histoire n'a rien d'un livre pour enfant. Neil Gaiman a crée une histoire particulièrement noire et plutôt cruelle, où les légendes prennent une place énorme, comme souvent et où le passage entre réalité et étrangeté se fait presque tout en douceur. Pourtant, je peux dire qu'il y a plétores de moments angoissants, pour le héros comme pour nous, lecteur. Du coup, personnellement, l'Océan au bout du chemin me fait penser aux contes de fée originels, ceux où la violence, le mal et tout le reste n'était pas occulté par la vision de Disney. Rien d'édulcoré dans cet Océan. Gaiman ne nous épargne pas grand chose dans la cruauté des êtres surnaturels ni même au final des hommes "normaux" que nous allons rencontré et notre héros ne va pas s'en sortir totalement indemne.Le livre en devient même presque horrifique, un peu à la manière de Coraline.

En parlant du héros, je dois avouer que j'ai aimé quasiment tous les personnages du livre, chose rare avec moi sur un Gaiman (il y a toujours un personnage qui vient tout foutre en l'air). J'ai surtout aimé les trois femmes Hempstock, qui m'ont de suite fait pensé la trinité païenne (la vielle, la mère et la jeune fille) puis ensuite aux Moïres (plus précisément dans une scène où réellement, elles accomplissent leur travail). La vielle Mme Hempstock m'a aussi beaucoup rappelé la Mémé Ciredutemps de Pratchett, va savoir pourquoi et la jeune ferait une bonne Tiphaine Patraque en restant dans Pratchett. Ce qui m'a aussi interpellé c'est que seuls les personnages "surnaturels" portent un nom, comme si au final, ils étaient le réel et les autres, juste une invention, inversant ainsi les rôles. 

Au final, ce premier livre de l'année a été une très bonne lecture. J'aime particulièrement lorsque Neil Gaiman s'attaque de cette manière à l'imaginaire, mêlant héros enfant et conte horrifique, bousculant ainsi les codes de ce genre de littérature.


mercredi 25 juillet 2012

Les derniers hommes, Episode 6, Le dernier jugement, Pierre Bordage

Et voilà, j'y suis. Je viens de finir à l'instant le dernier épisode des Derniers Hommes. Je quitte donc cet univers avec un peu de peine, je m'y étais attachée en deux mois de lecture.

Attention spoiler sur les épisodes précédent et sur lui-même

Les derniers hommes, Episode 6, Le dernier jugement, Pierre Bordage

Edition : Au diable Vauvert
Année de parution : 2010 au diable vauvert, 2000 chez librio
Format : Epub
Poids : 265 ko
A lire si :
- Vous avez aimez le premier tome
- Vous aimez le post-apocalyptique
- Vous voulez un peu d'action
A ne pas lire si :
- Vous n'avez pas aimé le premier tome
- Vous cherchez de la romance
- Vous ne voulez pas réfléchir
Présentation de l'éditeur
Après le temps des fléaux vient celui du renouveau.Le printemps précoce semble annoncer une métamorphose radicale de la terre. Et aussi l'émergence d'un règne où les hommes n'ont plus leur place. Pour Solman et son peuple,le seul espoir repose sur Kadija,la Sainte envoyée par Benjamin à leur rencontre. En proie à ses doutes,à ses désirs humains, elle attend le donneur sur l'autre rive de la Loire. Mais Solman et ses derniers compagnons de route ont perdu le contrôle de leur radeau sur le fleuve grossi par la fonte des neiges et des glaces.
La nature a-t-elle déjà condamné les hommes ?Ou bien laissera-t-elle à Solman le choix d'un dernier jugement ?

Mon avis

Solman, Moram, Wolf, Ishamil et Kadija se rendent au rassemblement des tribu de l'Eskato, afin d'empêcher la fin de l'humanité. Je crois que cette simple phrase résume le livre. Il est grand temps pour nos héros de se bouger un peu pour sauver tout le monde, c'est enfin ce qu'ils font. Ils ne fuient plus, ils avancent vers l'ennemi. 

Solman a enfin compris pourquoi il est là, pourquoi il a ressenti la puissance destructive et ce qu'il doit faire. Kadija s'ouvre à lui, découvrant les joies de l’accouplement mais aussi les mêmes doutes qui assaille celui qui l'a envoyé sur Terre, Benjamin. Le doute s'installe dans l'esprit de l'Eskato, la puissance destructive.

