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lundi 12 décembre 2022

Les Hurlements Noyés, Stanley n'est pas mort, tome 1, Malone Silence

 Je suis Malone Silence depuis un bon moment sur tweeter et j'ai enfin pu m'offrir son tout premier roman, Les Hurlements Noyés il y a peu. J'ai mis un certain temps à le lire, parce qu'il le demande vraiment ce temps, et j'ai clairement beaucoup aimé. 

Les Hurlements Noyés, Stanley n'est pas mort, tome 1, Malone Silence


Editeur : Malone Silence
Collection : 
Année de parution : 2022
Format : AWZ

A lire si : 
- Vous voulez un roman inclusif
- Vous voulez un roman très axé sur la psychologie de ses personnages

A ne pas lire : 
- Vous n'aimez pas la violences sous ses diverses formes

Présentation de l'éditeur : 

Le monde rend malade. A vingt-huit ans, Stanley Ellington se débat dans un océan de traumatismes. Il sort le nez de l’hôpital psychiatrique sans savoir s’il est prêt à affronter la vie, telle qu’elle l’attend. Au fond de son cerveau se tapissent toujours ses pires ennemies : sa dépression, et ses capacités médiumniques. Ce don qui n’en est pas un, cette malédiction qui suscite fascination, terreur ou envie.
Pour Allison Griggs, cette envie a depuis longtemps tourné à la convoitise. Elle aussi attend Stanley, affûtant ses couteaux dans le secret d’une forêt qui change sans cesse de visage. Et les enjeux du vol des dons de Stanley dépassent largement ces deux âmes, les dernières dont le monde souhaite la rencontre.
C’est l’histoire de gorges qui ont trop crié, de cœurs broyés, de hurlements assourdis et de solitudes qui se fracassent les unes contre les autres. Parfois, de l’espoir qui subsiste, naît une relation bancale embellie par la sincérité. Parfois, il semble que l’empathie et l’humanité aient une chance de l’emporter. Mais au-dehors, l’Apocalypse menace d’éclater, et les chiens ne cessent de hurler.

Mon avis 

Les hurlements noyés n'est pas un roman à prendre à la légère. Du tout. Je préfère le dire dès maintenant, Stanley, le héros souffre de dépression et l'auteurice ne nous épargne pas grand chose à ce sujet. D'ailleurs, iel ne nous épargne pas grand chose sur d'autres sujets qui peuvent être autant de Trigger Warning (dans l'idée, il est sujet ou l'on retrouve mention de violence, violence conjugale, viol, mutilation et d'autres, mais il y a aussi des scènes assez graphiques de violence). Même si d'habitude, ça ne me dérange pas vraiment de lire ce genre de sujet, j'avoue qu'ici, j'ai parfois été mal à l'aise devant ce que j'ai pu lire, parce que ça fait vraiment "vrai".  Il y a une raison à ça, le vécu de son auteurice et la manière dont iel raconte son histoire.

Comment vous décrire les hurlements noyés ? C'est un premier roman qui tape fort, dans l'horrifique, dans le psychologique et dans l'imaginaire de sae lecteurice. C'est un roman qui reste après lecture, parce qu'il est perturbant sur bien des points, parce qu'il a aussi un côté étrangement lumineux sur d'autre. Les personnages qui le peuplent sont fascinants à suivre, nous entrons directement dans leur psyché, nous apprenons à les aimer, à les détester, à avoir peur pour eux etc... Malone Silence use du flux de pensée à la manière d'une Virginia Woolf et iel fait ça parfaitement. C'est un des points que j'ai beaucoup aimé. Déjà parce que j'aime ce genre, mais surtout parce qu'ici il est parfaitement utilisé, je trouve. Je veux dire, nous voilà directement dans l'esprit, les pensées des personnages. Ils ont tous leur voix, leur manière de vivre, de penser et il n'est quasiment pas possible de se tromper sur celui que nous suivons au moment de la lecture. Ce n'est pas toujours facile à mettre en place, ça. Là, c'est bien géré et ça nous immerge toujours plus.

Autre chose de marquant, ensuite, ce sont les thèmes abordés dans le roman. Nous en avons quelques uns, pas des plus simples, comme la dépression, le deuil, la mort, le suicide, l'emprise physique et mentale etc... Tout cela pourrait donner un roman très sombre, et il l'est. Oh, oui, les Hurlements Noyés est sombre. Et dur. Or, étrangement, et même si nous sommes forcément pris par tout ça, même si nous tremblons pour qu'Allison ne trouve pas les membres de la Famille enfuis ou Stanley, même si nous tremblons à l'idée que Stanley ne finisse par tout laisser tomber, nous gardons espoir. Pour moi, un personnage y est pour beaucoup là-dedans, à savoir Vicky. Ne pensez pas qu'elle respire la joie de vivre, ce n'est pas le cas. Elle aussi à ses démons. Mais c'est pour moi le personnage le plus lumineux du bouquin, celle qui finalement comprend peut-être le mieux Stanley, la moins intéressée par ses pouvoirs et ce qu'il peut offrir. 

Un autre personnage que j'ai beaucoup aimé, c'est Allison, qui est l'antagoniste. Allison, c'est un peu la somme de tout les maux que l'on peut trouver. La Lumière de la Famille (la Famille, j'ai oublié de le préciser, étant une secte) apparait comme une femme au-dessus de tout, les sentiments, les autres êtres humains, elle-même. Et pourtant, pourtant Allison a une certaine fragilité. Bon, il faut creuser très profond pour la voir. En fait, Allison n'est pas le seul personnage comme ça, dans un sens, ielles le sont tous-tes, mais chez elle, ça ressort encore plus je trouve. Et puis, bien sûr, il y a Stanley, a qui j'ai eu envie de faire des câlins (de loin par contre) presque tout le roman. Il a ses traumatismes, son pouvoir, son empathie, sa gentillesse. Sous la dépression qui prend beaucoup de place, on y trouve un personnage qui ne se définie que par ça. Autant dire qu'il est rare de tomber sur ce genre de personnage là. D'habitude, comme pour Allison d'ailleurs, on tombe plus sur un bon vieux cliché (le dépressif qui n'a de goût pour rien ni personne, qui se fiche du monde autour de lui parce que La Dépression, ou l'antagoniste qui n'a pas le moindre sentiment et qui se fiche de tout et tout le monde), ici, rien de tout cela donc, et des personnages finalement plus vrais que nature (le fait l'auteurice connaisse la dépression n'y est pas pour rien, soyons bien d'accord). 

Je pense que je vais finir là mon avis, parce que sinon, je vais spoiler (il y a des passages dont j'aimerai bien parlé un peu plus, l'interlude entre Stan et Vicky sur le toit ou la première confrontation entre Stanley et Allison, mais ça pourrait spoiler je crois). Je finirais donc en vous disant que clairement, j'ai aimé. Le roman est prenant, exigeant aussi. Il n'est pas à mettre entre toutes les mains, ça je l'accorde. Mais si vous pouvez le lire, lisez-le (d'ailleurs, la liste des TW se trouve sur le site de l'auteurice).

lundi 28 novembre 2022

Mexican Gothic, Silvia Moreno-Garcia

 Ce roman a pas mal fait parlé de lui depuis sa sortie. Il me faisait pas mal envie du coup, surtout que beaucoup y on vu des attaches Lovecraftiennes. Or, vous le savez, j'aime bien Lovecraft moi. J'ai fait en sorte de ne pas lire les avis des uns et des autres et me voilà à présent avec le mien. On y va ?

Mexican Gothic, Silvia Moreno-Garcia

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2022
Titre en VO : Mexican Gothic
Année de parution en VO : 2020
Nombre de pages : 360

A lire si : 
- Vous aimez les huis-clos
- Vous appréciez les femmes qui ne se laissent pas faire
- Vous voulez effectivement quelque chose qui se rapproche de Lovecraft

A ne pas lire si :
- Vous voulez du pur Lovecraft

Présentation de l'éditeur : 

Après avoir reçu un mystérieux appel à l’aide de sa cousine récemment mariée, Noemí Taboada se rend à High Place, un manoir isolé dans la campagne mexicaine. Elle ignore ce qu’elle va y trouver, ne connaissant ni la région ni le compagnon de sa cousine, un séduisant Anglais.
Avec ses robes chic et son rouge à lèvres, Noemí semble plus à sa place aux soirées mondaines de Mexico que dans une enquête de détective amateur. Elle n’a pourtant peur ni de l’époux de sa cousine, un homme à la fois troublant et hostile, ni du patriarche de la famille, fasciné par son invitée… ni du manoir lui-même, qui projette dans les rêves de Noemí des visions de meurtre et de sang.
Car High Place cache bien des secrets entre ses murs. Autrefois, la fortune colossale de la famille la préservait des regards indiscrets. Aujourd’hui, Noemí découvre peu à peu d’effrayantes histoires de violence et de folie.

Mon avis

Je n'aime pas des masses quand on me dit "tu vas voir, c'est un mix entre tel et tel auteur à la sauce ça". J'ai tendance, dans ce cas, à me faire beaucoup trop d'idée sur un texte. Alors forcément, quand on me dit que je vais avoir du Lovecraft, à la sauce des sœurs Brontë et dans les années cinquante, j'ai quand même du mal à voir les liens. Et pour tout dire, en commençant le roman, j'ai continué à ne pas voir tous les liens. Disons que, perso, je n'aurais pas mis une telle phrase d'accroche, mais que voulez-vous, ça fait vendeur. Bref, passons sur ce point. 

