Affichage des articles dont le libellé est Mnemos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mnemos. Afficher tous les articles

mardi 27 décembre 2022

La geste du Sixième Royaume, Adrien Tomas

 Ce roman traine dans ma pal numérique depuis un bon moment. Je ne l'avais pas encore sorti juste parce que le kindle m'annonçait 15h de lecture au moins et que ces derniers temps, j'ai préféré des lectures plus rapide que ça. Mais il était temps de le faire sortir.

La geste du Sixième Royaume, Adrien Tomas

Editeur : Mnémos
Collection : Icares
Année de parution : 2013
Format : AZW

A lire si ; 
- Vous aimez la fantasy à l'ancienne
- Vous voulez une sorte de prophétie

A ne pas lire si : 
- Vous vous attendez à de grandes batailles
- Vous n'aimez pas la forêt

Présentation de l'éditeur : 

Les cinq royaumes : des nations turbulentes et ambitieuses souvent en guerre. Au coeur des terres, un sixième royaumes : La Grande forêt légendaire, impénétrable et hostile. Dans la maisonnée de Sélénir, dans les cases de Val ou dans les yourtes des nomades des steppes de Khara, le soir au coin du feu, on raconte aux enfants la légende suivante : tes rêves, tes cauchemars comme les créatures fantastiques des contes que tu aimes tant peuplent le sixième royaume...

Mon avis

Je vous avoue que je ne savais pas du tout sur quoi j'allais tomber quand j'ai ouvert le fichier. Je n'avais pas encore eu l'occasion de lire l'auteur (alors qu'il faut que je mette la main sur Notre Dame des Loups) et quand même, il me semblait bien long ce roman. Mais bon, y avait les vacances alors, je me suis lancée. Et, ok, le début est lent. Et en fait, lent, je crois que c'est un peu le mot que je retiendrais du roman. Attention, lent mais pas ennuyant par contre. Juste que ça prend bien bien son temps quoi et, en fait, il vaut peut-être mieux d'ailleurs. Car Adrien Tomas nous entraine dans un roman à plusieurs voix, dense et parfois un peu compliqué à suivre.

L'univers créé par l'auteur est plutôt simple : cinq royaumes humains (avec tout de même deux royaumes nains) entourent une forêt immense, nommée parfois le sixième royaume. Là se cache des créatures fantastiques telle que les Sylphides, les dragons ou encore les elfes et les Dryades. Régulièrement, les royaumes humains essayent de s'agrandir et quoi de mieux que de conquérir et raser la Grande Forêt ? Or, il existe une sorte de combat entre le Père et l'Autre, deux Aspects (l'un représentant la nature et la sauvagerie, l'autre la modernité et le changement)(en très gros). Tous les millénaires environ, ils font appel à six Hérauts chacun afin de mener une guerre sans merci. Nous allons suivre ces Hérauts depuis leur préparation jusqu'à la fin de la guerre.

Comme je le disais, le livre est parfois un peu compliqué à suivre. Il faut dire que l'auteur ne se contente pas de nous donner le point de vue d'un seul des deux camps. Non, nous avons là une multitudes de personnages, les Hérauts, mais aussi des chefs de guerres, de simples guerriers etc, qui vont nous documenter la guerre entre les deux Aspects. Surtout, il ne va pas se contenter d'une "simple" guerre, mais va aussi placer quelques complots et autres délicatesses. Je dois dire que j'en est été ravie, le roman gagne en profondeur et mérite ces 700 et quelques pages. Vraiment, j'ai beaucoup apprécié avoir les deux côtés, surtout qu'il faut bien le dire les Aspects ne peuvent pas être considéré comme bon ou mauvais, après tout, il n'y a jamais vraiment de gentils et de méchants dans une guerre, n'est-ce pas ?

On le remarque vraiment avec les personnages. Si certains sont clairement des protagonistes (je pense à Llir surtout) et d'autres clairement des antagonistes (coucou Irian), d'autres sont biens "gris". J'ai adoré ces nuances, surtout qu'on les trouve vraiment partout, autant chez les Héraults (coucou la Fille qui n'hésite pas à manipuler son monde pour avoir ce qu'elle veut) que chez les personnages plus secondaires. Malheureusement, vu leur nombre parfois un peu trop élevé, j'ai eu du mal à m'attacher plus à l'un ou à l'autre, surtout qu'on en survole certain, même parmi les Héraults. Pour moi, même si j'ai aimé avoir autant de point de vue, ça reste un petit défaut tout de même. J'aurais voulu en savoir plus sur certain. 

