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lundi 28 février 2022

Le sang sur la lame, les Epée de glace, tome 1, Olivier Gay

 J'avais lu, il y a un moment de ça le premier tome de la Main de l'Empereur que j'avais beaucoup apprécié. Alors, retrouver Rekk le boucher me faisait très envie et j'avait dans ma PAL ce premier tome du second diptyque où il apparait. Du coup, je me suis lancée (alors que j'aurais pu récupérer le second tome de la Main de l'Empereur, hein...)(on remerciera pas les opé Bragelonne qui me font faire n'importe quoi :) )

Le sang sur la lame, les Epée de glace, tome 1, Olivier Gay

Editeur : Bragelonne
Colleciton : fantasy
Année de parution : 2015
Format : AZW

A lire si :
- Vous avez lu la main de l'empereur (mais c'est pas obligatoire, et ça c'est bien)
- Vous voulez un protagoniste qui n'a rien d'un enfant de choeur

A ne pas lire si :
- Les petits jeunes qui se plaignent, c'est pas votre truc
- Vous n'aimez pas la violence

Présentation de l'éditeur :

Dans sa jeunesse, l'empereur Marcus mena de nombreuses guerres et étendit son territoire avec l'aide d'un combattant et général hors pair, Rekk. Ses méthodes impitoyables et sa propension au massacre contribuèrent à pacifier les provinces et à annexer les jungles de Koush, au sud - mais provoquèrent également la haine du peuple. Afin de s'attirer leurs bonnes grâces, l'empereur exila donc Rekk le Boucher aux confins de l'empire. Vingt ans plus tard, Marcus est vieux et malade. Il n'a qu'un fils, Theorocle, qui lui cause plus de souci que de fierté. Les familles nobles intriguent dans l'ombre pour préparer sa succession. Quant à Rekk, ce n'est plus qu'un nom avec lequel les mères effraient leurs enfants le soir.

Mon avis

J'étais vraiment contente de pouvoir retrouver Rekk dans une nouvelle aventure. C'est un personnage qui m'avait beaucoup marqué dans la Main de l'Empereur. Sauf qu'on commence le roman sans lui. A la place, nous suivons le jeune Malhin, jeune garde un peu imbue de sa personne et Shani, servante complètement effacée. Les deux vont se lier d'amitié à Deria Froideval, jeune noble nouvelle arrivée au palais impérial. Malheureusement, Deria est assassinée et son amitié pour les deux jeunes gens va leur poser quelques problèmes. Voyant que personne ne fait rien pour retrouver le coupable, ou pour avertir le baron Froideval, ils vont partir pour la baronnie. Ce n'est que là, après un voyage loin d'être de tout repos qu'ils vont découvrir qui est le père de Deria.

Commençons par le commencement, j'ai eu du mal avec Malhin et Shani. Les deux jeunes gens sont plutôt sympathiques mais qu'est-ce qu'ils se plaignent. Bon, après, faut les comprendre, ils se retrouvent embarqués dans un truc qui les dépasse. Lui tente de jouer les héros, fanfaronnant devant les filles pour ensuite se prendre une belle rouste (par Deria ou par Rekk). Elle est trop effacée et je ne parle même pas de sa propension à se victimiser. Par contre, j'ai apprécié qu'elle évolue, même si lentement. Au moins, elle, elle le fait, ce qui n'est pas le cas de Malhin (qui aurait pu être un personnage bien plus intéressante à mes yeux). Heureusement, d'autres personnages sont à leur côté, dont Rekk. Dans ce premier tome, il est d'abord absent, jamais nommé à part par son titre. J'ai beaucoup apprécié le semblant de mystère qui pèse sur lui (parce que nous, lecteur, on sait), que ça fasse monter la pression du côté des antagonistes. Et puis, on le découvre, avec toute son aura meurtrière. Or, Rekk, même s'il reste le boucher, et avant tout un père qui vient de perdre sa fille unique. Bon, on voit bien plus la personnalité boucher chez lui, vu qu'on le voit souvent par les yeux de Shani ou de Malhin. Il n'empêche que j'apprécie toujours autant le personnage pour son ambivalence. Oui, le gars est un sacré bourrin qui semble ne vivre que par la violence, c'est comme ça que les gens le voient et comme il se voit lui-même. Il a été élevé et a vécu comme ça. Pourtant, il ne cherche pas du tout la rédemption, même s'il sait parfaitement qu'il a commis un certain nombres d'atrocité dont il n'est pas forcément fier. J'apprécie assez cet aspect de sa personnalité et je suis ravie de la retrouver ici. D'ailleurs, c'est pas la seule chose que j'ai apprécié retrouver. Il y a aussi Dareen, Mandonius ou encore Gundron, des personnages que l'on croise déjà dans la Main de l'Empereur. 

