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jeudi 9 février 2023

Gideon la Neuvième, Le tombeau scellé, tome 1, Tamzin Muir

 Ca fait un moment que je tourne autour de ce roman à la médiathèque. La dernière fois, il m'est passé sous le nez puisque la personne juste devant moi dans le rayon SFFF l'a prit devant mes yeux. J'ai fini par lui mettre la main dessus la semaine dernière, et je me suis empressée de le lire, donc.

Gideon la Neuvième, Le tombeau scellé, tome 1, Tamzin Muir

Editeur : Acte Sud
Collection : Exofiction
Année de parution : 2022
Titre en VO : The Locked Tomb, book 1: Gideon the Ninth
Année de parution en VO : 2019
Nombre de pages : 528

A lire si : 
- Vous voulez un roman de SF qui flirte un peu avec la fantasy
- Vous n'avez pas peur des morts et des fantomes
- Vous voulez une héroine qui sorte de l'ordinaire

A ne pas lire si 
- Vous voulez de l'ultra sanglant
- Vous voulez un style "classique"

Présentation de l'éditeur : 

Élevée par une flopée malveillante de nonnes sclérosées, de serviteurs antédiluviens et de squelettes, Gideon est fin prête à laisser derrière elle une vie de servitude et la perspective d'un au-delà sous forme de cadavre réanimé. Elle embarque donc son épée, ses bottes et ses revues pornos, et prépare son évasion. Mais son ennemie d'enfance ne lui rendra pas sa liberté avant un dernier service.
Harrowhark Nonagesimus, Respectable Fille de la Neuvième Maison et magicienne osséo surdouée répond en effet à l'appel de l'Empereur. Celui-ci a convié les héritiers et héritières de chacune de ses loyales Maisons à prendre part à un concours impitoyable mettant à l'épreuve leurs compétences et leur intelligence. Si Harrowhark réussit, elle deviendra une servante immortelle et tout-puissante de la Résurrection. Mais nulle nécromancienne ne saurait accéder au rang de Lycteure sans sa cavalière. Sans l'épée de Gideon, Harrow échouera et ce sera la fin de la Neuvième Maison. 

Mon avis

J'ai su que j'allais adoré ce roman dès le premier paragraphe. Mais vraiment. Le style m'a plut de suite et Gideon m'a parut fort sympathique dès le départ. Ca n'a pas manqué. Mais avouons, des nécromanciens qui se tirent la bourre pour devenir Lycteur (servant de l'Empreur), un univers sombre, plutôt SF mais qui par certains aspects flirtent parfois avec la fantasy (les épées, les quêtes), des mystères, une barraque qui fout la trouille etc... Qui aurait douter que j'aime ? 

Gideon Nav est serve dans la Neuvième Maison. Mais depuis sa plus tendre enfance, elle tente de s'enfuit, ayant pour rêve d'intégrer la cohorte. On la découvre au début du roman durant une de ses multiples tentatives d'évasion. Celle-ci est sur le point de réussir lorsqu'elle est arrêté par la Respectable Fille, Harrowhark Nonagesimus. Harrow met à terre Gidéon et l'embarque avec elle. Il faut dire qu'elle a une mission à accomplir et que, malgré son aversion pour Nav, elle a besoin d'elle. Les voilà donc parties, toutes les deux, pour la Maison de Canaan, ou elles rejoignent les huit autres maisons de l'Empire pour ce qui semble être un concours. Sauf que bien entendu, rien ne se passe comme prévue, surtout pour Gideon.

