jeudi 25 janvier 2018

Le Masque et la Poudre, Intégrale, Hubert Vittoz

J'ai commencé cette intégrale il y a un bout de temps maintenant. Comme je ne l'ai lu que par tranche de cinq à dix minutes par jour (la lecture du café avant d'aller travailler en fait), j'ai mis un petit moment à le finir. Et en même j'en ai bien profité vu que j'ai beaucoup aimé.

Le Masque et la Poudre, Intégrale, Hubert Vittoz

Editeur : Walrus
Collection : Série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous aimez les lectures qui partent un peu en tout sens
- Vous aimez vous casser la tête
- Vous voulez de la bonne fantasy sans gros monstre

A ne pas lire si :
- Vous voulez de l'ultra linéaire

Présentation de l'éditeur :

Balthazar Falc est la Balle. Du moins l’était-il du temps où la Soufrière, sa cité natale, l’avait élevé au rang de héros pour avoir mis un terme au conflit contre les Masqués. Mais le pourfendeur des forces ennemies a payé sa victoire au prix fort. Hanté par ses démons, il a sombré dans l’apathie avant de se résoudre à disparaître. Balthazar mène désormais une existence recluse hors des murs de la ville avec pour seule compagne sa célébrité fanée, en attendant le crépuscule de sa sinistre existence. Mais le vent finit toujours par tourner : la Soufrière a de nouveau besoin des services de la Balle.

Mon avis

Comme je le disais, j'ai mis un "petit" moment pour lire cette intégrale. Il faut dire qu'elle n'est pas petite,  la dite intégrale et que la lecture en elle-même peut être parfois un véritable labyrinthe où il faut revenir un peu en arrière pour s'y retrouver, plus particulièrement dans le premier épisode.Un premier épisode qui déroute beaucoup d'ailleurs et qui donne le ton de ce qu'on va rencontrer par la suite sans toutefois ravoir le même procédé. C'est perturbant et en même temps tellement bien fait. Ce premier épisode donne le ton, celui de l'aléa, du hasard et de la guerre qui se propage petit à petit dans toute la fédération.

Car la guerre est le fils rouge des épisodes. L'Île-Ecumes a décidé d’étendre son pouvoir et pour cela, s'attaque petit à petit à toutes les cités de la Fédération. Pour cela elle est prête à tout et surtout à utiliser les faiblesses des diverses villes contre elles-mêmes. Les seuls qui pourraient y faire quelque chose sont donc Balthazar Falc, ancien héros de la Soufrière et un groupe hétéroclite qui va se construire autours de lui entre le premier et le second épisode. Ainsi, allant de cités en cités avec eux, le lecteur va découvrir les machinations de l'ennemi et essayer de le vaincre.

Chaque ville a sa propre particularité, aucune ne se ressemble et l'auteur joue énormément avec cela. Même si on sent une certaine préférence de sa part pour les Masques (en même temps, la ville est tellement aléatoire, tellement folle, qu'il a du bien s'amuser pour l'écrire)(moi en tout cas, j'ai pris un certain plaisir à la découvrir, bien plus que les autres), toutes les villes sont traitée de manière presque identiques, du moins, celles que l'on visite (j'aurais voulu voir Radiance en fait). J'ai apprécié qu'elles soient si différentes les uns des autres et qu'elles permettent ainsi de voir tant d'aspect de l'humain, du meilleur ou plus mauvais. Ainsi, la Faux est toute dévouée à la Gloire, aux combats. Horizon est la ville des milles et une sectes, où le fanatisme prend le pas sur quasiment tout. Les Masques sont la ville du jeu, de l'aléatoire, de l'illusion. La Soufrière semble bien triste et rectiligne à côté. J'ai adoré voir tous ces aspects-là avec une légère préférence pour Horizon, tellement fanatisée qu'elle en devient ville des miracles. Les cités deviennent personnages à part entière de la série pour mon plus grand plaisir.

En parlant personnages, d'ailleurs, j'ai beaucoup apprécié leur diversité de pensée et surtout l'évolution de celle-ci au fur et à mesure de l'avancée de l'aventure. Balthazar Falc, forcément fait partie de ceux qui vont le plus évolué, mais finalement par rapport à certains, pas tant que ça. Voir Turgain, faucheur de son état, adepte sans précédent de la gloire, de la force brute et de tout ce qui va avec, changer progressivement au fur et à mesure des rencontres et des péripétie était vraiment passionnant. Mais les autres ne sont pas en reste n'ont plus. Les diverses réactions face à l'adversité et aux cités sont passionnantes à suivre.