Si les personnages sont important, l'histoire l'est tout autant, n'est-ce pas ? Nous partons sur de la vengeance ici, que l'auteur va mêler avec des complots de cours. Le tout formant un premier tome assez dense. Chose appréciable, c'est que l'on ne se focalise pas seulement sur Shani, Malhin et Rekk, qui, de toute façon, n'ont qu'une vue limitée de ce qu'il se passe. Nous avons nos entrées dans le palais impérial, suivant régulièrement Mandonius ou encore Semos, le capitaine de la garde. J'apprécie beaucoup ces apartés qui permettent d'avoir une meilleure vue de la politique dans le roman. Surtout qu'ici, elle tient un grand rôle avec un empereur malade et cible de multiples attentats, un Héritier à l'ego aussi gros que son ambition et des nobles cherchant les faveurs de tout ce petit monde. De plus, tout cela n'est pas là pour rien ; ça entretient la légende sur le baron Froideval, ce type que personne ou presque ne connait mais qui faut la trouille à tout le monde et ça permet de mettre en place ce qu'il va se passer dans le second tome (parce que vu la fin du premier, ça risque de pas mal dépoté tout ça).

Au final, j'ai plutôt apprécié. J'espère que dans le prochain, Shani et Malhin gagneront un peu plus en personnalité. Ce n'est pas le gros coup de cœur comme pour le tome un de la Main de l'Empereur mais j'ai été ravie de retrouver Rekk.

Petit PS : Les Epées de Glace a été écrit et publié avant la Main de l'Empereur. Ca se sent sur deux trois choses, comme par exemple la manière dont Rekk a rencontré Dareen. Du coup, on peut avoir quelques incohérences mais ça permet de ne pas trop se spoiler non plus.

mercredi 12 décembre 2018

Ici et Ailleurs, la Magie de Paris, tome 3, Olivier Gay

Bon ben voilà, j'ai fini la Magie de Paris. Et je suis un peu triste quand même. Parce que j'ai beaucoup aimé la série et que je me suis pas mal attachée à Chloé et à Thomas. Mais toute bonne chose a une fin et je vais laisser partir ces deux-là. 

Ici et Ailleurs, la Magie de Paris, tome 3, Olivier Gay

Editeur : Castelmore
Collection : /
Année de parution : 2018
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez une héroine qui ne se laisse pas marcher dessus
- Vous aimez les livres de capes et d'épées
- Vous voulez de l'humour

A ne pas lire si :


Présentation de l'éditeur : 

La suite des aventures de Chloé, Thomas et David qui se retrouvent dans l'univers parallèle des démons qu'ils combattent sur terre.

Mon avis

Les derniers tomes des séries que j'aime sont toujours très compliqués à lire. Parce que j'aimerais que ça dure longtemps et en même temps, je veux à tout prix savoir. Alors, je me force à lire lentement et ça ne marche jamais. Du coup, je finis par râler quand je finis parce que je dois quitter des personnages que j'adore. Bref, ça a été le cas pour cet Ici et Ailleurs. J'ai ralé comme un putois de l'avoir fini hier soir. Et en même temps, j'étais contente d'avoir le fin mot de la fin. Mais parlons un peu de ce dernier tome.

Je ne sais pas si je vais réussir à ne pas spoiler, du coup, je préviens que ça risque d'arriver. 

