Affichage des articles dont le libellé est Riordan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Riordan. Afficher tous les articles

jeudi 3 novembre 2022

La Bataille du Labyrinthe, Percy Jackson, tome 4, Rick Riordan

Avant une lecture qui risque de me prendre du temps et pas mal d'énergie (coucou le dernier tome en VF de la Roue du Temps)(oui enfin, il est là), je suis partie sur quelque chose d'un peu moins exigeant pour moi. Lu en moins de 24h (on remerciera le gros rhume qui m'a cloué à mon canapé), cette bataille du Labyrinthe n'est peut-être pas le meilleur tome de la série mais il est des plus intéressants pour la suite.

La Bataille du Labyrinthe, Percy Jackson, tome 4, Rick Riordan

Editeur ; le livre de poche
Collection : jeunesse
Année de parution : 2016
Titre en VO : Percy Jackson and the Olympians, book 4: The Battle of the Labyrinth 
Année de parution en VO : 2008
Nombre de pages : 416

A lire : 
- Vous aimez la mythologie grecque (mais que vous n'êtes pas ultra exigeant)
- Vous voulez un héros souffrant de trouble de l'attention avec hyperactivité

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les récits à la première personne

Présentation de l'éditeur : 

Le grand combat va commencer... La vie de Percy est menacée. L'armée de Cronos s'apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l'enfer souterrain n'est pas aisé... surtout quand le chemin est parsemé d'effroyables pièges

Mon avis

J'aime bien les livres qui commencent quasi toujours pareil. Chez Percy, on a toujours le même soucis, comment ne pas se faire virer de l'école ? Bon, là, il n'y est pas encore tout à fait mais ça reste la même chose. Et comme toujours, c'est cette première attaque qui va conditionner un peu la suite. Surtout, elle va nous permettre de retrouver Rachel Elisabeth Dare, que nous avions brièvement rencontré dans le tome précédent. Une rencontre qui ne semble pas beaucoup plaire à cette chère Annabeth d'ailleurs… Malheureusement pour eux, ce n'est pas leur seul problème. A la colonie, Grover n'arrive pas à se faire entendre quant à la présence de Pan dans le monde. Pire, nos amis vont découvrir que le labyrinthe de Dédale a une entrée dans la forêt et que Luc cherche à pouvoir l'utiliser. Il n'en faut pas plus pour que notre groupe d'ami, accompagné de Tyson, le demi-frère cyclope de Percy, se ruent dans le labyrinthe à la recherche de Dédale.

Le labyrinthe de Dédale fait parti de ces mythes qu'on connait tous. C'est lui qui renferme le minotaure. Or, dans la légende, Ariane aide Thésée à vaincre la bestiole et surtout à sortir du labyrinthe Grace à une pelote de laine. Minos, fou de rage, enferme Dédale, créateur du labyrinthe et son fils, Icare dans le labyrinthe. Pour s'en sortir, Dédale créera des ailes de plumes et de cire. Icare, n'écoutant pas son père, volera trop haut, ce qui fera fondre la cire. La chute lui sera mortelle. L'inventeur volera lui jusqu'en sicile ou avec l'aide des filles du roi Cocalos, il se vengera de Minos (cette partie est parfois moins connu il me semble). Dans Percy Jackson, Dédale finit par retourner de son plein grés dans le labyrinthe. Un endroit situé sous terre, entre notre monde et les Enfers et qui grandit de jour en jour. Pour le reste, c'est pour le moins fidèle à la légende, ce que je trouve agréable. Surtout, l'histoire de Dédale a un énorme impact sur tout le roman. Surtout, elle permet d'avoir l'un des thèmes le plus important de ce tome, celui de la rédemption et du pardon (mais j'en ai déjà trop dit pour le coup, je crois).  Il n'est pas le seul mythe a entrer en compte dans ce tome, même s'il est le plus important. On retrouve aussi Calypso, les forges d'Héphaistos, les écuries d'Augias ou encore les Hécatonchies par exemple. C'est un véritable festival de ce côté et j'adore ça. Ma passion pour la mythologie grecque a soudain repris le dessus avec ce tome (ce qui n'avait pas été tout à fait le cas avec les autres).