Et tout cela est porté par l'écriture d'Hubert Vittoz. Le style est riche, envolé, ultra agréable à lire même lorsqu'on se demande où nous en sommes. Et je ne parle pas des petits pointes d'humour fort agréable dans des moments pour le moins tendu (Foulque, mon héros). Finalement, le texte qui parait presque ampoulé au début (chose que personnellement j'adore tellement j'ai l'impression que les auteurs le font bien exprès pour faire chier les gens) est un véritable régal tant il est changeant suivant l'action. On garde parfois la partie un peu ampoulé (retour de Foulque en force), parfois, on se perd dans les jeux de mots mais toujours, toujours, il y a cette touche "walrusienne" qui fait que forcément, j'apprécie énormement.

Au final, j'ai donc beaucoup beaucoup beaucoup aimé ce roman, exigeant et tellement passionnant. IL fait parti des OLNI que seul Walrus peut proposer et je suis bien contente de m'être laissée tenter. 

lundi 22 janvier 2018

Les Deux Tours, Le Seigneur des Anneaux, tome 2, J.R.R. Tolkien

Je continue ma rerererere (et je ne sais plus combien de re encore) lecture du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Cette fois, voici venu le second tome qui comme toujours me laisse avec un sentiment assez mitigé.

Les Deux Tours, Le Seigneur des Anneaux, tome 2, J.R.R. Tolkien

Editeur : France Loisir
Collection : /
Année de parution : 1983
Titre en VO : The Lord of The Rings, book 2: The two towers (1954)
Année de parution en VO : 1954
Nombre de pages : 408

A lire si : 
- Vous aimez les grandes épopées
- Vous aimez la fantasy avec nains, elfe et force du mal
- Vous avez aimé les films

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas la fantasy

Présentation de l'éditeur : 

Le royaume de Gondor s'arme contre Sauron, le seigneur des ténèbres, qui veut asservir tous les peuples libres, hommes et elfes, nains et Hobbits.
Mais la vaillance des soldats de Minas Tirith ne peut rien contre la puissance maléfique de Mordor. Un fragile espoir, toutefois, demeure : le Porteur de l'Anneau s'approche de la montagne où brûle le feu du destin, seul capable de détruire l'Anneau Unique et de provoquer la chute de Sauron...

Mon avis

Il y a rarement de point commun entre mes relectures si ce n'est le livre lui-même. Même avec des tomes que je connais presque par cœur et que j'apprécie. Je trouve toujours un élément qui va me faire changer par rapport à ma lecture. Ça peut être mon humeur du moment, un détail que je n'avais pas vu, que sais-je. Je finirais pas adoré un passage que je n'avais pas forcément apprécié jusque là ou à m'ennuyer sur un autre alors que jusque là je l'adorais. Sauf que pour les Deux Tours, en fait, je finis toujours dans le même état d'esprit. Mais qu'est-ce qu'il est long ce quatrième livre (pour rappel, chaque tome est divisé en deux livres). 

La première partie des Deux Tours reste ma préférée. Il faut dire qu'il s'y passe tout de même beaucoup de chose alors même qu'on a moins de personnages puisque la Compagnie de l'Anneau a été divisé en deux, voire même en trois pour un temps. Dans la première partie donc, nous suivons Pipin et Merry dans la forêt de Fangorn où ils vont rencontrer les Ents qui partiront ensuite pour l'Isengard et Aragorn, Gimli et Legolas, partit à leur recherche qui eux vont faire connaissance avec les hommes du Rohan. Tout ce petit monde se retrouvera devant Orthanc, la tour de Saroumane. Cette partie-là est dense, parce qu'on va rencontrer pas mal de monde, parce qu'il faut faire des allers et retour entre les deux groupes, parce qu'il s'y passe tant de chose. En même temps, c'est assez court et je me rends compte que Tolkien était plutôt pas mal pour traiter en un si court laps de pages des intrigues assez costaud à la base (il me semblait par exemple que le passage à Edoras était vachement plus long et en fait pas du tout)(j'aurais tendance à croire que mes souvenirs du livre sont mélangés à ceux des films et que du coup, j'ai toujours cette impression que ça va hyper vite). A force, vous le savez, j'adore quand les divers fils de l'intrigue se perde pour mieux se retrouver, et du coup, je suis plus que ravie par cette première partie. Sans parler que pour une fois, mes personnages préférés font autre chose que de la figuration (j'ai toujours eu un faible pour Pipin et Merry, ces chapitres ne font que l'augmenter).

