vendredi 23 juin 2017

Thé entre amies, Gourmandises, épisode 1, Jessy K. Hyde

Vous le savez, je lis peu de romance. Mais celle-ci avec son format sériel, son univers victorien, sa jolie couverture m'attirait quand même. De la romance F/F (première fois d'ailleurs pour moi), du thé, du victorien et même une petite touche de steampunk, ça pouvait me plaire, nous sommes d'accord. Est-ce que c'est le cas ? C'est ce que nous allons voir.

Thé entre amies, Gourmandises, épisode 1, Jessy K. Hyde

Editeur : Pandorica
Collection : /
Année de parution : 2017
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez de la romance F/F victorienne
- Vous aimez le thé !
- Vous voulez une romance qui ne fait pas de la romance pour de la romance

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas le format sériel

Présentation de l'éditeur :

Depuis son mariage, Émilie Tréval est une épouse modèle et une femme aimante, soucieuse de plaire à son mari et le satisfaire... mais cela ne suffit pas, il ne lui témoigne aucune passion.
Elle va faire la connaissance de la sulfureuse Alba, qui va rapidement combler le vide affectif d’Émilie et lui faire découvrir amour et plaisir inédits. Dans un Londres alternatif, industriel et victorien, l’heure du thé se fait gourmande et sensuelle.

Mon avis

Je l'avoue, jusque là, je ne voulais pas lire de romance homosexuelle. Pas parce que justement elles le sont, mais plutôt à cause du bon gros stéréotype. Je suis plus que pour les romances F/F ou M/M mais il faut que ce soit bien fait et pas que ça tombe comme un gros cheveux sur la soupe. Alors forcément, je vais souvent à reculons dans ce genre de lecture. Et même si de prime abord, celle-ci devait me plaire, ben, je suis partie à reculons quand même. On ne se refait pas. Et puis en fait, j'ai vite faire demi-tour pour me plonger dedans.

Pourtant, dès le premier paragraphe, je fut conquise. L'écriture est pleine de détails, agréable. On découvre notre héroïne, Emilie Tréval, vingt quatre ans, quelques soucis dut à son mariage et son envie de le faire repartir du bon pied et si possible dans le lit conjugal. Une héroïne qui ressemble assez aux autres héroïnes de romance finalement, douce, peu sûre d'elle quand à ses sentiments (enfin pas tous). Alors qu'elle veut faire une surprise à son époux en l'attendant sur le quai de la gare, elle va rencontrer Alba de Guise, duchesse de son état, qui lui fait grande impression. Lorsque la duchesse l'invite à venir boire le thé chez elle, Emilie accepte, sans se douter qu'elle va en apprendre bien plus sur être femme que ce qu'elle ne pense. La duchesse de Guise s'est mise en tête d'aider Emilie après avoir vu sur le visage de celle-ci la tristesse que lui confère son statut d'épouse délaissée. Elle décide donc de faire l'éducation sexuelle de la jeune fille, du moins si celle-ci accepte. Une proposition qui ne déplaît pas à Emilie malgré de nombreux doutes. C'est ainsi que la jeune femme va découvrir le plaisir qu'elle peut avoir sans forcément passer par un homme.

Les deux personnages principaux sont intéressants bien que pour l'instant nous n'en savons pas grand chose sur la duchesse de Guise (si ce n'est qu'elle est remariée et que sa réputation est apparemment sulfureuse). Nous nous concentrons plus sur Emilie et sa découverte du plaisir. Quant aux maris, de l'une et de l'autre, nous ne les voyons que fort peu. Nous restons vraiment sur les deux femmes. Après, je trouve que leur relation va un peu vite. Mais le format sériel de quatre épisodes se lisant en à peine plus d'une heure y est pour beaucoup. Et étrangement, moins qui apprécie la lenteur dans les relations, je dois bien avouer que là, cette rapidité ne me gêne pas (justement parce que c'est un format sériel court). Et puis, malgré la rapidité, c'est bien fait.

J'ai parlé déjà de l'écriture de l'autrice, je vais en reparler. L'environnement victorien de la série empêche certaines choses que l'on peut retrouver dans la romance plus contemporaine et ici il se retrouve parfaitement respecté. Pas de vulgarité mal placé, pas de descriptions crue. Tout est dans le détail, la retenue aussi. Les descriptions, nombreuses, sont agréables à lire (le parc à côté de la gare par exemple). Tous les sens sont à l'appel, rendant le tout très vivant. De plus, les scènes plus érotiques du livre sont plus dans la suggestion, dans le ressenti une fois de plus. Ce n'est pas crue, ce n'est pas ultra imagée. Non, il y a beaucoup de place pour l'imagination de lecteur. C'est vachement agréable, je dois dire.

Autre chose d'agréable dans ce premier épisode et qui je suppose restera dans les trois autres, ce sont les thèmes assez féministes. Alba ne va pas apprendre à Emilie le plaisir sans son consentement. Elle le répétera d'ailleurs souvent, elle dirige mais c'est Emilie qui commande. Un non est un non, pas un oui déguisé. Quelque chose que certain auteur de romance (pas que d'ailleurs) devrait prendre en compte, pas mal d'homme aussi d'ailleurs... Si c'est le principal thème sur lequel je m'attarderais, sachez qu'il y en a d'autre, tout aussi intéressant. Mais je vous laisse les découvrir.

Pour finir, ce premier épisode m'a donc beaucoup plu. Il est agréable à lire, explicite sans trop l'être non plus, avec une touche féministe qui me plait beaucoup. Je vais lire les trois autres épisodes durant l'été (petit plaisir estival donc) du coup (oui, le premier date d'avril et les autres sont déjà sortis, je suis donc en retard). Bref, de la romance érotique agréable et pas niaise, dans un beau décors, que demander de plus ?

lundi 19 juin 2017

Rêver, Franck Thilliez

Ce roman, ça fait un moment qu'il est dans ma PAL numérique. A tel point que j'ai interdit les collègues de travail d'en parler jusqu'à ce que je le lise, soit bien six mois si ce n'est plus après eux. Mais enfin, ils vont pouvoir le faire !

Rêver, Franck Thilliez

Editeur : 12/21
Collection : /
Année de parution : 2016
Format : AWZ

A lire si : 
- Vous voulez une héroine atypique
- Vous aimez Thilliez
- Vous aimez les romans où la chronologie n'ait pas respecté

A ne pas lire si :
- Vous voulez du linéaire
- Vous voulez être très très surpris

Présentation de l'éditeur : 

Abigaël souffre d'une narcolepsie sévère qui lui fait parfois confondre la réalité avec ses reflets chimériques. De nombreux mystères planent autour de la jeune psychologue, notamment concernant un accident dont elle est miraculeusement sortie indemne.

