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mercredi 20 mai 2015

Un océan d'amour, Grégory Panaccione et Wilfrid Lupano

Je n'ai pas lu de Bande Dessinée depuis le mois de février et ça me manquait un peu. Cette fois, c'est un Océan d'Amour qui m'a interpellé, déjà parce qu'il est très présent depuis sa sortie sur le net mais aussi parce qu'après l'avoir feuilleté, je n'ai pas pu m'empêcher de le prendre.

Un océan d'amour, Grégory Panaccione et Wilfrid Lupano

Editeur : Delcourt
Collection : Mirages
Année de parution : 2014
Nombre de pages : 224

A lire si :
- Vous aimez les belles histoires
- Vous ne voulez pas de paroles

A ne pas lire si :
- "Juste" regarder des images ne vous plait pas

Présentation de l'éditeur :

Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c'est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C'est le début d'un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

Mon avis

Un Océan d'Amour est une bande dessinée/roman graphique d'un genre un peu particulier. Ici, il n'y a pas de bulles, pas de paroles, ni même d’onomatopée. Sans parole donc, il nous raconte cette aventure, vécu par un pêcheur, parti en mer et porté disparu et de sa femme, une bigoudène qui reste convaincu qu'il est toujours en vie. Tous deux vont se retrouver sur le vaste océan, espérant un jour retrouvé l'autre.

L'histoire est particulièrement touchante, sans trop en faire. Pas de gnan-gnan, de mignonneries mal placé. Ici, c'est de l'authentique. L'histoire d'amour entre ces deux petits vieux est belle, tout comme leur histoire avec l'océan. Le fait que la BD soit muette nous permet de mieux nous plonger dans son histoire, et pourquoi pas, parfois, d'imaginer peut-être autre chose que ce que les auteurs ont voulus nous dire. D'ailleurs, ma fille (4 ans donc) a beaucoup aimé le concept de la BD muette qui lui permet de se raconter chaque fois une histoire différente (Poupette adore regarder les BD avec moi, mais elle désespère de ne pas pouvoir les lire).

L'histoire entre les deux vieux bretons est au centre de l'ouvrage et si elle est importante, les auteurs n'en ont pas oublié de parler des problèmes d'actualités concernant l'océan mais pas que. Ainsi avec monsieur les auteurs nous parle marée noire, industrialisation/pêche de masse ou encore acte de pirateries. Avec Madame, c'est malbouffe ou encore cette mode de revenir à ce qui est vintage/authentique. Tout cela est montré avec humour souvent mais permet de dénoncer ce qu'il se passe et dont finalement on ne parle pas forcément assez (je fais partie d'une famille comprenant pas mal de pêcheur/ostréiculteur, alors la pollution et la surpêche, j'en entends souvent parlé par eux mais pas toujours par les médias).

Et le tout est accompagné par de magnifiques dessins, à la fois détaillés et facétieux, mignon souvent et en même temps un peu cruel. Un mélange que j'aime beaucoup et qui fait penser à certains films d'animation (on me souffle que Grégory Panaccione a fait quelques animations d'ailleurs). Les pages sont belles, grandes, pour certaines imposantes même.

Au final, j'ai eu un vrai coup de cœur pour cet Océan d'amour. C'est vraiment une très belle histoire, parfaitement illustrée. A lire si l'on est amoureux de la mer/ocean, de la Bretagne ou juste pour avoir une belle histoire et un bel objet dans sa bibliothèque

lundi 13 octobre 2014

Le Secret de la Licorne-Sirène, La Petite Mort, Tome 2, Davy MOurier

J'avais beaucoup aimé le tome 1 de la Petite Mort, alors lorsque j'ai vu que le second sortait, je l'ai acheté, forcément.

