Affichage des articles dont le libellé est thriller. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est thriller. Afficher tous les articles

lundi 10 octobre 2022

Santa Mondega, Anonyme

 Vous voulez savoir comment mon intérêt pour une saga que j'adorais il y a encore quelques temps baisse ? Quand j'achète le GF à sa sortie et que je le lis quand le format poche arrive en librairie... Ce n'est jamais bon, ça et ça se confirme à la lecture.

Santa Mondega, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection : 
Année de parution : 2021
Titre en VO : Showdown With the Devil
Année de parution en VO : 2021
Nombre de pages : 496

A lire si : 
- Vous aimez la saga
- Vous aimez le pulp
- Vous aimez quand ça part dans tous les sens

A ne pas lire si 
- Vous avez vraiment du mal avec l'humour pipi caca
- Vous n'aimez pas la violence gratuite

Présentation de l'éditeur : 

" Je suis la Mort, personne ne peut me tuer. "
L'heure est grave à Santa Mondega. Après avoir réglé son compte à Dracula, le Bourbon Kid est de retour, plus en colère que jamais. Sanchez, le patron du Tapioca, vient d'être nommé maire de la ville. Et une tempête de neige à l'intensité biblique s'apprête à s'abattre dans les rues. Simple coïncidence, ou ruse du diable ? Justement, celui-ci a réuni les meilleurs tueurs à gages qui existent pour éliminer le Kid. Parmi eux, un homme à la hache complètement cinglé, une sorcière, une tribu de cannibales et une armée de squelettes. Et pour couronner le tout, il a convoqué la Grande Faucheuse en personne...
Pour le Bourbon Kid et les Dead Hunters, l'heure de la traque a sonné.

Mon avis

Bon, on ne va pas se mentir longtemps. J'ai un problème avec la série depuis le tome précédent, peut-être même un peu avant. J'aime beaucoup le Bourbon Kid. J'aime de moins en moins les Dead Hunters. Voilà, mon problème vient des personnages qui gravitent autour de lui. Et pourtant, si on relit mes avis sur les tomes précédents, on peut voir que j'aimais toute la bande (ou presque). Mais je ne sais pas, quelque chose s'est passé et voilà que lire certain point de vue m'ennuie. 

En réalité, le gros problème, celui qui déjà était présent sur les derniers tomes, c'est l'humour du texte. On est sur quelque chose de très "pipi-caca-cul" et personnellement, c'est très loin d'être ma came. Alors, ça fait longtemps que j'ai lu les quatre premiers livres de la série, mais il me semble qu'il n'y en avait pas autant. Là, c'est à toutes les pages et, franchement, je ne trouve plus ça amusant (je n'ai jamais trouvé ça amusant d'ailleurs). Or, pour moi, la série, c'était surtout quelque chose qui me faisait bien trippée. Oui, il y avait des blagues qui ne me faisaient pas rire mais derrière, entre les références, l'ambiance et le Kid, ben ça m'allait parfaitement. Or, je me rends compte que depuis l'arrivée de Jasmine dans le groupe, ça va moins bien de mon côté. 

Parce que Jasmine cristallise pour moi tout ce que je n'aime pas dans la série depuis un moment. Enfin, non pas juste elle mais disons qu'elle ne fait partie. Et c'est dommage parce que le personnage peut être intéressant. Or, l'auteur s'en sert pour en faire une potiche pas très intelligente mais trop serviable qui lui permet, bien plus que Flake ou Beth, de sortir des trucs bien débiles et/ou répétitifs (sans déconner, le coup du téléphone, ça fait je ne sais combien de tomes qu'on y a droit et ça ne fait pas rire). C'est con parce qu'en plus, cette fois, elle a un rôle qui aurait pu être pas mal sur la fin. Dans le même genre, Sanchez me sort par le nez. Mais vraiment. Il n'apporte plus rien. Pour moi, son seul intérêt, c'est d'avoir Flake pas lui. Ils sont pour moi les personnages problématiques et malheureusement, ce sont aussi ceux qui apparaissent peut-être le plus. L'autre problème donc, c'est que clairement, les persos que j'apprécient le plus sont trop souvent mis à l'arrière plan. Rex est KO durant une bonne partie du roman, Elvis a quelques chapitres vraiment sympa mais c'est tout. Quant au Kid, il n'apparait lui aussi que peu. Et pourtant, il a tant à faire. Déjà, j'ai apprécié qu'on continue dans son humanisation. Il est affecté par ce qu'il se passe (et c'est passé) et certaines discussions (entre autre avec Flake ou Jasmine (comme quoi, Jas peut être plus utile que ce que l'on pense)) étaient plutôt pas mal. Par contre, côté tuerie, je l'ai trouvé un peu effacé en fait. Comme pour Elvis ou Rex, en fin de compte. L'auteur met le paquet côté Jas, Flake et Sanchez (et heureusement qu'il y a Flake) et laisse les trois autres un peu sur le bas de la route. 

Malgré ça, il y a un peu de bon tout de même dans le bouquin (sinon, je l'aurais pas fini, vous vous doutez). Déjà, je voulais voir comment le Kid allait réagir à tout ce qui se passe (bon par contre, je suis déçue sur un point, à savoir ce qu'il est arrivé à Beth ne semble plus l'affecter ou du moins, il n'en parle pas). Une fois encore, l'auteur a prit le pari de l'humaniser encore un peu plus et j'apprécie (mais je l'ai déjà dit). Ensuite, malgré les blagues pas drôle et l'humour d'un gamin de cinq ans, il y a assez de rebondissement pour que je tourne les pages. Oui, j'ai levé les yeux au ciel mainte fois mais oui, j'ai continué parce que, oui, je voulais savoir comment le Kid allait s'en sortir, et ça même si au bout de tant de tome, je sais à peu prés comme ça va se passer. 

Pour finir cet avis, je n'ai pas pris mon pieds autant que d'habitude. Je trouve que la saga n'arrive pas à se renouveler (et je prie presque pour qu'Arizona disparaisse rapidement histoire de ne pas avoir une Jas bis) Et vous savez ce qui est le pire dans tout ça ? Je sais que l'auteur prépare un nouveau tome et je sais aussi que je finirais par le lire (et peut-être même, comme celui-ci, à l'acheter dès sa sortie). Parce que j'aime énormément le personnage du Kid depuis le début (il y a quelque chose d'assez fascinant a apprécier un personnage comme lui, je trouve). Et du coup, ça m'énerve de voir la série devenir ce qu'elle est en ce moment. Bref, je crois que je vais relire les quatre premiers tomes bientôt, ça me fera du bien, tiens.

lundi 20 septembre 2021

Charlie, Stephen King

 J'arrive pile à temps avec mon King estival. Si si, il l'est toujours vu que nous sommes le 20 et que l'automne, c'est officiellement le 21 (et que de toute manière, je l'ai fini hier). Bref, cette année, j'ai donc choisi de lire Charlie, après que mon mari n'ait pas arrêté de me dire de le faire (parce qu'il fait parti de ses préférés)(bon la dernière fois que j'ai lu son préféré, Dreamcatcher, il ne m'avait pas plut du tout). 

Charlie, Stephen King

Editeur : J'ai lu
Collection : Epouvante
Année de parution : 1993 
Titre en VO : Firestarter
Année de parution en VO : 1980
Nombre de pages : 466

A lire si : 

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les longueurs

Présentation de l'éditeur : 

Dès l'enfance, le terrible pouvoir de la petite Charlie s'est révélé : qu'un objet, un animal, un être humain provoque en elle la moindre crainte, la moindre tension... et il se trouve aussitôt livré aux flammes ! Aujourd'hui la douce et jolie Charlie a sept ans et le cauchemar demeure. Certes, elle sait à présent que son pouvoir est un mal qu'elle doit combattre sans relâche pour en être un jour libérée, délivrée. Alors, de toutes ses forces, Charlie lutte, mais la pulsion souvent l'emporte et déferle. Indomptable, criminelle. Et l'enfant cède au désespoir... Comment ses parents pourraient-ils lui avouer l'atroce vérité - cette imprudence fatale qu'ils ont commise avant sa naissance ? A quel destin Charlie est-elle vouée ?

Mon avis

On va pas se mentir, ma première approche de Charlie, ce fut surement le film de 2002. Je ne me souviens pas avoir vu sa première adaptation avec Drew Barrymore mais je peux me tromper (pourtant, il me semble avoir vu un Charlie avant mes seize ans, il est donc possible que j'ai pu le voir). Je n'en garde que peu de souvenir, et c'est sûrement tant mieux, comme ça, je suis partie avec très peu d'apriori (oui enfin, si, celui que les films étaient sûrement des navets).

Imaginez que vous ayez besoin d'argent, parce que vous êtes étudiants, et que vous décidiez de faire partie d'une expérimentation sur un nouveau médicament. Jusque là, rien de grave. Sauf que le dit médicament est en fait une sorte de drogue qui va réveiller des fonctions que votre cerveau n'utilise jamais. Comme la télépathie par exemple, ou le contrôle mental. C'est ce qui est arrivé aux parents de Charlie. Bien qu'ils aient caché leur pouvoir pour pouvoir vivre en paix, ils sont surveillés par la Boite. Le jour où Charlie montre elle aussi des pouvoirs, sa vie et celle de ses parents va devenir un enfer. On retrouve Charlie et son père alors qu'ils fuient à travers New York. Andy cherche à tout prix à sauver sa fille de la Boite, sachant que s'ils la retrouvent, elle deviendra au mieux un rat de laboratoire, au pire, un cadavre. Il faut dire que les pouvoirs de la petite, à peine huit ans au début du livre, sont phénoménaux. Charlie est capable de mettre le feu à tout et n'importe quoi, surtout si elle est en colère, mais peut aussi utiliser de la simple télékinésie. Tout cela en fait donc une arme parfaite. 

