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jeudi 28 avril 2022

Braises de Guerre, Gareth L. Powell

 On reste dans le space opéra avec ce Braises de Guerre. Bon, par contre, on oublie tout le côté SF feel good et positive de Becky Chambers...

Braises de Guerre, Gareth L. Powell

Editeur : Folio
Collection : SF
Année de parution : 2021
Titre en VO : Embers of War
Année de parution en VO : 2018
Nombre de pages : 480

A lire si :
- Vous aimez les romans choraux
- Vous voulez des IA bien devellopées

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les romans choraux trop rapide
- Vous voulez de vrais difficultés

Présentation de l'éditeur :

Après la guerre, la bataille pour la paix commence…
Le Chien à Problèmes est un croiseur lourd, construit pour semer la violence. Doué de conscience, c’est aussi une adolescente dégoûtée par le rôle qu’elle a joué dans le génocide d’une planète entière.Le Chien, reconverti dans le sauvetage des naufragés spatiaux, et sa capitaine, Sal Konstanz, reçoivent l’ordre de venir en aide aux éventuels survivants d’un paquebot en perdition au cœur d’un système contesté. De l’épave émerge une poétesse dissimulée sous une fausse identité pour échapper à l’horreur de la guerre, Ona Sudak. À quelques années-lumière de là, Ashton Childe, un agent des services secrets mis au placard, fait équipe avec un membre d’une faction adverse pour partir à la recherche de la rescapée.Tous risquent de se retrouver, bien malgré eux, au cœur d’un conflit qui menace d’embraser à nouveau toute la galaxie.

Mon avis

Ce roman avait tout pour me plaire. On se retrouve quelques années après une terrible guerre éclair qui a ravagé une planète complète en quelques minutes. Nous découvrons alors le Chien à Problèmes, ancien vaisseau de guerre devenu vaisseau de sauvetage pour le compte de la Maison de la Récupération. Sa capitaine faisait partie de l'autre camps, chose qui n'a de toute façon plus la moindre importance. Puis, nous passons à Ona Sudak, poétesse de son état sur un navire de croisière qui se fait attaquer. Enfin, nous découvrons Ashton Childe, un espion mis au placard qui cherche à tout prix à dégager de là où il se trouve et qui ne tarde pas à être exaucé. Tout semblait bien se préparer pour avoir un récit des plus sympathiques, une bataille pour la paix, comme l'annonce la quatrième de couverture. Une sorte de Gagner la guerre mais version Space Opéra peut-être. Bref, j'aurais dû me régaler à lire ça.

Vous l'aurez compris, ce n'est pas le cas. 

Braises de guerre a, pour moi, un gros défaut, celui d'être choral. L'auteur a voulu avoir plusieurs point de vue, ça peut se comprendre. Son oeuvre se veut ambitieuse. Elle l'est d'ailleurs. Mais je n'ai pas accroché à sa manière de faire. Le fait que les personnages s'expriment tous à la première personne déjà ne m'a que peu plu. Le problème étant qu'à part le Chien à Problème et son mécanicien, les autres personnages ont une voix interchangeable. S'il n'y avait pas les noms écrits en début de chapitres, j'aurais pu confondre Ona Sudak et Childe ou encore Konstanz. C'est un point qui m'a dérangé dès le départ. L'autre point, c'est clairement la longueur des chapitres. Ils sont bien trop courts. Certains ne font que deux pages et, hop, on passe à un autre personnage. Ça a eu pour effet, de mon côté, d'avoir du mal à les comprendre, à les apprécier même. J'ai eu l'impression de survoler la chose la plupart du temps.

Or, cette impression n'est pas du qu'à ça. Et c'est là que ça blesse vraiment. Ça va trop vite, comme les chapitres. Pourtant, le roman fait quand même presque 500 pages. Mais l'auteur explique peu les choses, passe du temps sur des trucs parfois insignifiants et sait peut-être trop où lui veut en venir. Du coup, ça bloque de mon côté. J'ai trouvé des facilités qui ne m'ont pas forcément plu (Childe est bloqué pour trois semaines ? on va régler ça avec un exo squelette, le Chien n'a plus d'arme, pas grave, quand il va en avoir besoin, il va lui-même les fabriquer, d'ailleurs, une IA aussi puissante et quasi vivante au sens humain du terme, c'est un peu gros aussi). Le truc, c'est que ça donne une impression de toute puissance à nos personnages et que j'ai eu du mal à voir les problèmes pour eux. 

Pourtant, à côté de ça, il y a du bon tout de même dans ce Braises de guerre. Il y a ce côté "la guerre est peut-être fini, il nous reste encore une bataille à gagner pour que tout le monde soit en paix" que j'aime beaucoup de base. J'ai apprécié les personnages du Chien, tellement humaine quand elle le veut et si froidement mécanique quand il le faut, celui de sa capitaine, Sally Konstanz qui se retrouve là alors qu'elle sait que c'est sa dernière chance pour pas mal de chose et qui fait tout ce qu'elle peut pour y arriver. Même Preston, jeune médecin souffrant de pas mal de trouble, m'a touché (plus que celui d'Alva Clay, sorte de grosse brute du vaisseau parce qu'il en faut bien une). 

Alors que cela fait déjà une petite semaine que j'ai fini le roman, je me demande tout de même si ce n'est pas moi qui est manqué le rendez-vous. Je souffre depuis quelques temps d'une sorte de panne de lecture où tout ce qui me tombe sous les yeux ne me dit rien du tout. Est-ce que j'apprécierai mieux ce roman lors d'une relecture ? C'est tout à fait possible. Mais pour le moment, je reste dubitative devant ma lecture. Je n'ai pas tout à fait apprécier et elle me laisse un petit coup amer, je dirais. Voilà bien longtemps que je ne me suis pas retrouvée comme ça face à un livre fini. 

L'espace d'un an, Les Voyageurs, tome 1, Becky Chambers

 Juste après avoir fini Apprendre, si par bonheur, je me suis lancée dans l'autre livre de Chambers qui trainait dans ma PAL numérique. J'espérais avoir le même coup de foudre, ou presque, que pour la novella. On va voir si ce fut le cas.
PS : encore une fois, je suis à la bourre dans mes avis (cette dixième année de blog ici est une catastrophe à ce niveau, je trouve)(j'ai trois avis en retard quand même). Du coup, ce ne sera pas parfait parfait...

L'espace d'un an, Les Voyageurs, tome 1,  Becky Chambers

Editeur : l'Atalante
Collection : la dentelle du cygne
Année de parution : 2016
Titre en VO : The long way to a small angry planet
Année de parution en VO : 2014
Format : AZW

A lire si 
- Vous n'aimez pas les gros conflit armés
- Vous voulez des personnages divers et variés (aussi bien en terme d'espèce que de culture)

A ne pas lire si :
- Vous souhaitez des péripéties violentes.

Présentation de l'éditeur :

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…

Mon avis

Lorsque Rosemary s'engage sur le Voyageur, un tunnelier, elle ne sait pas trop à quoi s'attendre. Elle quitte son petit cocon martien pour la première fois et elle fait ça en cachette et sous une fausse identité (on comprendra pourquoi par la suite). Elle va alors découvrir un tout autre univers, celui des voyages au long cour pour creuser les trous de vers permettant de voyager plus vite dans l'espace. Elle va aussi découvrir l'équipage, multi-espèce et avec eux, toute l'étendue de leur diverse culture. Elle a un an pour cela, le temps de rejoindre leur prochaine destination à côté d'un système où la guerre ne s'est pas tout à fait arrêter.

