Affichage des articles dont le libellé est Herbert. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Herbert. Afficher tous les articles

lundi 27 juin 2022

Sanctuaire, James Herbert

James Herbert n'est certes pas un de mes auteurs préférés mais j'avais tout de même apprécié (du moins dans mes souvenirs)(parce que quand je relis mes avis, c'est pas tout à fait le cas) les deux derniers bouquins que j'avais lu de lui. Je partais donc plutôt confiante avec Sanctuaire. Trop peut-être.

Sanctuaire, James Herbert

Editeur : Milady
Collection : Terreur
Année de parution : 2009
Titre en VO : Shrine
Année de parution en VO : 1983
Format : AZW

A lire si : 
- Vous voulez voir le pire de l'humanité
- Vous voulez avoir peur mais pas trop

A ne pas lire si :
- Vous voulez avoir peur

Présentation de l'éditeur : 

 Il fallait quelqu'un de totalement innocent pour entrouvrir les portes de l'enfer.
Alice, une petite fille sourde et muette, retrouve soudain la parole après être restée fascinée devant un chêne centenaire. Elle dit avoir été visitée par l'Immaculée Conception et se met à opérer des miracles. Très vite le chêne devient un lieu de pèlerinage pour des milliers d'incurables et Alice acquiert une réputation de sainteté? Néanmoins le mystère reste entier? Jusqu'au jour ou le prêtre du village est menacé dans sa propre église par une force inconnue. Le doute germe alors dans les esprits. D'ou provient réellement le pouvoir d'Alice.

Mon avis

Comme je le disais, je partais plutôt confiante avec ce roman. Je sentais venir l'histoire de très loin avec cette gamine qui, d'un coup, accompli des miracles et dit avoir été visité. Mieux, je voyais déjà le coup de la sorcière et de sa vengeance (oui, je spoile direct, mais en même temps, tout le monde sait que ça va parler de ça). Je m'attendais donc à quelque chose dans la veine Crickley Hall, le premier roman que j'ai lu de l'auteur. Bref, ça aurait du être sympa. Et ça ne l'a pas été tant que ça. En fait, j'aurais du me souvenir du gros point noir de Crickley Hall quand j'ai commencé Sanctuaire (et dont je me suis souvenue qu'à la fin du roman, bien entendu). Herbert est très bon pour faire ressortir le pire de ses personnages. Il capte rapidement leur psychologie et le lecteur aussi. Par contre, il a un gros problème pour distiller la partie horrifique/fantastique de son récit. Elle est quasi absente la plupart du temps et souvent, elle finit par arriver comme un cheveu sur la soupe. C'est clairement casse-bonbons, surtout que personnellement, c'était cette partie-là qui m'intéressait.

Non parce qu'imaginez donc, une petite fille sourde et muette suite à une maladie, semble être visitée par l'Immaculée Conception et recouvre ses sens perdue. Forcément, tout le monde va crier au miracle, et ça peut se comprendre. Mais quand même l'église semble vouloir prendre du recul devant ça, on se doute qu'il y a anguille sous roche. Alors quand, malgré d'autres guérisons, on assiste aussi à des évènement étranges et dangereux, on ne peut que se poser des questions. Enfin, le lecteur, parce que les personnages du roman ne voient pas grand chose et les seuls qui remarquent les incidents semblent particulièrement sceptique. Et perso, c'est là que ça a commencé à me déranger. Parce que finalement, tout l'aspect surnaturel/horrifique va passer à la trappe dans le roman. Même les miracles, c'est pour dire. 

Herbert va se pencher sur les personnages, sur l'humain. Il va prendre un certain nombre de personnage et nous montrer comment ils veulent, d'une manière ou d'une autre, se servir d'Alice et de ses miracles. J'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans Fog (que j'avais moyennent apprécié d'ailleurs)(ça aurait du me mettre la puce à l'oreille ça). L'auteur use de l'élément étrange pour décrire le pire de l'humain. On se retrouve à suivre l'un des membres du conseil municipal, directeur d'un magasin, qui rêve déjà de s'agrandir par tous les moyens. On suit aussi sa maitresse qui, elle, rêve de s'élever dans le monde (et ça finit mal pour les deux). Le père d'Alice, non croyant, voit dans la vision de sa fille l'opportunité de se faire du fric (et ça finit mal aussi). Ils ne sont pas les seuls, bien entendu. Et ça finit toujours mal pour eux d'une manière ou d'une autre. Côté religieux, c'est plus sympathique (si on veut). Etrangement, c'est l'église qui est la plus sceptique (idée que j'ai beaucoup apprécié). Faut dire que le prêtre en fonction sent son église perdre de sa sainteté (mais ça finit mal lorsqu'il s'en ouvre aux autres) et que son remplaçant a la même impression que lui (et devenez quoi, ça va mal finir aussi). Il n'y a que du côté du "héros", le journaliste Fenn que ça va pas trop mal se passer, et encore. 