Charlie possède pas mal de bon point. Le premier, c'est l'utilisation des pouvoirs de Charlie et de son père, Andy. Les deux ont en eux une puissance phénoménale et surtout la capacité de mettre le monde à leurs pieds. Enfin, en théorie. Parce qu'en pratique, ce n'est pas du tout ça. Andy subit de plein fouet l'utilisation de ce qu'il nomme la poussée. A chaque fois qu'il influence quelqu'un, une affreuse migraine fait son apparition, pire, avec le temps, ce sont plus probablement des vaisseaux de son cerveau qui pètent. De plus, il ne contrôle pas tout à fait sa poussée, pouvant créer des échos ou certain de ses ordres partent légèrement en cacahouète à cause de certains souvenirs de celui qu'il manipule. Du côté de Charlie, c'est un peu plus subtil. Pas de gros problème physique chez elle suite à l'utilisation de ses pouvoirs (trop jeune encore peut-être ?) mais plutôt côté psychologique. Là aussi, c'est particulièrement intéressant, l'enfant appréciant un peu trop pouvoir déclencher l'apocalypse alors que ses parents lui ont expliqué pendant des lustres que ce n'était pas bien. C'est quelque chose que j'apprécie, voir que les conséquences de l'usage de leur pouvoir soient plus forte que le dit usage. Parce que ça va conditionner une bonne partie du roman mais aussi la psychologie d'Andy et de sa fille ainsi que leur fuite.

Le second, ce sont les personnages, surtout ceux du côté de la Boite. Si nous suivons durant une bonne partie Charlie et son père, nous avons aussi beaucoup de passage vu par les méchants. Les personnages sont plutôt bien foutus, complexes aussi, surtout pour Rainbird, l'indien borgne, ou Cap Hollister. C'est toujours un réel plaisir d'avoir de bons méchants en face de soi, plus particulièrement quand ceux-ci sont persuadés d'être dans leur bon droit. Bon par contre, je dois bien vous dire que Rainbird est assez flippant dans son genre et que son obsession pour Charlie l'est tout autant. Même les personnages plus secondaires sont assez marquant, que se soit les psychiatres en chargent des McGee ou même ce pauvre truffions qui a le malheur de croiser Charlie à l'aéroport. C'est souvent un des points forts chez l'auteur et il nous le prouve une fois encore ici.

Par contre, il nous prouve aussi qu'il est capable de plomber tout un roman à cause des lenteurs. Alors quand je dis tout le roman, j'exagère un peu. Disons que les lenteurs commencent assez vite pour Charlie et que j'ai failli décrocher assez rapidement à cause de ça. Personnellement, je trouve que le roman aurait été bien plus efficace avec une bonne centaine de pages en moi. Il y a pas mal de digressions dedans qui ne font qu'alourdir l'histoire.  On perd rapidement le rythme à causse de ça. D'ailleurs, en parlant rythme, celui-ci est assez inégal. Il y a un bon tiers du livre où j'ai trouvé l'action trop peu présente par rapport aux restes. Alors, oui, ça permet de mieux comprendre les relations entre les gens de la Boite et les McGee (enfin, relation, si on veut hein, ils sont prisonniers de la Boite à ce moment) mais que c'est long. 

Au final, Charlie est plutôt sympathique à lire. On perd peut-être maintenant sa portée de l'époque (apparemment, King était un peu parano et n'avait plus beaucoup confiance en son gouvernement au moment où il a écrit le livre) mais il n'en reste moins intéressant dans son aspect eugéniste et paranoïa avec le gouvernement. Par contre, il ne fera pas partie de mes préférés (je lui préfére fortement un Shinning ou un Sac d'Os) et je pense qu'il est, malheureusement, facilement oubliable

vendredi 5 mars 2021

La Singularité Pandore, Essentia Hominis, tome 3, Benedict Taffin

J'avais beaucoup aimé les deux premiers tome d'Essentia Hominis, publié ici lorsque la série s'appelait encore Dimitri Hennessy. Il était temps que je retrouve ce cher baron dans une nouvelle aventure.

La Singularité Pandore, Essentia Hominis, tome 3, Benedict Taffin


Editeur : Benedict Taffin
Collection : 
Année de parution : 2018
Format : mobi

A lire si 
- Vous voulez un page-turner
- Vous voulez quelque chose qui pourrait être du James Bond mais en vachement mieux
- Vous voulez des personnages qui cachent bien leur jeu

A ne pas lire si :
- Vous n'avez pas quelques heures devant vous.

Présentation de l'éditeur : 

Une Intelligence Artificielle est née !
Mais l’un de ses composants est dans la nature.
Il est l’enjeu de sa liberté.
Une petite fille appelle à l’aide. Sa vie est liée à celle de l’IA.
Dimitri promet de venir à leur rescousse, mais a-t-il raison ? Ne risque-t-il pas de mettre en péril l’humanité ?
Après le code Minotaure et le génome Walkyrie, retrouvez le baron écossais dans de nouvelles aventures.
Un thriller de pure action ! Palpitant !

Mon avis

Alors que les deux premiers tomes avaient tendance à se baser surtout sur Dimitri et son passé, nous voilà dans la mère patrie de Roxane, l'Australie. Dimitri s'y est rendu pour retrouver l'une des opales de son grand-père. Suite à quelques péripéties, il reste encore un peu pour profiter de son voyage (tant qu'à faire). C'est alors que son ami Sam lui demande de lui rendre un service, ramener un étrange cube à la compagnie qui le fabrique. Là, il découvre que le dit cube est un Neuro, une sorte de cerveau informatique, et qu'il fait parti d'un ensemble permettant de faire vivre une IA. Et pas n'importe laquelle. Pandore, récemment libérée par un groupe de hacker, est une IA sentiente. Pas un programme expert, non, une vrai IA capable de penser et agir par elle-même. Il découvre en allant rendre le cube à son propriétaire que Pandore protège une petite fille, Kathy et que les deux sont en danger. Au même moment, Roxane entre en contact avec un vieil ami, chef du groupe de hackers ayant libérer Pandore. Il a besoin de son aide pour retrouver l'IA avant que celle-ci ne devienne incontrôlable. Forcément, les deux vont se retrouver et tout faire pour retrouver Pandore.

Peut-on parler du thème ? Si j'avais apprécié les deux premiers, la dépendance a toute forme d'informatique et la fin de celle-ci, puis le clonage. Le premier me parle forcément beaucoup de part mon métier, le second parce que je suis ultra curieuse. Mais là, comme vous dire, les IA sont quelque chose que j'adore dans la pop culture. Alors, j'avais très hâte de voir ce qu'allait en faire Benedict Taffin et comment elle allait tourner tout ça. Je n'ai pas été déçue. Pandore est une sorte de paradoxe. Le lecteur ne sait pas si elle finira comme Skynet (l'IA qui déclenche l'apocalypse dans Terminator)(d'ailleurs, je suppose grandement que Connor n'a pas été nommé comme ça pour rien) ou si elle aidera l'humanité d'une manière ou d'une autre. Ce doute plane tout le long du roman et est alimenté par les divers personnages. Dimitri voit forcément Kathy en elle, Roxane veut savoir si elle est vraiment sentiente et capable d'empathie, Kyle veut la voir comme gentille alors que son second l'imagine à la manière d'un Skynet. Quant à son créateur, Chris, il veut en faire une machine sous sa domination personnelle capable de faire ce que lui veut. Forcément, tous ses points de vue font augmenter la tension. En plus de ça, le roman se déroule quasiment sur une seule journée, et je peux vous dire qu'il s'en passe beaucoup.

Et puis, l'histoire permet de nous faire découvrir un peu plus Roxane. Elle qui était toujours un peu dans l'ombre prend beaucoup plus d'importance ici. Il faut dire que comme pour le Code Minotaure pour Dimitri, l'histoire de la Singularité Pandore se mêle étroitement avec le passé de notre chère hackeuse. Voir le passé et le présent de la jeune femme se télescopait comme il le fait ici est intéressant. Surtout quand elle essaie de démêler ce qu'elle peut ressentir, aussi bien pour Kyle, son amour de jeunesse, que pour Dimitri. Parce que oui, après le flirt poussé de Génome Walkyrie, nos deux protagonistes se rapprochent encore un peu plus (et franchement, j'aime beaucoup comment ça évolue entre les deux). D'ailleurs, en parlant de Dimitri, je l'ai trouvé plus sensible dans ce tome, un peu moins "james bondien" je dirais. Il reste toujours égal à lui-même mais il gagne un je ne sais quoi qui fait que je l'aime encore plus. J'ai aussi pas mal apprécié les personnages secondaires, avec une mention spéciale pour Lachlan et Becky. Je crois que le fait que le roman se penche beaucoup sur les relations, que se soit entre être humain ou entre humain et machine y est aussi pour beaucoup.

