lundi 8 juillet 2013

Les Feux du Ciel, La Roue du temps, tome 10, Robert Jordan

Voilà le dernier bouquin lu en date. J'ai réussi à rattraper mon petit retard tranquillement. J'ai donc commencé l'été (parceque les grosses chaleurs sont arrivées quand j'en étais à la moitié environ) avec le dixième tome de l'ancien découpage de la VF de la Roue du Temps

/!\ Gros mais alors très gros Spoilers

Les Feux du Ciel, La Roue du temps, tome 10, Robert Jordan

Editeur : POcket
Collection : Fantasy
Année de parution : 2003
Titre en VO : The Fire of Heaven
Année de parution en VO : 1993
Nombre de pages : 638

A lire si : 
Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous voulez du mystère, des complots, de la magie...
A ne pas lire si
- Vous ne voulez pas de livre initiatique
- Vous n'aimez pas que les personnages soient dispersés dans le monde
 
Présentation de l'éditeur
 
A Tar Valon, Elaida, de l'Ajah Rouge, s'est emparée du trône d'Amyrlin. Et maintenant elle réunit le conseil des Aes Sedaï : il faut retrouver coûte que coûte Rand al'Thor, le Dragon Réincarné. Le Ténébreux va se libérer de sa prison ; la Dernière Bataille est proche ; Rand devra alors affronter l'Ennemi... ou ce sera la destruction du monde. Rien de moins.
Rand et les clans qui lui sont fidèles se préparent à partir pour la cité de Cairhien. Ils veulent devancer Couladin et ses Shaidos ; à cet effet, ils feront le voyage en sept jours. Non sans peine. Les voici finalement devant Cairhien, prêts à la bataille contre les pillards.
Mat ne le sait pas encore, mais il va devenir un héros : c'est lui qui livrera le duel décisif. Cependant que les feux du ciel s'abattent sur l'armée du Dragon.
 
Mon avis
 
Avant toute chose, je vais me répetter mais il va y avoir du spoiler et pas du petit par ici, parce que ce tome reste pour moi le tome le plus triste, émouvant... de la saga avec la mort d'un personnage. Donc si vous ne voulez pas savoir qui y passe, ne lisait pas la suite. 
 
A présent, passons au résumé du tome !
 
Rand, Egwene, Mat, Aviendha, Moiraine et Lan sont à la poursuite de Couladin, Aiel s'étant autoproclamé avec l'aide d'Asmodean l'un des réprouvé (à présent à la solde de Rand d'ailleurs) Car'a'Carn. Ils viennent donc d'entrer en Cairhien. Ce que découvre Rand le met en rage. Couladin n'hésite pas à tuer et raser les villages qu'ils traversent, faisant des prisonniers en veux-tu en voilà et détruisant tout sur son passage. Rand le poursuit donc jusqu'au porte de Cairhien, la capitale que l'aiel assiège.
 
Pendant ce temps, Nyneave, Elayne, Tom et Juilin sont engagés dans la ménagerie de Valan Lucas, le temps que Nyneave se souvienne de l'endroit où se trouve les Aes Sedai rebelles. Durant une des visites de Nyneave dans le Monde des Rêves, la jeune femme se fait attaquer par Moghedien. Elle s'en sort de justesse grace à Birgitte. Mais celle-ci se retrouve expulsée du monde des Rêves, et ainsi de son Dessin. Cela a pour conséquence de la faire mourir à petit feu. Pour la sauver, Elayne la lie à elle en temps que lige. 

Du côté de Rand et des Aiels, une grande bataille se prépare. Rand a décidé d'attaquer Couladin et de s'en débarrasser une bonne fois pour toute. Mat, quant à lui, décide de partir une bonne fois pour toute. Bien sur tout ne se passe pas comme prévu. Mat n'arrive pas à fuir, pire la bataille semble vouloir aller sur lui. Il finira d'ailleurs par tuer Couladin, devenant un héros malgré lui. Rand sera attaqué par Sammael, un autre Réprouvé. Finalement grace à Mat, Cairhien sera sauvé des griffes de Couladin.