Suite aux événements du second tome, Chloé, Thomas, David, Cassandre et Nour (oui, oui, Nour) se retrouvent parachutés dans l'univers des Goules.Un univers différent du notre par bien des aspects. Pourchassés par les Goules, ils vont devoir comprendre ce qu'est et surtout d'où vient la magie pour pouvoir rentrer chez eux et surtout pour mettre un terme à tout ce qu'il se passe depuis le début. On se doute que rien n'est simple, forcément.

Ce dernier tome est une parfaite conclusion à l'histoire. Même si j'avoue que j'aurais préféré peut-être (je ne suis pas encore tout à fait sure de moi sur ce point) que l'univers des Goules nous reste un peu plus mystérieux. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis non plus. J'ai aimé le découvrir. J'ai adoré voir ce monde qui s'inspire énormément de la mythologie égyptienne (ça m'a rappelé à quel point j'adore cette période et que ça fait longtemps que je ne m'y suis plus intéressée), les révélations qui découlent de ce voyage sont importantes pour le reste du récit (et m'ont fait comprendre rapidement que la dite petite phrase que Chloé n'avait pas percuté au tome 2 était bien importante, comme je le sentais), l'évolution des personnages alors qu'ils sont loin de Paris est importante aussi. Sauf que j'aime le mystère et j'aimais que les Goules restent mystérieuses pour Chloé. Bref, je suis partagée sur ce passage dans l'autre monde juste parce que j'aurais bien aimé moins en savoir. C'est paradoxal quand même. Mais si j'oublie mes envie de mystère, je dois bien dire que ce nouvel univers est bien intégré à la série et que finalement, si on l'avait vu plus souvent, j'aurais moins râlé (mais j'aime râlé et si l'auteur a décidé que c'était ainsi c'est que ça devait l'être, point). 

Et puis, surtout, ce passage met en lumière un personnage qui était resté en retrait jusque là. J'ai dit dans les précédents avis que les personnages secondaires étaient bien foutues mais un peu trop en retrait. Et bien, Nour arrive sur le devant de la scène. Alors, oui, on ne va pas voir Célia ou la mère de Chloé par exemple, mais on va pouvoir se pencher sur Nour et le personnage est carrément intéressant dans ce tome, là où elle était clairement effacée dans les précédents. Et elle n'est pas la seule à prendre plus de place. C'est aussi le cas de Cassandre que l'on va enfin apprendre à un peu plus connaitre. Par contre, je regrette un peu la mise en arrière de David. Dommage qu'on n'arrive pas à le découvrir un peu plus, comme sa mage. Par contre, la relation entre Thomas et Chloé va prendre un nouveau tournant dont je me doutais et qui arrive de manière particulièrement douce et finalement très logique. Un changement qui ne va pas se répercuter tant que ça sur leur attitude à tous les deux (et ça, c'est plutôt cool, je dois bien le dire) et qui annonce de grands moments de fous rire (sans spoiler, les deux derniers phrases de la série).

En parlant de fous rire, je crois que je n'ai jamais autant souris voire même rigolé carrément depuis longtemps avec un livre. C'est quelque chose que j'ai vraiment adoré dans la saga, le fait que les personnages semblent incapables de rester sérieux cinq minutes alors que la situation est quand même souvent bien désespéré. Entre les références qui n'arrivent jamais comme un cheveu sur la soupe, les piques entre les personnages (mention spéciale à Thomas qui a l'art et la manière de me faire rire) et la vision de Chloé, il va forcément arriver un moment dans le chapitre où je vais devoir me retenir de rire (et franchement, ça a été compliqué de ne pas rire comme une folle parfois)(mais mon Chéri pense déjà que je suis folle, je ne voulais pas lui permettre de le croire encore plus).