Si normalement, j'apprécie voir le pire de l'humain en roman, là, j'ai très peu accroché. Le problème, pour moi, c'est qu'ici, il n'y a rien de nouveau et que l'auteur arrive même à se répéter. Tous les hommes sont les mêmes, mauvais, cupides, égoïstes, sexistes. Pour les femmes, c'est plus simple, on a soit la putain soit la mère. Il n'y a pas de juste milieu. Alors, oui, ayant déjà lu Herbert, je savais que je tomberais sur ça. Mais là, j'aurais cru que vu le thème, il aurait fait un minimum d'effort. Ben, non, pas du tout. Il n'y a qu'à voir les deux femmes qui gravitent autour du héros. La première, Sue, est toujours montrée sous le prisme de la mère, celui de la gentille femme. Elle va même redécouvrir sa foi en Dieu et, encore mieux (oui je vais spoiler), c'est elle qui va d'une certaine manière sauvé Fenn quand la sorcière va se déchainer. La seconde, Nancy, journaliste, arrive alors que Fenn est brouillé avec Sue. Elle a droit à sa scène de sexe (ou c'est elle qui prend les devants en plus), se mêle de tout, fouille les affaires de son coup du soir et pour bien la punir de tout ça, elle va quasi devenir folle en découvrant celle qui a prit possession d'Alice (et bien sûr, ce ne sera pas vers elle que Fenn ira, hein). De même, la fameuse entité qui prend possession d'Alice est une nonne parjure, couchant avec le prêtre de l'époque et bien pire, avec une novice. Oui, l'auteur a décidé de ne pas faire dans la demi-mesure sur ce point. Et qu'on aille pas me dire que c'était l'époque qui voulait ça, hein (le livre date de 1983). 

Bref, du coup, j'en suis où dans le bouquin. Je l'ai fini sans même me souvenir comment ça finit… (Superstore étant plus sympa à regarder que Sanctuaire à finir). J'ai été déçue par le manque d'horrifique sur un sujet qui aurait pu être super dessus. J'ai encore moins supporté la place des femmes dans le roman alors qu'elles auraient pu être centrale et tellement moins patriarcale. Je n'ai pas aimé, même si je me suis forcée à le lire (j'espérais je ne sais quel revirement de situation). Il devient clair que je ne lirais plus de livres de James Herbert (et ça même si les Rats me faisaient grave envie). 

lundi 22 juillet 2019

Fog, James Herbert

J'ai mis un petit bout de temps à lire ce roman. Il faut dire qu'entre la non envie de bouquiner en numérique, le visionnage (bien après tout le monde, j'avoue) des deux premières saisons de Stranger Things (très très bon d'ailleurs, on commence la trois mardi)(parce que ce soir, j'amère ma fille voir les Kids United)(ce qu'on ferait pas pour sa marmaille hein...) et puis le fait que j'ai eu un mal fou à entrer dedans, j'ai mis trois weekend pour le lire. Mais j'y suis arrivée et voilà ce que j'en pense (c'est moins catastrophique que ce que mon intro présage).

Fog, James Herbert

Editeur : Bragelonne
Collection : Terreur
Année de parution : 2011
Titre en VO : Fog
Année de parution en VO : 1975 
Format : AZW

A lire si : 
- Vous aimez les romans catastrophes
- Vous voulez un ennemi non humain

A ne pas lire si :
- Vous voulez frisonner

Présentation de l'éditeur : 

Cela commença par un tremblement de terre. Dans la confusion, au milieu des cris des victimes, personne ne prêta vraiment attention à ce brouillard jaunâtre qui s’échappait de la terre éventrée et que le vent eut tôt fait d’emporter vers la campagne anglaise. Puis des massacres inexplicables, déments, furent signalés sur le passage de la nappe de brouillard. Elle se mit à croître, progressant inexorablement vers les zones les plus peuplées d’Angleterre…

Mon avis

J'étais ultra motivée pour lire ce bouquin. J'avais plutôt apprécié Le Secret de Crickley Hall l'année dernière et je me faisais un plaisir de me replonger dans la plume de James Herbert. Je m'attendais à frisonner, à presque faire des cauchemars la nuit, bref, je voulais avoir peur. Et autant vous le dire direct, ce point là est un peu raté. Je n'ai pas eu peur. Est-ce ça qui a fait que j'ai mis autant de temps à lire le bouquin ? Pas totalement, même si ça y a joué. 

L'histoire commence dans une petite bourgade comme on peut en trouver un peu partout en Angleterre. Alors que tout semble calme, un terrible tremblement de terre détruit le village mais surtout libère un étrange brouillard, à la substance proche de celle du fameux fog londonien. Le dit brouillard n'a rien de naturel, il contient même un agent bactériologique des plus dangereux qui mène ceux qui le respire à la folie puis à la mort. John Holman, premier à avoir été infesté mais aussi traité, va devenir le fer de lance des autorités anglaises pour détruire le brouillard avant que le pire n'arrive.

