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jeudi 27 décembre 2018

Les Carnets de Cerise et Valentin, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Hier midi, ma fille est venue vers moi, l'air pas très contente. Figurez-vous, lecteurs, que j'ai oublié de lui acheter le dernier Carnet de Cerise. J'étais surprise. Le dernier est sorti l'année dernière et il est à la maison depuis. Sauf que j'ai raté la sortie d'une suite. Parce que je ne l'avais pas prévu, parce que pour moi la série était terminée, parce qu'avec ma panne de lecture, j'ai aussi eu une panne de veille. Bref, j'ai réparé mon erreur dès le soir. Et je l'ai lu dans la foulée (par contre, elle ne l'aura qu'à midi vu qu'elle est chez mamie)

Les Carnets de Cerise et Valentin, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Année de parution : 2018
Nombre de pages : 56

A lire si :
- Vous avez lu la série originale 
- Vous avez aimé la série originale
- Vous aimez le mélange carnet et BD

A ne pas lire si :
- Vous voulez beaucoup de planches de BD

Présentation de l'éditeur : 

Premier album spin-off des Carnets de Cerise, Les Carnets de Cerise et Valentin propose une histoire à deux niveaux de lecture autour de la peur de l’inconnu.
Valentin – tout comme Cerise, sa maman et le papa de Valentin – s’apprête à partir pour un long voyage autour du monde. Mais il n’a que sept ans et ce voyage lui fait un peu peur.
Pour tenter d’apaiser cette angoisse, Cerise et lui ont imaginé une histoire d’extraterrestres : dans la nuit du 18 août, Toloh-Tim a atterri dans le jardin. Il veut fuir une mission spéciale qu’il devait accomplir. Mais laquelle ? C’est ce que les agents spéciaux Cerise et Valentin devront découvrir.

Mon avis

Bon déjà, autant le dire, lire sur le résumé que c'est le premier album spin-off de Cerise m'a enchanté. Poupette et moi avons une véritable histoire avec cette bande dessinée et j'aime la partager avec elle. Savoir qu'on pourra encore retrouver Cerise dans quelques temps me fait donc plaisir. La première véritable héroine littéraire de ma fille n'est, je l'espère, pas tout à fait prête à nous quitter. Mais passons à ce nouveau Carnet en lui-même.

Forcément, comme il suit la série originale, je vais légèrement spoiler celle-ci.

D'abord, physiquement, ce tome est plus petit que les précédents. Il fait la moitié des pages environ (la Déesse sans visage fait 88 pages et c'est le plus long) mais il est aussi plus petit en longueur et largeur (pas de grand chose il me semble, je n'ai pas de tome original sous la main pour vraiment comparer). Mais il n'y a pas que l'extérieur qui change. L'intérieur, bien que reprenant le principe des Carnets de Cerise change un peu aussi. 

Cette fois, Cerise partage son carnet avec son petit frère par alliance, Valentin. Le garçon vit plutôt mal le futur voyage que prévoit la famille autour du globe. Forcément, à sept ans, ce changement est vécu comme un immense bouleversement (pas qu'à sept ans en fait). Cerise va l'aider à mettre des mots sur les sentiments qu'il ressent face au départ. Pour ça, rien de mieux qu'un petit jeu. Ils vont inventer une histoire où un jeune extraterrestre a atterri sur Terre afin de fuir une mission spéciale qu'il devait accomplir. 

L'histoire de l'extraterrestre est raconté sous la forme des carnets. Elle prend énormément de place dans le livre. En fait, le carnet relatant cette histoire est majoritaire. Nous ne trouvons que peu de planches de BD. C'est quelque chose qui risque de déranger certaines personnes. Mais en même temps, je trouve l'idée sympathique. Ce carnet-là se distingue ainsi un peu plus de ses grands frères. Alors, oui, il y a moins de fabuleux dessins d'Aurelie Neyret (enfin, je me comprends parce que c'est aussi elle qui illustre les carnets, hein) mais j'aime cette présentation, personnellement. Je trouve ça vraiment sympa. Par contre, je trouve aussi que l'émotion passe peut-être un peu moins (bon, en gros, j'ai pas pleuré et c'est la première fois que ça m'arrive sur un Carnet).

Mais si l'émotion est moins présente, le thème abordé ici est tout aussi passionnant que dans les autres Carnets. Qui n'a pas connu la peur de l'inconnu ? Surtout à l'âge de sept ans. Je suppose que du coup, le carnet va parler à Poupette qui justement à sept ans elle. D'ailleurs, il est possible que je revienne par ici lorsqu'elle l'aura lu pour vous donner ses impressions dessus. En tout cas, je dois dire que j'ai apprécié pour ma part la manière dont tout cela est amené. C'est mignon tout plein, peut-être un peu trop remplie de bons sentiments (la série fait moins dans le mignon en fait à la base, mais là, je pense que c'est pour l'adapter à un enfant plus jeune) et surtout, surtout, la relation qui  se lie entre Cerise et Valentin est vraiment chou. 