Je crois qu'il est temps de finir cet avis. J'ai tellement aimé la série que je sais ne pas être objective dans mes avis. Mais ce n'est pas grave, hein, je ne suis pas là pour l'être, objective. Bref, La Magie de Paris est une excellente série Young-Adult/jeunesse. Elle mêle tant de chose que j'adore que je ne peux pas le dire autrement. Et ce dernier tome ne fait que rajouter à mon impression (mais la mythologie égyptienne quoi). Bref, si vous ne l'avez pas déjà lu, foncer dessus, c'est du bon (et en plus, c'est français (et du sud)(et le sud, c'est la vie)(dit donc la sudiste).

lundi 10 décembre 2018

Le Calme et la Tempête, La Magie de Paris, tome 2, Olivier Gay

Bon, je vais vous le dire de suite, cette série est en train de méchamment devenir mon petit coup de cœur tardif en Young-Adult de cette année (et quand on sait que je n'ai eu que 4 coups de cœurs cette année, autant dire que c'est de la bonne hein). A peine avais-je fini le premier tome que je me suis jetée sur le second. Et à peine ai-je fini le second que je me suis jetée sur le troisième (et j'ai tenté de ne pas le lire trop vite celui-là)(bon, j'en suis déjà à la moitié mais je me suis retenue)

Le Calme et la Tempête, La Magie de Paris, tome 2, Olivier Gay

Editeur : Castelmore
Collection : 
Année de parution : 2018
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez une héroine qui ne se laisse pas marcher dessus
- Vous aimez les livres de capes et d'épées
- Vous voulez de l'humour

A ne pas lire si :


Présentation de l'éditeur : 

Après le désastre à la tour Eiffel, Thomas et Chloé sont en probation. Sur l’ordre de Mickael, David a rejoint leur classe afin de les protéger. Ou de les surveiller. Désormais, Chloé doit jongler entre préoccupations quotidiennes, combats contre les Goules… et une quête très personnelle. Car, maintenant qu’elle connaît sa condition, la jeune fille refuse de se lamenter sur son sort. Elle veut retrouver sa vie d’avant ! Et pour cela, elle n’hésitera pas à utiliser les rituels les plus anciens et les plus obscurs que Thomas pourra dénicher, même si cela mécontente quelques Mages au passage, même si cela implique d’aller au-devant du danger – et même si David risque de se dresser contre elle.

Mon avis

Comme je le disais, je n'avais pas plus tôt fini Le Cœur et le Sabre que je me lançais dans sa suite. IL faut dire que la fin du premier était assez palpitante et que je voulais savoir ce qu'il allait se passer pour Chloé et Thomas. Donc, en essayant de ne pas spoiler, on en est où ? 

Chloé et Thomas doivent faire profil bas après la fin du tome 1. Pourtant, comme ils sont sur place, ils doivent continuer à surveiller la faille. Mais une Goule plus puissante que les autres a réussi à passer la Faille avant qu'elle ne soit fermée. Voilà comment David se retrouve dans la classe de Chloé et Thomas, comme protecteur mais aussi comme surveillant. Et tandis que les deux jeunes gens tentent de vaincre la nouvelle Goule avec David, ils vont aussi mener une quête très importante pour Chloé sans que le dit David ne soit au courant. Forcément, ça va mal tourner. 

On reprend exactement là où on s'était arrêté au tome 1. Et comme pour le tome 1, on oublie les temps morts. Pas le temps de se reposer. Olivier Gay nous entraîne dans une nouvelle aventure sans laisser le moindre répit à son héroïne ni à son lecteur. Une recette qui fonctionne très bien avec moi, forcément. J'ai encore lu le livre en très peu de temps, voulant à tout prix savoir ce qu'il se passait après. Mais il n'y a pas que dans le rythme effréné que je trouve mon compte. L'humour est toujours aussi présent, tout comme les références pop.