Becky Chambers m'avait déjà prouvé qu'elle était capable de créer de beaux personnages dans sa novella. Mais elle en était restée aux humains à ce moment, puissant dans la diversité de notre propre espèce pour que l'équipage. Là, elle passe à la vitesse supérieure. Elle va se servir de notre imaginaire, et du sien, pour créer de nouvelle espèce (rien de folichon en soit, on retrouve des reptiles, des aliens ressemblant à des humains, des amphibiens et autres) et les faire cohabiter. Car c'est bel et bien de cette cohabitation dans le tunnelier que l'histoire nous parle. Au fur et à mesure de l'avancée du Voyageur vers sa destination, nous allons découvrir ses membres, leur espèce et leur culture, les uns après les autres, et c'est particulièrement interessant à lire.

Une fois encore, Chambers parle de tolérance, de paix et d'amitié/amour profond. Encore une fois, elle fait ça de manière naturelle. Ses personnages sont parfait tel qu'ils sont et leurs interactions agréable à lire, même lorsqu'on tombe sur les plus grincheux. Les quelques arrêts du Voyageur pour ravitaillement permettent aussi de découvrir d'autres facettes de l'univers et de lancer telle ou telle discussion sur une espèce ou un pan culturel propre à celle-ci. Rien ne semble forcé et c'est agréable à lire. Sur ce point, Chambers a encore une fois fait fort pour moi. 

Surtout, elle a développé un véritable univers passionnant à découvrir que nous ne faisons finalement qu'effleurer avec nos personnages. Ça reste parfois assez simple, ce n'est pas toujours éloigné de ce qu'il se fait déjà en matière de space-opéra mais ça foisonne de détails intéressant à découvrir et qui pourrait, dans certain cas, se rapprocher un peu de ce que l'on voit déjà sur notre bonne vieille planète bleue.

Mais, parce que ça ne pouvait pas être complètement parfait, un point me dérange. S'il est agréable de suivre les membres de l'équipage du Voyageur et de découvrir l'univers qu'ils parcourent, il manque, pour moi, un fils conducteur. J'ai en fait eu l'impression de lire plusieurs nouvelles, regroupées dans le même ouvrage grâce à leurs personnages. Je crois surtout que le côté tranche de vie n'est pas tout à fait fait pour moi. J'aurais apprécié avoir un vrai fils rouge, pas juste l'idée d'une destination lointaine. J'aurais pu me douter que ça se passerait ainsi, surtout après ma lecture d'Apprendre, si par bonheur, qui fonctionne un peu de la même façon (mais qui garde un fils rouge, lui, dû à la manière dont il se présente). J'avoue que ça m'a un peu manqué.

Pourtant, cela ne m'a pas du tout empêché d'apprécie ma lecture. J'ai aimé suivre l'équipage du voyageur et, tout comme pour sa novella, je trouve que ça fait du bien un peu de SF positive comme ça (même si, ici, on se retrouve tout de même avec une guerre pas loin et quelques ennuis). Ce n'est malheureusement pas le coup de coeur que j'aurais voulu mais ça ne m'empêchera probablement pas de lire le second tome dans quelques temps.

vendredi 23 juillet 2021

Space Opera ! L'imaginaire spatial avant 1977, André-François Ruaud et Vivian Amalric

J'aime beaucoup la collection la Bibliothèque des Miroirs chez les Moutons Electriques. J'en ai déjà lu quelques uns, j'en ai encore deux dans ma PAL. Cette fois, je me suis penchée sur le Space Opera depuis sa création (à peu prés quoi) à 1977 et Star Wars.

Space Opera ! L'imaginaire spatial avant 1977,  Vivian Amalric et André-François Ruaud

Editeur : Les Moutons Electriques
Collection : La Bibliothèque des Miroirs
Année de parution : 2009
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez en savoir plus sur le Space Opera
- Vous aimez avoir de quoi faire grimper votre wishlist

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas de résumé d'oeuvre
- Vous  n'aimez pas le space opera

Présentation de l'éditeur : 

Space Opera : une succursale majeure de la science-fiction. Tout l’imaginaire des espérances de l’espace, lorsque cape flottant à l’épaule et pistolet-laser au poing, de vaillants héros parcouraient les immensités galactiques à bord de leurs vaisseaux rutilants.
De Flash Gordon à Star Trek, de la faune de l’espace aux empires galactiques, d’E. E. Doc Smith à Samuel Delany en passant par Poul Anderson, Isaac Asimov, Charles Harness et E. C. Tubb, sans oublier Buck Rogers, Dan Dare, Perry Rhodan, les pulps, les serials ou Doctor Who : l’histoire illustrée du rêve spatial, lorsque les étoiles étaient plus proches.
André-François Ruaud s’est entouré de Vivian Amalric, Jean-Michel Archaimbault, Isabelle Ballester, Jean-Daniel Brèque, Raphaël Colson, José Gérard, Christine Luce, Richard D. Nolane, Élisabeth Vonarburg et Roland C. Wagner, sous une préface de Gérard Klein, pour un beau livre célébrant le mythe de l’aventure spatiale avant Star Wars — avec comme toujours une riche iconographie.

Mon avis

Le space opera, je l'ai dit il n'y a pas si longtemps dans les pages du blog, est un genre que j'aime mais que je ne lis pas assez. Il y a dans ces épopées quelques chose qui me fait rêver, et pas seulement parce que tout cela se passer dans les étoiles. Malheureusement, le genre étant quelque peu boudé en France (et on découvre (ou pas) que c'est assez historique en france cette situation), ma culture dessus n'est pas aussi grande que ce que j'aimerai. Pour moi, ce livre devait comblé un certain vide. Ce qu'il a d'ailleurs fait, augmentant encore drastiquement ma wishlist (comme à chaque fois que je me lance dans un livre de la collection vous me direz).

On commence le livre avec un aperçu du genre et de pourquoi on s'arrête en 1977 alors que le bouquin sort en 2009. C'est bien simple, pour les auteurs, la sortie de Star Wars a considérablement modifié le Space Opera. Assez pour qu'il existe un avant et un après. Assez donc, pour arrêter le livre cette année-là et pas une autre. Du coup, on va beaucoup parler de l'âge d'Or du Space op, de l'époque où c'était de la fantasy dans les étoiles et cela par le biais des romans et des films de l'époque (surtout des romans en fait). On passe donc des serials du cinéma américains, au comics en passant par doctor Who ou l'oeuvre d'Asimov etc...  

Forcément, tout cela est passionnant et parfaitement documenté. Peut-être un peu trop en fait pour certaines choses. Le livre se divise par œuvres et auteurs en suivant une certaine chronologie. On a par exemple un gros chapitre sur les sérials au début, puis des chapitres par auteurs (ou groupe d'auteurs) avant un chapitre consacré à Doctor Who ou Star Trek. Si j'aime découvrir de nouvelles oeuvres, je dois bien avouer que lire une vingtaine de chapitres résumant un livre ou un film (ou une série), ça peut être un peu long. Et c'est là le problème de ce Space Opera. Beaucoup de résumé, un peu moins de réflexion. Or, je m'attendais à plus d'analyse sur le genre. Après, je ne dis pas non plus qu'il n'y en a pas du tout. Il y en a quand même pas mal et en plus de ça, c'est particulièrement plaisant à découvrir. 