Noemi est la fille d'un riche d'affaire de Mexico. Sa vie, elle la passe à dans les soirées mondaines, les magasins et aux bras de charmants jeunes hommes. Mais, suite à une lettre étrange provenant de sa cousine Catalina, elle doit se rendre à High Place, manoir isolé dans la campagne mexicaine. Là, elle va mener l'enquête pour son père, découvrir ce qu'il se passe. Or, High Place n'a rien de charmant, c'est même plutôt l'inverse et Noemi va rapidement comprendre que quelque chose ne va pas. En découvrant l'histoire familiale, emplie de violence et de folie, elle va mettre le doigt sur quelque chose de bien pire que ce qu'elle n'aurait jamais imaginé.

Par où commencer ? L'introduction a l'histoire m'a paru un peu farfelue. Je ne pense pas que dans les années cinquante, un père envoie sa fille mener une enquête comme celle qui est confié à Noemi. Ca m'a parut un peu étrange, mais soit. Ca donne aussi une indication importante dans le roman, les femmes ont un place importante. Parce que là où on se retrouve avec un roman gothique dans un manoir bien flippant, on va surtout avoir une histoire de femmes. Pour tout dire, pour moi, le roman est un roman féministe avant tout. Et ce début en est la preuve. Ce n'est pas la seule, du tout, mais pour le reste, il vous faudra découvrir l'histoire des Doyle. On est vraiment sur un patriarcat dominant et des femmes qui vont, à leur façon, tenter de s'en débarrasser, du moins, de celui des Doyle. 

Une histoire que j'ai adoré découvrir en même temps que Noemi. High Place fait parti de ces lieux que j'adore, sombre, délabré, gothique à souhait et plein d'Ouroboros dans la déco. Il a un côté vieux manoir anglais (la famille étant anglaise, hein) qui n'est pas pour me déplaire. Son histoire est forcément liée à celle de la mine d'argent, à présent désaffectée, qui le jouxte. C'est un endroit typiquement Lovecraftien, qui  n'est pas sans rappeler la demeure des Rats dans le mur par exemple. D'ailleurs, si ici ce ne sont pas des rats qui vivent dans les murs, il y a bien quelque chose que je vous laisse découvrir. Il en va de même pour une partie des habitants, d'ailleurs. Les Doyle pourraient très bien faire un tour dans les nouvelles de Lovecraft, ou même de Poe. Ils ont ce côté bien dérangeant et froid tout en restant pourtant parfaitement humain que j'aime. A côté d'eux, Noemi fait presque biche égarée, du moins si on oublie son caractère bien trempée. L'autrice joue beaucoup sur cela, la différence entre une Noemi très vivante, au sang chaud et la famille Doyle, plus particulièrement Virgil, le mari de Catalina, et sa sœur. 

J'ai aussi beaucoup aimé les ambiances que va créer l'autrice tout au long du roman. Il y a bien sûr tout ce qui concerne High Place qui m'ont fait adoré l'endroit, ou encore le cimetière, bien flippant avec son brouillard. Mais on a aussi toute les évocations des années cinquante, les robes de Noemi, les tenues des personnages, leur manière de faire aussi. Tout comme il y a une grande différence entre le tempérament de Noemi et les Doyle, il y en a une aussi dans les lieux. High Place est très gothique, Mexico ou même le village non loin du manoir, sont très fifties. Cela permet vraiment de faire ressortir les lieux et les histoires. Le style de l'autrice y est aussi pour quelque chose, forcément. J'ai aimé la manière dont elle met l'accent sur les différences entre son héroïne et le manoir. Enfin, il y a bien sûr, tout le surnaturel. Et là, l'autrice s'en donne à cœur joie, tout dans le subtil. Ca commence lentement, quelques bruits dans le manoir, des plaintes, et puis on va crescendo, mettant les nerfs de Noemi et du lecteur a rude épreuve.

Au final, j'ai beaucoup aimé. Le roman se lit assez vite et je trouve que sa longueur est d'ailleurs parfaite à mon goût. Sous l'aspect fantastique gothique, on trouve un discours qui se rapproche assez d'un certain féminisme, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je pense que je vais aller voir un peu ce que l'autrice a pu écrire d'autre (Mexican Gothic est le premier traduit en français, mais pas son premier roman) parce que j'ai bien bien accroché. 





lundi 5 septembre 2022

Par dela le mur du sommeil, H.P.Lovecraft

 Ca fait un petit moment que je n'ai pas lu Lovecraft. J'ai ce recueil qui traine non loin de ma table de chevet depuis quelques mois et il est temps de le sortir de la PAL.

Par delà le mur du sommeil, H.P.Lovecraft

Editeur : Folio SF
Collection : SF
Année de parution du recueil : 2002
Titre en VO : /
Année de parution en VO : /
Nombre de pages : 333

A lire si :
- Vous aimez les nouvelles
- Vous aimez les ambiances bien sombres

A ne pas lire si :
- Vous aimez les dialogues

Présentation de l'éditeur : 

" Je t'en dirai davantage plus tard - à présent j'ai besoin d'un long repos. Je te parlerai des horreurs interdites qu'elle m'a fait pénétrer - des horreurs séculaires qui suppurent encore aujourd'hui dans des coins perdus, entretenues par quelques prêtres monstrueux. Il y a des gens qui savent sur l'univers des secrets que nul ne devrait connaître, et qui sont capables de choses que nul ne devrait pouvoir faire. J'y étais plongé jusqu'au cou, mais c'est fini. A présent, je brûlerais ce maudit Necronomicon et tout le reste... "

Mon avis

Bon, premier point, j'ai regardé la liste des nouvelles avant de lire le recueil et j'ai été déçue de me rentre compte que je ne serais pas complétement dans la Contrée du Rêve malgré le nom de la première nouvelle. Le recueil reprend donc une seule nouvelle de cette période, une des "histoires macabres" et le reste du mythe de Cthulhu. 

Passons à présent aux nouvelles. Sur les cinq présentes, je n'en ai lu que quatre puisque j'ai déjà lu Le monstre sur le seuil (qui a été traduit par la Chose sur le seuil dans le recueil du lien). Comme toujours, on va les passer une par une.

On commence donc avec la nouvelle éponyme du recueil, Par-delà le mur du sommeil. On y découvre l'histoire de Slater, un montagnard simple d'esprit qui, durant son sommeil, a de violente crise. L'une d'elles où il va tuer ses voisins, le conduira dans un asile. Un des interne qui le suit va essayer de percer le mystére qui entoure Slater, ses crises et l'étrange créature qui le possède. Autant le dire, heureusement qu'elle est courte, cette nouvelle. Je n'ai pas du tout accroché. A vrai dire, je m'y suis même ennuyée et je l'ai trouvé plate.

Heureusement, elle est suivie par les rats dans les murs que j'ai aimé découvrir. Dans une ambiance très gothique, nous suivons l'histoire d'un homme aux prises avec la mémoire de ses ancêtres alors qu'il restaure la vieille demeure familiale. La nouvelle, bien que classique dans son ensemble m'a filé parfois un peu froid dans le dos. Elle est sombre, assez angoissante et sa fin, même si attendu, m'a bien plut.

Elle est suivie par le Monstre sur le seuil que je n'ai donc pas relu. Je vous laisse cliquer sur le lien plus haut si vous voulez voir mon avis dessus.

On continue avec Celui qui hantait les ténèbres. Dans celle-ci, nous allons suivre Robert Drake, écrivain de son état et surtout fasciné par une église ayant abritait un sombre culte. Forcément, le gars va aller l'explorer et sa visite va libérer celui qui hante les ténèbres. Tout comme pour les rats dans les murs, j'ai adoré l'ambiance qui se dégage de la nouvelle. Il faut dire que les descriptions des lieux y sont pour beaucoup. Ca reste là aussi classique, mais avec Lovecraft, c'est normal (après tout, les nouvelles ont été écrite entre 1919 et 1940).

On finit donc avec l'Affaire Charles Dexter Ward qui est plus une novella qu'une nouvelle d'ailleurs. L'affaire fait partie des plus longs récits de l'auteur et j'avais un peu peur de m'y ennuyer au vu du style de Lovecraft. Eh ben, pas du tout. La novella nous explique comment le pauvre Charles Ward a petit à petit sombré dans la folie. Pour cela, il faut remonter 157 ans en arrière, lorsque son ancêtre, Jospeh Curwen tenta d'appeler d'étranges forces sur Terre. Franchement, c'est prenant du début à la fin. Je n'ai pas vu les pages passées. Toujours d'une mouture très classique, la novella fonctionne parfaitement avec une fin qui n'étonne personne (on la vu venir de loin) et une partie un peu plus horrifique que le reste.

Voilà donc pour les nouvelles. Au final, j'ai plutôt apprécié le recueil dans son ensemble. J'ai adoré la novella, que je souhaitais lire depuis longtemps et qui était même mieux que ce que je pensais. Je n'ai pas tout aimé, je fais toujours un énorme tri dans ce que je lis de lui (on oublie pas que c'était pas l'auteur le plus cool du monde, c'est un raciste notoire (et ça se sent bien bien, comme dans Par delà le mur du sommeil) qui se rapprochait de l'idéologie fasciste) mais il reste un maitre dans le genre et ces quelques nouvelles nous le prouvent encore. Après, on peut lui reprocher un certain manque de modernité du au fait que les nouvelles ont maintenant une centaine d'années mais quand on s'attaque à Lovecraft, on se doute un peu de la chose. Personnellement, j'aime beaucoup ses textes et sa manière de décrire ce qu'il s'y passe et je ne suis pas encore prête à m'arrêter de le lire (mais que ça aurait été mieux si l'auteur lui-même avait été moins lui…)



lundi 22 août 2022

Appartement 16, Adam Nevill

 Je voulais continuer dans ma lancée horrifique, après la lecture de Je suis ta nuit. J'aurais peut-être dû me douter que ce n'était pas une bonne idée. Je ne vais pas faire durer le suspens, je n'ai pas aimé. 