La seconde partie, elle, se concentre sur la seconde partie de la Communauté, Sam et Frodon. Les deux partent pour le Mordor et sont rapidement rejoint par Gollum. Ce n'est pas qu'il ne se passe rien durant ce livre-là. Parce qu'il se passe quand même des choses, comme la rencontre avec Faramir ou avec la bestiole qui m'a fait faire des cauchemars pendant des nuits à ma première lecture (arachnophobe un jour, arachnophobe toujours). Mais au final, je m'ennuie à chaque fois que j'arrive à eux. Je trouve ça long, trop long. Et puis, faut bien le dire, je n'ai jamais réellement accroché à Frodon (trop héros propre sur lui malgré ses sautes d'humeur) et à Sam (trop "serviteur"). Heureusement Gollum et les rencontres que vont faire les deux hobbits aident à faire passer tout ça. Il n'empêche que comme toujours, je prends un retard monstre dans ma lecture parce que je n'arrive pas à lire ce livre là sans bailler.

Au final, comme toujours, ces Deux Tours me laissent donc mitigée. J'adore la première partie, beaucoup moins la seconde. Pourtant, que se soit dans l'une ou l'autre, les éléments se mettent en place pour le troisième tome. Un troisième tome que je m'en vais lire presque de suite d'ailleurs. Et que se soit dans l'une et dans l'autre, je retrouve des choses que j'adore (puis il y a Faramis, j'aime beaucoup Faramir)(par contre, maudit film, j'étais du coup persuadée qu'Eowyn avait plus d'impact dans ce tome-ci, alors que pas du tout). Cela reste tout de même une lecture des plus plaisantes (quoique ce tome-ci a pas mal de coquille niveau traduction qui peuvent un peu dérangé)

mardi 2 janvier 2018

La Communauté de L'Anneaux, Le Seigneur des Anneaux, tome 1, J.R.R. Tolkien

Pour finir 2017, je me suis dis qu'une petite relecture s'imposait. Alors, non, pas celle du Cirque des Rêves, comme l'année dernière mais celle d'un classique dans lequel je n'ai pas mis le nez depuis plus de dix, j'ai nommé le Seigneur des Anneaux.

La Communauté de L'Anneaux, Le Seigneur des Anneaux, tome 1, J.R.R. Tolkien

Editeur : France Loisir
Collection : /
Année de parution : 1983
Traduction : Francis Ledoux 
Titre en VO : The Lord of The Rings, book 1: The fellowship of the ring
Année de parution en VO : 1954
Nombre de pages : 506

A lire si : 
- Vous aimez les grandes épopées
- Vous aimez la fantasy avec nains, elfe et force du mal
- Vous avez aimé les films

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas la fantasy

Présentation de l'éditeur : 

Dans les vertes prairies de la Comté, les Hobbits, ou Semi-hommes, vivaient en paix...
jusqu'au jour fatal où l'un d'entre eux, au cours de ses voyages, entra en possession de l'Anneau Unique aux immenses pouvoirs. Pour le reconquérir, Sauron, le seigneur ténébreux, va déchaîner toutes les forces du Mal... Frodon, le Porteur de l'Anneau, Gandalf, le magicien, et leurs intrépides compagnons réussiront-ils à écarter la menace qui pèse sur la Terre du Milieu?

Mon avis

Je ne vais peut-être pas faire l'affront d'écrire un résumé, une analyse des personnages et que sais-je d'autre autour de ce livre (ni des deux qui suivront). Je suis persuadée que tout le monde connait, si ce n'est le livre au moins le film. D'ailleurs, si vous connaissez le film, lisez le livre si ce n'est déjà fait. Parce que rien ne vaut le livre. Parce que Jackson a fait une des meilleures adaptation de livre que je connaisse mais qu'elle comporte tout de même des divergences avec l'oeuvre de base (ce qui m'a voulu pas mal de "mais chuuutttt" au ciné de la part des copines à l'époque de sa sortie)(en 2001 j'avais donc 14 ans et j'étais déjà bien chiante)(ça me rajeuni pas tout ça).

Le Seigneur des Anneaux, c'est un peu ma madeleine de Proust. L'édition France Loisir que je possède était à mon papa (ce que tu vois en image là-haut, c'est la jaquette, que je n'ai pas. Mon papa préférait les avoir tous nus, c'est à dire avec une belle couverture argentée)(ce qui m'a fait croire pendant des années que j'avais une superbe édition)(jusqu'à ce que je découvre réellement France Loisir). C'est une sorte d'héritage familial en fait, même si pour tout dire, mon père n'avait pas aimé. J'ai lu les trois tomes pour la première fois alors que j'avais neuf-dix et je les ai régulièrement relu jusqu'à la sortie du dernier film de Peter Jackson. Sans me vanter de connaitre les bouquins par cœur (ce n'est pas le cas du tout), je connais tout de même pas mal de chose dessus.

