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jeudi 9 février 2023

Gideon la Neuvième, Le tombeau scellé, tome 1, Tamzin Muir

 Ca fait un moment que je tourne autour de ce roman à la médiathèque. La dernière fois, il m'est passé sous le nez puisque la personne juste devant moi dans le rayon SFFF l'a prit devant mes yeux. J'ai fini par lui mettre la main dessus la semaine dernière, et je me suis empressée de le lire, donc.

Gideon la Neuvième, Le tombeau scellé, tome 1, Tamzin Muir

Editeur : Acte Sud
Collection : Exofiction
Année de parution : 2022
Titre en VO : The Locked Tomb, book 1: Gideon the Ninth
Année de parution en VO : 2019
Nombre de pages : 528

A lire si : 
- Vous voulez un roman de SF qui flirte un peu avec la fantasy
- Vous n'avez pas peur des morts et des fantomes
- Vous voulez une héroine qui sorte de l'ordinaire

A ne pas lire si 
- Vous voulez de l'ultra sanglant
- Vous voulez un style "classique"

Présentation de l'éditeur : 

Élevée par une flopée malveillante de nonnes sclérosées, de serviteurs antédiluviens et de squelettes, Gideon est fin prête à laisser derrière elle une vie de servitude et la perspective d'un au-delà sous forme de cadavre réanimé. Elle embarque donc son épée, ses bottes et ses revues pornos, et prépare son évasion. Mais son ennemie d'enfance ne lui rendra pas sa liberté avant un dernier service.
Harrowhark Nonagesimus, Respectable Fille de la Neuvième Maison et magicienne osséo surdouée répond en effet à l'appel de l'Empereur. Celui-ci a convié les héritiers et héritières de chacune de ses loyales Maisons à prendre part à un concours impitoyable mettant à l'épreuve leurs compétences et leur intelligence. Si Harrowhark réussit, elle deviendra une servante immortelle et tout-puissante de la Résurrection. Mais nulle nécromancienne ne saurait accéder au rang de Lycteure sans sa cavalière. Sans l'épée de Gideon, Harrow échouera et ce sera la fin de la Neuvième Maison. 

Mon avis

J'ai su que j'allais adoré ce roman dès le premier paragraphe. Mais vraiment. Le style m'a plut de suite et Gideon m'a parut fort sympathique dès le départ. Ca n'a pas manqué. Mais avouons, des nécromanciens qui se tirent la bourre pour devenir Lycteur (servant de l'Empreur), un univers sombre, plutôt SF mais qui par certains aspects flirtent parfois avec la fantasy (les épées, les quêtes), des mystères, une barraque qui fout la trouille etc... Qui aurait douter que j'aime ? 

Gideon Nav est serve dans la Neuvième Maison. Mais depuis sa plus tendre enfance, elle tente de s'enfuit, ayant pour rêve d'intégrer la cohorte. On la découvre au début du roman durant une de ses multiples tentatives d'évasion. Celle-ci est sur le point de réussir lorsqu'elle est arrêté par la Respectable Fille, Harrowhark Nonagesimus. Harrow met à terre Gidéon et l'embarque avec elle. Il faut dire qu'elle a une mission à accomplir et que, malgré son aversion pour Nav, elle a besoin d'elle. Les voilà donc parties, toutes les deux, pour la Maison de Canaan, ou elles rejoignent les huit autres maisons de l'Empire pour ce qui semble être un concours. Sauf que bien entendu, rien ne se passe comme prévue, surtout pour Gideon.

