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vendredi 19 juin 2015

Le Lion à la Langue Fourchue, Les Chroniques des Siwès, tome 2, Syven

Ce roman est mon cadeau d'anniversaire de moi à moi. Qui est arrivé avec trois mois de retard. Mais je n'en veux ni aux Editions du Riez, ni à l'auteure, parce que ces trois mois ont permis d'avoir un roman juste fabuleux. Et puis, c'est bien aussi de recevoir des cadeaux trois mois après !

Le Lion à la Langue Fourchue, Les Chroniques des Siwès, tome 2, Syven

Editeur : Editions du Riez
Collection : Brumes étranges
Année de parution : 2015
Nombre de pages : 550 (pas assez quoi...)


A lire si  :
- Vous aimez les gros monstres
- Vous aimez les personnages qui n'ont pas froid aux yeux
- Vous voulez une vraie relation entre les humains et les animaux 

A ne pas lire si :
- Franchement, faut le lire, un point c'est tout.

Présentation de l'éditeur :

Plusieurs lunes se sont écoulées…
Siwès, encore affaiblie, entend de nouveau les Cloches du Sitob.
L’armée du Lion à la Langue Fourchue s’est emparée de Guélléath la maudite et Baxian est tombé sous la coupe du général Dessévaré, son père. L’empereur Ralliendé projette de donner l’estocade finale au Cinquième Cercle. Aux marjaks s’ajoutent des dogues de guerre, tout aussi vicieux, et les nécromants sont plus déterminés que jamais.
Alors que ses forces lui font défaut, que le temps lui manque et que chaque rêve lui coûte toujours plus, Siwès parviendra-t-elle à renverser le cours de la guerre ? Définitivement ?
Elle le doit, car sans cela, Tadjal est perdu.

Mon avis

Je crois que je ne vais étonner personne en disant que le Lion à la Langue Fourchue est un coup de coeur. Oui, je sais, je ne fais pas dans le suspens là, surtout quand on sait à quel point j'aime les écrits de Syven, que se soit en écrits "adultes" avec Au sortir de l'Ombre ou le tome 1 des Chroniques de Siwès ou en plus "YA" avec les sagas Subliminales. 

Par où commencer ? Je ne ferais pas de petit résumé, je trouve que la quatrième de couverture le fait très bien, tout en gardant le mystère. On reprend presque où l'on s'était arrêté à la fin de la Guerrière Fantôme. Oui, presque, parce que tout de même, du temps à passer. Assez pour que le Lluhan semble être en mesure de gagner la guerre, assez pour que Tadjal soit fait prisonnier, assez pour que Baxian soit à présent aux ordres de son père, le général Dessévaré. Assez pour que Siwès reprenne un peu de force mais sans toutefois pouvoir réellement revenir sur Es.

Du coup, lors du premier quart du roman, Siwès ne met pas les pieds sur Es, restant sur Terre pour reprendre des forces après les évènements du tome 1. Et là, on découvre vraiment sa vie "normale". J'ai beaucoup aimé ces passages, qui rendent Siwès/Alicia plus humaine. On en découvre aussi un peu plus sur Esther, sa mère, qui va devenir un personnage important tout au long du roman. Cette partie permet aussi de se consacrer un peu plus aux autres personnages sur Es, plus particulièrement Tila, Olianne et surtout Baxian et Tadjal. Je regrette un peu que Tomas ne soit finalement pas plus présent, j'aime beaucoup ce personnage (attention spoiler : pourquoooooooiiiiiii ?).

La seconde partie du roman voit Siwès en chair et en os sur Es. Et surtout l'arrivée des grosses batailles. J'aime quand Syven nous fait de la bonne grosse bataille, surtout que celle de Guélléath est juste trop énorme pour en parler (spoiler : re pourquoooooooiiiiiii, toujours pour le même perso). Et en plus, on y retrouve les dragons. Une fois de plus Syven mérite le titre de  "Dame aux gros monstres de la mort qui tue", parce qu'entre les dragons, les marjaks, les adiales et les dogues de guerre, son bestiaire est juste génial.

En parlant des adiales, je dois avouer que je les aime toujours autant. Personnages à part entière du livre, tout comme certains dragons d'ailleurs, ils apportent un vent de fraîcheur dans l'histoire. Ils sont aussi la "voix de la sagesse", surtout en ce qui concerne les relations humains. Retrouver Hellone et Krine m'a fait un bien fou. Tout comme Tadjal, malgré sa mauvaise position d'ailleurs. A croire que parfois, je préfère les fabuleux aux humains dans la série.

Pour presque finir, je trouve vraiment le Lion à la Langue Fourchue meilleur que la Guerrière Fantôme, plus abouti, du moins (peut-être aussi parce qu'il marque la fin du diptyque ?). Syven a vraiment soigné son roman, que se soit dans les relations entre personnages, dans les moments d'action ou dans ceux plus politique. Elle a su parfaitement trouvé l'équilibre et tout cela fonctionne merveilleusement bien.