Ce que j'apprécie vraiment dans cette relecture faite bien longtemps après la dernière, c'est de redécouvrir certaines choses. Il faut dire qu'entre le temps écoulé et la vision des films (que j'ai revu après leurs sorties en salle), mes souvenirs sont parfois un peu embrouillé. Ainsi, je ne me souvenais plus de la première rencontre avec les elfes par exemple (à vrai dire c'était la seule chose dont je ne me souvenais plus du tout, pour le reste disons que j'avais quelques approximations). Mais surtout, je me rends compte que certaines descriptions que je trouvais lourdes, longues et pas forcément utiles sont en fait ultra interessantes. A croire que les années m'ont bien changé (arrêterai-je de faire des remarques sur les descriptions Tolkienesque ? absolument pas). 

Je trouve toujours ce tome très poétique, et pas seulement à cause des chansons (qui ne sont toujours pas ma tasse de thé sur cette traduction, parait que c'est mieux sur la nouvelle). Même si ce n'est que le début du voyage, il nous permet de parcourir presque la moitié du monde de la Terre du Milieu et pour tout dire, une moitié que j'aime beaucoup avec deux territoires elfiques et des montagnes. Il permet aussi des rencontres très sympathiques comme Tom Bombadil et son épouse, Elrond et sa cour et surtout Galadriel (qui est tellement mieux dans ce tome que dans le film).

Au final, si vous n'avez ni lu ni vu la Communauté de l'Anneaux, je suppose que mon avis ne vous aide pas beaucoup. Mais franchement, lisez-le, dans cette traduction ou l'autre (qui est parait-il meilleure sur bien des points, mais dont certains noms changent) ou même en VO. Tolkien est un auteur merveilleux qui sait allié poésie, grande épopée et batailles avec une grande finesse.


Bilan livresque 2017 et bonnes résolutions 2018

Bonne Année à vous tous !

j'espère que vous avez passé de bonnes fêtes, de bonnes vacances ou juste une bonne fin d'année. Je n'ai pas été malade (pour une fois, c'est à noter)(je finis et commence normalement l'année malade comme un chien et pas à cause d'une indigestion)(les trois dernières années, se furent otite, grippe et bronchite)(mais passons), j'ai eu ma famille autours de moi et mieux encore, j'ai eu un livre à Noel (oui, un seul, mais quel bouquin, ma maman m'a offert le Necronomicon)(je commence l'année avec tout plein de parenthèse, ça n’annonce jamais rien de bon). Enfin bref, comme à chaque début d'année, il est temps de faire un petit bilan livresque de l'année écoulée et de parler des bonnes (kof kof) résolutions pour celle qui vient de commencer.

On y va ?

Bilan 2017

Cette année, je vais éviter le bilan point par point. Déjà parce que j'ai pas envie de compter un peu tout (ne pas "ne pas se fouler" ne fait pas partie de mes bonnes résolutions, je tiens à le dire) et puis parce que je n'ai pas tant lu que cela en 2017.

J'ai lu cette année 69 livres. Oui, c'est tout. C'est pas forcément énorme énorme, surtout par rapport à 2014 où j'avais lu 128 livres mais en même temps c'est pas mal, je trouve. Je vous dirais bien que c'est la faute à Netflix (j'ai déjà sorti l'excuse l'année dernière...), à The Legend of Zelda Breath of the Wild (qui occupe mes weekends depuis fin septembre quand même)(je ne joue que le weekend et je ne suis pas pressée). Mais ça serait mentir. Enfin, un peu. Disons que j'ai eu pas mal de moment à vide en lecture. Ça arrive, ce n'est pas grave et temps que je lis toujours, ça ne me dérange pas plus que ça. Disons que j'ai connu plus de déception livresque que d'habitude. Et en même temps, j'ai eu beaucoup beaucoup de très bonnes lectures (en désordre, La Lune est à nous (Le coup de coeur de l'année), Le tome 4 des Outrepasseurs, Quelques pas de pas de plus, le second tome de Saving Paradise, la fin des Foulards Rouges, Celle dont j'ai toujours rêvé, le dernier tome des Carnets de Cerise, la Ballade de Pern, j'en oublie forcément). J'ai aussi moins lu de séries (surtout en numérique) et plus de gros bouquins.