Mon avis

De Franck Thilliez, je n'avais lu jusque là que deux romans, avec Sharko et Lucie. J'avais beaucoup aimé et le lire sans ses personnages fétiches me disait bien. Sans parler du fait que les collègues m'avaient parlé de la chronologie non linéaire et que le thème du rêve m'inspirait vachement. 

Et pour tout dire, il commence plutôt pas mal, ce Rêver. Une héroïne psychologue et narcoleptique, un kidnappeur d'enfants dont on ne sait rien, des gendarmes sur la brèche... On démarre en plus de cela sur les chapeaux de roue avec ce qui doit être un passage de la fin de l'aventure avant de revenir un peu plus tôt et enfin de lire le tout début. 

J'apprécie beaucoup les livres à la chronologie non linéaire parce que souvent, ils surprennent. J'aime avoir un élément sans trop comprendre d'où il sort sur le coup et puis le remettre à sa place. Une petite gymnastique de l'esprit super intéressante la plupart du temps. Et là, au début, du moins, c'est super motivant. On découvre Abigaël, sa maladie, l'enquête sans trop en savoir plus. On découvre le tout petit à petit. Sauf qu'on en découvre peut-être un peu trop dès le début. C'est comme ça qu'à moins d'un tiers du début, je comprenais rapidement ce qu'allait donné l'enquête personnelle d'Abigaël mais aussi l'enquête officielle, dites Merveille 51. C'est quelque chose d'un peu dommage que le livre soit du coup prévisible. Parce qu'en découvrant trop rapidement certains éléments de l'histoire, le lecteur devient un peu moins réceptif. Ce qui fut mon cas pour ce roman. Du moment où j'ai compris ce qui allait se passer, j'ai pris un certain recul avec le livre et un peu moins de plaisir. 

Sans parler du fait que je suis la seule sur les quatre collègues de boulot à l'avoir lu à avoir vu tout cela. Je pense que je suis déçue parce que justement, eux ont été surpris. Après, ma longue expérience livresque entre aussi en jeux. Je sais que la plupart du temps dans les thrillers et policiers l'antagoniste apparaît très rapidement (chez Agatha Christie par exemple, il est généralement là dès le premier chapitre). Ici, ça ne loupe pas, ils apparaissent très tôt et on les remarque très facilement. Et ça m'a beaucoup ennuyée donc. 

Pourtant, même si j'avais compris qui étaient les antagonistes et une bonne partie du déroulement de l'histoire, j'ai dévoré le livre grâce à une Abigaël qui sombre vers la folie doucement. Alors, ce n'est pas ultra original chez l'auteur (Sharko et Henebelle en sont le meilleur exemple) mais perso, j'aime bien ces personnages. Surtout que là, c'est plutôt bien foutue et qu'on comprend petit à petit pourquoi elle parait si désorientée au tout début (qui finalement est presque la fin). Un traitement intéressant mettant en scène la narcolepsie de manière à ce qu'elle explique une bonne partie des choses mais pas tout. La maladie de la psychologue est présente, devient même un personnage à part entière mais surtout n'est pas là gratuitement dans le roman. Elle entre réellement en compte dans les enquêtes, tout comme son traitement. Mais je n'en dirais pas plus, sinon je vais spoiler (bon par contre, on comprend assez rapidement que le Propydol va avoir une bonne place dans le roman). 

Et comme je parle des personnages, j'avais envie de râler un petit peu. Si Abigaël, en tant que personnage principal, est bien foutue, ce n'est pas le cas des autres personnages. Je suis assez déçue de voir que Frédéric, gendarme et compagnon de la jeune femme, n'est pas plus présent, idem pour Freddy, le kidnappeur qu'on ne verra que très peu sous ses traits là et qui en plus de ça fait tout cela pour des raisons quelque peu triviale (et surtout bien stéréotypées pour le coup). Aucun autre personnage n'a l'importance d'Abigaël alors qu'au final, même si elle est le PP, les autres ne sont pas là juste pour la déco non plus. C'est un défaut que je trouve souvent dans les thrillers et il est dommage que Thilliez soit tombé dedans.

Au final donc, une héroïne sympathique mais qui n'arrive pas à être mise en valeur par l'histoire. Pire, une histoire qui devait être mise en valeur par sa chronologie non linéaire et qui ne l'est pas tant le lecteur devine trop de chose dès le début (je suis persuadée qu'avec un déroulement linéaire, j'aurais été bien plus surprise). Bref, un roman qui avait tout pour plaire et qui retombe un peu comme un soufflé. C'est bien dommage, les thèmes étaient plus que sympathiques et les enquêtes interessantes. Bref, un rendez-vous pas tout à fait manquer tout de même avec Thilliez et ce Rêver.

lundi 12 juin 2017

Where the Eagle Cry, Les Foulards Rouges, saison 3 épisode 7, Cécile Duquenne

J'ai fini cet ultime épisode ce matin. Et j'ai déjà averti Cécile Duquenne que c'était vraiment pas cool de me faire pleurer de bon matin. Je n'aime pas dire adieu à des univers que j'aime autant. C'est pas sa faute. 

Where the Eagle Cry, Les Foulards Rouges, saison 3 épisode 7, Cécile Duquenne

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2017
format : epub


A lire si : 
- Vous avez lu et aimé la première et la seconde saisons
- Vous voulez une série qui mélange les genres avec bonheur

A ne pas lire si :
-... (toujours pas trouvé pourquoi il ne faudrait pas les lires, les Foulards Rouges)
- Par contre, si vous n'avez pas lu les deux premières saisons, autant éviter (tout comme de lire mes avis d'ailleurs)

Présentation de l'éditeur :

Découvrez la fin de l’incroyable périple de Lara et Renaud dans la troisième et ultime saison des Foulards Rouges ! Une épopée qui vous emmène loin, très loin par-delà les étoiles, et qui mêle magie, uchronie, steampunk, mystère et amour avec brio.

Mon avis

Purée que je n'aime pas les fins. Mais vraiment pas. Les Foulards Rouges, c'est une aventure qui a débuté pour le lecteur le 19 février 2014. Déjà. Depuis, nous avons eu trois saisons qui dépotent toutes graves, des aventures, des rires, des larmes, des personnages qu'on avait vraiment envie de suivre tous les mois. Pour son autrice, ça a débuté bien plus tôt, logique, et je suppose qu'elle est un peu dans le même état que le lecteur. Triste et en même temps super heureux. Parce que là, trois heures après avoir lu la dernière partie, je suis juste triste et heureuse. 