Mais cela ne s'arrête pas là. Rand apprend que Morgase serait morte. S'en voulant, il décide d'aller à Camleyn, tué Ravhin qui s'y trouve. Mais avant cela Moiraine veut le conduire sur les quais de Cairihien pour qu'il voit quelque chose (Spoiler là maintenant). Le fameux quelque chose est en fait Lanfear, comme Moiraine l'avait vu dans Rhuidean. Après un dur combat où la Réprouvée blessera Egwene et Aviendha (se demandant laquelle des deux couchent avec Rand) et où Rand n'arrive pas à la tuer, c'est Moiraine qui va se sacrifier pour la tuer. Cela fonctionne, elles sont englouties par un Ter'angreal ramené de Rhuidean et disparaissent. Mais cela n'empêche pas Rand de se jeter juste après dans Caemlyn pour tuer Ravhin.

Pendant ce temps, Nyneave et Elayne ont enfin trouvé les autres Aes Sedai. Traiter comme des gamines, elles doivent enseigner au conseil de Salidar à aller dans le monde des Rêves. Elles doivent aussi le faire en secret pour Leane et Siuan. Durant une des leçons de Siuan, Nyneave est attaquée par Moghedien. Elle parvient avec l'aide de Birgitte à la vaincre en lui passant un A'dam au cou. Moghedien avoue alors à Nyneave qu'un piège va se fermer sur Rand... Elle va donc essayer de le rejoindre dans les Rêves.

Durant ce temps, Rand, Aviendha et les Aiels sont dans Caemlyn. Plus précisement dans un piège créée par Ravhin. Celui-ci va couter la vie d'Aviendha, de Mat, d'Asmodean et de plusieurs Aiel. Fou de rage (surtout devant le corps d'Aviendha), Rand va se lancer à la poursuite du Réprouvé et entrer dans le monde des Rêves. Là, après une âpre bataille, il le détruira grace au Malefeu, faisant par là même revivre Aviendha, Mat et les autres.

Voilà donc pour le résumé en gros. Ce tome est bourré d'action (tout plein de batailles) mais aussi d'émotions, chose qu'il manquait un peu jusque là. La mort de Moiraine, celle de Mat, dAviendha et de quelques autres vont faire prendre conscience à Rand qu'il n'est pas tout puissant comme il semblait le croire jusque là. Cela le rend un petit plus humain et ça fait du bien. Tout comme l'échec de Nyneave contre Moghedien va la rendre moins dure à nos yeux.
 
Beaucoup d'intrigues prennent place aussi, ce qui est arrivé à Morgase, la chute de plusieurs Réprouvés, les Aes Sedai de Salidar... Je me suis même rendue compte que nous avions une information importante dans la lettre d'adieu de Moiraine à Rand que je n'avais pas vu jusque là (pourtant, d'après ce que je sais, elle indique tout de même clairement un point sur l'Ajah Noire). L'histoire avance encore un peu plus, tout comme la conquête du monde par Rand.

Pour ne pas mentir, ce tome fait parti des mes préférés de la saga même si l'un des personnage que j'adore disparait (Moiraine !!). On y trouve tout ce que j'aime dans la Roue du temps et bien plus encore. J'ai été particulièrement triste de le finir (bien que finalement il se finisse pas trop mal). Et puis avouons-le, un tome sans Perrin pour moi, c'est juste génial (non je ne l'aime toujours pas). 

Voilà voilà, je fais un peu court, mais j'avoue ne pas trop savoir quoi dire de plus surtout vu le résumé que j'ai pu faire (un des plus longs je crois).

jeudi 4 juillet 2013

Les tribulations d'un mage en Aurient, Terry Pratchett

Allez, continuons à rattraper le petit retard que j'ai pris avec cet avis d'un livre lu il y a plus d'une semaine et demie. Après, il ne manquera plus que celui du livre fini hier et je serais à jour. Enfin.

Les tribulations d'un mage en Aurient, Terry Pratchett

Editeur : Pocket
Collection : Fantasy
Année de parution : 2001 (2005 pour cette édition là)
Titre en VO : Interesting Times
Année de parution en VO : 1994
Nombre de pages : 407

A lire si :
- Vous aimez les annales du Disque Monde
- Vous aimez l'humour anglais
- Vous aimez Rincevent

A ne pas lire si 
- Un personnage principal avec si peu de chance ne vous plait pas
- Vous voulez voir les mages dans un rôle important

Présentation de l'éditeur

L'Université de l'Invisible a reçu un message de la plus haute importance venu d'Aurient : l'empereur de la Cité interdite demande un mage, ou plutôt le " Grand Maje ". Chez les Hong, au pays de la Grande Muraille, c'est en effet la zizanie suite à la parution d'un petit livre rouge : Ce que j'ai fait pendant mes vacances. Et le seul vers qui l'on peut se tourner à Ankh-Morpok, c'est bien entendu le roi de la poisse, Rincevent. A la tête de l'armée Rouge, il devra bientôt affronter Cohen le Barbare (un mètre cinquante avec des semelles) et sa Horde d'Argent (80 ans de moyenne d'âge) bien décidé à faire un casse... Rincevent, qui ne rêvait que de tranquillité après toutes ces mésaventures, va finalement devenir un héros ! Peut-être...