Mon bilan 2017 est donc plutôt bon, je trouve. Je ne m'en fais pas de la baisse de nombre de lectures, le tout étant que je continue de lire. Par contre, je trouve peut-être un peu dommage de n'avoir pas fait plus de découverte en restant dans mes zones de confort littéraire. 

Résolutions 2018

Passons à présent aux résolutions pour 2018. Ça risque d'être court.

En 2018, il faudra que je trie ma bibliothèque vu que je commence à être à court de place. 
En 2018, il faudra que je mette le blog à jour (j'ai failli le passer sur wordpress pendant les vacances, et puis, je suis bien sur blogger en fait)(par contre, faut que je reprenne pas mal de chose que j'ai laissé en plan ces derniers mois)(les liens dans les livres chroniqués, le "en ce moment je lis", les séries aussi)
En 2018, il faudra que je vide ma PAL. Pour ça, je compte mettre en place un compteur style X livres lus = 1 livres achetés. Bref, j'y réfléchis.
En 2018, j'aimerais sortir de ma zone de confort littéraire. Découvrir d'autres pays, d'autres cultures, d'autres personnages. 
En 2018, j'aimerais lire plus de non fiction aussi. 
En 2018, j'aimerais juste prendre plaisir à lire.

Voilà donc pour le bilan et les bonnes résolutions. Il est temps à présent de reprendre le cour normal du blog.

lundi 18 décembre 2017

Le tombeaux du roi Suprême, Cavalier Vert, tome 3, Kristen Britain

Je me suis replongée récemment en Sacoridie à la suite de Karigan. La série des Cavaliers Verts me plait toujours autant même si ce troisième tome me semble plus lent que les autres.

Le tombeaux du roi Suprême, Cavalier Vert, tome 3, Kristain Briten

Editeur : Milady
Collection : Fantasy
Année de parution : 2012
Titre en VO : Green Rider, book 3: The High King's Tomb  
Année de parution en VO : 2007
Format : AZW

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez quand ça prend son temps

A ne pas lire si :
- Vous voulez de la grande chevauchée
- Vous voulez que ça aille vite.

Présentation de l'éditeur :

Karigan G’ladheon est désormais un Cavalier Vert aguerri. Deux ans auparavant, elle était parvenue à transporter l’esprit de Mornhavon dans l’avenir, gagnant ainsi du temps pour son roi et pour son pays. Mais la jeune femme et ses camarades n’ont pas conscience d’une menace beaucoup plus proche qui pèse sur le royaume. Car les descendants de Mornhavon s’apprêtent maintenant à réclamer la terre que leur aïeul avait tenté de conquérir. Et ces ennemis vengeurs, cachés derrière les frontières en apparence paisibles du royaume, ont passé des générations à étudier la magie noire, une force contre laquelle les Sacoridiens ne savent plus du tout se défendre…

Mon avis

Le Tombeaux du Roi Suprême commence à la fin de l'été qui a vu les baraquements des Cavaliers détruits, la magie complètement déboussolée et le mur presque détruit (nous sommes lundi, je commence donc la semaine ne spoilant à mort le tome 2...)(on va dire que c'est la fatigue du weekend...). Comme pour le tome précédent, nous allons surtout suivre Karigan et Alton près du mur avec des interventions de Dame Estora qui prend un peu d'ampleur. Mais d'ailleurs, il se passe quoi dans ce tome ?

Karigan part en mission avec un nouveau cavalier, le jeune Fergal. Une mission qui aurait dut être simple mais qui ne va bien sûr pas l'être du tout. Entre un Fergal qui a hâte de voir son pouvoir apparaître et qui a un caractère de cochon, un nouveau mystère à résoudre et pas mal de questions, elle ne va pas réussir à se la couler aussi douce qu'elle le voudrait. En même temps, elle le reconnait elle-même, l'aventure lui manquait. Du côté d'Alton, le mur se délite de plus en plus et il est bien incapable de faire quelque chose. Les gardiens le rejettent, l'empêchent d'entrer. L'arrivée de Val va un peu l'aider puisqu'elle peut entrer dans la tour. Mais il doute et n'arrive à rien. Coté Estora, devenue fiancée du roi à la fin du tome 2, la voilà en prise avec ses fonctions et surtout retenue dans le château. Ne supportant plus de s'y trouver, elle va réussir à convaincre le roi de la laisser aller se promener à cheval. Sauf que... Sauf que rode le second empire qui n'a pas dit son dernier mot. Il veut toujours autant libérer le voile noir du mur, et cela en la personne de Grand-mère.