Au final, ce Carnet de Cerise et Valentin change un peu de la série de base mais en garde l'esprit. Alors, oui, on peut râler qu'il fasse moins bande dessinée mais personnellement, ça ne m'a pas dérangé. Je le trouve très bien et il me donne très envie de lire un peu plus de collaboration entre Cerise et Valentin. D'ailleurs, je me demande s'il ne serait pas là pour faire un pont entre Les cinq premiers carnets et peut-être de nouveaux durant le voyage de Cerise et sa nouvelle famille recomposée ?

vendredi 8 décembre 2017

Des premières neiges aux Perséides, Les Carnets de Cerise, tome 5, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Nous voilà arrivé à la fin des aventures de Cerise. Une fin que je n'attendais pas tant j'aime la série complète. Quant avec ma fille nous avons vu ce tome 5, elle a à tout prix voulu que je le prenne. Même si elle ne sait pas encore bien lire, elle adore Cerise, sa première héroïne littéraire. Alors, forcément, j'ai craqué (m'en fallait pas beaucoup) et pris le temps de le lire avant de faire lecture commune avec elle.

Des premières neiges aux Perséides, Les Carnets de Cerise, tome 5, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 80

A lire si : 
- Vous voulez une belle histoire
- Vous aimez les héroïnes curieuses

A ne pas lire si :
- Vous voulez des personnages principaux plus âgés
- Vous n'aimez pas pleurer

Présentation de l'éditeur : 

Cerise, onze ans, vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance des premières rencontres aux premiers mensonges... Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose...

Mon avis

En achetant ce tome, je ne me suis pas de suite rendue compte qu'il s'agissait du dernier de la série. Je m'en suis un peu doutée en découvrant que cette fois, il n'y a pas de personnage mystère. L'enquête de Cerise va tourner autour d'elle-même et de son passé. Avec l'aide de sa mère, qui va même écrire dans le carnet de sa fille, elle va remonter dans son enfance jusqu'à l’événement qui l'a traumatisé, la mort de son père.

La relation entre Cerise et sa mère a toujours été le fils conducteur de la série, tout comme l'absence du père et surtout son manque. Il est donc normal que pour clôturer la série, le dernier tome se recentre sur tout cela. C'est d'ailleurs encore plus logique au vu des deux tomes précédents, Le dernier des cinq trésors et la Déesse sans visageDans ce tome, Cerise et sa mère vont percer le mystère de leur relation. Et pour cela, il faut remonter aux quatre ans de la jeune fille, juste après le décès de son père. On découvre alors la rencontre avec Line et Erica et celle avec Anabelle Desjardins. Et de suite après, on va enfin comprendre pourquoi Cerise et sa mère ont une relation si compliquée.

Je dois bien dire que j'ai été particulièrement émue durant toute ma lecture. Cerise, suite à la mort de son papa, va se replier sur elle-même. A tel point qu'elle va souffrir de dépression infantile. Une dépression qui va marquer l'enfant qu'elle était  et l'adolescente qu'elle devient. Ce tome éclaire beaucoup sur le comportant de Cerise dans les quatre précédents. Et si la première moitié est "compliquée" à lire tant elle nous prend à la gorge, elle est aussi  parfaitement retranscrite. Elle ne tombe jamais dans le bon gros pathos. Les cases sont belles (comme toujours), avec une touche de nostalgie accentuée par la neige des premières pages. L'histoire se déroule sans en faire trop, juste les souvenirs de la mère de Cerise et de la jeune fille.

La seconde partie est toujours un peu nostalgique, mais surtout pour le lecteur au final. Nous revenons au présent avec notre Cerise de onze ans qui va découvrir que la vie est pleine de rebondissement qui peuvent s’avérer heureux même pour elle. Je n'en dirais pas forcément plus sur cette partie pour ne pas trop spoiler mais c'est un bel au revoir que nous fait l’héroïne pour ce dernier tome. 

Comme je le disais, j'ai aimé enfin comprendre ce qui vaut à Cerise et sa mère d'avoir une relation si compliquée et en même temps si humaine. J'apprécie aussi d'enfin comprendre ce qu'il est arrivé au père de Cerise, dont la présence fantomatique ne nous a jamais quitté depuis le début de la série. Et puis, il y a tout les clins d'oeil aux autres personnages des tomes précédents. (certains apparaissent très vite dans les souvenirs de la jeune fille, d'autres feront des apparitions plus tard). 