Appartement 16, Adam Nevill

Editeur : Bragelonne
Collection : Terreur
Année de parution : 2012
Titre en VO : Apartment 16
Année de parution en VO : 2010
Format : AZW

A lire si : 
- Vous aimez le gore
- Vous voulez quelque chose qui change un peu du manoir hanté

A ne pas lire si :
- Vous voulez un auteur qui sait où il va
- Vous ne voulez pas du gore pour du gore

Présentation de l'éditeur 

Certaines portes devraient toujours rester fermer...
A Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n'y entre, personne n'en sort. Et c'est comme ça depuis cinquante ans.
Jusqu'au jour où April, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l'appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d'étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant.
Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, April commence à reconstituer l'histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l'immeuble et l'entrée de l'appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d'inimaginable...

Mon avis

J'étais plutôt emballée par ce roman en lisant sa quatrième. Je trouvais sympa d'avoir un appartement hanté, et non un vieux manoir comme on peut avoir l'habitude de lire et puis, ça avait quand même l'air bien sympa. C'est vrai, quoi, un appartement hanté (mais attention, ce n'est pas celui dont la protagoniste hérite), de vieux secrets et une entité maléfique, ça a tout pour plaire non ? C'était sans compté sur un récit qui tire sur le gore pour le plaisir et dont l'auteur m'a trop souvent perdu dans ses élucubrations. J'aurais dû le sentir dès les premières pages. 

Le prologue ne m'a pas plus. J'ai mis ça sur le compte de la fatigue, je l'ai lu vite fait avant de me coucher. Le lendemain, le premier chapitre est un peu mieux et me voilà à continuer. Sans être happée par l'histoire, je lis tranquillement. Puis, arrive à nouveau un chapitre avec Seth, protagoniste masculin qui partage le roman avec Apryl. Et là, je sais que je vais pas apprécié. Car, si tous les chapitres d'Apryl ont permis de relever à chaque fois le niveau, ceux de Seth l'enfonce méchamment. 

Apryl est américaine. Elle débarque à Londres suite au décès de sa grand tante Lilian. Sa mission : vendre rapidement l'appartement de celle-ci dans un quartier huppé. Mais quand elle découvre le bien et ce qu'il renferme, elle change d'avis. Elle veut d'abord savoir qu'elle a été la vie de cette femme qu'elle ne connait pas. C'est en trouvant les carnets de celle-ci qu'elle comprend que quelque chose ne va pas. Petit à petit, elle commence même à se sentir mal dans l'immeuble. D'après sa tante, tout ça viendrait d'un peintre fasciste ayant des accointances avec le diable, un certain Hessen. Apryl va mener sa petite enquête sur lui et ce qu'elle va découvrir est bien pire que ce qu'elle aurait pensé. En même temps, on suit aussi Seth, donc, gardien de nuit de l'immeuble. Parce qu'il s'est aventuré non loin de l'appartement 16, le voilà à faire des cauchemars et à être hanté par un étrange gamin. Petit à petit, il va sombrer dans la folie...

Comme je le disais, les parties avec Apryl ont été celles qui m'ont fait tenir, et encore. A vrai dire, tout aller bien jusqu'à ce qu'on commence à parler d'Hensen, le "méchant" de l'histoire. A partir de là, l'auteur part dans un délire que je n'ai que peu compris. On se retrouve avec un peintre maudit, fasciste, complétement obsédé par la mort et le mysticisme. Un bon gros fourre-tout de croyance qui finit par en faire une entité complétement hors sol. C'est trop, beaucoup trop. Et que dire des Amis de Hessen, qu'Apryl va rencontrer ? Je crois que ce chapitre-là a finit par m'achever tellement il est "trop" et cela même si j'avais décroché déjà avant. Car le problème du roman, c'est que comme son antagoniste, ça part un peu trop dans le trop, trop gore, trop malsain, trop de directions différentes aussi. Et on s'y perd sans prendre le moindre plaisir. 

On ajoute à ça du gore qui ne m'a pas plu. Bon d'habitude, je suis pas contre. J'aime bien même. Mais là, heu, non. Déjà parce que les descriptions sont pas oufs, mais alors pas du tout. C'est décousu, comme le reste du roman, en fait. Du coup, oui, y a du sang, des tripes et des boyaux (surtout dans les peintures) mais jamais rien qui finalement ne me fasse peur. Quant à l'intrigue, oui, elle est cousu de fils blanc et rien ne m'a étonné (à part que j'ai continué à lire en réalité).

Au final, je n'ai pas eu peur, je me suis même bien ennuyée. Le roman est aussi peu attrayant que mon avis dessus (je crois que je n'ai jamais fait aussi décousu, mais c'était tellement pas bon). Rien n'a sauvé ce roman du désastre, ni Apryl (et surtout pas son traitement par l'auteur)(oui, non, j'en ai pas parlé mais comment dire...), ni la conclusion. Bref, j'ai pas aimé du tout et je ne recommande pas.

jeudi 18 août 2022

Je suis ta nuit, Loïc le Borgne

 Vendu comme un Stephen King pour la jeunesse, Je suis ta nuit m'attiré un minimum grâce à sa belle couverture. Mais j'ai oublié que la couverture ne fait pas toujours le livre (et que parfois, même si j'aime pas, ça peut marquer).

Je suis ta nuit, Loïc le Borgne

Editeur : ActuSF
Collection : les trois souhaits
Année de parution : 2008 (mais 2020 chez actusf)
Format : AZW

A lire si :
- Vous aimez l'horreur
- Vous voulez un énorme reveaval année 80

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas d'un énorme reveaval année 80

Présentation de l'éditeur : 

Été 1980, dans un village de Bretagne... Ils sont six copains, inséparables, rêvant à Star Wars, Goldorak et aux filles. Lors d'une partie de casse-bouteilles, ils découvrent le cadavre mutilé d'un vagabond.
C'est le début d'une cascade d'évènements terrifiants, mystérieux, dont les enfants sont l'épicentre. La peur s'installe dans le village et peu à peu, la bande comprend qu'une force maléfique rôde et qu'elle cherche à les détruire. Le Mal est-il de retour?

Mon avis

Je n'ai pas encore lu mon Stephen King estival (qui va probablement devenir un Stephen King automnal) et j'avais ce roman dans ma PAL numérique. Je me suis dit que comme on le comparait au Maitre, ça serait pas mal de le lire. Je suis donc partie le cœur léger dans ma lecture. Le résumé est plutôt pas mal, le début assez mystérieux pour tourner les pages : "Après le suicide de la meilleure amie de son fils, Pierre va se remémorer l'été de ses dix ans où suite à la découverte d'un cadavre, lui et sa bande d'amis vont découvrir ce qu'est le Mal". Franchement, ça m'a botté durant les premières minutes de ma lecture. Et puis, on est passé au récit en lui-même. Et j'ai un peu tiqué.

Le gros problème du roman, c'est la comparaison avec King. Mais vraiment. On est sur un livre qui ressemble beaucoup à Ca. Peut-être même un peu trop. Ben oui, on a une bande de copains qui entre dans l'adolescence (ils sont six, il n'y a qu'une fille) et qui vont devoir faire avec une entité qui peur prendre le contrôle de leur peur, des animaux et des êtres humains. Alors, perso, ma dernière lecture de Ca remonte à loin (très loin même, faudrait que je le reprogramme tiens), tout comme le visionnage de l'adaptation de 1990. IL n'empêche que quand j'ai lu certain passage, j'ai eu une impression de déjà vu. Il me semble que ça reste voulu par l'auteur, j'ai lu quelque part (mais où ? je n'arrive pas à m'en rappeler) qu'il y avait une volonté de s'en inspirer, de créer quelque chose de plus contemporain et peut-être aussi un peu plus accessible aux adolescents. Malheureusement, si l'hommage est là, je le trouve peut-être un peu trop appuyé. 

L'autre problème, c'est le reveaval 80. Oui, je n'aurais jamais cru écrire ça parce que perso, j'adore me repencher dans ces années-là. Mais là, j'ai eu l'impression d'avoir un inventaire de la pop-culture de cette année 1980, un amoncellement de noms de dessin animé, séries, jouets, films etc... Je trouve que c'est d'ailleurs un problème parfois récurant sur ce genre de roman, écrit bien après les années concernés par les nostalgiques, vouloir tout mettre, même si ça ne sert pas toujours l'histoire. Et ici, c'est bel et bien le cas. Des références sont utiles, mais d'autres sont juste là pour la nostalgie. Plus ennuyeux pour moi qui est connu la plupart des références (pas toute, je suis de 86), avoir droit pour beaucoup à une explication de ce qu'était quoi. Je trouve que ça coupe le récit. 