Mais si j'ai apprécié les mythes que l'on redécouvre dans ce tome, je dois bien avouer que je l'ai trouvé un peu moins bon que les précédents. En fait, le problème, c'est que, pour moi, c'est vraiment un tome de transition. On arrive presque à la fin et il faut rassembler tous les éléments pour celle-ci. Alors, oui, la découverte du labyrinthe est plutôt sympa (enfin, ça dépend pour qui) et le roman met un point final à l'un des arcs d'un des personnages. Mais il se passe peut-être beaucoup trop de chose dedans et il parait parfois un peu brouillon. Comme je le disais, il fallait finir certains arcs pour arriver à la fin de la série. Je crois que c'est ça qui m'a le plus dérangé dans ma lecture. On ajoute à ça l'arrivée d'autres arcs, la prophétie incomplète d'Annabeth (je le sens mal pour elle, ça), l'arrivée de Cronos autrement que dans son cercueil (pardon pour le spoil), Typhon qui ne devrait plus tarder à s'échaper etc... Ca fait quand même pas mal d'information dans un seul tome. Du coup, comme le labyrinthe, le lecteur peut se perdre dans toutes les informations données.

Heureusement, les personnages permettent de passer un peu outre. J'avoue que j'aime beaucoup Percy. Il fait parti de ces héros qui ne comptent pas que sur eux-mêmes pour arriver à leur but. Il a vraiment un petit quelque chose d'attachant que j'apprécie chez lui. Et puis, le voir galérer avec ses sentiments m'a fait quelque peu rire. Le fait qu'Annabeth soit à nouveau bien présente est pour moi un gros plus. J'ai aussi été pas mal toucher par Grover dans ce tome. L'acolyte de Percy n'a pas un gros rôle ici, d'ailleurs, on ne le voit pas durant un petit moment, mais le peu qu'on le voit m'a assez ému en fait (attention, je spoile : sa rencontre avec Pan est si prenante). Mais surtout, on découvre enfin réellement Nico di Angelo. Après une apparition pas trop remarqué dans le tome précédent, son histoire rappelle ici pas mal celle de Dédale. Les deux personnages se font écho, je trouve, et c'est plutôt intéressant à suivre. Enfin, il y a Rachel, élément perturbateur pour le duo Percy/Annabeth. Elle, j'ai hâte de voir ce qu'elle va devenir.

Pour finir, j'ai bien aimé le tome même si je le trouve un peu en dessous des autres. N'empêche que pour l'instant, Percy, c'est l'une de mes séries jeunesses préférées (je le dis à chaque tome, c'est bien la preuve non ?). Hate de décourvir le dernier tome maintenant.

lundi 19 septembre 2022

Le sort du titan, Percy Jackson, tome 3, Rick Riordan

Me revoilà du côté des Olympiens avec ce troisième tome de Percy Jackson. Ca tombe bien, j'avais besoin d'une lecture légère et facile (quoique pour le léger, on repassera peut-être).

Le sort du titan, Percy Jackson, tome 3, Rick Riordan

Editeur : Albin Michel
Collection : Wiz
Année de parution : 2008
Titre en VO : Percy Jackson and the Olympians, book 3: The Titan's Curse
Année de parution en VO : 2007
Nombre de pages : 357

A lire : 
- Vous aimez la mythologie grecque (mais que vous n'êtes pas ultra exigeant)
- Vous voulez un héros souffrant de trouble de l'attention avec hyperactivité

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les récits à la première personne

Présentation de l'éditeur : 

Les monstres sont toujours décidés à tuer les demi-dieux. Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore. Ils n'ont la vie sauve que grâce à l'intervention de la déesse Artémis et de ses Chasseresses. Mais, lorsque Annabeth puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d'embûches s'annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le. Seigneur des Titans.