Au final, ce dernier tome est surement le plus réussi de tous pour moi. Et quand on sait à quel point j'aime les quatre premiers, on se doute que celui-ci est magnifique. J'ai adoré son ambiance assez nostalgique, la découverte du passé de Cerise, de ce qui a pu détérioré sa relation avec sa mère, découvrir comment son amitié avec Line et Erica est née, mais aussi sa rencontre avec Annabelle Desjardin et pourquoi sa mère lui en veut... Les pièces du puzzle finissent de se mettre en place et nous quittons une Cerise enfin apaisée.  J'aurais bien voulu que ce ne soit pas le dernier tome de la série, mais toute chose a une fin. Et cette fin-là lui va très bien à notre petite aventurière.

lundi 8 février 2016

Marie-Antoinette, Carnet secret d'une reine, Benjamin Lacombe

J'adore les illustrations de Benjamin Lacombe, elles ont un petit quelque chose de magique. D'ailleurs, j'ai deux cartes postales l'une tirée de Marie Antoinette, l'autre d'Alice en permanence sous mes yeux sur mon bureau de la maison. Alors, quand je suis tombée face à Marie-Antoinette, j'ai décidé de le prendre, et de voir ce que valait Lacombe en temps qu'auteur/illustrateur.

Marie-Antoinette, Carnet secret d'une reine, Benjamin Lacombe

Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Année de parution : 2015 cette édition, 2014 pour l'originale
Nombre de pages : 96

A lire si :
- Vous voulez vous régaler les yeux avec de belles illustrations
- Vous voulez une histoire romancée sur la vie de Marie-Antoinette

A ne pas lire si :
- Vous voulez quelque chose de complet sur la dernière reine de France

Présentation de l'éditeur : 

Qui n'a jamais rêvé de s'immerger dans l'intimité de Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche, dernière reine de France et de Navarre, femme célèbre et controversée devenue un véritable mythe ? Sous la forme d'une belle édition à la fabrication soignée, nous vous proposons de découvrir son journal intime. Porté par Benjamin Lacombe, accompagné par le regard de Cecile Berly, historienne, spécialiste de Marie-Antoinette, ce carnet d'une richesse graphique inouïe (peintures, aquarelles, crayonnes) mêlera certaines des lettres authentiques de Marie-Antoinette, à celles, fictives, du Comte Fersen avec lequel elle entretenait une relation privilégiée. Un livre exceptionnel pour les amateurs d'Histoire et de beaux ouvrages illustrés.

Mon avis

Commençons par la forme. L'édition qui trône à présent sur ma bibliothèque n'est pas une édition de luxe, juste la nouvelle édition du livre. Il n'empêche qu'elle est magnifique. La couverture est en relief, le lettrage en dorée, tout comme la tranche. C'est beau, c'est classe, ça le fait grave. L'intérieur est tout aussi beau, le papier est épais, les illustrations forcément magnifiques et j'aime le changement de fond (vieux papier) pour les lettres. Vous l'aurez compris, sur la forme, je trouve le livre particulièrement beau, si ce n'est la police du texte, manuscrite, très belle, qui parfois est un peu compliqué à lire (surtout avec une petite fille sur les genoux). 

Pour les illustrations, Lacombe reprend à sa sauce certains tableaux d'époques (cf ci contre), par exemple, le Marie-Antoinette à la rose, l'Escarloppette et d'autres tout aussi connus. Il nous offre aussi des tableaux sortis tout droit de sa propre imagination (et j'avoue préféré ceux-là). Il agrémente aussi son texte d'"étude", par exemple sur les coiffures de l'époque ou encore un plan des jardins du Trianon.

C'est sur le fond que je suis un peu déçue. Benjamin Lacombe a voulu nous montrer Sa Marie-Antoinette. L'idée est très bonne, surtout sur un personnage comme elle que beaucoup se sont approprié. Mais il faut réellement le prendre ainsi, comme son interprétation, sinon, vous risquez d'être déçue. Lacombe se penche sur quelques événements de la vie de la souveraine, cela sous forme d'un journal intime de celle-ci. Or, même si le livre raconte la vie de la reine de son arrivée à Versailles à sa mort, nous avons toujours l'impression d'avoir face à nous une enfant. Bien dommage finalement de ne pas la faire évoluer et surtout d'avoir toujours cette impression de la fillette voulant faire plaisir à sa mère. Choisir seulement cette vision-là de Marie-Antoinette était peut-être trop restricteur, du moins, cela l'est pour moi. C'est bien dommage puisqu'en plus du dit carnet, nous avons aussi quelques lettres de Marie Thérèse d'Autriche, sa mère, ou de quelques uns de ses proches (lettres qui apparemment sont véridiques). Du coup, on sent la documentation de l'auteur mais aussi la patte de l'historienne qui l'a aidé, Cécile Berly, mais malheureusement, j'ai aussi eu l'impression que tout n'a pas été exploité comme il l'aurait voulu (ou comme je l'aurais voulu). Du coup, pour moi, le fond est un peu léger. Pas inintéressant, juste léger.

