Affichage des articles dont le libellé est urban Fantasy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est urban Fantasy. Afficher tous les articles

mercredi 10 mai 2023

Lettres de Sang, Rozenn Illiano

 Je ne résiste que rarement à un nouvel Illiano. Cette fois, elle me promet société secréte, mystère et vampire, puisque nous voilà de retour dans le Cercle, que nous avions déjà pu voir dans Elisabeta (qui était d'ailleurs mon premier roman de l'autrice). Et puis, franchement, rien que la couverture me faisait baver (elle est juste trop belle, non ?)

Lettres de Sang, Rozenn Illiano

Editeur : Rozenn Illiano
Collection : 
Année de parution : juin 2023
Format : epub

A lire si 
- vous aimez les histoires de vampires qui changent de l'ordinaire
- Vous adorez les sociétés secrètes et leur mystère

A ne pas lire si :
- Y a pas de raison 

Présentation de l'éditrice

Première étape : obtenir la vie éternelle.
Deuxième étape : changer les lois des immortels.
Voilà le plan de Jez, conservatrice aux archives du Cercle, la société vampirique qui se cache dans toutes les strates de notre monde. Sarcastique et accro aux chaussures, elle travaille à la restauration de lettres anciennes – parfois écrites avec du sang – et s’efforce de se faire passer pour une employée obéissante et dévouée, ce qu’elle n’est pas vraiment.
En réalité, elle n’a qu’une seule idée en tête depuis la mort tragique de ses parents : obtenir réparation, pour eux mais aussi pour tous les humains que le Cercle a exploités au cours des siècles. Et pour cela, elle est prête à tout. Même à devenir un vampire à son tour.
Sauf qu’un jour, tout s’effondre. Des dissidents renversent les dirigeants du Cercle, bouleversant l’existence des mortels comme Jez. Elle risque de perdre son travail, son quotidien et, surtout, sa quête… Car sans coupables à punir, comment rendre justice à sa famille ?
C’est compter sans Virgile, le leader des dissidents, qui déboule aux archives avec son cynisme et son sans-gêne, et qui agace Jez au-delà du raisonnable. La mort dans l’âme, elle s’apprête donc à changer de vie – fuir les vampires pour toujours, prendre un autre nom, oublier ses fantômes.
Mais Virgile a accès aux dossiers classifiés du Cercle. Une occasion unique pour Jez de retrouver ceux qui ont fait du mal à ses parents. Jusqu’où ira-t-elle pour obtenir la vérité ?

Mon avis

Avant toute chose, sachez que vous n'êtes pas obligé d'avoir lu Elisabeta et sa suite Sinteval pour lire les Lettres de Sang, même si celui-ci en est un spin-off et qu'on retrouve des personnages rencontrés dans les deux autres. C'est un one-shot et il se lit parfaitement en tant que tel (non parce que bon, perso, j'ai oublié beaucoup de chose d'Elisabeta depuis ma lecture, et ça ne m'a clairement pas dérangé). Maintenant que c'est dit, passons à l'histoire.

Jez est conservatrice dans les Archives du Cercle, la société vampirique de l'univers de Rozenn. Elle y est petite main, pas une immortelle donc, mais une humaine travaillant pour eux. Si elle parait bien sous tout rapport, en réalité, elle mène sa petite enquête sur la mort de ses parents. Jez souhaite de tout coeur obtenir réparation, et elle est prête à beaucoup de chose pour ça. Mais quand les Dissidenti renversent les dirigeants du Cercle, tout change pour elle. Elle risque de tout perdre d'un coup. Heureusement (ou pas, c'est à voir) pour elle, Virgile, le chef des rebelles, a d'autres idées en tête. Peut-être qu'en l'aidant, elle va pouvoir aussi exercer sa vengeance…

Rozenn Illiano n'aime pas les histoires de vampires et c'est pour cela qu'elle a crée le Cercle, sa société vampirique. J'aime beaucoup la manière dont celui-ci fonctionne. Les vampires de Rozenn sont liés au Cercle, un sorte d'entité magique qui leur permet de rester planqués des êtres humains, mais en contrepartie d'être d'une certaine manière plus faible qu'eux et qui les garde aussi sous la coupe de ceux qui le supporte et du Vatican. Lors de la révolution des Dissenti, le Cercle flanche. Si les immortels veulent continuer à vivre en paix, ils leur faut trouver une solution pour le maintenir. Sauf que si les rebelles veulent continuer à vivre avec le Cercle, ce n'est pas le cas de tout le monde dans leur société. Comme partout, on a toujours plusieurs groupes, dont certains plus privilèges que d'autres sur bien des points. En fait, les vampires sont comme les humains, on se retrouve avec plusieurs classes sociales. 

Ce roman dénonce d'ailleurs, d'une certaine manière, ce problème là et surtout les castes dites privilégiées. Jez, notre héroïne à la langue bien pendue, est une petite main, presque une moins que rien pour beaucoup de vampires, surtout qu'en plus elle est humaine. Elle se retrouve aux prises des autres, des privilégiés, de ceux qui se foutent pas mal des petites mains et de ce qui peut leur arriver. Il en va finalement de même pour Virgile, qui, bien qu'immortel, doit faire avec un autre groupe, comportant beaucoup d'anciens et qui ne souhaite pas voir sa révolution réussir, ni le Cercle maintenu. En fait, tous les deux veulent bouger les choses, abolir les privilèges. 

Ce n'est pas le seul thème du roman. Il y a aussi celui de la vengeance. Jez veut découvrir pourquoi on a refusé à son père l'immortalité, et pour ça, elle pense être prête à tout. Or, ce n'est jamais si simple, n'est-ce pas ? Surtout que chez l'autrice, les personnages sont très nuancées et si la vengeance semble être la bonne chose à faire pour Jez, elle va vite se rendre compte que ce n'est pas si simple que ça à supporter par la suite. 

Et puis, il y a tout le côté mystérieux du Cercle et de son organisation. C'est un truc que j'adore, moi. Les secrets, les confréries, les guerres, les troubles, des archives qui recelent des réponses pour qui sait chercher dedans. Autant vous dire que moi, j'étais bien à mon aise (sauf sur un passage clef du roman, sur lequel on peut mettre un beau TW et qui finalement bien géré (ça ne tombe ni dans le trop gore ni dans le porno)). Avec ça, on ajoute Jez et Virgile, deux personnages qui se ressemblent, aussi grande gueule et sarcastique l'un que l'autre, des persos secondaires attachants (beaucoup aimé Gladys) et des méchants (parce que oui, ici on a de "vrais" méchants) qui font flipper.

Au final, j'ai adoré. Mais vraiment. C'était si bien à lire, si entrainant aussi. Ce roman a clairement tout pour lui (et pour moi surtout). Franchement, je ne peux que vous le conseiller (attention par contre, c'est, comme souvent pour moi un SP, il ne sort qu'en juin, dans trois éditions, la numérique, la de luxe et la normale, comme toujours avec Rozenn).

jeudi 6 avril 2023

L'épreuve du Silence, Mercy Thompson, tome 10, Patricia Briggs

 C'est le retour de Mercy ! Ca faisait un moment non ? Bon, je me calme un peu dessus parce que je crois qu'il ne reste plus qu'un tome ou deux de dispo à la médiathèque. Faudra que je me trouve une autre série dans le style après ça. Mais passons donc à ce tome 10 qui nous fait quitter les Tri-Cities pour découvrir de nouvelles contrées. C'est parti.

L'épreuve du Silence, Mercy Thompson, tome 10, Patricia Briggs

Editeur : Milady
Collection : poche
Année de parution : 2018
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 10: Silence Fallen
Année de parution en VO : 2017
Nombre de pages : 471

A lire si :
- Vous aimez la série (au bout de dix tomes, ça serait bien dommage)
- Vous aimez bien quand Adam devient aussi narrateur
- Vous avez envie de voir autre chose que les Tri-Cities

A ne pas lire si : 
- Vous n'aimez pas ne pas tout comprendre d'un coup
-Les vampires ne sont pas votre tasse de thé

Présentation de l'éditeur : 

Enlevée et retenue en otage par l’un des plus puissants vampires au monde, Mercy parvient à échapper de justesse à son ravisseur. Seule et désarmée au beau milieu de l’Europe, à des milliers de kilomètres des siens et entourée d’ennemis potentiels, Mercy doit à tout prix parvenir à nouer de nouvelles alliances pour éviter de déclencher la guerre qui gronde entre loups-garous et vampires. Car des magies anciennes sont à l’oeuvre, prêtes à dresser les meutes les unes contre les autres et déchaîner le chaos. Et au coeur de la cité millénaire de Prague, les fantômes rôdent…

Mon avis

Quand j'ai vu la carte de Prague en ouvrant le livre, j'étais toute contente. Je rêve de visiter cette ville et de contempler son horloge astronomique. Bon, quand Mercy se fait kidnapper et pas qu'un peu alors qu'elle va faire des courses, et qu'elle se retrouve on en sait trop où dans les mains du Seigneur de la Nuit, lui-même, je l'étais un peu moins. Parce que la dame n'était pas vraiment en état de faire quoique se soit. Mais c'est mal la connaitre. Entourée d'ennemis, sans lien avec sa meute, elle décide de s'enfuir. Elle bat la louve-garou apprivoisée du vampire, se barre en bus et débarque à Prague, où les ennuies ne font finalement que commencer. Pendant ce temps, Adam part pour Milan dans l'idée de la récupérer, en compagnie de Marsilia, Stephen, Honey, Larry (le roi des Gobelins), ainsi qu'un pilote et un copilote (qui est un loup soumis). Là-bas, il va devoir faire preuve de beaucoup de diplomatie pour ne pas déclencher une guerre. 

J'aime beaucoup quand Mercy n'est pas la seule narratrice. Les points de vue d'Adam sont toujours sympa à lire, surtout qu'avec le temps, il semble devenir moins "gros macho" que les premières fois où ça arrive. Surtout, ça éclaire toujours un peu plus l'histoire, et dans ce tome, il y en a besoin. Arrivé à la dixième aventure, il faut réussir à mettre du sang neuf, à continuer à tenir le lecteur en haleine. Ce n'est pas toujours simple. Ici, il y a donc le changement de point de vue avec les apparitions de celui d'Adam, et puis le voyage en Europe qui permet de voir d'autres meutes et d'autres essaims. Car, oui, les vampires sont mis en avant dans ce tome. Et qui dit vampires, dit forcément machination.