Enfin, et ça aussi, je le disais plus haut, il y a la lenteur du roman. L'introduction est vraiment lente pour moi, et longue aussi. Puis, on arrive enfin à la guerre et là, on se retrouve avec des passages qui peuvent être lent et puis, bof, d'un coup, une éclipse ou un moment important qui passe en quelques lignes, et puis, quelques chapitres plus tard, on a l'explication de ce qu'il a pu se passer. La fin en est d'ailleurs le parfait exemple. Vraiment pour moi, ça a posé problème. D'habitude, j'ai rien contre ça mais là, ça m'a dérange. De plus, le rythme du roman en a souffert, pour moi. Et c'est vraiment dommage parce que j'ai adoré l'histoire, moi.

Au final, je suis donc très mitigée sur cette geste. J'ai aimé l'histoire, le fait que l'on voit les deux camps, que ce ne soit pas trop manichéen. Mais ça a parfois été trop lent, parfois trop rapide et au final, je suis parfois restée sur ma faim. 

jeudi 24 mars 2022

L'ombre du pouvoir, le Bâtard de Kosigan, Fabien Cerutti

 J'ai ce roman depuis un petit moment dans ma PAL (ceci est probablement la phrase que je sors le plus souvent avec ses variantes)(faut que je vide la PAL, mais vraiment). J'ai profité (tout comme pour Circé en fait) du challenge SFFF de cette année pour le lire.

L'ombre du pouvoir, le Bâtard de Kosigan, Fabien Cerutti

Editeur : Mnemos
Collection : Icares
Année de parution : 2014
Format : AWZ

A lire si : 
- Vous aimez les tournois médiévaux
- Vous aimez avoir un héros qui se sort de toutes les situations
- Vous voulez de l'espionnage sauce médiéval fantasy

A ne pas lire si 
- Vous n'aimez pas quand ça semble bien trop facile

Présentation de l'éditeur : 

Le chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe.
En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis.
À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel…

Mon avis

Quand j'ai commencé à lire l'Ombre du pouvoir, j'ai eu comme un doute. Le premier chapitre ne m'a pas vraiment plu. IL y avait un truc. Soit j'étais encore un peu trop dans la lecture précédente (à savoir le génial Ceux qui restent de Sophie Castillo), soit le style passait mal. Sur le coup, je me suis dis que c'était le style. On se trouve à lire les mémoires du chevalier Pierre Cordwain de Kosigan, donc texte à la première personne, détaillé et surtout avec un narrateur qui ne se prend pas pour une merde. Je serre un peu les dents. Je n'ai pas l'habitude de lâcher un roman aussi vite et puis j'ai tellement entendu du bien de ce roman que je continue. Et j'ai eu raison. Parce que même si parfois j'ai eu du mal avec l'égo plutôt développer de notre chevalier, je dois bien dire que j'ai vraiment apprécié ma lecture.

Passé ce premier chapitre, je me suis un peu plus immergée dans l'histoire que nous conte Cerutti. J'ai alors découvert une histoire d'espionnage où notre Bâtard (qui est à la fois sa condition mais aussi son titre de guerre) et ses mercenaires vont devoir jouer des coudes pour arriver à leur fin. C'est ainsi donc que nous allons assister au tournoi de la Saint-Rémi qui se déroule à Troyes, capitale de la Champagne en ce mois de novembre 1339. La comtesse doit désigner à la fin de celui-ci le futur époux de sa fille, Solenne. Elle a le choix entre deux prétendants, l'un pour le royaume de France, l'autre pour le duché de Bourgogne. Vont se jouer alors les intrigues politiques que l'on s'image entre les deux belligérants. Auxquels on peut ajouter ceux qui ne seraient pas contre l'une ou l'autre des factions. Oui, lecteur, tu as bien compris ce qui a fait que j'ai clairement tenu et que je me suis même éclatée à lire ce roman : Intrigues Politiques. Vous savez que j'adore ça, j'en parle assez souvent. Je préfère d'ailleurs ça à de grosses bonnes batailles (même si je suis pas contre non plus). Et là, je suis en plein dedans. Alors, oui, j'ai adoré. 