Mon avis

Attention, je vais un peu spoiler le tome précédent puisqu'à la fin de celui-ci, Thalia, la fille de Zeus, revenait à la vie grâce à la toison d'or. La jeune fille, quinze ans, bientôt seize, reprend ses activités de héros des Dieux aux côté de Percy, Annabeth et Grover. C'est ainsi que tous les quatre s'en vont récupérer deux nouveaux demi-dieux, Bianca et Nico Di Angelo. Mais durant leur mission de sauvetage, et alors qu'Artémis et sa troupe de Chasseresses viennent les aider, Annabeth disparait, au grand dam de Percy qui n'a rien pu faire. Puis, Artémis part seule, à la recherche d'un monstre qui pourrait tout changer dans la guerre opposant Cronos aux Dieux. Mais de retour à la colonie, rien ne va vraiment. Les Chasseresses s'installent dans le bungalow d'Artémis avec Bianca qui a décidé de faire parti du groupe. Son frère se retrouve chez les Hermes le temps que son parent divin se déclare. Mais surtout, Monsieur D et Chiron interdise à Percy de partir à la recherche de son amie. Il va falloir une nouvelle quête où il n'est pas convié à la base, pour enfin pouvoir partir à la recherche de la déesse et d'Annabeth.

Ce troisième tome commence vraiment sur des chapeaux de roues et permet de présenter rapidement Thalia dont on avait beaucoup entendu parler mais peu vu. Mais surtout, il voit la disparition d'Annabeth dès le début. Un évènement loin d'être anodin. Il permet d'abord de mettre en avant Thalia auprès de Percy. Si la fille de Zeus n'a pas un rôle aussi important qu'a pu avoir celle d'Athéna durant les tomes précédents, il est agréable de la découvrir un peu plus. Ensuite, cette disparition semble mettre en place la romance entre Annabeth et Percy (même si ce n'est pas vraiment dit et que le passage d'Aphrodite me semble trop gros, les sentiments du jeune homme évolue beaucoup envers elle). Il permet aussi de nous faire un peu quitter le trio pour se pencher vers d'autres personnages, comme les Chasseresses d'Artémis, et plus particulièrement sa lieutenante, Zoé, ou encore la jeune Bianca Di Angelo. Alors, oui, Annabeth m'a manqué mais j'ai apprécié voir Thalia et Zoé. 

Ensuite, il y a l'histoire de ce tome. Si on reste sur le schéma habituel, prophétie => voyage =>résolution, on part avec un inconnu. On n'a pas la moindre idée de qui est parti chasser Artémis avant de disparaitre à son tour, ni même de qui est réellement l'ennemi du tome (et même si on voit rapidement Luke, ce n'est pas tout à fait lui). Ce petit suspens est appréciable. On reste dans le flou un bon moment. On commence à entrevoir ce qu'il va se passer petit à petit, en même temps que les révélations sur certains personnages. Et puis, comme toujours, il y a les mythes grecs revisités, on retrouve ainsi Talos, le chien de bronze créé par Héphaistos, quelques adversaires d'Hérakles (le lion de Némée ou encore sanglier d'Érymanthe) mais aussi celui d'un Titan que je ne nommerais pas ici pour ne pas spoiler (et qui n'est pas Cronos).

Au final, ce fut une chouette lecture. Le tome est plus mature que les deux précédents, surtout qu'il aborde des thèmes un peu plus dur, comme la mort, le deuil et une partie de repentance aussi. Il fait pour l'instant parti de mes préférés malgré l'absence d'Annabeth. J'attends avec une certaine impatience de lire le quatrième tome, surtout vu ce qu'il a pu se passé à la fin de celui-ci.


vendredi 15 juillet 2022

La Mer des Monstres, Percy Jackson, tome 2, Rick Riordan

 Je continue tranquillement ma découverte de l'œuvre jeunesse que j'aurais bien voulu lire lorsque, justement, j'étais jeune. Nous voici au second tome et nous allons partir à la recherche de la toison d'or.