Du coup, ça nous donne un tome avec finalement assez peu de bagarre et qui parait un peu plus long que les autres. Attention, il s'y passe beaucoup de chose par contre, et il faut être bien accroché pour réussir à tout comprendre d'un coup. Déjà, il y a tout l'aspect politique du vampire européen à découvrir. Parce que le Seigneur de la Nuit, on le connait de nom pour l'instant, mais c'est tout. Ensuite, parce qu'il est pour le moins fourbe et qu'il ment presque aussi bien qu'il respire (alors qu'il ne respire pas). Mais surtout, qui dit vieux essaim, dit vieux griefs. Et là, franchement c'est plutôt pas mal pour l'intrigue. Côté Mercy, nous découvrons donc Prague, son horloge (qu'on ne voit pour ainsi dire pas), la boulangerie de la meute, le quartier juif et son golem ou encore l'hospitalité des tchèques. Elle n'a pas le temps de faire du tourisme puisqu'elle est prise entre deux feux, celui des deux essaims de Prague (parce qu'un, c'était pas suffisant). On va vite comprendre que le coup des deux essaimes à peut-être à voir avec ce qu'il se passe à Milan. Surtout, on va en découvrir encore un peu plus sur les pouvoirs de Mercy, plus particulièrement ceux qui font qu'elle peut voir les fantômes. 

Et puis, alors, chose que j'apprécie toujours autant dans les Mercy, c'est le fait que l'autrice se serve de l'Histoire pour la sienne. Prague est une ville qui a beaucoup vécu, souvent des choses pas affreuses et Briggs ne le cache pas. Même si c'est sur quelques lignes seulement, elles parlent des pogroms qui ont massacré des milliers de personnes, mais aussi des deux guerres mondiales, l'assassinat de Heiydrich (l'opération Anthropoid, qui valu donc la mort du SS Heydrich, mais aussi de nombreuses représailles par les nazis sur le peuple tchèque)(perso, j'ai vu le film Anthropoid de Sean Ellis il y a quelques temps déjà et ça m'avait bien marqué). Elle se sert aussi de la légende du golem de Prague, ou plutôt des légendes (parce qu'il en existe plusieurs sur sa "mort". Et franchement, je trouve ça vraiment sympa à redécouvrir (ou découvrir). En plus, ça fait écho aux études qu'a faite Mercy avant de devenir mécanicienne (non, elle ne sort pas toutes les informations qu'elle nous donne du fond de son chapeau).

Au final, je l'ai plutôt bien aimé ce tome, surtout pour son aspect politique. On sent aussi que les décisions récemment prises commencent à faire des vagues et que ça ne va pas rester bien calme encore très longtemps. Bref, hâte de voir la suite. 


lundi 13 mars 2023

Night Travelers, Rozenn Illiano

 Night Travelers resort à la fin du mois. Il était temps pour moi de découvrir le suite de Midnight City que j'avais tant aimé.

Night Travelers, Rozenn Illiano

Editeur : Rozenn Illiano
Collection : 
Année de parution : 2023 (pour le numérique)
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé Midnight City
- Vous voulez rêver

A ne pas lire si : 

Présentation de l'éditeur : 

Un an après sa rencontre avec Adam Remington, Samuel peine à retrouver sa quiétude d’autrefois. Tout a changé depuis, mais pas pour le meilleur : traumatisé par le Sidhe, il se sent dépossédé de son univers et ne parvient plus à écrire la moindre ligne. Syndrome de la page noire, cette fois, comme un barrage rompu dans son esprit, laissant son imagination sans contrôle. Il rêve, chaque nuit, de la Cité de Minuit. Le Temps y a repris son cours. Les Nocturnes se sont réveillés. Des rumeurs s’élèvent des entrailles de la ville, les tours menacent de reprendre vie. Et la grande Horloge pourrait s’arrêter pour toujours si le démiurge, perdu dans ses cauchemars, n’affrontait pas ces ombres venues du fond de l’Abyme. Night Travelers est la suite de Midnight City.

Mon avis

Bon, j'ai très envie de juste vous mettre que c'est un coup de cœur et qu'il faut le lire. Je pense même que ça suffira amplement. Mais ça serait dommage, n'est-ce pas. Le problème, c'est que parlé de Night Travelers, c'est aussi pas mal divulgacher Midnight City et pas que. Et pourtant, il peut se lire quasiment comme un one-shot, et ça même s'il est en plein centre du Grand Projet (oui, je sais, on en parle plus, mais c'est dur). C'est possible puisqu'à l'époque, MC devait en être un. Tout a été dit dans le roman, l'autrice n'avait pas laissé de piste pour une suite directe. Enfin, pas totalement. Après, on dira que ça vient aussi de moi qui voit parfois des liens où il n'en faut pas. Mais il y en avait eu qui m'intriguait beaucoup et il s'avère que ce fameux lien était existant (ou pas au moment de l'écriture de MC). Alors, du coup, je suis ravie que Rozenn est écrit cette suite, qu'elle nous permette de revenir dans la Citée de Minuit et revoir ses personnages.

Rha, je ne sais pas par où commencer, en réalité. C'est compliqué de chroniquer un second tome sans trop en dire. Sam n'arrive toujours pas à écrire. Il a trop d'idée, trop de rêves, trop de tout. Ce qu'Adam lui a fait le traumatise et il n'arrive pas à s'en sortir. Il tente, et s'en sort pas si mal jusqu'à cette nuit-là, où il entre dans la Cité de Minuit. Une ville qui a reprit sa marche normale, ou presque. Le temps est revenu. Mais les cauchemars sont toujours là, prêt à fondre sur les Nocturnes. Oyra, la régente de la ville, va devoir affronter tout cela, alors que, petit à petit, ses souvenirs lui reviennent. Il en va de même pour Cyan. Forcément, ce qu'il se passa dans le rêve et dans la réalité sont liés. Si Sam finit par perdre pieds, c'est toute la cité qui disparaitra…

Quand j'ai commencé le roman, une phrase m'a marqué, juste au début. Elle m'a marqué, parce que j'ai écris quasi la même, quelque jours plus tôt, dans mon journal. Cette phrase, la voici "Si je m’arrête, je m’éteins.". C'est pour moi que j'avais écris une version presque identique, alors autant vous dire que le roman, il m'a parlé et pas qu'un peu. C'est d'ailleurs un peu "énervant" de voir à quel point je suis touchée par les romans de l'autrice, comme si elle savait de suite quoi dire pour m'embarquer à sa suite (et parfois me mettre les larmes aux yeux, cf la Maison des Epines). Du coup, je me retrouve dans les personnages, ici Sam, mais aussi Oyra ou encore Cyan, et j'ai l'impression de ne pas être objective. Mais après tout, peut-on vraiment l'être dans la lecture ? N'est-ce pas en s'attachant, en se retrouvant dans les personnages ou situation qu'on apprécie ce qu'il se passe sous nos yeux ? C'est le cas pour moi, et c'est pour ça que j'aime tant les romans de l'autrice, parce qu'ils me parlent, parce que ses personnages me paraissent "vrais". Mais je crois que je disgresse un peu là, et que je m'en vais plus parler de moi que du roman, ce qui serait bête.

Et donc, les personnages. On retrouve bien entendu Sam, Roya et Cyan, les acteurs principaux de Midnigt City. Quelques temps ont passé, et ils tentent, tous autant qu'ils sont, de vivre après MC. Mais ça ne marche pas vraiment. Les angoisses et les peurs sont toujours là, même celles qui étaient si profondément enfouies. Sam est submergé par les idées, par sa propre création. Roya a à nouveau arrêté d''écrire, tente de reprendre le cours d'une vie normale jusqu'à ce que son ex fasse sa réapparition. Pour tous les deux, l'ombre de Remington plane toujours, d'une manière ou d'une autre. J'aime toujours autant les deux, leur interaction, la manière qu'ils ont de se protéger l'un l'autre, même quand parfois, ce n'est pas voulu. On retrouve aussi Xavier et Adam, bien sûr, mais pas dans un rôle où on aurait pu les imaginer. Je suis contente de voir la manière dont ils évoluent, comme quoi, rien n'est tout noir ou blanc dans la vie. Et puis, il y a les nouveaux, Dora et son frère, qui relient la série au reste du Grand Projet (oui, je sais, le Grand Projet n'existe plus tout à fait, mais ça reste quand même). J'espère en voir plus d'eux bientôt (et non, j'en dirais pas plus). Du côté des Nocturnes, c'est Cyan que l'on retrouve. Mal dans sa peau, hanté par ce qu'il s'est passé, je crois qu'il aimerait bien retourné dans l'Oubli, lui. Nous faisons aussi la connaissance d'Oyra, personnage important de ce tome. J'ai aimé la suivre, redécouvrir les secrets de la ville avec elle, me rapprochait du Marchand de Sable aussi et puis, comprendre ce qu'il se passe, vraiment.

Night Travelers, c'est l'histoire de ce qu'on a voulu enfouir. Des souvenirs disparus volontairement, de la dépression et des rêves brisés. C'est l'histoire des deuils, que ce soit d'une personne ou d'une envie, d'une passion. C'est aussi de l'espoir, de l'aide, et peut-être une sorte de rédemptions qu'on s'accorderait à soi-même. C'est beau et poétique. Même lorsque le tout se fait cauchemardesque, lorsque la peur prend le dessus, il y a toujours cette onirisme qui nous prend aux tripes et nous entraine dans l'univers de Rozenn.

Au final, c'est encore un coup de cœur pour moi. Le roman a su me parler, m'entrainer pour me garder là, avec les ombres de la Cité de Minuit. Il fait probablement parti des romans les plus aboutis de l'autrice pour moi, de ce qui ne sont pas prévu à la base, mais qui deviennent une évidence. Pour moi, ce tome-là en est une. 


mercredi 22 février 2023

L'étreinte des flammes, Mercy Thompson, tome 9, Patricia Briggs

 Je n'aurais jamais cru que j'avancerais aussi bien sur Mercy Thompson depuis décembre. C'est pourtant bien le cas et j'en remercie ma médiathèque pour ça. On risque pourtant d'un peu moins la voir prochainement ici, parce que j'ai une pile à lire maison un peu énorme avec quelques pavés que j'aimerais quand même écoulés rapidement (bon, un Mercy se lit très vite, je pourrais toujours en glisser un ou deux entre deux pavés). Mais passons à ce tome neuf, si vous le voulez bien.