Donc oui, Le Lion à la Langue Fourchue est un immense coup de coeur. Je disais pour son prédécesseur qu'il était le meilleur livre de Fantasy francophone que j'avais pu lire depuis quelques années, je réitère pour son second tome. C'est juste génial. La série est parfaite en tout point pour moi, même si parfois, on peut y trouver quelques défauts (mais ça fait aussi son charme). 

Et pour finir, deux petites choses :
- La photo, presque obligatoire pour un livre de Syven, avec cette fois Toothless en vedette :


- Cette phrase, déjà utilisé dans le tome 1 mais tellement en accord avec le tome 2 aussi :

"Pensons à nos enfants, Donnons leur des rêves et des ailes"

dimanche 12 mai 2013

Projet Harmonie, Christophe Nicolas

Nouveau livre pour le challenge 100%SFFF Francophone. Peut-être le dernier aussi puisque le challenge fini au premier juin. Il sera donc le 12 livres lus sur 20. Plutôt pas mal non ? (un article viendra donc en juin sur le challenge.

Projet Harmonie, Christophe Nicolas

Editeur : Editions du Riez
Collection : Sentiers obscurs
Année de parution : 2012
Nombre de pages : 348

A lire si :
- Vous aimez le suspens
- Vous aimez l'anticipation

A ne pas lire si :
- Vous voulez de beaucoup de violence (il y en a mais pas tant que ça)
- Vous voulez suivre un seul personnage

Présentation de l'éditeur


Yannick Diaz, journaliste dissident, vient de perdre sa place au Républicain suite à l’écriture d’un essai sur les médias qui n’épargne personne. Depuis son malaise en direct sur le plateau d’un débat télévisé, d’étranges images se bousculent dans sa tête : l’épidémie de grippe qui s’étend en Amérique latine, le visage bouffi du ministre de l’Intérieur et le nom d’un laboratoire… LAMIPROH. D’où viennent ces souvenirs qui ne sont pas les siens ?

À peine évoque-t-il ses visions que son confident est assassiné. Accusé du meurtre, la police aux trousses, il doit trouver les preuves de son innocence. Mais il y a plus en jeu que son seul avenir. Peut-être celui de l’humanité tout entière…

Mon avis

Ca faissait longtemps que je n'avais pas lu de trhiller. Faut dire que généralement, je lis ceux écrits par les américains et que je trouve que tout se ressemble plus ou moins. J'avais oublié à quel point mes compatriotes pouvaient se montrer tout aussi efficace que les américains et surtout beaucoup plus surprenant.

Je ne parlerais pas de l'histoire en elle-même de peur de trop spoiler. Je vais donc faire court. Yannick Diaz tombe dans les vapes durant un direct. Lorsqu'il se réveille à l’hôpital, un mot s'impose à son esprit, LAMIPROH. De ce mot va découler une enquête qui le menera au plus profond de l'enfer.

Projet Harmonie mêle subtilement trhiller et anticipation. Nous découvrons l'anticipation au fil des pages. Pages qui d'ailleurs se tournent sans qu'on s'en rende compte. J'ai eu beaucoup de mal le soir à lâcher mon livre pour dormir. Une chose qui ne m'était pas arrivée depuis bien longtemps. J'ai eu envie de savoir ce qu'il allait arriver aux protagonistes de l'histoire, que se soit du côté des "gentils" que de celui des "méchants" d'ailleurs.

En parlant des personnages, j'ai un peu regretté qu'ils ne soient pas plus devellopés. Je veux dire par là qu'à part ce qu'il se passe au moment ou on lit, on ne connait pas grand chose d'eux, pas même tous les sentiments qu'ils ressentent. En même temps, je pense que si cela avait été le cas, j'aurais peut-être moins accroché. Parce que c'est vraiment la manière dont le roman est écrit qui fait tout.

L'écriture est rapide, haché. Tout s'imbrique parfaitement et donne envie de tourner les pages encore et encore. Surtout qu'il faut avouer que la plupart des événements qui composent le roman sont assez imprévisible bien que tellement logique finalement. Christophe Nicolas est particulièrement efficace, il n'y a pas à dire.

J'ai donc été prise en même temps que Yannick et les autres personnages dans le Projet Harmonie. J'en suis ressortie avec un énorme coup de cœur pour ce livre efficace et terriblement stressant pour son lecteur.

lundi 6 mai 2013

Dernière semaine d'un reptile, Franck Ferric

Il fallait si attendre, je n'ai pas vraiment suivi mon planning de lecture. Il faut dire que j'attendais ma commande du Riez depuis un moment et que cette chère poste lui avait fait faire un retour à l'envoyeur. Heureusement que les gens du Riez sont justes géniaux et gentils. Ma commande m'a été renvoyé en un rien de temps.