Comme je le dis, j'ai adoré le personnage de Gideon. C'est une guerrière, qui a tendance à penser soit avec ses muscles soit avec son vagin. Mais attention, elle n'ait pas que ça. Au début, Gideon, je l'ai un peu vu comme la petite brute du coin, la fille qui essaie de se rendre plus intéressante qu'elle ne l'est. Elle sait qu'elle peut dégommer la plupart des personnages qui se trouvent dans la neuvième maison, et elle le fait bien savoir. Mais, à côté de ça, c'est aussi (et surtout) une fille de dix-huit ans, pas toujours bien dans sa peau et qui ne sait pas toujours vraiment ce qu'elle veut. Bon, faut dire que face à Harrow, sa nécromancienne, c'est parfois compliqué. Harrow est froide, mystérieuse à souhait et intelligente. Surtout, elle a droit de vie ou de mort sur toute sa maison et, ça, elle le fait bien savoir. Les deux forment un duo assez détonnant, et qui pourtant fonctionne. La dynamique entre elle, et ça même quand elles sont séparées (ce qui arrivent quand même pas mal dans le roman) est juste géniale, idem pour la tension dans leurs échanges. Mais elles ne sont pas les seuls personnages que j'ai aimé. Si je ne me suis pas attachée à tous les couples nécro/cavaliers que l'on croise (certains plus ou moins d'ailleurs), je dois dire que la plupart m'ont vraiment bien plus, justement grâce aux dynamiques entre eux. Avec autant de personnages, ça aurait pu vite partir en cacahouète. Or, ils sont tous assez caractérisés pour ne pas les confondre (pas même les jumelles de la troisième).

Ensuite, il y a l'univers. Nous voilà dans un empire qui met à l'honneur la nécromancie. On ne fait que l'effleurer du doigts pour le moment (je suppose que dans les trois prochains tomes, on en verra plus), mais il y a eu une catastrophe et l'Empereur a ramené les maisons à la vie. Depuis, il mène une guerre (dont on apprend pas grand chose). Au moment où commence notre récit, il a besoin de nouveaux lycteurs, des saints en quelque sorte. C'est pour cela qu'on se retrouve dans la premier maison, la sienne, qu'il a abandonné depuis un long moment. Et là, on se trouve dans une sorte de vieux manoir avec des labo secrets en sous-sol, des serviteurs squelettes et trois prêtes antédiluviens. C'est sombre, poisseux, et pas franchement avenant. Vous me direz, ça va parfaitement à nos nécromanciens et à leur cavaliers. Perso, j'ai adoré parce que tout va ultra bien ensemble. Mieux encore, on passe carrément au dessus de l'aspect un peu morbide de la chose. C'est naturel, ça ne choque pas, ça fonctionne nickel. Ce premier aperçu de l'univers de Muir m'a foutu l'eau à la bouche et pas qu'un peu. 

En plus de ça, on a une intrigue qui, forcément, ne pouvait que me plaire. Parce qu'on se retrouve à devoir comprendre ce que peuvent être les épreuves du concours, tout en essayant de découvrir qui s'amuse à décimer les nécromanciens sur place. On résume donc, des épreuves que personne ou presque ne comprends vraiment, mais que tout le monde compte bien passé, des meurtres et une enquête, le tout emmêlé avec un certain brio. Pour tout vous dire, j'ai rapidement compris pour les épreuves, par contre, je suis tout autant tombé sur le cul que Gideon en découvrant ce qu'il se passe en réalité dans la maison de Canaan. Et pourtant, ça avait l'air plutôt logique en y repensant. 

Au final, j'ai adoré ce roman, mais vraiment. Tout m'a plus, de l'univers, à Gideon, en passant par ses lunettes de soleil ou encore les mécanismes mis en place. J'ai vraiment hâte de lire le second tome (qui sort cette année, et donc que je n'aurais probablement pas à la médiathèque de suite de suite). Il est peut-etre pas à mettre entre toutes les mains (il reste un peu gore et certains passages peuvent heurté), mais j'ai vraiment beaucoup kiffé.


lundi 4 décembre 2017

La Quête du Dragon, La Ballade de Pern, tome 2, Anne McCaffray

Je me suis replongée avec plaisir dans la Ballade de Pern la semaine dernière. C'est une saga que j'apprécie de plus en plus et j'espère vraiment que les autres tomes vont être aussi sympa. Mais passons à celui-ci, si tu le veux bien.