Cet épisode est celui des révélations. La première est celle de l'identité du père de Solman et du tueur de sa mère. Comme je m'en doutais, Wolf n'était donc pas là pour rien. Mais il nous révèle aussi pourquoi et comment l'Eskato fut créer, qui sont les anges et les Saints, pourquoi l'humanité ne doit plus vivre.

Même si parfois je me suis ennuyée durant les explications (style Wolf raconte quand même deux fois qu'il est le père de Solman mais aussi le tueur de sa mère à deux chapitres d'intervalle), j'ai été ravie de voir que je n'avais pas tout faux. Et puis, ce tome est vraiment là pour faire réfléchir. La création de l'Eskato est bel et bien humaine, elle est d'ailleurs même chrétienne vu qu'elle se base sur l'Apocalypse de la Bible. Pourtant, elle a permis de rassembler des hommes intelligents (et riches aussi...) pour pouvoir créer un monde meilleur. Mais un monde sans les autres être humains. A se demander s'ils n'avaient pas pu plutôt penser à le créer avec les humains... On découvre un mouvement qui ressemble finalement beaucoup à l'idéologie Aryenne dans sa pensée, les êtres "purs" doivent être sauvés alors que les autres doivent crever, même si c'est à petit feu. Autant dire que cela fait tout de même assez peur, parce qu'un tel mouvement pourrait exister...

C'est vraiment cette partie de réflexion que je garde de cet épisode. Avouons-le, il n'y a pas beaucoup d'action et la découverte de son corps par Kadija ne m'a pas vraiment plus et à vrai dire, à part ça et les vaches sauvages, il n'y a rien d'autre. Non c'est vraiment la réfléxion qui prend le plus de place et si le lecteur ne veut pas y réfléchir, tant pis pour lui, finalement. C'est un peu dommage parce que cet épisode clôt l'histoire et qu'il faut supporter des chapitres d'explications qui auraient finalement pu pour certains se trouvaient plus avant dans l'histoire (pas tous quand même).

Et puis, puis il y a cette fin, que je ne raconterais pas mais qui a faillit m'arracher une larme ou deux. Une fin magnifique en fait, où finalement l'homme reprend sa place sur Terre mais avec un prix énorme à payer.

Finalement, Le dernier Jugement aura été le livre que j'ai le moins apprécié de cette saga même si j'ai beaucoup aimé (paradoxal hein). J'ai trouvé dommage qu'on laisse un peu de côté les personnages pour les explications trop longues parfois, dans lesquelles je me suis un peu perdue. Mais il fallait aussi une fin comme celle-ci aux Derniers Hommes.

Ces deux-mois m'ont permis de découvrir un genre que je connaissais fort mal et un auteur que je ne connaissais pas du tout. Je lirais à nouveau du post-Apocalypse et je lirais à nouveau du Bordage, ça c'est sur.

Et une petite anecdote de lecture se trouve aussi ici

mercredi 18 juillet 2012

Les Derniers hommes, Episode 5, les douze tribus, Pierre Bordage

Ce qu'il y a de bien lorsque je n'amène pas Poupette à la nounou, c'est que le matin, j'ai le temps d'aller boire un petit café et donc de lire tranquillement sur mon iphone. Du coup, j'ai fini ce matin l'épisode 5 des Derniers hommes.