Le Space Opera est un produit de son temps et les auteurs (et leurs invités) ne le prouve dans cet ouvrage. Comme tout genre relevant de la science-fiction, il est généralement politisé (et ça, même si on ne s'en rend pas forcément compte). C'est un aspect que l'on peut voir dès le départ, et cela même si, à la base, les sérials ou les comics (premier point d'entrée au Space Opera) sont créés pour amuser les gens et leur faire oublier quelques temps une vie un peu trop rude et austère. On voit bien, petit à petit, que le divertissement ne sert pas qu'à ça et qu'au fil des ans, les auteurs en profitent pour faire passer leurs idées. C'est en ça que j'ai apprécié l'ouvrage (et même pour le coup, le grand nombre de résumé).

Au final, le livre est intéressant et apporte un autre regard sur le genre à part entière qu'est le Space Opera avant 1977. Je trouve toujours un peu dommage qu'il s'arrête là mais c'est déjà un bon gros morceaux. Il est à lire pour qui est curieux de découvrir ce qu'il a pu se faire dessus (surtout que, j'ai oublié de le dire, mais il y a pas mal d'auteur pas forcément ultra connu en france dedans)

vendredi 16 juillet 2021

Astrevise, Skyward, tome 2, Brandon Sanderson

Il était temps que je lise le second tome de Skyward, même si maintenant je râle qu'on aura pas le prochain avant un moment. Et puis, ça me change un peu de ma relecture de Fils-de-Brume (que je ne vais pas tarder à continuer d'ailleurs).

Astrevise, Skyward, tome 2, Brandon Sanderson

Editeur : Le livre de poche
Collection : 
Année de parution : 2021
Titre en VO : Skyward, book 2: Starsight 
Année de parution en VO : 2019
Nombre de pages : 630

A lire si :
- Vous voulez du Young-Adult qui flirte gentiment avec l'adulte
- Vous aimez les IA un peu bizarre
- Vous voulez des phases de vol passionnantes

A ne pas lire si :


Présentation de l'éditeur : 

Spensa est devenue pilote et s’est engagée dans la guerre sans fin qui oppose les derniers survivants de l’espèce humaine, menacée d’extinction, aux Krell, un mystérieux peuple extraterrestre. Ayant réussi à faire réhabiliter la mémoire de son père, accusé injustement de trahison, Spensa est maintenant membre à part entière de la Force de Défense Rebelle.
Alors qu’elle vient tout juste de commencer à prendre la mesure de ses nouveaux pouvoirs cytoniques, Spensa reçoit d’une extraterrestre mourante, Alanik, les coordonnées de la station spatiale Astrevise, où se trouve la clé de la survie de l’humanité. Elle décide d’infiltrer le lieu et se trouve malgré elle piégée dans des intrigues politiques qui la dépassent. 

Mon avis

J'avais très envie de lire la suite de Skyward. J'ai tellement aimé le premier que j'avais déjà eu plusieurs fois envie de le relire (alors que je l'ai lu seulement en novembre de l'année dernière, mais ça me fait toujours ça avec Sanderson (là, je me relirais bien Elantris par exemple si je n'avais pas Fils-de-Brume à finir). Du coup, quand j'ai enfin eu fini de lire mes quelques obligations (pour cause de challenge) et que mes problèmes de santé se sont enfin fait la malle, je me suis un peu jetée dessus. 

On se retrouve quelques mois après la bataille d'Alta II qui cloture le premier tome. L'humanité est toujours boqués sur Détritus par les Krell mais à commencer à prendre pieds sur les plateformes entourant la planète, première ligne de défense de celle-ci. Spensa et l'escadrille Skyward (je suis désolée, je n'arrive pas à la nommer Vers les Etoiles comme en français, je ne sais pas pourquoi)(alors que je lis en VF et que dès que je voyais le nom, mon cerveau faisait le switch sans même que je ne m'en rende compte)). Un jour, lors d'une attaque, Spensa et Kimmalyn sauvent une extraterrestre. Celle-ci donne les coordonnées d'Astrevise, une immense station spatiale de la Supériorité à Spensa. La jeune femme va s'y infiltrer pour essayer de découvrir les secrets de l'hyperpropulsion mais aussi de ses pouvoirs. Elle ne se doute pas qu'elle va devenir un pion dans l'échiquier politique...

Spensa est enfin devenue pilote. Mieux (enfin pas trop pour elle), elle est devenue une héroine. Suite à ses actions durant Skyward, elle a pu réhabiliter la mémoire de son père et pense vivre une vie enfin à peu prés normale aux commandes de son vaisseau. Ou pas, donc. Parce que Spensa est une cytonique, quoique cela puisse réellement dire. Parce que sa planète est toujours la cible de la Supérioté et, surtout, parce que les Fouilleurs, un ennemi pire que tout le reste, sont toujours présent, quelque part dans le nulle part. Pour répondre à toutes ses questions sur ce qu'elle est mais aussi pour sauver Détritus, elle va prendre la place d'Alanik, une extraterrestre, et infiltré une station spatiale. 

On la découvre alors un peu plus posée que ce qu'elle nous a déjà montrer. Bon, Spensa reste Spensa. Elle est têtue, casse-cou, parfois peu sûre d'elle. Elle a un peu arrêter de déclamer de grandes phrases un brin barbare contre ses amis et ennemis aussi. Mais globalement, c'est bien elle. J'aime beaucoup cette nouvelle Spensa qui réfléchit un peu plus avant de se lancer (bon pas toujours beaucoup, on va quand même le dire). Sa relation avec M-Bot aussi évolue dans le roman. L'IA du vaisseau prend de plus en plus conscience de lui-même et cela déstabilise les deux personnages. J'aime toujours autant l'IA, qui garde une fraicheur apaisant dans le monde de brute où vit la jeune femme. Et puis, il y a les nouveaux venus. Car, si Spensa est séparée de son escadrille, elle va en trouver une autre, faite presque entièrement d'extraterrestre. On y trouve Hesho et son équipage, des sortes de gerbilles-renard. Hesho, leur capitaine (et roi aussi) remplace un peu Spensa dans les envolées lyriques. Il y a aussi Vapeur, un être fait d'odeur ou encore Morriumur, um dione pas encore né (iel est le peut-être résultat de l'accouplement de ses parents, mais je vous laisse découvrir).

L'histoire, elle, semble banale et un peu répétitive dans les phases de vol. Elle est surtout là pour nous faire comprendre les erreurs/horreurs des guerres et ce qui en découle, et surtout la manière dont l'on peut percevoir l'autre, que se soit justement l'autre-ennemi ou juste l'autre-étranger (vous m'excuserez les termes un peu vastes).  J'ai grandement apprécié l'emploi des pronoms neutres tout le long du roman pour les extraterrestres non genrés (les diones ou les varvax par exemple), le cas des diones étant des plus intéressants puisqu'ils sont clairement nonbinaires tout le long de leur vie, se définissant par exemple par parent droit ou parent gauche lorsqu'ielles ont des enfants (j'ai aussi découvert le mot onclante pour parler des oncles et tantes dans ce cas, j'ai beaucoup aimé). Sur ce point Mélanie Fazy a fait un formidable travail de traduction que l'on peut vraiment apprécié. La différence et son acceptation est vraiment au centre de toute l'histoire et c'est franchement sympa.

Mais est-ce que ce roman n'a pas de défaut ? Ben si, pour moi, par contre, il en a un. Il est un poils long. Alors oui, Sanderson est un pro du pavé, mais il est aussi capable de faire court (Légion, qui est juste génial, en est la preuve). Par contre, il semble qu'il ne soit pas tout à fait capable d'écrire un roman de taille plus commune. Ici, parfois, il parle trop. Certains passages sont trop longs à mon gout. 

