mercredi 13 juin 2012

Les gentlemen de l'étrange, Estelle Valls de Gomis

Le troisième roman pour le challenge 100% SFFF francophone est fini depuis hier soir, passons à mon avis dessus.

Les gentlemen de l'étrange, Estelle Valls de Gomis

Édition : BlackBook
Collection : A dé couvert
Année de parution : 2010 chez BlackBook, première parution en 2007 chez le Calepin Jaune
Pages : 313

A lire si 
- Vous aimez les romans-feuilleton
- Vous aimez les aventures à la Sherlock Homes teintée de fantastique

A ne pas lire si
- Vous n'aimez pas les histoires répétitives

Présentation de l'éditeur

Dans le Londres du XIXe siècle, il se trame dans le brouillard des faits étranges et fantastiques. Manfred, psychiatre et criminologue, accompagné de son ami Wolfgang, impulsif dandy mystérieux aux aptitudes encore plus mystérieuses, enquêtent et découvrent ce qui se cache sous le vernis apparemment lisse du réel. Des souterrains londoniens aux sombres dédales vénitiens en passant par les plaines glacées et sauvages d'Amérique du Nord, ils rencontreront des créatures aussi effrayantes que fascinantes et réaliseront que les mythes ne meurent jamais : ils se métamorphosent.

Mon avis

Encore une auteure que je ne connaissais que de nom. J'ai entendu beaucoup de bien d'Estelle Valls de Gomis et j'avoue que si ce n'avait été pour le challenge, je n'aurais pas vraiment commencé par ce livre-ci mais par Le cabaret vert ou encore Lancelot ou le chevalier trouble. Je ne suis tout de même pas dessus d'avoir lu les gentlemen de l'étrange qui est un fort bon roman-feuilleton.

Les Gentlemen nous conte donc l'histoire de deux jeunes gens londonien, Manfred et Wolfgang, qui ont pour passe-temps la résolution d'affaire surnaturelle. C'est ainsi qu'au fur et à mesure des dix histoires et accompagné par Ernest une souris de 50cm et Wilhemine, la gouvernante un peu sorcière de Wolgang, ils nous entraine à la poursuite d'un bestiaire de "monstres" surnaturels, allant du vampire au farfadet en passant par le loup-garou ou encore le wendigo.

L'avantage du format nouvelle/roman-feuilleton reste que nous sommes de suite plonger dans l'histoire. Pas de temps mort, il faut aller vite. Peut-être un peu trop en fait du coup. Il faut dire qu'ainsi l'on remarque rapidement le plan des nouvelles qui ne changera absolument pas : intro de l'affaire (généralement par Scotland Yard ou une connaissance), développement surnaturel, résolution rapide (trop peut-être) de l'enquête. Cela m'a un peu chagriné, surtout qu'au bout de la troisième nouvelle, on se doute pas mal de se qui va se passait dans les autres... Mais comme je le disais, c'est le format qui veut ça.

Mais passons aux personnages, qui finalement furent une déception pour moi dans la non évolution de leur relation. Nous avons d'abord Manfred, le seul personnage de la bande qui est "normal". Psychiatre de profession, il a tendance à un peu plus rationnalisé que son ami Wolfgang. Il reste le personnage qui évolue le moins dans l'histoire. Wolfgang lui est un jeune dandy riche et dont la famille semble venir de roumanie ou un pays pas très loin. Nous ne savons pas grand chose de lui mais nous le voyons sombrer dans une espèce de folie au fur et à mesure de l'avancer des épisodes. Ernest la souris de 50 cm de haut parle et vit comme un être humain. D'ailleurs, chose étrange mais j'y reviendrais, personne ne semble s'en inquiète vraiment. Whilhemine est la gouvernante de Wolfgang dont elle semble amoureuse. On la décrit comme un peu sorcière mais finalement, nous n'en serons pas vraiment plus sur elle. Viennent s'ajouter des personnages secondaires régurents comme Mespin, de Scotland Yard, Apad, le vampire et bien sur le bestiaire fantastique. On trouve aussi des personnes ayant existées, telle que Bram Stoker ou encore Alister Crowley.