Mais surtout, on commence réellement à s'attacher un peu plus aux personnages. Pas que je ne m'étais pas attachée à Chloé et Thomas dans le premier tome, loin de là. Mais maintenant qu'on les connait assez, on découvre d'autres choses sur eux et surtout, on continue à voir naître entre les deux quelque chose d'assez puissant (et pas forcément de l'amour, hein). J'aime toujours autant la manière dont leur duo fonctionne. Parce qu'il n'est pas parfait mais qu'ils essayent quand même. Et puis, ils sont toujours aussi choupis ensemble. Par contre, je trouve super d'enfin voir les personnages secondaires un peu plus présent. A commencer par David, monsieur parfait qui ne laisse aucune fille indifférente, et surtout pas Chloé. Or, si on gratte un peu le vernis, on se rend compte qu'il n'est pas indifférent à tout que ça. On découvre aussi un peu plus les copines de Chloé qui font un peu moins de figuration. Et puis, il y a Cassandre. Cassandre, la mage de David, la peste de l'aventure. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié, qui voit en Chloé une véritable erreur mais qui se retrouve tout de même à devoir l'aider parce que quand même...

Et puis, il y a la quête de Chloé qui va amener aussi Thomas à réfléchir sur deux trois choses. Et j'ai la méchante impression que pour une fois, le lecteur a de l'avance sur tous les deux (une phrase m'a un peu plus interloqué que la jeune fille par exemple, et j'ai hâte de savoir ce qu'il va se passer dans le trois pour savoir si j'ai raison ou pas). Si le premier tome était purement iniatique, là, on entre réellement dans le vif du sujet. On oublie les explications sur les Failles et les mages, on passe à la pratique. Une pratique qui ne vient toujours pas naturellement à Chloé d'ailleurs. Pourtant, elle agit enfin, sans trop se poser de question. Faut dire que pour elle, il y a beaucoup en jeu aussi (mais je vais m'arrêter à pour pas trop spoiler hein).

Au final, j'ai encore dévoré ce tome et je me suis quasi jetée sur le troisième (pourquoi il est pas encore fini ? parce que j'avais pas envie de faire deux avis le même jour)(et que le second tome du Secret de Ji est tout aussi passionnant d'ailleurs). J'ai passé mon temps à me demander ce qu'il allait se passer pour Chloé et une bonne partie à détester/aimer Cassandre (et ça continue avec le tome 3). Heureusement que j'ai pris le troisième tome lors de la petite OP aussi, parce que je crois que je n'aurais pas pu tenir plus longtemps sans connaitre la fin. Bref, l'avis pour le tome trois ne tardera surement pas à venir, et moi, je vais avoir du mal à lâcher tout ce petit monde qui me plait bien.

jeudi 6 décembre 2018

Le Coeur et le Sabre, la Magie de Paris, tome 1, Olivier Gay

Et c'est qui qui a profité de la petite OP de Bragelonne du weekend dernier pour agrandir un peu plus sa PAL numérique avec quelques trilogies ? C'est bibi. Et c'est qui qui a profité de sa journée de congès pour mater des téléfilms de noël tout en lisant les trois quart restant de son roman ? C'est bibi aussi. Je ne sais pas si c'est parce que c'est la période de noel et surtout l'hiver (oui enfin, fait 19 degrés dehors au moment où j'écris, l'hiver, je sais pas où il est encore) qui fait ça, mais il semble qu'enfin, je retrouve le plaisir de lire.

Le Cœur et le Sabre, la Magie de Paris, tome 1, Olivier Gay

Editeur : Castelmore
Collection : /
Année de parution : 2017
Format : AZW

A lire si : 
- Vous voulez une héroine qui ne se laisse pas marcher dessus
- Vous aimez les livres de capes et d'épées
- Vous voulez de l'humour

A ne pas lire si :


Présentation de l'éditeur : 

Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l'épée entre Thomas, un élève d'une autre classe qu'elle connaît à peine, et une sorte de démon. L'adolescente tente d'intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu'il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

Mon avis

On va pas se mentir, j'ai pris cette trilogie parce que j'ai adoré la Main de l'Empereur (et j'ai râlé que la suite fasse pas partie de la petite OP d'ailleurs) de l'auteur et que je voulais quelque chose de frais et facile à lire vu ma crise de lecture depuis un bon moment. Ben, j'aurais pas cru que j'accrocherais autant et que je lirais aussi vite ce premier tome (et comme dire, j'ai entamé le second hier soir, et j'ai déjà passé son premier tiers...). Mais il faut dire qu'il fonctionne plutôt pas mal ce roman, alliant fantastique, magie, cape et épée et young-adult (que j'apprécie quand les auteurs jouent avec plusieurs genres !).