Au final, ce fut encore une très très bonne lecture, comme d'habitude avec Dimitri et Roxane, et surtout avec leur autrice. Je vous dirais bien que c'est mon tome préféré mais je dis ça pour tous lol. Il n'empêche que son thème est surement celui qui m'a pour l'instant le plus plu. Vivement le quatrième tome (et la nouvelle, n'oubions pas la nouvelle). 


dimanche 10 janvier 2021

La Neuvième Maison, Leigh Bardugo

 Avant toute chose, je tenais à remercier les éditions de Saxus pour m'avoir permis de gagner ce roman et surtout pour le boulot qu'elles font depuis un moment. D'ailleurs, si je n'avais pas gagné le dit roman, je ne l'aurais peut-être pas lu. J'avoue qu'il ne me disait pas grand chose de spécial à la base et qu'il n'a pas fait parti des sorties remarquables pour moi de la maison de Saxus. Disons qu'il ne faisait pas parti de mes priorités jusque là.

La Neuvième Maison, Leigh Bardugo

Editeur : De Saxus
Collection : 
Année de parution : 2020
Titre en VO :  Ninth house
Année de parution en VO : 2019
nombre de pages : 525

A lire si 
- Vous aimez le surnaturel
-Vous aimez les héroïnes qui n'en sont pas vraiment
- Vous aimez les secrets

A ne pas lire si ;
- Vous n'aimez pas les nombreux flashbacks
- Vous voulez que ça bouge de suite

Présentation de l'éditeur :

Alex "Galaxy" Stern a vécu une adolescence chaotique. Elévée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonnée l'école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir.
A 20 ans, elle est la seule survivante d'un horrible massacre inexpliqué, et c'est sur son lit d'hôpital qu'elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé. Cette entité, appelée la Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la marine sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses. 
Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux, elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d'une jeune fille. Ce qu'elle va découvrir va bien au delà de l'horreur...

Mon avis

Comme je le disais, la Neuvième Maison ne faisait pas partie des sorties remarquables de la maison d'édition pour moi. Sa quatrième de couverture ne me disait pas grand chose, et j'avais vu des avis assez mitigé dessus. Il faut dire que Leigh Bardugo, son autrice, a une sacrée réputation dans le domaine Young Adult avec le Grishaverse et son passage a quelque chose de plus adulte était attendue. N'ayant lu que Six of Crow de l'autrice, et l'ayant vraiment beaucoup aimé, j'avais peut-être un peu peur de ne pas apprécier. J'ai donc fait en sorte d'oublier ce que j'avais lu dans les critiques et je me suis lancée.

Le prologue m'a de suite plu. Il a ce côté mystérieux qui donne envie de lire la suite. Il permet aussi de commencer à mettre en place l'univers du Léthé sans trop en dire non plus. En quelques pages, j'étais prise au piège, je voulais savoir comment Alex Stern était arrivée dans le Clapier, ce qui l'avait mordu, pourquoi et comment elle allait bien pouvoir se sortir du bordel où elle semblait être. Autant dire qu'en quelques pages, Leigh Bardugo a réussi à m'attraper dans ses filets et me faire passer du début du printemps à l'hiver et l'automne précédent à la découverte de Yale, de ses sociétés secrètes et de la magie qui entoure le camps et la ville.

Yale est connu dans le monde entier comme étant l'une des meilleures universités des Etats-Unis. Elle est connue pour avoir eu sur ses bancs des présidents, des personnalités politiques, culturelles, scientifiques et j'en passe. Elle est aussi connu pour ses sociétés secrètes estudiantines (qui ne le sont plus tant que ça), comme la Bones and Skulls (surement la plus connue) ou encore la Scroll and Key... Ces sociétés secrètes, dans le roman, usent de la magie pour gouverner le monde dans l'ombre. La Bones and Skulls pratique par exemple la divination dans les entrailles humaines, Book and Snake la nécromancie, le Manuscrit la magie des miroirs et des glamours... Afin de préserver leur secret mais aussi la tranquilité du monde qui les entoure, une neuvième maison a été crée, le Léthé. Elle a pour mission de surveiller l'utilisation de la magie et de protéger les huit maisons du Voile. Une mission dont elle s'acquitte sans trop de mal depuis pas mal d'année. C'est dans cet univers que nous entrons de pleins pieds avec Alex Stern, jeune femme au passé trouble et à la capacité de voir les fantômes. Un univers sombre, mystérieux et violent. Alors qu'elle tente de s'accrocher à la seconde chance que lui a offert le doyen Sandow, elle doit faire face à la disparition inquiétante de son mentor, Darlington, et au meurtre d'une fille de la ville, Tara. 

J'ai beaucoup aimé l'univers du roman. Je pense que vous me connaissez assez pour savoir qu'une histoire avec des sociétés secrètes usant de magie interdites ne peut que me plaire. C'est effectivement le cas. J'ai beaucoup aimé la manière dont Bardugo se sert des sociétés (qui existent réellement), leur insuffle la magie et surtout utilise les diverses rumeurs qui ont pu courir sur elles depuis leur création. J'ai eu l'occasion de me pencher un peu sur la Skull and Bones il y a quelques temps de ça (la faute à un reportage sur Arte parlant d'une de leur île) et autant dire qu'il court autant de rumeurs sur elle que sur les loges franc maçonnique (j'ai un faible pour les sociétés secrètes, je l'avoue). Mais surtout, j'ai adoré l'ambiance que tout cela donne à Yale et à New Haven. La vie étudiante y gagne un petit quelque chose de plus. On y retrouve tout ce que l'on peut imaginer qu'un jeune américain pourrait y vivre, tout ce que les films nous ont montrés, avec une touche de morbide, de violence assez glaçante au final. Surtout que l'autrice a tendance à aller dans les coins sombre, à montrer le pire de ce que l'humain peut faire. 

Alex Stern, malgré ce qu'elle pense, parait plus qu'à sa place dans le Yale que son autrice nous montre. La jeune femme est détruite depuis bien longtemps. Sa capacité à voir les morts la mené au fond du trou depuis bien longtemps. Son ancienne vie à Los Angeles n'a fait que la noyer dedans un peu plus. Elle a envie de se fondre dans Yale, de devenir la parfaite petite étudiante. Une image qu'elle entretient durant une bonne partie du roman, la première. Alex essaie de se plier à ce qu'elle veut être et ça malgré ce qu'il se passe autour d'elle. Cela se ressent dans la lecture. Entre la présentation, assez longue de l'univers, des maisons et de ce dont elles sont capable, Alex semble aussi perdue que nous. Elle est noyée dans tout ça, se laisse aller d'un côté et de l'autre. Cette première partie en devient parfois un peu trop lente, trop descriptive, Alex trop transparente à mon gout. Seul les chapitres de Darlington m'ont semblé avoir beaucoup d'importance. C'est un personnage qui j'ai apprécié même si nous ne le voyons pas assez et que très souvent, nous sommes confrontés au souvenir qu'Alex a de lui. Mais à partir du moment où la jeune femme commence à écorcher l'image qu'elle veut faire d'elle, où elle redevient l'ancienne Alex, le roman prend un autre tournant. Tout s'accélèrent afin d'arriver au final (que je n'ai pas totalement vu venir d'ailleurs).

Enfin, un petit mot sur le style de l'autrice. Si vous détestez les flashbacks, les digressions et autres, passez votre chemin. Leigh Bardugo aime en user, et parfois en abuser. Cela peut clairement rebuter les lecteurs. Personnellement, je trouve que ça le charme du roman et que tout est plutôt bien amené. C'est d'ailleurs quelque chose que j'avais déjà remarqué chez elle en lisant Six of Crows. Ici, c'est peut-être un peu plus présent, surtout quand on sait qu'elle revient déjà dans le passé (récent) avec les chapitres de Darlington et qu'elle le fait aussi durant les chapitres d'Alex pour approfondir l'histoire de la jeune femme.

Au final, j'ai apprécié ma lecture. Vraiment. Et au vu de sa fin, j'ai très très hâte de pouvoir lire la suite (j'espère qu'il y aura une suite, il faut qu'il y est une suite). J'ai beaucoup aimé que le roman prenne son temps, qu'il nous livre ses secrets petit à petit. J'ai adoré le mélange du fantastique avec le thriller (même si j'aurais peut-être voulu un peu plus de thriller parfois). Ce fut vraiment une bonne lecture. 

vendredi 13 novembre 2020

L'Illusion, Maxime Chattam

Et voilà, le Chattam de l'année est déjà lu. Après un thriller bien à l'américaine, nous revoilà en France, plus précisément dans les Alpes avec un roman qui fait un petit peu froid dans le dos tout de même.

L'Illusion, Maxime Chattam

Editeur : Albin Michel
Collection : 
Année de parution : 2020
Nombre de pages : 464

A lire si :
- Vous aimez les huis-clos
- Vous appréciez les tours de magie
- Vous aimez bien vous faire un peu peur

A ne pas lire si :
- C'est le soir, il est tard et vous êtes seul (et peureux)
- Vous n'aimez pas avoir trop peur

Présentation de l'éditeur : 

Bienvenue à Val Quarios, petite station de ski familiale qui ferme ses portes l'été.
Ne reste qu'une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d'arriver, mais déjà, quelque chose l'inquiète. Ce sentiment d'être épié, ces "visions" qui le hantent, cette disparition soudaine...
Quels secrets terrifiants se cachent derrière ces murs?
Hugo va devoir affronter ses peurs et ses cauchemars jusqu'à douter de sa raison...
Bienvenue à Val Quarios, une "jolie petite station familiale" ou la mort rôde avec la gourmandise d'une tempête d'été.

