mardi 27 août 2013

La Brigade des Loups, tome 1, Lilian Peschet

Les éditions Voy'el ont ouvert récemment une nouvelle collection composé de récit courts, nouvelles et novellas donc. Me voici donc embarquée à la découverte de celle-ci avec un des premiers livres qui a été publié.

La Brigade des Loups, tome 1, Lilian Peschet

Editeur : Voy'el
Collection : E-courts
Année de parution : 2013
Format : Epub

A lire si : 
- Vous aimez les histoires en plusieurs parties
- Vous aimez les histoires de loups-garou
- Vous voulez une autre vision des dits loups-garou

A ne pas lire si : 
- Vous voulez du loup-garou stéréaotype
- Vous avez du mal avec les points de vue multiples

Présentation de l'éditeur

2020. L'épidémie de lycanthropie sévit en Europe depuis près de trente ans. La Roumanie est l'un des pays les plus en pointe concernant la recherche sur ce rétrovirus, mais aussi l'un des rares où les lupins ont le droit de vivre dans la société.
Sous certaines restrictions.
Pour s'occuper des crimes lupins, des unités de polices spéciales exclusivement composées de malades ont été créées.
On les appelle les Brigades des loups.
Un professeur massacré. Une mère de famille et son enfant dévorés vivants. De jeunes lupins sauvages en liberté. Pourquoi ces crimes ? D'où viennent ces enfants, et quel est leur but ? Les réponses pourraient bien bouleverser l'avenir de la brigade de Bucarest.

Mon avis

Je lis rarement d'histoires sur les loups-garou, pas forcément que je n'aime pas, juste que je n'en ai pas trouvé jusque là qui me plaise vraiment. Je crois qu'avec cette série, que je commence à peine donc, j'ai enfin trouvé une histoire de loups-garou passionnante.

La Brigade des Loups nous donne une nouvelle origine, plutôt originale, de la Lycantropie. Il ne s'agirait ni plus ni moins d'un virus, d'une MST même. Pourtant, les personnes qui en sont atteintes restent des parias même dans le seul pays où ils ont le droit d'exister presque comme tout le monde, la Roumanie. Cela donne une nouvelle vision des Loups-garou que j'apprécie beaucoup, loin des contes que nous avons l'habitude de lire. Et puis, moi, j'aime bien quand la science explique beaucoup de chose aussi.

Ce premier épisode commence fort, très fort, passé les quelques pages nous expliquant un peu le virus et comment les hommes traitent les malades, nous avons déjà un meurtre et l'intervention de l'une des brigades des Loups. C'est elle que l'ont suivra par de courts chapitres dont les membres seront tour à tour narrateur. Cette manière de conter l'histoire peut un peu déstabilisée, surtout qu'elle ne nous permet pas sur un format court de nous attacher forcément au personnage, mais elle permet aussi de voir différents loup-garou et surtout différentes manières d'appréhender ce qu'ils sont. Mais cela ne m'a pas du tout dérangé car pour moi, cela sert très bien l'intrigue.

Parlons-en de l'intrigue d'ailleurs. Pas un seul temps mort et cela dès le début de l'histoire. On ne voit d'ailleurs pas venir certain rebondissement, et j'ai été poussé à tourner virtuellement les pages sans même m'en rendre compte, voulant savoir à tout prix ce qu'il allait se passer. Le changement de narrateur aide grandement aussi en cela, nous faisant passer d'une enquête à l'autre (enquêtes qui devraient se regrouper facilement d'après moi) en douceur et surtout aiguisant ma curiosité en avançant dans les pages.

Et puis il y a le style de Lilian Peschet. Sur un roman court comme celui-ci (même s'il y aura plusieurs épisodes), il faut aller vite, sans rien omettre non plus. C'est un exercice compliqué auquel joue l'auteur et il y joue parfaitement. Les phrases sont courtes, percutantes, et pourtant, elles ne sont pas hachées ce qui aurait pu nuire à l'histoire. L'enchainement est parfait, fluide, porté par un style très polar fonctionnant du coup parfaitement.

Sans oublier non plus la petite critique que l'on sent dernière cette histoire. Cécile Duquenne en parle mieux que moi dans sa chronique, mais on sent réellement l’uchronie politique. En plus de cela, les évènements du récit comporte beaucoup de référence à notre époque, donnant plus de poids à sa théorie de la MST et à son récit. On sent vraiment que l'auteur a pensé à tout pour que son uchronie semble "normale" par rapport à notre propre époque. C'est clairement bien foutu sans trop en faire non plus.