Je ne sais pas trop comment continuer mon avis. J'ai envie de parler de ces trois ans de Foulards Rouges, de l'attente des épisodes ou des extraits que l'autrice nous donner parfois sur Twitter, de l’excitation qui ne quittait pas ma lecture, de cette impression que les Foulards Rouges faisaient presque partie de la famille. Il est rare de ressentir ça pour un "simple" bouquin, pour des personnages de papier. Pourtant ça arrive, quelque fois. Et les Foulards Rouges font parti de ces romans qui marquent. 

Mais imaginez tout de même. En février 2014, on découvrait Lara Carax, son caractère de cochon et sa vie sur Bagne. On découvrait aussi Bagne par la même occasion, planète aride où rien ne pousse. Petit à petit, au fil des épisodes, la quête de liberté de la jeune femme et de Renaud, ainsi que des autres Foulards. On les a suivi dans leur évasion, puis sur Terre et enfin de retour à Bagne. On a tremblé avec eux, on s'est posé pas mal de question, on a été soulagé parfois. Bref, trois ans à vivre des émotions avec eux, cela laisse forcément une trace.

Et nous en arrivons à la fin. Une fin que je ne voulais pas forcément tant j'étais bien avec eux. Mais une fin nécessaire. Une fin surprenante aussi dans un sens. Alors que Cécile a maltraité ses personnages durant trois saisons, elle finit par leur offrir leur liberté. Enfin. Mais cela ne se fait pas dans la douceur. Les premiers couinements de ma part sont arrivés rapidement, avec la découverte du prix à payer pour avoir gagné. Un prix dur, mais nécessaire. Après tout, nous n'allions tout de même pas avoir un Happy End merveilleux, cela ne serait pas aller avec le reste. Et puis l'autrice répond à pas mal de question que l'on a pu se poser durant les trois saisons. Et enfin, la fin, la vraie. Celle qui m'a fait venir les larmes. Je vous dirais pas, mais elle va si bien aux Foulards Rouges cette fin. Mais vraiment. 

Alors voilà. Sur des touches un peu plus gaies que les fins des deux premières saisons, nous achevons notre voyage sur Bagne. Pas de cliffhanger de la mort qui tue (qu'est-ce que j'ai pu râlé pendant trois ans avec ça), pas de grosses batailles (du moins pas au sens combat avec mort et sang, parce que finalement, c'est une bataille que nous offre cet ultime épisode). Mais une liberté trouvée et toutes les questions, les difficultés que cela implique. Une belle fin pour les Foulards Rouges donc, mais aussi une manière de ne pas fermer la porte de l'univers. Qui sait, peut-être que Cécile Duquenne reviendra à Bagne pour nous parler de cette libération ou peut-être même sur Terre.

Pour conclure, un petit mot à Cécile Duquenne. Merci. L'aventure a été géniale et j'ai été plus que ravie de la suivre. 

dimanche 11 juin 2017

Alliances, La Roue du Temps, Tome 16, Robert Jordan

Voilà un an et plus que je n'ai pas lu de tome de la Roue du Temps. Autant dire que ma relecture du cycle va me prendre des années. Mais finalement j'aime bien aussi. Surtout quand je me rends compte que Bragelonne et moi, nous en sommes au même point (le tome ayant été publié l'année dernière). Ce qui veut dire que je ne vais pas pouvoir augmenter mon rythme de lecture pour la série mais que je devrais arriver à ne pas trop attendre pour avoir les derniers tomes qu'il me manquent !

/!\ Comme toujours, ça va spoiler à tout va.

Alliances, La Roue du Temps, Tome 16, Robert Jordan

Editeur : France Loisir
Collection : Fantasy
Année de parution : 2009
Titre en VO : The Wheel of Time, book 08: The Path of Daggers
Année de parution en VO : 1998
Nombre de pages : 566

A lire si :
-Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous voulez du mystère, des complots, de la magie...

A ne pas lire si
- Vous ne voulez pas de livre initiatique
- Vous n'aimez pas que les personnages soient dispersés dans le monde

Présentation de l'éditeur : 

Egwene tente de renforcer son emprise sur le siège de l'Amyrlin mais elle ne se doute pas du prix à payer. De son côté, alors qu'il doit préparer une bataille contre les Seanchan, Rand al'Thor lutte pour ne pas devenir fou : la voix de Lews Therin résonne de nouveau dans sa tête...

Mon avis

/!\ Comme toujours, ça va spoiler à tout va.

Je ne ramerais pas trop aujourd'hui sur le découpage des tomes. Disons que pour une fois, il m'arrange, je n'ai presque pas vu Perrin, mais pas du tout Mat non plus. Alliances se concentrent sur Egwene et les Aes Sedai rebelles ainsi que sur Rand avec un chapitre sur Perrin (un seul, je suis aux anges). Commençons comme toujours par un petit résume.

On commence avec Egwene et les rebelles de Salidar. La jeune femme a fort à faire. Personne ne la prend au sérieux dans son rôle et Lelaine et Romanda compte bien la faire danser au son de leur propre musique. Pas de chance pour elles, Egwene n'a plus grand chose de l'adolescente un peu naïve du début. Entre son passage chez les Sagettes et les conseils de Siuan et ceux de Bryne, elle a tout d'une grande Amyrlin. Du moins, si personne ne découvre ses plans avant. Pour cela, elle va devoir sceller quelques alliances de plus et surtout prouver aux Aes Sedai qu'elle est bel et bien leur Amyrlin. Pendant ce temps, Rand doit faire face aux nobles dissidents mais surtout aux Seancheans. Comme toujours, il part un peu bille en tête, amenant ses ennemis avec lui pour vaincre les envahisseurs. S'il doit faire face à quelques difficultés avec les nobles, ce n'est rien face au saidin qui fait des siennes. Encore pendant ce temps, après avoir utilisé la Coupe des Vents, Elayne, Nyneave et les autres se rendent à Caemlyn afin que la fille héritière récupère son trône...

Alliances est un demi-tome assez compliqué à suivre tant il y a de personnages. Heureusement, ils gravitent tous autour de quelqu'uns de nos héros et on réussit à se souvenir à peu près de qui et qui (et cela même au milieu ou à la fin du bouquin d'ailleurs). Divisé entre trois groupes, nous allons suivre un peu les conséquences qu'à pu avoir l'usage de la Coupe des Vents.