Les Derniers hommes, Episode 5, les douze tribus, Pierre Bordage

Attention, spoiler sur les tomes précédents 

Edition : Au diable Vauvert
Année de parution : 2010 au diable vauvert, 2000 chez librio
Format : Epub
Poids : 265 ko
A lire si :
- Vous avez aimez le premier tome
- Vous aimez le post-apocalyptique
- Vous voulez un peu d'action
A ne pas lire si :
- Vous n'avez pas aimé le premier tome
- Vous cherchez de la romance
Présentation de l'éditeur
Pourchassé par les légions de l'Apocalypse, le peuple de l'eau a réussi à se sortir de l'ancienne ville fortifiée par un réseau de galeries souterraines. Mais l'étau continue de se resserrer. Solman pressent que leur seule chance de salut repose désormais sur Kadija. Or elle a disparu, et le danger se présente à nouveau sous la forme d'une horde de chiens commandée par un ange.
Quel lien l'intelligence acharnée à la perte des derniers hommes a-t-elle avec l'humanité ? Prépare-t-elle l'avènement d'une espèce nouvelle ? Et quel est le rôle de ces groupes dispersés sur terre, dans les mers et dans l'espace qui se nomment les douze tribus ?
Mon avis
Cinquième et avant dernier tome de la saga, j'ai pris beaucoup de plaisir encore à le lire. Cette fois, nous ne reprennons pas tout à fait là où nous avions laissé Solman. Non le premier chapitre est consacré à Kadija. Il nous en apprend à peine un peu plus sur la jeune femme et commence déjà à répondre à quelques questions que l'on se pose pour elle. Ensuite, nous retrouvons Solman et les aquariotes, enfin sortis des tunnels de la cité en ruine. Là, ils sont attaqués par des chiens et un ange. L'arrivée de Kadija leur permet de s'en sortir et le voyage continue, les menant cette fois vers les ruines de la ville de Tour.

Dans cet épisode, peu d'action mais par contre, beaucoup de réflexion et quelques réponses. Solman a perdu le don. Il se repose alors sur Wolf qui lui semble l'avoir retrouvé. J'ai beaucoup aimé le Solman présenté dans ce tome. Il n'est plus aussi sur de lui (déjà qu'il ne l'était pas tellement), ne sait pas vraiment ce qu'il va advenir de lui et de son peuple. Mais il tient bon et continue malgré cela à les guider avec l'aide de Wolf et de Moram.

En parlant d'eux d'ailleurs, leurs disputes m'ont fait assez rire même si souvent ce fut au détriment de Moram que j'apprécie de plus en plus. Le chauffeur prend beaucoup d'importance ici, aidant Solman mais aussi Hora, la sourcière et surtout celle qu'il aime. J'ai aimé le voir changé, c'est un personnage assez complexe, plus que ce que je pensais durant les tomes précédents. De Wolf, on continue à ne rien savoir. C'est embêtant, j'aimerais bien vérifié ma théorie (à savoir qu'il est le père de Solman et l'assassin de ses parents...). Peut-être dans le dernier épisode.

Les autres personnages prennent aussi de l'ampleur. Glenn devient le guérisseur de la tribu à la mort de Raïma (qui m'a beaucoup attristée en fait). Il prend conscience de son don et s'en sert bien, Ishamil est un peu plus effacé bien que c'est grace à lui que nous en apprenons plus sur les anges. Kadija, elle, reste la même, sauf qu'elle se décide enfin à prononcer quelques mots. Elle reste avec Wolf le personnage le plus mystérieux des Derniers Hommes.

L'histoire se consacre de plus en plus à cette fin de l'humanité annoncé par les anges. D'ailleurs, on apprend que Kadija peut les commander et qu'elle fait partie du futur peuple de la Terre. L'apocalypse est proche. L'hiver prend fin rapidement, trop rapidement. Le printemps arrive et avec lui le dégel, modifiant la terre comme cela avait pu arriver du temps des dinosaures. Mais les hommes tiennent bon. A tel point que les aquariotes accueillent presque de bon cœur un nouveau peuple en leur sein. Quand on connait l'acceuil qu'il avait fait à Ishamil et Kadija, ça surprend pas mal. Mais le fait et là et les peuples s'entraident afin de survivre (mince lueur d'espoir pour l'instant).

Cet épisode permet donc de faire un lien entre les événements précédents et ce qu'il va surement se passait et que compte bien empêcher Solman. Malheureusement, il ne répond toujours pas à toutes mes questions mais il manque encore un épisode pour cela. Bordage sait faire durer le suspense (un peu trop à mon gout) ! Les questions sur l'humanité, ce qu'elle a fait, pourquoi elle doit disparaitre sont bien là et sont assez proche de ce qu'on pourrait se poser à notre époque même si nous avons tout notre confort. Ce tome fait beaucoup plus réfléchir sur notre rôle sur Terre que les autres. On découvre que tout a commencé assez tôt en fait, et que les guerres mondiales n'ont fait qu’accélérait le mouvement. Mais les hommes n'ont pas dit leur dernier mot, malgré leur abattement.