Il y a certaines choses que j'ai apprécié dans le roman. L'idée de base, déjà. Même si elle n'a plus rien d'original à notre époque, j'aime toujours autant voir comment un auteur se débrouille avec ça. Ici, Herbert s'en sort bien. Il y arrive en ne se focalisant pas uniquement que sur son héros, mais en écrivant plusieurs scènes sur des gens ordinaires pris dans les affres du brouillard. Et en fait, pour moi, heureusement qu'il fait ça. J'ai eu du mal avec Holman (mais on y reviendra après). D'ailleurs, ce sont dans les parties où il raconte comment le brouillard avance et les effets de celui-ci que j'ai le plus vite avancée. A croire que voir les pires pulsions humaines réussi à attiser un peu mon intérêt (et finalement, c'est un des points qui fait peur dans le roman, savoir que j'aurais plus apprécié les passages où l'homme devient fou et ne résiste plus devant ses pires pulsions que le fait que tout cela mettent le héros en danger).

Ensuite, il faut avouer que l'écriture de James Herbert a quand même quelque chose d'assez addictif. Même si je n'ai pas accroché à Halmon, je voulais savoir ce qu'il allait se passer (et ça, même si je me suis doutée de la fin depuis le début du roman ou presque). On est happé dans le roman qu'on le veuille ou non, on veut savoir jusqu’où ça va aller. Et pourtant, j'ai mis longtemps pour le finir. J'ai même vu le moment où j'allais tout simplement le mettre de côté et puis tant pis, je ne le finirais pas. 

La faute à Halmon et à presque tous les personnages avec un nom et ayant plus de deux pages d'apparitions (ça n'en fait finalement pas tant que ça). Halmon m'a rapidement saoulé. Présenté comme un homme de terrain, capable d'espionner son propre pays (enfin, plutôt d'espionner un ministère pour le compte d'un autre), il est finalement trimbaler par les événements sans y faire grand chose. Il aurait presque la mauvaise habitude de se transformer en geignard régulièrement. Il en va de même avec les autres. Prometteurs mais ça tombe rapidement à l'eau. C'est là que je me dis qu'heureusement, je n'ai pas lu le bouquin pour ses personnages mais pour son histoire. Vraiment, j'ai rarement aussi peu accroché aux personnages que dans Fog.

Au final, j'aurais pu aimé un peu plus ma lecture. Je suis un peu déçue. Ce roman avait un super potentiel avec moi, une histoire plutôt sympa qui aurait pu me faire frisonner un moment. Et puis, pouf, le soufflet n'a pas pris sur une bonne partie de ma lecture. Je sais que je peux trouver mieux chez Herbert (j'ai lu mieux avec Crickley Hall) et ce n'est pas ce qui va me faire arrêter de le lire. N'empêche que... Ça aurait pu être un si bon libre.

vendredi 10 août 2018

Le secret de Crickley Hall, James Herbert

J'avais envie de frissonner un peu, surtout vu les chaleurs que nous avons eu ces derniers temps. Quoi de mieux qu'une histoire de maison hantée pour faire passer la canicule. Alors, j'ai sorti ce roman de la PAL numérique (et ça fait un moment qu'il s'y trouvait d'ailleurs).

Le secret de Crickley Hall, James Herbert

Editeur : Milady
Collection : Thriller
Année de parution : 2011
Titre en VO : The secret of Crickley Hall
Année de parution en VO : 2006
Format : AZW

A lire si :
- Vous aimez les histoires de maisons hantées
- Vous aimez frissonner
- Vous aimez le mystère

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas avoir toutes les explications d'un coup
- Vous voulez une histoire qui sorte de l'ordinaire

Présentation de l'éditeur :

Crickley Hall : une vieille demeure comme on n en trouve que dans les régions reculées de l Angleterre. Vaste et sinistre, elle a même l air un peu menaçant. Lorsque Gabe et Eve Caleigh viennent s y installer avec leurs deux petites filles, ils espèrent y trouver la paix, et tourner la page sur le terrible malheur qui a frappé leur famille.Mais quelque chose ne va pas... Bientôt des bruits inexplicables les arrachent au sommeil. Les enfants sont les seuls témoins d étranges apparitions. Et, chaque matin, la porte de la cave est entrouverte alors qu on l avait fermée la veille.Cette maison est le dernier endroit que les Caleigh auraient dû choisir. L'horreur qui les y attend dépasse tout ce qu ils pouvaient imaginer.

Mon avis

Comme souvent avec ma PAL numérique, c'est plus pour le titre que pour le résumé du livre que j'en sors un livre. Parce que forcément, j'ai un peu moins accès à la quatrième. Et puis de toute façon, s'il a atterrit dedans, c'est bien qu'à un moment, elle m'a plu. Avec la quantité de bouquin dedans, je suis incapable de me souvenir la plupart du temps de quoi le livre va parler. Bon après, entre le titre et la couverture, il n'est pas totalement impossible de se douter de quoi ça va parler. Et là, j'avais le vague souvenir que c'était un truc normalement horrifique. Je me suis pas trompée et par vu la canicule qu'on se paie, c'est pas plus mal.