Le roman se partage aussi en deux entre la création d'Alliances (pas toujours bonnes d'ailleurs) et l'action. Côté Egwene, on avance comme on peut. L'utilisation de la Coupe des Vents a réussi, la neige est bien là. La lenteur du trajet vers la Tour Blanche va permettre à notre Amyrlin de se préparer un peu mieux et surtout de mettre à mal celles qui voudraient la mettre en laisse. Je dois avouer que j'adore cette Egwene-là. Elle est capable de se montrer aussi féroce que peut l'être Rand ou que l'était Moiraine. Egwene est pour moi l'un des personnages qui grandit le plus rapide et qui le fait bien. Elle sait qui elle est, tout elle vient et ce qu'elle veut. Elle est peut-être là par le fruit du hasard mais elle ne compte pas se laisser marcher sur les pieds. J'aime cette jeune femme qui combat avec ses propres armes et n'hésite pas à se mettre dans des situations périlleuses pour le bien de tous. En fait, elle devient petit à petit le pendant féminin de Rand, entourée par un nid de guêpes dont elle doit se sortir comme elle le peut, le tout sans la folie du jeune homme et avec des méthodes un peu moins expéditives (et encore).

En parlant de folie et de Rand, on trouve dans ce tome le retour de Lews Therin et un Rand pas loin de plonger. Le saidin fait un peu n'importe quoi et lui avec. J'apprécie Rand généralement, mais quand il est comme ça, j'ai juste envie de lui mettre des baffes. Il faut dire que Jordan en fait souvent le parfait petit con. En même temps, je serais persuadée de devenir folle, j'aurais des ennemis de tous côtés, je crois que je finirais par réagir comme lui. En tout cas, il continue dans la démesure pendant un bon moment, et bien qu'il semble être particulièrement sur de lui face aux autres, ce n'est plus du tout le cas. Les faiblesses de Rand, ce qui le rend humain, reviennent en force. S'il le cache à son entourage, Jordan ne nous le cache pas à nous lecteur. Et du coup, Rand redevient soudainement bien plus sympathique.

Par contre une qui l'est un peu moins, c'est Elayne. Souvent je me retrouve à adorer un personnage dans un tome et à ne pas pouvoir le voir en peinture dans un autre. C'est le cas pour la demoiselle. C'est bien dommage vu qu'on a quelques chapitres avec elle, Nynaeve, Aviendha et Brigitte. Or, ils sont centrés sur Elayne et sur son envie de rependre son trône. Alors qu'elle est entouré d'une groupe de femme disparates et surtout prêt à se déchiqueter, elle ne pense qu'à elle. Dommage, vu qu'il se passe tout de même deux trois choses qui mériterait un peu plus de considération. Comme la mort d'Adelaes qui semble presque normale sur le coup (une mort qui prendra petit à petit son importance mais dans le tome suivant), ou encore le fait que des femmes de la famille avoue qu'elles sont des novices en fuite (depuis trois cent ans quand même pour l'une d'elle). Je sais que rien n'est anodin chez Jordan, mais j'aurais préféré qu'il se concentre moins sur Elayne dans ces moments-là.

Pour finir, Alliances est donc un demi-tome en demi-teinte pour moi. Chose de sûre, il porte bien son nom et les pions se déplacent petit à petit sur le grand échiquier du monde. Si nous n'en sommes pas encore à la Dernière Bataille, nous nous en approchons dangereusement et tout le monde doit être sûr de ceux qui les entourent. Les Alliances se font et se défont au grès du temps. J'ai parfois eu l'impression d'avancer bien moins vite dans ce tome que dans le précédent (ce qui pourtant n'est pas le cas, loin de là). Il n'était pas celui dont je me souvenais le plus et ne le sera toujours pas.

mardi 6 juin 2017

Bioshock : Rapture, John Shirley

Avant toute chose, sachez que je n'ai jamais joué à Bioshock. Du coup, je me suis aventurée dans cette lecture sans rien savoir. Juste parce que le livre fait partie du mois du Cuivre et que la couverture très art nouveau me plaisait beaucoup. Et cette lecture m'a plu et m'a donné envie de jouer au jeu. (il est sortit en 2007 et je n'ai pas la moindre idée de s'il tourne sous mac, faudra que je regarde ça de plus près).

Bioshock : Rapture, John Shirley

Editeur : Bragelonne
Collection : Le Mois du Cuivre
Année de parution : 2016
Titre en VO : Bioshock : Rapture
Année de parution en VO : 2011
Format : AZW

A lire si :
- Vous aimez les utopies qui tournent mal
- Vous n'avez pas peur de vous perdre entre personnages et les dates
- Vous voulez un huis-clos

A ne pas lire si :
- Vous voulez de la romance
- Vous voulez du tout beau tout propre
- Vous avez du mal avec le côté un peu trop documentaire

Présentation de l'éditeur : 

C’était la fin de la seconde guerre mondiale. Le New Deal du président Roosevelt avait redéfini la politique américaine. Les impôts avaient atteint un pic sans précédent. Les bombardements de Hiroshima et Nagasaki avaient créé la peur de l’annihilation totale. La montée d’agences gouvernementales secrètes avait rendu la population méfiante. Le sentiment de liberté des États-Unis s’était étiolé… Et nombreux étaient ceux qui voulaient retrouver cette liberté. Parmi eux, un grand rêveur, un immigré qui s’était élevé des plus profonds abysses de la pauvreté pour devenir l’un des hommes les plus riches et les plus admirés au monde. Cet homme s’appelait Andrew Ryan, et il avait la conviction que les grands hommes méritaient ce qu’il y avait de mieux. Alors il se mit en quête de l’impossible, une utopie libre de tout gouvernement, de toute censure, de toute restriction morale sur la science, où ce qu’on donnait on le recevait en retour. Il a créé Rapture, la lumineuse cité sous les mers. Mais l’utopie a été frappée d’une terrible tragédie. Voici comment tout a commencé… et tout a fini.

Mon avis

Comme dit en introduction, je ne suis pas du tout au courant de l'histoire de Bioshock, le jeu. Je partais donc totalement "vierge" de toute information, me demandant un peu ce que cela allait donner. Bon, après lecture, je me suis tout de même renseignée, et il s'avère que le livre se situe donc avant le jeu.

On se retrouve en fin de seconde guerre mondiale. Les USA ont largués les bombes atomique sur le japon, les populations ont peur, sont méfiantes. C'est avec un climat de plus en plus tendu qu'il faut vivre. Or, cela, Andrew Ryan ne le veut pas. Il a un rêve, créer une cité sous la mer où aucune règle ne viendrait ternir sa vision du monde. Une utopie fantastique pour qui veut évoluer dans la vie. Ce qu'aurait du être les USA avant le New Deal de Roosevelt. Ainsi va donc naître l'héroïne du roman, la ville de Rapture, dont nous allons connaitre l'histoire à travers quelques personnages, Ryan, Bill, Sullivan, Fontaine et d'autres.