Mon avis

En prenant en main le roman, je me suis presque de suite dit que la couverture faisait quand même très Shinning. Or, j'ai adoré le roman de King, son sentiment d'isolement, son fantastique distillé petit à petit et les frisons qu'il m'a causé. Je me suis demandée si Maxime Chattam allait être à la hauteur de ce que je voyais avec cette couverture. Savoir que sans même l'avoir ouvert, je commençais déjà à le comparer à un des romans du Maître de l'Horreur, c'était déjà quelque chose. Arrive le premier chapitre et cette impression qui reste. Je vais lire un Shinning-Like, mais dans les Alpes, en été et avec un peu plus de personnages. Même le personnage principal a des relents de Jack Torrance, l'alcool en moins. Autant dire que j'ai été assez surprise. Je compare souvent les deux auteurs parce qu'ils ont le même style d'histoire, surtout lorsque Chattam s'aventure comme cela dans l'horreur, mais jusque là, il n'y avait pas autant de chose en commun dès le départ. J'ai eu un peu peur d'un manque d'inspiration ou quelque chose comme ça. Et puis, j'ai continué ma lecture, et j'ai trouvé la patte de Maxime Chattam, et finalement, le coup du Shinning-Like, c'est surtout pour l'hommage (et heureusement). Il n'empêche qu'on ne se mentira pas, c'est un hommage quand même et il est plutôt bien fait.

Mais revenons à l'Illusion. Hugo est acteur-auteur, il s'est séparé de sa compagne trois mois plus tôt après sept ans de vie commune, n'a pas ou plus d'amis, déprime comme pas possible et se replie sur lui-même. Alors, la petite annonce pour aller bosser dans une station de ski durant l'été, loin de tout, ça avait grave l'air fait pour lui. C'est comme ça qu'il se retrouve à Val Quarios, avec une douzaine de personnes pour cinq mois. Parfait pour se ressourcer, se retrouver. Mais dès sa première semaine, l'une des saisonnières disparait de manière pour le moins étrange. Hugo a des visions, son imagination prend régulièrement le dessus, lui montrant des choses terrifiantes. Et il y a les guirlandes d'os dans la sapinière aussi.  Sans parler de l'étrange propriétaire de la station, Lucien Strafa, un prestidigitateur de génie ayant disparu de la scène voilà plus de 40 ans. Et si tout était de sa faute ? Et si le vieux magicien vivant dans le manoir à côté avait vendu son âme au diable ?

Tout est fait pour que l'angoisse monte petit à petit. J'ai dévoré le livre, tournant les pages sans m'arrêter. J'ai eu envie de savoir qui était Strafa, ce qu'il se passait, comment ça se passait. Je voulais découvrir le secret de cette Illusion, et ça, même si parfois Hugo m'agaçait, même si j'ai eu l'impression de redite, souvent. Même si les personnages ne m'ont pas tant touché que ça. Ils sont d'ailleurs à peu prés inexistant tant on suit Hugo et que pour lui, seule compte Lilly, et peut-être un peu Jina, les deux seules à partager son avis. En fait, je me suis concentrée sur les illusions du roman. Sur la partie fantastique qui s'écoule petit à petit, sur l'avancée de l'intrigue (même si c'est parfois un peu laborieux tant Hugo m'a parut parano)(en même temps, il a de quoi). Et là, ça fonctionne pour moi. 

Il faut dire que l'auteur la distille goutte par goutte, de manière à nous demander si c'est la réalité ou non. Tout comme son personnage, nous finissons par tomber dans une sorte de paranoïa intense, suspectant tout et tout le monde. L'illusion devient parfaite. Et elle aurait pu le rester. Parce qu'on entre dans le gros bémol du roman pour moi, sa fin. Sans la dévoiler, elle dévoile tout. Le pourquoi mais encore plus le comment. Et ça m'ennuie un peu. Le roman est conçu comme un tour de magie. Or un magicien ne révèle jamais ses tours et secrets. Du coup, le dernier chapitre (pas l'épilogue par contre), m'a semblé de trop. Et il a fait retomber le soufflet chez moi. Dommage parce que j'avais quand même un presque sans faute (et ça malgré le caractère d'Hugo et la non existence des autres).

Au final, c'est donc un roman qui se laisse lire plutôt bien, pas forcément flippant à sa lecture mais qui laisse une bonne impression, surtout dès qu'il fait noir (je suis quelqu'un qui cogite beaucoup la nuit, ça aide). Je trouve sa fin trop prévisible, et franchement, je me serais arrêtée un chapitre plus tôt si j'avais su. Ce n'est pas le meilleur Chattam que j'ai lu pour le moment (Le Signal est drôlement plus intéressant si on veut rester dans l'horrifique) mais ça se laisse bien lire. 

lundi 12 octobre 2020

Le Génome Walkyrie, Essentia Hominis, tome 2, Benedict Taffin

Une fois encore, Benedic Taffin m'a fait confiance (merci, merci, merci) et m'a confié son Génome Walkyrie, second tome des aventures du Baron Dimitri Hennessy. Et je suis super contente. J'ai adoré le premier tome, le Code Minotaure, j'ai encore plus aimé celui-ci.

Le Génome Walkyrie, Dimitri Hennessy, tome 2, Benedict Taffin

Editeur : Benedict Taffin
Collection : 
Année de parution : 2017
Format : mobi

A lire si 
- Vous voulez un page-turner
- Vous voulez quelque chose qui pourrait être du James Bond mais en vachement mieux
- Vous voulez des personnages qui cachent bien leur jeu

A ne pas lire si :
- Vous n'avez pas quelques heures devant vous.

Présentation de l'éditeur : 

Une découverte prodigieuse !
Le premier utérus artificiel humain a été créé !
Et volé…
Ici et là, des hommes et des femmes disparaissent.
La nation Walkyrie est en marche.
Une fois de plus, le futur de notre monde est entre les mains de Dimitri Hennessy.
Après le code Minotaure, retrouvez le baron écossais dans de nouvelles aventures.

Mon avis

Comme je le disais, j'ai adoré le premier tome des aventures de Dimitri Hennessy. D'ailleurs, je l'avais lu en très peu de temps, dévorant l'histoire comme si c'était des petits bonbons. Si j'ai lu ce second tome un peu moins vite c'est parce que je voulais en profiter (et que j'ai oublié mon kindle aussi et que du coup, j'ai pas pu lire entre midi et deux (shame on me, j'ai râlé toute la journée à cause de ça d'ailleurs)). Cela ne veut pas dire qu'il est moins bien, d'ailleurs, je crois même qu'il est meilleur. Meilleur parce qu'on connait les personnages, que l'autrice s'amuse fort beaucoup avec eux et que le thème du roman n'est pas si simple que ça à aborder. 

Dans ce tome, après un premier chapitre amenant notre baron préféré dans les eaux des Caraïbes à la recherche de l'une des pierres semi-précieuse de son grand-père, le revoilà à Londres, où il doit participer à une réception dans un laboratoire travaillant sur le génome humain. Le laboratoire Cybria est d'ailleurs à la pointe de la technologie, à tel point qu'ils ont conçu la Matrice, un utérus artificiel humain. Or, l'entreprise est attaqué en pleine réception, la Matrice volée, son créateur assassiné. Les Veilleurs confient l'enquête à Roxane, qui se trouvait déjà chez Cybria pour d'autres raisons. De son côté, Dimitri par à la recherche d'Allison, la fille de l'un des dirigeants de Cybria (et ami de la famille). Forcément, les deux affaires se rejoignent et ce qu'ils vont découvrir fait plutôt froid dans le dos...

Le fils conducteur de ce nouveau roman est particulièrement sensible. Le génome humain est une chose merveilleuse sauf quand on joue un peu trop avec. C'est sur ce constat que l'on part dans le Génome Walkyrie. Il y est question de manipulation génétique, de création de l'humain "parfait", d'eugénisme mais aussi, un peu, d'espoir (parce que les manipulations génétiques pourraient permettre d'enrayer certaines maladies). Or, comme souvent en science, le problème de l'éthique se pose, et pas qu'un peu ici. Je trouve que Benedict Taffin s'en sort brillamment là-dessus. Elle a su mettre l'accent sur cette éthique-là, sur les problèmes qu'un utérus artificiel mais surtout sur l'intervention humaine à ce niveau pourraient amener. J'ai particulièrement apprécié avoir plusieurs sons de cloche, celui des scientifiques qui voient l'avenir dans le projet, celui des fanatiques religieux (le PKO, ordre de "chevalerie" qui prône la suprématie masculine toxique) qui y voit une abomination totalement, celui des fanatiques de la race parfaite (les Walkyries, que je vous laisse découvrir) et puis, celui, beaucoup plus nuancé de personnes en dehors de tout ça, qui sont capables de voir le pour et le contre. Ca donne vraiment tout son charme au roman et surtout ça permet d'avoir une intrigue qui tient particulièrement bien la route et qui se complexifie au fur et à mesure. 