Il se passe donc énormément de chose dans ce tome et toutes où presque sont liées. En fait, seuls Alton et Val se trouvent un peu en retrait, comme d'habitude. Sans parler d'eux donc, j'ai beaucoup apprécié la manière dont l'histoire se met en place et surtout comment tous les événements qui semblent pour Karigan n'avoir aucun lien entre eux se mettent en place. Même si j'ai souvent eu l'impression qu'on perdait beaucoup de temps pour rien (le passage dans la maison close est long et ne sert pas à grand chose pour tout dire), ce n'est pas vraiment le cas. Idem pour l'impression de partir un peu trop en tout sens.  Le seul problème de tous cela, c'est que j'ai trouvé le tome lent. J'avais déjà dis ça pour la Première Cavalières, je le redis ici. C'est lent. Parfois trop. Parfois, c'est d'ailleurs bien sympathique cette lenteur, par exemple lorsqu'on rencontre les Givre et leur troupeau ou alors le petit passage avec les sœurs Sorbiers (que l'on rencontre dans le premier tome et qui sont toujours aussi amusantes). Parfois, ça m'a presque ennuyée, comme une bonne partie des premiers passages de Dame Estora ou l'épisode maison close.  C'est finalement l'un des seuls défauts que j'ai trouvé d'ailleurs à ce troisième tome, cette lenteur parfois  vraiment trop lente (coucou la phrase qui veut rien dire mais nous sommes lundi matin, je tiens à le rappeler).

Mais comme je le disais, en même temps, elle sert pas mal, surtout au niveau des personnages. On apprend à connaitre les petits nouveaux, Fergal (que j'ai adoré dans le rôle de jeune cavalier torturé par son passé et que j'espère qu'on le reverra dans les autres tomes) ou Mont-d'Ambre, noble mais pas que. On découvre aussi un peu plus Estora, partagée entre son rôle et son passé. Karigan reste à peu prés égale à elle-même ce qui est bien dommage. Il faudra attendre la fin du roman pour qu'elle évolue encore un peu. Quant à Alton, le jeune cavalier prend un peu plus d'importance et passe par plusieurs sentiments assez contradictoire. J'aime beaucoup beaucoup Alton depuis le second tome et cet amour pour le personnage est toujours bien présent. Je trouve qu'il est celui qui évolue finalement le plus même si parfois il semble stagner auprès de son mur. Le grand absent par contre, c'est bien le roi Zacharie. Pourtant il aurait été intéressant de le voir un peu plus, surtout avec une Larenne essayant par tous les moyens de l'éloigner de Karigan pour le bien du royaume.

Au final, ce troisième tome nous permet d'avancer à petit pas dans la bataille contre Mornhaven et le second empire. Il faut vraiment attendre la fin du roman pour découvrir deux trois choses interessantes, ce que je trouve un peu dommage. Par contre, malgré les lenteurs, j'ai encore une fois adoré me retrouver en Sacoridie. Surement parce que justement, l'autrice prend son temps pour nous la faire découvrir toujours un peu plus. Alors, oui, forcément, on attend que les événements arrivent et se bousculent un peu à la manière de Fergal et de son aptitude, puis on râle parce que ça arrive tout en même temps et trop près de la fin. Mais en même temps, si vous avez aimé les deux premiers tomes qui fonctionnent sensiblement de la même manière, vous apprécierez aussi celui-là. Bref, moi, j'ai aimé ma lecture et j'en redemande encore.

vendredi 8 décembre 2017

Des premières neiges aux Perséides, Les Carnets de Cerise, tome 5, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Nous voilà arrivé à la fin des aventures de Cerise. Une fin que je n'attendais pas tant j'aime la série complète. Quant avec ma fille nous avons vu ce tome 5, elle a à tout prix voulu que je le prenne. Même si elle ne sait pas encore bien lire, elle adore Cerise, sa première héroïne littéraire. Alors, forcément, j'ai craqué (m'en fallait pas beaucoup) et pris le temps de le lire avant de faire lecture commune avec elle.

Des premières neiges aux Perséides, Les Carnets de Cerise, tome 5, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 80

A lire si : 
- Vous voulez une belle histoire
- Vous aimez les héroïnes curieuses

A ne pas lire si :
- Vous voulez des personnages principaux plus âgés
- Vous n'aimez pas pleurer

Présentation de l'éditeur : 

Cerise, onze ans, vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance des premières rencontres aux premiers mensonges... Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose...