Comme je le disais le manque d'évolution des personnages et de leur relation m'a attristé. Le format court ayant surement aussi ici prévalue sur cela. C'est bien dommage, surtout que moi, j'aime voir une évolution même minime là dedans. Par contre, j'ai beaucoup aimé l'apparition de Bram Stoker ou de Crowley qui aide un  peu plus à situé l'action.

A présent, parlons un peu du style de l'auteur et de l'histoire. Nous sommes en pleine période victorienne et cela se ressent ne serait-ce qu'aux dialogues. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la manière d'écrire d'Estelle Valls de Gomis qui est très imagé et particulièrement fluide. Du coup, le livre se lit facilement et on peut aisement visualiser les décors où se trouvent les personnages.

Autre chose que j'ai bien apprécié dans ce livre, c'est l'ajout d'une nouvelle ayant rapport avec l'une des histoires qui fait à l'origine parti de l'anthologie Des roses et des monstres. Elle permet ainsi de découvrir une autre facette de l'écriture d'Estelle Valls de Gomis.

Encore une chose, la première nouvelle a reçu en 2002 le prix de la nouvelle victorienne du centre de recherche holmesiennes et victoriennes.

En conclusion, les gentlemen des l'étrange est un livre sympathique mais qui peut vite lasser de par sa construction. J'aurais tendance à dire qu'il faudrait le lire par petit bout, mettant au moins une semaine entre chaque nouvelle pour l'apprécier à sa juste valeur.

mardi 12 juin 2012

Top ten tuesday : Les 10 livres à lire à la plage

Je rappelle que le top ten tuesday a été repris en français par Iani sur une idée de The Broke and the Bookish.
Cette semaine nous parlerons donc des :

10 livres à lire à la plage

Je tiens à dire que tout cela reste purement objectif, ce sont plus les dix livres que je pourrais lire à la plage (mais ça c'est pour la semaine prochaine en fait) que ceux que je conseille vraiment.

10. Un bon thriller/policier comme Millénium de Stieg Larsen : parce que rien de mieux qu'être sur le sable (ou sur un transat hein) pour lire ça. En plus à la plage on a tout le temps de bien en profiter.

9. Un bon Stephen King : Pour moi, l'été reste ma période King, c'est sur la plage que je les ai quasiment tous lu. Cette année, se sera Dreamcatcher normalement qui y passera.

8. Harry Potter : Parce que comme ça, on a tout le temps de relire les sept

7. De la fantasy légère, très légère : Terry Pratchett ! Et si en plus vous vivez dans une station touristique, autant lire les deux premiers qui traite justement du touriste

6. De la SF légère aussi, sauf que là j'ai pas vraiment d'exemple...

5. De la chick-lit, je pense que c'est le genre de lecture vraiment adapté à la plage, comme par exemple Briget Jones (seul livre de Chick lit que j'ai pu lire jusqu'à maintenant)

4.  De la romance, comme l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux de Evans que je relis tous les deux étés depuis que j'ai quatorze ans, ou encore Autant en Emporte le vent de Mitchell (il faut lire ce livre si ce n'est pas déjà fait !)

3. Un livre de Dan Brown, le Da Vinci code par exemple, je n'ai jamais pu lire un de ses livres en dehors que l'été à la plage ou au bord de la piscine

2. Une histoire mêlant mythologie et fantasy ou fantastique, comme les Dames d’Avalon de Marion Zimmer Bradley ou les Débris du Chaudron de Nathalie  Dau ou encore bien d'autre

1. Des magazines mode, people, finalement des choses très légère qu'on lit plus facilement l'été (ou dans la salle d'attende du médecin)

dimanche 10 juin 2012

Les débris du Chaudron, Nathalie Dau

Second livre du challenge 100 SFFF francophone pour moi. 