Au final, ce Marie-Antoinette, Carnet secret d'une reine est graphiquement très beau mais par contre un peu léger au niveau du texte. Il se penche sur un seul aspect de la souveraine, passant parfois un peu trop rapidement sur d'autre. Il n'en reste pas moins un bel ouvrage, à offrir aux fans de Benjamin Lacombe ou même à des personnes voulant découvrir son travail.

jeudi 28 janvier 2016

La Déesse sans visage, Les Carnets de Cerise, tome 4, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

A peine cet album sorti, il me le fallait. Je le dis assez, je ne lis presque pas de BD, mais celle-ci, j'en suis toujours aussi fan. J'attendais avec impatience cette sortie, et je dois dire qu'elle a été presque à la hauteur de mes espérances pour elle.

La Déesse sans visage, Les Carnets de Cerise, tome 4,  Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Année de parution : 2016
Nombre de pages : 88

A lire si : 
- Vous voulez une belle histoire
- Vous aimez les héroïnes curieuses

A ne pas lire si :
- Vous voulez des personnages principaux plus âgés

Présentation de l'éditeur : 

Cerise est une jeune fille qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement les adultes. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux... L’heure des vacances a sonné ! La visite d’un étrange manoir annonce une nouvelle enquête : chaque pièce est une énigme, chaque objet est un indice. Mais il est des secrets plus anciens qui ne demandent qu’à être dévoilés. Qui est cette déesse sans visage qui trône dans une pièce secrète ? Où se cache la partie manquante de ce tableau ? Mais surtout, qui tire vraiment les ficelles de ce nouveau mystère ? Si Cerise ne résolvait pas l’énigme à temps, les conséquences pourraient être terribles...

Mon avis

J'avais vraiment hâte de me replonger dans les aventures de la jeune Cerise. J'aime vraiment beaucoup cette jeune demoiselle, dont on fête avec ce tome le douzième anniversaire. La Déesse sans visage commence quelques temps après le Noël du Dernier des Cinq Trésors. Cerise ne se sent pas forcément très bien, l'aventure du tome trois lui ayant rappelé brutalement la disparition de son père alors qu'elle n'avait pas quatre ans. Pour lui changer les idées, sa mère lui offre donc une semaine de vacances, juste toutes les deux (bien qu'elles seront rejointes par Line et Erika durant deux jours) avec en plus, une enquête à résoudre dans un manoir. Des vacances faites normalement pour resserer les liens mère-fille va tourner à une véritable enquête pour Cerise, une enquête particulière qui risque d'avoir des conséquences graves pour elle.

Le décors change donc. Pour une fois, nous quittons le village de Cerise pour nous rentre en bord de mer (surement en bretagne d'ailleurs) et dans un manoir dont l'extérieur ressemble à celui de DisneyLand. L'intérieur a été pensé par sa propriétaire pour être un fantastique jeu d'énigme (le cabinet de curiosité est super bien foutu). C'est donc là, que Cerise va devoir résoudre une énigme qu'elle pense être l'une de celles imaginée par les propriétaires. Elle va aussi se faire un ami, en la personne de Marvin, le fils du manoir. Si elle s'amuse bien et qu'elle renoue à ce moment-là les liens avec sa mère, tout va basculer lorsqu'elle va découvrir qui a créé l'énigme.

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas, du moins pour moi, le mystère a résoudre qui est important dans ce tome. Bien sur, il apporte son lot de surprise, des péripéties et de personnages. Non, pour moi, l'important dans ce tome, c'est vraiment l'évolution de Cerise et de ses relations avec sa mère. Depuis le début de la série, elles sont assez conflictuelles, ces relations. Il faut dire que Cerise est à un âge délicat, qu'elles n'ont pas toutes les deux une vie bien facile et surtout qu'elles se sont un peu éloignées l'une de l'autre sans vraiment s'en rendre compte. Dans ce tome, elles vont donc essayer de se rapprocher, d'avoir une relation mère-fille moins conflictuelle et apprendre au final à se parler lorsque ça ne va pas. Cela va donner La scène, celle qui m'a terriblement émue (à la fois en tant que mère qu'en tant que fille d'ailleurs, tellement cette page-là est puissante). Le tome repose vraiment sur cela et c'est juste très bien écrit, sans en faire trop. La mère de Cerise m'a vraiment beaucoup beaucoup émue dans ce tome, tout comme d'ailleurs madame Desjardins sur la fin. Il faut dire qu'avec le conflit entre les deux femmes, la pauvre Cerise ne sait plus vraiment quoi faire. 