Mon avis

Rincevent est un personnage que j'aime bien dont jusque là j'avais eu du mal avec les histoires. Il faut dire que sa toute première (qui commence aussi les Annales) part dans tous les sens et qu'elle n'est pas la plus simple à lire et que la dernière avant celle-ci, et bien je ne l'ai pas fini tant j'ai eu du mal avec. Pourtant en lui-même Rincevent est juste génial.

Pour ces tribulations, j'ai eu moins de mal à lire. Peut-être grace à Cohen et sa bande de vieux barbares. A moins que pour une fois, j'ai apprécié les aventures de Rincevent parce que j'avais besoin de me détendre réellement après une période de travail pas simple ? En fait, j'ai peut-être enfin compris ce qui fait une aventure de Rincevent. 

IL faut dire que ce roman là des annales à tout pour faire rire, des personnages haut en couleur et en verbe, une histoire vraiment bien menée et un Rincevent au sommet de son art. Ce bonhomme n'a vraiment pas la moindre chance, j'en arrive toujours à me demander comment il fait pour être encore en vie. Et pourtant, autant il tombe dans les pires ennuies du monde, autant, il s'en sort toujours d'une manière assez chanceuse. 

Comme je le disais, j'ai beaucoup aimé les Barbares de ce tome. Nous avions déjà eu l'occasion de croiser Cohen dans d'autres tomes, mais il n'avait pas autant d'importance qu'ici. Et puis, sa petite troupe est tout de même carrément marrante. C'est vraiment eux qui mettent l'action dans le livre, bien plus que les révolutionnaires qui eux m'ont semblé bien terne par rapport à nos barbares. C'est d'ailleurs bien dommage parce que je suis sure que Pratchett aurait pu faire quelque chose de mieux avec les révolutionnaires à part les quelques jeux de mots avec leur nom ou leur convictions (les slogans sont vraiment sympas, surtout repris par Rincevent).

Mais finalement, ce que j'aime le plus dans ce livre, c'est l'humour à la Pratchett, comme toujours. J'ai trouvé qu'ici, il avait vraiment fait du bon travail, sans parler de celui de son traducteur qui reste pour moi l'un des meilleurs traducteurs fantasy.  J'ai ris tout le long de ma lecture, ce qui n'était pas gagné avec une aventure de Rincevent. 

En tout cas, si comme moi, tu as du mal avec Rincevent, je te conseille vraiment ce tome qui m'a réconcilié avec lui.

dimanche 30 juin 2013

Sympathies for the devil, Thomas Day

Je suis grave à la bourre dans mes avis de lectures. Normalement, je devrais reprendre le rythme d'ici une bonne semaine.
Ça faisait un moment que je n’avais pas lu de recueil de nouvelles. Je prends toujours autant de plaisir à en lire, encore plus lorsque l’auteur en est Thomas Day

Sympathies for the Devil, Thomas Day

Editeur : Folio
Collection : Science Fiction
Année de parution : 2012
Nombre de pages : 400

                            A lire si :
- Vous aimez les nouvelles
- Vous aimez les ambiances sombres

                           A ne pas lire si :
-La violence vous rébute
- Idem pour le sexe
- Vous voulez un grand bol d’espoir.

                     Présentation de l’éditeur

L'Apocalypse selon Thomas Day...
Ils sont six.
Paul of Perth, duc du Dragonshire, combattant le cercle des ténèbres qui broie la réalité et étrangle jusqu'à l'idée même du bien...
Dernier Frêne, l'Homme-arbre qui parcourt un monde à l'heure du loup et porte en sa sève l'espoir d'une renaissance...
Darrell Jhune, qui a vu l'apocalypse dans les "douze dragons renversés" et doit réparer l'Erreur...
Ozzie, mutante et tueuse impitoyable, qui doit apprivoiser la mécanique des profondeurs pour enfin trouver sa place dans un univers au bord du gouffre...
Ismaël Kashoggi, missionnaire onusien chargé de recenser les tribus nomades de Mongolie pour la puissance extraterrestre Archonte et veut empêcher un génocide programmé...
Loki, le démon aux yeux de lumière, qui a provoqué le Ragnarok en libérant le monde des dieux moribonds, pâles reflets d'eux mêmes...
Ils sont six, six pour six fins du monde.