Les débris du Chaudron, Nathalie Dau

Editeur : Argemmios
année de parution :  2008
Pages : 210

A lire si :
- Vous aimez la mythologie celte (et surtout galloise)
- Vous aimez les histoires d'amour immortelles

A ne pas lire si
- vous n'aimez pas les histoires de réincarnations

Présentation de l'éditeur

L’amour et la vengeance ont l’art de traverser les âges, et ce d’autant plus lorsque les dieux sont impliqués.
Pour certains mortels, cela signifie un héritage lourd à porter, mêlé de malédiction.
Ainsi en va-t-il d’Augusta Quinn et d’Alwyn Archtaft. Destinés à réparer le chaudron de Kerridwen, afin de permettre le retour de la déesse, ils devront compter avec Affang, le terrible démon des eaux, qui les poursuivra de sa haine.
Mais en cette fin de XXème siècle, un dieu veille et se souvient. Capable d’arpenter les lieux d’ici et d’ailleurs, Kernunnos, sous l’un ou l’autre de ses avatars, permettra à la réalité de rattraper le mythe... et de le dépasser. 

Mon avis 

 Le choix de ce livre a été très simple pour moi, le nom de Kerrydwen me renvoyant directement à mon amour pour la mythologie celte. Or cette mythologie là me plait beaucoup et il faut le dire, je ne connaissais pas l'histoire de Kerrydwen autant que je l'aurais voulu. Du coup, c'était une évidence pour moi, il me fallait lire ce livre.

Les débris du chaudron nous amène en premier hors du temps et nous raconte l'arrivée de Kerrydwen et de Kurnennos en Gwynned. Là nous assistons à la victoire de la jeune femme sur une vielle sorcière et à son ascension en temps que reine puis à sa déchéance à cause de son dernier fils. Cette histoire est entrecoupée par celles de deux familles subissant une malédiction en liant avec le chaudron brisé de la déesse Kerrydwen.

J'ai beaucoup apprécié cette manière dont est conté l'histoire. D'abord, on en apprend plus sur la déesse, son époux et ses enfants puis on découvre leurs héritiers et la malédiction qui plane sur eux. Les différentes époques se mélangent facilement au fils des chapitres jusqu'au milieu du livre environ où les deux époques se mélangent enfin.

Les deux époques sont portés par un seul et même personnages, lien entre les deux, Kernunnos, le dieu cornu mais aussi par les enfants de la Déesse et leur incarnation. Ce sont réellement les liens entre les deux époques mais aussi les héros de la partie "moderne" du livre. 

Le fait que les personnages soient des réincarnations et donc par là de "simples" humains à la base m'a beaucoup plus. Il permet de ne pas avoir des héros déjà surpuissants et surtout ennuyeux parce qu'ils savent tout. Ici ce n'est donc pas le cas, et on apprend avec eux les tenants et aboutissement de l'histoire. Dans la partie "mythologique", on découvre des dieux et déesses plutôt humains dans leur comportements. Et leur déchéance n'en est que plus dure.

Je ne parlerais pas vraiment des personnages en tant que tel, il faut réellement les découvrir pour comprendre ce qu'ils sont, ce qu'ils vont être.

Passons à présent au style de l'auteur. Et quel style ! Nathalie Dau n'écrit pas des romans, elle écrit des chansons très longues. Non vraiment, elle a cette écriture chantante et poétique digne d'un barde. Le roman ne s'en lit que plus facilement et nous plonge encore plus dans l'univers des Débris du chaudron. 

Pour moi, les débris du chaudron est un véritable coup de cœur et je le conseille à tous ceux qui aime la mythologie celte.

samedi 9 juin 2012

Métaphysique du vampire, Jeanne-A Débats

Voilà le premier livre pour le challenge 100 SFFF francophone.

