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mercredi 17 août 2022

We Free the Stars, Sand of Arawiya, book 2, Hafsah Faizal

 Alors que de Saxus annoncé la publication prochaine du premier tome, le génial We Hunt the Flame, en VF, je me lançais dans le second tome avec une petite appréhension. Non pas que je n'aimais pas l'histoire, loin de là, juste que j'avais eu des problèmes avec son niveau de langue, légèrement plus compliqué que ce que je lis d'habitude en VO.

/!\ Je vais spoiler le tome précédent, We Hunt the Flame, et probablement celui-ci aussi /!\ 

We Free the Stars, Sand of Arawiya, book 2, Hafsah Faizal

Editeur : Farrar, Straus and Giroux
Collection : /
Année de parution : 2021
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez un monde d'inspiration arabique (basé sur le moyen-orient)
- Vous aimez les quêtes

A ne pas lire si 


Présentation de l'éditeur : 

The battle on Sharr is over. The dark forest has fallen. Altair may be captive, but Zafira, Nasir, and Kifah are bound for Sultan’s Keep, determined to finish the plan he set in motion: restoring the hearts of the Sisters of Old to the minarets of each caliphate, and finally returning magic to all of Arawiya. But they are low on resources and allies alike, and the kingdom teems with fear of the Lion of the Night’s return.
As the zumra plots to overthrow the kingdom’s darkest threat, Nasir fights to command the magic in his blood. He must learn to hone his power into a weapon, to wield not only against the Lion but against his father, trapped under the Lion’s control. Zafira battles a very different darkness festering in her through her bond with the Jawarat—a darkness that hums with voices, pushing her to the brink of her sanity and to the edge of a chaos she dare not unleash. In spite of the darkness enclosing ever faster, Nasir and Zafira find themselves falling into a love they can’t stand to lose…but time is running out to achieve their ends, and if order is to be restored, drastic sacrifices will have to be made.
Lush and striking, hopeful and devastating, We Free the Stars is the masterful conclusion to the Sands of Arawiya duology by New York Times–bestselling author Hafsah Faizal.

Mon avis

Je me suis lancée dans ma lecture toute contente de retrouver cet univers que j'avais apprécié l'année dernière. Par rapport au premier tome, j'ai une amélioration : mes problèmes de santé de l'époque m'ont un peu laché et surtout, je suis en congés. Mieux encore, comme je ne suis pas chez moi, je n'ai que mon Kindle pour lire et donc, je ne jongle pas avec une seconde histoire. J'aurais du faire ça pour le premier tome, parce que j'ai lu celui-ci en une semaine et surtout, j'ai quasiment tout compris sans trop me prendre la tête pour revenir sur certains paragraphes comme ça m'arrivait pour le premier tome. Et j'ai kiffé, mais vraiment.

On retrouve le Zumra après la bataille du Sharr. Altair est porté disparu, capturé par le Lion de la Nuit et Zafira, Nasir et Kifah se retrouvent à Sultan's Keep, bien déterminé à rendre la magie à Arawiya quoiqu'il en coute. Malheureusement pour eux, l'ennemi est puissant et ils n'ont que peu d'alliés et de ressources. Et c'est sans parler des problèmes internes que rencontre Nasir et Zafira. Lui doit apprendre à utiliser sa magie, à ne pas se laisser commander par elle. Pour Zafira, c'est un peu plus compliqué, depuis qu'elle est lié au Jawarat, sa santé mentale défaille, la poussant de plus en plus dans l'obscurité. Autant dire que rien ne va et que la victoire est loin, mais alors très loin d'être acquise.

J'aime particulièrement tout l'univers du roman. Je l'aimais déjà beaucoup dans le premier tome, ici, c'est une confirmation. J'adore son opulence, les décors (les palais donnent grave envie), mais surtout j'aime ce mélange de lumière et d'ombre qui l'on retrouve presque partout, que se soit justement dans les décors, dans l'histoire ou chez les personnages. Tout est calculé pour mettre en avant l'histoire et j'adore ça. Rien n'est laissé au hasard et j'adore ça. La construction du monde d'Arawiya est juste géniale pour moi et cela alors même que, finalement, on ne voit pas tout. Si on est longtemps rester dans le Sharr pour le premier tome, ici, on va surtout se focaliser sur Sultan's Keep, le palais royal, et un peu dans la campagne de Demenhur, le caliphat où vit Zafira au début de l'aventure. 