Pour moi, ce premier épisode est un vrai coup de cœur. Le récit est addictif, bien foutu et les personnages vraiment sympathiques. J'ai hâte de pouvoir lire la suite de cette série qui promet vraiment.

L'Alchimiste des Ombres, Les lames du Cardinal, tome 2, Pierre Pevel

Je n'ai pas résisté longtemps à l'appel des Lames du Cardinal, ayant pas mal aimé le tome 1, je me suis jetée sur le 2 avec plaisir.

L'Alchimiste des Ombres, Les lames du Cardinal, tome 2, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2010 pour l'édition numérique, 2009 pour l'édition papier
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez le mélange capes et épée/fantasy

A ne pas lire si :
- Vous voulez juste un roman de capes et épées
- Vous n'aimez pas qu'il y ai un trop grand nombre de personnages

Présentation de l'éditeur

Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d'Europe.
Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.
Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l'Alchimiste des ombres...

Mon avis

J'avais laissé les Lames du Cardinal victorieuses suite à un complot contre la France. Je les retrouve donc un mois plus tard (autant IRL que dans le bouquin d'ailleurs) avec un nouveau complot sur les bras. Cette fois, il semble que le complot touchera le roi de France en personne, d'après l'Italienne, intriguante à la solde dont ne sait trop qui. Et ce complot serait mené par un vieil ennemi des Lames, l'Alchismiste des Ombres, dragon de son état. C'est donc parti pour une nouvelle aventure.

Tout commence avec l'Italienne qui ne figurera finalement que dans le premier tiers du roman. Cette femme intrigue pour le pape mais aussi pour elle et annonce tranquillement à la Fargue qu'elle a connaissance d'un complot contre le trône dont elle ne donnera les détails que si Richelieu lui accorde protection. Tout cela va nous occuper un temps puis, disparation de l'Italienne (dommage j'aimais bien son personnage) pour en revenir au point de départ ou presque sans savoir sur quoi va porter le complot. Je trouve d'ailleurs bien dommage que finalement peu de chose relie notre Italienne au reste de l'histoire. J'ai eu du coup, l'impression qu'elle n'était pas là pour grand chose vu que finalement tout se met réellement en place après sa disparition dans le livre.

En parlant du complot, je l'ai trouvé bien mieux mené que celui du premier tome. Malheureusement, je l'ai aussi trouvé réglé bien trop vite une fois que les Lames ont compris ce qui allaient se passer, chose déjà remarqué dans le premier tome. Nous sommes menés à droite et à gauche durant les trois premiers tiers du livre et puis tout va vite, très vite. On en oublie presque les intrigues annexes (qui portant commence dès le début du livre) qui semblent nous mener tout droit vers le tome 3. Ces intrigues concernent surtout les Chatelaines, ordre religieux féminin assurant la sécurité de la France contre les dragons. Nous avions déjà eu un petit aperçu de ce mouvement dans le premier tome, ici, nous en apprenons encore plus et ça donne envie d'en savoir toujours plus dessus, surtout qu'Agnès de Vaudreuil semble y être plus attachée qu'on ne le croit.

Mais revenons à l'intrigue principale qui permet à l'auteur de mettre en avant deux personnages, Leprat, le mousquetaire (que j'avais déjà beaucoup apprécié dans le tome 1) ainsi que Laincourt, l'ancien espion du Cardinal, rattaché aux Lames. Autant le dire, ce sont deux personnages que j'apprécie beaucoup et j'étais ravie de les voir mis en valeur comme ça. Une petite déception par contre de ne pas beaucoup voir ni Almadès, toujours aussi discret (spoiler : sans vous dire ce qu'il va lui arriver dès le début du tome 3... que je commence à lire), ni Saint-Lucq qui va faire un petit tour sous les ordres directs du Cardinal. Par contre, ne pas trop voir Marciac, Agnès et Ballardieu ne m'a pas beaucoup dérangé, même si Agnès semble être au centre de l'intrigue Châtelaine et que Marciac semble lui en mauvaise posture (pour une raison que je ne dirais pas).

J'ai apprécié la mise en avant de certain des personnages, me faisant ainsi oublié un des défauts du tome 1, c'est à dire de ne pas pouvoir s'accrocher à l'un d'eux en particulier tant ils étaient survolés pour moi. Par contre, il y a moins l'effet de groupe que j'avais aussi apprécié, les Lames étant séparés durant une bonne partie de l'aventure.