Au final, on s'en doute malgré quelques longueurs, c'est un coup de coeur de mon côté. J'ai toujours autant envie de voler dans l'espace avec Spensa (j'ai pas parlé de ça, mais les vols spatiaux sont plutôt cohérent dans leur ensemble par rapport au fait que ce soit dans du vide (pas de bruit, inversion des poussées pour freiner etc...)). J'ai beaucoup apprécié aussi que ce Young-Adult se penche sur la non binarité et les genres et qu'il le fasse de manière assez intelligente (il y a aussi une partie sur le transhumaniste)(et ça, même si ça veut surtout pour les races extraterrestres, j'aurais peut-être voulu voir certaines choses chez les humains, mais comme on les voit pas beaucoup beaucoup). Bref, vivement la suite (la série est prévue sur quatre bouquins, le troisième aurait du sortir en VO au printemps, il le serait en novembre, ce qui fait qu'on l'aura surement fin d'année 2022 voir début 2023)


mercredi 30 juin 2021

Les Nuages de Magellan, Estelle Faye

 J'entame une période SF. J'ai une pile à lire dans le genre (avec plutôt du Space Opéra dedans d'ailleurs mais pas que) qui a tendance à grossir depuis un moment. Il est temps de la vider un peu. Et je commence avec Estelle Faye, dont j'ai aimé Un éclat de Givre. Je me doutais que j'allais apprécié, je ne pensais juste pas que ça serait à ce point.

Les Nuages de Magellan, Estelle Faye

Editeur : Folio
Collection : SF
Année de parution : 2020
Nombre de pages : 306

A lire si :
- Vous voulez du Space Opera sans gros combat spatial
- Vous voulez une histoire de transmission

A ne pas lire si :
- Vous voulez des gros combats.

Présentation de l'éditeur : 

27ème siècle. L’Humanité s’est étendue à toute la Voie Lactée. La nouvelle frontière, ce sont désormais les Nuages de Magellan, mais les Compagnies ont fini par renoncer à tout projet de colonisation, préférant les affaires aux rêves d’exploration spatiale. Deux siècles auparavant, l’humanité a pourtant maîtrisé l’énergie sombre, une ressource quasi illimitée, mettant ainsi fin aux guerres pour les énergies fossiles. Ont suivi plusieurs siècles de liberté, d’exploration, d’avancées… Puis, insidieusement, de nouveaux jeux de pouvoir et d’influence se sont mis en place, conduisant à la multiplication des hors-la-loi. Depuis, un mythe court la galaxie : des pirates auraient créé sur Carabe, une planète perdue, une république idéale, hors d’atteinte du pouvoir des Compagnies. Dans l’un des derniers postes frontières avant les Nuages, Dan, une jeune serveuse idéaliste, chante du blues dans un bar pseudo texan tout en rêvant d’aventures stellaires. Elle est fascinée par Mary, une cliente taciturne dont on dit qu’elle serait peut-être une ex-pirate… Les Nuages de Magellan n’ont pas dit leur dernier mot !

Mon avis

J'ai pris ce livre parce que j'ai aimé, énormément, un Eclat de Givre. J'avais très envie de retrouver la plume d'Estelle Faye et de la découvrir sur un Space opera, genre que je ne connais pas assez à mon goût (d'ailleurs, pour la peine, je suis en train de lire Space Opera ! chez les Moutons electriques qui retrace l'histoire du genre de sa création jusqu'à Star Wars, et c'est particulièrement intéressant)(mais on en reparle dès que je l'aurais fini). 

Tout commence par Ankhou, un port spatiale et la grève des pilotes contre le monopole des Compagnies sur les voyages spatiaux. La répression du mouvement est violente, terriblement. Ankhou, les pilotes, ses habitants, tout est détruit par les armées des Compagnies pour faire un exemple. A plusieurs années lumières de là, Dan, serveuse de son état, découvre les images avec horreur. Alors que la soirée devient une veillée funéraire, elle va chanter pour l'Ankhou. Une prestation un peu trop remarquée qui va l'obliger à fuir et à se cacher dans la navette de Mary Reed, une de ses clientes. Or, la femme fuit elle aussi les compagnies et entraine sans le savoir Dan dans son sillage. Les deux femmes vont devoir cohabiter pour s'en sortir. Petit à petit, Mary s'ouvre à la jeune serveuse. Elle est en réalité Liliam Rochelle, capitaine d'un vaisseau pirate légendaire et peut-être la dernière pirate à savoir où se trouve Carabe, planète de toute les libertés.

Commençons par nous débarrasser des choses que je n'ai pas totalement apprécié dans le roman. Parce que, oui, il y a des choses que je n'ai pas forcément aimé. La première, c'est une limite assez poreuse entre le jeunesse et l'adulte. Cette limite, on la doit au personnage de Dan, à sa jeunesse (elle doit avoir une vingtaine d'année, peut-être moins) et à son rôle d'apprentie auprès de Liliam. On la doit aussi à quelques passages bien trop vite expédiés. Et ça, c'est peut-être la seconde chose que j'ai moins apprécié. Le roman passe parfois trop vite sur certains points. Après, tout cela est forcément purement subjectif. J'ai une grosse tendance à aimer les pavés qui prennent leur temps et parfois, me trouver avec un livre de 300 pages dans les mains, ça me fait bizarre (surtout que j'ai justement enchainé les gros pavés ces derniers temps).

Maintenant que c'est fait, passons à tout ce que j'ai aimé. Déjà, il y a tout le worldbuilding, comme on dit en anglais, tout l'univers du livre donc. Que se soit les vaisseaux spatiaux et leur écosystème ou les planètes et planétoïde aux histoires riches que l'on va visiter à la suite de Liliam et Dan, j'ai aimé la manière dont tout est mis en place. Mais surtout, tout concorde à mettre en place les thèmes principaux du roman. Rien n'est laissé au hasard, tout nous ramène, d'une manière ou d'une autre à Carabe, cette planète légendaire libre de toutes attaches aux Compagnies. Et franchement, il y a de quoi dire sur le monde, que se soit sa mythologie (la Première Terre, la découverte de l'énergie sombre, la conquête de l'espace avec les Nuages de Magellan comme limite, les lois de bio et cyber éthique etc...), les cultures abordées ou la politique.

Et parlons donc des thèmes. Il y a, bien sûr, la liberté. Celle de partir explorer l'espace, celle de faire ce que l'on veut, de ne pas subir le joug des Compagnies (et donc du capitalisme), de vivre sa vie comme on l'entend. On le retrouve dans chaque histoire des personnages, principaux comme secondaires. Mais c'est Liliam et Dan, et elles seules, qui porte l'autre thème principal, celui de la transmission. Que j'ai aimé suivre les récits de l'ancienne pirate. Ils ont quelque chose de poétique, de doux et de mélancolique aussi. J'ai aimé voir Dan les écouter presque religieusement et commençait à entrevoir sa propre liberté. Les deux s'entremêlent pour nous donner le récit de la Grande Piraterie.

J'ai apprécié que ce récit soit un récit au féminin. J'ai aimé Liliam et Dan, la relation qui se lie entre elle de maitre à élève puis un peu plus que ça. Ca faisait un bon moment que je n'avais pas vu ce genre de relation dans un roman. Et puis, il y a aussi la relation que l'on découvre petit à petit dans les souvenirs de Liliam, celle de la pirate avec sa capitaine, la légendaire Sol Saint-Clair. Oh, bien sûr, il y a des personnages masculins, mais ils ne sont pas parmi les protagonistes principaux et ça fait du bien. Parce que, oui, et re oui, la SF et le space opera, ça peut aussi être au féminin, et même queer et très bien l'être, comme nous le prouve ici Estelle Faye. 