Le Secret de la Licorne-Sirène, La Petite Mort, Tome 2, Davy MOurier

Editeur : Delcourt
Collection : /
Année de parution : 2014
Nombre de pages : 96


A lire si :
- Vous aimez l'humour
- Vous voulez des personnages sortant de l'ordinaire.
A ne pas lire si :
- "Parler" de la mort vous géne.
- Vous ne voulez que de l'humour
 
Présentation de l'éditeur :
 
La petite Mort a dû faire un terrible choix entre faucher Ludovic, son meilleur ami atteint d'une leucémie, ou son chat Sephi. A-t-il fait le bon choix ? L'entrée au collège, cet univers impitoyable, va-t-elle remettre en question l'amitié, l'amour et l'existence des licornes sirènes ? De toute façon, rien ne va se passer comme prévu car la famille Mort a... Un squelette dans son placard.
 
Mon avis :
 
La première chose que je dirais sur la BD, c'est que l'objet est toujours aussi sympa. La couverture noir mat (qui prend malheureusement trop vite la marque des doigts) fait toujours aussi classe. Le personnages de la Petite Mort et la Licorne Sirène sont en légère surbrillance. L'objet est un peu lourd. Bref, de la jolie Bande Dessiné qui fait joli dans la bibliothèque. Passons maintenant au contenu.

Le tome débute juste après la fin du premier. La Petite Mort enterre son chat qu'il a du faucher pour sauver son ami (le seul) Ludovic. Cet évènement ainsi que la fin de la primaire marque pour lui le passage à l'adolescence. L'entrée en sixième ne se passe pas forcément super bien, entre les boutons (qu'il doit cacher au tipp-EX) mais aussi la découverte d'un nouvel environnement et des déboires des collégiens (histoires d'amour et d'amitié qui en prennent un coup par exemple). Et en plus de cela, Pépé Mort refait surface, mettant soudainement la famille en péril. Sans parler de la fameuse crise d'ado que va super notre héros.

Davy Mourier tape fort dans la caricature de l'adolescence avec ce tome. Mais en même temps, tout semble réel, plus particulièrement les aventures collégiennes de la Petite Mort. Qui n'a pas connu de déception amoureuse dans sa vie d'ado ? Ou pire de déception par rapport à une personne qu'on pensait être un ami ? La Petite Mort va vivre tout cela, en accéléré (ben oui, le tome ne contient que 96 pages) et bien plus.

Comme pour le tome 1, l'auteur va se servir de son personnage pour aborder des thèmes plus sérieux. Parmi eux, il y a bien sur toujours la mort et la vie, mais aussi la tristesse, la société de consommation (comme pour le premier d'ailleurs), la mode (la copine de la Petite Mort étant une goth qui ne sort avec lui que parce qu'il est la Petite Mort et que c'est trop la classe devant ses potes) ou encore la place des gens dans la vie et celle de l'imaginaire. Tout cela sous couvert d'humour, plutôt noir d'ailleurs. Par contre, là où dans le premier tome, il ne tombait pas dans le cliché, celui lui arrive malheureusement dans ce tome-ci. Ce n'est pas un problème en soi, juste que parfois, j'ai trouvé qu'il en faisait un peu trop. Il continue aussi d'émailler son récit avec des pages "pub" ou l'histoire d'un doctor Who félin (d'ailleurs, doctor Who apparait dans le carnet des fauches de l'imaginaire de la Petite Mort avec d'autres personnages). Du coup, comme pour le premier tome, on rit beaucoup mais on est aussi triste. 

Par contre, je dois avouer que j'ai eu un grand faible pour le personnage de Pépé Mort, qui est juste à mourir de rire mais aussi pour Papa Mort, que j'avais trouvé un peu effacé dans le tome 1. Ici, il prend beaucoup d'importance (surtout à la fin) et il a réussi à m'émouvoir beaucoup plus que son fils, je crois. Dommage par contre que maman Mort semble toujours aussi éffacée, elle qui a toujours le mot pour rire.

Au final, j'ai autant aimé ce second tome que le premier, mais pour d'autres raisons. Davy Mourier a réussi à créer des personnages qui évoluent dans le bon sens dans un univers qui n'est pas figé. J'aime toujours autant le mélange d'humour et de sérieux et je dois dire que je me suis un peu reconnue dans les déboires de la Petite Mort au collège. La Petite Mort est une très bonne Bande Dessinée, et j'espère vraiment que nous aurons un troisième tome.


mercredi 6 novembre 2013

La petite mort, Davy Mourier

Je n'ai pas encore donné mon avis sur cette BD alors que cela fait bien une semaine que je l'ai lu. Faut dire que j'en ai fait deux lectures, tellement ça m'a plus. A la base j'attendais de tester la réalité augmentée dessus, mais je n'ai pas encore eu le temps de le faire. Donc il est possible que je mettrais cet avis à jour une fois que se sera fait. Mais passons donc à l'avis en lui-même.