Métaphysique du vampire, Jeanne-A Débats

Edition : Ad Astra
Collection : /
Année de parution :2012
Nombre de page :180

A lire si
- Vous aimez les histoires de vampires
- Vous aimez qu'il y ai un peu de violence (mais pas trop)

A ne pas lire si
- Vous voulez du vampire qui brille
- Vous n'aimez pas la bit-lit
Présentation de l'éditeur
Raphaël est un drôle de vampire. Non seulement il est vieux et immortel, mais il entretient un rapport ambigu avec le Vatican. Pour tout dire, il travaille en sous-main pour lui… comme espion assassin. Normal, avec ses dons de vision, ses capacités surnaturelles, Raphaël ne peut être qu’un agent hors normes ! Or, voici qu’il doit se rendre au Brésil, mis sur la trace d’un dangereux nazi en fuite, qu’il doit capturer… ou éliminer. Accompagné d’un prêtre, Ignacio, et d’une vampire, Dana, le voici embarqué dans une sombre aventure où la moindre erreur peut se révéler fatale. Mais Raphaël pense. Lui.
Mon avis
Je ne connaissais absolument pas Jeanne-A Débats mais je n'en avais entendu que du bien. Le challenge 100% SFFF francophone était donc l'occasion de faire sa connaissance.

La quatrième de couverture, une fois n'est pas coutume, résume parfaite pour moi le livre, mais ajoutons un peu parce que finalement, elle ne nous apprend pas vraiment grand chose (comme toutes les quatrièmes en même temps). Raphaël est donc un vampire qui bosse pour le Vatican. Il est engagé par Israel pour retrouver un nazi et lui faire subir la justice des juifs. Il part donc pour Rio à la recherche de cet homme. Sauf qu'on s'en doute tout n'est pas si simple.

Premièrement, j'ai aimé l'idée d'une créature du mal travaillant pour le Vatican. Je crois qu'elle n'est pas nouvelle (ou alors c'est moi qui est déjà imaginé une chose comme ça) mais je trouve que ça marche à merveille.

Deuxièmement j'ai adoré tous les personnages. C'est assez rare de ma part, généralement, je trouve toujours un personnage qui m'insupporte, mais là non. Raphael le vampire est cynique à souhait, d'un humour qui m'enchante, Ignacio est un prêtre vraiment original et Dana, jeune vampire créée depuis peu est aussi amusante que Raphael et forme un bon duo avec lui. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste, loin de là.

Ensuite, j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur (et encore plus la petite interview après le livre en lui-même) et sa façon de mener cette histoire. Elle fait de Raphael le narrateur et autant dire, le vampire est un parfait narrateur qui arrive même à se perdre dans le fils de ses pensées et à nous le faire partager. C'est carrément sympa ça.

Métaphysique du vampire est donc un livre que j'ai grandement apprécié et qui en plus de ça m'a fait découvrir une auteure que je ferais mieux de suivre.

mercredi 6 juin 2012

Le corps Exquis, Poppy Z. Brite

Après le Trône de Fer, j'avais envie de revenir à quelque chose qui se lit vite et qui me change un peu de la fantasy. Ce fut donc le Corps Exquis qui prit la relève.

Le corps Exquis, Poppy Z. Brite

Titre original : Exquisite Corpse
Edition : J'ai lu
Collection : Nouvelle génération
Année de parution :1999
Nombre de page : 286

A lire si
 - Vous aimez la violence.

A ne pas lire si
 - Vous n'aimez pas la violence
- Vous n'aimez pas les relations sexuelles crues

Présentation de l'éditeur

Perversion des âmes et poésie du macabre au service d'une des fictions les plus noires jamais publiées sur les serial killers : sans concession, choquante, répulsive. Un roman fascinant et extrémiste. Un livre violent dont aucun lecteur ne sortira indemne.

« Le corps exquis est un roman ambitieux, une troublante histoire d'amour. C'est probablement une des oeuvres phares de ce que les Anglo-Saxons ont accompli en littérature : donner des lettres de noblesse à leur culture underground. » ... Lire la suite

« Poppy Z. Brite est une sorcière de l'écriture : elle mélange dans son chaudron moderne des ingrédients dont l'assemblage, aujourd'hui, illustre notre fin de siècle par le biais de la métaphore violente. »

Mon avis

 Ce livre doit être le livre le plus dérangeant, violent, malsain et pourtant fascinant que j'ai pu lire jusqu'à présent. J’avertis de suite, il n'est PAS à mettre entre toutes les mains.