Pour conclure, c'est un space opera des plus plaisants qu'Estelle Faye nous livre ici. J'ai vraiment eu un gros coup de cœur pour l'univers et les thèmes, le tout allié au style de l'autrice que j'apprécie déjà beaucoup. Vraiment, je trouve qu'il nous faut plus de SF comme celle que propose l'autrice dans nos vies. 

lundi 11 janvier 2021

Vengeresse, Alastair Reynolds

Je crois l'avoir déjà dit, j'aime la Science Fiction mais n'en lit pas assez. La faute à un genre pas toujours apprécié, avec trop de sous-genre et surtout peu d'avis dessus. Ma culture en la matière est bien moindre qu'en fantasy et je le regrette un peu. Bref, cette année, je vais essayer d'en lire un peu plus et on commence avec ce roman d'Alastair Reynolds, auteur britannique plutôt connu.

Vengeresse, Alastair Reynolds

Editeur : Bragelonne
Colleciton : science-fiction
Année de parution : 2018
Titre en VO : Revenger
Année de parution en VO :2016
Format : AZW

A lire si :
- Vous aimez les chasses aux trésors
- Vous aimez les histoires de pirates

A ne pas lire si :
- Vous voulez plusieurs intrigues

Présentation de l'éditeur : 

Le système solaire a été témoin de l’ascension et de la chute des grands empires. Les planètes ont volé en éclats avant d’être refaçonnées. Pourtant, parmi les ruines des civilisations extraterrestres, l’humanité a survécu. Et la fortune est à portée de main, si on sait où chercher...
C’est le cas du capitaine Rackamore et de son équipage. Leur spécialité consiste à localiser les mondes énigmatiques qui se cachent derrière des champs de force truffés de pièges, et à en extraire les reliques et les technologies oubliées qui y perdurent. Mais tandis qu’ils exercent ces dangereuses activités de façon la plus honnête possible, d’autres ont moins de scrupules.
Adrana et Fura Ness sont les dernières recrues de l’équipage de Rackamore, enrôlées pour sauver leur famille de la faillite. Or Rackamore a des ennemis, et, aux confins de l’espace, les deux sœurs doivent s’attendre à tout. En particulier à la légendaire pirate, Bosa Sennen...
Des ténèbres d’un avenir lointain et des débris de notre système solaire nous parvient ce récit de pirates de l’espace et de trésors enfouis, de dangers indicibles et d’héroïsme résolu. Et celui d’une redoutable vengeance...

Mon avis

J'ai pris le roman pour sa couverture et parce qu'il n'était pas cher (coucou les opérations Bragelonne). J'ai à peine lu sa quatrième de couverture (qui raconte juste la première partie du livre hein...). Vous me direz, ça m'arrive pour environ 80% des bouquins que je lis. Bref, tout ça pour dire qu'au vu de la couverture (je suis clairement fan du voilier spatial dessus), je m'attendais à du bon vieux space-opera (enfin vieux, pas tant que ça, le roman est sorti en 2016 en VO). Et je n'ai pas été déçue sur ce point.

Il y a pas mal de chose à dire sur ce Vengeresse. D'abord, j'ai beaucoup aimé l'univers. On se retrouve dans ce qui pourrait être un futur très très lointain où les empires ont vécu, chuté et ainsi de suite durant plusieurs périodes nommées "occupations". Dans ce gros fatras, l'humanité a réussi à tirer à peut près son épingle du jeu, continuant à exister. Les humains parcourent l'espace à la recherche de richesses dans les ruines des mondes extraterrestres. La chasse aux écrins est ouverte et plusieurs équipages se partagent l'espace à leur recherche. Oui, oui, nous partons sur une sorte de chasse au trésor plutôt sympathique dans l'espace où les trésors sont des technologies oubliées (et parfois dangereuses) que l'ont trouve dans les tombeaux des mondes passés. Et comme dans toute chasse au trésor, nous avons aussi des pirates. Ici, il s'agit d'une pirate surtout qui sévit depuis bien trop longtemps. Bosa Sennen et son voilier sont devenus des légendes et tout le monde la craint. 

C'est donc dans cet univers que nous faisons la connaissance de Fura Ness et de sa sœur Adrana. Les deux jeunes femmes ont fuit leur monde, se sont engagées sur la Monetta du capitaine Rackamore en tant qu'oracles et découvrent tranquillement la vie à bord. Tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que leur route croise celle de Bosa. La pirate tue quasiment tout le monde, enlève Adrana et laisse Fura sur une Monetta dans un sale état. Commence alors pour la jeune femme une nouvelle quête, retrouver sa sœur et venger son équipage. C'est un personnage que j'ai assez apprécié. D'ailleurs, il valait mieux, puisqu'elle est la narratrice du récit. J'ai aimé la voir évoluer, la voir devenir, non pas plus forte, mais plus déterminée. Fura vit un sacré paquet d'épreuve et garde toujours en tête son objectif premier. J'ai aussi apprécié la voir "se perdre" elle-même. Elle passe de la gentille fille à une femme déterminée qui sait ce qu'elle veut. Elle prend aussi petit à petit les manières des personnes à bord des vaisseaux, chose qui se mélange parfois un peu mal avec son éducation. Bref, Fura, c'est le genre d'héroïne que j'aime assez. Côté perso secondaire, par contre, je trouve dommage qu'ils me semblent tous pour le moins interchangeable, à part pour Prozor et Adrana. Quant à Bosa, nous ne la voyons finalement pas beaucoup mais son aura hante quasiment tout le roman et en fait un personnage particulier.

Par contre, je trouve intéressant de n'avoir que le point de vue de Fura. Même si du coup, elle ne s'appesantit pas sur certain point, nous restons sur une seul intrigue. Il n'y a quasiment pas de sous-intrigue dans le roman. Cela donne un roman qui se lit rapidement et sans le moindre a coup (après la Neuvième Maison, ses intrigues et ses flashbacks à foison, ça fait du bien en fait). L'auteur a d'ailleurs un style assez direct, sans fioriture qui passe nikel avec ce qu'il raconte. La seule difficulté (et encore), c'est d'entrer dans l'univers directement, et de ne pas toujours comprendre de suite de quoi on parle.

