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lundi 16 juin 2014

Liavek, Megan Lindholm, Steven Brust, Gregory Frost

J'essaie de faire rentrer Megan Lidholm dans ma bibliothèque depuis quelques temps. J'avoue qu'autant je suis fan de Robin Hobb, autant je connais très mal ce qu'elle a pu écrire avant l'AR. Bref, je fais en sorte de combler cette lagune et ce livre m'y aide un peu

Liavek, Megan Lindholm, Steven Brust, Gregory Frost

Editeur : ActuSf
Collection ; Perles d'épices
Année de parution : 2014
Nombres de pages : 288

A lire si :
- Vous voulez un recueil de nouvelles qui se suivent
- Vous voulez de la magie
- Vous voulez des personnages que l'ont retrouve d'une nouvelle à l'autre

A ne pas lire si :
- Vous voulez du Robin Hobb
- Vous voulez des nouvelles dans le même univers mais qui ne se suivent pas.

Présentation de l'éditeur

Dans la majestueuse cité portuaire de Liavek, les habitants reçoivent une dose de « chance » chaque année, le jour de leur anniversaire. La plupart des gens ne peuvent utiliser ce pouvoir, seuls les sorciers ont appris à le manipuler, souvent à leur propre profit. Kaloo, une jeune orpheline, sent qu’elle pourrait apprivoiser et développer sa « chance », mais comment faire alors qu’elle ignore sa date de naissance ? Taraudée par cette question, elle consulte un mage pour tenter de lever le voile sur ses origines. Commence pour elle une quête initiatique qui l’emmènera sur des sentiers dangereux.Certains mystères devraient rester dans l’ombre...

Mon avis

Avant de parler du livre lui-même, j'aimerais bien parler de Liavek en général. Ce que je vais écrire, je l'ai découvert dans le livre en question. Liavek est un univers crée dans les années 1985 et qui a connu cinq anthologie mêlant les nouvelles de plusieurs auteurs américains dont Alan Moore, Megan Lindholm, Gene Wolf et bien d'autres (dont je ne connais pas même la moitié, je dois bien l'avouer). Tous ont utilisé comme engrais la ville de Liavek pour la faire vivre et les personnages qui apparaissent dans le recueil d'ActuSF ont été repris par d'autres de nombreuses fois. Je dois bien dire que c'est une chose que j'aime beaucoup, ces univers reprit à plusieurs. Je trouve dommage par contre qu'on n'en voit pas plus que cela de nos jours et que les anthologies de Liavek n'aient pas été traduites en français.

Passons à présent au présent livre. Liavek se compose de six nouvelles, deux de Steven Brust, deux de Megan Lindholm, une des deux ci-nommés et une dernière des deux premiers et de Gregoy Frost. Leur point commun est que toutes ensembles, elles nous content l'histoire de Kaloo, une jeune fille orpheline et du Conte Dashif, un noble à la solde du Régent de Liavek. Mises bout à bout, nous suivons donc les deux personnages pour avoir au final une véritable histoire.

Les premières nouvelles sont les nouvelles individuelles. Ne connaissant absolument pas le travail de Steven Brust, j'ai été plutôt contente de le découvrir. J'ai beaucoup aimé son écriture et la façon dont il mène ses deux nouvelles. Concernant Megan Lindholm, j'ai retrouvé ce que j'aimais chez elle ainsi que les thèmes qu'elle aborde régulièrement (la famille, la magie...). J'ai aussi trouvé un début de Robin Hobb (elle ne prendra ce pseudo que dix ans plus tard pourtant) dans la manière d'écrire, un peu différente de ce que j'ai pu lire dans Héritages ou le Peuple des Rennes, un peu plus Hobb finalement. Mais cela est assez minime et me conforte dans l'idée que Hobb et Lindholm sont deux personnalités bien différentes de l'auteure. Les deux dernières nouvelles sont écrites à plusieurs mains (l'une à quatre, l'autre à six). Je dois bien avouer que les styles des auteurs se mélangent parfaitement sans toutefois réellement s'englober. Je veux dire par là que l'on reconnait tout de même ce qui est écrit par Lindholm ou par Brust. Le mélange fonctionne du coup à merveille, offrant, surtout pour la toute dernière nouvelle du recueil, un véritable spectacle.

Mais je dois bien avouer que ce que j'ai le plus apprécié fut de voir comment chaque auteur s'est approprié les personnages tout en gardant leur nature première. Je ne sais pas si c'est Brust qui créa le comte Dashif, mais il semble bien que Kaloo soit une création de Lindholm (du moins, elle ressemble pas mal à beaucoup de ses personnages). Il n'empêche que d'un auteur à l'autre, on retrouve quasi exactement le même personnage, avec ses défauts et qualités, son physique et ses idées. Du coup, ce n'est plus le personnage de tel auteur ou celui d'un autre. Chacun va apporter sa touche, et faire ainsi grandir le personnage. L'alchimie entre les trois auteurs est donc parfaite et nous offre une histoire qui ne souffre que de peu d'erreur de chronologie ou de caractère.