D'ailleurs, en parlant de l'intrigue, j'ai apprécié sa "complexe simplicité". Alors, oui, là, dit comme ça, ça à l'air bizarre comme concept. En fait, l'intrigue en elle-même est assez simple, un objet est volé, il faut le retrouver. Ca n'aurait pu être que ça sans le talent de l'autrice. Parce qu'elle nous lance plusieurs pistes, qu'on va les suivre toutes de près ou de loin (jusqu'à se poser parfois la question de "mais pourquoi elle nous parle de ça ???")(sachez que tout a une réponse, même quand on s'y attend le moins) jusqu'à la fin. Le tout fait du Génome Walkyrie un parfait page-turner, qui se laisse lire autant pour son intrigue, ses réflexions que ses personnages.

Venons-en d'ailleurs aux personnages. J'avais déjà beaucoup aimé Dimitri et Roxane dans le premier tome. Je les ai trouvais encore mieux dans ce second. Je les ai trouvé tous les deux bien plus "humain" que dans le premier tome. Peut-être parce que nous les connaissons et que Benedict Taffin peut se pencher un peu plus sur des détails et surtout sur la manière dont les deux interagissent entre eux. Je dois bien dire que j'ai adoré les voir flirter (c'était assez amusant à lire je trouve, surtout que finalement, ça va leur va assez bien cette tension entre les deux), mais j'ai surtout aimé voir la manière dont ils se soutiennent. Et puis, je dois bien avouer qu'ils m'ont émus tous les deux (mais je vous dirais pas pourquoi, parce que ça spoile la fin quand même). Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste. La nouvelle galerie est impressionnante, entre les Walkyries, si semblables et pourtant assez différentes, Cassandra et Lucifer (que je vous laisse découvrir et que j'ai beaucoup apprécié)(j'aimerai en dire plus mais je peux pas sinon ça va spoiler) mais aussi Mattéo, italien catholique coureur de jupon et millionnaire. Le rital va faire équipe avec Roxane, se qui va entrainer pas mal de moment assez amusant. D'ailleurs, son évolution à lui est assez particulière puisqu'elle soit grandement ce qu'il se passe dans le roman.

Je pense qu'il est temps de finir mon petit avis (pas si petit que ça en fait j'ai l'impression). J'ai vraiment aimé. On plonge dedans sans problème et on en sort difficilement tellement on a envie de rester avec Dimitri et Roxane. Le roman est clairement addictif et on ne peut qu'en redemander après l'avoir lu. J'apprécie voir les personnages évoluaient comme ils le font, devenant de vrais compagnons durant ma lecture. C'est donc un coup de cœur, et je dirais même que vu comme on est parti, c'est clairement toute la série qui en est un (même s'il m'en manque encore deux à lire)

vendredi 3 juillet 2020

Le code Minotaure, Essentia Hominis, tome 1, Benedict Taffin

Lorsque Benedict Taffin a proposé de lire son techno-thriller sur twitter, je me suis proposée en bataillant contre mon syndrome de l'imposteur. J'ai déjà eu l'occasion de lire l'autrice il y a longtemps avec la Pucelle et le Démon (déjà huit ans, dites donc, ça passe vite) et j'avais beaucoup aimé. Et puis, je voyais passer le Code Minotaure depuis un moment dans ma TL et j'avais bien envie de le lire. Ben vous savez quoi, j'ai eu raison (et prends toi ça l'imposteur !).

Le code Minotaure, Benedict Taffin

Editeur : Benedict Taffin
Collection : 
Année de parution : 2017
Format : mobi

A lire si 
- Vous voulez un page-turner
- Vous voulez quelque chose qui pourrait être du James Bond mais en vachement mieux
- Vous voulez des personnages qui cachent bien leur jeu

A ne pas lire si :
- Vous n'avez pas quelques heures devant vous.

Présentation de l'éditeur : 

La fin d’Internet est programmée !
Dans moins de 48 heures, un virus informatique plongera le monde dans le chaos.
Une seule chance d’éviter le cataclysme : le code Minotaure.
Pour s’en emparer, Français, Américains et Russes sont prêts à tout.
Une seule personne pour les contrer : Le baron Dimitri Hennessy.
Un thriller de pure action ! Explosif !

Mon avis

Profitant d'une belle panne de lecture numérique (lire en fantasy en même temps que la Voie des Rois n'est donc pas une bonne idée...), je me suis lancée dans le Code Minotaure. J'ai commencé tranquillement entre midi et deux, et puis, j'ai du attendre le soir. Et j'avais pas envie d'attendre. Les quelques chapitres lus à midi m'avait donné l'eau à la bouche. Je voulais savoir si le baron Dimitri Hennessy allait réussir à retrouver la clé USB contenant le code Minotaure afin de sauver internet (et accessoirement tout le système économique de la planète). Je voulais savoir comment Roxane Harris allait entrer en jeux dans cette histoire. Et comment ça allait se finir. Le premier jour de lecture, j'ai donc lu 60% du roman. Et j'ai râlé parce qu'il fallait vraiment que je dorme et que mes yeux n'arrivaient pas à rester ouvert. Bref, je vais pas vous tenir en haleine plus longtemps, pour moi, le Code Minotaure, c'est un bon gros coup de cœur, et ça fait longtemps que ça m'était pas arrivé sur du thriller.

Le code Minotaure nous embarque donc à la suite du Baron Dimitri Hennessy, noble russo-écossais qui n'est pas sans rappeler James Bond et Lara Croft. Le jeune homme est un aventurier et nous le découvrons en Syrie, à la recherche des Opales volées de son grand-père. Une rencontre entre le lecteur et lui pour le moins explosive et qui nous donne le ton de ce roman. On ne va pas s'ennuyer une seule seconde. De retour à Londres, il repart presque aussitôt pour Paris assister à l'enterrement de son meilleur ami, Alexei Alexandrov. Celui-ci a été assassiné pour avoir cacher une clé USB contenant le seul moyen d'arrêter un terrible virus informatique. Dimitri va se lancer dans une chasse aux trésors haletante qui va l'opposer au père de son ami, à la mafia russe et à un hacker fou. Il va pouvoir compter sur l'aide de Roxane Harris, envoyée elle-aussi à la recherche du code par une étrange organisation.

Il y a pas mal de chose à dire sur ce premier tome. Déjà, il y a l'intrigue. J'ai toujours un peu peur lorsque je vois qu'on va parler, ne serait-ce qu'un peu, informatique. Souvent les auteurs veulent trop en faire et je m'arrangerais les cheveux en les lisant (je bosse dans l'informatique, hein, même si je connais pas tout, je sais de quoi je parle généralement). Ici, je n'ai pas eu de soucis. Oui, on a une des hackers, un virus, du piratage. Mais on ne rentre pas dans les détails trop techniques (tout en ne laissant pas le lecteur dans le flou  non plus) et j'apprécie beaucoup. Surtout que pas besoin d'aller trop loin dans les détails pour que le lecteur comprenne ce qu'il se passe. Pour en revenir à l'intrigue, elle fonctionne parfaitement. Avec très peu de temps mort, le lecteur suit les aventures du baron et tremble avec lui. Ça n'arrête quasi pas, courses poursuites, explosions, fusillade. Rien ne nous est épargné. On pourrait se croire dans un très bon James Bond avec l'avantage d'avoir Dimitri à la place de James (quoiqu'il ressemblerait pas mal au James de Daniel Graig pour moi). On tourne les pages sans même s'en rendre compte, faisant défiler le décompte jusqu'à l'exécution d'Apocalypse. Le tout est amené par une écriture fluide et efficace particulièrement agréable à suivre. J'ai aussi grandement aimé les casse-têtes qui émaillent les diverses actions, amenant Dimitri et Roxane d'un coin à l'autre de Paris. Ils permettent de se poser un peu le temps de les résoudre mais aussi d'en découvrir un peu plus sur le passé de Dimitri et d'Alexei.

Parlons à présent des personnages. J'ai aimé quasiment tous les personnages du roman. Ils sont tous complexes et cachent pas mal de chose. On aurait pu avoir la jolie mannequin pas futée, la hackeuse ultra geek, le noble qui ne pense qu'à lui, le mafieux russe et j'en passe. Tous sont basés sur des archétypes du livre/film d'action-espionnage. Or, tous ne sont pas ce qu'ils semblent être. Et ça, j'apprécie beaucoup. J'ai aimé les répliques mordantes de Dimitri et découvrir petit à petit qu'il n'est pas juste un baron en mal de sensations fortes comme on peut le croire au départ. De même Roxane Harris n'est pas juste une pro de l'ordinateur, grande gueule et ne se laissant pas marcher sur les pieds (elle, j'attends vraiment de lire les prochains tomes pour mieux la connaitre). Les deux sont parfaits pour leur rôle. Et pour les secondaires, j'ai eu un faible pour Olga, la douce épouse d'Alexandrov (19 ans, mannequin, mariée à un mec qui doit en avoir une bonne cinquantaine mais qui est plein de fric, chose fragile et faible qui s'avère finalement bien plus maligne qu'elle ne donne à le penser) mais aussi pour Boris. Les deux prouvent que l'habit ne fait pas le moine.