Voilà pour les deux problèmes que j'ai eu avec le roman. J'y ajouterais une narration qui ne m'a pas forcément emballée plus que ça mais qui ne m'a pas non plus posé plus de problème que ça. Bon, je me suis parfois ennuyée en lisant le roman, mais il n'y a pas que du mauvais et on va passer aux trucs sympa dedans. Et la première, c'est l'horreur. Des romans horrifiques pour ado, ça fait longtemps que je n'en ai pas lu. Ici, Loïc le Borgne part d'une légende réelle de Bretagne, celle du Bonhomme Nuit (créature qui vient la nuit pour punir les enfants turbulents) pour nous faire frissonner. Il a tendance à rester à la limite du fantastique, faisant en sorte que le lecteur s'interroge beaucoup sur la véracité de ce qu'il voit à travers les écrits et souvenirs de Pierre. Après tout, l'imaginaire enfantin est vaste, non ? D'ailleurs, il joue aussi beaucoup avec cette idée. Peut-être trop parfois. A vrai dire, ça m'a dérangé sur la fin du roman, qui donne une explication à tout ce qu'il a pu se passer tout en restant bien trop vague pour qu'on l'accepte réellement. 

L'autre bon point, c'est le déroulement du récit. Si je me suis ennuyée sur certains passages, je dois bien avouer que tout est fait pour que le lecteur ne quitte pas le roman. Moment de calme et de joie pure pour les enfants se mêlent à l'horreur la plus complète. D'ailleurs, c'est souvent en alternance, comme la scène dans la rivière ou même celle de l'église. Ce rythme, bien que répétitif, est plutôt agréable. Il permet surtout de faire monter la tension jusqu'à environ la moitié du roman. A partir de là, oubliez les moments joyeux, il n'y en aura pour ainsi dire plus, menant ainsi le lecteur dans une sorte de course contre la montre jusqu'à la fin de l'été. 

Mais vous savez ce qui fait que je sais que chez moi, le roman a bien fonctionné, finalement ? Entendre une porte grincée chez les beaux-parents alors qu'il faisait nuit noire m'a valu une bonne heure d'insomnie. Alors, oui, j'ai tendance à avoir peur pour pas grand chose souvent mais ça, généralement, ça ne me fait pas grand chose (je vis dans une maison qui passe son temps à grincer en tout sens, donc bon). Et c'est finalement cette réaction-là qui me fait dire que malgré ses défauts, le livre est plutôt pas mal. Il n'est certes pas à la hauteur d'un Ca, mais il fait le taff et c'est déjà pas mal.

lundi 27 juin 2022

Sanctuaire, James Herbert

James Herbert n'est certes pas un de mes auteurs préférés mais j'avais tout de même apprécié (du moins dans mes souvenirs)(parce que quand je relis mes avis, c'est pas tout à fait le cas) les deux derniers bouquins que j'avais lu de lui. Je partais donc plutôt confiante avec Sanctuaire. Trop peut-être.

Sanctuaire, James Herbert

Editeur : Milady
Collection : Terreur
Année de parution : 2009
Titre en VO : Shrine
Année de parution en VO : 1983
Format : AZW

A lire si : 
- Vous voulez voir le pire de l'humanité
- Vous voulez avoir peur mais pas trop

A ne pas lire si :
- Vous voulez avoir peur

Présentation de l'éditeur : 

 Il fallait quelqu'un de totalement innocent pour entrouvrir les portes de l'enfer.
Alice, une petite fille sourde et muette, retrouve soudain la parole après être restée fascinée devant un chêne centenaire. Elle dit avoir été visitée par l'Immaculée Conception et se met à opérer des miracles. Très vite le chêne devient un lieu de pèlerinage pour des milliers d'incurables et Alice acquiert une réputation de sainteté? Néanmoins le mystère reste entier? Jusqu'au jour ou le prêtre du village est menacé dans sa propre église par une force inconnue. Le doute germe alors dans les esprits. D'ou provient réellement le pouvoir d'Alice.

Mon avis

Comme je le disais, je partais plutôt confiante avec ce roman. Je sentais venir l'histoire de très loin avec cette gamine qui, d'un coup, accompli des miracles et dit avoir été visité. Mieux, je voyais déjà le coup de la sorcière et de sa vengeance (oui, je spoile direct, mais en même temps, tout le monde sait que ça va parler de ça). Je m'attendais donc à quelque chose dans la veine Crickley Hall, le premier roman que j'ai lu de l'auteur. Bref, ça aurait du être sympa. Et ça ne l'a pas été tant que ça. En fait, j'aurais du me souvenir du gros point noir de Crickley Hall quand j'ai commencé Sanctuaire (et dont je me suis souvenue qu'à la fin du roman, bien entendu). Herbert est très bon pour faire ressortir le pire de ses personnages. Il capte rapidement leur psychologie et le lecteur aussi. Par contre, il a un gros problème pour distiller la partie horrifique/fantastique de son récit. Elle est quasi absente la plupart du temps et souvent, elle finit par arriver comme un cheveu sur la soupe. C'est clairement casse-bonbons, surtout que personnellement, c'était cette partie-là qui m'intéressait.

Non parce qu'imaginez donc, une petite fille sourde et muette suite à une maladie, semble être visitée par l'Immaculée Conception et recouvre ses sens perdue. Forcément, tout le monde va crier au miracle, et ça peut se comprendre. Mais quand même l'église semble vouloir prendre du recul devant ça, on se doute qu'il y a anguille sous roche. Alors quand, malgré d'autres guérisons, on assiste aussi à des évènement étranges et dangereux, on ne peut que se poser des questions. Enfin, le lecteur, parce que les personnages du roman ne voient pas grand chose et les seuls qui remarquent les incidents semblent particulièrement sceptique. Et perso, c'est là que ça a commencé à me déranger. Parce que finalement, tout l'aspect surnaturel/horrifique va passer à la trappe dans le roman. Même les miracles, c'est pour dire. 

Herbert va se pencher sur les personnages, sur l'humain. Il va prendre un certain nombre de personnage et nous montrer comment ils veulent, d'une manière ou d'une autre, se servir d'Alice et de ses miracles. J'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans Fog (que j'avais moyennent apprécié d'ailleurs)(ça aurait du me mettre la puce à l'oreille ça). L'auteur use de l'élément étrange pour décrire le pire de l'humain. On se retrouve à suivre l'un des membres du conseil municipal, directeur d'un magasin, qui rêve déjà de s'agrandir par tous les moyens. On suit aussi sa maitresse qui, elle, rêve de s'élever dans le monde (et ça finit mal pour les deux). Le père d'Alice, non croyant, voit dans la vision de sa fille l'opportunité de se faire du fric (et ça finit mal aussi). Ils ne sont pas les seuls, bien entendu. Et ça finit toujours mal pour eux d'une manière ou d'une autre. Côté religieux, c'est plus sympathique (si on veut). Etrangement, c'est l'église qui est la plus sceptique (idée que j'ai beaucoup apprécié). Faut dire que le prêtre en fonction sent son église perdre de sa sainteté (mais ça finit mal lorsqu'il s'en ouvre aux autres) et que son remplaçant a la même impression que lui (et devenez quoi, ça va mal finir aussi). Il n'y a que du côté du "héros", le journaliste Fenn que ça va pas trop mal se passer, et encore. 

Si normalement, j'apprécie voir le pire de l'humain en roman, là, j'ai très peu accroché. Le problème, pour moi, c'est qu'ici, il n'y a rien de nouveau et que l'auteur arrive même à se répéter. Tous les hommes sont les mêmes, mauvais, cupides, égoïstes, sexistes. Pour les femmes, c'est plus simple, on a soit la putain soit la mère. Il n'y a pas de juste milieu. Alors, oui, ayant déjà lu Herbert, je savais que je tomberais sur ça. Mais là, j'aurais cru que vu le thème, il aurait fait un minimum d'effort. Ben, non, pas du tout. Il n'y a qu'à voir les deux femmes qui gravitent autour du héros. La première, Sue, est toujours montrée sous le prisme de la mère, celui de la gentille femme. Elle va même redécouvrir sa foi en Dieu et, encore mieux (oui je vais spoiler), c'est elle qui va d'une certaine manière sauvé Fenn quand la sorcière va se déchainer. La seconde, Nancy, journaliste, arrive alors que Fenn est brouillé avec Sue. Elle a droit à sa scène de sexe (ou c'est elle qui prend les devants en plus), se mêle de tout, fouille les affaires de son coup du soir et pour bien la punir de tout ça, elle va quasi devenir folle en découvrant celle qui a prit possession d'Alice (et bien sûr, ce ne sera pas vers elle que Fenn ira, hein). De même, la fameuse entité qui prend possession d'Alice est une nonne parjure, couchant avec le prêtre de l'époque et bien pire, avec une novice. Oui, l'auteur a décidé de ne pas faire dans la demi-mesure sur ce point. Et qu'on aille pas me dire que c'était l'époque qui voulait ça, hein (le livre date de 1983). 

Bref, du coup, j'en suis où dans le bouquin. Je l'ai fini sans même me souvenir comment ça finit… (Superstore étant plus sympa à regarder que Sanctuaire à finir). J'ai été déçue par le manque d'horrifique sur un sujet qui aurait pu être super dessus. J'ai encore moins supporté la place des femmes dans le roman alors qu'elles auraient pu être centrale et tellement moins patriarcale. Je n'ai pas aimé, même si je me suis forcée à le lire (j'espérais je ne sais quel revirement de situation). Il devient clair que je ne lirais plus de livres de James Herbert (et ça même si les Rats me faisaient grave envie). 

jeudi 4 novembre 2021

Capturing the Devil, Kerri Maniscalco

 Voilà, j'ai fini la série Stalking Jack the Ripper avec ce dernier tome, le quatrième. Et je suis à la bourre pour écrire mon avis dessus puisque ça fait déjà presque une semaine... Bon, entre temps il y a eu le weekend et le début du NaNo. J'ai deux chroniques de retard, je vais essayer de me mettre à jour rapidement...