La Quête du Dragon, La Ballade de Pern, tome 2, Anne McCaffray

Editeur : Pocket
Collection : Science-Fantasy
Année de parution : 1989
Titre en VO : Dragonriders of Pern, book 02: Dragonquest
Année de parution en VO : 1971
Nombre de pages : 444

A lire si :
- Vous voulez une saga mais dont les tomes ne sont pas forcément des suites.
- Vous voulez de la SF et de la fantasy en même temps.
- Vous voulez des dragons

A ne pas lire si :
- Vous aimez les grandes et longues descriptions
- Vous n'aimez pas les têtes à claques

Présentation de l'éditeur : 

L'Étoile Rouge plane sur le ciel de Pern, les Fils mortels pleuvent périodiquement et les Chevaliers-Dragons affrontent le péril malgré les intrigues des Seigneurs et la malveillance des Anciens. Les chartes ne disent pas tout et les combattants opèrent à la limite de leurs forces. Pour relancer la guerre, il faudrait des armes nouvelles : les lézards de feu ? les larves ? la machine inconnue qui permettrait d'envahir l'Étoile Rouge ? F'nor cherche inlassablement. Il trouvera l'amour de la jolie Brekke, un amour qui n'a d'égal que celui qu'elle porte à Wirenth, sa reine-dragon ; un amour plus fort que la mort, la nuit de la folie et le vide interplanétaire. Un tel sentiment peut-il sauver ceux qui l'éprouvent ? Peut-il aider leur cause dans la situation critique où elle est tombée ?

Mon avis

La Quête du Dragon est donc le second tome de la Ballade de Pern par ordre de parution. Il fait directement suite au premier tome, le Vol du Dragon. On retrouve donc Lessa, F'lar et le reste de Pern quelques sept révolutions plus tard. Les Fils tombent toujours et les dragons les combattent, aider par les machines retrouvées grâce aux anciens Weyrs. Mais finalement ,sept révolutions plus tard, la situation n'est pas meilleure qu'au moment des premières chutes où Benden était le seul Weyr de Pern. Les Anciens Weyr, ramené par Lessa de quatre cent révolutions en arrière, ne se font pas aux nouvelles traditions et coutumes pernaises. Entre eux et les forts et les ateliers, rien ne va. F'lard a bien du mal à mettre tout le monde d'accord, surtout que lui aussi est plutôt mal vu finalement des Anciens. Pour ne rien arranger, les Chutes deviennent incohérentes, mettant encore plus à mal la confiance des seigneurs envers les Chevaliers-Dragons. 

Si le Vol du Dragon était une fort sympathique introduction au monde de Pern, la Quête du Dragon semble, lui, réellement commencer l'histoire. Nous connaissons la plupart des personnages, les enjeux pour eux, il est temps de s'y mettre pour de bon. Et c'est ce que McCaffrey fait en un peu plus de 400 pages. D'ailleurs, autant le dire, comme ici elle ne se concentre plus seulement sur Lessa et F'lar mais sur plusieurs personnages et du coup histoire, j'aurais voulu que le tome fasse au moins le double de ce qu'il fait. Nous suivons plus particulièrement F'nor, qui après avoir été blessé, se rend au Weyr Méridional pour sa convalescence. Je dois bien dire que j'aime beaucoup beaucoup F'nor et du coup, j'étais ravie qu'il fasse plus que de la figuration.  D'autres personnages prennent aussi leur importance, comme Brekke et sa reine Wirenth ou encore la détestable Kylara (l'aurais bien tué celle-là tiens). Il en va de même pour le Maitre Harpiste, toujours là lorsque le vin coule ou pour remettre en place les idées à tout le monde.

Si j'ai adoré voir des personnages mis en avant, j'ai aussi beaucoup aimé l'histoire en elle-même. Bien sûr, elle reste plutôt gentille. Il ne va pas y avoir de gros moments de violence (bien qu'on en trouve un ou deux, dont une bataille de dragons qui m'a bien mis les nerfs en pelote). On reste sur le combat contre les Fils, un combat qui ne se fera pas sans mal. J'aime voir comment les chevaliers-dragons se servent de ce qu'ils découvrent de leurs ancêtres pour combattre les fils, voir comment ils arrivent aussi à se défaire de certaines traditions pour réussir à maintenir une certaine cohésion entre eux et les Forts. Il est aussi appréciable de voir les changements de mentalité au fur et à mesure de l'avancé du roman. On se retrouve tout de même avec un F'nor bien combatif sur ce point-là (l'amour ferait faire n'importe quoi, je vous jure) et un F'lar bataillant tout autant avec les anciens. Je trouve vraiment qu'Anne McCaffray arrive particulièrement bien à rendre vivante toute son histoire, à lui donner une dimension à la fois épique et en même plus terre à terre. 