Dernière semaine d'un reptile, Franck Ferric

Edition : Editions du Riez
Collection ; Brumes Etranges
Année de parution : 2013
Nombre de pages : 235

A lire si :
- Vous aimez les nouvelles
- Vous aimez les recueils avec un mélange de genre

A ne pas lire si : 
- Vous voulez un vrai format recueil de nouvelles.

Présentation de l'éditeur :
Dans son petit appartement minable, Julius vit une existence qui ne vaut pas beaucoup mieux. Sa petite amie l’a plaqué. Son job est idiot. Sa voisine est fêlée. Son unique échappatoire est l’écriture, à laquelle il se consacre tous les jours. Ses histoires parlent de plombiers de l’espace lancés à travers les intestins de l’Univers, de clochards vampires courant après le soleil, de gamins qui préfèrent la chasse au dragon aux bancs de l’école.

À travers huit nouvelles de fantastique, de fantasy et de science fiction, toutes liées à de grands thèmes mythiques ou légendaires, « Dernière semaine d’un reptile » retrace les sept derniers jours d’un écrivain looser et solitaire, sa glissade délirante dans sa folie intime, dans la folie du monde.

Mon avis

Dernier semaine d'un reptile est le premier format poche des Editions du Riez. Au niveau prix, c'est un peu plus cher qu'un poche de grande maison d'édition. Au niveau qualité de l'objet, c'est pour moi bien meilleur. Pour tout dire, c'est plus solide (lui et un autre poche dans mon sac, lui intact, mon autre poche beaucoup moins). Les pages sont agréables au toucher, la couverture est un peu plus épaisse. Un bel ouvrage.

Passons à présent au contenu du livre. Dernière semaine est un livre hybride pour moi. On y retrouve des nouvelles, huit au total, ainsi que l'histoire de leur écrivain entre elles. On suit donc tout le long Julius, écrivain à la vie ratée et le pourquoi du comment il va écrire ses huit nouvelles durant une semaine entière. Cette incursion dans la vie de l'auteur m'a beaucoup plus. Elle donne au recueil une autre dimension. 

Le personnage de Julius est à l'image de ses nouvelles. C'est un homme perdu, déboussolé. Sa vie est triste, redondante. Son seul échappatoire reste ce qu'il écrit. Il faut dire qu'entre son travail pas vraiment interessant et sa voisine Poireau, vieille femme puante et surtout plus que curieuse, rien ne va réellement. Il traine donc un certain blues derrière lui qui va alimenter, tout comme la musique et ces lectures, son art. Nous allons donc le suivre durant une dernière semaine où il va littéralement péter un plomb (mais je n'en dirais pas plus sous peine de spoiler)

Au niveau des nouvelles en elles-mêmes, on passe allégrement du fantastique à la SF. Le mélange fonctionne parfaitement grâce aux aventures de Julius. Chacune des nouvelles y est attachée et en les lisant, on en apprend un peu plus sur le personnage de l'auteur. Pour une fois, je ne parlerais pas de l'intérieur des nouvelles, vous en laissant le bonheur de les découvrir l'une après l'autre et surtout de voir comment elles sont liées à notre homme. Je vous dirais juste que j'ai beaucoup aimé Les pas du Golem ainsi que Vieille Branche. J'ai un peu moins aimé Dieu de Bile qui est pourtant bonne mais un peu en dessous des autres pour moi.

Pour finir, j'ai pris plaisir à suivre Julius et ses écrits. J'ai adoré la forme du recueil, sortant vraiment des sentiers battus. Et puis, l'écriture de Ferric est toujours aussi merveilleuse pour moi, toujours aussi percutante. C'est vraiment un auteur que j'apprécie beaucoup.

vendredi 15 février 2013

Le Ballet des Ames, Céline Guillaume

Hum, je crois que ça se voit que je suis en vacances non ? Une journée pour lire ce petit roman, ça fait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé. Il est le Dixième livre lu pour le challenge 100%SFFF francophone, j'ai donc réussi la moitié du défi.

Le Ballet des Ames, Céline Guillaume

Editeur : Editions du Riez
Collection : Vague Celtique
Année de parution : 2010
Nombre de page : 242

A lire si :
- Vous aimez les livres à la première personne
- Vous aimez les histoires se situant à une époque médiviale

A ne pas lire si :
- Vous voulez de la légende bretonne
- Vous espèrez découvrir comment aurait pu vivre les bretons au moyen âge.
- Vous voulez des personnages dévellopés.

présentation de l'éditeur

Voilà une fresque pleine de souffle et d’émotion, en cette aube du XIIIème siècle, celui d’un parcours extraordinaire, celui d’Enora, une simple paysanne orpheline, qui depuis son enfance, porte le poids d’une terrible prophétie.
Comme des enluminures: la pourpre et l’acier des chevaliers, l’envoûtante et mystérieuse Bretagne des Légendes, le ferraillement des tournois et des guerres féodales… suivez ces destins enchevêtrés dont Enora tient les fils.  