Au final, j'ai beaucoup aimé suivre l'histoire de la jeune Kaloo, partie à la recherche de sa date de naissance mais surtout d'elle-même et du comte Dashif, qui au final, part aussi à la recherche de lui-même et du pardon. Les six nouvelles forment un roman plaisant, emplie de magie dans un univers bien foutu. Le tout forme un ensemble agréable à lire (même si peut-être un peu court du coup) qui donne envie d'en connaitre bien plus sur le monde de Liavek.

mercredi 20 novembre 2013

L'Héritage et autres nouvelles, Megan Lindholm/Robin Hobb

L'auteure de ce recueil est un auteur que j'apprécie beaucoup, surtout sous sa seconde identité. Du coup, j'avais bien envie de voir ce que pouvait donner les textes de ces deux "elles" dans un même ouvrage.

L'Héritage et autres nouvelles, Megan Lindholm/Robin Hobb

Editeur : J'ai lu
Collection : /
Année de parution 2013
Titre en Vo : The Inheritance & Others Stories 
Année de parution en Vo : 2011
Nombre de pages : 347

A lire si : 
- Vous aimez les nouvelles
- Vous voulez découvrir l'une ou l'autre des facettes de l'auteure, voire les deux

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les nouvelles
- Vous ne voulez que de la fantasy

Présentation de l'éditeur

Dans l’une de ces nouvelles, de riches Terrilvilliennes côtoient des vampires, des musiciens extraterrestres, des mendiants et des chats. Dans une autre, une femme, écrivain en herbe, gagne chichement sa vie dans une librairie et s’ennuie. Un jour, un homme entre dans le magasin et va bouleverser son existence. Son nom ? Merlin..

Mon avis

Je connais les deux facettes de l'auteure pour avoir lu le Peuple des Rennes de Lindholm et quasiment tout Hobb (sauf la fin du Soldat Chaman et La cité des Anciens que je garde pour dans quelques temps). Du coup, je savais à peu près à quoi m'attendre dans les nouvelles, à voir les différences entre les deux pseudos. Dans l'introduction du recueil, l'auteure nous explique pourquoi elle a deux pseudos, que chacune de ses facettes est très différentes. Et effectivement, c'est le cas. Le recueil est donc partagé en deux, la première partie étant pour les nouvelles de Lindholm, la seconde pour celle de Hobb. Bien que Lindholm a plus de nouvelles (7 pour elle, 2 pour Hobb), les deux prennent autant de place dans le livre. Il faut dire que Hobb a tendance à s'étaler, comme nous le dit l'auteure dans son intro. 

Je commencerais par le point commun à toutes les nouvelles, la petite introduction. L'auteure nous explique un peu comment lui est venu l'idée, ce qui la poussait à écrire la nouvelle. C'est toujours une partie que j'apprécie beaucoup, puisqu'elle en apprend un peu plus sur l'auteur mais aussi sur sa façon de faire. Forcément, c'est l'apprenti écrivain que je suis qui parle là. Il n'empêche que pour moi, c'est toujours très interessant.

Au lieu de parler de chaque nouvelle comme je le fais souvent, je vais parler des deux auteures.

Les nouvelles de Lindholm sont beaucoup plus fantastiques ou SF que fantasy. Il faut dire qu'à cette époque là, elle n'écrivait pas vraiment de fantasy. Les nouvelles sont souvent courtes, plutôt bien écrite et correspondant toute à un thème bien défini. Mais, même si j'ai aimé les lires, j'ai trouvé qu'il leur manquait souvent quelque chose, un peu plus de longueur, une "vraie" fin. Lindholm écrit bien, sur beaucoup de thème (la famille, la solitude, les différences raciales, la magie dans le monde) mais pour moi, elle se perd régulièrement. De plus, nous trouvons quelques maladresses dans le style (que l'on trouve beaucoup moins chez Hobb). J'ai tendance à mettre cela sur le fait que l'auteure était plus jeune, se cherchait un peu plus aussi.

Au niveau de Hobb, je le dis de suite, le point négatif que j'aurais à émettre, et encore, c'est l'univers des nouvelles. J'aurais espérer des nouvelles n'entrant pas dans le cycle des Anciens (comprendre par là l'Assassin Royal, les Aventuriers de la mer et la citée des Anciens). Je voulais voir autre chose d'elle. Or ce n'est pas le cas. La première nouvelle se passe à Terilville (les Aventuriers), la seconde dans les six-duchés (l'Assassin Royal). Mais cela ne m'a pas tant dérangé que cela, puisque finalement, j'étais tout de même contente de retrouver ces lieux que j'ai tant aimé. Par rapport aux nouvelles de Lindholm, j'ai trouvé celles-ci plus développé (et pas parce qu'elle sont plus longues), plus aboutis. Est-ce parce que Hobb connait très bien son univers et les valeurs qu'elle lui donne, plus que lorsqu'elle écrit des nouvelles en tant que Lindholm ? Je ne sais pas trop.

Au final, j'ai donc beaucoup aimé ce recueil qui apporte un éclaircissement sur les deux personnalités de l'auteure. Je connaissais très bien Hobb, voilà que je connais mieux Lindohlm (et que j’achèterais bien un ou deux de ses romans). Voir les deux faces m'a plut, pour la découverte que cela donne mais aussi pour se rendre vraiment compte de ce que l'auteure est. De plus, les nouvelles sont toutes plutôt bonnes et intéressantes à lire, ce qui ne gâche rien aux recueil.