J'ai pas mal apprécié ma lecture. Forcément, j'ai apprécié Fura mais surtout j'ai bien aimé les thèmes que l'on peut retrouver dans le roman. C'est un vrai roman d'aventure SF, avec quête initiatique, émancipation et vengeance avec un univers foisonnant. D'ailleurs, si j'ai aimé ma lecture, l'auteur a aimé l'écriture. Ce qui aurait du être un simple One-shot (quoique vu la fin, j'en doutais un peu avant de trouver l'info) est en fait une trilogie et je dois bien dire que j'ai mis la suite (en VO) dans ma wishlist.



mercredi 23 septembre 2015

Le Volcryn, GRR Martin

Ayant fini l'intégrale 5 du Trone de Fer, je me retrouve comme toujours en manque de GRR Martin. L'avantage de ce monsieur étant tout de même qu'il a pas mal écrit avant sa saga fantasy et qu'il a écrit dans pas mal de genre. Alors entre deux intégrales (je n'aurais pas la prochaine avant surement trois ans, ça laisse du temps quand même), je me lance dans ces autres romans

Le Volcryn, GRR Martin

Edition : ActuSF
Collection : Helios mais aussi Perles d'épice
Année de parution : 2015 dans la collection Helios
Titre en VO :Nightflyers
Année de parution en VO : 1980
Nombre de pages : 192

A lire si :
- Vous aimez les huis-clos
- Vous aimez lorsqu'il y a beaucoup de dialogue
- Vous voulez une histoire qui fait un peu frisonner

A ne pas lire si :
- Vous voulez une histoire réellement originale

Présentation de l'éditeur :


Les légendes parlent d’une race d’extraterrestres fabuleuse parcourant lentement l’espace, aux manettes de gigantesques vaisseaux à l’apparence de cités d’ombre...
Moi, Karoly d’Branin, je leur ai voué ma vie, et mes inlassables recherches m’ont enfin permis de les localiser. Avec mon équipe, nous avons embarqué à bord de l’Armageddon, vaisseau du commandant Royd Eris. Et dans peu de temps, les volcryns seront enfin à notre portée.
Mais en attendant, l’ambiance est de plus en plus pesante entre nous... Royd Eris refuse d’apparaître physiquement, préférant user d’hologrammes et de communicateurs muraux ... Et Thale Lasamer, notre télépathe, fait état d’une menace sourde et mystérieuse...
Peu importe ! Mes volcryns sont tout proches, et je ne les laisserai pas filer !


Mon avis

Avec le Volcryn, Martin nous offre donc de la science-fiction, mieux une espèce de space-opéra en huis-clos avec une partie thriller. Des éléments qu'il maîtrise, j'ai pu le voir avec les nouvelles dans Une Chanson pour Lya. Et puis le roman a eu le prix Locus en 1981, signe de qualité normalement (bon il a des Locus qui ne m'ont pas plus dans ce que j'ai pu lire (les Conquérants du Pliocène par exemple). Donc, il avait tout pour me plaire, et pour tout dire, il m'a plu sur pas mal de point.

On commence donc l'histoire à bord de l'Armaggedon (le nom doit plaire à Martin, puisque trois ans plus tard, il publiera Armeggedon Rag (qui n'a rien à voir du tout hein)) où une équipe de scientifique embarque afin d'aller à la rencontre des Volcryns, un peuple légendaire. Les neufs jeunes gens vont faire la connaissance  de l'hologramme du commandant, l'étrange et mystérieux Royd Eris. Alors que le voyage, qui doit durer plus d'un mois, ne fait que commencer, des tensions naissent rapidement entre les scientifiques et le commandant.

Si l'histoire semble être du déjà-vu (et finalement, l'est), Martin nous entraine rapidement vers autre chose, un truc presque horrifique. Parce que malgré son nom, le roman ne parle finalement pas vraiment des Volcryns et de leur découverte. Non, c'est autre chose qui représente le danger dans le roman, quelque chose de bien moins légendaire mais malheureusement aussi de déjà-vu. Je n'en dirais pas forcément plus là dessus, ça serait gâcher le plaisir de lecture. Heureusement pour nous, Martin s'est tout de même faire du bon avec du vieux et du déjà-fait.

C'est là qu'entre en compte les personnages du roman. Ce sont eux, forcément, qui le portent. Ils sont aux nombres de dix et chacun à sa propre personnalité, son propre schéma de pensée parfaitement défini. Pas un ne ressemble à l'autre et chacun a ses petits défauts. Rapidement, on arrive à s'attacher à eux, que se soit l'alcoolique du groupe, le mécène obsédé par sa future découverte, la femme "améliorée", le mystèrieux commandant ou les autres. Ils sont le vrai point fort du roman, eux mais aussi le onzième personnage qui apparait petit à petit.

Bien sur, il n'y a pas que les personnages qui font que le Volcryn s'apparente rapidement à un page-turner. L'histoire en elle-même prend la tournure d'un bon vieux thriller psychologique qui va virer au sanglant (non il n'y a pas que dans le Trone de Fer que Martin s'amure à tuer tout le monde ou presque). Et ça, il s'est parfaitement s'y prendre, distillant petit à petit les informations, faisant monter la tension au sein de l'Armaggedon mais aussi dans le cerveau du lecteur. On se prend vite au jeu, essayant de découvrir ce qu'il se passe réellement et cela jusqu'à la toute fin.

Au final, le Volcryn est un bon roman de SF, palpitant et plutôt passionnant. Malgré le déjà-vu de l'histoire, Martin s'en sort plus que bien grace à des bons personnages et une tension toujours à son comble. 

lundi 6 juillet 2015

Une Octave de Réalité, Julien Pinson

Ça faisait un petit moment que je n'avais pas lu de nouvelles de la collection E-courts de Voy'el. J'en ai téléchargé quelqu'unes, à lire entre les plus gros bouquins de ma PAL numérique. Et je commence par Une Octave de Réalité, une nouvelle SF mêlant space-opéra et solfège

Une Octave de Réalité, Julien Pinson

Editeur : Voy'el
Collection : E-courts
Année de parution : 2014
Format : epub

A lire si :
- Vous aimez les nouvelles
- Vous voulez du space opéra et de la musique

A ne pas lire si :
- Vous voulez du long
- Vous voulez de la découverte de nouvelle planète

Présentation de l'éditeur :

Les réalités se superposent à une octave l'une de l'autre. Les chats sont absents, mais présents, responsables des personnalités. Dans les nuages, Hanumân observe le combat. Et quelque part, une cartouche de gaz attend son atome.

Mon avis :

Au vu de la quatrième de couverture de cette nouvelle, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Qu'elle est énigmatique cette quatrième. Alors, je me suis lancée, afin de découvrir ce qui se cachait là-dessous.

Une Octave de Réalité nous propulse dans un vaisseau spatial, à la suite d'Henry, officier de pont. On découvre alors un futur où les hommes ont commencé à explorer l'espace et surtout les réalités possibles entre les mondes. Réalités qui correspondent aux notes du solfège, chacune proposant un nouvel univers, semblable et en même temps différent. Pour contrer les effets des sauts entre réalité, les membres de l'équipage ont tous un chat du Chesire leur permettant de redevenir eux-même. Alors que le vaisseau effectue une nouvelle mission, il est attaqué par un autre peuple, les Figés dans l'une de ses réalités. Commence alors une course poursuite entre les mondes dont va dépendre la survie des membres de l'équipage.

Forcément, sur une nouvelle, on ne peut pas toujours décrire tout un univers ni le pourquoi du comment. Ici, Julien Pinson décide de nous distiller les informations petit à petit sans que son histoire en pâtisse. A chaque nouvel élèment de l'univers, nous avons une explication, qui entre en compte dans l'histoire elle-même et donc n'alourdit pas celle-ci. De plus, beaucoup d’éléments ayant une explication tardive ou pas du tout ne gêne en rien la compréhension du texte. En tout cas, j'ai particulièrement aimé cet univers où la musique, le solfège prend toute la place. Cela donne à l'aventure d'une Octave de Réalité un côté très onirique, fort appréciable.