Mon avis

J'ai eu un peu de mal avec ce livre et je vais vous expliquer pourquoi. Il doit être le seul livre des Editions du Riez que j'ai le moins apprécié. Pas que je n'ai pas aimé le livre, juste que je m'attendais à autre chose, je pense.

L'histoire est celle d'Enora, jeune orpheline ayant une étrange marque dans le dos. Suite à l'attaque de son village par le seigneur des lieux, elle trouve refuge auprès d'Urielle et de la vieille Linus dans le chateau du dit seigneur. Là, elle devient servante de Josselin de Kerjean mais aussi son amante. Mais la prophétie liée à la marque qu'elle porte n'est jamais bien loin.

Enora est le narrateur de l'histoire. Elle a douze ans au début de l'histoire, se trouve moche et inutile. Elle en aura quinze ou seize à la fin et se trouvera toujours aussi moche et inutile. Enora n'est pas un personnage que j'apprécie beaucoup. Elle se demande continuellement qui elle est, d'où elle vient. Elle a le symptome du "pourquoi moi ?" qui me gonfle déjà à la base et qui m'a vraiment beaucoup déplu ici. On passe très rapidement sur les autres personnages, même les importants. On ne connait rien d'Urielle, de Linus, de Josselin ou même de Kristell. Autant dire que niveaux personnages, j'ai été déçue. A cause de cela, j'ai eu l'impression de survoler le récit, de ne pas y entrer.

Mais le problème des personnages n'est pas le seul. Le livre se situe en bretagne au moyen-âge. J'avais espéré de la légende bretonne surtout avec Linus, Urielle et Enora qui sont tout de même des "sorcières". Et ben non. A vrai dire, le récit aura bien pu se passer sur les bords de la mediterranée que ça aurait presque été pareil. Heureusement, parfois, il y a l'Ankou qui nous rappelle que oui nous sommes en bretagne. L'Ankou et les paysages parfois.

Les paysages, leur descriptions, sont tout bonnement magnifiques. En fait, le livre fonctionne bien de par ces descriptions magnifiques et le style de Céline Guillaume. Elle a une écriture vraiment belle, qui m'a fait pensé au conte de fée un peu. C'est un style très poétique teinté par un vocabulaire utilisé au moyen-age. En fait, pour moi, c'est vraiment le style de Céline Guillaume qui a fait que finalement, j'ai aimé lire ce livre. Pas l'histoire ni les personnages, mais bien l'écriture.

En conclusion, c'est donc une lecture en demie-teinte pour moi sur ce Ballet des Âmes. 


mardi 12 février 2013

Memories of Retrocity, Bastien Lecouffe Deharme

J'ai reçu ma dernière commande aux éditions de Riez ce mardi matin. J'ai ouvert mon paquet, rangé le Ballet des Ames avec les huit autres livres du Riez et pris en main Memories of Retrocity pour ne le lâcher qu'une fois fini, deux heures plus tard environ. Et comment dire, j'ai pris une grande claque dans ma tête.

Memories of Retrocity, Bastien Lecouffe Deharme

Editeur : Editions du Riez
Collection : Graffics
Année de parution : 2011
Nombre de page : 123

A lire si :
- Vous aimez les beaux livres dérangeants
- Vous aimez les ambiances sombres

A ne pas lire si :
- Vous cherchez une intrigue policière
- Vous avez du mal avec les ambiances froides, sombres

Présentation de l'éditeur

A la veille de l'hiver 2004, William Drum, ex-inspecteur de la police criminelle de Chicago, est exilé par ses superieurs à Retrocity.
Retrocity, la Cité déchue, fermée sur elle-meme, que l'on tente de faire disparaitre des consciences depuis plus d'un demi-siècle.
A l'aide d'une machine à écrire trouvée dans son appartement, William se lance dans la rédaction de son journal de bord, et s'enfonce dans la ville.
Une ville hors du temps, que les citoyens ont depuis longtemps désertée.
Une ville où la mécanique remplace les organes humains.
Une ville malade et rongée par un étrange virus.
Une ville de laquelle on ne revient pas.

Mon avis

Je l'ai dit dès l'introduction, ce livre est une claque bien forte dans ma tête. Un vrai coup de coeur comme ça fait longtemps que je n'en avais pas eu pour un format de livre assez étrange, à la limite entre le livre et l'artbook. 

Avant de parler de l'histoire, je vais parler de l'objet livre. Memories a pour format le format BD. Un beau format avec du papier brillant et épais. J'ai rarement de BD dans les mains (j'en lis peu j'avoue) mais j'aime bien le format quoique peu pratique à mettre dans un sac à main. La couverture et la quatrième sont justes magnifiques avec le noir mat, le dessin bien brillant et le sigle de la Hover gravé dans le dos. Un véritable objet d'art. Et puis on l'ouvre et on est éblouie par ce qu'on y trouve.

Car en plus de l'histoire de William Drum, flic déchu envoyé dans une étrange ville-prison, on découvre des illustrations magnifiques dans leur noirceur. Les deux, écrits et illustrations, nous content alors la vie dans cette ville étrange qu'est Retrocity, nous en montre les habitants, les travers. Une déchéance de l'homme qu'est Drum mais aussi de la ville que fut Retrocity.