L'étreinte des flammes, Mercy Thompson, tome 9, Patricia Briggs

Editeur : Milady
Collection : fantasy
Année de parution : 2017
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 9: Fire Touched
Année de parution en VO : 2016
Nombre de pages : 380

A lire si : 
- Vous avez aimé les tomes précédents
- Vous voulez en découvrir un peu plus sur les Seigneurs Gris et En-Dessous

A ne pas lire si : 
- Vous voulez voir les vampires

Présentation de l'éditeur : 

La tension entre les faes et les humains est à son comble. Lorsque la meute est amenée à affronter un troll déchaîné, la présence d’Aiden, enfant humain enlevé il y a des siècles par les faes, pourrait bien être la seule chose susceptible d’empêcher la guerre qui s’annonce.
Prêts à le protéger coûte que coûte, Mercy, Adam et la meute devront défier le Marrok, les humains et les faes. Mais qui les protégera de celui qui a reçu l’étreinte des flammes ?

Mon avis

Je me demandais à quoi allait-on avoir droit après le Guayota et ses tibicenas. Il faut dire que le tome précédent fait partie de mes préférés, autant pour tout ce qui concerne la vie de la meute avec le retour de Christy et ce qu'il implique, qu'avec son ennemi. Alors, je m'attendais à du lourd, du moins à quelque chose d'aussi bien. Et franchement, on est plutôt pas mal avec ce tome. Déjà, il commence sur les chapeaux de roues avec une attaque de troll. La bestiole, aussi grande que le pont où elle a élu domicile n'est pas là pour rien. Elle a été lâché dans l'espoir de récupérer Zee, Tad et un mystérieux gamin qui semble pouvoir utiliser le feu et pour faire le plus de dégats possible. Le seul truc, c'est que son envoyeur n'imaginait probablement pas que Mercy allait revendiquer les Tri-Cities comme territoire de la meute et qu'elle offrirait la protection à ceux qui en eux besoin. Une décision qui ne plait guère aux Seigneurs Gris. 

La décision de Mercy va entrainer deux-trois problèmes. Déjà, ça ne plait pas au faes, bien entendu. Une bonne partie des Seigneurs Gris comptent bien détruire les humains pour reprendre le contrôle sur Terre, une autre est plus modérée, mais pas tout à fait d'accord non plus. Surtout que la meute offre sa protection à Aiden, enfant humain ayant réussi à fuir En-Dessous. Le gamin (qui n'en est plus vraiment un) a hérité de pouvoir que les faes lui envient, forcément. Ensuite, elle n'est pas ultra bien accueilli par la meute. Cela va donner l'occasion à Adam d'asseoir un peu plus son autorité et celle de Mercy. Je crois qu'on a jamais vu la meute aussi soudé après ça. Malheureusement, elle va aussi être lâché par le Marrock, qui ne souhaite pas voir toutes les meutes des USA en danger à cause de ce genre de décision. Une décision que Mercy prend particulièrement mal tellement elle a l'impression d'être abandonnée par Bran.

Et puis, il y a l'ennemi, parce qu'il y a toujours un ennemi. Vous me direz que rien qu'avec les problèmes qu'engendre la décision de Mercy, appuyé par Adam, et finalement par toute la meute. Mais on s'attend finalement toujours à un combat dans la série. Alors, oui, le tout premier est déjà pas mal, mais le troll n'était pas l'ennemi. Non, là nous avons d'abord le conseil des Faes, à savoir les Seigneurs Gris. On en entend parler depuis un moment, on a même rencontré certain d'entre eux (dont un à l'épisode précédent). Si Mercy et Adam vont affronter tout le conseil sur le plan administratif je dirais, c'est surtout l'une de ses membres qui va s'avérer problématique. On la voit venir de loin d'ailleurs, ce que finalement, je trouve un peu dommage. Mais j'ai vraiment apprécié enfin découvrir une partie des Seigneurs Gris, les voir interagir entre eux et commencer à comprendre leur fonctionnement.

Leur introduction coïncide donc aussi avec celle d'Aiden, le garçon enlevé voilà bien longtemps par En-Dessous. Aiden est l'élément perturbateur du récit et il tient parfaitement ce rôle. C'est aussi avec lui qu'on en découvre plus sur En-Dessous, à la fois lieux et personnage. J'ai apprécié le voir aussi aider Joel, l'homme transformé en tibicena lors du tome précédent et intégrer à la meute par Mercy. Je ne le dirais jamais assez, mais Briggs n'oublie que rarement les personnages qu'elle introduit dans ses romans, chose appréciable. On découvre aussi un nouveau loup arrivait depuis peu et qui me semble plutôt prometteur par la suite.

Au final, j'ai beaucoup aimé ce tome. J'aime quand on passe plus de temps sur les relations entre la meute, Mercy et Adam comme ce fut le cas ici. J'apprécie aussi découvrir toujours plus les faes et voir comment l'autrice se sert des légendes européennes pour les nourrir. J'espère que le prochain tome sera tout aussi sympathique à lire.

vendredi 3 février 2023

La Faille de la Nuit, Mercy Thompson, tome 8, Patricia Briggs

 Je reviens à Mercy après un tome sept qui ne m'avait pas tant plu que ça. Mais comme j'adore Mercy et la meute, je n'ai pas pu me résoudre à rester trop longtemps sur une mauvaise impression (en espérant très fort pour que ça n'en soit qu'une seule).

La Faille de la Nuit, Mercy Thompson, tome 8, Patricia Briggs

Editeur : Milady
Collection 
Année de parution : 2015
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 8: Night Broken
Année de parution en VO : 2014
Nombre de pages : 477

A lire si 
- Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous voulez de l'action

A ne pas lire si : 


Présentation de l'éditeur :

Fuyant son nouveau compagnon violent, Christy, l’ex-femme d’Adam, fait un retour fracassant dans les vies d’Adam et Mercy. La cohabitation n’est pas simple. Surtout lorsque Christy décide de monter la meute contre Mercy afin de récupérer Adam. Et la situation empire lorsque son petit ami retrouve sa trace : les cadavres s’empilent et Mercy va devoir mettre ses problèmes personnels de côté pour affronter une créature bien décidée à réduire son monde en miettes !

Mon avis

Bon, après la petite déception du tome précédent, j'espérais que l'autrice se reprendrait pour nous offrir une histoire bien mieux gérée. J'ai été exaucée avec la Faille de la Nuit, et je suis contente. Bon, il faut dire que déjà, Christy (l'ex-femme d'Adam) se pointe, harcelée par un type qui a tout l'air d'être bien plus dangereux qu'elle ne le pense. Forcément son retour dans la maison de la meute n'est pas de tout repos pour Mercy. Ajouté à ça que le harceleur de Christy est une sorte de dieux venant des îles Canaries qui semblent totalement invincibles et nous allons avoir une intrigue des plus intéressantes. 

Commençons par Christy. L'ex-femme d'Adam est parti, laissant mari et fille, ne supportant plus la vie auprès de la meute. Quand elle revient, pourtant, elle tente de reprendre la main, aussi bien sur la maison que sur celui qui y vit. Et pour ça, Christy est très forte, plus que Mercy, qui a toujours tendance à se rabaisser sur certains points face à la belle et blonde et manucurée Christy. Elle arrive à rallier à sa cause certain loup, et même parfois Adam. Clairement, c'est le genre de personne que je trouve antipathique à souhait, et que du coup, j'apprécie en roman. Surtout, elle permet de mettre en valeur Mercy, une fois encore. Parce que Mercy, c'est tout l'inverse de Christy, et pas seulement physiquement. Leur rivalité se ressent partout, dans les manières de la meute (Christy manipule souvent les loups). Et vraiment, moi, à la place de Mercy, j'aurais pété un plomb plus tôt qu'elle. Mais Christy, c'est aussi une femme harcelée, apeurée et perdue. Un point que l'autrice nous fait difficilement oublié. Tout comme le traumatisme de Mercy est toujours là, plusieurs tomes plus tard, ceux de Christy ne vont pas disparaitre comme ça. C'est quelque chose que j'apprécie.

On aurait presque pu se contenter de la rivalité Christy/Mercy, mais il fallait un ennemi plus surnaturel que l'ex-femme d'Adam. POur cela, Briggs va taper dans la mythologie européenne. Alors, oui, on peut se demander ce qu'une incarnation d'un volcan des îles canaries fait dans Mercy Thompson. Surtout que vu son statut, le monsieur ne peut pas vraiment bouger de son île à la base. En fait, Briggs va se baser sur pas mal de chose, dont l'Histoire et l'immigration pour le faire venir. J'ai apprécié qu'il ne sorte finalement pas de nulle part et que son histoire soit respecté (enfin, en un sens, puisque l'autrice ce sert de la légende pour alimenter son intrigue, mais qu'elle brode bien dessus aussi). Et si finalement on ne le voit pas autant que ça (quoiqu'on a un combat fort sympa en milieu de roman), tout concorde parfaitement et nourrit l'intrigue principale, à savoir le retour de Christy. 

On ajoute à ça un passage de Coyote, la découverte d'un demi-frère, la mise en avant d'Honey, un fae qui veut récupérer un certain objet, un vampire qui va devoir faire avec un secret qui n'en est plus un (j'attends de voir comment ça va continuer ça), et la découverte d'une partie des pouvoirs de Tad, et franchement, tout le roman prend une saveur incroyable, surtout après la Morsure du Givre. Vraiment, là, je me suis régalée à lire ce tome et j'espère grandement que ça va rester comme ça.




jeudi 19 janvier 2023

La Morsure du Givre, Mercy Thompson, tome 7, Patricia Briggs

 Je continue de lire les Mercy Thompson disponible à la médiathèque et me voilà rendu au tome 7. Je suis toujours contente de retrouver mon coyote préféré même si là, j'avoue que ce tome n'est peut-être pas mon préféré.