L'autre chose que j'ai apprécié, mais vraiment, ce sont les personnages et plus particulièrement la construction\consolidations des relations entre eux. Forcément, il y a la relation entre Nasir et Zafira. Tombés amoureux l'un de l'autre, ils ont pourtant beaucoup de mal à communiquer. IL faut dire que les évènements ne les aident pas des masses et que leurs passés respectifs ne sont pas simples. L'autrice construit leur relation petit à petit, les amène à se faire confiance l'un l'autre, à s'aider et s'épauler. J'aime beaucoup cette construction. D'ailleurs, c'est quelque chose que l'on retrouve avec les autres membres du Zumra. Quoiqu'il se passe, ils se font confiance autant que possible. Mais si je parle surtout des deux protagonistes principaux, c'est aussi parce que je les aime beaucoup et que j'ai aussi apprécié leur évolution. La romance en fait partie, forcément. Elle les nourrit. Mais il n'y a pas qu'elle. Zafira va sombrer au court du roman, sous l'emprise du Jawarat tandis que Nasir va apprendre à se servir de l'ombre qui l'entoure. On s'attend souvent à des héros parfait dans ce genre de roman, ce n'est pas le cas ici et les imperfections des deux m'ont plut. D'ailleurs, dans l'avis du premier tome, je parlais déjà des félures des personnages : "C'est d'ailleurs une chose récurrente ici, les personnages, qui ont tout pour être ultra fort, ont tous d'énormes fêlures.  Ce sont ces fêlures qui les caractérisent et qu'ils vont, tous autant qu'ils sont, tentés de réparer avec l'aide des autres." Mon avis à ce niveau n'a pas du tout changer.

Et puis, enfin, il y a la fin de l'histoire. Vont-ils tous réussir à faire revenir la magie ? A sauver les cœurs des Sisters of Old ? Le roman est bourré de rebondissement jusqu'à la fin et parfois, il m'est vraiment arrivé de douter sur ce qui allait se passer. C'est très bien mené, jamais répétitif et vraiment agréable à lire.

Au final, j'ai adoré cette lecture et j'en redemande. Malheureusement, la série ne comporte que deux tomes. Bon, il y a de fortes probabilités pour que je me l'offre en VF en septembre (il sort le 22 septembre chez de Saxus). Et puis, je vais attendre patiemment l'automne 2023 pour son prochain roman (qui va mêler légende Arthurienne, vampire et  Peaky Blinders, rien que ça)(purée, j'ai hâte).

lundi 28 juin 2021

We hunt the Flame, Hafsah Faizal

 J'avais très mais alors très envie de découvrir ce roman, premier tome d'une duologie, the Sand of Arawyia. J'en avais entendu beaucoup de bien et son histoire me plaisait énormement. Alors, je me suis lancée pour le mois de la fantasy. Et il m'aura fallu plus d'un mois pour le lire. Pourquoi, c'est ce qu'on va voir.

We hunt the Flame, Hafsah Faizal

Editeur : Farrar, Straus and Giroux
Collection : /
Année de parution : 2019
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez un monde d'inspiration arabique (basé sur le moyen-orient)
- Vous aimez les quêtes

A ne pas lire si 
- Votre niveau d'anglais est plutôt moyen (franchement, j'ai galéré)

Présentation de l'éditeur : 

People lived because she killed.
People died because he lived.
Zafira is the Hunter, disguising herself as a man when she braves the cursed forest of the Arz to feed her people. Nasir is the Prince of Death, assassinating those foolish enough to defy his autocratic father, the king. If Zafira was exposed as a girl, all of her achievements would be rejected; if Nasir displayed his compassion, his father would punish him in the most brutal of ways.
Both are legends in the kingdom of Arawiya—but neither wants to be.
War is brewing, and the Arz sweeps closer with each passing day, engulfing the land in shadow. When Zafira embarks on a quest to uncover a lost artifact that can restore magic to her suffering world and stop the Arz, Nasir is sent by the king on a similar mission: retrieve the artifact and kill the Hunter. But an ancient evil stirs as their journey unfolds—and the prize they seek may pose a threat greater than either can imagine.
Set in a richly detailed world inspired by ancient Arabia, We Hunt the Flame is a gripping debut of discovery, conquering fear, and taking identity into your own hands.

Mon avis

Comme je le disais, j'ai lu ce roman dans le cadre du mois de la fantasy. Bon, j'ai mis plus d'un mois à le lire, du coup, je ne le compte pas dans le challenge. Je l'avais choisi pour la catégorie "Et commençons le périple", qui englobait autant le voyage dans le roman que le dépaysement pour le lecteur. We hunt the Flame nous entraine dans un monde fortement inspiré par le moyen-orient, celui que l'on imagine quand on pense aux Contes des Milles et unes nuits par exemple (enfin, pas tout à fait non plus, on va voir ça plus tard). 