                                                               Mon avis

De Thomas Day, je ne connaissais jusque là qu’une facette, celle de l’auteur pour “enfant”, avec son livre “Du sel sous les paupières” que j’avais beaucoup aimé. Je savais aussi qu’il était un auteur à l’univers assez noir de part les avis que j’avais pu lire sur d’autres de ses écrits. En fait, il a tout pour me plaire, cet auteur. Du coup, quand j’ai vu ce livre chez mon libraire (le seul qu’il avait de lui en plus Du sel...), je l’ai pris.

Sympathies for the devil est donc un recueil de nouvelles. Elles sont six en tout (la précédente édition chez Be’Lial en compte moins, quatre il me semble) et chacune raconte la fin d’un monde. Nous commençons par un monde très noir ou l’espoir n’est plus du tout présent ou presque pour petit à petit découvrir que malgré la fin d’un monde (de la Terre ou même juste de l’univers d’un personnage) finalement, on peut trouver un peu d’espoir. J’ai beaucoup aimé cette manière de présenter les six nouvelles, cela donne une certaine cohérence au recueil (et j’ai cru comprendre que c’était pareil avec Women in Chains).

J’ai beaucoup aimé les différent thèmes du coup qui sont abordés dans les nouvelles. Mais ce que j’ai vraiment aimé, reste l’écriture de Thomas Day. Je ne saurais la décrire, mais elle m’a vraiment touché. Pourtant, elle aurait pu me rebouter. Thomas Day semble aimer la violence et le sexe, vraiment beaucoup. Il y en a dans toutes les nouvelles, dans certaines plus que dans d’autres. Mais en même temps, c’est aussi ça le charme des nouvelles de monsieur Day, ça qui fait qu’elles sortent de ce que je lis d’habitude. Par contre, je comprendrais que certaines personnes n’apprécient pas du tout.

Je ne parlerais pas des nouvelles en elles-même, vous laissant la chance de les découvrir par vous même. Je déplore juste que ce ne soit que des nouvelles, parce que j’ai vraiment aimé les divers univers.

samedi 8 juin 2013

Challenge 100% SFFF Francophone, le bilan

Et voilà nous sommes en juin et le super challenge 100% SFFF francophone est fini. Il est mon premier (et pour le moment le seul aussi) challenge lecture que j'ai fait et franchement, j'ai beaucoup aimé.

Grace à lui, j'ai découvert pas mal d'auteurs français qu'y m'étaient totalement inconnus jusque là ainsi que quelques maisons d'édition que je ne connaissais pas non plus. Il y a eu beaucoup de coups de cœurs (huit sur douze livres lus), aucune déception grave sur un livre et surtout un grand plaisir à découvrir ce que mes compatriotes peuvent écrire.

J'ai donc lu 12 livres du challenge, sur les 20 proposés. J'avais tablé sur 10 livres dans l'année, plutôt contente qu'il y en ait eu deux de plus. Je compte bien lire les autres dans l'année en cours, surtout vu les bons livres que j'ai pu lire déjà. D'ailleurs, je vous remets la liste (et en cliquant sur les livres en bleus, vous pourrez lire mes avis dessus)

* [Nathalie Dau] Les débris du chaudron (13€50 Argemmios)

* [Christian Léourier] L'arbre-miroir (13€, Voy'el)
* [Jacques Fuentealba] Retour à Salem (14€, Midgard)
* [Anthony Brocard] Erèbe (19€, Midgard)
* [Christian Perrot] Les naufrageurs (15€50, Midgard)
* [Yan Marchand] Comme un poison dans l'eau (8€, Griffe d'encre)
* [Marie Lé-Camille] Les voyageurs (20€, Griffe d'encre)
* [Sophie Jomain] Les anges mordent aussi (18€, Rebelle)
* [Roland C. Wagner] Le serpent d'angoisse (8€10, ActuSF)
 
Enfin pour finir ce petit article, je tiens à remercier Cécile d'avoir créer le challenge ainsi que les auteurs et maisons d'éditions qui m'ont fait découvrir de merveilleux univers et des histoires géniales. J'espère que toutes ces maisons d'éditions continueront à exister durant longtemps et à nous proposer d'aussi bons livres.