Au final, j'ai donc beaucoup aimé ma lecture de ce second tome de la Ballade de Pern. La saga est vraiment passionnante sur bien des aspects et j'ai hâte de continuer à la lire. J'ai surtout hâte de m'éloigner un peu du cycle principal pour découvrir un peu plus les divers aspects de la planète, surtout que cette Quête du Dragon nous en donne un petit aperçu des plus agréables. 


lundi 9 octobre 2017

World War Z, Max Brooks

J'ai vaincu ! J'ai enfin lu en entier World War Z. Et autant dire que je suis contente de l'avoir lu, presque cinq ans après l'avoir abandonner. Et alors, qu'est-ce que ça donne ?

World War Z, Max Brooks

Editeur : Le livre de poche
Collection : /
Année de parution : 2010
Titre en VO : World War Z
Année de parution en VO : 2006
Nombre de pages : 535

A lire si : 
- Vous aimez les romans style témoignages
- Vous aimez voir comment peut se mettre en place une guerre

A ne pas lire si : 
- Vous voulez beaucoup de zombie

Présentation de l'éditeur : 

La guerre des Zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l'ensemble de l'humanité. L'auteur, en mission pour l'ONU - ou ce qu'il en reste - et poussé par l'urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d'âmes jusqu'aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Il a recueilli les paroles d'hommes, de femmes, parfois d'enfants, ayant dû faire face à l'horreur ultime. Jamais auparavant nous n'avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l'existence - de la survivance - humaine au cours de ces années maudites. Depuis le désormais tristement célèbre village de Nouveau-Dachang, en Chine, là où l'épidémie a débuté avec un patient zéro de douze ans, jusqu'aux forêts du Nord dans lesquelles - à quel prix ! - nombre d'entre nous ont trouvé refuge, en passant par les Etats-Unis d'Afrique du Sud où a été élaboré l'odieux plan Redecker qui finirait pourtant par sauver l'humanité, cette chronique des années de guerre reflète sans faux-semblants la réalité de l'épidémie. Prendre connaissance de ces comptes-rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l'effort en vaut la peine, car rien ne dit que la Ze Guerre mondiale sera la dernière. 

Mon avis

Je ne vais pas faire une redite de mon article de 2012 que vous pouvez trouver ici. Déjà parce qu'à l'époque je n'avais pas fini le livre, et puis parce que j'ai un peu changé. déjà en 2012 j'avais du mal avec les histoires de zombies. Oui, j'ai bien changé depuis le temps et surtout après ma rencontre avec les zombies de Stephane Desienne (pour ne citer qu'eux). Ensuite, prenant le temps de reprendre depuis le début, quelques points de ma réflexion ont changé. Je laisse tout de même sur le blog le premier article.

Bref, allons-y. 

World War Z est une sorte de recueil de témoignages fait bien après la fin de la Ze Guerre Mondial, une guerre qui va voir s'affronter l'humanité contre les morts-vivants. Forcément, la donne n'a rien d'équilibrer de base. Le journaliste a qui nous devons ces récits va essayer de ne pas oublier un seul point de cette guerre, commençant les témoignages par "l'invasion" pour finir par la fin de la guerre. Il va pour cela interviewer aussi bien des militaires, des civils ou des grands de ce monde afin de donner aux générations futures les clefs de ce conflit.