La Morsure du Givre, Mercy Thompson, tome 7, Patricia Briggs


Editeur : Milady
Collection : 
Année de parution : 2014
Nombre de pages : 400
Titre en Vo : Mercedes Thompson, book 7: Frost Burned
Année de parution en VO : 2013

A lire si 
- Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous voulez de l'action

A ne pas lire si  
- Vus n'aimez pas quand ça ressemble à un gros bordel

Présentation de l'éditeur : 

Pour Mercy Thompson, mariée depuis peu à Adam Hauptman, charismatique Alpha de la meute locale, Thanksgiving aurait dû être une fête paisible en famille. Elle était loin d’imaginer que faire du shopping avec sa belle-fille Jesse risquait de virer au cauchemar. Et pourtant, lorsqu’elle ne parvient pas à joindre Adam par téléphone, ni aucun membre de la meute, la jeune femme sait que tous ceux qu’elle aime courent un grave danger. Aidée par des alliés improbables, Mercy va devoir une fois de plus voler au secours des siens.

Mon avis

La quatrième de couverture était ultra prometteuse pour ce tome. Bon, je me méfie des quatrièmes sur cette série, elle annonce toujours beaucoup et puis finalement, on s'éloigne quand même pas mal de ce qu'elles racontent. Mais avouons qu'une virée shopping qui tourne mal et une meute qui disparait, ça annonce pas mal de chose quand même de sympa. Le truc, ce sont les alliés improbables (qui ne le sont finalement pas) et surtout la résolution de tout ça. J'ai trouvé le tome un peu brouillon, en fait, avec une résolution qui sort presque du chapeau. 

Mercy et Jesse quittent le repas de Thanksgiving pour faire le black friday en presque paix. C'est d'ailleurs quasi le cas jusqu'à ce que Mercy n'emboutisse sa golf dans une autre voiture. Ayant défoncé sa voiture, elle cherche à joindre la meute pour qu'on les récupère. Sauf que personne ne répond et que le lien de meute lui renvoie de la violence et de la douleur. Comprenant que rien ne va, elle et Jesse se rende au garage. Elle y découvre Gabriel et surtout Ben, mal en point. La meute a été attaquée et il est le seul à avoir échappé à la capture. A partir de là, Mercy va tout faire pour sauver la meute, en commençant par se faire aider de Stefan, son ami vampire ou encore de Tad, le fils demi-fae de Zee.

Bon, comme je disais, j'ai trouvé le roman légèrement brouillon. Pour moi, il est là pour dire "on est au tome sept, va falloir rappeler un peu où on en est avec tout le monde surnaturel des tris-cities". On commence tranquille avec la meute, puis on passe à Stefan et donc aux vampires, à Tad et aux faes. On rappelle aussi que Mercy a quelque ennuis avec les deux dernières espèces. Du coup, ça fait un peu de monde sur qui mettre l'enlèvement de la meute sur le dos, en plus des humains. Sur ce point, c'est finalement pas plus mal, ça remet un peu les idées en place (surtout que j'ai lu les quatre premiers tomes il y a très longtemps, je me souviens pas de tout). L'autrice remet un peu toutes les forces en place, surtout que, par exemple, on n'a pas vu les vampires depuis un bon moment. Sauf que je trouve que c'est étrangement fait. Je m'explique, et je spoile du coup, désolée : La meute est enlevé par des humains, des mercenaires en fait, à la solde dont ne sait qui. Il y a zéro indice tout le long du roman sur qui finance ça. On sait que Marsilia va faire son apparition à un moment vu que Mercy a défoncé sa voiture, mais il n'y a jamais de preuve que les vampires soient vraiment en cause. D'ailleurs, ce n'est pas Marsilia qui l'est. Ben, non, on se trouve avec un autre vampire, qu'on a déjà eu l'occasion de croiser d'ailleurs dans un tome précédent (mais je ne sais plus lequel). Bref, tout est de sa faute à lui et ça me parait toujours sorti du chapeau. 

Mais si on exclue la dernière partie et cette résolution, je trouve le roman plutôt sympa.  Déjà parce que j'apprécie retrouver Stefan un peu plus en forme, qu'on ne voit jamais autant Tad et que Mercy fait enfin la paix avec Silvia Sandoval, la mère de Gabriel. Ce sont des personnages secondaires que j'apprécie toujours. Ensuite, parce qu'on a des passages vu par Adam et que c'est un fait rare quand même. Surtout, Mercy, même si elle n'en fait toujours qu'à sa tête (mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime), accepte enfin un peu d'aide. J'aime bien quand elle apparait moins forte tête (bon, par contre, comme Adam, le passage avec les menottes, c'était pas celui que j'ai le plus kiffé, hein)(d'ailleurs, mention spéciale pour les réactions des personnages qui ne se souviennent que trop bien des conséquences qu'un tel sort à déjà eu)  et qu'elle fait confiance aux autres, même quand les autres ne sont pas la meute. 

Au final, j'avoue que je retiens surtout cette fin un peu trop tirée par les cheveux pour moi. La morsure du givre (dont on comprend mieux le titre en VO pour le coup) n'est pas mon tome préféré, c'est même un des plus faibles pour moi à cause de ça. Dommage, parce qu'il y a de bonne chose dedans (les personnages, le retour des vampires un peu plus au premier plan). J'espère que le suivant sera mieux.

lundi 26 décembre 2022

La marque du fleuve, Mercy Thompson, tome 6, Patricia Briggs

 Je continue gentiment à lire les Mercy Thompson (va falloir que je retourne à la médiathèque par contre pour en récupérer). 

La marque du fleuve, Mercy Thompson, tome 6, Patricia Briggs

Editeur : Bragelonne
Collection : poche
Année de parution : 2012
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 6: River Marked
Année de parution en VO : 2011
Nombre de pages : 378

A lire si : 
- Vous aimez les premiers tomes

A ne pas lire si : 
- Vous voulez voir la meute

Présentation de l'éditeur : 

Avec toutes leurs responsabilités, Mercy et Adam n’ont pas une minute à eux. Alors quand ils parviennent enfin à prendre quelques jours de vacances dans ce charmant camping au bord de la Columbia, ils n’ont qu’une idée en tête : être au calme et ensemble. Mais le repos est de courte durée pour les amoureux, car une menace rôde dans les eaux troubles du fleuve et Mercy est la seule à pouvoir la contrer.
Une mission qui pourrait bien jeter une lumière nouvelle sur les origines de la jeune femme…

Mon avis

Le roman commence tranquillement avec une Mercy allant rendre visite à Stefan, son ami vampire, que nous n'avons pas vu depuis le tome 4, la Croix d'ossements. Le pauvre est bien mal en point et il faut bien quelqu'un pour le remettre sur les rails. Mais attention, Stefan ne fait qu'une courte apparition en réalité et le roman se concentre surtout sur Adam et Mercy, en pleine lune de miel. Parce que oui, nous assistons à leur mariage (un court chapitre finalement, tout ce que j'apprécie en fait). Nos deux amoureux se rendent dans le bassin de la Columbia pour passer une semaine de camping (dans un camping six étoiles, tout de même et juste pour eux). Malheureusement pour eux, ils se sont légèrement fait avoir par les faes. Mais s'il n'y avait que ça... Dans la Columbia, un monstre s'est réveillé et il a faim... Mercy et Adam vont devoir l'affronter, avec l'aide de natifs de la région et surtout, celle de Coyote. 

Je suis ravie que l'on sorte un peu des faes, vampire et loups-garou (même si j'aime les loups, hein) pour enfin découvrir un peu plus les racines de Mercy. On sait qu'elle a des origines amérindiennes, que son père serai un natif blackfeet, mais finalement, c'est assez peu. De même, depuis le début, l'autrice nous fait penser qu'elle est peut-être la seule changeuse. Or, on va découvrir que ce n'est pas le cas, il existe d'autres changeurs, pas forcément coyote d'ailleurs. On en profite aussi pour découvrir deux trois choses sur les natifs du bassin de la Columbia. J'aime beaucoup quand les auteurs se penchent sur les cultures et passés des endroits où ils situent les romans. Ici, je suis ravie, comme quoi l'urban fantasy c'est très sympa aussi pour ça. Mais revenons à Mercy. La jeune femme va faire surprenante découverte sur qui elle est et ses origines. Je n'en dirais pas plus, disons que je suis finalement peu étonnée de ce que l'on va apprendre. Je m'attendais un peu à quelque chose de la sorte pour tout dire.

J'ai pas mal apprécié aussi "l'enquête" de Mercy dans ce tome. Autant dans le tome précédent, j'avait eu l'impression que le coup de la fae qui en veut à la jeune femme était juste là parce qu'il fallait avoir un ennemi quelque part, autant là, elle prend déjà un peu plus sens. Surtout, elle n'est pas éclipsé ni par la lune de miel de Mercy et Adam, ni par ce que l'on va découvrir. Mieux encore, elle permet d'en connaitre un peu plus sur les natifs de la région (et comme je l'ai dit plus haut, j'apprécie beaucoup). Et puis, avoir une créature comme la diablesse du fleuve a affronté n'est clairement pas de tout repos, surtout quand notre plus grand allié est un loup-garou qui ne peut pas s'approcher de l'eau.

Enfin, j'avoue que mon cœur de midinette a beaucoup aimé découvrir la lune de miel de Mercy et d'Adam. Décidément, j'aime particulièrement le couple qu'ils forment tous les deux. Et ici, loin de la meute et des Tri-cities, c'est encore plus sympa à voir (bon par contre, l'attitude surprotectrice d'Adam, pourtant parfaitement expliqué, m'a parfois fait grincer des dents). Du coup, ce fut une lecture des plus agréable, qui m'a occupé une journée complète (oui, je lis les Mercy très vite).  

mercredi 14 décembre 2022

Le grimoire d'Argent, Mercy Thompson, tome 5, Patricia Briggs

 Je me suis rendue compte que la médiathèque avait tous les tomes de Mercy Thompson. Du coup, je me suis dis que ça serait sympa de reprendre la série. Bon, je ne m'étais pas rendue compte que j'avais lu le tome 4 en 2014... Etonnement, ma mémoire ne m'a pas joué de tour cette fois et j'ai remis tout et tout le monde très vite.