Un Chapeau de Ciel, Terry Pratchett

J'avais besoin suite à un début de semaine compliquée d'un peu de légéreté. Pour cela, je ne connais rien de mieux que de lire un bon Pratchett. Cette fois, c'est un de ses livres jeunesses. 

Un chapeau de Ciel, Terry Pratchett

Editeur : Pocket
Collection : Fantasy
Année de parution : 2012
Titre en VO : A Hat Full of Sky
Année de parution en VO : 2004

A lire si :
- Vous aimez Pratchett et son Disque Monde
- Vous aimez les petits êtres bleus et ivres
- Vous voulez voir Mémé Ciredutemps

A ne pas lire si 
- Vous voulez un livre adulte
- Vous voulez le même humour que dans les livres adultes du Disque Monde.

Présentation de l'éditeur

" Robin Deschamps Feegle, je vos demande maetnant d'alleu sauveu la ch'tite michante sorcieure jaeyante. Un rukeu est après elle. " Et voilà les Nac mac Feegle, les ch'tits hommes libres, sur le pied de guerre. Car un terrible danger menace leur protégée, Tiphaine Patraque, onze ans, apprentie sorcière : un rucheur veut s'emparer d'elle. Un rucheur, c'est comme un babar-l'ermite. Ça emménage en vous... et on ne peut pas le tuer. Alors tous les talents en herbe de Tiphaine ne seront pas de trop, non plus que ceux des Feegle, de fins bagarreurs, et peut-être faudra-t-il que s'en mêle maîtresse Ciredutemps, la sorcière de référence.

Mon avis

J'aime toujours autant lire du Pratchett. Que se soit une histoire se passant sur le Disque Monde ou non, que se soit pour adulte ou pour enfant. Ca me détend toujours et là, j'en avais bien besoin. Ce tome ne déroge pas à la règle, j'ai ris, j'ai aimé. 

Tiphaine, dans le tome précédent (les Ch'tits hommes libres), a vaincu la reine des fées et s'est découverte sorcière. Elle a été prise sous l'aile de Miss Tique, sorcière intinérante. Mais le temps de partir des Causses pour étudier la sorcellerie est arrivé. La voilà partie pour aller chez mademoiselle Niveau, une sorcière un peu étrange. En chemin, un rucheur essaye de s'emparer d'elle. Il n'en faut pas plus pour que les Nac Mac Feegle, dont elle fut pour un temps la Kelda, viennent à son secours.

Je crois que ce que j'aime le plus dans les romans du Disque Monde mettant Tiphaine Patraque en scène, ce sont surtout les Nac Mac Feegle, leur façons de vivre, leur parler (pour moi qui ne supporte pas lire du parler "paysan" ou déformer en livre, c'est étonnant)... J'aime ces petits créatures bleues qui n'en font qu'à leur tête. J'aime aussi Tiphaine, demoiselle de onze, un peu trop mature peut-être et pourtant terriblement peu sure d'elle. 

Dans ce tome, elle doit affronter à la fois le rucheur, qui veut son corps et son esprit mais aussi les jeunes sorcières qu'elle va rencontrer et qui ont une vision bien différente d'elle. Comme toujours, elle est donc en mauvaise posture, et ce n'est que grâce aux Feegle, poussés par leur nouvelle Kelda et à Mémé Ciredutemps, qu'elle finira par s'en sortir et par devenir une vraie sorcière.

Du coup, Pratchett invoque pas mal de thème qui parleront même aux plus jeunes, l'exclusion, la différence mais aussi les peurs enfantines et le transfert de compétence (entre Mémé et Tiphaine). C'est une des choses que j'aime beaucoup chez Pratchett, cette manière d'aborder des thèmes pas toujours simple avec cet humour qui est le sien, même si en parlant d'humour, il est moins prononcé que dans les romans pour "adultes".

En conclusion, c'est encore un roman que j'ai lu avec un grand plaisir, très grand même et qui m'a remonté le moral quand j'en avais besoin. Merci Sir Pratchett !

Legend, Marie Lu

En ce moment, je ne poste pas beaucoup, mais par contre je lis. J'ai quelques problèmes pour venir me connecter et poster.
Dimanche dernier, j’ai un peu beaucoup lu. J’ai commencé et bien avancé mon nouveau livre papier et j’ai surtout fini ma lecture en numérique. Et voilà ce que ça a donné.