Et puis derrière la partie divertissement du roman, il y a celle qui fait un peu plus réfléchir sur la manière dont tourne la société aujourd'hui. Ce n'est pas une critique acerbe de celle-ci, plutôt une vision, assez bonne, de comment ça fonctionne aujourd'hui. Le virus Apocalypse a pour but de détruire le réseau en infectant un grand nombre d'ordinateur et de serveur partout dans le monde. Maintenant, imaginez donc ce qu'il pourrait se passer dans ce cas. Oui, l'économie mondiale repose sur l'informatique, internet et autres. Un seul homme ou un groupe pourrait tout détruire et paralyser absolument tout. Terrifiant n'est-ce pas ? Ben dites vous que ce n'est pas totalement de la fiction. Et que ce qu'il se passe dans le code Minotaure pourrait très bien se passer IRL (bon, peut-être sans la partie espionnage/james bondienne et organisation secrète).

Je pense qu'il est temps de finir cet avis. Donc, oui, oui, je le redit, j'ai adoré ce premier épisode de la série Dimitri Hennessy (trois autres tomes sont sortis déjà). Je me suis plongée dedans et j'ai eu un mal fou à refermer le livre. C'est prenant, addictif, bien écrit et passionnant. Si vous aimez les thrillers nerveux, jetez-vous dessus.





jeudi 7 novembre 2019

Un(e)secte, Maxime Chattam

J'avais très hâte de lire le nouveau Chattam après le Signal qui avait été le premier coup de cœur de l'année. Et c'était sans parler des retours de ceux qui l'ont lu un peu avant. Je l'ai acheté dès sa sortie et lu dans la foulée. 

Un(e)secte, Maxime Chattam

Editeur : Albin Michel
Collection : 
Année de parution : 2019
Nombre de pages : 454

A lire si :
- Vous n'avez pas peur des insectes
- Vous aimez les enquêtes policières

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez vraiment pas les insectes
- Vous vous attendez à avoir tout le long

Présentation de l'éditeur : 

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s'organiser ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.
Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d'une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s'entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante.
Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démanger.

Mon avis

Comme je le disais, j'avais très très hâte de lire ce nouveau Chattam. J'aime beaucoup ce que fait le monsieur, et je ne résiste pas à l'idée de me faire un peu peur en lisant, surtout en cette période. Alors, je me suis un tout petit peu jeté sur le livre que j'aurais fini plus tôt si mon weekend n'avait pas été aussi occupé. En parlant de me faire peur, le prologue est assez anxiogène pour moi qui déteste les araignées et les petites bêtes (je ne leur ferais pas de mal, mais si elles pouvaient rester loin de moi, ça serait cool, hein). Il est aussi particulièrement efficace, nous faisant entrer directement dans l'histoire. Sauf que si le prologue est ultra efficace, il faut attendre un petit peu pour retrouver son ambiance. Car Un(e)secte n'est pas tout à fait un livre d'horreur. C'est surtout deux enquêtes particulièrement intéressantes à lire qui finiront pas se regrouper (je ne spoile absolument pas, on s'en doute quand même pas mal). 

La première est menée par un inspecteur du LAPD (la police de Los Angeles, donc), Atticus Gore, suite à la découverte d'un squelette sur une scène de crime remplie de cadavres d'insecte. Si déjà, la présence d'insectes est étrange que le squelette soit celui d'un homme encore vivant la veille l'est encore plus. L'enquête d'Atticus va le mener jusqu'au bas-fond de Los Angeles où ce qu'il va découvrir est bien plus gros que ce qu'il ne pense. L'autre enquête est mené par Kat Kordell, détective privée de New York, missionnée pour retrouver une jeune femme disparue. Là aussi, la privée ira jusqu'au pire endroit de sa ville afin de découvrir la vérité.

J'ai apprécié les deux enquêtes dans le sens où elles sont complémentaires mais bien différentes. On se doute d'ailleurs tout le long que les deux protagonistes vont finir par se rencontrer sans trop savoir comment. L'un enquête sur un meurtre mettant en scène des insectes, l'autre sur ce qui semblerait bien ressembler à un enrôlement dans une secte. Le rapport ? C'est le titre du roman qui nous le donne et je n'en dirais pas forcément plus pour ne pas trop spoiler. Il n'empêche que j'ai adoré voir les éléments se mettrent ne place de chaque côté, bien que j'ai eu une petite préférence pour la partie Atticus (lié au personnage, je pense, on y reviendra après). Peut-être le fait que je n'avais pas exploré Los Angeles version Chattam, ce qui n'est pas le cas de New York (où je me suis souvent demandé si Annabel ou Brady n'allaient pas faire une infime apparition)(plus Brady qu'Annabel d'ailleurs). Il n'empêche que comme toujours, l'auteur arrive à distiller ses informations sans qu'on ne s'en rende tout à fait compte (quoique j'avais deviné pour une personne). 

Mais, ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est toute la partie un peu plus psychologique du roman (et je ne parle pas du fait que j'ai eu l'impression d'avoir des insectes sur moi au prologue et à certains moment dans le roman)(quoique). Un roman sur les sectes va forcément parler de fragilité psychologique, d'isolement ou encore d'influence. Il le fait de manière intelligente et surtout il finit par englober les protagonistes principaux. Ainsi, on a un Atticus Gore déjà marginalisé dans son travail et même dans sa vie. Le flic est gay, n'a pas de vie de famille, préférant payer ses amants d'un soir ou plus, n'a pas d'amis non plus. Il n'est pas apprécié, souvent raillé par ses confrères à cause de son orientation sexuelle. Il ne faudrait pas grand chose pour qu'il bascule dans la solitude la plus complète, voire qu'il perde son boulot. C'est un personnage qui n'en ai pas moins attachant dans ses faiblesses et qui en tire parfois une force incroyable. Surtout, ce n'est pas un super enquêteur à qui rien ne fait peur. Même son goût pour le Metal a quelque chose à voir avec ça et renforce sa personnalité. IL en va de même pour Kat. Elle vit seule, ne s'attache pas à son mec avec qui elle est depuis six ans, a peur de vieillir. Elle aussi, d'une certaine manière, s'isole du monde. Mais ils sont assez forts tous les deux pour ne pas tomber dans le pire. Ca ne tient pas à grand chose souvent. Ca les rend particulièrement humains.

Le seul petit défaut que je trouve au roman, du coup, c'est que je n'ai pas vraiment flippé. Je m'attendais, pas forcément à avoir peur, mais disons à frisonner quand même un peu plus. Or, ce n'a pas tout à fait été le cas. Les enquêtes sont efficaces, la dernière moitié du roman (dont je ne parle pas vraiment pour ne pas trop en dire) aborde des thèmes que j'apprécie assez lire mais je n'ai pas eu ce petit frisson que j'ai apprécié sur le Signal par exemple ou sur l'Âme du mal par exemple. 

Ça ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié, loin de là. Disons juste que j'ai trouvé Un(e)secte de facture plus "banale". C'est un bon Chattam, voilà. Il est plus que sympathique à lire, il fonctionne parfaitement bien mais il lui manque un petit plus pour être parfait à mes yeux. Par contre, très hâte de revoir Atticus Gore au vu des remerciements de l'auteur à la fin.


lundi 9 septembre 2019

Que le Diable l'emporte, Anonyme

Vous dire que je n'attendais absolument pas ce roman serait mentir. Tous les deux ans, je suis comme une enfant attendant le père noël à l'idée d'avoir ma nouvelle dose de Bourbon Kid. C'est mon petit Guilty pleasure, une série qui part dans tous les sens et qui me change beaucoup de ce que je lis d'habitude (enfin, beaucoup... pas tant que ça en vrai, mais disons que c'est la plus déjantée).

Que le Diable l'emporte, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection :
Année de parution : 2019
Nombre de pages : 400

A lire si : 
- Vous aimez la saga
- Vous aimez le pulp
- Vous aimez quand ça part dans tous les sens

A ne pas lire si 
- Vous avez vraiment du mal avec l'humour pipi caca
- Vous n'aimez pas la violence gratuite

Présentation de l'éditeur : 

Tout le monde pensait que le tueur le plus impitoyable que la Terre ait jamais porté était mort. Et bien non. Le Bourbon Kid est bel et bien vivant.
Ce qui est une très mauvaise nouvelle.
Pour tout le monde, mais surtout pour lui.
Plutôt que de profiter d'une paisible retraite plus ou moins méritée, notre homme va en effet devoir régler quelques dettes.
Avec à ses trousses toutes les bonnes et les mauvaises âmes de ce monde, le Kid a la très mauvaise idée de se réfugier dans un monastère où sommeillent de sombres secrets. S'il a l'habitude d'affronter des vampires, des bikers, des ninjas, des policiers assermentés et autres créature de l'enfer, faire face à un moine fou et des nonnes psychotiques est une autre paire de manches.
Plus rock'n roll que jamais, l'auteur du Livre sans nom fait fi de toutes les convenances et nous donne ici son récit le plus furieux et le plus déjanté.

Mon avis

Comme je le disais, j'étais super impatiente de lire ce huitième tome (septième si on compte Psycho Killer comme un Hors Série vu que le Kid n'y apparaît pas). Encore plus parce qu'il a passé une semaine sur ma table de chevet sans être touché (fallait bien que je lise le Phare au Corbeau avant). Du coup, je me suis un peu jeté dessus. Et puis, le soufflet est un peu descendu pour remonter ce weekend. Oui, lecteur, tu as bien lu, je n'ai pas dévoré ce tome en moins de deux jours. Non, il m'a fallu presque une semaine pour le finir. Et je vais vous dire pourquoi.