Le corps exquis raconte une rencontre étrange et perverse entres deux tueurs en série et leur dernière victime. L'histoire commence par l'évasion du premier, Andrew Compton, d'une prison d’Angleterre. Ensuite, nous faisons la connaissance des divers protagonistes de l'histoire jusqu'au milieu du livre environ où Andrew rencontre Jay, tueur en série lui aussi. Tout cela se déroule dans une ambiance homosexuelle, puisque tous les protagonistes (je ne peux vraiment pas dire héros) sont gays. Tous sans la moindre exception, mais aussi dans une ambiance extrêmement violente que se soit à cause des meurtres, des relations sexuelles digne de SM ou encore du SIDA, bien présent dans le livre.

Parlons un peu des personnages. Andrew est un tueur en série (vingt trois victimes à son actif au début du livre) totalement obsédé par ces garçons mais surtout la solitude. Il garde les corps de ses victimes plusieurs jours après leur mort, en usant et abusant sans problème. Jay Byrne est lui aussi un tueur. Sauf qu'en plus de cela, il est cannibale. Tran est un jeune vietnamien qui se remet d'une rupture avec Lucas. Il est totalement fasciné par Jay et par les tueurs en série en général. Enfin Lucas, rattaché à l'histoire par Tran, est séropositif, raison pour laquelle il s'est fait largué par Tran d'ailleurs, et surtout dépressif.

La galerie des personnages nous présente donc des hommes qui sont tous atteint de solitude finalement. Chacun de leur manière va essayer de la combler. Ce sera le meurtre pour Andrew et Jay, l'attachement à Jay pour Tran et pour Lucas, se sera de balancer sa haine sur une radio pirate. 

Comme souvent avec Brite, c'est finalement les personnages qui nous touchent le plus, malgré leur défaut (et là ils sont quand même bien gros surtout pour Andrew et Jay). Elle sait les dépeindre avec une poésie touchante alors que pour deux d'entre eux ce sont tout de même des monstres.

En parlant de poésie, c'est réellement comme cela que je vois l’œuvre écrite de Brite et ce livre ne déroge pas à la règle. Elle est capable de mettre de la beauté dans des actes vicieux. Même lorsque Andrew est narrateur de l'histoire, elle est capable de lui faire dire des choses superbes, alors qu'il est par exemple en train de nous raconter comment il se débarrasse d'un corps. 

La narration est assez particulière. D'abord Andrew est le narrateur, puis lorsque nous découvrons Tran, Jay et Lucas, la narration passe à la troisième personne. Du coup, on se sent réellement immergé dans l'univers d'Andrew, moins dans celui des autres. Je suppose que c'était ce que voulait l'auteur. D'ailleurs, les plus grandes scènes de violence, de viol et j'en passe sont écrites avec le point de vue d'Andrew ce qui rajoute encore plus de glauque et de malsain au livre.

Tiens d'ailleurs, je n'ai pas encore parler du malsain de ce livre. On assiste à des meurtres, à des viols, à des tirades surréalistes à quasiment toutes les pages. Même les relations consenties ont eu tendance à me déplaire. Brite emploie des termes très crus, aime bien mettre du sang un peu partout et autant le dire, aime les descriptions macabres. Mais c'est aussi ce qui fait la "beauté" de ce livre.

J'ai finalement apprécié ce livre en dépassant la lecture au premier degrés. Oui il est malsain, oui il est glauque, noir, affreux, vicieux, pervers mais il est fascinant. Oui les personnages principaux sont des monstres mais ils ont un quelque chose qui fait que finalement, on en vient à les apprécier, à avoir de la peine pour eux. Et puis vous pouvez ajouter à cela une critique sur le VIH (pour l'époque) plus que pertinente qui les fait paraitre encore plus humain.

C'est donc un bon livre mais qu'il ne faut pas lire si on est sensible ou qu'on n'a pas le cœur bien accroché.