Car la ville est bel et bien l'héroïne du livre, bien plus que les personnages qui la peuplent.  Mais parlons d'eux avant de parler d'elle. Le panel couvert par l'auteur est assez hétéroclite bien que principalement masculin. Oui, j'aurais voulu que les femmes ait de plus grand rôle, mais je ne peux pas tout avoir, n'est-ce pas ? Bref, des personnages nombreux et qui ne se ressemblent pas vraiment. On retrouve Ryan, richissime entrepreneur qui va donner naissance à Rapture, en faire une utopie secrète. Bill, employé de Ryan, confident aussi qui petit à petit va se rendre compte du désastre qui s'annonce, Fontaine, le "méchant" de l'histoire, Brigid Tenenbaum, scientifique ayant travaillé avec les nazis (et certainement pour moi le personnage qui aurait mérité plus de concidération), Sullivan, chef de la sécurité... Tous vont permettre de voir Rapture sous ses divers visages, et autant dire que ce n'est pas toujours très beau.

Si la ville se présente comme une utopie parfaite au départ, il s'avère qu'elle ne va pas le rester longtemps. Le fait qu'il n'y ait pas de règles pour réguler le marché ou la science va faire perdre la tête à plus d'un. Rapidement, les plus pauvres deviennent encore plus pauvres tandis que les plus riches s'enrichissent encore plus. Là où tout le monde aurait du avoir sa chance, le fossé se creuse de plus en plus. Et forcément quand les inégalités sont là, les contestations aussi. Entre un Ryan qui ne veut surtout pas modifier sa belle utopie malgré le désastre qui arrive, un Fontaine qui profite de tout cela pour prendre la ville de force, des scientifiques à l'esprit tordu, une psy communiste, plus personne ne sait vraiment qui suivre. Et rien ne s'arrange lorsque Fontaine aider par Tenenbaum et un autre scientifique inventent les plasmisdes, des produits capable de donner des pouvoirs surhumains aux hommes.

Je dois bien dire que j'ai adoré voir la ville descendre petit à petit dans les Enfers. C'est plutôt bien fait, surtout qu'on découvre les points de vue de personnages moins importants dans l'histoire mais qui éclaire un peu mieux la dite descente. Voir la belle utopie vouait à l'échec n'est pas nouveau mais je trouve ici que c'est plutôt bien fait, bien que pour moi, il reste quelques points noirs (parce que je n'ai pas joué au jeu ?). D'ailleurs, parfois, j'aurais voulu un peu plus de mystère et moins de fait annoncer froidement. C'est quelque chose que je reproche un peu à l'auteur, pas assez de sentiment. IL est parfois trop "documentaire". Pourtant, l'histoire de la création et de la chute de Rapture aurait surement pu être conté d'une manière plus romanesque (et je ne parle pas de romance ou que sais-je d'autre, juste un peu plus de sentiments, de n'importe quel sentiment). IL n'en reste pas moins que l’enchaînement des événements, qui courent sur plusieurs années est bien foutu et qu'on suit la chute de la cité sans le moindre problème. 

Finalement, ce Rapture a été une bien bonne découverte. J'ai vraiment apprécié le livre qui se lit bien et pousse à réfléchir sur quelques petites choses, comme la morale scientifique, le monde des affaires et surtout la place de l'homme dans son environnement et ce qu'il se passe quand il se prend pour un Dieu. Bref, passionnant, instructif aussi. Tout ce que j'apprécie dans un bouquin. Sans parler de l'esthétisme très rétro-futur, art nouveau de la ville qui transparait dans la couverture mais aussi dans les descriptions de Rapture. Quel dommage qu'il me parait si court (pourtant, il est dense comme roman) et qu'il manque un peu trop de sentiment. 

dimanche 4 juin 2017

Mr Gwyn, Alessandro Baricco

Baricco me manquait. Du coup, je n'ai pas tiré au sort pour ma nouvelle lecture comme je peux le faire souvent, et j'ai pris le premier Baricco qui me tombait sous la main. C'est tombé sur Mr Gwyn.

Mr Gwyn, Alessandro Baricco

Editeur : Folio
Collection ; /
Année de parution : 2015
titre en VO : Mr Gwyn
Année de parution en Vo : 2011
Nombre de pages : 215

A lire si :
- Vous aimez les personnages un peu spéciaux
- Vous aimez les tranches de vies

A ne pas lire si :
- Vous avez du mal avec la grossophobie 
- Vous espérez lire les portraits que dresse Gwyn

Présentation de l'éditeur :

Romancier britannique dans la fleur de l'âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu'il ne fera plus, la dernière étant : écrire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu'il appelle l'écrivain, il comprend que ça n'en est pas une : Gwyn est tout à fait déterminé. 
Simplement, il ne sait pas ce qu'il va faire ensuite. Au terme d'une année sabbatique, il a trouvé : il veut réaliser des portraits, à la façon d'un peintre, mais des portraits écrits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumière, l'ambiance sonore et le décor, puis il se met en quête de modèles. C'est le début d'une expérience hors norme qui mettra l'écrivain repenti à rude épreuve. Qu'est-ce qu'un artiste ? s'interroge Alessandro Baricco, dans ce roman intrigant, brillant et formidablement élégant.
Pour répondre à cette question, il nous invite à suivre le parcours de son Mr Gwyn, mi-jeu sophistiqué mi-aventure cocasse. Et, s'il nous livre la clé du mystère Gwyn, l'issue sera naturellement inattendue.

Mon avis

Mr Gwyn est un personnage un peu particulier. Un matin, le voilà qui décide qu'il n'écrira plus. Et pour sceller ce pacte avec lui-même, il publie un article des choses qu'il ne fera plus jamais. La dernière, c'est donc écrire des romans. Une décision qui consterne son agent et quelques lecteurs. A partir de là, Jasper Gwyn pense qu'il va pouvoir commencer une nouvelle vie. Il s'en va pendant quelques temps avant de revenir sur Londres et au détour d'une conversation, de décider qu'il sera un copiste. Il va copier les gens. Faire leur portrait par écrit.