Il faut dire que Cerutti n'y va pas de main morte. On se retrouve avec une tonne de secret, des complots à tout va et un Bâtard absolument pas apprécié par la plupart des camps présents. Il faut dire que Kosigan mène sa barque depuis un petit moment un peu partout dans le monde et qu'il ne semble pas capable de se faire beaucoup d'amis. Grace à ça, l'auteur est capable de nous perdre dans les alliances des uns et des autres. Franchement, j'ai adoré me perdre dans les alliances que lient petit à petit Kosigan. Il faut un moment avant de voir se dessiner un véritable schéma et encore, je dois bien dire que je n'ai pas vu passer certaines choses. On ajoute à ça un tournoi avec des épreuves bien méchantes où une fois encore, les intrigues font beaucoup et un mélange médiéval-fantasy à elfe des plus plaisants. Du pur plaisir.

Mais soyons d'accord, j'ai beau avoir adoré ça, il y a des choses que je n'ai pas aimé. La première, clairement, c'est le traitement des femmes dans le roman. Kosigan les voit comme des proies, justes bonne à se pâmer à et satisfaire monsieur. Sur ce point, on retourne à la fantasy que je n'aime pas des masses, celle où les femmes ne servent à rien ou presque. Il me semble que l'auteur est revenu sur ce point et s'en est excusé, c'est tout à son honneur. Ensuite, Kosigan est trop parfait. Le gars a toujours un coup d'avance, il est capable de se soigner en moins de deux, et en plus de ça, il a donc un égo surdimensionné. Pourtant, à côté de ça, il a des défauts (son égo déjà) mais ils sont presque effacés. C'est trop simple, trop facile. Ok, c'est un connard fini la plupart du temps mais même ça, c'est trop parfait en fait. 

Et puis, il y a la correspondance de Kergaël de Kosigan, qui n'est autre que le lointain descendant de Pierre. C'est un truc à double tranchant ça. Déjà parce qu'il faut que les deux temps de la narration arrive à cohabiter sans que l'un ne dévoile ce qu'il se passe dans l'autre. Sur ce point, on est plutôt bien. Le truc, c'est que je trouve que Kergaël n'en dit pas assez. Le lien entre les deux lignes temporelles n'est pas assez francs. Après, est-ce que cela vient du fait que ce n'est que le premier tome d'une série qui en compte tout de même trois de plus ? Mais moi, j'aurais voulu en savoir plus sur ce descendant (ben oui, moins tu m'en donnes, plus je veux savoir, moi).

Alors au final, ça donne quoi le Bâtard de Kosigan ? Ca donne un roman qui se lit ultra bien, avec moultes péripéties comme je les aime, un protagoniste que j'ai aimé et qui en même temps n'a pas arrêté de me faire lever les yeux au ciel et une grosse envie de continuer un bout de chemin avec lui. C'est marrant quand même, parce que la plupart de ses défauts sont rédhibitoires chez moi et pourtant, là, j'ai envie de continuer. Je crois, du coup, que Cerutti a fait fort avec son personnage et son histoire. 

dimanche 22 novembre 2020

Rue Farfadet, Les Extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, Détective privé, tome 1, Raphael Albert

IL y a des livres qui ont beaucoup de mal à quitter les Wishlist. J'avais dans le viseur ce premier tome depuis sa sortie ou presque. Il date de 2010. Autant vous dire qu'il a su se faire attendre. Peut-être un peu trop d'ailleurs...

Rue Farfadet, Les Extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, Détective privé, tome 1, Raphael Albert

Editeur : Mnenos
Collection : Hélios
Année de parution : 2010
Format : AZW

A lire si :
- Vous aimez le narrateur très bavard
- Vous voulez un protagoniste qui n'est pas un super héros
- Vous aimez quand le fantastique s'en mêle

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas d'un protagoniste trop parleur
- Vous aimez quand tout roule.