Le grimoire d'Argent, Mercy Thompson, tome 5, Patricia Briggs

Editeur : Bragelonne
Collection : poche
Année de parution : 2010
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 5: Silver Borne
Année de parution en VO : 2010
Nombre de pages : 2010

A lire si : 
- Vous aimez les premiers tomes

A ne pas lire si : 

Présentation de l'éditeur : 

Mercy Thompson vient de passer les deux derniers mois à tenter d'échapper aux griffes de la Reine des vampires. Et maintenant le chef des loups-garous de la ville a besoin de son aide.
Un grimoire renfermant les secrets des faes vient d'être découvert et le monde est sur le point d'apprendre à quel point ces derniers sont impitoyables... et dangereux.
Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances...

Mon avis

Je me demande toujours pourquoi les quatrièmes des Mercy ne ressemblent jamais vraiment à ce que l'on trouve dans le roman lui-même. On a tous les éléments mais rien ne va. Enfin bref... 

Mercy se remet toujours assez difficilement de son viol, survenu dans le tome trois, si je ne me trompe pas. Adam fait avec et se montre prevenant avec elle. Leur couple avance, se met de plus en plus place. Seul problème, toute la meute n'est pas d'accord et une partie va faire en sorte que la vie de Mercy devienne un enfer. Et s'il n'y avait que ça. Samuel perd le goût de vivre. Voulant se suicider, son loup prend le contrôle, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. Enfin, Phinéas, le fae que Mercy a déjà aider, disparait et une autre fae s'en prend à la jeune femme. Bref, comme toujours, rien n'est calme dans les Tri-cities et Mercy va avoir à faire.

Je l'avais déjà signalé dans mon avis sur le tome précédent, mais s'il y a une chose que j'apprécie vraiment dans les Mercy, ce sont les conséquences des traumatismes qu'elle, ou d'autres, ont pu subir. Rien n'est pris à la légère. Mercy a toujours des syndromes post traumatique suite au viol qu'elle a subit. Cela continue de se voir et influe sur sa manière d'agir. Elle n'est pas la seule dans ce cas, puisqu'un autre personnage, qui arrive plus tard à aussi des trouble post traumatique. Je trouve intéressant d'avoir des personnages qui ne sont pas des supers héros, malgré les pouvoirs qu'ils possèdent. Après, oui, parfois, la guérison des traumatismes va un peu vite mais ils sont là et on ne les oublie pas. C'est comme ça qu'on se retrouve du coup avec un Samuel qui n'en peut plus, après des siècles vie et sûrement pas mal de chose plus ou moins agréable à vivre. 

D'ailleurs, si je commence par ça, c'est vraiment parce que c'est ce qui m'a le plus marqué dans ma lecture. Alors, oui, il y a cette histoire de fae qui va s'en prendre à Mercy pour récupérer un certain bouquin, mais ce n'est pas l'essentiel. Ca, c'est juste là pour qu'on ait un peu d'action, je crois. Briggs passent beaucoup de temps sur les personnages et leur relation. Il y a bien sûr celle de Mercy et Adam, forcément mise en avant. J'aime la confiance qu'ils ont l'un en l'autre. Avec les problèmes de la meute, le fait qu'une partie de ces problèmes soient de la "faute" de Mercy (du moins pour certains), leur couple aurait pu exploser. A la place, c'est tout l'inverse. Il y a aussi, forcément, l'amitié entre Mercy et Samuel, qui va la pousser à tout faire pour l'aider, à s'inquiéter pour lui. Samuel laisse la place à son loup, ce qui nous permet aussi de mieux comprendre la relation entre l'humain et le loup. Il y a aussi les liens de meute et puis d'autre, plus vieux. J'apprécie énormément voir les personnages mit en avant comme ils le sont ici. 

Et puis, franchement, le tome est vraiment très sympa à lire (et rapide aussi)(j'avais oublié que ça se lisait aussi vite les Mercy). Le rythme en fait un page-turner, vu qu'il se passe toujours quelque chose entre les problèmes de la meute, la fae qui s'en prend à Mercy ou les conséquences de la prise de commande par le loup de Samuel. Je me suis rappelée du coup pourquoi j'appréciais tant la série il y a huit ans et je suis vraiment contente de l'avoir repris. 

mardi 7 juin 2022

Onirophrénie, Rozenn Illiano

 Avant toute chose, merci à l'autrice pour le service presse. Je n'en demande presque jamais voire, jamais, mais là, j'ai pas pu résister. Il faut dire que déjà, j'adore les romans de Rozenn et qu'Onirophrénie me fait de l'œil depuis très longtemps. Et puis, cela permet, à mon humble niveau, de la faire connaitre un peu plus. Alors, je joins l'utile (la faire connaitre un peu plus) à l'agréable (pouvoir la lire et avoir un nouveau coup de coeur). C'est parti.

Onirophrénie, Rozenn Illiano

Editeur : Rozenn Illiano
Collection : /
Année de parution : 2018
Nombre de pages : 352

A lire si :
-Vous avez déjà lu Tueurs d'Ange de l'autrice (enfin, c'est pas obligatoire, mais disons que ça vous permettra de un, pas vous le spoiler, deux, mieux comprendre certains points)
- Vous aimez les romans en pleine apocalypse

A ne pas lire si : 

Présentation de l'éditeur :

Un jour de janvier, une tempête cataclysmique s’abat sur le monde. La lumière descendue du ciel ravage la Terre et lance un funeste compte à rebours, à la fin duquel il ne restera plus rien. Par chance, les marcheurs de rêves l’avaient prédit grâce à leur pouvoir si particulier, et la plupart d’entre eux ont pu se mettre à l’abri.
Comme eux, Lili survit à la catastrophe. Mais pour un temps seulement : son don ne lui obéit plus depuis longtemps. Démunie et tourmentée, elle rencontre alors Fañch, un adolescent jeté à la rue en raison de son homosexualité. Ensemble, ils errent au hasard, à la recherche d’une destination peut-être, d’un but, au gré de leurs failles et de leurs blessures?; des douleurs qui, tour à tour, font avancer ou reculer, paralysent, donnent de l’espoir ou découragent. Qu’espérer, en réalité, quand il n’y a que la fin au bout de la route ?

Mon avis

Onirophrénie : “Syndrome caractérisé par la présence d’un état confusionnel avec cauchemars, impression d’irréalité, désorientation, associé à des troubles sensoriels et à des troubles métaboliques (Méd. Biol. t.3 1972)”.

Comme je le disais, Onirophrénie me faisait de l'œil depuis un moment. Déjà parce qu'il a une couverture de fou, signée, comme toujours par Xavier Collette. C'est une de mes préférées du Grand Projet (avec celle d'Erèbe et d'Hiver et d'Ombres). Ensuite, parce que j'avais beaucoup aimé Tueurs d'Ange (et Oracles aussi, ensuite, je n'ai pas pu finir de lire la série, mais c'est pas grave parce qu'elle va être réécrite cette année) et que le roman en est une sorte de spin-off. Mais surtout, il y a Lili, son pouvoir déréglé et tout le mystère qui l'entoure pour moi. Lili, je sais que c'est l'un des perso préféré de l'autrice, je sais qu'elle est importante et elle m'intrigue. Mais vraiment. Alors, je me suis jetée dans le roman, et je n'en suis ressortie que quelques jours plus tard, avec une sensation étrange, du vide mais pas que. Je ne pourrais pas vraiment vous expliquer, mais effectivement, connexion il y a eu entre Lili et moi, entre Fañch et moi aussi. Et finalement, ça donne que je vais en chier pour donner mon avis. Parce que je m'arrêterais bien à un simple : ceci est un énorme coup de coeur, mais je sens que vous en voulez quand même un peu plus.

Lili se réveille en pleine nuit, le 18 janvier 2016, suite à un rêve où une voix lui crie de faire attention. Juste à temps pour éviter de se faire écraser par les débris du mur de sa résidence. Cette nuit-là, une tempête sans précédent détruit tout. Et pour cause, le 18 janvier 2016 sonne le début de l'apocalypse. L'humanité n'en a plus que pour 600 jours avant que les anges ne la détruise complètement. Or, Lili le sait, ça, car elle est une Marcheuse de Rêves, elle est capable de voyager dans les rêves mais aussi d'y voir passé et futur. Alors qu'elle ne semble pas vraiment savoir ce qu'elle va faire de ces derniers jours, elle va rencontrer Fañch, un ado de dix sept ans. Les deux décident de rejoindre Paris, pour retrouver la mère du gamin et peut-être d'autres marcheurs de rêves. Commencent alors pour eux le voyage qui les mènera au bout de ces 600 jours. 

Comme je le disais, j'ai beaucoup aimé Lili. Lili, elle est pleine de faille : dépressive, absolument pas optimiste, solitaire... C'est un peu le personnage type de Rozenn (elle m'a fait pensé à Ana, mais aussi (vous ne la connaissez pas encore) à Isabelle (dans Inéluctable qui sort en aout)), ceux que j'aime beaucoup chez elle. Elle ne fait que très peu confiance aux autres, elle s'enferme en elle-même, parle peu, encore moins de ses pouvoirs et passe pas mal de temps à se dénigrer, surtout en ce qui concerne son oniromancie. Mais  côté de ça, quand elle finit par accorder sa confiance, elle le fait pleinement, sans rien attendre en retour. Fañch, lui, est un gamin solaire, presque toujours de bonne humeur, optimiste comme pas possible malgré ce qu'il a pu vivre jusqu'à la. Leur duo fonctionne tellement mais tellement bien. J'ai aimé voir leur amitié naitre, grandir. Petit à petit, la relation semble devenir quelque chose de très proche d'une relation de fratrie et c'est juste beau. Parce qu'ils ont leur failles, parce qu'ils font avec, qu'ils se protègent et s'épaulent quoi qu'il arrive. Parce qu'il ait bien question d'amour entre eux, de celui qui pourrait presque tout renversé et surtout qui pourrait bien les aider à guérir, l'un comme l'autre. Onirophrénie, c'est aussi ça comme histoire, plus que celle de la fin du monde annoncée. C'est une histoire d'êtres humain. On le voit très bien avec le duo principal mais pas que. Lili et Fañch vont croiser plusieurs groupes, des personnes qui tentent d'aller de l'avant aux premiers jours de l'apocalypse, encore plein d'espoir quant à la suite, des fanatiques religieux doublés de militaires qui n'en ont que le nom, des personnages qui vont chercher à les aider, d'autres à les détruire à cause des pouvoirs de Lili. On finit par retrouver tout le microcosme qu'on attend dans le genre apocalypse/postapo mais avec la sensibilité de son autrice. Ainsi, on s'attache à beaucoup de monde, alors même que l'on se doute que leur futur va s'éteindre très rapidement, d'une manière ou d'une autre. 