Si j'ai mis autant de temps à le lire, c'est pour deux raisons. La première est personnelle et vous la connaissez puisque j'en ai déjà parlé. Il s'agit de mes problèmes de santé, de la fatigue qui va avec et de mon manque flagrant de concentration. Sur un roman comme celui-ci, ça ne pardonne pas du tout. La seconde en découle forcément. Le niveau de langage est plus exigeant que ce que j'ai pu lire pour le moment en VO. Entre les termes arabes, dont la signification n'est donnée qu'une seule fois dans le texte (merci le lexique que l'on peut trouver ici) et le niveau de la VO, j'ai parfois du relire certain passage plusieurs fois pour bien comprendre. Autant vous dire que pour le coup, j'espère grandement que le roman soit traduit en français pour pouvoir le lire sans la barrière de la langue (et j'espère tout autant que la traduction gardera les mots arabes dedans). 

Passons à présent au roman en lui-même. Zafira est the Hunter, déguisé en homme, elle part chasser dans the Arz, une forêt maudite et dangereuse pour pouvoir nourrir son peuple. De son côté Nasir est le fils du Sultan. Il est surtout son assassin, le Prince of Death. Tous les deux sont enfermés dans leur rôle et tous les deux sont devenus des légendes dans le royaume d'Arawyia. Alors que l'Arz grandit de jour en jour, Zafira par en quête d'un ancien artefact perdu qui pourrait le faire reculer. De son côté, Nasir est commandité par son père pour retrouver the Hunter, s'emparer de l'artefact puis tuer sa proie. Mais rien n'est simple et un ennemi commun se tapit dans l'ombre.

J'ai clairement adoré l'univers du roman. Le monde imaginé par l'autrice a été maudit voilà des années. Les califats composant le royaume, aux nombres de six, ont vu leur climat changé. Ainsi, Demenhur, le califat où vit Zafira est envahi par la neige. Au milieu de ses califats se trouve l'île de Sharr, destination finale de Zafira et Nasir dans le roman. Les descriptions de l'autrice font qu'on s'y croit vraiment et le dépaysement est, du coup, réel pour moi. La partie fantasy s'intègre parfaitement, faisant de ce monde quelque chose de foisonnant et merveilleux (même si, on va pas se mentir, y vivre doit pas être simple du tout). J'ai aussi aimé toute sa mythologie, passionnante et bien documentée ici. Autre chose ultra appréciable, ce sont les petits ajours de l'autrice, par exemple le mariage de Yasmine, la meilleure amie de Zafira et quelques autres scènes de vie. Bref, l'univers est génial et rien que pour lui, j'ai adoré lire le roman. 

Ensuite, il y a les personnages. J'ai de suite accroché avec Nasir. Le prince de la mort est un personnage comme je l'ai apprécié. C'est un homme déjà brisé par la vie, qui n'a plus beaucoup d'espoir. Il obéit à son père par peur de devenir miséricordieux et que le Sultan ne le punisse pour ça en blessant (ou pire) les rares personnes qu'il aime. Chose qu'il a déjà faite d'ailleurs. Nasir n'ose donc plus aimé, ni même espérer. Sa rencontre avec Zafira va un peu changer tout ça. Pour elle, j'ai eu un peu plus de mal avec elle au début. Disons qu'elle parait presque trop forte. Et puis, rapidement, l'autrice nous fait part de ses défauts, de ses faiblesses et là, j'ai commencé à bien plus l'apprécier. C'est d'ailleurs une chose récurrente ici, les personnages, qui ont tout pour être ultra fort, ont tous d'énormes fêlures.  Ce sont ces fêlures qui les caractérisent et qu'ils vont, tous autant qu'ils sont, tentés de réparer avec l'aide des autres. Et cela que se soit pou Nasir et Zafira, ou pour le reste du groupe, Altair (général du Sultan que Nasir doit aussi assassiné à la fin de leur mission), Benyamin (un safin, un être immortel semblable à un elfe de Tolkien) ou encore Kifah (une guerrière redoutable à la lance). 

Enfin, il y a la quête. Une quête qui parait plutôt banale de prime abord. Pour rappel, le groupe cherche un artefact ancien qui devrait, d'une manière ou d'une autre briser la malediction pesant sur Arawyia. Or, la quête va mener le groupe à bien plus que ça. Même si on reste sur de la fantasy classique ici, tout cela reste passionnant. J'aime le mélange de la quête fantasy et de la rencontre avec des ennemis que nous voyons rarement en fantasy occidentale (coucou les ifrits par exemple). 

Au final, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu (et compris du roman). Je regrette vraiment de l'avoir lu dans cette période pas top pour moi par contre (j'ai souvent pensé l'arrêter pour le reprendre plus tard). Je vais attendre un peu avant de me lancer dans le second tome par contre (justement pour que j'aille mieux et que je puisse me concentrer dessus). C'est un roman vraiment envoutant qui mérite d'être découvert.