Nous sommes à Paris, de nos jours. Chloé a seize ans, va au lycée, fait de l'escrime, vit seule avec une mère démissionnaire, a des copines... Bref, une vie somme toute normale pour une fille de son âge. Jusqu'au soir où elle va rester un peu plus tard à l'entrainement et qu'elle va être témoin d'un combat entre Thomas, le nouveau de sa classe, et une étrange créature. Alors que celui-ci est en très fâcheuse posture, elle va l'aider. Et se retrouver bien malgré elle embarquait dans une histoire qu'elle n'aurait même pas imaginer possible.

J'ai aimé beaucoup de chose dans ce roman. Il n'est pas parfait, aucun roman ne l'est vraiment mais il a de très bons points pour moi. Le premier, c'est les personnages. On le sait, si on n'accroche pas aux personnages, il est compliqué de suivre un roman, encore plus si l'un d'eux est narrateur. J'ai aimé Chloé, la narratrice. Bon, parfois, elle m'a un peu tapé sur les nerfs (Chloé a seize ans et mesure plus d'1m80, oui c'est chiant, on est d'accord, mais elle y pense peut-être un peu trop souvent à ça) mais la plupart du temps, elle m'a plu. Elle ne se laisse pas marcher dessus facilement, à tendance à savoir ce qu'elle veut et à vouloir se faire entendre. En même temps, sous des allures fortes, elle reste une fille sensible. L'autre personnage marquant, c'est Thomas. Le jeune mage est à un humour mordant mais cache pas mal de faiblesse aussi. L'alchimie fonctionne plutôt bien entre les deux et j'ai souris plus d'une fois à leur conversation où l'on trouve toujours une pointe d'humour vache (en gros, sont choupis ensemble ces deux-là). Les personnages secondaires ne sont pas en reste. S'ils prennent moins de place, ils sont plutôt bien construits et apportent quelques touches de fraîcheur fort sympathique dans la vie bouleversée de Chloé.

Outre les personnages, il y a la mythologie mise en place que l'on découvre petit à petit à l'instar de Chloé. Point intéressant d'ailleurs, ça, comme elle, on ne comprend pas tout depuis le départ (même si forcément, en tant que lecteur aguerri, on se doute de bien des choses). On se trouve donc dans un monde où des Failles se créée entre notre réalité et un autre monde (une autre réalité ?) abritant des sortes de démons. Pourquoi et comment ça arrive, pour le moment, le lecteur ne le sait pas vraiment. Heureusement, il y a des Mages, descendant d'un mage égyptien, pour venir au bout des Goules et des Failles dont elles proviennent. Le mélange monde réel et magie fonctionne à merveille dans ce roman même si parfois, on se dit que certains passages sont un peu gros quand même. Mais ce n'est pas bien grave, comme il n'est pas bien grave que parfois, je trouve que ça va un peu vite pour Chloé (non parce qu'au final, ce premier tome se déroule sur quoi, trois jours alors qu'on dirait que ça fait plus longtemps pour certains points). Et puis, il y a ce génial mélange avec les aventures de capes et d'épée qui ajoute un peu plus à tout ça. L'idée des Chevaliers qui se battent à la rapière ou au sabre d'escrime m'a beaucoup beaucoup plus vu que j'adore tout ce qui est cape et épée.

Enfin, il y a le style de l'auteur. Je connais sa façon d'écrire côté plus adulte (la Main de l'Empereur a vraiment un ton différent, déjà il est plus violent). Et j'ai beaucoup apprécié celle côté Young-Adult. Forcément, j'ai retrouvé ce que j'avais aimé dans la Main de l'Empereur, mais j'ai aussi trouvé beaucoup plus d'humour, des références pop-culturelles plutôt sympathiques (et que je comprends pour la plupart, même si j'avoue que les références aux mangas m'ont un peu agacé à un moment)(parce que je les ai trouvé trop facile en fait)(mais je chipote, comme d'hab)(mais pour compenser, y a les références à Dumas et ses potes les écrivains d'aventures de mousquetaires). Bref, ça me confirme qu'entre lui et moi, ça devrait pas mal fonctionner quand même.