Max Brooks s'attaque à un gros morceau avec ce World War Z surtout en ce qui concerne les personnages. Si le journaliste n'est que peu présent, les protagonistes sont nombreux. Or, premier écueil de la part de l'auteur, il n'arrive pas toujours à donner une voix propre à ceux-ci. Et là où cela pose vraiment problème c'est que du coup, je n'ai presque jamais eu l'impression de changer de point de vue. C'est assez dommage parce que cette pluralité des personnages était plus que bien trouvé et apporte un vrai plus à tout cela. Le lecteur est confronté à plusieurs point de vus de la guerre et c'est toujours quelque chose de sympathique à lire (qui était pour telle attaque, telle arme, qui était contre, comment, pourquoi et j'en passe). Second écueil du coup qui découle aussi des divers point de vue, pourquoi alors qu'il s'agit d'une guerre mondiale, nous n'avons quasiment que le point de vue des américains ? Bon d'accord, il y a quelques chinois, quelques russes, des japonais aussi et pis c'est un peu tout. Et les autres ? On les évoque à peine, dans une phrase ou deux. Je trouve ça tellement dommage (et pas juste parce que les Français sont pas vraiment évoqués)(je mentirais, un chapitre pour eux). Malgré ses problèmes sur les diverses voix, je trouve tout de même l'idée plus que sympathique, comme j'ai déjà pu le dire. En fait, je me rends compte que j'apprécie plutôt ce genre de récit, où nous ne savons pas forcément tout (la Z guerre aura duré un long moment) mais où l'essentiel peut être là avec les bons et les mauvais côtés. 

Malheureusement pour moi, ce ne furent pas les seuls écueils à ma lecture. Trop habituée à lire du zombies pulp, je suis restée sur ma faim par rapport aux morts-vivants. Qu'on ne sache pas comment ils ont été crée, passe, on le sait rarement en fait. Par contre qu'on ne les voit que peu alors qu'ils sont l'ennemis... Oui je sais, le livre est là pour raconter la survie de l'espèce humaine, mais j'aurais bien voulu voir un peu plus de zombies et de moment un peu gore. Nous n'avons que des comptes rendus de bataille, pas grand chose de plus. Et pour tout vous dire, je pense que c'est cela qui m'a tant fait peiné à lire World War Z, le manque évident de zombies. Même si j'adore voir la politique se mêler aux romans, dans un livre de zombies, j'apprécie aussi voir des zombies (et des fanatiques, ça manque grave de fanatiques aussi).

Au final, j'ai tout de même réussi, avec presque un mois entier de lecture (entrecoupé deux fois, l'une par le Bourbon Kid, l'autre par La Lune nous appartient), à finir ce roman. Voilà, c'est fait. Et si j'ai parfois aimé certains passages, je suis trop souvent restée sur ma fin. Un livre intéressant, mais peut-être trop long (plus de 500 pages quand même, perso, j'en aurais enlever plus d'une centaine) et trop sage. 

dimanche 10 septembre 2017

L'Epée Enchantée, La Romance de Ténébreuse, Marion Zimmer Bradley

Récemment, j'ai récupéré quelques tomes solo de la Romance de Ténébreuse. Adieu donc pour le moment les intégrales (ma bibliothèque n'est pas vraiment contente..., nous n'aimons pas quand je dépareilles les collections...). Je continue tout de même dans l'ordre des dites intégrales, histoire de ne pas trop me perdre.

L'Epée Enchantée, La Romance de Ténébreuse, Marion Zimmer Bradley

Editeur : Pocket
Collection : Science-fantasy
Année de parution : 1988
Titre en Vo :Darkover, Against the Terrans : The First Age, book 2 : The Spell Sword
Année de parution en VO : 1974
Nombre de pages : 217

A lire si :
- Vous voulez continuez la romance de Ténébreuse
- Vous aimez le mélange Sf/Fantasy

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les demoiselles en détresse
- Vous voulez des héroïnes

Présentation de l'éditeur :

Andrew Carr rêvait de trouver un monde où quelqu'un l'attendrait. C'est sur Ténébreuse qu'il entend l'appel, qu'il voit l'image de cette fille aux cheveux de feu : Callista. Elle-même est enfermée dans un lieu obscur. Où ? Elle n'en sait rien. Elle a lancé l'appel, et c'est Andrew qui l'a reçu. Leurs esprits s'unissent dans un déferlement d'intime tendresse. Alors il part en quête de la prisonnière -infiniment lointaine, infiniment proche de lui. Un jour, il retrouve ses parents : ils la cherchent à tous les niveaux de réalité, impuissants à rentrer en contact avec son esprit malgré leurs pouvoirs psi. Surpris qu'un Terrien ait reçu son appel ; ils choisissent de lui faire confiance. Ensemble, ils affronteront l'invasion des cruels hommes-chats, experts à lacérer les âmes. Mais qui trouvera l'abîme où est plongée Callista la très belle ?