PS : Je crois que c'est ma plus longue chronique jusqu'à maintenant
PS2 : Je ne sais pas si vous avez remarqué mais à partir de maintenant, je vais mettre des informations sur l'objet livre en lui-même comme la maison d'édition ...

lundi 4 juin 2012

Le trône de fer, intégrale 1, GRR Martin

Il m'aura fallu deux longues semaines pour finir cette première partie du trone de fer. Autant dire que ça m'a parut très long pour moi qui finit en ce moment mes livres en moins d'une semaine. Mais voilà, c'est fini, et vient donc le temps de donner mon avis la-dessus

Le trône de Fer, intégrale 1, GRR Martin


A lire si
- Vous aimez la fantasy médiévale
- Vous aimez avoir à faire à de multiples personnages
- Vous aimez les complots et intrigues de cour

A ne pas lire si
- Vous vous perdez facilement avec plus de cinq personnages
- Vous voulez des elfes et autres créatures magiques
- Vous voulez de la magie
- Vous n'aimez pas la violence

Présentation de l'éditeur

Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu'en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le Duc Edward Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s'est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L'heure est grave, d'autant qu'au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d'étranges créatures rôdent...

Mon avis

 J'avoue ne pas avoir vraiment envie de vous faire un résumé parce que déjà, il sera nul et en plus il ne couvrirait que le début si je ne veux pas trop en dire. Et puis, il faut le lire ce bouquin, un point c'est tout. Mais bon si vous insistez...

Le royaume des Sept couronnes vit en paix depuis  l’avènement au trône de Robert Baratheon. Sauf que qui dit paix dans un royaume dit complot à la cour. Suite à la mort de Jon Arryn, sa Main (son premier ministre quoi), Robert part pour Winterfell charger son meilleur ami, Eddard Stark du rôle de Main du roi.  Et on devine que c'est à partir de là que tout commence.

Le trône de fer est donc une histoire de complot. Et des complots, il y en a beaucoup, tout le monde voulant tirer la couverture à lui. Au milieu de tout cela, il y a les Stark, seuls à sembler encore à peu près sain d'esprit et encore. Loin de la cour et de ses complots, ils ont fait de l'honneur un art de vivre. Autant dire que l'arrivée d'Eddard à Port Réal, la capitale va changer bien des choses.

Mais en plus de cela, nous suivons aussi Daenerys, fille de l'ancien roi exilée avec son frère de l'autre côté de la mer. La jeune fille est vendue en temps qu'épouse à Khal Drogo par son frère contre l'armée qui lui permettra de reconquérir le trône de fer. J'avoue qu'au début, on se demande un peu ce qu'ils font dans l'histoire tant ils sont éloignés du reste.

L’intérêt du trône de fer, en plus de ces complots à tout va, c'est bien sur les personnages. Nous n'avons le point de vue que d'une poignée d'entre eux. Cela implique donc que nous ne savons pas tout de suite et tant mieux. De plus les personnages ne sont ni bon ni mauvais, adieux manichéisme donc. Et ça fait du bien. Il est très simple de dire que les Lannister sont méchants et les Stark gentils or ce n'est pas le cas et nous l'apprenons au fur et à mesure de notre lecture.

En parlant de personnages, j'ai un gros faible pour Jon Snow, batard d'Eddard Stark, pour Bran et Arya Stark, enfants d'Eddard mais aussi pour Tyrion Lannister et Lysa Arryn, devenue totalement folle suite à la mort de son mari. J'avoue avoir moins aimé la droiture d'Eddard ou les caprices de Sansa, sa fille et de Joffrey Baratheon le fils du roi. 

Et puis, il y a les loups... Rien de moins pour que j'accroche à mort au livre. Surtout qu'ils sont des personnages à part entière dans le roman (et que j'ai pleuré pour l'un d'eux, si si).

J'ai particulièrement aimé la mise en place des diverses intrigues ainsi que celle des personnages. On ne s'ennuie pas dans le trône de fer. La violence qu'on y trouve ne m'a absolument pas choqué, il faut dire qu'elle se rapproche assez de ce que j'imaginais comme vie au moyen âge. On trouve du sexe et du sang, je l'avoue. On trouve du viol, de l'inceste aussi, mais cela sert l'histoire.