Il reste pourtant quelques défauts à cette série pour moi, d'abord l'effet guide touristique, toujours présent, qui bien qu'il m'ait plus dans le tome 1 m'a un peu agacé dans le tome 2 puisque souvent, nous visitons les mêmes endroits (l’hôtel de l'épervier par exemple ou certaines rues de Paris). Autre chose qui m'a un peu gêné, les répétitions à la présentation de certains personnages que nous connaissions déjà (je pense à Agnès, ou à un agent de la Griffe Noire déjà présenté dans le tome 1 par exemple). C'est dommage, ça alourdi un peu le texte pour moi. Heureusement, le style de l'auteur fait rapidement oublié cela, tout comme le déroulement de l'action qui ne souffre pas de temps mort aide à passer tranquillement ces moments un peu plus lourd.

Finalement, l'histoire étant prenante et pleine d'action, les personnages de plus en plus intéressants, je n'ai pas tellement vu les petits défauts sur le coup, plus après lecture pour tout dire. J'ai lu ce second tome, j'ai apprécié, je me suis bien amusée et j'ai aimé. D'ailleurs, j'ai même commencé le troisième seulement deux jours après. J'apprécie de plus en plus cette série, son mélange de capes et épées/fantasy qui me plait toujours autant, le bestiaire qui y est associé (et plus développé ici que dans le 1) et j'ai hâte de finir le dernier tome pour savoir ce qu'il va se passer pour nos Lames. 

Je peux même dire que même si je n'ai pas un coup de cœur pour les livres, je l'ai carrément pour la série en entier et son originalité.

lundi 19 août 2013

L'Arrache-Coeur, Boris Vian

Second livre lut ce week end. Après ma découverte de l'Ecume des Jours il y a quelque mois, j'ai voulu en voir un peu plus sur Vian.

L'Arrache-Coeur, Boris Vian

Editeur : Le livre de poche
Collection : /
Année de parution : 2009 pour mon édition, 1953 pour l'originale
Nombre de pages : 219

A lire si :
- Vous aimez que l'auteur joue avec les mots
- Vous connaissez déjà un peu l'univers de Vian
- Vous n'avez pas peur de la violence

A ne pas lire si :
- Quand je dis violence vous entendez sang et tripes
- Vous avez du mal avec les mères-poules
- Vous voulez des personnages attachants

Présentation de l'éditeur :

Voilà un coin de campagne où l'on a de drôles de façons...La foire aux vieux, par exemple.
Curieuse institution ! On sait bien aussi que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dès qu'ils étendent leurs bras - mais est-ce une raison suffisante pour les enfermer derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus clos ? Le psychiatre Jacquemort se le demande - puis ne se le demande plus, car il a trop à faire avec la honte des autres, qui s'écoule dans un bien sale ruisseau.
Mais nous, qui restons sur la rive, nous voyons que Boris Vian décrit simplement notre monde. En prenant chacun de nos mots habituels au pied de la lettre, il nous révèle le monstrueux pays qui nous entoure, celui de nos désirs les plus implacables, où chaque amour cache une haine, où les hommes rêvent de navires, et les femmes de murailles. Avant-propos de Raymond Queneau Présentation de Gilbert Pestureau.

Mon avis

L'histoire de l'Arrache-coeur, terme déjà utilisé dans l'Ecume des Jours, est celle de Jacquemort, psychiatre né un an plus tôt complétement vide. Il se rend dans un village enfin de se remplir des gens en les psychanalisant. A son arrivé, il est embauché d'office comme Sage-femme auprès de Clémentine. Celle-ci accouche de trumeaux (des triplés donc). Il va rester dans ce village durant quelques années et l'on va découvrir la vie de celui-ci ainsi et plus particulièrement de Clémentine et des enfants grace à lui.

Je l'avoue de suite, l'histoire ne pas tant emballée que ça. J'ai mis un moment à entrer dedans réellement. Elle n'est pas exceptionnelle. Mais en continuant ma lecture, j'ai voulu savoir ,tout de même, ce qu'il allait arriver et puis j'ai été porté par l'écriture de Vian que je trouve toujours aussi poétique. 

Ce que je retiens surtout du livre, c'est la violence qui s'en échappe. Les apprentis de dix ans roués de coup par leur maitre, jusqu'à la mort, la punition faite à l'étalon pour trop faire son travail, mais aussi la foire aux vieux, qui n'est rien d'autres qu'une foire aux esclaves où les vieux sont vendus pour servir de souffre-douleurs, les jets de pierre à tout va et j'en passe (on trouve un viol, des mains coupées parce qu'un enfant n'a pas fait ses devoirs...). Il y a aussi la violence de Clémentine à l'encontre de ses enfants. Elle les délaisse d'abord puis, débordante d'amour finira par les enfermer pour les avoir rien que pour elle. Il y a celle qu'elle se fait pour prouver son amour à ses enfants (manger de la nourriture pourries, les laver avec la langue...).