Alors que cela va faire un an que leur fils Cameron a disparu, les Caleigh s'éloignent de Londres pour le Devon où le père, Gabe, doit effectuer une mission. Il choisit d'amener sa femme et ses deux filles à Crickley Hall, vieille demeure à l'aspect plutôt austère. Dans sa tête, éloigner Eve, sa femme, de chez eux ne pourra lui faire que du bien... Il se trompe. Rapidement, elle se sent mal dans la vieille maison. Faut dire que celle-ci n'a rien de bien cosy et que de mystérieux bruits se font entendre toutes les nuits. Les Caleigh vont alors découvrir l'histoire de Crickley Hall, où en 1943, onze enfants et leur tuteur ont perdu la vie. 

Autant le dire de suite, l'histoire en elle--même est somme toute banale pour un roman de maison hantée. Une famille s'installe dans une vieille maison, il y a des évènements inexpliqués, des bruits, des apparitions d'ombre et j'en passe, puis on découvre la catastrophe du passé et ce qu'il s'y est réellement passé. Le tout est accompagné d'une pointe d'occultisme et de paranormal. Ca ferait un super bon film d'horreur, d'ailleurs. Et, vous savez quoi ? Ca fonctionne en fait pas mal. Parce que même si le lecteur se doute de ce qu'il suivre au fur et à mesure de l'avancement dans sa lecture, il n'en frisonne pas moins, je n'en frissonne pas moins. Et lire certain passage alors que je suis seule éveillée à la maison n'est pas une super bonne idée parfois (ma maison est vieille et vivante, elle fait des bruits, elle craque, ce qui en soit est normal mais qui devient un peu plus terrifiant suivi sa lecture, avouons). Là où par contre l'auteur fait bien les choses, c'est que les moments terrifiants où l'entité malfaisante de la maison joue à faire peur à tout le monde sont coupés par des moments où une autre entité vient contrebalancer tout ça, poussant Eve, la mère donc, à ne pas quitter Crickley Hall, persuadée que son fils veut lui passer un message. Ainsi, le lecteur ne baigne pas totalement dans l'angoisse et lui aussi veut avoir le fin mot de l'histoire.

D'ailleurs parlons un peu des personnages. Si j'ai eu un peu de mal avec Gabe, le père, que j'ai trouvé un peu trop dans le rationnel, un peu trop aveugle à ce qu'il se passe autour de lui, j'ai eu une faiblesse pour Eve. C'est le genre de personnage auquel on va s'attacher parce qu'on sent sa douleur. Elle a perdu un fils voilà presque un an, sans savoir s'il est mort ou vivant. Traumatisée par cet évènement, elle veut croire qu'il lui est apparu à Crikley Hall. C'est une femme touchante (quoique parfois un peu énervante), bien plus dans les émotions que son époux. Les autres personnages, même leurs filles dont l'ainée à un rôle à jouer plutôt essentiel, ne sont pas assez développés à mon gout. Et chose qui m'a un peu perturbé, c'est que tous ont eu un traumatisme. Ils sont construits sur ça et forcément la maison et les entités qui la hantent s'en servent. C'est peut-être un peu trop facile du coup.

Mais le vrai personnage du livre, c'est bien Crickley Hall, cette maison qui a vu la fin terrible des orphelins évacués de la seconde guerre mondial et de leur tuteur. Leur histoire est surement encore plus glaçante que celle que vivent les Caleigh. Seul bémol pour moi, on apprend la dite histoire presque d'un coup, vers la fin. Alors même si on se doute pas mal de ce qu'il a pu se passé depuis un moment, avoir à digérer le tout d'un coup, c'est un peu trop. J'aurais personnellement préféré avoir des bribes plus étendues dans le déroulement du roman. Surtout qu'il faut avouer que l'histoire des évacués va quand même couper le rythme de la fin du livre et de son dénouement. 

Cela n'en reste pas moins une très bonne histoire horrifique qui m'a fait tremblé plus d'une fois. Elle touche plus à la psychologie des personnages (enfin surtout d'Eve) qu'à l'ambiance effrayante sur deux bons tiers du livre pour plonger dans l'horreur absolue sur sa fin. C'est plutôt bien foutu même si j'aurais préféré avoir un peu plus de passage "à ambiance" (dans le genre, Sac d'Os lu il y a peu est un peu plus impressionnant pour moi). Et puis, je dois bien avouer que ça faisait un moment déjà que je n'avais pas frissonner comme ça, seule dans mon lit (j'ai failli mettre sous ma couette, mais je supporte même pas le drap vu comme il fait chaud...).

vendredi 6 décembre 2013

Les enfants de Dune, Dune tome 4, Franck Herbert

Je pense clairement que je suis maso avec cette série. J'aime beaucoup l'univers de Dune, j'ai toujours autant de mal avec le style de l'auteur. Pourtant, je continue à lire parce que l'histoire est tout de même vachement bien. Autant dire que c'est la seule série pour laquelle je reste dubitative et que je continue tout de même à lire.