Car l'histoire de Drum se calque sans faute à celle de la ville dans lequel il est prisonnier. On découvre une ville malade à l'esthétisme 50's teintée de mécanique où les habitants se font greffés des parties mécaniques pour éviter la mort. Et Drum devient l'un d'eux sans le vouloir, sans l'accepter. Alors il tape sur sa machine à écrire son histoire et celle de cette étrange ville.

La force de ce livre s'est qu'on s'y croit vraiment et cela grâce à l'objet livre. Les écrits ont la police d'écriture d'une machine à écrire (j'aime beaucoup ça d'ailleurs), les illustrations nous font vraiment entrer dans Retrocity. Et puis on y voit la beauté de la ville, celle des gens qui l'habitent en plus d'y voir la noirceur incroyable qui s'y trouve. On est plongé dans Retrocity tout comme Drum.

J'ai lu le livre d'une traite et je crois vraiment que c'est ainsi qu'il faut le lire. Ne pas prendre le temps de réfléchir. Comme le héros, se retrouver perdu dans Retrocity et sombrer dans cette ville. Enchainer les entrées du journal et les illustrations, lire les unes et les autres jusqu'au bout. Voir comment tout cela se met en place et même si dès le milieu du roman, on se doute de ce que sera la fin.

Voilà, Memories of Retrocity est donc un livre fabuleux. Un livre à la fois beau et dérangeant. J'ai vraiment eu le coup de coeur pour ce bouquin. Alors je sais, mon avis est peut-être un peu court, mais j'avoue ne pas savoir quoi dire de plus sans trop en dire en fait.


lundi 5 novembre 2012

La Guerrière Fantome, les Chroniques de Siwès tome 1, Syven

J'en ai parlé depuis un moment par ici, plusieurs fois. Je vous ai posté le lien vers le prologue, je vous ai dit quand je l'avais précommandé. Et puis il est arrivé, avec de l'avance. Ce fut la joie, pour de vrai. Et il m'a fallu une semaine pour le lire, pour me délecter de chacun de ses mots. Voilà enfin mon avis sur Le livre de fantasy de l'année.

La Guerrière Fantome, les Chroniques de Siwès tome 1, Syven

Editeur : Editions du Riez
Collection : Brumes étranges
Année de parution :2012
Nombre de page : 464 (de bonheur)

A lire si  :
- Vous aimez les gros monstres
- Vous aimez les personnages qui n'ont pas froid aux yeux
- Vous voulez une vraie relation entre les humains et les animaux 

A ne pas lire si :
- Franchement, faut le lire, un point c'est tout.
- Sinon, si vous cherchez beaucoup de passages dans notre monde

Présentation de l'éditeur

Dans notre monde, elle est une étudiante parmi tant d’autres.
Dans le monde d’Ès qu’elle visite nuit après nuit, elle est un esprit guerrier.
Elle y affronte une armée, des sorciers et des dragons, par amour pour Tadjal, un tigre fabuleux qui l’aide à comprendre sa véritable nature.
Elle s’est attachée à lui, aux humains qu’il protège, à la cité d’Ispare que l’empire s’apprête à assiéger. Pour les sauver, elle doit changer le cours de la guerre et empêcher les dragons-défunts de ravager les cités libres.
Quitte à se perdre si le lien entre son corps et son esprit se rompt.
Siwès est la guerrière fantôme, et l’empire du Lluhan tremblera à l’annonce de son nom.

Mon avis

Comme vous le savez (ou non), je suis fan de Syven depuis son premier livre, Au sortir de l'Ombre. Le "problème" était qu'ASLO était son premier roman et que La Guerrière Fantôme est seulement son second. L'autre "problème" est que l'un est fantastique, l'autre fantasy. J'avais, je l'avoue, un peu peur du tournant que prenait ce livre. Mais c'est Syven, alors j'ai foncé tête baissé sur la précommande. Et j'ai eu raison.

La Guerrière Fantôme est majestueux. C'est dit. La Guerrière Fantôme est le plus gros coup de cœur que j'ai pu avoir en fantasy depuis bien des années. Et voilà pourquoi :

Premièrement, les personnages. Siwès, l’héroïne, vit dans notre monde mais lorsqu'elle rêve, elle se trouve transporter vers Ès, monde bien réel. Lorsqu'elle y accède, elle laisse son enveloppe physique dans notre monde et cela ne se fait pas sans problème. Elle risque beaucoup pour elle, malaise, comas, sommeil non réparateur... Nous ne voyons pas grand chose de la vie de Siwès dans notre monde, mais à vrai dire, cela n'est pas gênant, parce que finalement, ce n'est pas le plus important. Le plus important c'est qui elle est sur Ès, ce qu'elle ressent quand elle est là-bas, la liberté et l'amour pour Tadjal. C'est un esprit guerrier qui se donne pour mission de sauver la cité d'Ispare contre les Lluhanniens et surtout contre les Marjaks. Pour ce faire, elle est liée à Tadjal, un fabuleux. Le personnage de Siwès est vraiment attachant et ce dès le début du livre. Elle n'est pas une héroïne geignarde qui ne fait que demander "mais pourquoi moi ?". Non Siwès avance, choisi son destin, sa façon d'être.

