mercredi 13 mai 2020

Bilbo le Hobbit, J.R.R. Tolkien

L'avantage du mois de la fantasy, c'est que je ressors des bouquins que je voulais relire depuis pas mal de temps. Bilbo en fait parti. C'est un des plus vieux livres de ma bibliothèque personnelle. D'ailleurs, je peux vous dire que je l'avais payé 35 francs et que la dernière fois que je l'ai lu était en 1999. Autant dire que ça me rajeunit pas du tout.

Bilbo le Hobbit, J.R.R. Tolkien

Editeur : le Livre de poche
Collection : Jeunesse
Année de parution  : 1992
Titre en VO : The Hobbit
Année de parution en VO : 1937
Nombre de pages : 400

A lire si :
- Vous aimez les grandes aventures
- Vous aimez les nains

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les voyages
- Vous voulez voir des elfes

Présentation de l'éditeur : 

Bilbo, comme tous les Hobbits, est un petit être paisible qui n'aime pas être dérangé quand il est à table. L'aventure tombe chez lui comme la foudre : un magicien et treize nains barbus viennent lui parler de dragon, de trésors et d'expédition périlleuse au-delà des montagnes.
Le miracle, c'est qu'il les suivra et qu'il affrontera tous les dangers, sans jamais perdre son humour, même s'il tremble plus d'une fois !

Challenge mois de la fantasy

Un livre de Tolkien ne peut que prendre place dans le challenge et remplir un bon nombre de catégorie. Bilbo entre donc dans : 
- La fureur de Smaug, qui porte le nom du dragon du livre
- Tolkien, roi de la fantasy, je suppose qu'il n'y a pas besoin d'expliquer pourquoi
- Peter Jackson et sa trilogie (que je n'ai toujours pas vu)
-Elfe, Nain, chevalier, choisis ton camps, et pour moi, ici ça sera les nains, bien sûr
- Le Chant de Pippin grâce aux nombreuses chansons du livre

Mon avis

Je n'ai pas lu le Hobbit depuis des années. La dernière fois, c'était donc en 1999 et j'avais treize ans (et déjà lu au moins deux fois son ainé, le Seigneur des Anneaux). D'ailleurs, c'était aussi la seule fois (alors que j'ai lu et relu le SdA). Lorsque j'ai relu la trilogie il y a quelques temps, je m'étais dit qu'il serait sympa de relire aussi ce roman-là et puis, j'ai oublié. Il faut dire qu'il m'a beaucoup moins marqué que le SdA. Il était temps de le relire.

Le Hobbit raconte donc l'histoire de Bilbo. Une histoire que l'on connait un peu si l'on a déjà lu le SdA, puisque les évènements de ce roman y sont parfois relaté, dont un, le plus important, celui qui a fait que Bilbo se retrouve en possession de l'Anneau Unique. Mais le Hobbit ne s'arrête pas juste à cette aventure là. D'ailleurs, elle est presque anecdotique par rapport à tout ce qu'il se passe durant cette aventure. 

S'il existe bien un livre qui illustre la maxime "l'important c'est le voyage et non la destination", je crois que c'est bien le Hobbit. C'est un livre de voyage (initiatique) où l'arrivée compte finalement très peu. Imaginez donc, vous êtes une personne tranquille, qui ne rêve que de passer sa vie dans sa maison, son petit village sans jamais en sortir, sans jamais avoir le moindre problème, la moindre péripétie. Et puis, un vieux magicien se pointe chez vous, y amène treize nains et vous annonce que vous allez les suivre parce que, ben, il en a décidé ainsi. Sans trop savoir pourquoi, vous les suivez, tout en vous demandant si l'idée était bien bonne, surtout qu'au bout du chemin, il y a un dragon féroce. Et bien, c'est ce qu'il arrive à Bilbo Baggins (alors, ma traduction par Francis Ledoux garde les noms VO des persos et des lieux, ce qui en soit n'est pas plus mal). Et durant ce voyage, il va découvrir ce qu'il est réellement au fond de lui (et qui n'est pas un Hobbit tranquille rêvant de passer sa vie à la maison). 

Il y a beaucoup de chose que j'aime dans le roman. La plume de Tolkien, même si elle me semble moins compliqué que dans le SdA. Il faut dire qu'il a été écrit pour divertir les enfants de l'auteur. Et il arrive parfaitement à remplir sa mission. On y ressent bien la partie un peu "conte de fées" avec les péripéties du Hobbit et des nains contre le dragon (mais sans princesse à la clef). L'aventure s'y prête terriblement, avec ses trolls, ses gobelins, ses aigles géants et j'en passe. Mais il n'y a pas que le côté jeunesse à prendre en compte. D'ailleurs, comme dans un certain nombre de livre fantasy (et une bonne partie des livres SFFF), on se rend compte que la limite entre jeunesse et adulte est tout de même bien faible. On s'en rend compte de part les thèmes que traitent le Hobbit, l'initiation du héros durant son voyage, la découverte de soi, mais aussi la renonciation à la convoitise. On s'en rende compte aussi si l'on connait un tant soit peu les légendes nordiques et plus précisément celle de Beowulf (que Tolkien a longuement étudié, sur laquelle il y a aussi pas mal écrit et qui finira donc par beaucoup l'inspirer. 

Mais si j'aime beaucoup ce qu'il se passe dans le roman, j'ai un peu plus de mal avec les personnages. On commence par les nains, qui, si on oublie Thorïn, sont tous les mêmes ou presque. J'ai toujours du mal à savoir qui et qui, et le fait qu'ils soient treize n'aident en rien (l'un d'eux est tout de même roi, un autre est le père de Gimli, un autre tentera de reconquérir la Moria (et on retrouvera sa tombe dans le SdA))(mais tout cela ne sera finalement dévelloper que plus tard, avec l'écriture du SdA). Je trouve d'ailleurs qu'à part Bilbo, Gandalf et Thorïn, fortement reconnaissable, la plupart des personnages n'ont rien de bien remarquables. C'est pour moi un défaut, surtout que Tolkien n'est pas avare en nom. On se trouve souvent perdu entre qui et qui. 

Cela n'en reste pas moins un classique à lire et à apprécier. Il est bourré d'humour, d'aventures, de chansons, de nains et de trésors. Pour moi qui est souvent lu le SdA, il est aussi amusant de voir à quel point ce Hobbit semble être une sorte de brouillon. Un brouillon bien foutu qui ne fait que présager de ce que sera sa plus grande suite. C'est aussi un parfait livre en plein confinement (alors oui, je sais, nous sommes en déconfinement mais, j'ai la chance de pouvoir continuer à rester chez moi en télétravail alors du coup, j'en profite et je reste à la maison encore un moment). En conclusion, lisez donc le Hobbit. 


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