Mon avis

L'épée Enchantée fait partie de ce qu'en France on a nommé l'Age de Damon Ridenow. Plus largement, comme l'intégrale trois, il fait partie de la Redécouverte. Les divers tomes de cet âge de Damon Ridenow semble se passer presque en même temps que les tomes des Renonçantes de la troisième intégrale. Voilà pour la situation temporelle de l'Epée Enchantée. Une situation qui n'est pas du tout pour l'aider, surtout en suivant l'ordre des intégrales. Je vais vous expliquer ça plus tard.

Andrew Carr est un terrien qui, suite à une entrevue avec une voyante Ténébrane, décide de rester sur la planète. Il fait partie d'une expédition cartographie lorsque son avion s'écrase. Seul survivant, blessé, il ne va pas tarder à suivre les autres membres dans les enfers de Zandru.  C'était du moins sans compter la présence d'une jeune femme fantomatique qui va le conduire jusqu'à Armida. Entre temps, nous suivons aussi Damon Ridenow, appelle par sa parente Ellemir à la rescousse après l'enlever de la jumelle de celle-ci, Callista. C'est donc le sauvetage de Callista que relate l'Epée Enchantée.

Un sauvetage qui ne m'a absolument pas enthousiasmé. Déjà parce qu'après le cycle des Renonçantes, je trouve ce tome-là particulièrement peu tourné vers les personnages féminins. Les hommes prennent une place particulièrement importante et voilà les deux jumelles reléguées à des rôles bien secondaire. Tout l'inverse en fait des Renonçantes. Je me demande ce qui fait cette différence ? Le fait que l'Epée Enchantée est été écrit avant les Renonçantes ? Je suppose que cela peut être un élément de réponse. Il n'empêche, que trop habituée à voir les femmes ne pas se laisser faire, Ellemir et Callista m'ont paru bien fades.

Elles n'ont d'ailleurs pas été les seules à être fades pour moi. Et c'est bien là le plus gros problème de ce premier tome de l'Âge de Damon Ridenow, aucun personnage n'a trouvé grâce à mes yeux. Mais vraiment aucun. Andrew aurait pu être sympa jusqu'à ce qu'il devienne crétin en découvrant qu'il a eu le coup de foudre pour Callista, Damon est lâche qui ne fait pas grand chose et il n'est intéressant qu'au moment où son esprit est occupé par son futur beau-père, Dom Esteban. Les filles sont effacées, ne servent pas à grand chose, Dom Esteban est le stéréotype du barbare guerrier. Bref, rien ne m'a plu. Et c'est bien la première fois que cela m'arrive avec un Zimmer Bradley.

Quant à l'histoire, ben, là aussi, j'ai connu bien mieux. Vraiment. C'est dommage parce qu'elle avait un fort potentiel cette histoire, surtout concernant l'apparition de pouvoirs psychique chez Andrew. Mais non, je n'ai pas réussi à m'y intéresser et cela à cause des personnages. Ils sont réellement le point faible de ce roman pour moi (et ils seront aussi dans le tome suivant... je crains le pire du coup).

Au final, pour moi, ce tome-là de Ténébreuse est le premier que je n'ai pas du tout apprécié. Je l'ai lu parce qu'il est court et que ça m'embête quand même un peu de rater un des tomes de la série. Surtout qu'il semble avoir une petite importance tout de même pour la suite. Mais voilà, il n'est pas du tout passé avec moi. J'espère que la suite sera bien mieux.


dimanche 3 septembre 2017

Le Vol du Dragon, La Ballade de Pern, Tome 1, Anne McCaffrey

Je me lance enfin dans la Ballade de Pern, une saga qui je voulais depuis très longtemps. Il me semble que j'en ai entendu parlé en même temps que la Romance de Ténébreuse, lorsque j'avais une quinzaine d'année, peut-être moins. Il était plus que temps que je commence !