D'ailleurs le personnage de Clémentine est très particulier. Elle enferme Angel, son mari, durant les deux derniers mois de sa grossesse, puis finalement le rejette complétement. Elle va carrément oublier ses enfants au début de l'histoire, préférant partir escalader des rochers. Ensuite, elle les aimera à tel point qu'elle en deviendra psychotique, voulant les protéger de tout et n'importe quoi, finissant par les enfermer dans la maison et pire... Elle reste pour moi, le personnage le plus interessant de l'histoire.

Mais à côté de toute cette violence qui ne choque que le lecteur, il y a aussi une part de rêve d'enfant. Les trumeaux vont apprendre à voler en mangeant des chenilles bleus, découvrir une liberté qu'ils n'ont pas (et ne vont plus avoir). Et cette petite partie fait un bien fou face à la violence du reste du texte.

Enfin, je parlerais de l'écriture de Vian dans ce roman, toujours aussi belle, toujours aussi poétique. J'aime la manière dont l'auteur joue avec les mots, les arrange à sa sauce, en invente pour mener son histoire. Cela reste pour moi le plus gros point fort de ce roman et permet de faire passer un peu mieux le message de Vian. Je crois vraiment que si j'ai continué au départ le livre c'est vraiment pour cela, bien que j'avoue qu'au bout de la cinquantième page, ce fut pour le livre lui-même. 

En conclusion, l'Arrache coeur est vraiment un livre étrange, à la fois violent et poétique. J'apprécie toujours la plume de son auteur, mais j'avoue avoir eu du mal avec l'histoire en elle-même.

No et moi, Delphine de Vigan

J'ai eu un grand week end, puisque j'ai fait le pont et j'en ai donc profité pour lire un peu. Du coup, deux bouquins y sont passés, voici l'avis sur le premier

No et moi, Delphine de Vigan

Editeur : Le livre de poche
Collection : /
Année de parution : 2009 pour mon édition (2007 pour l'originale)
Nombre de pages : 256

A lire si : 
- Vous aimez les romans à la première personne
- Vous n'avez pas peur de vous mettre dans la tête d'une fille de treize ans

A ne pas lire si : 
- Vous avez des idées préconçues sur les SDF
- Vous ne voulez pas une histoire triste

Présentation de l'éditeur

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

Mon avis

Il y a quelques temps maintenant que No et moi est sorti et pourtant, nous en entendons toujours parler. C'est un livre dont beaucoup de monde dit du bien et qui a reçu le prix des libraires en 2008. Mais à vrai dire, je ne l'ai pas pris pour ça. Je l'ai pris parce que après avoir demandé conseil sur une future lecture à ma libraire qui me connait bien, c'est lui qui me fut conseillé. Je l'ai donc pris et il a trainé un moment dans ma PAL.


Le roman nous conte l'histoire de Lou Bertignac, jeune surdouée dont la vie n'est pas si simple, entre des relations avec ses camarades de classe qui lui font peur et sa mère qui vit dans un autre monde depuis la mort de sa petite sœur. Un jour, elle décide de prendre pour sujet d'exposer les SDF, plus particulièrement les femmes. C'est comme ça qu'elle va rencontrer No. Elle pensait alors ne faire qu'une interview de la jeune fille, cela va se muer en amitié jusqu'à un certain point. 

Les personnages de No et moi sont particuliers. Lou m'a beaucoup plus. Elle se pose des tonnes de question, ne s'arrete jamais. En même temps, elle est timide, a peur des relations avec les autres. C'est une enfant de treize ans presque normale. Ce que j'ai apprécié c'est surtout le mélange surdouée/enfant plutôt bien représenté. No est moins typée, si je puis dire. SDF, perdue, en fait, elle est comme je me la représentais, loin des préjugés mais en même temps assez prêts tout de même. On la sens fatiguée par la vie qu'elle mène mais parfois, j'ai eu l'impression qu'elle s'y complaisait. Un personnage vraiment interessant finalement que nous ne faisons qu'effleurer du bout des doigts, comme Lou en fin de compte.

Dans les personnages secondaires, j'ai beaucoup aimé la mère de Lou qui sort doucement de son mutisme avec l'apparition de No dans sa vie. En fait, j'ai beaucoup aimé la manière dont Lou voit cette femme, sa propre mère qui lui semble si loin d'elle. J'ai moins apprécié le père par contre, trop "je feins la bonne humeur", trop moraliste aussi. Et puis, il a le personnage dont je ne sais trop que penser, Lucas, l'ami de Lou, trop je m'en foutiste, trop beau aussi.