/!\ Comme toujours, ça va spoiler à tout va.

Capturing the Devil, Kerri Maniscalco

Editeur : Little, Brown and company
Collection : James Patterson book
Année de parution : 2019
Format : AZW

A lire si :
- Vous avez aimé les premiers tomes
-Vous voulez beaucoup de romance

A ne pas lire si 
-Vous voulez une enquête qui prenne tout le roman

Présentation de l'éditeur :

Audrey Rose Wadsworth and Thomas Cresswell have landed in America, a bold, brash land unlike the genteel streets of London. But like London, the city of Chicago hides its dark secrets well. When the two attend the spectacular World's Fair, they find the once-in-a-lifetime event tainted with reports of missing people and unsolved murders. 
Determined to help, Audrey Rose and Thomas begin their investigations, only to find themselves facing a serial killer unlike any they've encountered before. Identifying him is one thing, but capturing him---and getting dangerously lost in the infamous Murder Hotel he constructed as a terrifying torture device---is another. 
 Will Audrey Rose and Thomas see their last mystery to the end---together and in love---or will their fortunes finally run out when their most depraved adversary makes one final, devastating kill?

Mon avis

J'attendais beaucoup de ce tome. Il faut dire qu'il s'attaque à un des premiers serial killer américain, j'ai nommé H.H. Holmes, propriétaire du Murder Hotel (si vous suivez American Horror Story, c'est précisément l'hôtel qui a inspiré la saison Hotel). L'histoire de Holmes est sanglante et, malheureusement aussi, pas mal interessante. L'homme aurait tué plus de 200 personnes, dont une grosse majorité dans l'hôtel qu'il ouvra durant l'exposition universelle de 1893 (oui, l'autrice ici a prit quelques libertés avec la réalité, elle l'a déjà fait et explique d'ailleurs pourquoi à la fin des tomes concernés). Je m'attendais du tout coup à quelques choses d'un peu plus sanglant et perturbant, d'une enquête qui mettra les nerfs d'Audrey Rose à rude épreuve. 

J'ai donc commencé le roman pleine d'espoir. On commence l'histoire à New York avec les préparatifs, enfin, du mariage d'Audrey Rose et de Thomas. Car, oui, elle a finit par accepter suite à la rencontre entre son père et son fiancé. Durant les dits préparatifs, Audrey Rose va lire les journaux de son frère et découvrir qu'il n'était pas le seul à opérer sous le nom de Jack L'Eventreur. Une découverte qui les pousse à croire que le meurtrier a pris l'Etruria avec eux pour se rendre en Amérique et continuait tranquillement son oeuvre. Mais, le mariage ne va pas bien se passer. Thomas semble déjà être fiancé à une autre. Autre qui va débouler durant la cérémonie, suivi, quelques jours plus tard du père de notre prince des ténèbres. Thomas ne semble pas avoir beaucoup de choix. Les fiançailles ont été arrangé sans son accord et rien ne semble pouvoir les briser. Enfin, ça, c'est sans compter la grand-mère d'Audrey Rose, une femme que nous ne verrons pas assez souvent à mon gout. Pour échapper à son retour en Angleterre, Thomas va suivre Audrey Rose et son oncle à Chicago, où Jack semble s'être rendu. Là-bas, les disparitions inquiétantes de femme vont les mettre sur la voie...

Même si j'aime beaucoup les romances, et que oui, on ne va pas se mentir, je lis la série aussi pour ça, j'ai trouvé que toute la partie préparatif de mariage, mariage, révélation sur les fiançailles arrangés etc est trop longue. On passe quand même comme ça un bon tiers du roman avec à peine quelques révélations concernant les journaux de Nathaniel Wadsworth. J'ai eu peur que ça ne prenne tout le livre jusqu'à ce que nous deux amoureux partent pour Chicago. Après tout, même si j'aime voir Audrey Rose et Thomas ensemble, et qu'ils sont particulièrement mignons tous les deux, je ne lis pas la série pour avoir autant de pages parfumé à l'eau de rose. La partie Chicago n'y échappe pas totalement mais elle permet au moins de se remettre dans le bain, un bain pas aussi sanglant que je l'aurais cru. En même temps, à bien y réfléchir, maintenant que j'ai lu la série entière, ce n'est pas si étonnant que ça.

Depuis le début, Kerri Maniscalco use des meurtres pour mettre en avant toute la partie "forensics" de son histoire (et ici, nous avons quelques autopsies) mais surtout les sentiments de son héroïne. Or, Audrey Rose est, et ça peut se comprendre, de plus en plus perturbée par ce qu'elle vit et a vécu. Depuis l'automne où Jack the Ripper a fait son apparition dans sa vie, rien ne va vraiment pour elle. Elle a été poursuivie, manipulée, prise pour cible plusieurs fois. Sans la présence de Thomas à ses côtés, je pense qu'elle aurait sombré depuis un bon moment. Et c'est vraiment sur ça que se penche l'autrice. Se retrouver face à Jack une nouvelle fois ne peut pas la laisser indemne. De même, découvrir que Thomas est à la merci complète de son père, n'aide pas le jeune homme. Dans ce dernier tome, il leur faut tout leur amour pour réussir à se relever de leurs épreuves. 

Attention, ici je spoile : Et la dernière épreuve n'est pas des moindres. Le diable de la Citée Blanche n'est autre que l'autre Jack the Ripper. Je trouve cette idée particulièrement bien foutu. Et surtout, c'est là que l'on voit que l'autrice a fait ses recherches. Cette idée, elle n'est pas la seule à l'avoir eu. Dans la vrais vie, des gens l'ont pensé. Certains points, certaines coïncidences, y ont aidé. Holmes se trouvait à Londres durant les crimes du Ripper, certains modes opératoires se ressemblent...  Se servir de ça pour finir sa série, pouvoir reconfrontrer Audrey Rose a son pire cauchemar était tellement une bonne idée. Sur ce point, je dis un grand bravo à l'autrice (même si pour ça, elle a dut un peu trafiquée la chronologie pour le bien de sa série).

Finalement, je trouve que ce tome termine parfaitement la série complète. Oui, je le trouve un peu en dessous des autres. La faute a la romance bien trop présente dans le premier tiers du roman. Mais il permet de finir la boucle, que se soit dans les relations entre Audrey Rose et Thomas, ou dans leur enquête. On sent vraiment avec ce tome que tout était étudié depuis le début, que rien n'a laissé été au hasard. C'est une série que j'ai adoré suivre, vraiment. 

lundi 20 septembre 2021

Charlie, Stephen King

 J'arrive pile à temps avec mon King estival. Si si, il l'est toujours vu que nous sommes le 20 et que l'automne, c'est officiellement le 21 (et que de toute manière, je l'ai fini hier). Bref, cette année, j'ai donc choisi de lire Charlie, après que mon mari n'ait pas arrêté de me dire de le faire (parce qu'il fait parti de ses préférés)(bon la dernière fois que j'ai lu son préféré, Dreamcatcher, il ne m'avait pas plut du tout). 

Charlie, Stephen King

Editeur : J'ai lu
Collection : Epouvante
Année de parution : 1993 
Titre en VO : Firestarter
Année de parution en VO : 1980
Nombre de pages : 466

A lire si : 

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les longueurs

Présentation de l'éditeur : 

Dès l'enfance, le terrible pouvoir de la petite Charlie s'est révélé : qu'un objet, un animal, un être humain provoque en elle la moindre crainte, la moindre tension... et il se trouve aussitôt livré aux flammes ! Aujourd'hui la douce et jolie Charlie a sept ans et le cauchemar demeure. Certes, elle sait à présent que son pouvoir est un mal qu'elle doit combattre sans relâche pour en être un jour libérée, délivrée. Alors, de toutes ses forces, Charlie lutte, mais la pulsion souvent l'emporte et déferle. Indomptable, criminelle. Et l'enfant cède au désespoir... Comment ses parents pourraient-ils lui avouer l'atroce vérité - cette imprudence fatale qu'ils ont commise avant sa naissance ? A quel destin Charlie est-elle vouée ?

Mon avis

On va pas se mentir, ma première approche de Charlie, ce fut surement le film de 2002. Je ne me souviens pas avoir vu sa première adaptation avec Drew Barrymore mais je peux me tromper (pourtant, il me semble avoir vu un Charlie avant mes seize ans, il est donc possible que j'ai pu le voir). Je n'en garde que peu de souvenir, et c'est sûrement tant mieux, comme ça, je suis partie avec très peu d'apriori (oui enfin, si, celui que les films étaient sûrement des navets).