J'ai vraiment hâte de connaitre la fin à présent, de savoir ce qu'il va arriver à l'humanité des Derniers Hommes. Rendez-vous donc pour le prochain tome.

lundi 9 juillet 2012

Les Derniers Hommes, Episode 4, Les chemins du secret, Pierre Bordage

Avant toute chose, je tiens à vous remercier pour les 2003 visites. Je n'aurais jamais cru en avoir autant. Merci beaucoup à vous !

Attention, spoiler sur les tomes précédents
Les Derniers Hommes, Episode 4, Les chemins du secret, Pierre Bordage

Edition : Au diable Vauvert
Année de parution : 2010 au diable vauvert, 2000 chez librio
Format : Epub
Poids : 265 ko
A lire si :
- Vous avez aimez le premier tome
- Vous aimez le post-apocalyptique
- Vous voulez un peu d'action
A ne pas lire si :
- Vous n'avez pas aimé le premier tome
- Vous cherchez de la romance
Présentation de l'éditeur
Solman et ceux qui fuyaient en sa compagnie ont été surpris par les tueurs du conseil. Seul un miracle pourrait maintenant les sauver. Déchiré, le peuple de l'eau ne voit pas se resserrer le danger. L'histoire des uns et des autres se dévoile, parfois terrifiante. Kadija semble jouer un rôle essentiel dans le destin des derniers hommes.
Mais les Aquariotes laisseront-ils à Solman le temps d'élucider son mystère ? Réussiront-ils à surmonter leur haine et leurs peurs pour permettre à leur donneur de parcourir les chemins du secret ?
Mon avis
Nous retrouvons Solman là où nous l'avions laissé (j'ai comme l'impression de me répéter moi à force), c'est à dire en bien mauvaise posture. En effet, le conseil a décidé de bannir les deux Albains et lui a décidé de partir avec eux. Sauf que bien sur, le conseil a aussi chargé des hommes pour les tuer sans se douter que Solman suivrait. Après avoir déjoué leur plan, le donneur et ses amis doivent sortir le peuple de l'eau de la forteresse auvergnate s'ils ne veulent pas voir le dit peuple détruit par les légions de l'apocalypse. Les aquariotes se divisent en deux, ceux qui suivent Solman et ceux qui restent avec le conseil. La fuite reprend...

Bien qu'il y ait pas mal d'action dans ce tome (chose qui m'avait un peu manqué dans les autres), ce n'est finalement pas sur cela que l'on s'arrête le plus. Non c'est réellement sur les personnages, surtout que beaucoup se révèlent enfin (et ce n'est pas trop tôt pour certain).

Solman reste égal à lui-même depuis le tome précédent bien que cette fois, il se rend compte que oui oui, il est bien un aquariote et que son peuple l'aime quand même un peu, du moins, ceux qui le suivent. Par contre, se sont ses relations avec les autres qui changent. Raïma décide de lui refaire confiance, tout comme le reste du peuple, Gwenuver et Irwann se rendent compte de leur erreur à son sujet même si c'est un peu tard, et il se fait de nouveau ami.

Moram prend de l'amplitude dans cette histoire aussi. Le jeune chauffeur se montre un allié de poids pour le Donneur. Il en va de même pour Wolf que nous avions rencontré à la fin de l'épisode trois et qui a beaucoup de révélation à faire (mais dont je ne parlerais pas encore). Nous apprenons enfin que les Albains n'en sont pas. Ishamil est un savant de l'ancien temps et Kadija et bien, on ne sait pas vraiment ce qu'elle est encore mais je suppose que cela ne serait tarder (après tout, il ne reste que deux épisodes)

Au sujet de l'histoire, l'apocalypse bat son plein pour les aquariotes. L'humanité ne va pas tarder à être entièrement détruite tout comme le peuple de l'eau, réduit à moins d'un quart de ce qu'ils étaient aux débuts de l'histoire. J'ai trouvé vraiment hallucinante la tournure que prend l'histoire à ce niveau, la violence et la mort qui s'insinuent comme ça, ne laissant aucune chance aux derniers hommes. Il n'y a aucun espoir dans ce livre, mais vraiment aucun.