Outre les personnages, j'ai été touché par l'écriture de Delphine de Vigan. C'est fluide, simple et ça va droit au but. J'ai trouvé la manière dont elle écrit très poétique malgré des sujets pas simples du tout (les SDF, la maladie de la mère de Lou, les questionnements de Lou sur la vie...). Son écriture m'a un peu fait penser à du Despentes en moins trash, fidèle à la réalité, sans en rajouter des tonnes. Juste, quoi. Une écriture que j'apprécie beaucoup donc et qui m'a fait dévoré ce livre.

En conclusion, même si ce n'est pas un coup de cœur, j'ai clairement aimé ce livre pour tout ce qu'il y a dedans, de l'histoire au style. Cette première immersion dans l'univers de Delphine de Vigan m'a vraiment plu et je compte bien découvrir un peu plus de celui-ci prochainement (me lirais bien Les heures souterraines ou  Rien ne s'oppose à la nuit)

mardi 13 août 2013

La Cartographie des Nuages, David Mitchell

Voilà qui est rare en ce moment. J'ai fini le livre hier soir et me voilà ce matin à écrire mon petit avis. Je reprends donc un peu mes bonnes habitudes.

La Cartographie des Nuages, David Mitchell

Editeur : Points
Collection : /
Année de parution : 2013 pour mon édition (spéciale sortie du film)
Titre en VO : Cloud Atlas
Année de parution en Vo : 2004
Nombre de pages : 714

A lire si :
- Vous aimez lire plusieurs histoires dans un même roman
- Vous voulez à la fois de l'historique, du contemporain et de la dystopie.
- Vous n'avez pas peur du mélange des genres

A ne pas lire si :
- Vous voulez savoir ce qu'il arrive à un héros tout de suite
- Vous avez du mal à mémoriser plusieurs personnages et leur action

Présentation de l'éditeur :

Adam Ewing est un homme de loi américain, embarqué à bord d'une goélette partie de Nouvelle-Zélande et faisant route vers San Francisco, sa ville natale. Il n'a rien à voir avec Robert Frobisher, lequel, un siècle plus tard, se met au service d'un compositeur génial pour échapper à ses créanciers. Ni l'un ni l'autre ne peuvent connaître Luisa Rey, une journaliste d'investigation sur la piste d'un complot nucléaire, dans la Californie des années 70. Ou Sonmi~451, un clone condamné à mort par un État situé dans le futur. Pourtant, si l'espace et le temps les séparent, tous ces êtres participent d'un destin commun, dont la signification se révèle peu à peu. Chaque vie est l'écho d'une autre et revient sans cesse, telle une phrase musicale qui se répéterait au fil d'innombrables variations.

Mon avis :

De ce livre, je ne savais qu'une chose, il existe un film. Film que mon Chéri a vu et pas moi (comme souvent). Je suis donc partie totalement vierge de renseignement dessus, ce qui en fait n'est pas plus mal (surtout après avoir lu sur Wikipédia et un peu partout que le film est tout de même bien différent du livre). Je n'avais donc pas le moindre à priori et me suis lancée.

Raconter l'histoire de cette Cartographie des Nuages est assez compliqué en soi. On suit divers personnages à diverses époques qui semblent ne rien avoir en commun. Enfin, si, ils ont une tache de naissance en forme de comètes. Au début, j'ai eu l'impression que les histoires n'avaient pas grand chose en commun et que surtout rien ne les rattachaient l'une à l'autre. Grosse erreur de ma part, en fait, le protagoniste de l'histoire suivante récupère généralement les écrits d'une manière ou d'une autre de l'histoire avant lui. J'ai bien aimé d'ailleurs cette façon de relier tout le monde.

Au niveau des personnages, je les ai trouvé tous assez interessant. Je n'ai parfois pas accroché à leur style, mais j'avoue que leurs histoires m'ont vraiment beaucoup emballées, plus particulièrement leur recherche de la vérité et de la liberté qui s'en dégage. Car oui, chacun d'eux cherchent une liberté qu'ils ne peuvent pas forcément atteindre directement. A chaque histoire correspond donc la recherche d'une liberté, pour Ewing celle de vivre, pour Tim celle de vivre librement, pour Luisa, celle de penser et de s'exprimer... Et ainsi de suite. Ce qui fait que nous suivons six histoires ayant le même thème mais traiter de manière totalement différente par son sujet mais aussi par son style.