Présentation de l'éditeur :

Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères, des maris jaloux, des épouses trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux... Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames... Jusqu'au jour où lors d'un banale enquête de routine il se trouve mêlé à une machination dépassant l'entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l'affaire par l'un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

Mon avis

Comme je le disais, j'avais envie de lire ce bouquin depuis sa sortie. Et puis, on sait tous comment ça se passe, plein de sortie, plein d'envie et certaines qui, sans passer à la trappe, passe surtout dans les "si l'occasion se présente". Rue Farfadet fait parti de ceux-là. J'étais super contente de le récupérer. Bon après, il est encore resté six mois dans ma PAL numérique. Et étrangement, quand je me suis enfin décidée à le lire, ben, je me suis demandée si c'était une si bonne idée. Un bouquin qui attend autant de temps, n'était-ce pas une mauvaise idée ? Je suis passée outre cette impression et je me suis lancée. Et j'ai eu un peu de mal à m'y mettre. 

Les deux premiers chapitres ont été compliqués, je dirais. En fait, j'ai eu du mal à me plonger dans le roman et ce n'était pas sa faute à lui. Je lis en numérique souvent entre midi et deux, lorsque mon cerveau à besoin de détente mais parfois, il est encore dans le boulot. C'est ce qui m'est arrivé. Entre ce qui tournait dans ma tête et notre narrateur, Sylvo, nous racontant la vie ultra pas passionnante de son nouveau contrat, un nain, j'ai bien cru que j'allais refermer le livre et abandonner. Ca aurait quand même été bien dommage après une si longue attente pour le lire, non ? Alors, j'ai tenu bon, et surtout, j'ai lu le troisième chapitre au calme, le soir. C'était déjà beaucoup mieux, même si pas tout à fait ça.

En fait, Rue Farfadet est lent à se mettre en place. Son narrateur, Sylvo Sylvain, elfe de son état, est un baratineur de première, un beau parleur doublé d'un alcoolique notoire. Il prend son temps, tout comme son auteur. L'univers se pose petit à petit, prenant parfois un peu trop le pas sur ce qu'il se passe. Ces disgressions peuvent être interessantes mais, personnellement, pour beaucoup, elles n'ont fait que me perdre un peu plus, surtout au début du livre. Autant dire que quand je veux pas, je veux pas et que là, ça m'ennuyait quand même un peu. Mais dès que l'action se met en place, Sylvo oublie ce côté et nous entraine avec lui dans cette première enquête, pleine de rebondissement.

Notre elfe reste l'atout de son roman. J'ai beaucoup aimé sa personnalité, assez proche du détective de roman noir comme on se l'imagine, baratineur, alcoolique, déprimé, mais avec une petite touche en plus. En fait, ce qui m'a légèrement perturbée au départ, à savoir sa manière de digresser à mort et de baratiner, est finalement ce que j'ai pu aimé chez lui. Ca, est le fait qu'il soit un petit coeur sensible sous sa couche de ouisk et d'ironie. C'est un personnage extrêmement vivant à lire en fait. Par contre, il prend forcément le pas sur tous les autres, éclipsant les secondaires dont Pixel, son acolyte. D'ailleurs, en parlant des secondaires, la galerie est plutôt sympathique, entre gens du commun, petites frappes, nobliaux et syndicalistes, le tout mélangeant gentiment humains et créatures fantastiques tel les ondines, les trolls, les nains ou les gobelins. Il y a un petit côté Pratchett là-dedans qui n'est pas pour me déplaire. Coté que l'on retrouve avec Panam, capitale du Royaume, qui pourrait presque rappelé Ankh-Morpock (en moins sale peut-être). 

Et puis, il y a l'enquête, qui même si elle met un petit moment à se mettre en place, est fort sympathique à suivre. On part quand même d'une simple filature pour prouver un adultère à un attentat contre au moins l'un des trois Ducs qui gouvernent le pays. Le pauvre Sylvo est embarqué là-dedans sans trop comprendre ce qui lui arrive. Il n'empêche que malgré ses défauts, il va aller au bout des choses et cela, même s'il va en souffrir d'une manière ou d'une autre.