Mais avant ça, je vais râler. Juste un peu et sur une question esthétique. Pourquoi la couverture du livre n'est pas celui-ci  ?
Je l'ai trouvé sur Livraddict et comment dire, je la préfère largement à l'officielle. J'ai même tendance à croire qu'elle va mieux avec les sept autres couvertures. Mais du coup, la question reste, elle est prévue pour quel support ? (me dite pas que c'était une couverture provisoire, style pour les SP, sinon, je râle encore plus fort). 
Bref, maintenant que ça c'est fait, passons au reste.

Dans le tome précédent, le Kid et Beth ont fait croire à leur mort (je spoile pas plus que la quatrième de ce tome, désolée). Tout le monde est tombé dans le panneaux, Scratch y compris. Le Diable n'a d'autre choix que de faire avec. Sauf qu'un beau jour, une nouvelle victime du Kid débarque en Enfer, et annonce que celui-ci est bien vivant. Le Diable n'apprécie pas trop et fomente un plan pour se débarrasser une bonne fois pour toute du tueur et de sa femme. Pendant ce temps, les Dead Hunter retourne à Santa Mondega pour y rouvrir le Tapioca. Mais alors que le Festival de la Lune bat son plein, on assassine à nouveau comme le faisait Archie Somers (voir les quatre premiers tomes de la série). Les Dead Hunter, du moins Elvis et Rex, vont enquêter sur ses meurtres tandis que les trois autres, Flake, Jaz et Sanchez partent faire la fête....

Commençons par les moins. Parce que, oui, il y a des moins (et je suis presque déçue d'avoir à le dire quand même). Et le premier et pas des moindres, c'est la prédominance des blagues pipi-caca dans les parties Sanchez et au Purgatoire. On le sait, Sanchez a un humour de merde (c'est le cas de le dire), c'est d'ailleurs pour ça qu'on l'aime bien à la base. Mais quand il apparaît dans la moitié des pages du roman, si ce n'est plus et qu'en plus de ça, son humour semble déteindre sur d'autres personnages, ben je sature vite. En réalité, c'est vraiment l'un des gros problème de ce roman. Cher Anonyme, oui, beaucoup de lecteurs aiment Sanchez, j'en fais normalement partie, mais trop c'est un peu trop. Disons que s'il n'y avait eu que lui, ça serait bien mieux passé. 

L'autre problème vient lui aussi de la partie côté Santa Montega. Disons que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre précisément ce mini revival du Festival de la Lune et des meurtres qui vont avec. Oui, c'est toujours sympa de revenir un peu sur ce qui a fait le succès de la saga, mais il y avait peut-être moyen de le faire plus subtilement qu'avec cette sombre histoire de livre et de meurtre ? On se doute bien que ce n'est pas un retour de Sumers ni du Livre, pourquoi faire aussi lourd, du coup ? Bon après, avouons quand même qu'on voit bien plus souvent Jasmine, Flake et Sanchez qui ne sont pas vraiment le trio que je préfère (ça fonctionne mais c'est d'une lourdeur en fait, et super répétitif aussi). Quant à Rex et Elvis, ils ne sont pour moi pas assez présent pour moi, ce qui est bien dommage. 

Bon maintenant que j'ai parlé de ce que j'ai moins aimé (et qui fait la moitié du roman, pleure pleure), passons à ce que j'ai aimé, et ce pour quoi je ne pourrais pas m'empêcher de suivre la série, j'ai nommé le Bourbon Kid. J'ai toujours eu un grand faible pour le tueur et ce n'est pas près de passer. Bref, le Kid et Beth se cache du Diable. Ils ne mènent pas la vie tranquille qu'aimerait Beth mais n'en sont finalement pas trop trop loin, puisqu'ils sont ensembles. Seul problème, Scratch les retrouve et les voila qui partent se cacher dans une étrange abbaye ayant pour seuls habitants un vieux moine, le Père Loomis et son étrange gouvernante, Mavis. Malheureusement pour eux, le diable finit par les retrouver. 

Je ne suis pas objective sur les chapitres avec le Kid et Beth. Ce sont des personnages que j'apprécie beaucoup et dont l'histoire fonctionne toujours bien. Mieux encore, ce sont peut-être les seuls personnages à avoir une vraie évolution dans toute la série. Cette fois, ils coulent des jours presque heureux ensemble au départ. Si on oublie un peu qu'ils sont en cavale, ils forment un couple particulièrement mignon et aimant (et il était temps pour eux, quand on sait ce qu'ils ont traversé pour en arriver là). Forcément, que Scratch veuille leur mettre la main dessus et prendre sa revanche ne va pas du tout les aider. Et on va surtout découvrir un Bourbon Kid un peu plus humain. J'adore d'ailleurs le contraste entre ces deux facettes, celle du gros bourrin qui ne va pas chercher midi à quatorze heures et tirer dans le tas et celle de l'amoureux. 

Et puis, il y a l'histoire qui va avec tout ça. Et je dois dire que je ne m'y attendais pas totalement. On se demande bien ce qu'un certain chapitre fait là (je n'en dirais pas plus pour ne pas trop spoiler quand même) et en fait, c'est plutôt bien trouvé et bien mis en place (et c'est là que je me pose encore plus de question sur la partie Dead Hunter du coup qui semble tellement simple et pas travaillée du coup). 

On ajoute enfin au tout un humour décapant lorsqu'il ne fait pas dans le scato, des références à gogo (j'ai ri en voyant une référence à Y-a-t-il un flic pour sauver la reine ? alors que j'avais regardé le film le jour d'avant)(oui, quand j'ai des semaines bien merdiques, je me mets de vieux films des années 80's plus que douteux)(demain, on devrait sûrement regarder sa suite avec Chéri d'ailleurs)(mes semaines sont très très compliqué en ce moment), un style percutant. 

Il n'empêche que me voilà sorti de ma lecture un peu dubitative quant à l’intérêt de continuer la série. Parce que non, ce tome n'est surement pas le dernier, surtout pas vu sa fin. Il annoncerait même un certain renouveaux de celle-ci si certains personnages ne font pas juste une apparition. Or, si j'aime la série, j'ai du mal avec la partie assez pipi caca de certain. C'est malheureusement pour moi ce que j'ai le plus vu dans la moitié du roman qui ne concerne pas le Kid ou Elvis et Rex. Et oui, je sais que ce n'est pas absent des romans précédents. Disons que là, c'est un peu trop pour moi. Après, je dis ça mais dans deux ans, je vais me jeter sur le prochain (et je prévoie une relecture des précédents d'ici peu donc bon...).Au final, c'est donc une lecture en demie teinte. J'ai aimé même si pour moi ce n'est pas le meilleur de la série et qu'il manque quand même quelques personnages importants pour moi (Il n'y a pas Dante et Kacy, déjà qu'on les voyait presque pas dans le tome précédent)(pas de nouvelles non plus de l'Iroquois (moi qui avait espéré tout de même)). 

mardi 19 février 2019

Avance Rapide, Mickael Marshall

Durant les opérations de Bragelonne, il m'arrive très souvent de prendre des titres que je ne prendrais pas autrement. Disons que vu les petits prix, ça ne me pose pas de problème de me lancer à l'aventure. Pour le moment, j'ai plutôt de la chance, je tombe souvent sur de très bons livres. Et cet Avance Rapide en fait partie.

Avance Rapide, Mickael Marshall

Editeur : Milady
Collection : /
Année de parution :
Titre en VO : Only Forward
Année de parution en VO : 1994
format : AZW

A lire si :
- Vous voulez un roman aux frontières plutôt indéfinissable mais qui ressemble à de la SF
- Vous aimez les détectives des films années 40

A ne pas lire si :
- Vous voulez un roman linéaire
- Vous aimez tout comprendre de suite.

Présentation de l'éditeur :

Stark est le héros dont le futur a besoin - ce n'est pas peu dire. Il est intelligent, maître de lui à l'excès, il aime les chats, et possède un goût inné pour choisir ses chemises et ses pantalons. Bref, il est l'homme du dernier recours quand on est confrontée à des problèmes que nul autre ne peut résoudre. Car Stark n'est pas un privé comme les autres : il a un don qu'il utilise dans les cas d'urgence. Mais un don tellement incroyable qu'il ne vaut mieux pas en parler. On le prendrait pour un fou. Même vous... Si, si. C'est pourquoi, lorsque le Quartier du Centre - sorte de ville autonome gérée par des milliers d'énarques - lui demande de retrouver un haut fonctionnaire qui a disparu, il ne s'agit finalement pour lui que d'une enquête banale. une de plus. Mais voilà, l'affaire est plus compliquée qu'il n'y paraît et la solution du problème tend dangereusement vers le passé de Stark. Un passé qu'il avait oublié, mais qui en revanche se souvient bien de lui. Dans un univers à venir complètement déjanté où les objets parlent, où Rêve et Réalité règlent leurs comptes à grands coups de poings (ou au lance-roquettes, quand il y en a un qui traîne), Stark est le seul qui peut faire la différence, car le temps presse et il n'y a pas de retour en arrière possible. Avance rapide.

Mon avis

Avance Rapide fait partie de ces romans qu'on ne sait absolument pas où classer dans sa bibliothèque (si on classe par genre)(ce qui n'est pas tout à fait mon cas)(et puis de toute façon, c'est du numérique, le problème se pose pas). Du coup, c'est le genre de roman qu'on peut de suite adoré comme de suite détesté, et son narrateur n'est pas indifférent à cette sensation non plus. Mais commençons par le commencement.