Je dois dire que j'ai beaucoup aimé cette nouvelle dont on ne comprend vraiment l'univers qu'à la fin. Mêlé comme ça SF, musique et science (on découvre à la fin que sont réellement les Chesires par exemple) était une très bonne idée. Quel dommage que cet univers n'existe que sur un format si court ! J'aurais bien aimé en lire plus, surtout que j'ai beaucoup apprécié Henry et le reste de l'équipage.



jeudi 23 octobre 2014

Daemone, Thomas Day

J'ai beaucoup aimé Sympathies for the Devil et Du Sel sous les Paupières de l'auteur, donc, en toute logique, lorsque j'ai vu Daemone à la librairie, je l'ai pris. C'est encore une nouvelle facette de Thomas Day que je découvre, cette fois dans la SF et plus particulièrement le Space Opéra.

Daemone, Thomas Day

Editeur : Folio
Collection : SF
Année de parution : 2014 pour cette édition remaniée, 2001 pour l'origine sous le titre Les Cinq Derniers Contrats de Daemone Eraser.
Nombre de pages : 241

A lire si :
- Vous voulez une histoire plutôt courte
- Vous aimez les séries B
- Vous aimez l'action

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas de violence et d'une touche d'érotisme
- Vous voulez des personnages ultra dévellopés.

Présentation de l'éditeur :

David Rosenberg est mort. Vive David Rosenberg 2.0! Ou plutôt vive Dæmone Eraser, comme il se fait appeler depuis sa résurrection. Star plus que célèbre et richissime du Jeu – des combats à mort opposant dans l’Arène des gladiateurs surentraînés –, Dæmone n’a plus le goût à la vie depuis le coma irréversible de Susan, sa femme. Mais un jour surgit Lhargo, un Guerrier du temps, un Alèphe, un de ces extraterrestres insectoïdes dont l’humanité ignore tout ou presque. Et avec lui, un marché que Dæmone ne peut refuser : tuer cinq personnes et retrouver, enfin, celle qu’il aime plus que tout.

Mon avis

Daemone chez Folio est une version remaniée des Cinq Derniers Contrats de Daemone Eraser, publié initiale chez Le Bélial et en rupture de stock. D'après ce que j'ai compris, les prologues et épilogues ont été ajouté et les chapitres en eux-même ont été un peu reécrit. Dans quelle proportion, je ne sais pas par contre.

Le livre nous raconte donc l'histoire de Daemone Eraser, gladiateur moderne. Depuis sa résurrection (grâce à une sauvegarde de son "moi" d'avant) et surtout la perte de sa femme, alors enceinte de leur premier enfant, il n'a plus vraiment de raison de vivre. Il garde chez lui le corps de sa femme, dans le vain espoir de la faire revivre un jour. Un jour, Lhargo, un Alèphe va le trouver et lui proposer un marché. Il doit tuer cinq personnes pour retrouver sa femme dans les Ombres, sortes de dimension parallèles.  Daemone va accepter et se lancer dans cette quête.

Si en soi, l'histoire n'a rien de bien original et qu'on se doute pas mal de comment ça va se finir dès le début, je dois bien dire que j'ai plutôt bien accroché au livre. Surement parce qu'on ne s'ennuie jamais à le lire. Il fait 241 pages où l'action est toujours présente. On passe d'un contrat à un autre, sans temps mort et cela avec fluidité. De plus, aucun d'entre eux ne se ressemblent vraiment, sauf peut-être les deux premiers. Du coup, nous suivons Daemone sur diverses planètes, dans divers éco-système, ce qui ajoute beaucoup à la diversité du livre. A chaque fois, les méthodes deviennent différentes et chaque contrat plus passionnant. Car même si les deux premiers semblent d'utilité publique, les autres amènent à se poser quelques questions.

Et des questions, notre héros peut s'en poser quelques unes. Déjà à cause du marché. Qui ne se poserait pas la question du "est-ce bien ce que je fais ?" ou "Dois-je vraiment devenir un assassin pour retrouver la personne que j'aime ?". Pourtant, j'ai trouvé que l'auteur ne appesantit pas trop dessus, du moins pas assez à mon gout. Bon en même temps, le livre est court, ceci explique aussi cela. Malheureusement, j'ai aussi eu cette impression avec pas mal de personnages qui pourtant aurait pu être le départ pour quelques questions bien sympas, mais là n'était pas le sujet du livre qui reste avant tout une série B et non un livre à penchant trop philosophique.

Enfin pour finir, un bémol, parce que j'avoue ne pas trop avoir compris le pourquoi de ce que fait l'Alèphe, du moins, ne pas avoir trop compris sur le coup qu'est-ce que ça foutait là. Parce qu'en fait, tout cela semble bien trivial par rapport au reste. Du moins, ce n'est pas assez développé à mon gout et du coup, on se demande vraiment pourquoi il fait ça, j'ai eu l'impression qu'il y avait autre chose derrière mais un autre chose que l'auteur ne voulait pas nous dire vraiment. A moins que ce ne soit moi qui n'est pas vu le message, ce qui est aussi possible.

Au final, c'est donc un livre de SF qui se laisse bien lire, même s'il a quelques défauts. J'ai appris dans l'interview de la fin de l'édition qu'il fait partie d'un ensemble contenant pas mal de textes, je vais essayer d'en trouver certain pour en savoir plus de l'univers.

lundi 6 janvier 2014

Dragon Déchu, Peter F. Hamilton

Et voilà le premier avis 2014 sur un livre que j'aurais mis un moment à lire. Il faut dire que Dragon Déchu est un livre dense, par sa taille et son contenu. Bref, c'est de la science-fiction comme j'aime bien, avec autre une belle aventure, un vrai message derrière.

Dragon Déchu, Peter F. Hamilton

Editeur : Bragelonne
Collection : /
Année de parution : 2012
Titre en VO : Fallen Dragon
Année de parution en VO : 2001
Format : epub

A lire si : 
- Vous aimez les space opéra
- Vous voulez des personnages ayant de vrais idéaux
- Vous aimez lorsqu'il y a un message derrière le livre

A ne pas lire si :
- Vous pensez passer votre temps dans un vaisseau
- Vous n'aimez pas la violence
- Vous n'aimez pas les messages moralisateur

Présentation de l'éditeur :

Enfant, Lawrence Newton ne rêvait que d’une chose : devenir pilote de vaisseau pour explorer la galaxie. Mais au 24e siècle, sur le monde-colonie d’Améthie, Lawrence n’est pas né sous une bonne étoile, car l’âge du vol spatial touche à sa fin. Aussi, comme tout adolescent rebelle, il s’enfuit. Vingt ans plus tard, il est devenu sergent d’un bataillon sur le point d’envahir un autre monde. Les MegaCorps qui financent cette opération (et qui sont les dernières à détenir des vaisseaux spatiaux) appellent cyniquement ce genre d’expédition un « retour sur investissement ». Mais en pratique, c’est de la piraterie pure et simple. Sur cette planète, Lawrence et son bataillon doivent affronter un mouvement de résistance diablement efficace. Lors d’une patrouille, Lawrence apprend l’existence du Temple du Dragon déchu – le lieu saint d’une secte qui vénère des créatures mythiques censées être tombées du ciel sur cette planète bien avant que les premiers colons humains n’y posent le pied. La rumeur veut que les prêtres de ce Temple gardent des richesses au-delà de toute imagination. Et cette dernière information pousse Lawrence à monter en douce sa propre expédition… Erreur grave !

Mon avis :

Voilà le dernier epub que j'avais pris lors de l'opération Bragelonne de l'année dernière. J'ai mis un petit moment avant de le lire celui-là. Lorsque je l'avais pris, j'avais envie d'en découvrir plus sur la SF "classique" et puis finalement, il est tombé tout en bas de ma PAL sans vraiment en bouger. Et finalement, je finirais donc les epub pris lors de l'opération sur une très bonne impression.