Au final, j'ai donc eu du mal à m'y mettre, mais passer le quatrième chapitre à peu près, j'ai eu du mal à décrocher de ma lecture. J'ai beaucoup aimé Sylvo, le Panam de Raphaël Albert et cette premier enquête qui pose les précises d'un univers qui me semble finalement plus complexe qu'on ne voudrait le croire de prime abord. J'ai adoré l'ambiance subtilement steampunk, le mélange fantasy et polar qui fonctionne à merveille et surtout ce cher Sylvo. Il est plus que probablement que je me penche sur les trois tomes suivants dans quelques temps.

lundi 8 octobre 2012

Anthologie Reines et Dragon, collectif

Non je ne fais pas une entorse à mon défi perso, j'ai aussi le droit de lire à côté. Et puis, une nouvelle par ci par là ça ne fait jamais de mal

Reines et Dragons, Collectif

Editeur : Mnemo
Collection : Imaginales
Année de parution : 2012
Pages : 204

A lire si : 
-Vous aimez les nouvelles
- Vous ne voulez que de la fantasy
- Vous aimez les dragons et les reines

A ne pas lire si :

- La fantasy à dragon vous ennui


Présentation de l'éditeur

D'un univers à l'autre, de l'exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l'éventail de la fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe, Drégonjon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Sœur de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l'épopée et de l'émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons.

Mon avis

Comme toujours lorsqu'il s'agit d'une antho ou d'un recueil, je vais faire ça par nouvelle.

1. Le Dit du Drégonjon et de son Elfrie - Chantal Robillard
Une première nouvelle fort sympathique à lire (à haute voix de préférence, en tout cas, ma fille a adoré que je le fasse). C'est un texte particulièrement musical et qui semble drôle mais dont le thème est pour le moins sérieux. J'ai beaucoup aimé

2. Chuchoteurs du Dragon - Thomas Geha
Dans cet univers, le Dragon choisit sa reine. Celle-ci doit alors l'écouter et faire ses volontés sur Terre. Une nouvelle assez sympa mais aussi assez prévisible finalement. J'ai tout de même beaucoup apprécié l'écriture de son auteur (que je ne connais pas d'ailleurs)

3. Orphëa - Adrien Tomas
Nous voilà parti pour une chasse au dragon tout ce qu'il y a de plus normale. La Reine décide qu'elle épousera celui qui tuera le dragon responsable de la mort du roi. C'est un texte assez classique, bien traité et dont la fin est assez surprenante. Quoique, je trouve qu'elle en dévoile un peu trop, cette fin.


4. Au coeur du Dragon - Anne Fakhouri
Ici les dragons sont des bêtes sauvages comme les autres et les humains doivent fouiller dans leur déjections pour trouver des pierres précieuses afin finalement de gagner leur nom leur d'une cérémonie. J'ai beaucoup aimé la désacralisation des dragons dans ce texte ainsi que l'histoire d'amour et le triangle amoureux qu'on y trouve. L'univers est vraiment formidablement construit et j'aurais voulu en avoir plus. Une très belle découverte pour moi.


5. La Grande déesse de Fer de la miséricorde ou Achab est amoureux - Justine Niogret
Premier étonnenement, le titre au début de la nouvelle n'est pas le même que celui marqué au dessus des pages de celle-ci. Du coup, j'avoue me demander quel est le vrai titre. Ici, nous suivons un dialogue entre Reine, chasseuse de baleine au lance-tartine et Dragon, patron de café. J'ai aimé les personnages, leur façon de voir le monde. J'ai apprécié l'écriture de Justine Niogret. Par contre, j'avoue que je vais la relire très prochainement parce que je pense ne pas avoir tout compris là-dedans.


6. Morflam - Pierre Bordage
Je suis ravie d'avoir retrouvé Pierre Bordage dont j'avais adoré les Derniers Hommes. Pourtant, c'est la nouvelle qui m'a le moins plus sur les douze. L'héroine bien que bien construite est anthipatique à souhait, caractérielle et égoïste (tout ce que j'aime quoi). J'ai aussi trouvé que l'univers n'était pas assez développé, ce qui est bien dommage. On ajoute à cela l'impression de déjà vu (une reine va combattre un dragon pour finalement découvrir qu'il n'est pas besoin de le tuer pour vaincre), et vraiment j'ai eu du mal. C'est dommage parce que l'écriture de Bordage est vraiment très bien.