Ce quatrième épisode est donc très bon, et très noir. J'ai vraiment pris plaisir à le lire. L'écriture de Bordage ne fait pas dans le sentimental (même si un début d'histoire d'amour apparait) et nous dépeint un monde de plus en plus noir pour le peuple de l'eau et son Donneur. On se demande de plus en plus comment cela va finir pour eux, si Solman arrivera à sauver le reste de son peuple ou si vraiment l'espoir n'est plus permis.

En conclusion, vivement le tome cinq !

vendredi 29 juin 2012

Les derniers hommes, épisode 3, les légions de l'apocalypse, Pierre Bordage

Et je continue tout doucement à lire la saga des Derniers hommes. 

Attention, spoiler sur les tomes précédents

Les derniers hommes, épisode 3, les légions de l'apocalypse, Pierre Bordage

Edition : Au diable Vauvert
Année de parution : 2010 au diable vauvert, 2000 chez librio
Format : Epub
Poids : 265 ko
A lire si :
- Vous avez aimez le premier tome
- Vous aimez le post-apocalyptique
- Vous voulez un peu d'action
A ne pas lire si :
- Vous n'avez pas aimé le premier tome
- Vous cherchez de la romance
Présentation de l'éditeur
Grâce à Solman, une partie du peuple de l'eau a pu se sortir du piège de Galice et venir en aide à deux Albains, Ibrahim et Kadija, cernés par une nuée de sauterelles venimeuses. Mais tandis que les Aquariotes entament leur périlleux voyage dans l'hiver du Nord, la nouvelle se confirme qu'une guerre totale a été engagée contre les peuples nomades.
L'apocalypse est en marche.
Le danger ne vient plus seulement d'une nature hostile, ni d'un adversaire acharné à leur perte, mais des Aquariotes eux-mêmes. Une terrible menace plane alors sur Solman, soupçonné de folie, et sur les deux Albains, jugés indésirables. Pourtant, la clef du salut se cache peut-être dans l'esprit de la troublante Kadija. A-t-elle été envoyée pour aider les derniers hommes à vaincre les légions de l'Apocalypse ?
Mon avis
Bon plus j'avance dans la série, plus je l'apprécie. Elle gagne vraiment en puissance au fur et à mesure de l'avancement des épisodes et ce tome trois est encore mieux que les deux premiers.

Après la découverte des deux Albains, le peuple aquariote continue son long exil vers le nord. Durant le trajet, quelqu'un empoissonne Kadija, Raïma décide d'adopter Glenn et Solman essaie de redonner confiance au peuple. Pris au piège par une explosition volcanique dans le massif central, il est obligé de se rendre dans une ancienne fortresse trouvait par Solman. Là, le peuple de l'eau se reconstruit petit à petit autours des deux derniers restant du conseil.

Dans cet épisode, nous nous concentrons un peu plus sur les personnages et surtout sur Solman, toujours en proie à de multiples doutes. Le personnage s'étouffe encore un peu plus. D'ailleurs, c'est aussi le cas pour Moram, l'un des chauffeurs qui lui voue une confiance aveugle. Par contre, nous en apprenons beaucoup moins sur Raïma ou sur Chak, ce que je trouve dommage. Mère Gwenuver refait une apparition et on la découvre encore plus manipulatrice qu'avant.

Pour les nouveaux personnages, finalement, nous n'apprenons presque rien de Kadija, rapidement empoissonnée et donc réduite encore plus au silence durant plus de la moitiè du livre. Ishmahil n'est pas forcément très présent non plus mais on le soupçonne rapidement d'être plus que ce qu'il veut bien dire. Quant à Glenn, le jeune garçon rescapé du relais de Galice, il n'est pas aussi présent que je l'aurais souhaité malgré le rôle que lui donne Bordage dès le début du livre.

La première moitié du livre se passe toujours durant l'exode du peuple nomade, la seconde par contre voit les aquariotes obligés de se sédentariser un peu, au moins pour l'hiver. L'idée n'est pas du tout mauvaise, surtout que du coup, Bordage passe un peu plus de temps à nous expliquer certaines coutumes de ce peuple, comme celle de adoption.

Cette situation permet aussi de voir l'évolution de la mentalité aquariote, évolution du au père Irwann et à la mère Gwenuver, en guerre contre Solman mais aussi du à Raïma, toujours aussi folle de jalousie. Du coup, Solman est vu comme un fou par le peuple et sa relation avec lui se dégrade tout au long du roman. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié de la voir se dégrader comme ça, petit à petit et pas d'un coup.