Mon avis

En achetant ce tome, je ne me suis pas de suite rendue compte qu'il s'agissait du dernier de la série. Je m'en suis un peu doutée en découvrant que cette fois, il n'y a pas de personnage mystère. L'enquête de Cerise va tourner autour d'elle-même et de son passé. Avec l'aide de sa mère, qui va même écrire dans le carnet de sa fille, elle va remonter dans son enfance jusqu'à l’événement qui l'a traumatisé, la mort de son père.

La relation entre Cerise et sa mère a toujours été le fils conducteur de la série, tout comme l'absence du père et surtout son manque. Il est donc normal que pour clôturer la série, le dernier tome se recentre sur tout cela. C'est d'ailleurs encore plus logique au vu des deux tomes précédents, Le dernier des cinq trésors et la Déesse sans visageDans ce tome, Cerise et sa mère vont percer le mystère de leur relation. Et pour cela, il faut remonter aux quatre ans de la jeune fille, juste après le décès de son père. On découvre alors la rencontre avec Line et Erica et celle avec Anabelle Desjardins. Et de suite après, on va enfin comprendre pourquoi Cerise et sa mère ont une relation si compliquée.

Je dois bien dire que j'ai été particulièrement émue durant toute ma lecture. Cerise, suite à la mort de son papa, va se replier sur elle-même. A tel point qu'elle va souffrir de dépression infantile. Une dépression qui va marquer l'enfant qu'elle était  et l'adolescente qu'elle devient. Ce tome éclaire beaucoup sur le comportant de Cerise dans les quatre précédents. Et si la première moitié est "compliquée" à lire tant elle nous prend à la gorge, elle est aussi  parfaitement retranscrite. Elle ne tombe jamais dans le bon gros pathos. Les cases sont belles (comme toujours), avec une touche de nostalgie accentuée par la neige des premières pages. L'histoire se déroule sans en faire trop, juste les souvenirs de la mère de Cerise et de la jeune fille.

La seconde partie est toujours un peu nostalgique, mais surtout pour le lecteur au final. Nous revenons au présent avec notre Cerise de onze ans qui va découvrir que la vie est pleine de rebondissement qui peuvent s’avérer heureux même pour elle. Je n'en dirais pas forcément plus sur cette partie pour ne pas trop spoiler mais c'est un bel au revoir que nous fait l’héroïne pour ce dernier tome. 

Comme je le disais, j'ai aimé enfin comprendre ce qui vaut à Cerise et sa mère d'avoir une relation si compliquée et en même temps si humaine. J'apprécie aussi d'enfin comprendre ce qu'il est arrivé au père de Cerise, dont la présence fantomatique ne nous a jamais quitté depuis le début de la série. Et puis, il y a tout les clins d'oeil aux autres personnages des tomes précédents. (certains apparaissent très vite dans les souvenirs de la jeune fille, d'autres feront des apparitions plus tard). 

Au final, ce dernier tome est surement le plus réussi de tous pour moi. Et quand on sait à quel point j'aime les quatre premiers, on se doute que celui-ci est magnifique. J'ai adoré son ambiance assez nostalgique, la découverte du passé de Cerise, de ce qui a pu détérioré sa relation avec sa mère, découvrir comment son amitié avec Line et Erica est née, mais aussi sa rencontre avec Annabelle Desjardin et pourquoi sa mère lui en veut... Les pièces du puzzle finissent de se mettre en place et nous quittons une Cerise enfin apaisée.  J'aurais bien voulu que ce ne soit pas le dernier tome de la série, mais toute chose a une fin. Et cette fin-là lui va très bien à notre petite aventurière.

lundi 4 décembre 2017

La Quête du Dragon, La Ballade de Pern, tome 2, Anne McCaffray

Je me suis replongée avec plaisir dans la Ballade de Pern la semaine dernière. C'est une saga que j'apprécie de plus en plus et j'espère vraiment que les autres tomes vont être aussi sympa. Mais passons à celui-ci, si tu le veux bien.