J'ai grandement aimé ma lecture, d'ailleurs, ce livre est un coup de cœur pour moi. J'ai hâte de me replonger dans le royaume des Sept Couronnes pour connaitre la suite.

dimanche 3 juin 2012

Le cimetière du Diable, Anonyme

Et voilà, la troisième aventure du Bourbon Kid est finie pour moi. Il ne m'en manquera plus qu'une, le livre de la mort.

Le Cimetière du Diable, Anonyme

A lire si
- Vous avez aimé les deux précédents livres
- Vous aimez les concours de chant
- Vous aimez les zombies

A ne pas lire si
- Vous cherchez de la romance
- Vous n'aimez pas les huit-clos
- Vous n'aimez pas Elvis

Présentation de l'éditeur

Vous n’avez pas lu Le Livre sans nom ? Vous êtes donc encore de ce monde, et c’est tant mieux. Vous allez pouvoir assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, Johnny Cash, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson… et le Bourbon Kid.

Les héros du Livre sans nom se retrouvent cette fois dans une délicieuse petite bourgade enplein milieu du désert pour assister à un festival de musique au nom prometteur : Back from the dead. Imaginez un Dix petits nègres rock revu et corrigé par Quentin Tarantino… Vous y êtes ? C’est encore mieux !

Mon avis

Depuis que j'ai découvert le livre sans nom, j'adore l'univers crée par Anonyme. J'aime ce mélange de culture pop et de meurtre en folie.  Ce cimetière du Diable ne déroge pas à la règle, j'ai aimé, beaucoup. Et pourtant, il m'a un peu déçu par rapport aux deux premiers.

Le cimetière du diable n'est pas la suite directe de l'Oeil de la Lune. En fait, nous sommes dix ans après la transformation de notre héros en Bourbon Kid, soit donc huit ans avant les aventures de l'Oeil de la Lune. Mais ça, nous ne l'apprenons qu'au bout du second chapitre a peu près et autant le dire, voir la Dame Mystique m'a fait un petit choc sur le coup. 

L'action se déroule à l'hotel Pasadena, situé en plein Cimetière du Diable. Là, se déroule le concours de chant Back fron the dead, réunissant des chanteur sosie de chanteur mort. Sanchez, ayant remporté un concours, si trouve, ainsi qu'Elvis et le Bourbon Kid. J'avoue on se demande un peu se que vient faire le Kid là... Et forcément, tout ce petit monde finit par se tirer dessus sans problème. 

L'histoire est simple, vraiment. Mais en même temps, avouons que ce n'est pas vraiment l'histoire qui nous fait aimer les aventures du Kid, enfin pour moi. Moi j'aime les interactions entre les personnages et les coups de sang de chacun. 

En parlant de personnages, nous avons donc un Sanchez toujours égal à lui-même, toujours aussi lache et crétin. Elvis revient pour mon plus grand bonheur (j'adore Elvis), le Kid est un peu plus bavard qu'avant (enfin après) et les nouveaux personnages ne sont pas mal non plus. J'ai beaucoup aimé Jacko, imitateur de Mickael Jakson mais pas que, Emily, imitatrice de Dorothy du magicien d'oz (et cela à toute son importance d'ailleurs) qui ne laissera pas indifférent notre Bourbon Kid et Angus, l'autre tueur à gage. Je pense que si on avait vu un peu plus de Gabriel, je l'aurais bien aimé aussi. Sinon, on a droit à des allusions sur Jefe et Rodéo Rex mais ils n'apparaissent pas vraiment.
 

Là ou j'ai été déçu c'est que pour moi, ce livre n'apporte pas grand chose. Peut-être pour le livre de la mort, mais en tout cas, pas pour les deux autres livres. Du coup, j'ai l'impression qu'il a été écrit juste pour le plaisir de l'écrire (ce qui n'est pas un mal non plus). J'aurais voulu avoir des réponses à certaines questions. Je les aussi trouvais un peu moins surprenant que les deux premiers. 

Il reste une lecteur fort sympathique que j'ai apprécié.

Maintenant plus qu'à attendre une bonne année avant de pouvoir lire la quatrième et dernière aventure du Bourbon Kid pour l'avoir en poche...