Avance Rapide nous raconte donc l'histoire de Stark, sorte de détective privé dans un Londre devenu tellement grand qu'il couvre plus de 70% du pays. Tellement grand qu'il a été découpé en Quartier, sorte de villes dans la ville. Chacun d'entre eux à sa particularité qui va lui donner son nom. Lorsque les pontes du Centre lui demande de retrouver l'un d'entre eux, Stark pense que ça va se résoudre comme la plupart de ses enquêtes, de manière classique. Sauf que non, et notre détective va devoir se plonger dans des histoires qu'il aurait préféré oublié depuis longtemps.

Le roman commence comme un polar classique avec pour seule particularité son côté science-fiction. On découvre rapidement Stark (après tout, c'est le narrateur) et son caractère assez bourru, je dirais. L'homme fait de suite penser à l'archétype du privé des années 40-50. Avec Stark, c'est aussi un environnement à la hauteur de son propriétaire qu'on découvre, bordélique et pour le moins étrange. SI vous n'accrochez pas aux premières pages d'Avance Rapide, laissez tomber le roman. Vraiment. Parce que vous n'accrocherez pas aux restes. Le roman semble aussi décousu et bordélique que son narrateur.

En parlant donc de Stark, c'est le genre de personnage que j'apprécie assez. Cabotin, parfois peu sûr de lui, parfois trop, beau parleur quand il veut, on ne s'ennuie pas vraiment avec lui. Il est plein de nuances et de secrets. J'apprécie aussi que l'auteur le fasse parler directement aux lecteurs de temps à autre, ça le rend un peu plus vivant. Par contre, il prend quand même bien tout le devant de la scène. A tel point qu'il éclipse les autres personnages. Du coup, pour les secondaires, on a du mal à les cerner réellement, vu qu'on ne sait que ce que Stark veut bien nous en dire. Et les quelques indices qu'il nous laisse ne nous permette pas toujours de nous faire une véritable idée sur eux. C'est un peu dommage.

Mais en même temps, si le roman nous donne l'impression de commencer par une simple enquête et qu'on aimerait se pencher sur les protagonistes de celle-ci, on va vite se rendre compte que la dite enquête est juste un prétexte et que Stark est bien plus qu'un simple détective. Je ne veux pas en dire trop pour ne spoiler, mais disons que tout tourne réellement autour de lui. Or, c'est vachement bien amené par Mickaël Marshall, à tel point qu'on oublie rapidement les autres pour se centrer sur notre héros. C'est avec lui qu'on va découvrir ce qu'il se passe et les tenants et aboutissement de l'histoire. Au fur et à mesure que se déroule les trois parties du roman, le lecteur va petit à petit comprendre ce qu'il se passe. Ou pas du tout. La fin a été une véritable surprise pour moi (et surement pour vous aussi) sur le coup (moins après avoir réfléchi à tous ce que j'ai lu durant le roman).

On ajoute à tout ça un style fluide et une narration à la première personne maîtrisée avec des passages du quatrième mur parfaitement intégré, un univers vaste qui donne envie d'être encore plus exploré et une histoire qui ne finit pas de sortir le lecteur de son petit confort, et on arrive à Avance Rapide. Le roman est assez indéfinissable mais franchement bon.



lundi 14 janvier 2019

La Promesse des Ténèbres, Maxime Chattam

J'ai enfin fini toute la partie "Trilogie du Mal" de Maxime Chattam avec ce prequel à la série. Un roman que j'avais hâte de lire pour comprendre un peu plus Annabel et savoir ce qu'il a pu arrivé à son mari. Bon, du coup, je risque donc de spoiler un peu (mais je ne pense pas spoiler la Trilogie en elle-même).

La Promesse des Ténèbres, Maxime Chattam

Editeur : Albin Michel 
Collection :/
Année de parution : 2009
Format : AZW

A lire si : 
- Vous avez aimé la trilogie
- Vous aimez les thrillers à l'américaine
- Vous voulez plonger dans les ténèbres New Yorkaise

A ne pas lire si : 
- Vous n'aimez pas quand ça parait trop réaliste.

Présentation de l'éditeur : 

New York Mégapole de tous les possibles.
De tous les excès. Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l'industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l'on vend la mort filmée en direct. Au coeur de ce maelström, le journaliste Brady O'Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l'enfer.

Celui de la Promesse des Ténèbres.

Mon avis

J'avais hâte de me replonger dans l'univers de la Trilogie du Mal et d'enfin connaitre non pas la réponse à une des interrogations des romans, mais à l'un des mystères non résolu de ceux-ci, à savoir ce qu'il a pu arrivé à Brady O'Donnel, le mari d'Annabel. Parce qu'on apprend dès le second tome qu'il a disparu comme ça du jour au lendemain mais sans trop savoir ce qu'il a pu réellement arrivé. Or, la dite disparition est un élément clef du personnage d'Annabel dans les tomes précédents (ou suivants, suivant comment on se place hein). Et puis, bon, j'avais envie de savoir, parce que je suis curieuse. Et que je voulais savoir vers quel Mal allait nous entraîner Chattam dans ce tome.

Il y a beaucoup de chose qui m'ont plu dans ce roman, d'autre un peu moins. On va commencer par le moins, à savoir le personnage principal. Oui, carrément. J'ai eu du mal avec Brady. Je crois que j'ai un peu trop idéalisé le bonhomme durant mes lectures des deux tomes de la Trilogie avec Annabel. Du coup, il m'a semblé quand même être un peu con, le Brady, voire même un sacré connard parfois. J'ai eu beaucoup de mal à le suivre. Heureusement, il n'est pas le seul personnage principal et Annabel est aussi bien présente. Et même si j'ai eu du mal avec Brady, je dois avouer que leur couple fonctionne pas trop mal dans le roman. Brady est à une période de sa vie où il s'interroge, où une certaine routine a pris le pas sur le reste mais il tente tout de même de sauver son couple d'un désastre qu'il est le seul à voir (et à créer au final). De son côté Annabel ne se rend compte de pas grand chose, mais cela semble presque normal tant elle est obsédée par son boulot et la nouvelle enquête qui lui est tombée dessus.

Une enquête qui a tout à voir avec ce qu'il arrive à Brady dès le début du roman. Mais d'ailleurs, il lui arrive quoi (non parce que j'ai même pas commencé par ça quoi...)(2019, l'année où mes avis partent en tout sens...). Et bien, alors qu'il vient de boucler son dernier sujet et qu'il se fait chier à ne pas en trouver un autre, il va être le témoin du suicide d'une actrice de porno. Un suicide violent qui va le marquer. IL va tout faire pour découvrir ce qu'il est arrivé à cette femme, même le pire. Or, c'est Annabel et Jack qui récupère l'enquête sur le suicide. Va commencer pour les deux époux un jeu du chat et de la souris pour qu'elle ne découvre pas l'implication de son mari dans tout ça.

Autant le dire, j'ai été happé par cette nouvelle plongée dans le mal. Cette fois, nous allons découvrir le porno underground et plus précisément les dérives de celui-ci, lorsqu'il n'est plus question de jouer mais bel et bien de la réalité la plus cruelle qu'il puisse y avoir (je sais que ça a un nom, mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus)(si vous l'avez, je veux bien que l'on éclaire ma lanterne), lorsque nous compte que la jouissance, même si cela doit tuer celui qui subit. Mais il n'y a pas que ça. Il y a aussi la plongée dans les bas-fond de New-York, vers ses égouts et le peuple qui y vit. Cette plongée-là m'a pas mal marqué. Parce que ce qu'on y découvre est un reflet de ce qu'il se passe en haut en plus exacerbé, je dirais. Elle m'a aussi rappelé celle de Brolin dans In Tenebris. Sans parler du fait que les personnages les plus intéressants du roman apparaissent à ce moment-là. 

Enfin, il y a les autres personnages donc. Annabel est finalement presque la même que dans les autres tomes. J'aurais cru voir un vrai changement mais en fait pas tant que ça. Par contre, ce n'est pas le cas avec Jack Thayer. Déjà, j'ai été ravie de le revoir, ensuite, je dois bien dire que son personnage a évolué entre cette Promesse des Ténèbres et In Tenebris. Ici, il est moins cynique, mais aussi bien plus protecteur envers Annabel. La réponse a ses changements vient bien plus tard (à la toute fin quoi) et je dois bien dire que je ne m'y attendais pas vraiment et que ça me plait beaucoup. IL y a aussi toute la cohorte de perso secondaires tous aussi passionnants les uns que les autres, surtout du côté de Brady et de Oz (je vous laisse découvrir ce que s'est). 

Au final, j'ai eu du mal avec l'un des personnages principaux mais par contre je me suis régalée avec tout le reste. Le livre est assez dérangeant pour me donner envie de savoir ce qu'il va se passer et j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher ce weekend (j'ai même dépassé mon heure pour éteindre la lumière le soir hier pour le finir)(oui, je suis une vieille qui dort tôt en plus). Bref, j'ai passé un très bon moment de lecture.

Par contre, je me pose une question, les gens qui l'ont lu autour de moi ont apparemment pas mal flippé en le lisant. Moi, ça m'a juste ultra intriguée. J'ai pas eu peur une seule fois. Alors je me demandais si c'était moi qui n'arrivait plus à m'émouvoir de quoique se soit en lecture ou juste qu'en fait, il n'est pas si flippant que ça ?