La Quête du Dragon, La Ballade de Pern, tome 2, Anne McCaffray

Editeur : Pocket
Collection : Science-Fantasy
Année de parution : 1989
Titre en VO : Dragonriders of Pern, book 02: Dragonquest
Année de parution en VO : 1971
Nombre de pages : 444

A lire si :
- Vous voulez une saga mais dont les tomes ne sont pas forcément des suites.
- Vous voulez de la SF et de la fantasy en même temps.
- Vous voulez des dragons

A ne pas lire si :
- Vous aimez les grandes et longues descriptions
- Vous n'aimez pas les têtes à claques

Présentation de l'éditeur : 

L'Étoile Rouge plane sur le ciel de Pern, les Fils mortels pleuvent périodiquement et les Chevaliers-Dragons affrontent le péril malgré les intrigues des Seigneurs et la malveillance des Anciens. Les chartes ne disent pas tout et les combattants opèrent à la limite de leurs forces. Pour relancer la guerre, il faudrait des armes nouvelles : les lézards de feu ? les larves ? la machine inconnue qui permettrait d'envahir l'Étoile Rouge ? F'nor cherche inlassablement. Il trouvera l'amour de la jolie Brekke, un amour qui n'a d'égal que celui qu'elle porte à Wirenth, sa reine-dragon ; un amour plus fort que la mort, la nuit de la folie et le vide interplanétaire. Un tel sentiment peut-il sauver ceux qui l'éprouvent ? Peut-il aider leur cause dans la situation critique où elle est tombée ?

Mon avis

La Quête du Dragon est donc le second tome de la Ballade de Pern par ordre de parution. Il fait directement suite au premier tome, le Vol du Dragon. On retrouve donc Lessa, F'lar et le reste de Pern quelques sept révolutions plus tard. Les Fils tombent toujours et les dragons les combattent, aider par les machines retrouvées grâce aux anciens Weyrs. Mais finalement ,sept révolutions plus tard, la situation n'est pas meilleure qu'au moment des premières chutes où Benden était le seul Weyr de Pern. Les Anciens Weyr, ramené par Lessa de quatre cent révolutions en arrière, ne se font pas aux nouvelles traditions et coutumes pernaises. Entre eux et les forts et les ateliers, rien ne va. F'lard a bien du mal à mettre tout le monde d'accord, surtout que lui aussi est plutôt mal vu finalement des Anciens. Pour ne rien arranger, les Chutes deviennent incohérentes, mettant encore plus à mal la confiance des seigneurs envers les Chevaliers-Dragons. 

Si le Vol du Dragon était une fort sympathique introduction au monde de Pern, la Quête du Dragon semble, lui, réellement commencer l'histoire. Nous connaissons la plupart des personnages, les enjeux pour eux, il est temps de s'y mettre pour de bon. Et c'est ce que McCaffrey fait en un peu plus de 400 pages. D'ailleurs, autant le dire, comme ici elle ne se concentre plus seulement sur Lessa et F'lar mais sur plusieurs personnages et du coup histoire, j'aurais voulu que le tome fasse au moins le double de ce qu'il fait. Nous suivons plus particulièrement F'nor, qui après avoir été blessé, se rend au Weyr Méridional pour sa convalescence. Je dois bien dire que j'aime beaucoup beaucoup F'nor et du coup, j'étais ravie qu'il fasse plus que de la figuration.  D'autres personnages prennent aussi leur importance, comme Brekke et sa reine Wirenth ou encore la détestable Kylara (l'aurais bien tué celle-là tiens). Il en va de même pour le Maitre Harpiste, toujours là lorsque le vin coule ou pour remettre en place les idées à tout le monde.

Si j'ai adoré voir des personnages mis en avant, j'ai aussi beaucoup aimé l'histoire en elle-même. Bien sûr, elle reste plutôt gentille. Il ne va pas y avoir de gros moments de violence (bien qu'on en trouve un ou deux, dont une bataille de dragons qui m'a bien mis les nerfs en pelote). On reste sur le combat contre les Fils, un combat qui ne se fera pas sans mal. J'aime voir comment les chevaliers-dragons se servent de ce qu'ils découvrent de leurs ancêtres pour combattre les fils, voir comment ils arrivent aussi à se défaire de certaines traditions pour réussir à maintenir une certaine cohésion entre eux et les Forts. Il est aussi appréciable de voir les changements de mentalité au fur et à mesure de l'avancé du roman. On se retrouve tout de même avec un F'nor bien combatif sur ce point-là (l'amour ferait faire n'importe quoi, je vous jure) et un F'lar bataillant tout autant avec les anciens. Je trouve vraiment qu'Anne McCaffray arrive particulièrement bien à rendre vivante toute son histoire, à lui donner une dimension à la fois épique et en même plus terre à terre. 

Au final, j'ai donc beaucoup aimé ma lecture de ce second tome de la Ballade de Pern. La saga est vraiment passionnante sur bien des aspects et j'ai hâte de continuer à la lire. J'ai surtout hâte de m'éloigner un peu du cycle principal pour découvrir un peu plus les divers aspects de la planète, surtout que cette Quête du Dragon nous en donne un petit aperçu des plus agréables.