Par contre, ce tome ne répond pas vraiment aux questions que l'on se pose dans le deux. On ne sait toujours pas qui sont réellement les Albains, pourquoi ils sont là. Ni qui a pu tuer les parents de Solman. A la place, on s'en pose d'autres. Je suppose que le prochain tome nous aidera un peu à y répondre.

Finalement, j'ai aimé ce troisième épisodes, plus que les autres, par cet aspect psychologique des personnages même si à part l'éruption volcanique et la fin, il n'y a pas vraiment d'action. Les personnages s'étoffent un peu plus et c'était je trouve un peu ce qu'il manquait aux deux autres.
A présent, je m'en vais télécharger l'épisode 4...

lundi 18 juin 2012

Les derniers Hommes, Episode 2, le cinquième ange, Pierre Bordage

Parallèlement à mes lectures papiers, je continue la saga des Derniers Hommes de Bordage sur l'iphone. Je viens de finir le second tome à l'instant.

Attention, spoiler sur le premier tome

Les derniers Hommes, Episode 2, le cinquième ange, Pierre Bordage

Edition : Au diable Vauvert
Année de parution : 2010 au diable vauvert, 2000 chez librio
Format : Epub
Poids : 265 ko

A lire si :
- Vous avez aimez le premier tome
- Vous aimez le post-apocalyptique
- Vous voulez un peu d'action
A ne pas lire si :
- Vous n'avez pas aimé le premier tome
- Vous cherchez de la romance

Présentation de l'éditeur

Trois Slangs, des troqueurs d'armes, ont tendu un piège à Solman lors du grand rassemblement : il doit maintenant juger ses propres pères et mères, soupçonnés d'avoir volontairement livré de l'eau empoisonnée.
Mais au-delà de ce procès, c'est une guerre totale qui s'engage désormais contre les peuples nomades. Une intelligence semble en effet œuvrer à travers les Slangs et poursuivre son entreprise d'extermination, en envoyant un à un les anges de l'Apocalypse.
Le salut du peuple aquariote repose désormais entièrement sur la clairvoyance de Solman. Mais lui-même n'est-il pas le jouet de forces qui le dépassent ? N'est-il pas atteint par la folie des donneurs ? Et le cinquième ange n'a-t-il pas pris l'apparence de l'un de ses proches ?

Mon avis

Je me demande généralement pourquoi je mets autant de temps à lire les épisodes des Derniers Hommes alors qu'en fait, en format papier ils font une centaine de pages. Je me demande aussi pourquoi j'ai plus de mal à lire la première partie de chacun des romans alors que je dévore la seconde.  Les réponses seront peut-être dans ce qui suit... (ou pas)

Dans ce second épisode, nous retrouvons Solman exactement là où nous l'avions laissé à la fin du précédent épisode, devant le grand rassemblement, plein de question quant à la déclaration des Slangs contre les mère et père du peuple aquariote. Pour rappel donc, ils sont accusés d'avoir empoissonné l'eau. Le jeune homme devra à nouveau sortir son peuple d'une bien mauvaise situation mais aussi passé de l'enfance à l'âge adulte pour le moins brutalement.

Le premier tome nous faisait découvrir le peuple aquariote, ce second tome est beaucoup plus centré sur Solman et son existence. Il répond aussi à beaucoup de question que le jeune homme commençait à se poser vers la fin du premier. Ainsi, il apprendra la vérité sur les pères et mères de son peuple, vérité qui n'est pas reluisante mais aussi sur ses origines et un peu sur son devenir. 

Solman grandit dans ce tome là, un peu trop vite surement d'ailleurs. Suite à la fuite de son peuple durant le grand rassemblement et l'attaque de celui-ci lors d'un ravitaillement, il prend carrément les rênes des aquariotes. Bien sur cela ne se fait pas dans la douleur.