Imaginez que vous ayez besoin d'argent, parce que vous êtes étudiants, et que vous décidiez de faire partie d'une expérimentation sur un nouveau médicament. Jusque là, rien de grave. Sauf que le dit médicament est en fait une sorte de drogue qui va réveiller des fonctions que votre cerveau n'utilise jamais. Comme la télépathie par exemple, ou le contrôle mental. C'est ce qui est arrivé aux parents de Charlie. Bien qu'ils aient caché leur pouvoir pour pouvoir vivre en paix, ils sont surveillés par la Boite. Le jour où Charlie montre elle aussi des pouvoirs, sa vie et celle de ses parents va devenir un enfer. On retrouve Charlie et son père alors qu'ils fuient à travers New York. Andy cherche à tout prix à sauver sa fille de la Boite, sachant que s'ils la retrouvent, elle deviendra au mieux un rat de laboratoire, au pire, un cadavre. Il faut dire que les pouvoirs de la petite, à peine huit ans au début du livre, sont phénoménaux. Charlie est capable de mettre le feu à tout et n'importe quoi, surtout si elle est en colère, mais peut aussi utiliser de la simple télékinésie. Tout cela en fait donc une arme parfaite. 

Charlie possède pas mal de bon point. Le premier, c'est l'utilisation des pouvoirs de Charlie et de son père, Andy. Les deux ont en eux une puissance phénoménale et surtout la capacité de mettre le monde à leurs pieds. Enfin, en théorie. Parce qu'en pratique, ce n'est pas du tout ça. Andy subit de plein fouet l'utilisation de ce qu'il nomme la poussée. A chaque fois qu'il influence quelqu'un, une affreuse migraine fait son apparition, pire, avec le temps, ce sont plus probablement des vaisseaux de son cerveau qui pètent. De plus, il ne contrôle pas tout à fait sa poussée, pouvant créer des échos ou certain de ses ordres partent légèrement en cacahouète à cause de certains souvenirs de celui qu'il manipule. Du côté de Charlie, c'est un peu plus subtil. Pas de gros problème physique chez elle suite à l'utilisation de ses pouvoirs (trop jeune encore peut-être ?) mais plutôt côté psychologique. Là aussi, c'est particulièrement intéressant, l'enfant appréciant un peu trop pouvoir déclencher l'apocalypse alors que ses parents lui ont expliqué pendant des lustres que ce n'était pas bien. C'est quelque chose que j'apprécie, voir que les conséquences de l'usage de leur pouvoir soient plus forte que le dit usage. Parce que ça va conditionner une bonne partie du roman mais aussi la psychologie d'Andy et de sa fille ainsi que leur fuite.

Le second, ce sont les personnages, surtout ceux du côté de la Boite. Si nous suivons durant une bonne partie Charlie et son père, nous avons aussi beaucoup de passage vu par les méchants. Les personnages sont plutôt bien foutus, complexes aussi, surtout pour Rainbird, l'indien borgne, ou Cap Hollister. C'est toujours un réel plaisir d'avoir de bons méchants en face de soi, plus particulièrement quand ceux-ci sont persuadés d'être dans leur bon droit. Bon par contre, je dois bien vous dire que Rainbird est assez flippant dans son genre et que son obsession pour Charlie l'est tout autant. Même les personnages plus secondaires sont assez marquant, que se soit les psychiatres en chargent des McGee ou même ce pauvre truffions qui a le malheur de croiser Charlie à l'aéroport. C'est souvent un des points forts chez l'auteur et il nous le prouve une fois encore ici.

Par contre, il nous prouve aussi qu'il est capable de plomber tout un roman à cause des lenteurs. Alors quand je dis tout le roman, j'exagère un peu. Disons que les lenteurs commencent assez vite pour Charlie et que j'ai failli décrocher assez rapidement à cause de ça. Personnellement, je trouve que le roman aurait été bien plus efficace avec une bonne centaine de pages en moi. Il y a pas mal de digressions dedans qui ne font qu'alourdir l'histoire.  On perd rapidement le rythme à causse de ça. D'ailleurs, en parlant rythme, celui-ci est assez inégal. Il y a un bon tiers du livre où j'ai trouvé l'action trop peu présente par rapport aux restes. Alors, oui, ça permet de mieux comprendre les relations entre les gens de la Boite et les McGee (enfin, relation, si on veut hein, ils sont prisonniers de la Boite à ce moment) mais que c'est long. 

Au final, Charlie est plutôt sympathique à lire. On perd peut-être maintenant sa portée de l'époque (apparemment, King était un peu parano et n'avait plus beaucoup confiance en son gouvernement au moment où il a écrit le livre) mais il n'en reste moins intéressant dans son aspect eugéniste et paranoïa avec le gouvernement. Par contre, il ne fera pas partie de mes préférés (je lui préfére fortement un Shinning ou un Sac d'Os) et je pense qu'il est, malheureusement, facilement oubliable

lundi 30 août 2021

Escaping from Houdini, Kerri Maniscalco

 Je suis une nouvelle fois en retard. Je ne sais pas pourquoi, j'ai complètement zappé de faire l'entrée pour ce roman alors que je l'ai beaucoup aimé. On va donc rattraper le retard, surtout que ça fait un peu plus d'une semaine que je l'ai fini...

Escaping from  Houdini, Kerri Maniscalco

Editeur : Little, Brown and company
Collection : James Patterson book
Année de parution : 2018
Format : AZW

A lire si :
- Vous avez aimé les deux premiers tomes
- Vous voulez un huis-clos nautique
- Vous aimez les cirques

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les illusions
- Vous voulez de la véracité historique

Présentation de l'éditeur : 

Audrey Rose Wadsworth and her partner-in-crime-investigation, Thomas Cresswell, are en route to New York to help solve another blood-soaked mystery. Embarking on a week-long voyage across the Atlantic on the opulent RMS Etruria, they’re delighted to discover a traveling troupe of circus performers, fortune tellers, and a certain charismatic young escape artist entertaining the first-class passengers nightly. 
 But then, privileged young women begin to go missing without explanation, and a series of brutal slayings shocks the entire ship. The strange and disturbing influence of the Moonlight Carnival pervades the decks as the murders grow ever more freakish, with nowhere to escape except the unforgiving sea. It’s up to Audrey Rose and Thomas to piece together the gruesome investigation as even more passengers die before reaching their destination. But with clues to the next victim pointing to someone she loves, can Audrey Rose unravel the mystery before the killer’s horrifying finale?

Mon avis

J'aime beaucoup cette série de Kerri Maniscalco. J'ai apprécié les deux premiers tomes et j'avais hâte de lire celui-ci (ainsi que Becoming the Dark Prince, nouvelle du point de vue de Thomas se passant à la fin de ce roman dont je ne parlerai presque pas pour ne pas spoiler le lecture)(Juste, je m'attendais à autre chose, un Thomas un peu plus égal à la vision que j'en ai finalement). Ce tome se passe directement après le second, Hunting prince Dracula. L'oncle d'Audrey Rose a invité la jeune femme et son compagnon à le suivre à New York, chose qu'ils ont, bien entendu accepté. Les voilà donc à bord du RMS Etruria, où ils vont fêter la nouvelle année. Mais, comme on s'en doute, rien ne se passe comme prévu. Alors que le Moonlight Carnival offre sa première performance du voyage, la voisine de table d'Audrey Rose est assassinée. Elle n'est que la première d'une liste qui va mettre les nerfs de nos héros à rude épreuve. Et s'il n'y avait que ça ! Liza, disparue brusquement de Londres, est elle aussi sur le bateau, suivant le jeune Harry Houdini dont elle est tombée amoureuse. Grace à elle, Wadsworth va pouvoir se rapprocher des membres du Moonlight Carnival, et plus particulièrement de Méphistopheles, le monsieur Loyal énigmatique et diablement charismatique.

J'ai particulièrement apprécié ce tome pour plusieurs raisons. La première, clairement, c'est pour le Moonlight Carnival. J'aime beaucoup les ambiances cirques, magies et illusions dans les romans. Je trouve que ça leur donne un petit côté féérique appréciable. Et puis, qui n'a pas envie de se perdre dans les illusions savamment orchestrées ? Audrey Rose doit sûrement penser comme moi. Elle va doucement se perdre dedans alors qu'elle "infiltre" le Moonlight Carnival pour essayer de comprendre en quoi il peut être impliqué dans les évènements se passant sur le RMS Etruria. IL faut dire que Méphistopheles n'y va pas vraiment de main morte avec elle. Le jeune Ringmaster (que je préfère ce nom à notre fameux monsieur Loyal) a tout pour plaire. Mystérieux, charismatique, charmant quand il veut, il drague sans le moindre problème notre chère Wadsworth. Les paillettes aveugles surement un peu trop la jeune femme qui finit par se laisser prendre au piège du cirque. Assez en tout cas pour que sa relation avec Thomas ne soit menacé. 

D'ailleurs, parlons-en des relations. Si nous avions l'habitude de presque toujours voir Thomas et Audrey Rose ensemble, ça change un tout petit peu ici et tout ça grace à Mephisto. L'ajout de ce personnage n'a que du bon pour moi. Il est le petit truc qui met du piment dans la vie de notre héroïne et dans celle du lecteur. Mais attention, hein, notre Wadsworth est amoureusement de son Creswell et ce n'est pas un illusionniste qui la fera changer d'avis. Enfin, si on veut. On ajoute à ses problèmes de coeur, l'arrivée de sa cousine et les problèmes de celle-ci. Mais Liza reste Liza et sa présence est toujours bénéfique pour Audrey Rose. Quant à son oncle, il est quasi inexistant (cet homme a surement un énorme potentiel mais il n'est jamais vraiment utilisé). En ce qui concerne Thomas, je dois avouer que je suis déçue de ne pas l'avoir vu plus souvent. Je l'aime énormement et vraiment, j'ai adoré ses apparitions mais il n'est vraiment pas assez présent (ce qui est normal vu l'évolution de l'histoire côté Audrey Rose qui reste la narratrice). Heureusement que j'avais Becoming the Dark Prince pour le retrouver un peu plus longtemps.