Première chose à savoir sur ce livre, je ne trouve pas la quatrième de couverture très pertinente. Alors, oui, tous les éléments de l'histoire s'y trouvent mais pas vraiment dans le bon sens ni même bien résumé. C'est assez dommage, vu que j'avoue que c'est bien à cause de cette quatrième que j'ai mis tant de temps à lire le bouquin. Qui est pourtant très bon. Bref, comme quoi il ne faut pas se fier à une quatrième (mais ça, je le savais déjà). Mais revenons-en à l'histoire et à l'avis dessus.

En premier, j'ai grandement apprécié le déroulement de la dite histoire. Nous passons en alternance d'un chapitre sur l'histoire en cours, à savoir la mission de retour sur investissement sur Thallspring, à l'histoire de Lawrence Newton, le héros, depuis son adolescence jusqu'à la dite mission. Grace à cette alternance, on comprend beaucoup mieux les motivations à la fois de Newton mais aussi des grandes corporations et de la rébellion de Thallspring. De plus, elle permet aussi de voir ce qu'il a pu se passer sur Terre ou dans les autres colonnies pour qu'on en arrive à Thallspring et sa révolte.

C'est là qu'intervient le message de Hamilton. Enfin les messages. Parce que l'auteur n'a pas fait de la Science-fiction pour s'amuser, mais bien pour passer un message. On s'en rend compte très rapidement. Le premier porte sur la colonisation. Effectivement, il nous en parle comme de celle de l'Afrique par exemple, où les européens ont profité des richesses, des gens sans en faire forcément profiter les autochtones. Et malheureusement, le parallèle avec notre passé se fait trop bien. J'ai vraiment eu l'impression d'être à cette époque là, malgré les technologies avancées et le space opéra. L'autre message est contre la mondialisation. La rébellion de Thallspring mais aussi les anti Z-B que l'on va rencontrer dans les parties de la jeunesse de Lawrence, cherche à nous faire ouvrir les yeux sur ce qu'il se passe maintenant, la mondialisation et ses dangers. Ici, c'est vraiment extrêmement poussé, mais tout comme pour la colonisation, on se rend compte que ce que décrit le livre pourrait réellement arriver. Et autant dire que ça fait tout de même un peu peur. Mais en même temps, ce n'est pas non plus ultra rébarbatif, l'auteur n'en oubliant pas d'offrir à ses lecteurs un divertissement de bonne qualité.

Car oui, la qualité est bonne. Les personnages sont charismatiques, bien développés. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, certains même donnant leur point de vue durant les passages à Thallspring. D'ailleurs, les dits passages nous montre tout ce qu'il se passe, que se soit du côté de Newton et Z-B que de celui des habitants lambda et de la rébellion. Quant à ceux des passages sur la jeunesse de Newton, ils sont tous aussi bons. Et puis, il y a l'histoire bien sur. Une histoire fort bien menée qui réserve de bien bonne surprise, dont la fin, que bien que je l'ai trouvé abrupte (et encore, je raconte pas comment j'ai cru que mon epub avait une page en moins, parce que va savoir pourquoi, j'ai mis cinq minutes à choper la dernière page)
 et en même temps, tellement bonne pour cette histoire.

Bref, je commence donc l'année avec un très bon bouquin de science-fiction. Il aurait pu être dans mes coups de coeurs, si ce n'avait été les messages trop présent et trop moralisateur de l'auteur.

lundi 13 août 2012

Et pour quelques Gigahertz de plus, Ophélie Bruneau

Encore un livre pour le challenge 100%SFFF, encore un coup de coeur...

Et pour quelques Gigahertz de plus, Ophélie Bruneau

Edition : Ad Astra
Collection : AD-Venture
Année de parution : 2012
Nombre de page : 216

A lire si :
- Vous aimez le Space Opéra
- Vous aimez l'humour
- Vous cherchez des personnages attachants

A ne pas lire si :
- Vous cherchez de la technologie super avancée dont le nom est inconnu à vos oreilles

Présentation de l'éditeur

Un vaisseau proche du cimetière des astronefs…
Un équipage incomplet et hétéroclite…
Un système inexploré à la veille d’une guerre interplanétaire…
Pour Jean-Frédéric Serrano, commandant du Viking, la meilleure solution serait de quitter le secteur avant le début des embrouilles ! Sauf, bien sûr, si les autochtones impliquent de force les Terriens dans leur conflit.
Pris entre deux feux, privés du soutien de la planète-mère, les soldats du Viking joueront à la roulette russe… à leur façon !
Dans l’espace, personne ne vous entendra bluffer.

Mon avis

Encore un gros coup de cœur pour ce livre. Je me penche un peu plus dans la SF et autant dire, je ne comprends pas pourquoi j'ai mis autant de temps à vraiment m'y mettre.

L'histoire de Et pour quelques Gigahertz de plus est celle de l'équipage du Viking, un vieux vaisseau de la Spatiale, partant à la rencontre d'un nouveau peuple. Sauf que le nouveau système solaire est à l'aube d'une guerre et que le commandant Serrano et son équipage ne sont pas les bienvenus. Le problème, c'est qu'il s'entête et que lors d'une sortie sur l'une des planètes, l'un de ses officiers se fait enlever. On en doute pas, il va tout faire pour le récupérer quitte à empêcher la guerre.

Ce qui frappe en premier dans l'écriture d'Ophélie Bruneau, c'est l'humour. Son texte en est empli, que se soit dans les dialogues ou dans les situations, ou encore dans les jeux de mots d'entête de chapitre. Ensuite, ce sont les relations entre les personnages, qu'ils soient Terriens ou Extra-terrestre. Puis se sont les descriptions et les dialogues.

Parlons un peu des personnages. Nous commençons avec le lieutenant Artemisia, jeune femme qui vient de se faire implanter une interface neuronale. De prime abord, assez froide, elle se révèle intelligente et drôle. Ensuite le commandant Serrano, grand amateur de MMORPG et chef charismatique du Viking, puis Milo Tikosk, officier scientifique qui n'a pas que sa langue hors de sa poche... Nous avons aussi le docteur Terre ou encore Marianne Sablay, chef de l'escadron des mini-chasseurs. Ensuite il y a les Ruxis, les extra-terrestres. Ils sont juste vraiment amusant par rapport aux Terriens. Ils ont un esprit assez obtus, très pragmatique et ne supporte pas que l'on rentre chez eux.

L'intrigue est une réelle intrigue, elle n'est pas juste là pour mettre en avant l'humour et les personnages. Elle permet aussi à Ophélie Bruneau d'apporter des thèmes graves comme la guerre, le terrorisme mais aussi des choses plus légères comme les jeux vidéos (qui ont une grande part dans l'intrigue mais je n'en dirais pas plus).

J'ai beaucoup aimé retrouvé des réferences à notre époque dans ce roman de SF. Les jeux vidéos dont une version de Doom par exemple ou un MMORPG ressemblant bien à Warcrafd mais aussi de la musique (référence à Tarja et Nigthwish à un moment), mais aussi avec la parties de Ping Pong ou même la télévision. Du coup, on ne se sent pas du tout perdu dans le récit et on a même l'impression qu'il pourrait se dérouler à notre époque.

En conclusion, j'ai eu un gros mais alors très gros coup de cœur pour cette lecture, j'y ai trouvé tout ce que j'aime, de l'humour, des personnages attachants, une vraie intrigue. Je le recommande vraiment beaucoup beaucoup !