Autre Solman, le personnage de Raïma évolue lui aussi. De plus en plus atteinte par sa maladie, on découvre une femme emplie de jalousie et de haine pour elle-même. J'ai beaucoup plus apprécié le personnage dans ce livre-ci que dans le premier. Elle prend une toute autre dimension plus noire que précédemment. Nous découvrons aussi Chak, chauffeur de son état mais aussi lié à Solman d'une manière que l'on attendait pas vraiment et qui nous fait poser de nouvelles questions. Viennent ensuite deux Albains, Ismahil et Kadija, tout à la fin du livre et l'on se doute bien qu'ils ne sont pas là par hasard.

Là où la première partie du livre est très "blabla" et découverte, la seconde est beaucoup plus centré sur l'action et la fuite des aquariotes. Je crois que c'est pour cette raison que je lis généralement plus vite la seconde partie dans cette série. Il n'y a que peu de temps mort, qui sont utilisés pour la réflexion et réellement beaucoup d'action durant le voyage vers la survie des aquariotes.

Ce second épisode répond donc à beaucoup de questions mais en laisse aussi beaucoup en suspens. Il nous permet aussi de voir à quel point le monde va mal, beaucoup plus mal que ce qu'on le pensait. Le périple du peuple Aquariote et de son donneur n'est absolument pas fini.

En tout cas, il est sur que je vais continuer cette série avec le troisième tome, les légions de l'apocalypse.

lundi 28 mai 2012

Les derniers Hommes, Episode 1, le peuple de l'eau, Pierre Bordage

Oui, je viens de finir mon premier roman en format numérique, n'ayant lu jusque là que des nouvelles dans ce format. 

Les Derniers Hommes, épisode 1, le peuple de l'eau, Pierre Bordage


A lire si
- Vous aimez le post-apocalypse adultes
- Vous aimez les grandes étendues

A ne pas lire si
- Vous cherchez de la romance
- Vous ne voulez pas vous poser de questions

Présentation de l'éditeur

Le futur proche, après la troisième guerre mondiale. Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades qui ont pris chacune en charge l'exploitation d'une denrée spécifique. Solman le boiteux, du peuple aquariote - qui découvre et contrôle les sources d'eau -, possède le don de clairvoyance : infaillible juge des âmes, cet atout le confine aussi à l'écart de tous, qui se méfient de son talent. Seuls Raïma, la guérisseuse, puis la mystérieuse Kadija et un vieux scientifique de l'ancien monde vont l'accompagner dans sa quête pour échapper à l'apocalypse qui semble menacer les derniers hommes...

Mon avis

Nous voici dans un futur plus ou moins lointain où la troisième guerre mondiale a faillit exterminer l'humanité. Nous suivons le jeune Solman dans un voyage initiatique sur fond d'apocalypse. 

Ce premier tome est surtout là pour mette l'univers en place et présenté les différents peuples qui survivent comme ils le peuvent dans ce monde complétement détruit par l'homme. Le premier peuple que nous rencontrons est donc celui de Solman, les Aquariotes, seul peuple à pouvoir trouver de l'eau potable en Europe, nous rencontrerons ensuite d'autres peuples, certains élèvant le bétails, d'autre ayant encore la science des armes. Aucun peuple ne possède deux sciences différentes. Nous découvrons donc comment ils vivent ou du moins essayer de vivre en harmonie.

Pour cela, nous avons donc la vision de Solman, donneur de son peuple. Il est capable de "voir" les émotions des autres, de savoir s'ils mentent ou non. C'est un personnage très intéressant qui de très naif au début commence à se rendre compte que tout le monde n'est ni blanc ni noir. Il y a aussi Raïma que je n'ai pas vraiment apprécié, qui essai de le mettre en garde contre les hommes en général. Les personnages sont d'ailleurs fort bien construit. Ni bon ni mauvais, humain, simplement.

Et puis, il y a les questions que posent ce livre. Les générations futures sont-elles condamnées à refaire les erreurs des anciennes ? L'homme ne peut-il s'empêcher de vouloir dominer son prochain ? Les derniers hommes ne nous laissent pas indifférents à cause d'elles, et pourtant, il n'est pas sans espoir.

L'épisode un se finit par un énorme cliffhanger qui donne vraiment envie de lire la suite. Surtout que la dite suite est à 0,99 euros sur Kinddle ou istore pour chacun des cinq livres suivants (celui-ci étant gratuit). En tout cas, je conseille ce livre.

Edit : suite au commentaire de Taliesin (merci à toi), petit  changement de dystopie en pots-apocalypse.