La Mer des Monstres, Percy Jackson, tome 2, Rick Riordan

Editeur : Le livre de poche
Collection : Jeunesse 
Année de parution  : 2007
Titre en VO : Percy Jackson and the Olympians, book 2: The Sea of Monsters
Année de parution en VO : 2006
Nombre de pages : 352

A lire si 
- Vous aimez la mythologie grecque (mais que vous n'êtes pas ultra exigeant)
- Vous voulez un héros souffrant de trouble de l'attention avec hyperactivité

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les récits à la première personne


Présentation de l'éditeur : 

Etre le fils de Poséidon, un honneur ou une cruelle plaisanterie ? Lorsqu'une simple partie de foot se change en bataille contre un gang de cannibales géants, Percy le demi-dieu a un terrible pressentiment... Comme le lui annonçaient ses étranges cauchemars, les frontières magiques qui protègent la Colonie des Sang-Mêlé sont empoisonnées. Pour sauver leur domaine, Percy et ses amis devront parcourir la mer des Monstres, qui porte bien son nom.

Mon avis

Tout comme pour le premier tome, je ne suis toujours pas la cible visée de base par la série. Mais la jeune ado en moi ressort parfois et, elle, elle adore la série. Il faut dire que si on oublie le même défaut de la traduction du tome un, à savoir la conjugaison, je m'éclate pas mal à lire ces romans. C'est court, plein de péripéties et amusants. 

Dans ce tome, Percy finit, encore une fois, mal son année scolaire dans un nouvel établissement ou il est peut probable qu'il retourne en septembre. Bon, il faut dire que lorsque des montres vous attaquent et détruisent le gymnase du collège, ça n'aide pas. Heureusement pour Percy, il a été aidé par Tyson, un garçon d'a peu prés son âge vivant dans la rue. Mais, on le sait, quand les montres débarquent, adieu la tranquillité. Entre temps, il rêve aussi de Grover, en robe de mariée et en danger. Il sait qu'il doit faire quelque chose, rapidement. Heureusement que notre chère Annabeth est là pour récupérer Percy, et Tyson, et le ramener à la Colonie. Or, là-bas, rien ne va. L'arbre de Thalya a été empoissonné, Chiron, accusé, est parti et Tantale le remplace. Oh, et Percy découvre que Tyson est un cyclope, chose qui ne plait pas du tout à Annabeth. Lorsqu'ils découvrent que la toison d'or pourrait à la fois sauver l'arbre et les aider à retrouver Grover, nos trois amis partent en quête non autorisée (puisqu'il s'agit en réalité de celle de Clarisse, fille d'Arès) dans la Mer des Monstres.

Après un premier tome qui permettait de présenter la Colonie, les personnages et l'univers, nous voilà à entrer dans le vif du sujet avec ce tome. Outre la quête (motif récurent donc pour l'instant)(avec les changements de collège pour Percy), on commence vraiment à voir les contours de la série, à savoir, notre cher Percy, possible enfant d'une prophétie, contre Cronos. D'ailleurs, même si, bon, on s'en doute, j'apprécié qu'il ne soit que possiblement la personne concernée. Ca nous laisse plein de possibilité que la fin du livre ne fait que nous confirmer (oui, je spoile un minimum). Je trouve ça assez agréable même si on retombe sur le même schéma que pas mal d'autre. Bon vous me direz que niveau schéma, on reste de toute manière dans le très classique.

Mais heureusement, on a les péripéties. Riordan n'en est jamais avare, et il nous embarque vers le triangle des Bermudes à bord du Princess Andromede, paquebot de luxe servant de base à Luke. On va aussi découvrir le SPA de Circée ou encore un navire de marins confédéré et bien sûr l'île de Phylomène le cyclope. Surtout cette aventure en mer permet de rendre un petit hommage non pas aux Argonautes, comme je l'aurais cru avec la toison d'or, mais à Ulysse. On rencontre quelques monstres mythologiques bien sympathiques et on utilise les vieilles ruses. Encore une fois, c'est sympa de voir la mythologie plutôt bien utilisée même si, forcément, j'ai parfois des doutes sur les choix de l'auteur.

Pour finir, un petit mot sur les personnages. Percy est toujours égal à lui-même, bien trop gentils avec la plupart des gens. Seul, je ne lui donne pas longtemps avant de se faire avoir. Heureusement pour lui, il est toujours fort bien accompagné. Annabeth est souvent là pour le tirer d'affaire même si j'ai eu l'impression qu'elle était un peu effacée niveau aventure. Par contre, l'auteur en profite pour ajouter encore un peu plus de profondeur à son personnage, et ça j'apprécie. L'arrivée de Tyson est aussi intéressante. Il introduit un thème que je trouve important, l'acceptation de la différence, et j'ai comme l'impression que ça sera pas la seule fois qu'on va le voir. Quant à Luke, le voir sombrer un peu plus est aussi plutôt sympa, mais j'ai l'impression qu'il lui manque quand même un peu petit quelque chose pour en faire un vrai antagoniste plutôt que juste un pantin.