Les enfants de Dune, Dune tome 4, Franck Herbert

Editeur : Pocket
Collection : Fantasy
Année de parution : 2008 pour mon édition
Titre en Vo : The Children of Dune
Année de parution en VO : 1978
Nombre de pages : 538

A lire si : 
- Vous avez aimé les tomes précédents
- Vous aimez lorsque la SF parle aussi de sujet comme la religion, la politique...
- Vous ne voulez plus voir Paul

                              A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas trop vous prendre la tête avec tous pleins d’énigmes
- Vous voulez tout plein de dialogue


Présentation de l'éditeur : 

Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s'accomplissent : le désert devient jardin. Du coup, les vers géants se font rares et l'Epice de prescience vient à manquer. Tout ce qui reste l'épopée de Muad'Dib, c'est un empire conquis, des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les deux jumeaux, Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d'innombrables générations. Y compris, peut-être, l'antique Abomination redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l'univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants. Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l'enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité : au moins la toute-puissance, et peut-être l'immortalité.

Mon avis :

Comme dit dans l'introduction de l'avis (et dans celle du tome 3 aussi), je ne sais toujours pas quoi penser de cette saga. Et je continue à la lire, preuve que tout de même malgré des points négatifs, je lui trouve bien quelque chose qui fait que je continue encore et encore, même lorsqu'il me faut presque trois semaines pour lire un tome, chose très rare pour moi sur des livres de cette taille. Je vais commencer par les points négatifs de ma lecture. Parce que ce sont ceux que je retiens généralement facilement, et surtout parce que j'aime bien finir mes notes sur des points positifis. 

Le premier, c'est le changement de style. Dans les trois précédents tomes, je m'étais habituée aux dialogues. Il y en avait à foison, me faisant oublié les passages purement narratifs qui finissaient toujours par m'ennuyer. Or, ici, même si nous en trouvons beaucoup tout de même, il y a vraiment beaucoup de passages narratifs, beaucoup trop même et surtout très long. Comme je n'apprécie pas vraiment le style de ceux-ci, j'ai eu beaucoup de mal à avancer. D'où le temps qu'il m'a fallu pour lire le bouquin. Et pourtant, même si souvent ennuyeux, ces passages-là sont obligatoires. En effet, j'ai l'impression que ce tome est un tome charnière dans la saga. Il fait le relais entre Paul et ses enfants. 

Ensuite, il y a toujours ce manque d'émotion de la part des personnages. C'est toujours la même chose, quoiqu'il arrive. Parfois on sent un peu de colère, mais sans plus. Même l'amour des jumeaux l'un envers l'autre ne m'a pas beaucoup touché, sans compter que le couple Alia-Duncan m'a parut soudain bien froid, là où dans le tome précédent, c'était les seuls moments où nous avions de vrais sentiments. Cela en devient déroutant. J'ai vraiment eu l'impression de ne pas entrer dans le livre, de ne pas réussir à m'identifier ou même à apprécier un personnage en particulier.

Mais je te rassure, si j'ai continué, c'est bien parce que quelque chose m'a plus, et pas juste le fait que Paul n'était quasiment pas présent (l'une des bonnes nouvelles du livre pour moi). D'abord, il y a les complots. Tu sais à quel point j'aime ça. Ici, j'ai été ravie. Il y en a de la part de tous les personnages. Du coup, j'ai aimé voir les différents plans s'affronter, voir qui allait se servir de qui, comment l'avenir de Dune mais aussi de l'Empire complet se dessine au fur et à mesure des alliances et mésalliances. C'est vraiment fascinant pour moi. Et puis, jusqu'au bout, il faut réfléchir si l'on veut comprendre qui finalement va l'emporter.

Ensuite, il y a la rédecouverte de Dune. Dans le tome précédent, nous avions un peu laissé tomber la planète, au profil de Paul. Ici, elle reprend toute sa place. J'ai aimé pouvoir me replonger dans le desert avec Leto et retrouvé ce qui m'avait plus dans le premier tome. Dune change beaucoup. Elle verdit. Son déclin semble s'annoncer avec la verdure, alors que cela aurait du être l'inverse. La population change aussi, et l'on voit s'affronter les "vieux" contre "les jeunes", ceux qui veulent garder leur tradition intacte et ceux qui veulent évoluer. 

Au final, me voilà donc reparti dans Dune, et j'en suis sortie, comme toujours, un peu déboussolée. Comme les héros du livre en fait. J'ai aimé l'évolution de l'histoire, mais pas son style. J'ai adoré le personne de Leto, si différent de son père, j'ai adoré retrouvé Jessica, j'ai aimé sa relation avec Alia qui donne au livre tout son charme. Mais à coté de ça, j'ai eu du mal à lire. Encore une fois. Je me suis accrochée, et j'ai fini par apprécier. Je sais très bien que je lirais le tome suivant (maso, oui, oui), rien que pour savoir ce qu'il va encore se passer. Quel dommage que le style d'Herbert me touche si peu alors que son histoire est pour moi l'une des meilleures.