Après Siwès, il y a Tadjal, le tigre fabuleux. Je crois bien que c'est le personnage que j'ai le plus aimé. Il a beau être un animal, il m'a parut bien souvent plus humain que les gens d'Ès. D'ailleurs, ce fut le cas pour tous les fabuleux que nous rencontrons dans le roman. J'ai aimé sa force, son amour pour Siwès, la complémentarité entre les deux. Tadjal est l'élément clé de la présence de la jeune femme sur Ès. Il est le gardien d'un temple des esprit, le Sitob, est s'il n'avait pas été là, Siwès ne serait jamais venu sur Ès.

Outre les deux héros principaux, nous rencontrerons Baxian, Lluhanien d'origine par son père, espion d'Ispare. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié dans sa dualité entre son origine et ce qu'il est à présent. Il y a aussi Tomas, Tila et Olianne (Syven, c'est elle qui aurait du se nommer comme moi non ?), aussi humains et soldats d'Ispare. Il y a aussi les adiales, les chevaux-dragons, des fabuleux. Comme pour Tadjal, je les ai trouvé bien souvent humains dans leur façon de penser, de voir les choses.

Et puis il y a les dragons. Que se soient les marjaks, dragons-défunts qui n'auraient pas du exister, ou les dragons "normaux", j'ai été impressionné par leur réalisme, leur présence. Ils valent à Syven le surnom de l"a Dame aux gros monstres de la mort qui tue" de ma part. Parce qu'entre eux et les Gothans d'Au Sortir de l'Ombre, Syven nous offre vraiment du monstre imposant et charismatique.

Parlons aussi des batailles. Syven ne lésine pas dessus pour mon plus grand plaisir. Elle est vraiment fort douée pour les raconter et il y en a vraiment pas mal. Aucune ne ressemble à une autre, il n'y a aucune répétittions dans les descriptions que l'auteure en fait. Et puis, ça passe tout seul. Elles sont d'une fluidité à couper le souffle, vraiment. On assiste à une montée en puissance de celles-ci tout le long du livre. Mais il ne se résume pas qu'aux batailles. On assiste durant tout le livre à bien plus que cela. L'aventure est épique, humaine, magnifique. Et tout cela se mêlant au style de Syven n'en donne que plus de force au roman. 

Et puis arrive la fin du roman. Une fin vraiment très forte, incroyable. J'ai appris que c'était par cette scène que tout avait commencé. Autant dire qu'elle m'a marqué, réellement. Et puis, elle donne vraiment envie d'en savoir plus, de patienter (je ne vais jamais y arriver, je le dis de suite) jusqu'à la sortie du Lion à la langue fourchu, le second tome.

Ah le style de Syven ! Elle écrit merveilleusement bien, sans en faire trop, sans cliché, d'une manière fluide. Elle mêle avec brio action et moment de calme. Par rapport à Au Sortir de l'Ombre, on découvre vraiment ses personnages, leur état d'esprit, on s'identifie clairement à eux (c'était le seul point noir que j'avais trouvé à ASLO, et encore). Avec ce deuxième livre, Syven comble les défauts qu'on aurait pu trouvé dans son premier et nous prouve qu'elle est une grande auteure. Ses histoires sont merveilleuses, bien construites, épiques. Elle a vraiment tout d'une grande (et je le pense vraiment).

En conclusion de cet avis, je dirais donc que c'est le plus gros coup de coeur que j'ai eu (mais je crois que je l'ai déjà dit).  Je vous laisserais donc avec la phrase d'introduction du roman, tout aussi forte que celle d'ASLO

"Pensons à nos enfants, Donnons leur des rêves et des ailes"

Si vous voulez en découvrir un peu plus sur cette auteure, je vous conseille donc de lire Au sortir de l'Ombre (avis court ici, j'en ferais un meilleur lorsque je le relirais (ça ne va pas tarder je sens)), Curiosité malsaine, la nouvelle par qui ASLO commença (avis ici) mais aussi l'interview faite par Cécile Duquenne sur le blog 100%SFFF francophone ici et .

La légende est en marche !

(Et sinon, j'espère que Subliminale son roman jeunesse trouvera rapidement éditeur et que Le Lion à la langue Fourchu sortira très rapidement)

vendredi 3 août 2012

La loi du Désert, Franck Ferric

Un nouveau livre pour le challenge 100%SFFF francophone de Cécile Duquenne. Cette fois, il s'agit de SF avec un gout de post-apo et de road trip. 