D'ailleurs, cette sensibilité, on la ressent beaucoup dans les divers évènements. Rozenn ne s'attarde jamais sur l'action elle-même mais plus sur ses conséquences. Le plus intéressant, reste la psyché des personnes, ceux qu'ils ressentent. Onirophréhie est un texte à la première personne, nous entrons directement dans les doutes de Lili. Personnellement, j'adore ça, quand on entre vraiment dans la tête du personnage. Après, ça peut paraitre des fois répétitifs (Lili peut parfois tourner en boucle sur certaines choses) et lents pour des lecteurs qui n'ont pas l'habitude. Lili et Fañch vivent pourtant beaucoup de péripétie et le roman est loin d'être lent ou sans "action" (dans le sens truc qui fout l'adrénaline parce qu'il faut courir). Alors, oui, on voit très peu les Anges (qui restent les ennemis) et quand ça arrive, ça ne dure pas des plombes. Non, comme dans Tueurs d'anges, d'ailleurs, la violence n'est pas forcément spectaculaire ou fantastique. Elle est bien plus humaine. Elle se cristallise dans le beau-père de Fañch qui l'a foutu à la rue parce que le garçon est homosexuel, dans les militaires qui vont s'en prendre à lui pour les mêmes raisons, dans la dépression de Lili et sa propre manière de se voir durant des années, 

Enfin, j'ai adoré pouvoir relier le roman à d'autres. C'est quelque chose que je n'aurais pas pu faire il y a quelques années, à la sortie du roman, parce que je n'aurais pas eu le bagage pour. Mais franchement, c'est toujours génial de voir les liens. Alors, forcément, il y a ceux avec Tueurs d'Anges et Town, puisque le roman en est un spin-off (mais franchement, j'aime pas le mot, pour moi, Onirophrénie est bien plus que ça) mais il y a aussi des liens avec d'autres romans, dont d'Hiver et d'Ombres (et j'ai eu une réponse à une de mes questions sur la fin du roman, ce qui du coup, me convient parfaitement. De même, j'ai eu un éclairage différent sur un personnage de Town que je n'avais pas du tout imaginer comme un marcheur de rêve du passé (et ça change un peu tout ce que j'ai pu croire sur lui en fait, ce qui en soit est génial, mais me déroute un peu).

Au final, c'est donc un gros coup de coeur. Pour Lili et Fañch que j'ai hâte de retrouver (watch me lire les nouvelles sur Lili dispo sur le site de Rozenn), pour ce moyen-là de tenter de vivre jusqu'à la fin. Et comme il faut en finir avec cet article, je n'aurais plus qu'une dernière chose à dire, la même qu'à chaque fois, lisez Rozenn Illiano.

lundi 7 septembre 2020

La Traque, L'éveil de l'Ombre, tome 1, Tiphaine Levillain

J'ai récupéré cet ebook il y a quelques temps et j'étais pressée de le lire. Je suis l'autrice sur instagram et j'apprécie faire un tour sur son blog. Du coup, j'avais très envie de la découvrir.

La Traque, L'éveil de l'Ombre, tome 1, Tiphaine Levillain

Editeur : Tiphaine Levillain
Collection : /
Année de parution : 2020
Format : AZW

A lire si 
- Vous aimez les road-trip
- Vous voulez du mystère

A ne pas lire si :
- Vous aimez quand ça prend son temps

Présentation de l'éditeur 

 Jill est chasseuse d’Ombre : elle piste, traque et tue les démons qui parcourent le monde, en échange de quoi elle se trouve sous la protection de la Lumière. Sa vie suit une routine solitaire bien huilée et millimétrée dans laquelle elle se plaît… jusqu’à ce qu’elle capte la trace d’un nouvel ennemi. Ce dernier prend alors un malin plaisir à la mener par le bout du nez de ville en ville, du Canada au Montana. Jill doit désormais apprendre à travailler en équipe pendant que les sombres révélations s’enchaînent.

Betty est aux anges : elle a la chance de participer à un chantier archéologique non loin de Londres en compagnie d’Andrea, sa meilleure amie, et de Thomas, l’homme qu’elle aime secrètement depuis des années. Tout bascule quand elle déterre un coffre contenant une étrange sphère noire. Deux influences extérieures tentent de la manipuler et elle décide finalement de la ramener chez elle. Lorsque Thomas se fait posséder par un démon et dérobe la sphère noire, Betty plaque tout pour essayer de le retrouver et de le sauver à temps.

Deux chemins, deux routes, deux avenirs incertains. Les choix que feront Jill et Betty pourraient bien déterminer qui sortira vainqueur de cette guerre entre l’Ombre et la Lumière…

Mon avis

Je ne savais pas trop vers quoi j'allais en prenant ce roman. Je suis l'autrice depuis peu et elle avait déjà sorti le roman à ce moment-là. Mais, je pense qu'à force vous me connaissez, entre la couverture bien mystérieuse et des démons, je ne pouvais pas résister. Et j'ai eu bien fait. 

La traque nous entraîne à la suite de Betty et Jill, deux jeunes femmes que tout semble opposé. Betty est londonienne, étudiante en archéologie et amoureuse de son meilleur ami. Alors qu'elle, Thomas  et Andrea, une copine, participe à des fouilles, elle va trouver un coffre contenant une étrange sphère noire. Sans trop comprendre ni comment ni pourquoi, elle vole le coffret et le ramène chez elle. A partir de là, rien ne va plus. Thomas se fait posséder, elle découvre alors que les démons existent et qu'elle fait partie d'une ancienne famille de Chasseurs d'Ombre. Pour sauver Thomas, elle va devoir découvrir qui elle est et suivre la sphère. Or, la dite sphère, portée par le jeune homme, se barre au Canada où vit Jill Parker. Jill est une chasseuse d'Ombre, descendante d'une lignée importante et ultra connue. Elle aime la vie routinière et solitaire qu'elle mène. Jusqu'au mariage de sa meilleure amie. Outre sa rencontre avec Niklas, attirant chasseur dont elle ne sait finalement pas grand chose, elle va se lancer à la poursuite de la sphère dès que celle-ci va mettre un pied dans son territoire. Les trois chasseurs d'Ombre vont alors avoir fort à faire pour empêcher l'Ombre et ses démons de gagner la guerre.

Il y a beaucoup de chose que j'ai apprécié dans ce roman. Déjà, l'univers. L'Eveil de l'Ombre, c'est de l'Urban qui se déroule à notre époque. On s'y sent donc presque comme chez nous, si ce n'est la bataille qui se joue entre la Lumière et l'Ombre. Une bataille qui semble fort manichéenne et pas mal calqué sur la religion avec Dieu et ses anges, contre l'Ombre et ses démons. Or, ça, c'est en apparence. Un peu comme dans un Buffy contre les vampires où tout n'est pas blanc ou noir, la Traque présente un univers loin d'être binaire. Oui, nous avons des références presque biblique mais pas tout à fait. Personnellement, c'est le genre de chose que j'aime bien. Simple sans l'être. De quoi nous faire un peu réfléchir sans nous prendre la tête. Outre le fameux combat Lumière/Ombre, on retrouve aussi de la sorcellerie, offrant une sorte de troisième voix entre les deux (oui, enfin, pas tout à fait, mais presque).

Ensuite, il y a les personnages. Je m'attarde de plus en plus sur les faiblesses des personnages en ce moment. Je pourrais vous dire que Jill est une femme forte qui se bat dans un univers carrément monstrueux mais en fait, ben pas du tout. Oui, elle se démerde particulièrement bien une arme à la main, mais franchement ce n'est pas ce qui fait Jill. Moi, j'en ai surtout retenue ses faiblesses, sa solitude, son manque de confiance en soi et en les autres, sa fragilité. Et c'est ce que j'ai aimé chez elle, parce qu'elle est humaine avant tout (d'ailleurs, je parlais de Buffy un peu plus haut, mais c'est un peu la même chose, les deux personnages me plaisent justement parce qu'elles sont avant tout humaine et pas juste des badass girls). Il en va de même pour Betty. Pour Nicklas, c'est un peu plus compliqué. Déjà parce qu'à l'inverse de Jill et Betty, il n'est pas personnage point de vue. Cela l'entoure d'une certaine aura de mystère qu'il entretient plutôt bien. On ne le voit que par les yeux des deux jeunes femmes. Bon, j'avoue que ce qu'on en voit me plait beaucoup aussi. Mais je trouve que l'autrice en dit toujours ou trop ou pas assez sur lui et je ne sais trop sur quel pied danser.

Et puis, il y a l'histoire. En fait, la Traque est assez classique dans son genre. L'autrice n'invente rien, elle se sert de trope que tout le monde ou presque connait. Est-ce gênant ? Absolument pas. L'intrigue est agréable à suivre et pleine de surprise. J'ai apprécié le changement de point de vue entre Jill et Betty qui permettent de voir les choses de différentes manières, entre une Jill qui en sait trop (et finalement trop peu aussi) et une Betty qui découvre tout cet univers. Je regrette par contre que ça aille parfois un tout petit peu trop vite pour moi. Je pense surtout que pour ces points-là, j'aurais peut-être plus de réponse dans le second tome.