Au final, je dois avouer qu'au niveau de l'enquête en elle-même, j'ai un peu été déçue parce qu'elle ne prend pas forcément la place qu'elle devrait prendre pour moi. Par contre, les relations humaines, toujours présentes dans les tomes des Carnets, sont cette fois réellement mise en avant. Cerise grandit et avec elle sa vision des gens qui l'entourent. Le tout est comme toujours parfaitement illustré par Aurélie Neyret (la planche qui illustre l'article vient de son tumblr). Les Carnets de Cerise sont vraiment une très bonne série, et ce tome ne fait que le confirmer. A lire que l'on soit petit ou grand.


lundi 16 février 2015

Le Dernier des cinqs Trésors, Les Carnets de Cerise, tome 3, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

En allant chercher le cadeau pour la saint valentin de Chéri, je n'ai pas pu m'empêcher de repartir aussi avec le tome 3 des Carnets de Cerise, petite série B.D. que j'aime énormément.

Le Dernier des cinq Trésors, Les Carnets de Cerise, tome 3, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Année de parution : 2014
Nombre de pages : 86

A lire si :
- Vous voulez une belle histoire
- Vous aimez les héroïnes curieuses

A ne pas lire si :
- Vous voulez des personnages principaux plus âgés

Présentation de l'éditeur : 
"Il était une fois... Quand j'étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j'avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois... ben moi, Cerise ! J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. On a tous un secret enfoui que l'on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes... En ce moment, avec les copines, on observe quelqu'un de vraiment mystérieux..."
Mon avis :

J'aime toujours autant lire les aventures de Cerise, cette jeune fille curieuse de tout et tellement attachante. Cette fois, nous voici à la veille de Noël. Dans les premières pages, celles toujours sous forme de carnet, Cerise nous explique qu'elle est au collège. Si elle semble apprécié cela, elle aimerait aussi pouvoir rester une petite fille, c'est d'ailleurs ce qu'elle demande au père Noël dans sa lettre. Elle nous donne aussi des nouvelles d’Élisabeth, la dame qu'elle a aidé dans Le livre d'Hector et nous présente Sandra, une jeune relieuse avec qui elle a fait quelques ateliers à la bibliothèque.

Pour tout dire, je pense que même Cerise ne s'attendait pas à avoir un mystère à résoudre lorsqu'elle rencontre la jeune femme. Ce n'est que lorsqu'elle se rend dans son atelier de reliure et qu'elle, Lyne et Erica vont l'aider à ranger une pièce servant de débarras que tout va commencer. Elles vont trouver le premier objet qui vont les faire partir dans une chasse au trésor ayant pour but, semble-t-il d'aider Sandra à retrouver de vieux souvenirs. Les trois amies ainsi que la jeune femme vont donc remonter petit à petit le passé pour comprendre ce qu'il a pu arriver à Sandra.

Comme toujours, l'enquête est particulièrement émouvante (oui, j'avoue de suite, j'ai eu la larme à l’œil très souvent, comme pour les tomes précédents d'ailleurs). Plus on découvre les divers trésors, plus on s'enfonce dans l'histoire de Sandra. Mais petit à petit, les souvenirs de Sandra vont lui faire mal et elle va se retrancher sur elle-même. Heureusement, elle va tout de même faire le dernier pas, celui qui la mènera au dernier des cinq trésors et surtout vers son passé et le pardon.

Et comme toujours encore, il n'y a pas que l'enquête qui compte dans un tome des Carnets de Cerise. Comme toujours, il y a l'aventure humaine pour cette petite fille qui apprend à grandir. Rabibochée avec sa mère, en phase avec ses copines, c'est du côté du passage à vers l'âge adulte, les peurs qu'il implique et les souvenirs qu'il fait remonter à la surface. Et puis, il y a la période des fêtes, ces fêtes mélancoliques où il manque forcément quelqu'un (heureusement que je n'ai pas lu le livre durant Noël, j'aurais juste pleuré à très grosses larmes sinon).

Au final, c'est encore un tome qui fait mouche avec moi. Je suis décidément carrément fan de la petite Cerise et de ses aventures. C'est toujours bien écrit et bien dessiné, avec un ton qui ne tombe jamais dans le mélo. Bref, une très bonne série qui j'espère vivra longtemps.

vendredi 26 décembre 2014

Le Livre d'Hector, Les Carnets de Cerise, tome 2, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Comme je l'ai dis à la fin de l'avis sur le tome 1 de cette petite bande dessinée, je me suis jetée sur le tome 2 sans attendre. J'ai juste mis un peu plus de temps à poster son avis.