Bref, j'ai autant apprécié que le premier tome. C'est vraiment une chouette série et pour l'été (ou les jours où j'ai envie de léger), elle tombe plutôt bien. J'espère par contre que ma fille s'y penchera dessus dans quelques temps, je suis sûre que ça lui plaira.

jeudi 9 juin 2022

Le Voleur de Foudre, Percy Jackson, tome 1, Rick Riordan

 Quand j'étais adolescente, je ne m'intéressais pas vraiment à la littérature de l'imaginaire de mon âge. La faute à Tolkien, lu très tôt qui me donnait l'impression que les livres jeunesses n'étaient pas assez bien pour moi (bonjour l'élitisme à cet âge-là). En plus de ça, j'étais plus branché mythologie égyptienne que grecque. Du coup, je n'ai jamais lu Percy Jackson. Comme je cherche toujours des romans qui pourraient plaire à ma fille, j'ai ramené le premier tome de la médiathèque pour le laisser trainer pendant un mois à la maison. Et finalement, j'ai fini par le lire.

Le Voleur de Foudre, Percy Jackson, tome 1, Rick Riordan

Editeur : le livre de poche
Collection : Jeunesse
Année de parution : 2006
Titre en VO : Percy Jackson and the Olympians, book 1: The lightning thief 
Année de parution en VO : 2005
Nombre de pages : 480

A lire si 
- Vous aimez la mythologie grecque (mais que vous n'êtes pas ultra exigeant)
- Vous voulez un héros souffrant de trouble de l'attention avec hyperactivité

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les récits à la première personne
- Vous ne voulez pas de voyage initiatique

Présentation de l'éditeur : 

Etre un demi-dieu, ça peut être mortel... Attaqué par sa prof de maths qui est en fait un monstre mythologique, injustement renvoyé de son collège et poursuivi par un minotaure enragé, Percy Jackson se retrouve en plus accusé d'avoir dérobé l'éclair de Zeus ! Pour rester en vie, s'innocenter et découvrir l'identité du dieu qui l'a engendré, il devra accomplir sa quête au prix de mille dangers.

Mon avis

Ne nous mentons, je ne suis pas la cible type pour la série. Je suis trop vieille et j'ai beau aimé lire du jeunesse, il y a des choses qui me font tiquer. Comme un texte écrit avec la moitié de ces verbes au passé composé. Oui, je préfère, et de loin, un texte au présent ou au passé simple/imparfait que ce maudit passé composé. Pire, ici, on a souvent un beau mélange imparfait/passé composé. J'ai toujours du mal à comprendre ce mélange. Personnellement, ça me dérange d'ailleurs dans ma lecture. Un exemple ? 
la capture d'écran ci-jointe (prise depuis la page "feuilleter" du format kindle sur amazon)(le passage est au début du roman, comme ça pas de spoiler)
Non, vraiment, moi, ça me gène. Pourquoi ne pas mettre les verbes au passé simple plutôt qu'au composé ? Les jeunes ne sont pas bêtes et comprennent très bien le passé simple, hein. De plus, ça aurait rendu la lecture plus fluide d'après moi. 
Enfin, vous me direz que je chipote un peu mais perso, c'est quelque chose qui me dérange (et qui me donne envie de passer en VO pour ne plus le rencontrer, ce problème). Passons donc à l'histoire.