Au final, j'ai beaucoup aimé ce premier tome. Il est entraînant, surprenant, sombre, parfois amusant, souvent mystérieux. Il se lit particulièrement bien grâce à des personnages attachants. J'attends avec impatience le second tome à présent. 


vendredi 26 avril 2019

La Chute de la Maison aux Flèches d'Argent, Dominion of the Fallen, tome 1, Aliette de Bodard

Je pense que ce livre-là va rester dans ma mémoire un bon moment. Déjà parce que je l'ai adoré, mais vraiment, mais aussi pour les circonstances de son tirage au sort dans ma PAL. J'ai tiré le roman le 15 avril au matin. Oui, le matin du jour où Notre Dame de Paris a brûlé. Parfois, les coïncidences sont bizarres quand même (Chéri a rigolé en disant que du coup, c'était ma faute quand je lui ai fait remarqué). 'Fin bref, passons à mon avis dessus

La Chute de la Maison aux Flèches d'Argent, Dominion of the Fallen; Aliette de Bodard

Editeur : Pocket
Collection : fantasy
Année de parution : 2018
Titre en VO : Dominion of the Fallen, book 1: The House of Shattered Wings 
Année de parution en VO : 2015
Nombre de pages : 544

A lire si : 
- Vous aimez l'urban fantasy qui flirte avec la dystopie
- vous aimez les univers bien foutus 
- Vous aimez les complots et les mystères

A ne pas lire si :
- Heu...

Présentation de l'éditeur : 

Paris n’est plus que ruines et décombres, après la Grande Guerre qui a opposé les Maisons qui règnent sur la capitale française. Les Maisons elles-mêmes ont perdu tout ce qui faisait leur gloire et sont tombées en décadence.
Séléné a dû prendre, sans y être préparée, la tête de la Maison aux Flèches d’Argent. Pour l’heure, Notre-Dame et les bâtiments alentours restent un abri sûr, protégés par des sorts puissants. Mais les Maisons rivales veillent, prêtes à s’engouffrer dans la moindre faille pour détruire Flèches d’Argent, au risque de briser l’équilibre de la cité.
Lorsqu’un nouvel ange déchu, Isabelle, arrive sur terre, Séléné se précipite à son secours pour empêcher qu’on lui vole ses pouvoirs. C’est là qu’elle se bat contre Philippe, un membre du gang Mamba rouge. Impressionnée par les pouvoirs de ce dernier, Séléné le retient prisonnier au sein de Flèches d’Argent avec Isabelle. Mais la maîtresse de Flèches d’Argent n’a aucune idée de ce qu’elle a fait entrer au sein de sa maison : Philippe va devenir le vecteur de la libération d’une terrible malédiction…

Mon avis

Avant de parler du livre, j'aimerais qu'on parle des couvertures de celui-ci (on peut retrouver tout ce petit monde sur la page du livre sur Livraddict). Il est assez rare que j'aime autant les couvertures VF que VO, mais je dois avouer que là, c'est un vrai régal pour les yeux et surtout qu'elles sont toutes en accord avec l'histoire qui va derrière.

Maintenant que ça c'est fait, passons au livre en lui-même. J'avoue l'avoir pris pour sa magnifique couverture et pour sa quatrième qui parle de Déchus, de complot et de malédiction. Tout était déjà là pour me plaire. Ne manquait plus qu'à découvrir l'intérieur. On commence donc par une première phrase qui va donner le ton du livre "Au début, la Chute se révèle presque agréable." Autant dire qu'avec ça, je savais déjà que j'allais me plonger dans le roman sans la moindre hésitation. J'avais raison. J'ai tout aimé dans ce roman, les personnages, le décors, l'univers, les complots, l'histoire et j'en passe. Ce fut un coup de cœur qui a été pourtant un peu long à venir. 

On entre assez lentement finalement dans l'histoire. Aliette de Bodard pose d'abord son univers et quel univers ! Imaginez-vous dans un Paris d'après guerre, quelque part au début des années 1900 (du moins, je suppose) où les Déchus sont maîtres de la ville, partagés en diverses Maisons à présent décadentes. Mais s'il n'y avait que cela. Non, l'autrice ne se contente pas de ça. Elle humanise les Déchus pour le pire. Enfin de gagner la guerre, certaines Maisons ont fait venir des peuples colonisés comme chair à canon. C'est ainsi que Philippe, l'un des trois protagonistes principaux, est arrivé à Paris. Il n'a pas été le seul, avec lui sont venus les Dragons, gardiens des éléments, et leur magie. Et tout ce petit monde ne peut rien contre la destruction de Paris dut aux ravages de la guerre, ni contre ce qui détruit lentement la plus vieille Maison de Paris, celle de Flèches d'Argent fondée par Etoile-du-Matin lui-même (pour ceux qui savent pas, il s'agit d'un des noms de Lucifer).

Car là est le centre du roman, la déchéance de la Maison aux Flèches d'Argent. Une déchéance que nous allons suivre grâce à trois personnages, Madeleine, alchimiste de la Maison, Isabelle, récemment déchue et nouvelle arrivante à la Maison et Philippe, lié à Isabelle depuis sa chute (je vous laisse découvrir le lien). Trois personnages bien différents, ayant tous une vision particulière de la Maison. Madeleine y a trouvé refuge il y a vingt ans, alors que son ancienne Maison, Aubépine, tombait entre les mains d'Asmodée. Isabelle y est liée en tant que Déchue, nouvellement arrivée sur Terre, elle fait de Flèches d'Argent son nouvel univers. Quant à Philippe, il déteste les Maisons pour des raisons qui lui sont propres et que le lecteur découvrira petit à petit (et pas complètement finalement, c'est surement le personnage le plus mystérieux du lot). A eux trois, ils font vivre le récit, l'alimente, le construise. Ce sont des personnages comme je les apprécie, ambigu, pleins de défaut mais qui mûrissent au fur et à mesure de l'histoire. Et ils ne sont pas les seuls. Les personnages secondaires sont tout aussi fouillés qu'eux, il n'y a qu'à voir Séléné, chef de la Maison ou encore Asmodée, ou même Emmanuelle, l'amante de Séléné. Et est-ce qu'il faut que je parle de la diversité ? Parce qu'elle est bien présente, que se soit au niveau des personnes de couleurs (Philippe est vietnamien, Emmanuelle est noire (en tant que Déchue, elle n'a pas de nationalité terrestre)...) ou des personnes LGBT.

J'ai parlé de l'univers génial et ultra fouillé, des personnages qui le sont tout autant, reste l'histoire, la déchéance de la Maison aux Flèches d'Argent se joue sous couvert de meurtres inexpliqués, de magies perdus et de complot. Vous le savez, j'adore les complots. C'est un truc que j'aime lire depuis très longtemps et forcément, depuis le temps, faut quand même que ce soit bien mené pour vraiment me plaire. Vous l'aurez deviné, c'est le cas ici. J'ai été plus que ravie de suivre les complots des Maisons, de tenter de deviner qui en voulait vraiment à Flèches d'Argent (à laquelle on s'attache autant qu'Isabelle ou Madeleine). Ce n'est pas la partie la plus importante de l'histoire pourtant, au du moins, c'est la forêt qui cache l'arbre, tout comme l'enquête sur les divers meurtres. Mais alors, qu'est-ce que c'est bien fait, qu'est-ce qu'on se prend au jeu. Tout ça pour en arriver à une fin que l'on attend forcément depuis le début, depuis la première phrase mais qui nous étonne pourtant.

Comme souvent avec ce genre de roman, je pourrais en parler pendant des heures, aller dans le détail, presque chapitre par chapitre tant il est dense (pour ça que j'ai mis un moment à le lire, pour pouvoir tout comprendre comme il faut). Mais ça serait spoilé et enlevé le plaisir de la lecture. N'empêche que... J'ai aimé voir les Déchus humanisés, j'ai aimé que l'autrice n'en fasse pas juste des créatures divines bannies des cieux, j'ai aimé les mélanges des magies, les questionnements sur l'avenir, ceux sur la foi, j'ai adoré les personnages, leurs doutes et leurs espoirs (si peu d'espoir pourtant). Bref, j'ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman. J'ai très très hâte de pouvoir lire sa suite (elle sort quand en poche l’Ascension de la Maison Aubépine, quelqu'un sait ?).


jeudi 13 juillet 2017

Proie Dunoir, Gaelle K. Kempeneers

Second acquisition de l'OPMORSE (vous avez encore trois jours d'ailleurs pour profiter des promos sur les livres de monsieur Desienne)(si je ne les avais pas tous déjà,  mon compte en banque aurait pas apprécier...), je ne savais pas trop que penser de ce Proie Dunoir qui me faisait envie depuis un bon moment déjà (mes journées étant trop courtes, comme mon compte en banque soit dit en passant, j'ai attendu bien longtemps avant de me l'offrir)(trop même). 

Proie Dunoir, Gaelle K. Kempeneers

Editeur : Walrus
Collection : pulp
Année de parution : 2015
Format : epub

A lire si :
- Vous aimez le pulp à la sauce Walrus
- Vous voulez une héroine d'urban fantasy qui change 
- Vous voulez de l'action, de l'humour et que ça envoie du steack

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les pulps

Présentation de l'éditeur : 

My name is Dunoir. Proie Dunoir. Laissez tomber : private joke.
Qui je suis ? La nouvelle recrue du B.A.S., la banshee de service. On m’a engagée pour botter les culs des méchants qui hantent les rues de Rédemption. Sauf qu’entre les monstres mythiques, les divinités en goguette, les vampires crétins et les Puissances qui se bousculent au portillon, je ne sais plus où donner de la tête. Alors, quand en plus la Famille (la mienne, sinon ce ne serait pas drôle) s’en mêle, j’ai bien besoin de mes collègues Lucrèce et Leyhan pour y mettre un peu d’ordre. Sans oublier Jack, le loup. Mon âme-sœur, parait-il.
Je vous ai déjà parlé de mon âme ? Y a moyen d’écrire tout un roman sur le sujet. Ah ! Mais attendez… Bref, y a des jours comme ça où on se dit qu’on aurait mieux fait de se casser la jambe au saut du lit !

Mon avis

Les Pulps chez Walrus se suivent mais ne se ressemblent pas. Si l'on retrouve toujours la petite touche de l'éditeur, une certaine folie douce qui fait du bien, il faut bien avouer que les histoires vont d'un thème à l'autre sans le moindre problème. Depuis la création de la collection, j'ai lu  des filles qui font du roller derby (Roller Derby X de Michael Roch), une histoire de zombie (Zoulag de monsieur Desienne), le premier épisode d'une détective dans l'univers de Lovecraft (Premier épisode d'A gauche après l'asile de Jessie) et à présent, la première saison des aventures d'une Banshee. Et je prends toujours le même plaisir à lire cette mauvaise littérature, ce petit plaisir coupable qui me fait autant de bien que de la dark romance aux amatrices de romance érotique. Mais passons à ce Proie Dunoir, petit bijoux dans le domaine de l'urban fantasy qui envoie du lourd.