La loi du Désert, Franck Ferric

Editeur : Edition du Riez
Collection : Brumes Etranges
Année de parution : 2009
Nombre de page : 292

A lire si :
- Vous aimez les road trip
- vous aimez le sable

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les personnages peu fouillés
- Vous cherchez du sentimentalisme

Présentation de l'éditeur

Après des siècles de conflits, le monde n’est plus qu’un vaste désert où des Cités-Etat se sont substituées aux nations. Dans cet univers hostile et décadent, Mathian, soldat dans l’Armée Républicaine de Salina, aidé de son ami Blaine, part à la recherche de son frère Raul, récemment banni de la cité. Ils vont devoir affronter les grands espaces, la chaleur, une violence omniprésente et un adversaire insaisissable : les blafards.

Mon avis

Lorsque j'ouvre un livre venant des éditions du Riez, j'ai tendance à me dire que je ne serais pas déçue, parce que jusque là je ne l'ai jamais été. Et je peux toujours le dire après cette lecture.

L'histoire débute par deux lettres, nous présentant les deux personnages principaux, Raul et Mathian, deux frères. Mathian est dans l'armée, il combat les blafards pour le compte de Salina, la citée-état où il a grandit. Raul lui vit toujours à Salina et se retrouve entraîner dans un attentat contre une imprimerie. Il se fait attraper, juger et condamné à l'exil. En apprenant cela, Mathian déserte pour le retrouver. Commence pour eux deux un voyage au coeur du desert.

Ce livre est un road-trip et d'ailleurs c'est le voyage qui importe ici plutôt que ça finalité. On découvre un monde perdu dans un immense désert qui ne laisse pas la place aux sentiments ou même aux hommes. Tout y est dur, même lorsqu'on vit dans les cités-états. Et pourtant ce monde-là est beau à sa manière.

Mathian ne s'en rentra pas compte. Obsédé par la promesse faite à sa soeur de ramener son frère, il va parcourir le désert sans le voir vraiment. Ce n'est que lorsqu'il arrivera au No man's land qu'il prendra conscience de l'environnement et du pouvoir d'oubli qu'à le desert sur les hommes.

Raul, qui fera une bonne partie du trajet dans un fourgon militaire va avoir le temps de réfléchir, au temps qui passe mais aussi à ce que sont les humains. Après une attaque contre son convoi, il va faire la connaissance d'une blafarde et en apprendra encore plus sur lui, sur les peuples. 

Les deux jeunes gens feront pourtant le même voyage pour en arriver au même endroit, mais ce n'est pas cela qui compte dans ce roman. Chacun d'eux fera son introspection, un second voyage en quelques sortes.

Le style de Franck Ferric est percutant. Il arrive à décrire toute l’âpreté du désert, la violence des hommes sans jamais lassé (non parce que bon on se tape tout de même quasiment 300 pages où il lui faut décrire le sable). Il ne s'encombre pas de fioriture.

L'histoire est écrite au présent, pour nous la faire vivre encore plus intensément. Personnellement, sur moi, ça a bien fonctionné.

Finalement, c'est un gros coup de cœur pour ce livre. Je ne m'y attendais pas vraiment parce que j'avais trouvé le début un peu long.

vendredi 25 mai 2012

Curiosité Malsaine, Syven

Il y a des nouvelles qu'on a envie de lire à tout prix mais qu'on ne trouve pas forcément. Curiosité Malsaine en fait partie. Je remercie grandement les Editions du Riez ♥  pour l'avoir sorti en numérique.

Curiosité malsaine, Syven

 (bon je n'ai trouvé que l'image pour la version Kindle de la couverture...)

A lire si
- Vous aimez le fantastique
- vous avez lu Au sortir de l'ombre et vous avez aimé
- Vous aimez les histoires courtes

A ne pas lire si
- Vous avez lu Au sortir de l'ombre et vous n'avez pas aimé
- Vous n'aimez pas les histoires qui vont très vite
- Vous voulez des personnages développé (mais si ça existe même dans les nouvelles)
- Vous pensez voir le Gothan

Présentation de l’éditeur
Tiré de l'univers de l'ouvrage de Syven, Au Sortir de l'Ombre, finaliste du prix Bob Morane 2012, ce texte peut aussi bien se lire en introduction de l'univers qu'en bonus de l'histoire !
Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ? 
Mon avis

Bon je suis sure que vous le savez mais Au sortir de l'ombre, le premier livre de Syven est mon livre préféré entre tous (dépassant même la Roue du Temps ou l'assassin Royal c'est pour dire). Lorsque j'ai vu sur Twitter que la nouvelle dont il était inspiré sorter en numérique sur toutes les plateformes, je l'ai de suite pré commandé. Sorti aujourd'hui, lu aujourd'hui. En même temps, c'est assez court.

Curiosité malsaine est donc un espèce de Prequel à Au sortir de l'ombre mais il peut parfaitement se lire sans avoir lu le livre et même en l'ayant lu. Il ne reprend pas les personnages principaux du livre.