Et pour moi, le style des histoires est inégal, et c'est le seul point faible que je vois. J'ai failli lâchement laisser une bonne partie de l'histoire (celle de Zachry en plein milieu du livre) parce que je ne me suis pas faite à la manière dont elle est écrite, dans un langage proche de la rue, avec des mots coupés, d'autres complétement réinventé, des apostrophes de partout... Bref, tout ce que j'aime pas. A l'inverse, l'histoire d'Adam Ewing est conté de manière très littéraire, ce qui d'ailleurs est étrange vu que nous lisons son journal. J'ai totalement accroché à celle de Somni, sous forme d’interview que j'ai vraiment lu à chaque fois très rapidement.

D'ailleurs, je n'ai pas parlé des modes de transmissions des histoires qui nous donne donc le style et le format de celle-ci. Ewing écrit donc un journal. Il tombera par hasard dans les mains de Frobisher qui en parlera alors dans les lettres qu'il écrit à Sixsmith, son ancien amant. Sismith que nous retrouvons dans l'histoire de Luisa Rey qui recevra alors les dites lettres. Tim lui recevra le manuscrit du roman tiré de l'enquête de Luisa. Son histoire deviendra un film que visionnera alors Somni en deux temps. Somni créera une oraison (espèce de film) qui traversera le temps et fera d'elle pour on ne sait trop quelle raison la déesse vénérée par Zachry et son peuple. L'histoire de Zachry est conté par lui-même à ses enfants. Tout cela se déroule sans accroche, les personnages trouvent l'histoire avant la leur souvent par hasard et généralement coupée en deux. 

Ce que j'ai aussi trouvé dommage c'est que l'histoire de la tache de naissance n'est pas vraiment exploitée. On sent qu'il y a quelque chose, une espèce de réincarnation peut-être, mais ce n'est pas vraiment dit. Du coup, j'ai trouvé que c'était peut-être un peu de trop, que finalement juste la transmission des histoires auraient suffi.

En conclusion, j'ai bien aimé ce livre avec lequel je ne me suis pas ennuyée grâce à ses multiples styles et genres. J'ai passé un très bon moment à le lire bien que j'ai failli lâcher une histoire.

mardi 30 juillet 2013

Inferno, Dan Brown

En été, j’aime bien lire le “thriller de l’été”, celui qui fait beaucoup parler de lui bien avant sa sortie. Pour moi, cette année, c’est donc Inferno de Dan Brown, surtout que j’avais bien aimé le Da Vinci Code et Anges et Démons.

Inferno, Dan Brown



Editeur : JC Lattès
Collection :
Année de parution : 2013
Titre en VO : Inferno
Année de parution en Vo : 2013
Nombre de pages : 565

A lire si :
- Vous aimez les personnages de Robert Langdon
- Vous aimez faire du tourisme tout en lisant
- Vous aimez les énigmes

A ne pas lire si :
- Vous voulez des personnages très developé
- Vous voulez un thriller sanglant
- Vous ne voulez pas vous prendre la tête

Présentation de l’éditeur

C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé.

Mon avis

Je me souviens de ma lecture du Da Vinci Code assez facilement, deux jours pour le lire, parce qu’au milieu, il avait bien fallu dormir un peu, une fascination à toute épreuve pour l’histoire et surtout pour son énigme. Pour Anges et Démons, se fut plus dur. C’était le premier livre de la série et cela se sentait et pourtant, j’avais eu le même plaisir à le lire. Pour ce quatrième tome des aventures de Langdon (je n’ai pas lu le Symbole Perdu, pourtant ma mère le possède), j’ai eu un peu plus de mal.

L’histoire commence pourtant pas mal. Langdon se réveille totalement amnésique dans un hôpital de Florence. Il ne sait pas ce qu’il fait là, ni ce qui a bien pu lui arriver. A peine est-il un peu plus en forme, qu’on tente de le tuer. Sauver par Sienna, une charmante (pour ne pas changer avec les livres de Brown) médecin, il va partir à la recherche de son passé récent et de ce qui l’a mené à Florence. Sur le coup, j’ai aimé l’idée. Pour une fois, nous avons un Langdon faible et peu sur de lui, ce qui change pas mal. Mais très vite, le Robert habituel, celui avec qui j’ai un peu de mal revient. Bon, je ferais avec, puisqu’après tout, ce que j’aime dans les livres de Brown, c’est plus l’histoire et son énigme que les personnages.