L'idée de départ est interessante et le déroulement du roman tout autant. Nous allons suivre Gwyn a la découverte de son nouveau métier, découvrir l'homme étrange qu'il est. En même temps, Baricco en profite pour écrire au sujet de l'écrivain, cet étrange personne, et plus particulièrement au final de l'artiste. Il fait ça avec toute la poésie que je lui connais. Cette partie-là du roman, qui finalement l'occupe tout entier est vraiment passionnante. J'ai réellement ressentie ce qui peut à un moment où un autre faire un artiste, un écrivain. Il n'y a pas à dire, Baricco aime son métier et le lui rend bien. Encore plus lorsqu'on se rend compte que les portraits qu'écrit Gwyn, et que nous ne lirons pas (sauf peut-être dans Trois Fois dès l'Aube qu'il faut que je sorte du coup de ma PAL), ressemble surement beaucoup à ce que l'auteur lui-même peut écrire. 

De plus, entre le personnage de Gwyn, passablement perché quand même, celui de son agent, Tom, qui cherche à tout prix à le refaire écrire des romans et Rebecca, assistante de Tom et surtout premier modèle de Gwyn, Baricco nous offre des portraits différents et pour les deux premiers plutôt bien fait. Pour la troisième, je vais y revenir. Surtout que c'est un personnage que j'ai beaucoup aimé, la lectrice, amie, qui ferait beaucoup de chose pour l'écrivain qu'elle apprécie. Elle aurait pu être parfaite, elle l'est en réalité, si Baricco ne s'était pas "amusée" avec son physique.

Mais ce livre, plein de qualité à mes yeux, a un défaut que je n'arrive pas à laisser passer. Il faut dire que lorsque je suis tombée sur ce paragraphe-là, juste à la moitié du livre, j'ai eu une grande envie de le refermer et de ne pas le rouvrir. Ce n'est pas le physique de Rebecca en lui-même, loin de là. Rebecca est grosse. Et pour moi, c'était juste génial. Une grosse, héroïne d'un livre. C'est rare. Mais voilà, il a fallu que Baricco, cet auteur que j'apprécie, dont je loue la manière d'écrire, s'adonne à de la bonne vieille grossophobie avec elle. Sans parler d'une bonne dose de patriarcat (seul les hommes ont des noms de famille par exemple, et ce sont eux qui dominent le livre). Un paragraphe et me voilà à me demander pourquoi ?. Mais vraiment. J'aurais tellement aimer que ce paragraphe-là soit démonté juste après. Sauf que non. Du tout. Je n'arrive pas à croire que ce soit vraiment là ce que pense Baricco des gros.

Et vraiment, ce paragraphe-là a faillit gâcher toute ma lecture. Parce que plus qu'autre chose, il m'a touché et pas dans le bon sens. Ce qu'il écrit, c'est ce que j'ai pu entendre, que les grosses ne méritent pas l'amour, juste les connards. Qu'elles devraient déjà être bien contente d'avoir un homme. Ce qu'il a de très con en plus de ça, c'est qu'il n'apporte rien ce paragraphe. Du tout. Et que sans lui, l'histoire aurait été encore meilleure du coup pour moi. Parce que sans lui, Baricco dressait un parfait portrait de Rebecca, et des autres personnages. Avec la finesse et la poésie qui le caractérise. Alors, je sais très bien que ce paragraphe risque grandement de ne toucher personne d'autres que les gros et les grosses, il n'empêche que je fais partie de cette population-là et que j'aurais préféré ne pas avoir à le lire. 

Pourquoi ? Parce que le livre aurait été un coup de coeur. Parce que la poésie de Baricco est toujours là, son sens de l'observation, sa vision de la nature humaine est bien là. Parce que Gwyn et lui aurait pu être les mêmes personnes. Mais voilà, pour moi, ça gâche tout. J'ai lu la fin du roman avec appréhension, me demandant ce que j'allais encore me prendre dans la tête. Et je suis surement passée à côté d'une bonne partie du roman. Alors que j'ai aimé l'histoire, la surprise de la fin aussi (qui n'en était pas vraiment une d'ailleurs). Quel dommage. 

Monsieur Baricco, la prochaine fois que vous voulez utiliser une personne grosse dans vos romans, renseignez-vous avant, je vous prie. Ne nous sommes pas des Rebecca en puissance. Nous sommes comme vous et les autres personnes. Pas juste un corps gros, une difformité. Voilà, c'est tout.


mercredi 31 mai 2017

Fractures Ouvertes, Toxic, épisode 5 saison 2, Stéphane Desienne

Cher monsieur Desienne, veuillez m'excuser d'avoir interrompu pendant trop longtemps ma lecture de cette saison deux de Toxic. Mais je voulais faire durer le plaisir. Bon, peut-être pas aussi longtemps, je l'avoue. Mais me revoilà et je compte bien lire le dernier épisode d'ici peu. 

Fractures Ouvertes, Toxic, épisode 5 saison 2, Stéphane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : Série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé la saison 1
- Vous voulez un joyeux mélange Zombies/alien
- Vous voulez passer un bon moment

A ne pas lire si :
- Vous avez peur d'être perdu entre les divers personnages
- Vous n'aimez pas penser que vous pouvez être de la marchandise

Présentation de l'éditeur : 

La révélation les a tous ébranlés : Joana porte l’antidote ! Le genre humain pourrait donc renaître de ses cendres en soignant les m-v. Malheureusement, Elaine et son groupe se voient à cette fin confier un nouvel objectif : s’allier avec les aliens qui paraissent être le plus de leur côté, quitte à de nouveau marcher au bord du gouffre… L’éleveur Twirl croit lui aussi s’être mis sur les bons courants, même si son intuition lui conseille de se méfier, qu’il s’agisse de ses proches ou de ses produits. Ce Larson, le chef des humains, est loin d’être le docile spécimen qu’il s’efforce d’incarner. Il manigance…

Mon avis

C'est marrant ça, j'ai laissé en plan un petit moment la série et quand je reprends, je sais parfaitement où j'en suis. C'est quand même la preuve ultime que la série est super bien foutue et surtout qu'elle reste en tête. Soit, qu'elle est géniale. Mais ça, je l'ai déjà dit plein de fois il me semble. Bon, elle mérite que je le redise, hein, surtout après ce hiatus bien involontaire de ma part. Et donc, justement, on en est où et il se passe quoi dans cet avant dernier épisode ?

Il se passe plein de chose dedans. Côté Twirl et sa ferme d'humain, on assiste à des pressions, des plans qui se mettent en route. Je déplore que cela soit si court car j'aime bien Twirl et ses problème en fait. Et en plus de cela, je trouve que le nouveau groupe d'humain sain n'est pas tellement mis en valeur. Je suppose qu'il finira par l'être un peu plus. Forcément, on se concentre plus sur ce qu'il se passe dans l'espace et plus particulièrement dans le cargo. Et là, autant dire que ça y va. Parce qu'on approche de la fin et que tout se met en place pour un final qui se déroulera en deux épisodes (enfin un mais qui a la taille de deux). Et ça envoie du lourd avant la fin donc. 