Le Vol du Dragon, La Ballade de Pern, Tome 1, Anne McCaffrey

Editeur : Pocket
Collection: Science-fantasy
Année de parution : 1989
Titre en VO :Dragonriders of Pern, book 01: Dragonflight
Année de parution en VO : 1968
Nombre de pages: 310

A lire si :
- Vous voulez une saga mais dont les tomes ne sont pas forcément des suites.
- Vous voulez de la SF et de la fantasy en même temps.
- Vous voulez des dragons

A ne pas lire si :
- Vous aimez les grandes et longues descriptions
- Vous n'aimez pas les têtes à claques

Présentation de l'éditeur :

Tout est calme en tous lieux sur la planète Pern.Les terrifiantes incursions des Fils argentés ont cessé depuis des temps immémoriaux. Les habitants ne savent plus pourquoi ils vivent dans des grottes et versent la dîme aux chevaliers-dragons. On ne croit plus les mythes relatifs à leurs folles chevauchées sur les grands dragons télépathes et à leur lutte d'éclat contre les redoutables Fils, qui anéantissaient toute vie organique. Les dragons deviennent rares dans le ciel de Pern.Mais le chevalier F'lar, maître du dragon Mnementh, se remet à étudier les vieilles légendes. L'Etoile Rouge se rapproche. Bientôt les Fils se remettront à tomber. Sur Pern il faut organiser la défense, et pour commencer rendre à la race des dragons son antique fécondité. Une nouvelle Reine va naître. Il faut une fille énergique pour la chevaucher. Où trouver celle en qui survit le don ancestral ?

Mon avis

Comme l'autre grande saga de Science Fantasy écrite par une femme, j'ai nommée la Romance de Ténébreuse connue de ceux qui viennent par ici (et dont je reparlerais bientôt puisque je me plonge à nouveau dans l'univers de Zimmer Bradley), La Ballade de Pern mêle sans vergogne SF et Fantasy. Et comme Ténébreuse, l'ordre de lecture peut être différent. J'en parle dès maintenant. Pour Ténébreuse, j'ai choisi l'ordre de l'histoire (et plus particulièrement celui des intégrales à la base). Pour Pern, et suivant les conseils de lecture de Vert et donc de suivre l'ordre de parution des tomes. Il parait que c'est mieux pour une première lecture et de toute façon, ayant récupérer pas mal de livres de Pern anciens (pas les intégrales donc, que j'achèterais pourtant surement pour compléter les livres que je n'ai pas...), je peux me permettre de les lire comme j'en ai envie. Bref, cela étant dit, je vais m'arrêter de comparer deux minutes Ténébreuse à Pern et à parler d'ordre de lecture pour entrer dans le vif du sujet, ce premier tome de la Ballade de Pern.

Ce premier tome nous entraine directement sur Pern, planète ressemblant à notre Terre mais dont les ressources sont bien moindres. Pern est un monde à l'aspect très médiéval, pastoral aussi. Ici, peu de technologie. Rapidement, le lecteur apprend que Pern est régulièrement menacé par la Chute des Fils, venant d'un planétoïde passant dans son orbite toutes les deux cents révolutions environs. Mais voilà, au moment où notre histoire commence, cela fait quatre cent révolution que la Chute n'a pas eu lieu. Depuis tout ce temps, beaucoup ont fini par croire que cela n'arriverait plus...

Ainsi dans les Forts, on ne fait plus attention aux vieilles traditions, on oublie volontairement la dîme envers les Chevaliers-Dragons, seuls à pouvoir contrer les Fils. D'ailleurs, sur six Weyrs (bastion où se vivent les Chevaliers-Dragons et leurs Dragons), il n'en existe plus qu'un. Or sa reine dragon vient de mourrir. Commence alors la Quête pour trouver la future Dame du Weyr qui sera associé à la nouvelle reine encore à naitre. Commence alors pour nous l'histoire de la Ballade de Pern.