Il faut dire que Proie, l'héroïne, fait partie de ces personnages que j'adore suivre. Charmante punk de vingt quatre ans, elle n'a pas la langue dans sa poche, fait la forte devant les autres sans l'être toutefois trop et possède un sens de l'humour plus que plaisant. Autant le dire, ce n'est pas l'une de ses héroïnes trop parfaite, trop fade que voilà. Elle me rappelle un peu Marie dans Sainte Marie des Ombres ou encore Maeve Regan de Marika Gallman. Bref, un personnage "à la française", loin du stéréotype américain trop lisse. Et j'aime les personnages qui ne sont pas lisses justement. 

D'ailleurs, aucun ne l'est dans Proie Dunoir. Ils ont tous ce petit grain de folie qui les rend assez unique en leur genre malgré une approche à première vue un peu stéréotypée. Mais juste à première vue, vu que Gaelle K. Kempeneers s'amuse régulièrement à les prendre à contre emploi. Et j'adore ça. Surtout qu'elle a réussi à créer une belle osmose entre les personnages. J'ai particulièrement apprécié Lucrèce, sorcière blanche de son état, légèrement guindée, un peu "prout-prout" et qui pourtant est juste super géniale et sort parfois des vannes assez bien sentie. J'ai été par contre un peu déçue que l'on voit moins Leyhan, la sirène, qui entretient avec Proie une sorte de je t'aime, moi non plus à base de piques bien senties. Et puis, il y a Jack. Jack c'est le genre de personnage qui risquait de me prendre la tête. L'homme du groupe, fort, beau, ténébreux et lié à Proie par un lien d'âme (je n'ai pas pu m'empêcher d'y voir une sorte de "parodie" du lien entre Jacob et Renesmee dans Twilight de Meyer)(oui, il m'arrive de lire des livres un peu plus niais)(même pas honte). Or, j'ai adoré Jack, justement parce que ce qui aurait pu être bien chiant (le lien, l'amour fou, la niaiserie du truc) est complètement retourné pour en faire quelque chose de génial. 

Mais il n'y a pas que les personnages de géniaux dans ce roman. L'univers est agréable. De l'Urban Fantasy à la française qui se passe donc non loin des Rocheuses. On se trouve avec un mélange de légende européenne (la Banshee, la sirène, les cours des fées) et amérindienne (les porteurs de peau, les wendigos). Du coup, on ne s'étonne pas de retrouver Nimué (pour ceux qui ne savent pas, il s'agit de la Dame du Lac) dans les Rocheuses par exemple. Un mélange qui n'est pas pour me déplaire. Surtout que j'adore la mythologie féerique européenne. Et chose sympathique, il ne faut pas être un expert en féérie pour tout comprendre. 

Et on ajoute donc à tout cela, le style de l'autrice, percutant, plein d'humour et fort agréable à lire. Je ne raconte pas combien de fois j'ai pu sourire, rire, pousser des petits cris de fangirl ou faire la moue en lisant le roman (Chéri me prend parfois pour une folle lorsque je lis, je devrais me filmer tiens pour rire). Un style qui irait parfaitement bien pour une série. Ce qui est d'ailleurs le cas. En lisant les premiers chapitres, on se rend bien compte qu'au départ, Proie Dunoir devait être une série (qui rend très bien en roman). Aurais-je préféré que ce format-là soit choisi au final ? J'avoue que oui (mais c'est parce que j'adore réellement les séries dans ce genre, courte sans trop l'être avec des cliffhangers qui me font râler à mort et l'attende qui va avec). J'espère grandement d'ailleurs qu'on puisse avoir une saison deux. 

Et enfin, conclusion pour la Banshee Punk ? Gros mais alors gros coup de cœur pour ce roman. Je l'ai fini ce matin et j'en veux encore. Je veux (j'exige serait plus vrai, mais je ne suis qu'une simple lectrice hein) une suite. Je veux savoir ce qu'il va se passer ensuite, je veux plus de Proie et de Jack et des autres. 






vendredi 29 juillet 2016

La Mémoire de l'obscurité, Sainte Marie des Ombres, tome 5, Sophie Dabat

Va savoir pourquoi j'étais persuadée que Sainte Marie des Ombres aurait six tome. Ben non. Ce cinquième est aussi le dernier... Et quel dernier !

La Mémoire de l'obscurité, Sainte Marie des Ombres, tome 5, Sophie Dabat

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2016
Format : AWZ

A lire si
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez l'urban fantasy
- Vous aimez les héroines fortes mais avec de vrais faiblesses

A ne pas lire si 
- Trop tard le soir
- Vous n'aimez pas les personnages plutôt punk
- Vous n'aimez pas la "vulgarité"

Présentation de l'éditeur :

Je suis Lily Turner. Marja Baldursdottir. Marie Orier. Sainte Marie des Ombres. Et je suis morte. 
Neuf mois ont passé. Les proches de Marie ont refait leur vie, tenté d’oublier ou – au moins – de se reconstruire. Souvent, Anne se recueille sur sa tombe, accompagnée de Morag. Quand, un matin, la chienne se précipite vers un mausolée à l’abandon, Anne y découvre une jeune femme terrorisée, nue, enceinte et blessée.
Une jeune femme sans nom, sans identité ni passé, et qui bouleverse Anne. Son regard, c’est celui de Marie.

Mon avis

C'est marrant comme je n'aborde pas les tomes de la même manière suivant leur position dans la série. J'ai commencé tranquillement ce cinquième tome jusqu'à ce que je me rende compte qu'il n'y en aura pas de sixième. D'un coup, c'était comme s'il fallait que je sache comment ça allait finir et que je le sache rapidement. En même temps, je ne voulais pas. J'en parle souvent de ce sentiment de fin de série. Deux fois en quelques jours, c'est pas franchement sympa pour mon petit cerveau. Mais là, j'ai pas pu me retenir et c'est à une heure du matin cette nuit que j'ai fini de lire Sainte Marie des Ombres.

Il faut dire que ça commence fort, cette Mémoire de l'Obscurité. Neuf fois après la fin de La Voie du Crépuscule, soit neuf mois après la mort de Marie/Lily, Anne découvre une jeune femme dans le cimetière où elle se recueille sur la tombe vide de Marie. Une jeune femme enceinte jusqu'au cou, complètement terrorisée et aussi nu et sans poils que si elle venait elle-même de naitre. Or, cette femme, Anne le sait, c'est Marie. Impossible. Et pourtant... C'est bien elle, et elle se "réveille" au moment où Dylan veut kidnapper l'un de ses jumeaux. A partir de là, Marie va essayer de recommencer sa vie, le plus normalement possible. Mais rien ne peut être normal lorsqu'on a été une sainte. Une mystérieuse femme enlève Thomas, son fils, et voilà notre Marie qui repart en guerre, avec un léger désavantage... Elle n'a plus de pouvoir sur les Ombres.

Je dois dire que niveaux miracles, Marie nous avait pas mal habituée mais là, c'est tout de même énorme. Marie ressuscite, carrément. Mais elle n'est pas la seule. Depuis sa mort, neuf autres femmes ont fait de même, toutes enlevées par une mystérieuse organisation. Tout comme le fils de Marie. Oui, le fils. Je dois dire qu'au départ, une Marie maman, ça fait bizarre. Ce n'est pas vraiment un rôle qu'on lui attribue de base, même si elle s'est déjà démerdée comme une chef avec Kerry (qu'on ne voit que trop peu). Et pourtant, elle s'en sort super bien et si l'amour n'est pas là au départ, elle a bien l'instinct maternel, il n'y a pas dire. D'ailleurs si elle ne l'avait pas, elle ne serait pas partie bille en tête chercher son fils tout en gardant sa fille auprès d'elle. Ce n'est pas la seule à changer d'ailleurs dans ce tome. Ballard, ce cher Ballard, aussi. Alors qu'il ne veut pas croire en la résurrection de sa sainte, il va finir par accepter (oui lorsqu'on se pointe face à lui, il faut bien qu'il finisse par y croire) et surtout par comprendre que Marie, ce n'est pas juste une obsession, c'est surtout sa femme. Et il va tout faire pour la sauver une nouvelle fois.

Sauf que comme je le disais, Marie n'est plus vraiment la même. Pour cause, que se soit elle ou les autres ressuscitées, elles n'ont plus de pouvoir sur les Ombres. Ce sont leurs enfants qui ont récupéré ceux-ci. Que cela ne tienne, elle ne va pas rester là à rien faire. Or, cette nouvelle vulnérabilité lui va pas trop mal à Marie. Elle parait soudain bien plus vivante, plus humaine qu'avant. Vraiment, son évolution est étonnante mais bienvenue. Et être mère lui ajoute un petit quelque chose de plus aussi. Surtout quand elle comprend l'un des rôles essentiels du parent (oui pas que de la mère, mais des deux, du papa aussi) : protéger son enfant à tout prix.

Et vous savez quoi, j'ai pleuré dans ce tome. Parce que je me suis attachée à Marie, à Ballard, aux autres et que ce dernier tome est fort. Déjà parce qu'il voit la mort d'un personnage que j'aimais bien dès le départ, Charlène. Ensuite parce que mon petit coeur de maman n'a pas beaucoup apprécié ce qu'on faisait subir aux mères et aux enfants et encore moins à Marie. Mais cette fin, putain, cette fin. Je crois qu'il n'y en aurait pas eu de meilleure pour les personnages. Vraiment.

Au final, je suis très triste de quitter cet univers que j'ai aimé dès le départ. J'ai adoré le style de Sophie Dabat, même si certain d'autres qu'elle peut être assez vulgaire (ça change pas ici, et moi j'adore), j'ai adoré Marie et les autres personnages (Anne, Djuka (qu'on ne voit pas assez), Allan, Mido, mais aussi Katia, Charlène et même les méchants du lot qui étaient tous super bien foutus). Mais comme toutes bonnes choses, il fallait bien une fin et celle-ci est parfaite.