Je crois vraiment que cette saga, ce classique de la SF, m'intriguera toujours autant, des années après avoir découvert l'univers avec le film. Je n'ai jamais eu ce genre de rapport avec une série. Je ne sais toujours pas si j'aime vraiment ou pas. Et je continue tout de même. Un jour, j'aurais surement la réponse, lorsque j'aurais lu tous les livres.

lundi 22 juillet 2013

Le Messie de Dune, Dune tome 3, Franck Herbert

Je ne sais toujours pas vraiment que penser de cette lecture. Bon j’ai fini le livre hier, elle est donc toute fraiche, il n’empêche que je me demande encore si je vais continuer ou non la saga.

                             Le Messie de Dune, Dune tome 3, Franck Herbert


Editeur : Pocket
Collection : Science fiction
Année de parution : 2008 pour mon édition
Titre en VO : Dune Messiah
Année de parution en VO : 1969

                                    A lire si :
- Vous avez aimé les deux premiers tomes
- Vous aimez les grandes discutions
- Vous aimez lorsque la SF parle aussi de sujet comme la religion, la politique...

                              A ne pas lire si :
- Vous voulez retrouver l’ambiance sableuse des premiers tomes
- Vous ne voulez pas trop vous prendre la tête avec tous pleins d’énigmes

                                                          Présentation de l’éditeur

Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremen ont conquis l'univers. Il est devenu l'Empereur Muad'Dib. Presque un Dieu, puisqu'il voit l'avenir. Ses ennemis, il les connaît. Il sait quant et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l'épice, qui donne la prescience, et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans. Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort. Et s'il n'avait le choix qu'entre plusieurs suicides ? Et s'il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n'y a-t-il pour le prescient pas d'autre liberté que celle du sacrifice...

                                                                       Mon avis

Comme je le dis dans l’introduction de cet article, je ne sais pas vraiment que penser de ma lecture. J’ai eu la même sensation lorsque j’ai fini les deux premiers tomes de Dune. Cette série m’ennuie. Pas dans le sens où elle ne me plait pas, mais dans celui où je ne sais qu’en penser. J’ai eu du mal avec les deux premiers tomes, j’ai eu du mal avec celui-ci et pourtant, j’aime l’histoire qui est conté.

Commençons donc par les points négatifs que j’ai peu trouvé dans ma lecture. Déjà Paul. Toujours autant tête à claque, j’ai vraiment du mal avec son personnage malgré le fait que pour une fois l’essentiel n’est pas lui. Mais il reste bloqué sur ce qu’il est, sur comment les gens le voient qu’on en fini par oublier que c’est un homme (bon pas tout à fait comme les autres) et qu’il reste un être humain avant tout. Ses pouvoirs se sont développés et le torturent et pourtant, je reste avec cette impression que sans déconner, s’il se bougeait un peu, ça irait beaucoup mieux pour lui.

Ensuite, il y a le texte, le style de l’auteur (ou peut-être du traducteur). je ne m’y fais toujours pas. Les dialogues ne me gènent pas, heureusement d’ailleurs vu qu’ils constituent une bonne partie de l’histoire, mais en fait, ce sont toutes les parties narratives qui ne passent pas avec moi. Je n’aime pas le style. Cela me gène beaucoup. Je n’y trouve pas la moindre émotion. Le côté narratif reste pour moi un enchaînement de fait. C’est bien dommage. Les seules émotions qu’on y trouve reste les colères d’Alia. Pourtant, il y a beaucoup de moment où l’auteur aurait pu en mettre mais non. Heureusement finalement que les dialogues sont très présents, ils restent à mes yeux les seuls moments d’avoir un peu d’émotion, de sentiment dans le récit.

Mais passons aux points positifs, car malgré une première impression plutôt déplaissante pour moi (j’ai failli arrêter le bouquin après seulement une cinquantaine de pages lu), il faut bien dire que finalement, ce livre m’a plut.

Les autres personnages sont interessants. Autant je n’aime pas Paul, et cela depuis le début, autant j’ai beaucoup aimé Chani qu’on redécouvre vraiment mais aussi Alia et plus particulièrement le ghola de Duncan Idaho (un ghola : un clone fait à partir de l’enveloppe charnelle d’un mort que l’on peut améliorer comme on veut (en gros hein)). Le personnage du ghola est pour moi le plus intéressant du roman de part sa recherche de son identité mais aussi de la manière dont il est vu par Paul et son entourage.

Un autre point très positif pour moi qui adore ça, ce sont les intrigues qui se trament tout au long du livre. Quelles soient politiques ou religieuses, leur place est particulièrement importante. D’ailleurs, ce sont elles qui mèneront l’histoire, sûrement plus que les visions de Paul et d’Alia. Bien sur, tous les deux voient ce qu’il va se passer et pourtant, ils laissent faire pour arriver à un futur qui leur convient. Le Messie de Dune tourne surtout sur le complot contre Paul, le Bene Gesserit, la Guilde ainsi que le Bene Tleilax voulant le voir mort pour reprendre le contrôle de l’Epice. Pour cela, tous les moyens sont bons, comme empêcher Chani d’avoir des enfants, vouloir tuer Paul... Tous les complots sont parfaitement menés et pourraient même aboutir si Paul n’avait pas la préscience.