Autant le dire, on ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de ce cinquième épisode. C'est qu'il s'en passe des choses quand même. Naakrit et Jave vont enfin arrêter de faire de la figuration. Je les aime beaucoup tous les deux et je suis ravie de voir qu'ils prennent le taureau par les cornes. Khrow fait de même vu qu'il n'a pas le choix s'il veut réussir à récupérer la marchandise. Et il fait ça comme il faut avec les gros moyens. Et pendant ce temps, pour Elaine et les autres, la survie continue. Une survie qui va peser lourd pour Joana, vu qu'à présent tout le monde sait qu'elle est l'antitode. La voilà qui devient La femme à protéger. Interdite de se mettre en danger, voire tout simplement d'aider, elle ne va pas vraiment apprécié. Une survie qui semble finalement être une préoccupation bien lointaine pour Alva qui continue sa vengeance sans se préoccuper du reste. Forcément, tout ce petit monde ne va pas tarder à se retrouver dans la même galère et j'ai plus que hâte de voir ce que cela va donner. Je pense que beaucoup risque de ne pas s'en sortir indemne. 

Ce cinquième épisode est donc génial. Il ne répond toujours pas vraiment à mes questions sur le groupe d'humain dans les griffes de Twirl mais il annonce du bien lourd pour la suite. Une suite que je vais même lire assez rapidement (ça me changera des plus de six mois entre ce cinquième épisode et son prédécesseur). Je sais parfaitement que Stéphane Desienne va réussir à me surprendre encore une fois et j'ai vraiment envie de voir comment. Surtout vu comment vient de se dérouler ce cinquième épisode !

mardi 30 mai 2017

Ferenusia, Les Outrepasseurs tome 4, Cindy Van Wilder

L'annonce de Ferenusia sur twitter il y a déjà quelques temps m'avait plus qu'émoustillait. Il faut dire que les Outrepasseurs, la série dont il est quatrième tome et spin-off, m'avait fait forte impression en 2015 (déjà ?). J'avais hâte de le lire.

Ferenusia, Les Outrepasseurs tome 4, Cindy Van Wilder

Editeur : Gulf Stream
Collection : /
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 382

A lire si :
- Vous voulez le fin mot de l'histoire des Outrepasseurs
 Vous ne voulez pas de fés à la Disney
- Vous voulez de l'action

A ne pas lire si : 
- Vous voulez des gros monstres
 - Vous voulez de la fée gentille
- Vous n'avez pas lu la trilogie d'origine.

Présentation de l'éditeur : 

" Qui étaient ces êtres, si semblables et pourtant si différents des hommes ? On ne pouvait pas nier leur peau grise, qui se détachait délicatement de la structure de fer à laquelle ils s'accrochaient avec toute l'aisance d'alpinistes chevronnés. Soudain, la caméra bascula sur le buste de la statue de la Liberté. En lettre majuscules, vert sombre, s'étalait le mot : "FERENUSIA" " 
Privé de la magie presque disparue, l'empire des Outrepasseurs se disloque de toutes parts. Seul survivants dans cette débâcle, les Ferreux, des fés réduits à l'esclavage, s'échappent de leurs prisons. Soutenus par Ferenusia, un réseau clandestin, ils n'ont qu'un seul objectif : obtenir les mêmes droits que les humains, dans un monde qui ignore tout de leur existence. Mais leurs anciens maîtres sont prêts à tout pour protéger leurs secrets, quitte à éliminer le moindre témoin de leurs forfaits passés...

Mon avis

Ferenusia est un tome à part des Outrepasseurs. S'il est présenté comme un quatrième tome et une fin définitive de la série, il en est aussi un spin-off. Pas tout à fait hors série donc, mais pas non plus totalement dedans. Du coup, je préfére avertir dès le début, sans avoir lu la dite-série, il vaut mieux ne pas le lire sous peine de ne pas tout comprendre, voire même de se sentir totalement perdu dans l'histoire et avec les personnages. Pourquoi ? Parce qu'il commence quelques semaines après la fin du Libérateur et que l'autrice a décidé que nous avons déjà lu la trilogie et donc qu'il n'est pas totalement nécessaire de nous rappeler qui est qui. Une décision que j'apprécie puisque nous plongeons ainsi dans le vif du sujet mais que d'autres peuvent peut-être voir comme un inconvénient. 

Mais passons à l'histoire. Celle des Ferreux. Car ce tome se concentre sur ce peuple que nous avons pu découvrir dans les tomes précédents. Un peuple de fés qui bien que touché par la disparition de la magie continue de vivre, ou plutôt de survivre. Libérés des Outrepasseurs, les voilà qui plongent dans le monde des humains, un monde qu'ils ne connaissent pas et qui ne les connait pas. Passés du statut d'esclave à celui de Ferreuses et Ferreux libres n'a rien de simple. Encore moins lorsque les Outrepasseurs restant, bien que privés de la malédiction, décident de les poursuivre pour les faire taire, et cela de manière définitive. 

Cindy Van Wilder nous entraîne donc à la suite des Ferreuses et des Ferreux dans leur quête de liberté. Pour cela, elle a choisit de nous faire suivre Red Wing et Smokey, que nous connaissions déjà mais aussi Kalinda, Elween et Owen, qui eux se trouvent en Australie. Des personnages vraiment intéressants et surtout assez différents les uns des autres pour en apprendre plus sur leur peuple. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié les passages australiens, la quête de liberté de ces personnes qui ne comprennent pas ce qu'il se passe. Une opposition assez forte avec Red Wing et les londoniens qui eux ont déjà vu le monde et sont un peu plus apte, grâce à Smokey, a le comprendre. 

Ce qu'il y a de fortement intéressant à prendre les Ferreux comme héros, c'est de pouvoir voir tout ce que peut offrir ce peuple en terme de tolérance mais aussi la manière dont leur nouvelle liberté peut-être vu. Les voilà avec un statut de réfugiés et avec tout ce que cela implique. Si vous avez en tête ce qu'il se passe avec les réfugiés syriens, vous n'êtes finalement pas très loin. Heureusement, l'autrice leur offre une fin qui semble bien plus sympathique que pour les syriens et que personnellement, j'aimerais voir pour ces gens. Même si l'intégration ne se fait pas dans la douceur, après tout les Outrepasseurs essayent toujours de les faire disparaître, les gens "normaux" ont peur de ces êtres différents, elle se fait. Et cela grâce à des personnes qui croient en la différence, en la diversité. C'est un beau message que transmet Cindy Van Wilder dans ce roman.