Comme je le dis, j'ai adoré le personnage de Gideon. C'est une guerrière, qui a tendance à penser soit avec ses muscles soit avec son vagin. Mais attention, elle n'ait pas que ça. Au début, Gideon, je l'ai un peu vu comme la petite brute du coin, la fille qui essaie de se rendre plus intéressante qu'elle ne l'est. Elle sait qu'elle peut dégommer la plupart des personnages qui se trouvent dans la neuvième maison, et elle le fait bien savoir. Mais, à côté de ça, c'est aussi (et surtout) une fille de dix-huit ans, pas toujours bien dans sa peau et qui ne sait pas toujours vraiment ce qu'elle veut. Bon, faut dire que face à Harrow, sa nécromancienne, c'est parfois compliqué. Harrow est froide, mystérieuse à souhait et intelligente. Surtout, elle a droit de vie ou de mort sur toute sa maison et, ça, elle le fait bien savoir. Les deux forment un duo assez détonnant, et qui pourtant fonctionne. La dynamique entre elle, et ça même quand elles sont séparées (ce qui arrivent quand même pas mal dans le roman) est juste géniale, idem pour la tension dans leurs échanges. Mais elles ne sont pas les seuls personnages que j'ai aimé. Si je ne me suis pas attachée à tous les couples nécro/cavaliers que l'on croise (certains plus ou moins d'ailleurs), je dois dire que la plupart m'ont vraiment bien plus, justement grâce aux dynamiques entre eux. Avec autant de personnages, ça aurait pu vite partir en cacahouète. Or, ils sont tous assez caractérisés pour ne pas les confondre (pas même les jumelles de la troisième).

Ensuite, il y a l'univers. Nous voilà dans un empire qui met à l'honneur la nécromancie. On ne fait que l'effleurer du doigts pour le moment (je suppose que dans les trois prochains tomes, on en verra plus), mais il y a eu une catastrophe et l'Empereur a ramené les maisons à la vie. Depuis, il mène une guerre (dont on apprend pas grand chose). Au moment où commence notre récit, il a besoin de nouveaux lycteurs, des saints en quelque sorte. C'est pour cela qu'on se retrouve dans la premier maison, la sienne, qu'il a abandonné depuis un long moment. Et là, on se trouve dans une sorte de vieux manoir avec des labo secrets en sous-sol, des serviteurs squelettes et trois prêtes antédiluviens. C'est sombre, poisseux, et pas franchement avenant. Vous me direz, ça va parfaitement à nos nécromanciens et à leur cavaliers. Perso, j'ai adoré parce que tout va ultra bien ensemble. Mieux encore, on passe carrément au dessus de l'aspect un peu morbide de la chose. C'est naturel, ça ne choque pas, ça fonctionne nickel. Ce premier aperçu de l'univers de Muir m'a foutu l'eau à la bouche et pas qu'un peu. 

En plus de ça, on a une intrigue qui, forcément, ne pouvait que me plaire. Parce qu'on se retrouve à devoir comprendre ce que peuvent être les épreuves du concours, tout en essayant de découvrir qui s'amuse à décimer les nécromanciens sur place. On résume donc, des épreuves que personne ou presque ne comprends vraiment, mais que tout le monde compte bien passé, des meurtres et une enquête, le tout emmêlé avec un certain brio. Pour tout vous dire, j'ai rapidement compris pour les épreuves, par contre, je suis tout autant tombé sur le cul que Gideon en découvrant ce qu'il se passe en réalité dans la maison de Canaan. Et pourtant, ça avait l'air plutôt logique en y repensant. 

Au final, j'ai adoré ce roman, mais vraiment. Tout m'a plus, de l'univers, à Gideon, en passant par ses lunettes de soleil ou encore les mécanismes mis en place. J'ai vraiment hâte de lire le second tome (qui sort cette année, et donc que je n'aurais probablement pas à la médiathèque de suite de suite). Il est peut-etre pas à mettre entre toutes les mains (il reste un peu gore et certains passages peuvent heurté), mais j'ai vraiment beaucoup kiffé.


samedi 2 janvier 2016

A ton nom, Damien Saez

Le premier livre de l'année, et mon âme de fangirl crie tout ce qu'elle sait. Je suis tombée sur le livre, trop court, à la librairie la semaine dernière, je n'ai pas pu m'empêcher de le prendre (depuis le temps que je le cherchais). Je suis retombée en adolescence à sa lecture. 