7. Azr'Khila - Charlotte Bousquet

Cela faisait un moment que je voulais lire un texte de Charlotte Bousquet, voilà chose faite. Je découvre un texte fort, dans un univers tout aussi fort où violence et esclavage sont plus que présent. J'ai aimé la montée en puissance de la tension dans ce texte. J'ai aussi aimé la fin, qui nous plonge dans un univers un peu plus onirique qui nous fait douter de ce qu'il a pu se passer.

8. Où vont les Reines - Vincent Gessler
Encore une bonne nouvelle, que j'ai beaucoup aimé. Une jeune princesse enceinte est envoyé aux dragons et découvre les secrets de ces ancêtres. J'ai aimé la poésie de ce texte, l'évolution de l’héroïne et la magie de l'univers. C'est un texte d'introspection vraiment bien foutu. J'ai aussi aimé le message qu'il véhicule, surtout que je suis mère et qu'il parle vraiment des mères.

9. Le Monstre de Westerham - Erik Wietzel
La reine est en exil, elle doit sauver son peuple de n'importe quelle manière. Partie à la recherche d'un artefact magique, elle découvre un dragon. Dragon qui lui est venu pour essayer d'égaler sa soeur, petite peste qui a redonné espoir à son peuple. J'ai beaucoup aimé les dragons de ce texte, d'ailleurs, lors de la première partie, je n'avais pas compris qu'ils étaient dragons. J'ai aimé la manière dont Ertik Wietzel les a personnifié. Le texte est emplie de faux semblants, de mensonges. C'est aussi un texte très triste, avec une fin, bien que prévisible, qui m'a beaucoup touché.

10. Under a Lilac Tree - Mathieu Gaborit
Une nouvelle qui se situe dans Paris et qui semble assez contemporaine. On y suit l'Eveilleuse, jeune femme qui rêve et surtout qui voit l'autre monde, celui des légendes et des petits êtres. Le mélange monde tangible et monde onirique a vraiment bien fonctionné sur moi, la poésie qui s'en dégage est vraiment magnifique. Par contre, j'avoue avoir eu un peu de mal avec la fin, trop rapide à mon gout, beaucoup trop. Par contre, elle m'a vraiment donné envie d'en découvrir plus sur son auteur.

11. Cet oeil brillant qui la fixait - Nathalie Dau
J'avoue, j'ai pris ce recueil surtout pour cette nouvelle, enfin son auteur. Vous avez du comprendre que j'aime beaucoup Nathalie Dau, découverte il y a peu. Elle nous livre à nouveau un magnifique conte qui a encore une fois fait mouche sur moi. La poésie de la prose de cette auteure me touche réellement.

12. Les soeurs de la Tarasque - Mélanie Fazi
La nouvelle avec le ton le plus contemporain de l'histoire. Sur une île, des jeunes filles entre quatorze et quinze ans sont choisies afin que l'une d'elle devienne la reine d'un Dragon sous peine de voir l'île détruite à tout jamais. On y suit Rachel, jeune élue qui n'aime pas le Dragon, n'aime pas sa condition d'élue. Lorsque son amie est choisie, elle continue à se poser des questions sur l'amour, l'idolatrerie... J'ai aimé le mélange contemporain et vieille légende. J'ai aussi aimé le fait que Rachel ne soit pas comme toutes les autres, amoureuse du Dragon.  A la place, elle est amoureuse de son amie et ne veut pas la perdre.   Je crois que c'est l'une des nouvelles que j'ai le plus apprécié dans ce recueil.

Au final, Reines et Dragons est vraiment un recueil sympathique et pas du tout ennuyeux. Je n'avais jusque là jamais lu de recueil de fantasy, pensant que je risquais de m'y ennuyer, j'avais tord. Après bien sur, certaines nouvelles m'ont plus touché que d'autres mais il m'a permis de découvrir de nouveaux auteurs que je lirais certainement très prochainement.