Legend, Marie Lu


Editeur : Castelmore/bragelonne (édition numérique)
Collection : /
Année de parution : 2012
Titre en Vo : Legend
Année de parution en VO : 2011
Format : Epub

A lire si :
- Vous aimez les dystopies
- Vous aimez les histoires d’amours

A ne pas lire si :
- Vous voulez du triangle amoureux
- Vous voulez deux parties égales

Présentation de l’éditeur

June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter. Issus de deux mondes complètement opposés, June et Day n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?

Mon avis

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de dystopie et je me réjouissais donc de lire Legend, qui s’annonçait comme un bon livre. A vrai dire, c’est un bon livre, en tout cas pour le divertissement, parce qu’il souffre tout de même de quelques défauts.  Mais avant d’en parler commençons par l’histoire.

Day est un jeune ado de quinze ans qui s’est rebellé contre la République. Pouquoi, comment, je ne vous le dirais pas, ça spoilerait pas mal. Lorsque son frère cadet est contaminé par un virus faissant des ravages dans les quartiers pauvres, il va tout faire pour le sauver. Pour cela, il va cambrioler un hopital. A la place de trouver un vaccin, il va être blessé mais surtout, en s’échappant, il va blesser Métias, un soldat. Comme rien ne se passe comme Day l’avait prévu, Métias meurt. June, sa soeur, va partir à la recherche de son assassin. C’est ainsi que les deux jeunes gens vont se trouver et que les idéaux de June vont partir en éclats.

J’ai beaucoup aimé le monde de June et Day qui est cohérent. Il a été détruit suite à des bouleversements climatiques (et peut-être pas que). Les Etats-Unis sont à présent séparés en deux, d’un côté la République, commandé par l’Elector Primo, de l’autre les colonies (les méchants donc). Le système totalitaire fonctionne à merveille et est particulièrement bien présenté par l’auteure. Jusque là, il n’y a aucun défaut. D’ailleurs, l’histoire se tient bien. Le plus gros défaut de ce livre, ce sont d’abord ses personnages puis son dévellopemment.

Les personnages en eux-même auraient pu être bien, si ce n’était leur âge. June et Day sont censés avoir quinze ans. Or en lisant, j’avais soit l’impression d’avoir des enfants, soit des adultes beaucoup plus vieux. June par exemple a bien souvent des réactions de petites filles face à ce qu’il lui arrive. Or dès qu’elle se met à réfléchir un peu, elle pourrait avoir vingt cinq ans si ce n’est plus. Il en va de même pour Day, qui fait vraiment plus adulte. Alors dans un monde comme le leur, je comprends que les épreuves rendent plus matures. Mais là, c’est un peu trop.

Pour les personnages secondaires, c’est un peu pareil. Très archétypés pour la plupart, je me suis ennuyée avec eux, à part peut-être Thomas, ami de Métias et June. Dès le départ, on se doute de quelque chose sur lui, mais il le cache plutôt pas mal.

Un autre défaut du livre, son déroulement. La première partie nous offre une vue d’ensemble de Los Angeles, des personnages, de l’histoire. Elle est un peu lente, il ne s’y passe pas grand chose si ce n’est la rencontre entre June et Day. La seconde partie elle va super vite par rapport à la première. Trop vite même. Du coup, on reste sur notre faim. Du moins, c’est l’impression que j’ai eu. Ajouter à cela que la seconde partie nous parle à la fois de l’histoire en elle-même et à la fois de l’histoire d’amour entre les deux héros. Histoire d’amour que je trouve peu crédible (mais bon ça c’est habituel dans ce genre de livre).

Pourtant, malgré ses défauts, j’ai tout de même bien aimé lire ce premier tome. Il est plaisant si on oublie un peu tout ce que j’ai pu dire avant. J’ai tourné les pages sans m’en rendre compte et j’ai tout de même apprécié ma lecture. Ce n’est pas un chef d’oeuvre mais il fait très bien passé le temps. Et puis, bon c’est un premier tome (et un premier livre de l’auteure aussi), alors je me dis que la suite pourrait être meilleure. Du coup, je le conseille tout de même à ceux qui aime les dystopie Young Adult et qui veulent passé un moment sans se prendre la tête.


dimanche 2 juin 2013

Etincelles, La Roue du Temps, tome 9, Robert Jordan

Encore un tome de la superbe saga qu'est la Roue du Temps. J'ai mis un petit moment à le lire celui-ci, mais j'ai eu une semaine plutôt chargée et pas très envie de lire le soir.