A ton nom, Damien Saez

Editeur : Actes Sud
Collection : le souffle de l'esprit
Année de parution : 2001
Nombre de pages : 53

A lire si : 
- Vous aimez Saez

A ne pas lire si :
- Vous ne l'aimez pas

Présentation de l'éditeur : 

En moins d'un an, avec un seul et premier album vendu à plus de deux millions d'exemplaires, Damien Saez - vingt-quatre ans, auteur, compositeur, chanteur du groupe Saez - est devenu l'une des voix les plus écoutés des adolescents. Ses textes se font écho de la solitude et de la révolte de toute une génération privée d'idéologie et de rêves.
Ce livre de Damien Saez contient les paroles inédites de quelqu'unes des chansons de son prochain album (note de moi : il s'agit des textes de God Bless, son second album sorti en 2002).

Mon avis

Comme je le disais en introduction, ce n'est pas l'auteure impartiale du blog qui va parler aujourd'hui, mais l'adolescente et l'adulte qu'elle est devenue et qui connait par coeur les textes de Saez. En 1999, à la sortie de Jeune et Con, son premier album, j'avais treize ans, mal dans ma peau, mal dans ma tête.  Forcément, il m'a parlé. J'ai depuis, continué à suivre ce qu'il a pu écrire, chanter, je suis allée le voir en concert, je suis capable de chanter ses quatre premiers albums sans le moindre problème... S'il reste un chanteur de ma jeunesse, c'est bien lui. Je continue encore à l'écouter, au moins un album par semaine. C'est marrant parce que de mes chanteurs de jeunesse, ne reste finalement que lui. Vous comprendrez donc que je ne vais pas être objective.

Le petit recueil se compose d'une partie de ses premières chansons. Elles n'y sont pas toutes, et ce sont les plus engagées. Forcément, il en manque que j'adore plus que tout. L'autre partie, fort courte au final, est une espèce d'autobiographie/pensée sur ce qu'il pensait en 2001, sur le monde qui nous entourait et nous entoure encore d'ailleurs. C'est assez noir, il n'a jamais eu une vision agréable de ce qui nous entoure. Cela pourrait déplaire, tout comme ses textes. Mais personne n'est parfait.

La partie chanson regroupe donc douze textes. En 2001, année de la sortie du recueil, quatre d'entre elles étaient déjà sorties dans Jeune et Con (d'ailleurs, Jeune et Con n'est pas entière dans le recueil), les huit autres étaient donc inédites. C'est marrant, certaines n'avaient pas le même nom que dans God Bless (Solutions était entre l'Union par exemple). J'ai lu toutes les chansons avec les airs dans la tête, en fredonnant d'ailleurs certaines (ce qui a le don d'agacer Chéri, pourtant aussi fan que moi). Comme je le disais, ce sont les textes engagés que l'on retrouve. Je regrette forcément la non apparition d'autres (Jours Etranges, Montée la-haut, Allélujah, No place for us, Je veux qu'on baise sur ma tombe, St Petersbourg) mais je comprends aussi le choix éditorial et surtout la place de celle-ci par rapport aux petits textes autobiographiques/pensées qu'elles entourent. Je pense aussi qu'elles font parties de ces chansons qui permettent de comprendre Saez, le jeune Damien Saez. Forcément, en vieillissant, et même si le combat est le sensiblement le même, son engagement à légèrement changer.  

Pour la partie Autobiographie/pensée, je suis restée un peu bête en la lisant, pas que ce qu'il dit ne me plait pas, juste que 15 ans plus tard, je ressens les mêmes choses que lui en 2001 et que finalement, rien n'a vraiment changé. C'est aussi la partie que certain ne verront pas du même yeux, forcément. Il ne mâche pas ses mots, écrit comme il pense et s'en prend régulièrement à tout notre système. Le tout est écrit dans un style proche de ce qu'il peut faire pour ses chansons, liant parfaitement le tout.

Vous l'aurez compris, j'ai aimé ma courte lecture. L'aurais-je apprécié si Damien Saez avait eu une autre place dans ma vie ? Je ne serais le dire. Peut-être pas. Il me semble que c'est vraiment un recueil pour les fans, ceux qui ont connus les premiers albums, le personnage tel qu'il l'était à ce moment-là. 

Maintenant, il ne me reste plus qu'à trouver/acheter sa biographie, Damien Saez à corps et à cris de Romain Lejeune aux éditions Braquage pour finir de combler mon petit coeur de fan.