Au final, c'est un tome que j'ai donc beaucoup mais alors beaucoup aimé. Toute la partie forensic (à force de le lire en anglais, j'en ai oublié le mot français dite donc) est bien présente, on assiste à nouveau à quelques autopsies bien sympathique (attention quand même à ceux qui n'aiment pas ça) et puis, il y a toute cette ambiance mystérieuse que j'affectionne beaucoup. J'espère vraiment que le dernier sera tout aussi bon.

mardi 23 mars 2021

Hunting Prince Dracula, Kerri Maniscalco

 Il était temps de retourner voir ce qu'il se passe du côté d'Audrey Rose Wadsworth après ses aventures avec Jack the Ripper. J'avais beaucoup aimé le premier tome, à voir si c'est aussi le cas pour le second.

Hunting Prince Dracula, Kerri Maniscalco

Editeur : Little, Brown and company
Collection : James Patterson book
Année de parution : 2017
Format : AZW

A lire si :
- Vous aimez le folklore transylvanien
- Vous voulez une héroïne en avance sur son temps

A ne pas lire si : 
- Vous voulez que la réalité historique colle vraiment à la version romancée
- Vous voulez beaucoup de suspense
- Vous n'aimez pas la vue du sang

Présentation de l'éditeur : 

Bizarre murders are discovered in the castle of Prince Vlad the Impaler, otherwise known as Dracula. Could it be a copycat killer... or has the depraved prince been brought back to life? Following the grief and horror of her discovery of Jack the Ripper's true identity, Audrey Rose Wadsworth has no choice but to flee London and its memories. Together with the arrogant yet charming Thomas Cresswell, she journeys to the dark heart of Romania, home to one of Europe's best schools of forensic medicine...and to another notorious killer, Vlad the Impaler, whose thirst for blood became legend. But her life's dream is soon tainted by blood-soaked discoveries in the halls of the school's forbidding castle, and Audrey Rose is compelled to investigate the strangely familiar murders. What she finds brings all her terrifying fears to life once again.

Mon avis

Comme je le disais en intro, j'avais apprécié ma lecture du premier tome de la série, Stalking Jack the Ripper. J'avais très envie de voir ce qu'il allait se passer par la suite pour Audrey Rose et Thomas, surtout vu le titre fort alléchant de ce second tome. 

Nous commençons le voyage à bord du mythique Orient Express. Audrey Rose et Thomas se rendent à Brasov, plus particulièrement au Bram Castle, le château du prince Dracula pour y suivre les cours de l'académie royale de médecine légale. Mais, alors qu'ils ne sont plus très loin de leur destination, un homme est retrouvé mort, plus précisément empalé devant leur compartiment. Forcément, les rumeurs sur un potentiel retour de Vlad l'Empaleur, mort depuis plusieurs siècles pourtant, se font entendre. Et si celui qui a donné naissance à la légende du Prince Dracula était réellement immortel ? C'est ce que nos deux jeunes gens vont tenter de découvrir, surtout que les meurtres se succèdent au château.

j'ai beaucoup apprécié deux choses dans le roman. La première, c'est la psychologie d'Audrey Rose. J'avoues que j'avais un peu peur de comment j'allais la retrouver. Sans trop spoiler, la fin de Stalking Jack the Ripper ne pouvait pas la laisser comme une fleur. C'était traumatisant et ça ne devait pas passer comme ça. Kerri Maniscalco a prit le parti de faire en sorte que ça ne soit pas le cas pour mon plus grand soulagement. Audrey Rose ne va pas bien. Ce qui est normal dans son cas. Qu'elle fasse tout pour le cacher aux autres, et finalement, à elle-même, est plutôt normal quand on connait le caractère de la jeune femme. Plus intéressant, cela conditionne aussi le rôle de Thomas dans le roman. Il est plus protecteur envers elle, jusqu'à parfois aller un peu loin (comme lorsqu'il prévient l'un de leur professeur de son état, ce qui finira par se savoir en plein milieu d'une classe). Audrey Rose est vu comme une petite chose fragile par presque tout le casting masculin (l'autre parti la prend pour une folle hystérique). Connaissant le caractère de la demoiselle, ça ne passe pas toujours très bien. Vraiment, c'est appréciable de la voir se débattre pour montrer au monde qu'elle n'est pas une chose fragile qu'il faut épargner, et ça, malgré tout ce qu'elle a pu (et continue du coup) à vivre. 

La seconde chose que j'ai apprécié, c'est de voir mise en avant une bonne partie du Folklore roumain avec le Prince Dracula, les Strigoi et tout le reste. Même si tout n'est pas totalement exact (toujours appréciable les explications en fin de roman sur les "erreurs" que l'autrice a commise), je trouve qu'on en parle pas assez. Or, j'aime beaucoup tout ce qui tourne autour du mythe vampirique en roumanie. C'est toujours très intéressant, surtout que nous en avons souvent une vision ultra romanesque dut à Bram Stoker et à son Dracula. L'autrice, ici, oublie toute la partie romanesque et romantique de la chose pour nous offrir une ambiance pesante particulièrement efficace. Le château de Bram m'a particulièrement plu pour ça. Il est mystérieux, pleins de coins sombres et terrifiants. C'est le lieux parfait pour ce tome. En plus de ça, certaines descriptions de lieux ou de situation font fortement froid dans le dos (le lieu de la "révélation finale" est assez impressionnant en soi par exemple).

Par contre, si j'ai apprécié tout particulièrement ces deux points (et n'oublions pas Thomas Creswell non plus, qui fait tout le charme du livre à lui tout seul), il n'est pas exempt de défaut. Et le premier, comme pour Stalking Jack the Ripper, c'est bien le manque de suspense. C'est un point que j'avais déjà soulevé. On se doute trop vite de ce qu'il va se passer et de qui est à l'origine de tout ça. Une fois encore, je trouve ça un peu dommage même si c'est tout de même un peu mieux amené que dans le premier tome. Heureusement, le style de l'autrice, et les réparties de ses personnages effacent rapidement le défaut (même si, du coup, y a moins de mystère). 

Au final, ce fut une bonne lecture. Le roman souffre des mêmes défauts que son prédécesseur, ce que je regrette un peu. Après, je ne trouve pas ça dérangeant. Oui, ça manque un peu de mystère, mais tout le reste est là. Et puis, y a Thomas (je vous ai dit que j'aimais beaucoup Thomas ?). Bref, je vais bientôt me lancer dans le troisième tome et ça, les yeux presque fermés.


mardi 26 janvier 2021

Stalking Jack the Ripper, Kerri Maniscalco

 J'ai réussi à chopper l'intégrale de la série de Kerri Maniscalco a un prix des plus intéressants sur la liseuse. Comme ça faisait un moment qu'elle me faisait de l'oeil, cette série, j'en ai profité. Et je me suis lancée dans le premier tome il y a peu. On va voir ce que ça donne..

Stalking Jack the Ripper, Kerri Maniscalco

Editeur : Little, Brown and company
Collection : James Patterson book
Année de parution : 2016
Format : AZW

A lire si :
- Vous appréciez l'histoire de Jack l'Eventreur.
- Vous voulez une héroine en avance sur son temps

A ne pas lire si : 
- Vous voulez que la réalité historique colle vraiment à la version romancée
- Vous voulez beaucoup de suspence
- Vous n'aimez pas la vue du sang

Présentation de l'éditeur : 

Seventeen-year-old Audrey Rose Wadsworth was born a lord's daughter, with a life of wealth and privilege stretched out before her. But between the social teas and silk dress fittings, she leads a forbidden secret life. Against her stern father's wishes and society's expectations, Audrey often slips away to her uncle's laboratory to study the gruesome practice of forensic medicine.
When her work on a string of savagely killed corpses drags Audrey into the investigation of a serial murderer, her search for answers brings her close to her own sheltered world. The story's shocking twists and turns, augmented with real, sinister period photos, will make this dazzling, #1 New York Times bestselling debut from author Kerri Maniscalco impossible to forget.

Mon avis

Je crois l'avoir déjà dit mais j'aime bien les histoires qui tournent autour de Jack l'Eventreur. Vous savez, c'est cette espèce de fascinations morbide pour ce qui dut être le plus grand mystère de l'ère victorienne en matière de crime. On en parle encore et toujours, à la recherche de qui pouvait bien se cacher derrière le surnom. Alors, oui, j'avoue que quand je trouve un roman se passant à cette époque et parlant un tant soit de l'Eventreur, j'ai un peu tendance à me diriger vers lui. C'est ça qui m'a fait loucher sur la série de Kerri Maniscalco, en plus de plusieurs avis plutôt positif dessus. 

Et dès la première page, j'ai su que j'allais apprécier le roman. C'est pas tous les jours que je tombe sur une scène d'autopsie menée par une jeune femme en pleine époque victorienne. Ca donne aussi clairement le ton du roman. Si vous n'aimez pas la vue du sang, passez votre chemin (je trouve par contre dommage de ne pas avoir eu de Trigger Warning à ce sujet, ça peut quand même être bien perturbant). Ce premier chapitre pose donc le ton et surtout nous présente parfaitement miss Audrey Rose Wadsworth, notre narratrice. Un personnage que j'ai plutôt apprécié par sa force de caractère et son envie de briser les codes (je rappelle que nous sommes en 1888, et que les femmes sont plutôt sensées, surtout dans la bonne société dont elle fait partie, être des objets de décoration). Audrey Rose ne se laisse pas marcher sur les pieds, se fiche des convenances, adore la médecine légale et son oncle qui la lui apprend, deteste les "occupations pour jeunes femmes bien élevées". Elle a un coté rebelle que j'apprécie, tout en gardant une certaine fragilité dut à son rang et à son passé. Bon par contre, il y a tout de même un gros problème avec elle, il faut toujours qu'elle soit renvoyée à sa pauvre condition de femme. C'est parfois un peu saoulant de toujours la faire voir comme la faible demoiselle qui a besoin de protection. Surtout qu'elle pourrait être un peu plus que ça. Je suppose que ça à voir avec la vision qu'à l'autrice (et pas qu'elle, on va pas se mentir) de cette époque. 