/!\ Spoilers

Etincelles, La Roue du Temps, tome 9, Robert Jordan

Editeur : Pocket
collection : Fantasy
Année de parution : 2003
Titre en VO : The Fire of Heaven
Année de parution en Vo : 1993
Nombre de pages : 604

A lire si 
- Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous voulez du mystère, des complots, de la magie...

A ne pas lire si
- Vous ne voulez pas de livre initiatique
- Vous n'aimez pas que les personnages soient dispersés dans le monde
 
Présentation de l'éditeur

Dans la cité interdite de Rhuidean, Rand al'Thor, le Dragon Réincarné, se méfie de tout le monde et n'ose révéler ses intentions, pas même à Egwene ni à Moiraine. Pourtant des intrigues se trament à son insu. Dans la Tour Blanche, l'Amyrlin Elaida rencontre l'inquiétant Padan Vain. À la cour de Caemlyn, la reine Moilise, ouvrant les yeux sur la vraie nature de son amant, le séduisant seigneur Gaebril, se ressaisit et s'enfuit.
Dans ses luxueux appartements, Rahvin le Réprouvé retrouve en secret trois de ses camarades pour dresser le plan de bataille qui leur donnera la victoire finale sur le Dragon. Une pluie d'étincelles qui annonce le brasier incontrôlable prêt à se déchaîner.
 
Mon avis
 
Bon commençons comme toujours pas le résumé de ce tome, attention, ça va spoiler. 
 
Rand, Mat, Moiraine, Lan, Egwene sont toujours avec les Aiels. Rand a fait en sorte que Rhuidean soit dévoilé et c'est là que notre petit groupe se trouve au début du tome. Egwene étudie toujours avec les Sagettes et Rand prend des leçons avec Asmodean, l'un des réprouvés, réduit à rien par Lanfear pour en faire son professeur. Mais Couladin se lance sur Cairhien et Rand décide de le suivre afin d'éviter une nouvelle guerre Aielle. C'est donc accompagné de quasiment tous les clans Aiels, qu'il se rend de l'autre côté du Rempart du Dragon.
 
De leur côté, Nyneave, Elayne, Thom et Juillin, sont en Amadicia, revenant vers la Tour. Elles ne savent pas encore que la Tour est divisée et qu'Elaida en est l'amyrlin. Elles se font piégées par une Oeil et Oreilles des Jaunes mais réussissent à s'enfuir. Problème, en Amadicia, elles rencontrent Galad, qui leur apprend pour la Tour. Elayne décide de le fuir à cause de son tempéramment qui risque de les dénoncer aux Blancs Manteaux.
 
Pendant ce temps, Siuan, Leane, Min et Logain recherchent les Aes Sedai qui se sont enfuies de la Tour. En chemin, elles se font attraper par Gareth Bryne à qui elles jurent fidélités suite à un procès contre elles (à cause de Logain qui lui s'est barré avant de se faire prendre). Elles s'enfuient, poursuivies par Bryne (qui semble amoureux de Siuan sans savoir que c'est elle).
 
Voilà donc en gros ce qu'il se passe dans ce tome. Beaucoup d'action pour ce tome, faut dire que les trois différents groupes ont chacuns pas mal d'ennemis, les trollocs et réprouvés pour Rand, Moghedien, l'une des réprouvées plus l'Ajah Noire pour Nyneave et Elayne, et elle-même pour Siuan. Nous découvrons donc de nouveaux ennemis, tous aussi plus méchants les uns que les autres.

Mais le point vraiment important de ce tome, c'est bien la séparation de la Tour mais aussi le début de la folie de Rand. Il commence à entendre la voix de Lewis Therin, et cela de plus en plus souvent. Du coup, entre lui et Mat (qui a les souvenirs de plusieurs vies), on en apprend aussi un peu plus sur ce qu'il a pu se passer avant. C'est vraiment intéressant.

Voilà donc un tome qui se lit rapidement bourré d'action et de moment assez amusant. Sans parler qu'il n'y a pas Perrin et que pour moi, c'est le pied dans ce cas-là (à savoir qu'il sera donc présent au prochain tome, et que ça c'est moins drôle...).