Dans les points positifs, il y a aussi les thèmes abordés par Herbert, la politique, la religieux, la recherche de soi. Ce qui m’a le plus touché c’est surtout la réfléxion que peut avoir Paul sur ses douze ans de régne et surtout sur les conséquences de son Jihad. Il veut en sortir mais ne sait comment. Il se rend compte de ce qu’il a pu faire au nom du Jihad, de ses erreurs mais aussi de ses victoires sur certaines choses. L’envie de revenir à une vie plus simple, celle du temps du sietch. Il y a aussi la quête d’identité du ghola Duncan (ce personnage m’a vraiment beaucoup touché). C’est vraiment quelque chose que j’aime dans les livres d’Herbert, sa prise de position sur certain sujet qui font de la saga Dune un livre presque philosophique qui fait pas mal réfléchir en fin de compte.

Et puis, avouons-le, il y a l’univers de Dune. J’avais déjà été impressionné à la lecture des deux premiers tomes, je le reste toujours à la lecture du troisième. C’est vraiment une des choses que j’aime, cet univers si bien construit, si bien traité et qui sert si bien l’histoire.

Finalement, je ne sais toujours pas quoi penser de ce livre. Je dirais que j’ai bien aimé, sans plus. Je l’ai trouvé lent au début, puis l’arrivée du Ghola de Duncan m’a fait aimé le livre, sans parler de la fin, triste mais avec une note d’espoir qui me pousse à vouloir savoir ce qu’il va se passer. Du coup, je ne sais pas si je continuerais mon immersion dans l’Epice de Dune ou non, mais en tout cas, je peux dire que la saga ne me laisse pas indifférente du tout. Loin de la même.

samedi 11 août 2012

Dune, tome 2, Franck Herbert

Suite à un petit problème d'internet, mon petit avis sur la fin de Dune n'arrive que maintenant, alors que j'ai fini de le lire il y a trois soirs...

Dune, tome 2, Franck Herbert

Editeur : Pocket
Collection : Science-Fiction
Année de Parution : 2007 pour mon édition, 1998 chez Pocket, 1984 chez Pocket Presse
Titre en VO : Dune
Année de parution en VO : 1965
A lire si
- Vous avais aimé le tome 1
- Vous aimez le planet-Opéra
- Vous aimez le sable
- Vous aimez les personnages aboutis
A ne pas lire si
- Vous n'aimez pas le sable
- Vous n'aimez pas les grands dialogues
Présentation de l'éditeur
Sur Dune, la planète des sables, germe l'épice qui donne longévité et prescience. A cause de l'épice, tout l'empire galactique du Padishah Shaddam IV tourne autour de Dune, âprement convoitée par les nobles maisons du Landsraad et la Guilde des Navigateurs.
Leto Atreides, Duc et Cousin de l'Empereur, a reçu Dune en fief. Pour peu de temps. En 10191, il meurt assassiné. Mais son fils Paul, avec sa mère, trouve asile dans les repaires du peuple Fremen, indompté, invaincu, la lie de Dune pour certains, le sel de la terre pour d'autres. Paul grandit dans le désert et forge l'arme de sa vengeance.
Mais ne va-t-il pas dépasser son but, lancer les légions Fremen en une effroyable croisade ? Il a, dit-on, le pouvoir de connaître l'avenir. Aura-t-il celui de l'éviter ?
Mon avis
En fait, je n'ai pas grand chose à dire de plus que pour la chronique du tome 1, donc cela risque d'être très très court.
Le tome 2 raconte donc la suite du 1, qui se passe environ deux ans plus tard. Paul est devenu Muad'Dib, sa mère est Révérende Mère des Fremens et Dune est toujours sous controle Harkonnen. Nous sommes dons dans la continuité du tome 1.
J'ai eu un peu plus de mal avec ce tome à cause du personnage de Paul. Autant j'avais aimé son évolution de jeune enfant à adulte, autant en adulte je l'ai trouvé carrément insupportable. Il est obsédé par ce qu'il est (et non par qui il est), et ça m'a un peu pris la tête. Autre chose, le fait que tout le monde l'adule, c'était un peu lourd. Heureusement qu'à côté de cela, il y a Jessica qui continue à le voir juste comme son fils et non comme un être qui pourrait être Dieu. Nous avons aussi d'autres aperçus des Harkonnens qui m'ont bien plu. On les découvre vraiment autrement dans ce tome-ci.
Ce qui est toujours interessant dans Dune se sont les divers thèmes que nous y trouvons : la religion et la politique sont toujours là, tout comme l'écologie. On trouve aussi le thème de la famille et de la mort ainsi que celui de la guerre. Ce sont vraiment pour moi ces divers thèmes qui m'ont plus et m'ont fait continuer ma lecture.
Finalement, Ce tome 2 est un peu moins interessant pour moi que le 1, tous cela à cause de Paul, le personnage principal. Il se laisse tout de même lire et de toute façon, je déconseille de lire juste le 1 (mais bon ceci est la faute du découpage français, il s'agit en fait du même tome).

lundi 6 août 2012

Dune, tome 1, Franck Herbert

J'ai plongé durant quatre jours dans Dune de Herbert. Après la Loi du Desert, je suis donc restée dans le sable.