Percy est donc un gamin de douze ans souffrant de trouble de l'attention avec hyperactivité (c'est clairement dit et je trouve ça juste génial vu qu'il y a finalement peu de roman qui ont ce genre de personnages et surtout qui le disent). Plutôt rebelle, avec une tendance a attiré les catastrophes sur lui, il se fait régulièrement viré des écoles qu'il fréquente. Le jour d'une sortie scolaire, il va être attaquer par sa prof de math. A partir de cet instant, la vie de Percy va se trouver bouleverser. Car Percy est un demi-dieu, le rejeton de Poséidon. Poursuivi par le Minautore, le voilà contraint de se réfugier dans la colonie des Sang-mêlées, lieu de villégiature des enfants des dieux grecs. Là, il va découvrir qu'on l'accuse d'avoir volé l'éclair de Zeux et qu'il va devoir partir en quête pour le retrouver. Accompagné de Grover, un satyre, et d'Annabeth, une fille d'Athéna, il va parcourir les Etats-Unis pour accomplir sa première quête et en découvrir un peu plus sur les dieux.

J'ai plutôt apprécié Percy. C'est un gamin plutôt agréable à suivre. J'ai clairement apprécié qu'il soit TDAH (le trouble de l'attention)(surtout qu'il y a de forte chance pour que je le suis aussi) et dyslexique (ce que je suis aussi). J'aurais adoré le découvrir quand j'avais une dizaine d'années parce qu'il me ressemble (et j'aurais donc pu ajouter "demie-déesse" à mon palmarès imaginaire). En tout cas, il s'avère que Percy, c'est un des rares héros jeunesse qui ne m'exaspère pas à tout bout de champs (salut Harry Potter). Il en va de même pour ses acolytes. J'ai bien aimé Grover, son manque d'assurance certain et son envie de bien faire. En plus de ça, il a un vrai passé qui joue beaucoup sur son évolution, ce qui en fait quelque chose d'un peu plus que le simple acolyte (coucou Ron)(oui, je ne vais pas me faire d'ami, j'ai eu beaucoup de mal avec Harry Potter pour plein de raison, dont les personnages). Quant à la fille de l'équipe, il est intéressant qu'elle ne soit pas (encore)(parce que je sais qu'elle va l'être) le love interest du héros. Mieux encore, elle est écoutée de Percy même si parfois, ils se mettent un peu sur la tête tous les deux (dois-je réellement faire un coucou Hermione ?). Je pense que Riordan a eu tout le loisir de voir ce qui ne fonctionnait pas avec certains livres jeunesses et surtout avec les trios que l'on peut y trouver. Et c'est rafraichissant (après j'ai pas énormément de point de comparaison vu que je ne me suis jamais réellement intéressé à des séries jeunesses même en étant jeune)(a 11 ans, je lisais la saga Ramses de Christian Jacq, pour vous donnez une idée de mes lectures). On a donc un trio de personnages totalement imparfaits et finalement bien humains. 

Passons à présent côté mythologie. On est bien d'accord, Riordan a simplifié pas mal de chose. J'ai bien aimé l'idée des dieux qui vont là où se trouve le pouvoir occidental et l'explication qui va avec. Il y a un côté American Gods bien dosé dans tout ça (ça m'a aussi rappelé Vegas Mytho de Christophe Lambert)(que je n'ai pas chroniqué ici d'ailleurs). Bon par contre, j'ai failli hurlé sur certaines choses dont le background de Méduse. Non, elle n'a pas été transformé pour avoir eu un rendez-vous romantique avec Poséidon dans le temple d'Athéna. C'était pas sa petite amie. Elle a été violé par Poséidon. Mais après, ça reste un livre jeunesse, c'était peut-être un peu trop à faire avaler aux enfants (mais ça n'aurait rien changé à ce passage en fait). Ca reste bon enfant au final et les dieux sont à peu prés respectés. D'ailleurs, c'est assez marrant de voir comment l'auteur imagine les divinités dans notre monde tout en gardant leurs attributs. C'est toujours interessant à voir, cette manière de retranscrire cet imaginaire-là (Arès en biker, c'est plutôt sympa, Poséidon en chemise style hawaïenne et trône en forme de siège de pécheurs par contre, je trouve ça moyen (surtout le trône en fait)).

Bref, au final, c'était plutôt sympa à lire. J'ai bien aimé et je suis sûre que j'aurais bien plus apprécié si j'avais eu plusieurs années de moins. Je vais lire la suite, par curiosité (et parce que j'avoue que j'aime bien, maintenant, les livres jeunesses (fallait bien que ça arrive un jour)).