Le Livre d'Hector, Les Carnets de Cerise, tome 2, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Année de parution : 2013
Nombres de pages : 74

A lire si :
- Vous avez aimé le premier tome
- Vous voulez une belle histoire
- Vous aimez les héroines curieuses
A ne pas lire si :
- Vous voulez des personnages principaux plus âgés
Présentation de l'éditeur : 
Cerise est une petite fille âgée de onze ans, qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière, et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement, les adultes. Ils sont si compliqués qu'elle souhaiterait mieux les comprendre. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent... Prenez Elisabeth... toutes les semaines, depuis vingt ans, cette vieille dame emprunte le même livre à la bibliothèque. Pourquoi ? Que contient-il de si important pour elle ? Quel secret cache-t-il qu'elle n'aurait toujours pas découvert ? Une nouvelle énigme pour Cerise, prête à tout pour la résoudre, quitte à détruire ce qu'elle a de plus cher.
Mon avis :
Revoilà Cerise durant les grandes vacances, quelques temps après les aventures du premier tome, le Zoo Pétrifié. Comme pour le premier, nous commençons la BD par des pages du nouveau carnet de Cerise. Il va couvrir le premier mois des grandes vacances. Cerise est seule au village, Erica est en colonie et Lyne découvre le rôle de tata chez sa sœur. Cerise en profite pour essayer de renouer les liens avec sa mère, mais forcément, un nouveau mystère se profile. Après cette petite introduction, toujours très sympa à lire, nous entrons dans les cases elle-même, avec le retour des copines et l'explication du nouveau mystère.


Cette fois, c'est une vielle dame qui l'intrigue. Elle prend le bus une fois par semaine pour se rendre Cerise ne sait pas où. Chaque fois, elle tient dans ses mains un livre qu'elle ne semble pas vouloir quitter. Avec l'aide de ses amies, Cerise va la suivre et découvrir que la dame emprunte ce livre depuis vingt ans toutes les semaines. Il n'en faut pas plus à notre jeune fille vouloir comprendre ce que cela veut dire. Mais voilà, Cerise va un peu perdre la notion des choses et risque de détruire ce qu'elle a de plus cher, à savoir la confiance qu'on les autres en elle. Elle va se prendre la tête avec Erica, mentir à nouveau à sa mère... Légèrement égoïste pour le coup, alors qu'en fait, elle ne veut que le bien pour Élisabeth, la vieille dame.

Comme pour le tome 1, l'enquête est émouvante. Surtout qu'elle touche ici la mémoire des soldats. Le livre d’Élisabeth a été écrit par son mari, revenu de la Grande Guerre dans un sale état, muet et traumatisé à vie. Elle touche aussi à l'amour, puisque le dit livre est aussi une déclaration à sa femme (bien que caché). C'est beau et ça met la larmette à l’œil, surtout à la résolution du mystère. De plus, comme pour le tome 1, c'est parfaitement narré, sans en faire trop.

Mais je dois dire qu'ici, j'ai surtout aimé les rapports entre Cerise et les autres. Autant le dire, la prise de tête avec Erica fait très réelle. Franchement, qui n'en a pas eu à cet âge là ? Et puis, comme pour l'histoire du mystère, c'est bien fait, ni trop ni pas assez. Tout comme les relations entre Cerise et sa mère, qui évolue une nouvelle fois. S'il y a une relation que j'aime dans les carnets de Cerise, c'est bien celle-là. 

Niveau dessin, c'est vraiment comme pour le tome 1, très beau, très poétique. J'aime vraiment beaucoup le trait d'Aurélie Neyret (et j'ai hâte de voir ce que ça va donner avec un décors sous la neige dans le tome 3).

Au final, je confirme donc, je suis carrément fan des Carnets de Cerise. J'y trouve tout ce que j'apprécie dans la bande dessinée, c'est frais et agréable à lire. Et puis Poupette (trois ans et demi) a beaucoup aimé regarder les cases et se faire sa propre histoire dessus.

lundi 31 mars 2014

L'Assassin Royal, tome 1 à 7, Jean-Charles Gaudin, Laurent Sieurac, Jean-Luc Clerjaud, Christophe Picaud, Robin Hobb

J'ai découvert l'Assassin Royal lorsque j'étais à l'IUT. Je suis tombée amoureuse de l'univers, des personnages, de la magie. J'ai dévoré tous les livres ainsi que ceux des Aventuriers de la Mer. Et puis, lorsque je suis arrivée sur Bordeaux, je m'étais lancée dans la lecture de la BD. J'avais lu les deux premiers tomes, commandés jusqu'au six et suite à mon déménagement, j'ai arrêté de les lire. Je m'y suis remise la semaine dernière. J'en ai profité pour commander le 7. Et en une semaine j'avais fini.

L'Assassin Royal, tome 1 à 7, Jean-Charles Gaudin, Laurent Sieurac, Jean-Luc Clerjaud, Christophe Picaud, Robin Hobb

Editeur : Soleil
Collection : Cherche futur
Année de parution de 2009 à 2013
Nombres de pages : en moyenne 48

A lire si :
- Vous avez lu la série de Hobb et voulait découvrir ce que des Français ont été capable d'en faire en BD
- Vous voulez vous replonger dans l'univers

A ne pas lire si :
- Vous voulez une adaptation vraiment parfaite.