D'ailleurs, je trouve que les personnages sont parfois un peu trop empêtrer dans la vision que nous pouvons avoir des gens durant l'ère victorienne. Ainsi, les seuls personnages féminins gravitant autour d'Audrey Rose sont sa tante et sa cousine. La première ne jure que par les après-midi thé et les bonnes manières. Elle tente d'ailleurs régulièrement de "remettre" sa nièce dans le droit chemin. La seconde est le pur produit de son éducation même si parfois, elle se rebelle un minimum, aidant Audrey Rose a se soustraire à sa mère. Côté mâle, Lord Wadsworth est accroc au Laudanum et sera retrouvé dans une opiumerie (il fallait bien en mettre une), Nathaniel, le frère de la jeune femme est un futur Lord tout ce qu'il y a de plus respectable, Jonathan, leur oncle, reste le plus intéressant dans sa manière de traiter sa nièce et de la laisser faire ce qu'elle veut. Et puis, il y a Thomas Cresswell. Froid, arrogant et particulièrement séduisant, il est l'archétype du bienfaiteur victorien. Dommage qu'il manque parfois de nuance à mon gout. Il n'empêche que son duo avec Audrey Rose fonctionne plutôt bien et que certain dialogues sont des plus sympathiques (j'aime beaucoup la manière dont il la titille régulièrement).

Passons à présent à l'aspect historique du roman. J'avoue que si j'ai apprécié les descriptions de l'East End ou l'on ressent bien la crasse, le froid, l'humidité et la peur, j'ai eu plus de mal ave la vérité historique et les arrangements qu'à pris l'autrice. Arrangements qui sont expliqués à la fin du livre d'ailleurs par la dite autrice, ce qui est plutôt intéressant. Oh, on reste très proche des évènements de cet automne 1888, a quelques jours près en tout cas. Pour ceux qui connaissent parfaitement l'histoire, ça peut déranger. Après, faut aussi se souvenir qu'on lit un roman pas un exposé. Mais là où ces arrangements sont intéressant à mon sens, c'est lorsque l'autrice les utilise pour donner une vraie place aux victimes du meurtrier. Ce sont elles qui intéressent finalement le plus Audrey Rose. C'est sur elles qu'elle va enquêter, essayant de découvrir qui elles étaient avant de devenir les victimes presque anonymes de l'Eventreur. C'est une démarche que j'ai apprécié. Beaucoup même. Ca m'a d'ailleurs beaucoup fait penser à la démarche de Cindy Van Wilder dans Captive (qui est d'ailleurs dédié à Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elisabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly). Bien sûr Audrey Rose et Thomas chercher à arrêter Jack (et autant vous dire qu'il n'y a que peu de suspense sur son identité) mais surtout, elle cherche à comprendre qui étaient les victimes. 

Au final, j'ai plutôt apprécié ma lecture. Elle n'est pas parfaite, je lui trouve quelques défauts évidents (l'insistance sur le rôle de femme d'Audrey Rose, son manque évident de suspense quant à sa résolution, la rapidité de certains évènements aussi) mais ça reste une bonne lecture. Assez en tout cas pour que je me plonge dans peu de temps dans le second tome (qui m'entrainera donc sur les trace de Dracula, j'ai un peu hâte quand même). 

samedi 14 novembre 2020

Captive, Cindy Van Wilder

J'adore les écrits de Cindy Van Wilder, et ça, depuis les Outrepasseurs. Alors, lorsqu'elle a proposé en précommande sur sa newsletter sa dernière novella, je me suis dit, c'est parti. Dès que j'ai eu fini mon livre en cours, je me suis jetée dessus. 

Captive, Cindy Van Wilder

Editeur : Cindy Van Wilder
Collection : /
Année de parution : 2020
format : mobi

A lire si :
- Vous aimez bien Alice aux Pays des Merveilles
- Vous voulez frissonner un peu

A ne pas lire si :
- Vous aimez beaucoup Alice aux Pays des Merveilles 
- Vous n'aimez pas quand il y a de la violence

Présentation de l'éditeur :

Passer de l’autre côté du Miroir ne donne pas toujours accès au Pays des Merveilles…
Addie, jeune Londonienne, est brutalement enlevée un soir d’octobre. Propulsée dans un univers étrange, à la merci de créatures menaçantes qui la considèrent comme une « expérience », elle va devoir trouver le moyen de s’en sortir.
Pour elle-même comme pour son enfant à naître.

Mon avis

Je parlais en introduction des Outrepasseurs, et pour tout dire, nous n'en sommes pas tout à fait très éloigné. Si Captive ne se déroule pas dans le même univers, on y retrouve un élèment en commun qui n'est pas pour me déplaire et que je sais plutôt bien maitrisé par l'autrice. Bienvenu chez les fées, ces créatures cruelles et avides qui vivent de l'autre côté du miroir. Et mieux encore, d'après ce que j'ai compris, Captive n'est que le début de ce nouvel univers (j'ai hâte hâte de voir ce que ça va donner). Mais passons donc à la novella en elle-même.

Premier chose qui marque, et que je trouve super, ce sont les triggers warnings. Je fais parti des personnes qui apprécient savoir ce que je vais trouver dans un roman, surtout si ça touche certains points, certaines formes de violence. Alors, oui, je sais, trouver du sang, des meurtres et tout ça ne me dérange pas forcément dans un roman, par contre, lire un viol alors que je ne suis pas préparée, ou des scènes de tortures peu ragoûtantes, je suis moins pour. Sans parler du fait que certaines situations peuvent renvoyer le lecteur à sa propre souffrance. Du coup, avoir des avertissements (ici avant chaque chapitre, c'est aussi faisable avant le roman en lui-même comme le font les Editions de Saxus par exemple), je trouve ça particulièrement top. Et j'aimerai bien le voir plus souvent.

Addie est une jeune londonienne qui a déjà vécu l'enfer avec un compagnon violent. Elle s'en est sortie, à refait sa vie avec Idriss, est tombée enceinte. Tout va pour le mieux pour elle, loin de son ex, loin d'une vie dont elle ne voulait pas. Mais voilà qu'un soir d'Octobre, son passé lui revient méchamment à la gueule. Son ex s'est vengé, la livrant à une étrange organisation. Tout tourne soudain au cauchemar pour elle. On la fait passer à travers un miroir et la voilà dans un univers sombre et menaçant où le maitre des lieux la considère comme une expérience... Terrifiée, elle va pourtant tout tenter pour sauver son enfant à naitre.

Cindy Van Wilder nous livre une novella parfaite pour la saison. L'ambiance y est des plus flippantes, surtout, qu'à l'instar d'Addie, nous passons une bonne partie de notre lecture dans le noir, à entendre, entr'apercevoir, ressentir les mêmes choses qu'elle. Nous sommes plongés dans l'horreur avec elle, et ça fonctionne vraiment très très bien. L'univers dépeint n'a rien à voir avec Alice aux Pays des Merveilles et en même temps... Je trouve que ça correspond finalement assez à ce que l'on pourrait y trouver. Après tout, ne sommes nous pas chez les fées ? Avec l'autrice, on se doute bien qu'on n'a pas à faire à de gentilles créatures ailées et toutes mignonnes. Non, ce sont celles des vieilles légendes, celles de la Chasse Sauvage, des Cours souterraines, des elfes cruels. Personnellement, ce sont celles que je préfère et j'en suis plus que ravie. 

Mais surtout, ce qui m'a plus, c'est Addie. Addie et la manière dont elle va vivre tout ça, dont elle va s'en sortir. Parce qu'une fois passé de l'autre côté, elle va changer, forcément. Addie, ce n'est pas la femme forte qui affronte les choses droit dans les yeux. Non, elle est comme moi, comme vous. Elle n'a rien demandé, a peur plus qu'à son tour, est en détresse, est la victime de son histoire, pas son héroïne.  Elle fait partie de ces femmes que l'on n'entend encore que trop peu. Qui finisse par disparaitre même derrière le nom de leur meurtrier ou kidnappeur. D'ailleurs, l'autrice rend hommage à certaines victimes dans sa préface, que ce soit des personnes dont l'histoire a été effacé derrière celle de leur meurtrier ou simplement celles dont on n'entend pas ou trop peu parler. 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce que j'ai lu. Je savais que ça me plairait (j'aime ce qu'écrit Cindy Van Wilder, j'aime aussi beaucoup la personne pour la suivre sur twitter). J'ai tout apprécié et j'en redemande encore (je pense que je pourrais être exaucée dans quelques temps, et j'en suis ravie). C'est une novella vraiment plaisante à lire (et flippante un peu aussi) et qui en plus, peut-être lu sur AO3 mais encore en le demandant à l'autrice (je vous met la page de Captive sur son site, pour plus de clarté la dessus).