La petite Mort, Davy Mourier

Editeur : Delcourt
Collection : /
Année de parution : 2013
Nombre de pages : 96

A lire si :
- Vous aimez l'humour
- Vous voulez des personnages sortant de l'ordinaire.

A ne pas lire si :
- "Parler" de la mort vous géne.
- Vous ne voulez que de l'humour

Présentation de l'éditeur :

La Petite Mort vit des jours heureux avec Papa et Maman Mort. Il va à l'école, tombe amoureux d'une fille de sa classe et essaie de se faire des amis. Bref, à quelques détails près, la Petite Mort est un enfant comme les autres, si ce n'est qu'il a un avenir tout tracé : quand il sera grand, il reprendra le travail de Faucheuse de son père. Ce qui tombe mal, car la Petite Mort veut être fleuriste !

Mon avis :

Oui, encore une BD. Je crois que j'apprécie à nouveau ce format. Il faut dire que les auteurs et éditeurs de BD font tous pour que ce soit le cas. J'aime de plus en plus l'objet et le contenu. Mais passons donc à l'avis de celle-ci, un coup de cœur pour moi.

Davy Mourier est bien connu des gens regardant No-Life. Ce n'est pas mon cas. Je n'ai pas cette chaine (c'est bien dommage, parce que lorsque je peux tomber dessus chez mes parents, je regarde avec intérêt, ils ont de très bons programmes). Du coup, je n'ai pas pris la BD pour l'auteur, mais bien pour son personnage. Et aussi parce que la couverture est franchement sympa, loin de ce que l'on peut voir d'habitude en BD, sobre, classe et qui brille quand même un peu. D'ailleurs, entre lui, celui de Margaux Motin et l'histoire de Claudia, le haut de ma expedit prend une jolie tournure. Mais je ne suis pas là pour parler déco, hein.

Donc la Petite Mort est l'histoire du fils de la Mort. Le petit bambin va apprendre son futur métier mais pas que. Davy Mourier nous livre une histoire plutôt amusante, avec pas mal de gag, d'humour, de fausses pubs... mais aussi une histoire de tolérance. 


J'ai beaucoup aimé les dessins de Davy Mourier. Ils sont agréable, ont une bonne lisibilité, n'en font pas trop. Son personnage principal est tout mignon, ce qui dénote un peu avec son origine. Les dessins aident beaucoup à l'ambiance, en même temps, sur une BD, c'est assez normal. J'ai aimé l’absence de couleur sur les pages de l'histoire de la Petite Mort. Mais le livre n'est pas qu'en noir, blanc, sépia. Il y a aussi des pages très colorées, comme celles des pubs.

Et puis, il y a les thèmes, traités avec humour, qui sont universels. Il y a la maladie, la société de consommation, l'amour mais aussi la mort et d'autres. Davy Mourier a su mélanger tout cela sans tomber dans le facile, ou le cliché. C'est beau, ce qu'il nous dit avec cette BD. C'est beau et parfaitement fait, surtout. Et puis quand un point devient trop "dur", je dirais, hop, monsieur Mourier nous glisse un peu de fantasie, une page de pub toute rose pour les articles Hello Kittu (ma fille, 2 ans et demi, n'a pas arrêté de crier "Kitty, Kitty" et de me montrer la page quand je suis arrivée dessus). Il coupe aussi un peu l'histoire de notre jeune héros avec d'autres histoires, celle de Buzz Aldrin, celle du Chat Séphi... Du coup, ça passe tout seul, même les sujets graves sur lequel il aurait pu plomber son ambiance. Mais je dois bien avouer, j'ai beaucoup ris en lisant le livre, j'ai aussi été très triste. Parce que oui, certains passages pourraient nous arracher une larme ou deux. C'est aussi ça qui fait de la Petite Mort un excellent livre pour moi. Sans parler de la fin, dont je ne dirais rien, mais voilà quoi, elle est parfaitement choisie, fonctionne à merveille.