En parlant personnages, j’ai donc du mal avec Langdon, ses airs supérieurs et le fait qu’il soit constamment parcouru de frissons, mais en même temps, j’aime bien le voir réfléchir et nous sortir sa science qui me permet d'agrandir ma culture générale. Mais parlons de Sienna Brooks. J’ai été un peu déçue par le personnage. Elle reste une femme forte comme les aime Brown et pourtant... Malgré son haut QI, j’ai eu l’impression qu’elle n’était pas si futée que ça la demoiselle. Le fait que dès le départ on sente qu’elle nous cache quelque chose n’a pas été pour m’aider. J’ai malheureusement compris trop vite son rôle dans notre histoire. Les autres personnages sont plus là comme figurants que comme personnages importants, même Elisabeth Sinskey et le Président, ce que j’ai trouvé dommage.

Au niveau de l’histoire, j’ai eu l’impression d’avoir à faire avec un bis repetita des deux livres que j’avais déjà lu de Brown. C’est bien dommage parce que du coup, j’ai vu venir les différents rebondissements. Pourtant, cela n’a rien enlevé à ma lecture ni au plaisir que j’ai pris à lire. Il faut dire que Brown nous décrit plusieurs villes (Florence, Venise et Istanbul) d’une manière que j’aime beaucoup, ressemblant parfois à un guide touristique qui aime les anecdotes sur les lieux qu’il nous fait découvrir. C’est une des choses que j’apprécie toujours autant dans les livres de l’auteur. Faire du tourisme sans bouger de chez soi. En plus, il est vrai que côté anecdote sur les lieux, nous sommes pas mal servis.

Et venons-en finalement à l'énigme elle-même. Nous suivons donc Langdon et Sienna à travers Florence, Venise et Istanbul à cause d’un scientifique amoureux de l’oeuvre de Dante et voulant réguler d’une manière ou d’une autre (nous ne le serons qu’à la fin) la population humaine. Car tout par de là, de cet homme qui pense que la peste noire permis à l’humanité de survivre un peu plus longtemps et qui compte bien en créer une autre ou une maladie dans le même style. Et comme le monsieur est un peu mégalo, il a laissé des indices pour retrouver son arme biologique. Indices qui font références à Dante. Ce que j’ai par contre trouver fort dommage c’est que le jeu de piste est moins bien que dans le Da Vinci Code. Juste trois énigmes, dont une particulièrement vite trouvée, et une qui aurait pu être mieux mené (la première et la troisième). En plus de cela, j’ai trouvé personnellement que tout cela manqué de symbolisme (un comble quand on sait que le héros est professeur en symbologie), c’est vraiment de l’énigme pure et dure pour les deux dernières. Alors, non ce n’est pas inintéressant, mais oui, je m’attendais un peu à autre chose.

En conclusion, j’ai aimé lire ce livre, un très bon divertissement, il faut bien le dire. Mais moins bon que les deux autres livres que j’ai pu lire de Brown. Il m’aurait fait passer tout de même un bon moment.

lundi 22 juillet 2013

Le Messie de Dune, Dune tome 3, Franck Herbert

Je ne sais toujours pas vraiment que penser de cette lecture. Bon j’ai fini le livre hier, elle est donc toute fraiche, il n’empêche que je me demande encore si je vais continuer ou non la saga.

                             Le Messie de Dune, Dune tome 3, Franck Herbert


Editeur : Pocket
Collection : Science fiction
Année de parution : 2008 pour mon édition
Titre en VO : Dune Messiah
Année de parution en VO : 1969

                                    A lire si :
- Vous avez aimé les deux premiers tomes
- Vous aimez les grandes discutions
- Vous aimez lorsque la SF parle aussi de sujet comme la religion, la politique...

                              A ne pas lire si :
- Vous voulez retrouver l’ambiance sableuse des premiers tomes
- Vous ne voulez pas trop vous prendre la tête avec tous pleins d’énigmes

                                                          Présentation de l’éditeur

Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremen ont conquis l'univers. Il est devenu l'Empereur Muad'Dib. Presque un Dieu, puisqu'il voit l'avenir. Ses ennemis, il les connaît. Il sait quant et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l'épice, qui donne la prescience, et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans. Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort. Et s'il n'avait le choix qu'entre plusieurs suicides ? Et s'il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n'y a-t-il pour le prescient pas d'autre liberté que celle du sacrifice...

                                                                       Mon avis

Comme je le dis dans l’introduction de cet article, je ne sais pas vraiment que penser de ma lecture. J’ai eu la même sensation lorsque j’ai fini les deux premiers tomes de Dune. Cette série m’ennuie. Pas dans le sens où elle ne me plait pas, mais dans celui où je ne sais qu’en penser. J’ai eu du mal avec les deux premiers tomes, j’ai eu du mal avec celui-ci et pourtant, j’aime l’histoire qui est conté.