Présentation de l'éditeur (celle du tome 1) :

Fitz est le fils illégitime du prince Chevalerie, héritier du royaume des Six-Duchés. Conduit à la forteresse des Loinvoyants alors qu’il n’est encore qu’un enfant, il est confié au maître des écuries tel un rejeton bâtard de peu d’importance…

Jusqu’à ce que le Roi Subtil le remarque et décide d’en faire son assassin personnel. Suivant en grand secret l’enseignement d’Umbre qui l’initie aux arcanes complexes de la cour, il est formé à l’Art Magique pourtant réservé au sang pur, sous le joug du cruel Galen qui n’aura de cesse de lui rappeler sa condition. Commence alors pour Fitz une longue initiation semée d’embûches, objet malgré lui de manigances dont il tente, en dépit de son jeune âge, de comprendre les enjeux…

Mon avis

Comme je le disais, je suis fan de la série de Robin Hobb. A une époque, elle a même failli supplanter la Roue du Temps de Jordan dans mon petit coeur. Même si ce n'est pas le cas, elle ne se trouve vraiment pas très loin derrière. J'ai une grande affection pour toute la série, ainsi que pour celle à mettre entre les deux parties, les Aventuriers de la Mer (dont un tome est sorti en BD aussi et que je dois me proccurer).

A vrai dire, je ne sais pas trop comment donner mon avis sur ces sept tomes qui pour les connaisseurs vont donc du tout début de l'Assassin Royal à Guet-de-Négoce et la première attaque de Fitz avortée contre Royal. Cela couvre quelques trois tomes (découpage VO) de la série. Pour enfin pour finir la première partie, il faut encore couvrir quasiment tout le tome 3 du découpage VO.

Je me souviens de la première fois eu j'ai posé les yeux sur le tome 1 et où j'ai été des plus surprises par la première case. A tel point que j'ai embarqué ma BD chez un ami, fan comme moi, et que je lui ai montré. Sa réflexion fut la même que la mienne : "Merde, c'est vraiment comme ça que je voyais cette porte !".  Et pour beaucoup de chose, la reflexion sera la même.

Pourtant, il faut bien avouer que les auteurs, bien que fidèle aux livres, ont leur propres visions des personnages, qui ne correspond pas tout le temps à la mienne. Ainsi, je n'ai pas aimé le design du Fitz des deux premiers tomes, celui dessiné par Laurent Sierac.

Je ne dis pas par là que ses planches ne m'ont pas plus, loin de là. J'avais juste un peu de mal avec ses personnages. Lors du changement de dessinateur, pour le tome 3, j'ai commencé à un peu plus apprécié. Christophe Picaud ayant un style que j'apprécie un peu plus. Il reste tout de même dans la continuité de son prédécesseur, rendant ainsi le passage entre les deux plus doux (j'aurais eu du mal à me faire à un autre design, je pense). A vrai dire, je préfère vraiment les tomes par Picaud, mais cela reste très subjectif, ce sont mes gouts.

Pour en revenir aux personnages, que se soit dans les livres ou dans les BD, j'ai toujours un faible pour le fou. Et il reste aussi le personnage le plus proche de ce que j'avais en tête. De plus, les dessinateurs ont réussi, je trouve, à lui rendre cette impression d'étrangeté qui lui colle vraiment bien à la peau. Quel dommage par contre qu'il n’apparaisse pas aussi souvent que je l'aurais souhaité. Autre personnage vraiment bien réussi et collant bien avec l'original, c'est Umbre. A vrai dire, dans le roman, j'ai toujours eu du mal à vraiment me le représenter, là je n'ai plus le problème. Quant aux autres, même si physiquement, ils ne ressemblent pas vraiment à l'idée que je m'en faisais (mention spéciale pour Molly et Kettricken sur ce point-là), on retrouve très bien leur trait de caractère dans les traits du crayon.

J'en reviens aussi aux décors. Comme je le disais, la première case du tome 1 ressemblait vraiment à ce que j'avais en tête. Ce n'est malheureusement pas le cas de tous les décors. Je reste dessus de la manière dont a été représenté la falaise où Molly et Fitz se retrouvent pour pique-niquer. Pas assez falaise en fait. Seul un autre endroit aura eu l'effet de la première case, le jardin de la Reine, que se soit lors des entrainements à l'Art ou lorsque Kettricken le transforme. Mais en même temps, j'ai grandement apprécié voir le monde de l'AR autrement. Parce que faut bien dire qu'on s'habitue méchamment à sa vision et que parfois, la vision des autres peut s’avérer un peu plus juste que la sienne. Et puis, parfois, on visualise enfin un truc qu'on arrivait pas à voir.