Au final, j'ai passé un très bon moment en compagnie de Chloé, Thomas et les autres. Tellement que j'ai commencé le second tome juste après avoir fini celui-là alors que je m'étais dis à la base que j'allais alterner avec une autre série. C'est un Young-Adult qui se laisse lire sans problème, mêlant aventure, action et magie dans un Paris contemporain avec des personnages attachants. Et la suite s'annonce tout aussi sympathique (je suis au premier tiers, et c'est toujours bien)

mardi 24 juillet 2018

La main de l'empereur, tome 1,Olivier Gay

J'ai ce roman depuis l'avant dernière op de Bragelonne dans ma PAL numérique et il était plus que temps de le sortir. Surtout que j'avais comme une envie de fantasy rapide et sans trop de prise de tête. Je me suis dit qu'il serait pas mal pour combler la dite envie. 

La main de l'empereur, tome 1,Olivier Gay

Editeur : Bragelonne
Collection : fantasy
Année de parution : 2016
Format : AWZ

A lire si :
- Vous aimez la fantasy un tantinet violente
- Vous aimez les héros torturés et légèrement naïf
- Vous voulez de la guerre

A ne pas lire si :
- Vous voulez quelque chose d'ultra long
- Vous n'aimez pas la violence

Présentation de l'éditeur 

Rekk n’a pas eu une enfance facile. Fils bâtard d’un gladiateur et d’une femme mariée, élevé par des prostituées, il est sauvé par son habileté à l’épée. Il se fait à son tour une place dans l’arène et en devient bientôt le champion. Mais Rekk doit poursuivre ailleurs un destin écrit en lettres de sang : l’Empereur en personne l’envoie rejoindre l’armée qui mène en son nom une guerre éprouvante contre les tribus koushites. En compagnie d’hommes démunis et amers, dans l’enfer de la jungle où le danger est partout, Rekk va devenir le bras armé de l’Empereur grâce à ses talents redoutables. Lorsque l’on suscite l’admiration autant que la crainte et la haine, savoir se battre ne suffit pas toujours, et la frontière est ténue entre le héros et le monstre. Qu’arrivera-t-il à Rekk quand sa légende lui échappera ? DANS LA MAIN D'UN EMPEREUR, LES MORTELS NE SONT QUE DES PIONS.

Mon avis

Bon, j'avoue, je n'avais pas la moindre idée de ce que j'allais lire si ce n'est ce que nous raconte la quatrième de couverture. Mais en même temps, un roman fantasy avec une couverture aussi belle ne pouvait pas me décevoir, n'est-ce pas ? Oui, j'en suis encore à penser que les belles couvertures font les bons livres. En même temps, il est rare que je sois déçue par un livre à belle couverture. Et cette main de l'empereur ne déroge pas à la règle.

Olivier Gay nous entraîne à la suite de Rekk, fils illégitime du gladiateur Shar-tan et de la femme d'un riche marchand, cela de la rencontre de ses parents à ses vingt-trois ans, moment où il semble être au plus haut de sa gloire (oui enfin, disons pour ce tome là, parce qu'il y a un second tome et même un second diptyque sur lui)(que de lectures en perspective donc :) ). L'auteur va rapidement donner le ton de son roman, il sera sanglant et sans pitié, un peu à l'image de son héros. Un héros qui va connaitre bien des choses très rapidement, en commençant par la trahison, la tristesse, le désespoir puis la haine. Autant le dire, l'auteur ne lui fait aucun cadeaux et si jamais il lui arrive de lui en faire un, il le reprend très rapidement. Oui, nous avons un auteur plutôt sadique avec ses personnages et c'est plutôt sympathique (je suis aussi une lectrice sadique qui apprécie quand les personnages sont ballottés en tout sens sans trop rien y comprendre). Mais revenons donc à Rekk, personnage principal de ce roman et principal intérêt de celui-ci.