Commençons donc par les points négatifs que j’ai peu trouvé dans ma lecture. Déjà Paul. Toujours autant tête à claque, j’ai vraiment du mal avec son personnage malgré le fait que pour une fois l’essentiel n’est pas lui. Mais il reste bloqué sur ce qu’il est, sur comment les gens le voient qu’on en fini par oublier que c’est un homme (bon pas tout à fait comme les autres) et qu’il reste un être humain avant tout. Ses pouvoirs se sont développés et le torturent et pourtant, je reste avec cette impression que sans déconner, s’il se bougeait un peu, ça irait beaucoup mieux pour lui.

Ensuite, il y a le texte, le style de l’auteur (ou peut-être du traducteur). je ne m’y fais toujours pas. Les dialogues ne me gènent pas, heureusement d’ailleurs vu qu’ils constituent une bonne partie de l’histoire, mais en fait, ce sont toutes les parties narratives qui ne passent pas avec moi. Je n’aime pas le style. Cela me gène beaucoup. Je n’y trouve pas la moindre émotion. Le côté narratif reste pour moi un enchaînement de fait. C’est bien dommage. Les seules émotions qu’on y trouve reste les colères d’Alia. Pourtant, il y a beaucoup de moment où l’auteur aurait pu en mettre mais non. Heureusement finalement que les dialogues sont très présents, ils restent à mes yeux les seuls moments d’avoir un peu d’émotion, de sentiment dans le récit.

Mais passons aux points positifs, car malgré une première impression plutôt déplaissante pour moi (j’ai failli arrêter le bouquin après seulement une cinquantaine de pages lu), il faut bien dire que finalement, ce livre m’a plut.

Les autres personnages sont interessants. Autant je n’aime pas Paul, et cela depuis le début, autant j’ai beaucoup aimé Chani qu’on redécouvre vraiment mais aussi Alia et plus particulièrement le ghola de Duncan Idaho (un ghola : un clone fait à partir de l’enveloppe charnelle d’un mort que l’on peut améliorer comme on veut (en gros hein)). Le personnage du ghola est pour moi le plus intéressant du roman de part sa recherche de son identité mais aussi de la manière dont il est vu par Paul et son entourage.

Un autre point très positif pour moi qui adore ça, ce sont les intrigues qui se trament tout au long du livre. Quelles soient politiques ou religieuses, leur place est particulièrement importante. D’ailleurs, ce sont elles qui mèneront l’histoire, sûrement plus que les visions de Paul et d’Alia. Bien sur, tous les deux voient ce qu’il va se passer et pourtant, ils laissent faire pour arriver à un futur qui leur convient. Le Messie de Dune tourne surtout sur le complot contre Paul, le Bene Gesserit, la Guilde ainsi que le Bene Tleilax voulant le voir mort pour reprendre le contrôle de l’Epice. Pour cela, tous les moyens sont bons, comme empêcher Chani d’avoir des enfants, vouloir tuer Paul... Tous les complots sont parfaitement menés et pourraient même aboutir si Paul n’avait pas la préscience.

Dans les points positifs, il y a aussi les thèmes abordés par Herbert, la politique, la religieux, la recherche de soi. Ce qui m’a le plus touché c’est surtout la réfléxion que peut avoir Paul sur ses douze ans de régne et surtout sur les conséquences de son Jihad. Il veut en sortir mais ne sait comment. Il se rend compte de ce qu’il a pu faire au nom du Jihad, de ses erreurs mais aussi de ses victoires sur certaines choses. L’envie de revenir à une vie plus simple, celle du temps du sietch. Il y a aussi la quête d’identité du ghola Duncan (ce personnage m’a vraiment beaucoup touché). C’est vraiment quelque chose que j’aime dans les livres d’Herbert, sa prise de position sur certain sujet qui font de la saga Dune un livre presque philosophique qui fait pas mal réfléchir en fin de compte.

Et puis, avouons-le, il y a l’univers de Dune. J’avais déjà été impressionné à la lecture des deux premiers tomes, je le reste toujours à la lecture du troisième. C’est vraiment une des choses que j’aime, cet univers si bien construit, si bien traité et qui sert si bien l’histoire.

Finalement, je ne sais toujours pas quoi penser de ce livre. Je dirais que j’ai bien aimé, sans plus. Je l’ai trouvé lent au début, puis l’arrivée du Ghola de Duncan m’a fait aimé le livre, sans parler de la fin, triste mais avec une note d’espoir qui me pousse à vouloir savoir ce qu’il va se passer. Du coup, je ne sais pas si je continuerais mon immersion dans l’Epice de Dune ou non, mais en tout cas, je peux dire que la saga ne me laisse pas indifférente du tout. Loin de la même.