Nous suivons Monsieur et Madame Prue, petit couple bien tranquille jusqu'à l'arriver d'une étrange voisine Miss Trina. Une nuit, Monsieur Prue entendant du bruit, il va voir  ce qu'il se passe dehors. Il découvre Miss Trina, hurlant comme une folle. C'est à partir de ce moment-là que tout bascule.

Bon autant ne pas en dire plus, cela gacherait le plaisir. 

Des personnages, nous n'apprenons vraiment pas grand chose. Nous ne savons pas qui est Miss Trina, pourquoi elle devient folle, qui sont ces étranges visiteurs. A vrai dire, si on a lu le livre, nous le savons fort bien. Les Prue ne sont pas plus développés mais en même temps, ils ne sont que des pions dans l'histoire.

J'ai particulièrement aimé retrouvé l'ambiance d'Au sortir de l'Ombre. Et je pense que pour ceux qui ne connaissaient pas le livre mais qui aime se faire quelque frayeur, ils apprécieront tout autant cette ambiance. Nous évoluons dans le noir le plus complet, dans les Ombres.

Cette nouvelle tout comme le livre est pour moi un vrai coup de coeur. Ce n'est pas pour rien que Syven est mon auteur préféré en fantastique français (j'espère pouvoir trouver d'autre de ces nouvelles avant la sortie de son prochain livre qui est il me semble en recherche d'éditeur en ce moment). 

vendredi 9 mars 2012

Au sortir de l'Ombre

Je n'ai pas encore fini Lolita mais cela ne serait tarder. Du coup, je vais parler aujourd'hui d'un livre lu en 2011 (début d'année 2011 d'ailleurs) et qui m'a marqué.

Au sortir de l'Ombre , Syven

 
A lire si :
- Vous aimez l’Angleterre victorienne
- vous aimez l'action
- Vous aimez les livres sans chapitre
- Vous aimez les gros montres

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas avoir peur la nuit
- Vous n'aimez pas les personnes ultra développés
- Vous cherchez de l'amour

Présentation de l'éditeur
Londres, 1889. La guilde d'Ae protège les aethrynes depuis des siècles pour qu'elles se consacrent à leur tâche : garder piégés dans leur ombre de sinistres monstres avides de massacre, les gothans. Lorsque la secte des némésis s'attaque à ces prêtresses, l'organisation est ébranlée par la traîtrise de plusieurs agents d'importance. Les traqueurs William, Christopher et Heinrich, qui sont chargés de la protection de lady Eileen pour une nuit, n'imaginent pas les enjeux de la chasse dont ils feront bientôt l'objet. Mais dans l'ombre d'Eileen, attentif, « Il » sait ce qui est sur le point de se jouer.

Mon avis :
Il faut savoir déjà que je suis le blog de Syven depuis un moment et que dès les premières fois où elle a parlé de ce livre, j'ai eu envie de le lire. L'attente fut longue, très longue, surtout que sa sortie avait été reportée. Entre la précommande et son arrivée dans ma boite à lettre, il c'est tout de même passé deux mois. Et puis, enfin, il était là. 
Première chose, j'adore sa couverture. Je choisis assez souvent des livres pour leur couverture, là je n'étais pas déçue. D'ailleurs, ayant cinq livres des Éditions du Riez, je peux dire que leurs couvertures sont celles que je préfère. J'ai passé, je m'en souviens, de long moments à la regarder, l'observer. Il faut dire qu'à elle seule, elle nous délivre une première impression du roman et de l'histoire qui y est écrite.
Je me suis ensuite plongée dedans. Et je ne l'ai pas quitté durant deux jours et surtout nuits. Pour les froussards, je déconseille d'ailleurs de le lire la nuit... Je trouvais par contre pour moi que c'était le meilleur moment pour le lire. 
Au sortir de l'Ombre est un premier roman que je qualifie sans problème de réussi même si certains détails m'ont un peu fait tilter. Dans ces détails, il y a surtout le fait que les personnages ne sont pas forcément ultra développé, mais en même temps, cela ne dessert pas l'histoire (enfin je trouve), il y a aussi quelques petites erreurs mais personne n'est parfait. Par contre, là où les héros ne sont pas si développés, le Gothan lui prend une importance énorme et franchement, j'ai parfois cru qu'Il était là, avec moi durant ma lecture. Franchement, je ne regardais plus mon ombre de la même manière.
J'ai aimé tout le roman, réellement. J'ai aimé cette sensation que j'avais d'être avec les personnages, d'avoir peur du Gothan. J'ai aimé le lire pour sa fluidité, ses courses poursuites, ses combats...
Je finirais cet avis avec une citation du livre que j'ai particulièrement aimé :
"Mentez à vos enfants. Dites-leurs que les monstres ne se cachent pas dans l'ombre..."
A savoir qu'Au sortir de l'Ombre a été finalistes du prix Bob Morane.

Voilà c'était donc mon avis sur mon second coup de coeur de 2011.