Au final, j'ai vachement aimé. Même plus que ça, j'ai adoré. J'ai lu, j'ai ris, j'ai été triste, tout ça durant une bonne heure. Et je me suis aussi rendu compte que je connaissais déjà le personnage. En fait, Davy Mourier l'entretient depuis quelques année déjà et je connaissais son ancien design. Figures-toi, lecteur, que ça m'a tout de même vachement perturbé durant ma lecture ça, jusqu'à ce que j'aille sur le blog de l'auteur.

Voilà, la Petite Mort est donc un gros coup de coeur, que j'ai fait lire à presque toute ma famille depuis qu'il est chez moi. Je le ferais aussi lire à Poupette dans quelques années, parce que les thèmes qu'il abordent sont universels et que c'est si bien fait.

vendredi 25 octobre 2013

La Tectonique des Plaques, Margaux Motin

Je suis sure, lecteur, que tu dois te demander ce qu'il m'arrive. Une seconde BD en un mois, moi qui n'en lit presque pas et qui en donne peu souvent mon avis sur les quelques que je peux lire. Mais que veux-tu, souvent femme varie. Et puis, ça ne sera pas la dernière, puisque j'en ai commandé une autre à ma libraire qui ne l'avait pas. Enfin, bref, passons à la Tectonique des Plaques

La Tectonique des Plaques, Margaux Motin

Editeur : Delcourt
Collection : Tapas
Année de parution : 2013
Nombre de pages : 192

A lire si :
- Vous connaissez les illustrations de Margaux 
- Vous voulez voir la "vraie" vie d'une trentenaire

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les gros mots


Présentation de l'éditeur :

"Tout est sur le point de changer et rien ne pourra arrêter ça. C'est la nature, c'est la tectonique des plaques."
Being Human, saison 1, épisode 1.

Margaux est une mère de 35 ans qui élève seule sa fille et vit une nouvelle histoire d'amour avec son meilleur ami pour qui elle décide de changer radicalement.

Mon avis :

Je connais le travail de Margaux Motin depuis bien trois ans je pense. J'ai découvert son blog un jour où celui de Pénélope ne me convenait plus. Ce jour-là, j'ai lu toutes les entrées, j'ai découvert une illustratrice qui en plus d'avoir un style qui me plaisait beaucoup raconté une vie qui aurait pu être la mienne. Je me suis reconnu dans le personnage de Margaux, j'ai adoré. Depuis, je suis toujours son blog, et je me suis enfin décidée à acheter l'une de ses BD. Faut dire qu'elle semblait m'appeler sur son présentoir.

Donc, nous retrouvons dans la Tectonique des Plaques des planches déjà vu sur le blog de Margaux. Pour moi, ce n'est pas gênant, mais je préfère le dire. Ce n'est pas que de l'inédit, même s'il y en a beaucoup. Dans ce tome, Margaux nous raconte donc la vie après son divorce, le retour de l'amour, mais aussi la vie de tous les jours, la sienne. J'ai toujours cette impression que ça pourrait être ma propre vie, et j'adore ça. C'est frais, vivant, parfois un peu vulgaire (ok, il y a pas mal de gros mots, mais je crois que j'en dis autant qu'elle), mais toujours très touchant. Il y a aussi beaucoup de poésie et de l'humour. 

Et puis tout cela est mené par le trait tellement reconnaissable de Margaux Motin, celui qui m'a fait devenir lectrice de son blog. C'est beau. Comme l'objet livre d'ailleurs. Margaux Motin a un sens du détail et de la fringue assez incroyable. Et puis, elle sait mettre la femme en valeur, même dans les pires situations.

Et donc en conclusion, je dis qu'il faut lire la Tectonique des Plaques. Même si comme moi, tu n'as pas lu les deux premiers tomes de ses aventures. C'est frais, amusant et tellement vrai.