Enfin parlons un peu de l'histoire. Nous retrouvons tout ce qui fait l'AR en livre, moins quelques passages surement jugés de moindre importance. Et non, cela ne gène pas. Du moins, cela ne m'a pas gênée puisque j'ai retrouvé les grandes lignes et intrigues principales des livres de Robin Hobb. 

Au final, cette série est, pour moi, une adaptation presque parfaite de la série. J'y ai retrouvé ce que j’appréciai dedans,  quelques passages ont manqué mais cela reste bon. Comme je le disais, j'ai un peu moins accroché à certains dessins, mais à vrai dire, cela n'a pas perturbé ma lecture. Je trouve aussi que pour ceux qui veulent découvrir la série sans toutefois passée par les livres, cela peut être une bonne alternative (même si, franchement, ne pas lire Robin Hobb est un sacrilège).

Bon à présent, il n'y a plus qu'à attendre la suite, je ne sais d'ailleurs même pas quand elle va sortir, il faudrait que je me renseigne (peut-être en cours d'année, ça serait bien) et à découvrir la série sur les Aventuriers de la mer qui a l'air prometteuse (vu quelques planches qui m'ont bien plus).









mardi 10 décembre 2013

Elisabeth, End Tome 1, Barbara Canepa et Anna Merli

Voilà une bande dessinée que je comptais mettre sous mon sapin, un petit cadeau de moi à moi. Sauf que j'aurais du demander le paquet cadeaux. Une fois à la maison, je n'ai pu m'empêcher de la lire.

Elisabeth, End Tome 1, Barbara Canepa et Anna Merli

Editeur : Editions Soleil
Collection : Métamorphose
Année de parution : 2012
Nombre de pages : 54

A lire si :
- Vous aimez les ambiances victoriennes et mystérieuses
- Vous voulez des personnages "spéciaux"
- Vous aimez chercher la petite bête

A ne pas lire si :
- Vous voulez une histoire simple

Présentation de l'éditeur

Imaginez...
Si le monde autour de vous jamais ne se mouvait.
Si le murmure du vent et le chuchotement de la pluie se répétaient inexorablement dans leur devenir monotone…
Si le silence, souverain, régnait jusqu'à ce que l'invisible ne soit vôtre…
Tel est mon univers.
Un monde où la berceuse du temps a cessé d'entonner sa complainte.
Un monde anémié, privé de toutes couleurs, où les esprits et les âmes perdues trouvent enfin la paix dans leurs mausolées solennels et sans âge...
J'ai 13 ans.
Elisabeth est mon nom.
Mes cheveux sont blancs comme la vie.
Si le cœur vous en dit, vous pourrez me rencontrer.
Mais pour cela, il vous faudra mourir….

Mon avis

Voilà une bande dessinée que je voulais lire depuis un moment. Mais lorsque j'ai eu un gros trou dans ma motivation pour en lire, j'ai laissé tombé. Reprennant petit à petit ce genre de lecture, je me suis offert le tome. Je ne connais absolument pas les auteures (oui, je n'ai jamais lu Skydoll, mais je compte y remedier), je me suis basée sur les illustrations que j'avais pu trouvé sur le web à l'époque de sa sortie. Du coup, j'ai eu tout plein de surprise, plutôt bonne, pour ce tome.

L'histoire commence par un enterrement, celui de la jeune Elisabeth, morte dans des circonstances que nous ne connaissons pas. Elle assiste à son propre enterrement. A partir de là, l'histoire prend forme. Nous découvrons une fillette semblant être un esprit dans un univers au delà du notre. Ses camarades de classe vont tenter de comprendre ce qu'il a pu lui arriver.

Autant le dire de suite, l'histoire est étrange. Nous n'avons pas vraiment de réponse quant au fait qu'Elisabeth soit un esprit (ou non), ni à ce qu'il a pu lui arriver. Nous naviguons dans le flou, tout comme ses camarades de classes. C'est une chose assez déroutante, je dois bien le dire. Du coup, j'ai eu l'impression de naviguer dans une espèce de rêve macabre et un peu malsain.

Cette impression est consolidé par les dessins de la bande dessinée. Leurs couleurs sont désaturées, tristes, pales et en même temps profondes. C'est étrange comme sensation en fait. En plus de cela, ils sont détaillés à l'extrême et vraiment très beaux. Les personnages sont très bien faits, leur émotions passent très bien. Bref, je suis sous le charme de cette BD.

Au final, j'ai donc vraiment apprécier cette première immersion dans le monde de End. Je l'ai trouvé des plus fascinantes et particulièrement onirique. J'espère que le tome 2 sortira bientôt et sera tous aussi beau.