Le Vol du Dragon est un tome d'introduction. Autant au monde de Pern lui-même qu'à l'un des plus importants cycles dans le cycle. Et je trouve qu'il est très bien pour se mettre en bouche. Est-ce parce que justement il a été le premier tome écrit par McCaffrey ? C'est plus que probable. Je me demande d'ailleurs comment les auteurs de ce genre de cycle où les tomes semblent ne pas réellement se suivre dans le temps font pour imaginer tout cela. Mais bref, passons à la suite.

Tout commence avec l'apparition dans le ciel de Ruatha de l'Etoile Rouge, annonciatrice du retour des Fils. Mais personne, si ce n'est la jeune Lessa, n'y prend garde. En même temps, commence pour le Weyr de Benden la Quête qui lui permettra de trouver sa nouvelle Dame du Weyr. Nous voilà donc à faire la connaissance de Lessa, héritière de Ruatha dont le Fort familial a été attaqué il y a une dizaine de révolution et dont toute la famille fut décimée, et de F'Lar, chevalier-dragon, seul à croire au retour de la Chute des Fils. Les deux seront le fils conducteur du Vol du Dragon. 

Anne McCaffrey commence sa Ballade de manière finalement assez classique côté fantasy. On trouve d'ailleurs peu de SF dans ce tome-ci, je pense que la dénomination de Science Fantasy est venu par la suite (j'en reviens à Ténébreuse qui dès le premier roman (projet Jason, pas encore lu) pouvait être classée comme telle). Une jeune femme qui se retrouve être élue sans le vouloir, un chevalier... Tout cela aurait pu être très mais alors très stéréotypé. Or, ce n'est pas le cas. Rapidement les enjeux dépassent largement ce qui aurait presque pu faire un conte de fée. Car le danger est bien présent. Et si on ne trouve pas de "vrais" méchant (si ce n'est les fils), l'histoire est remplie de tensions. De plus, l'autrice ne rendre pas dans les détails insignifiants. Elle va droit ) son but, parfois de manière un peu trop abrupte. Ce qui fait que malgré la densité de ce qu'il se passe, le livre en lui-même ne fait que 310 pages, chose qu'on aurait du mal à trouver de nos jours. Pour ma part, j'apprécie grandement cela. Des romans courts mais efficaces.

Efficaces, effectivement, mais pas sans défaut par contre. Le premier pour moi ce sont les personnages. Si Lessa et F'Lar sont fort sympathiques à suivre, ils sont peut-être les seuls à l'être. McCaffrey ne s'attardent pas vraiment sur les autres et réussit presque à les rendre tous semblables. Heureusement le caractère de son couple principal gomme ce défaut-là (faut pouvoir se les faire les deux...). Autre chose, le coté parfois un peu trop je m'attarde sur un truc qui semble ne pas du tout avoir d'importance et je passe en deux lignes même pas sur quelque chose qui en a réellement. Disons que parfois, l'autrice va bien trop vite pour moi. Je lui trouve aussi parfois des accents un peu trop "adolescent". Disons que la saga peut être lu par les plus jeunes mais que certains passages sont décidément sombre et bien plus adultes (l'accouplement des dragons par exemple... et ce qu'il en découle côté humain). 

Mais autant le dire, ce ne sont pas ces petits défauts qui m'ont empêcher d'adorer cette lecture. Parce que vraiment, l'univers de Pern, cette première vision de cet univers, m'a beaucoup plu. Je ne sais pas si c'est le côté médiéval, les dragons, Lessa et F'Lar ou alors le côté un peu trop utopiste du livre (tout le monde s'entraide sans se poser de questions, c'est assez rare dans un roman, voire même dans la vie), mais je veux vraiment en découvrir plus sur Pern. A tel point que j'ai failli enchainé direct avec la suite, La Quête du Dragon (finalement, j'ai préféré attendre un peu et me relancer dans Ténébreuse...).

En conclusion, voilà un début de cycle plaisant qui donne envie de lire la suite. J'ai adoré l'univers de Pern, son système, sa mythologie que nous ne faisons qu'effleurer pour l'instant, ses dragons et les personnages qui peuplent ce premier livre. J'ai hâte de voir où tout cela va me mener et de connaitre ce qu'il a pu se passer avant et après ce tome-là.