Car oui, Rekk est bel et bien le principal intérêt du roman. Et cela pour plein de chose. Déjà parce que Rekk. Oui, je sais, mais comment dire, j'ai tout simplement adoré le personnage du début à la fin. Il faut dire que c'est aussi un personnage qui évolue pas mal, surtout niveaux sentiment. Rekk va commencer sa vie d'adulte en découvrant sa mère puis en la perdant et juste après en devant combattre son père dans l'arène et en le voyant mourir sous ses yeux. Ça a de quoi forger un homme et plus particulièrement une carapace. Malheureusement pour Rekk, la carapace va devoir rester en place pendant un long moment, allant jusqu'à lui faire oublier beaucoup de chose, dont une partie de son humanité. Il lui faudra l'aide de deux femmes importantes dans sa vie pour la retrouver, Dareen et Bishia. Parce qu'il faut bien dire que Rekk n'est pas le seul personnage intéressant à découvrir. Il y a les deux femmes, l'une est contrebandière, l'autre courtisane. Dareen est peut-être celle qui m'a le plus émue dans tout cela. Trop fière pour avouer ses sentiments, toujours à côté de Rekk quand il en a besoin. Elle est l'amie idéale pour lui et pourrait bien être plus s'il ouvrait les yeux. Pour Bishia, c'est un peu plus compliqué et j'attends de lire le tome deux pour mieux la cerner (parce que pour le moment, c'est pas jolie jolie). Autre personnage intéressant, c'est Bel Ier, l'empereur, la caution politique du roman. Un empereur comme je l'ai apprécié, capable d'utiliser tous les pions possible et inimaginable pour arriver à ses fins sans prendre en considération les dits pions. Un salaud comme je les aime, sans cœur ou presque et capable de tout.

Si les personnages sont bien écrits, l'histoire l'est tout autant. Sans trop en faire, on va découvrir une partie de l'enfance de Rekk (à peine quelques chapitres), son premier combat, les incidences de celui-ci et son départ de l'arène pour l'armée. Ça parait presque trop court et en même temps c'est juste la dose qu'il fallait pour ne pas alourdir le roman afin de se concentrer sur le Rekk adulte et la campagne de Koush. Une campagne qui se fait donc dans la violence (en même temps, c'est la guerre, pas un jardin d'enfant, tu me diras). Et là, Olivier Gay ne fait pas dans la dentelle. Bon, on le découvre rapidement que le livre est sanglant mais le sang n'est pas versé juste pour le plaisir des lecteurs. On découvre les rouages de la guerre et les complots derrières, son horreur (des deux côtés d'ailleurs) mais aussi les petits moment de grâce, voire de délicatesse. Et puis, parfois, ça vous tombe comme ça, on a l'impression de se retrouver dans un Gemmel version Drenaï. Et franchement, c'est vachement classe (parce que Gemmel est pour moi un maitre en la matière de guerre et de siège). 

Forcément, une histoire qui ne souffre que de peu de défaut (parfois un peu trop rapide peut-être), des personnages qu'on apprécie suivre et qui sont bien en nuance de gris, et me voilà réellement emballée par ce premier tome. Je dois bien dire que je suis des plus enthousiastes. Je découvre un auteur au style des plus plaisants avec une histoire fantasy comme je peux les apprécier (sans magie, avec des guerres, de la politique qui fait mal et des personnages géniaux). Et ça se ressent avec le temps de lecture, puisque j'ai avalé les pas tout à fait 400 pages en deux jours (alors que je traîne en ce moment sur la plupart de mes bouquins)(et que pour info, j'ai récupéré Link's Awakening sur la DS, ce qui a annoncé la fin de ma vie sociale et de toutes autres activités alors que commençais à peine le roman)(mais au moins, Rekk m'a permis de ne pas me coucher à toutes les heures durant le weekend). Bref, c'est un coup de cœur et ça faisait longtemps que ça n'était pas arrivée sur de la fantasy (pour rappel, le dernier, c'est l'année dernière avec les Illusions de Sav-Loar de Manon Fargetton, rien ne vaut la fantasy française)