Dune, Tome 1, Franck Herbert

Editeur : Pocket
Collection : Science-Fiction 
Année de Parution : 2005 pour mon édition, 1998 chez Pocket, 1984 chez Pocket Presse
Titre en VO : Dune
Année de parution en VO : 1965

A lire si
- Vous aimez le planet-Opéra
- Vous aimez le sable
- Vous aimez les personnages aboutis

A ne pas lire si
- Vous n'aimez pas le sable
- Vous n'aimez pas les grands dialogues

Présentation de l'éditeur

Sur Dune, la planète des sables, germe l'épice qui donne longévité et prescience. A cause de l'épice, tout l'empire galactique du Padishah Shaddam IV tourne autour de Dune, âprement convoitée par les nobles maisons du Landsraad et la Guilde des Navigateurs.
Leto Atreides, Duc et Cousin de l'Empereur, a reçu Dune en fief. Pour peu de temps. En 10191, il meurt assassiné. Mais son fils Paul, avec sa mère, trouve asile dans les repaires du peuple Fremen, indompté, invaincu, la lie de Dune pour certains, le sel de la terre pour d'autres. Paul grandit dans le désert et forge l'arme de sa vengeance.
Mais ne va-t-il pas dépasser son but, lancer les légions Fremen en une effroyable croisade ? Il a, dit-on, le pouvoir de connaître l'avenir. Aura-t-il celui de l'éviter ?

Mon avis

De Dune, je ne connaissais que le film réellement Kitch de David Lynch que j'avais aimé petite (j'ai peur que ce soit un film qui ait mal vieilli). Et malgré le fait que l'un de mes cousins soit complétement fan, je n'avais jamais pris la peine de lire ce bouquin. Mon envie d'en connaître un peu plus sur les classiques de la SF m'a donc poussé à le lire.

Ce tôme 1 raconte l'arrivée des Atréides sur Arrakis, dite Dune, planète couverte d'Epice, une denrée fort apprécié dans l'Impérium. Dès le départ, le duc Leto sent qu'il y a un piège mais il ne peut se ressoudre à désobéir. Juste avant le départ, une Mère Bene Gesserit vient rentre visite à Dame Jessica, sa concubine et à Paul son fils. Le destin du garçon semble alors tout tracé pour elle, tout comme celui de son père.

J'essaie de ne pas trop en dire sur l'histoire, vu que de toute façon, dès le départ on en apprend beaucoup. J'ai été étonnée de découvrir dès les premiers chapitres du livre que de toute façon, le Duc Leto allait mourir. J'aurais voulu un peu de suspense dirons-nous (même si ayant vu le film, je le savais fort bien). Cette manière de tourner l'intrigue m'a un peu perturbée surtout que du coup, on se prend plein d'information dans la tête rapidement et que l'on a du mal à les digérer tout aussi rapidement.L'arrivée sur Arrakis arrange les choses et nous avons même droit à un peu d'action.

Dans Dune, les dialogues sont très présents. Cela parle facilement, pour un oui ou un non mais toujours nous avons droit à une information qui ressort plus tard. Mais du coup, on apprend à connaître les personnages autrement que par des descriptions sans fin et finalement, ce n'est pas plus mal.

En parlant de personnages, il y en a beaucoup et on peut vite se perdre. Heureusement, nous restons tout de même concentré sur la famille Atréides. Famille soudée mais en même temps... Le Duc Leto parait très absent de l'enfance de Paul, son fils. On ressent pourtant tout l'amour qu'il lui porte. Sa "femme" Jessica passe son temps à jauger les gens qui l'entourent à cause de son éducation Bene Gesserit. Elle porte un amour inconditionnel à son duc et à son fils. Paul, au départ, est un gamin de quinze ans (dans le film de Lynch, il est beaucoup plus vieux, cela m'a assez surpris) assez tête à claque pour moi. Il apprend vite qu'il est différent et surement voué à un grand destin, ce qui lui monte un peu à la tête.

Outre les personnages qui sont particulièrement interessants par leur rôle (Bene Gesserit, Mentat, Fremen...), il y a aussi les divers thèmes traités dans le livre. D'abord la politique avec le jeux des Maisons et leur guerre mais aussi les Bene Gesserit, l'économie de l'Imperium qui va avec la politique, l'écologie avec l'eau, denrée rare sur Arrakis, la religion avec l'idée de messie mais aussi avec les Bene Gesserit... Herbert aborde vraiment beaucoup de thème qui rend son univers encore plus vivant.

Ce premier tome de Dune m'a particulièrement plu puisqu'il pose les bases de l'univers mais aussi pour ces thèmes et les multiples rebondissements auxquels nous avons déjà droit. Je déplore juste comme souvent, le découpage français (d'ailleurs, je me suis demandée si je n'allais pas faire un avis sur les deux tomes en même temps et puis non...) J'ai enchainé de suite avec le second tome, je vous en reparle plus tard...