Et ce n'est pas le seul. L'un des personnage, S., est genderfluid. Je ne sais pas très doué en explication mais en gros, c'est un personnage qui ne se sent ni homme ni femme mais de genre neutre. J'ai apprécié que l'autrice utilise la langue neutre (pronom iel par exemple, conjugaison des adjectif au pluriels pour ne pas mégenrer le personnage). Ce genre de personnage est encore rare et il est appréciable d'en trouver, surtout uns comme S., qui doit faire face à ce qu'iel est mais aussi aux regards des autres et au sien. D'ailleurs, la communauté LGBT+ est plutôt bien représenté avec des personnages bi et homosexuels. Ce qui est encore mieux, c'est que les personnages ne sont pas des représentations stéréotypés de la communauté et que leur orientation sexuelle et leur genre ne fait pas tout le personnage. Ainsi, je ne définis pas S que comme genderfluid, mais comme la personne qui remonte le réseau Ferenusia, qui a une dent contre les Outrepasseurs et une envie immense que tout le monde puisse être libre et égaux. Cindy Van Wilder approfondit plus les relations entre personnages, qu'elles soient amicales ou non, que les relations amoureuses (même si nous en trouvons une dans le lot).

Qu'ajouter de plus pour finir cet avis ? Je suis contente de voir que je n'avais pas "fabulé" une certaine relation qui vient tout en douceur au cours du Libérateur et de ce tome. J'ai encore une fois beaucoup apprécié l'écriture de Cindy Van Wilder, toujours aussi poétique et en même temps percutant. Ce dernier tome est riche, en personnage, en représentativité et en action. J'ai apprécié retrouvé d'anciens compagnons, d'en redécouvrir certains et de découvrir d'autres membres des Ferreux. Au final, le roman aura été un nouveau coup de coeur, comme les autres tomes de la série.

Et je finirais réellement sur un petit avis sur la nouvelle qui accompagne parfaitement le roman, Tsimoka, paru dans l'anthologie Fées et Automates des Imaginales 2016. Une nouvelle qui permet de mettre en lumière une partie du texte du roman, puisqu'elle raconte un événement important de l'histoire des Ferreux. Je les beaucoup apprécié même si elle manque d'un petit quelque chose en plus. Disons que je l'aurais peut-être moins apprécié si je l'avais lu avant Ferenusia.

jeudi 18 mai 2017

Quelques pas de plus, Agnès Marot

J'avais beaucoup aimé I.R.L., sortie l'année dernière, et les thèmes qu'abordaient Agnès Marot à l'intérieur. Alors, j'avais très envie de lire ce Quelques pas de plus, surtout que son thème principal n'est que rarement traité que ce soit dans le Youg-Adult ou même en générale.

Quelques pas de plus, Agnès Marot

Editeur : Scrineo
Collection : Ados
Année de parution : 2017
nombre de pages : 329

A lire si :
- Vous voulez des personnages avec des handicaps invisibles
- Vous voulez de la représentation
- Vous voulez un chouette road-trip

A ne pas lire si :
- Vous voulez une histoire ultra compliquée.

Présentation de l'éditeur :

Sora vient d'apprendre qu'elle doit passer le reste de sa vie à béquilles. Son quotidien se résumera désormais aux cours au lycée et aux séances de kiné. Elle pourrait s'y faire si Kay, la grande soeur qui l'a quasiment élevée, tenait le coup ; mais cette dernière, qui a toujours été la plus forte des deux, est en pleine descente aux enfers. Alors Sora décide de prendre les choses en main et d'enfiler la cape de ces superhéros qu'elle aime tant. Objectif : changer sa vie. Son meilleur atout : l'héritage navajo laissé par sa mère. Un ancien pouvoir de guérison qui pourrait les sauver, elle et sa soeur.
Le problème, c'est qu'elles ne sont pas les seules à le chercher… et que leur rival est prêt à les suivre au bout du onde pour parvenir à ses fins.

Mon avis

Comme je le disais, j'avais très envie de lire ce Quelques pas de plus, surtout en sachant qu'il traitera de handicap, plus particulièrement de handicap invisible. C'est un sujet qui est peu voire même pas du tout abordé, du moins dans les livres qui "cartonnent". On le retrouve plus souvent dans des livres plus confidentiels. Or, le sujet mérite amplement d'être traité et quoi de mieux que les ados et jeunes adultes comme cible première ? Il fait parti de la représentation dans la littérature, chose qui les touche peut-être plus que les adultes et qui surtout leur permettra dans une certaine mesure de mettre des mots sur certaines choses.

Quelques pas de plus, c'est donc l'histoire de Sora et de sa soeur Kay. Sora, adolescente d'apparence normale mais qui va devoir vivre avec des béquilles et une cheville en vrac pendant toute sa vie. Un handicap que ne ressemble pas à un handicap, quelque chose que personne ne voit et qui d'ailleurs ne semble pas vraiment être reconnu comme tel par beaucoup de monde. Un handicap avec lequel elle doit apprendre à vivre. Mais alors qu'il semble qu'elle commence petit à petit à "se faire" à la situation, sa sœur ne souffrait pas d'un mal étrange, de crise d'angoisse, et de ce qui semble être un syndrome post-traumatique. Alors, pour la sauver, elle l’amène dans un road-trip en territoire navajo, là où se trouve leur racine, là où elle pourra redevenir elle-même.

Si parfois l'histoire tombe dans le trop simple, trop évident, elle n'en reste pas moins très agréable à lire. Agnès Marot a un style des plus agréables, fluides et ses personnages sont bien foutues. On suit sans le moindre problème Sora et Kay dans leur road-trip ainsi que durant les jours le précédant. Je dois dire que les paysages du grand Canyon et de ses environs donnent envie d'y aller. Les descriptions de l'autrice sont alléchantes à souhait (et je suppose proche de la réalité et surtout de ce qu'elle a pu ressentir en les visitant avec ses béquilles)(oui parce que le handicap de Sora est aussi celui de sa créatrice, mais on va y revenir).

Mais comme je le disais, j'ai surtout apprécié les thèmes du livre. A commencer par le handicap invisible. D'abord celui de Sora. Ici, l'autrice savait de quoi elle parlait, elle en souffre elle-même. Et cela se ressent. Parce que ce que dit Sora là-dessus est réel. Parce que la bonne femme du bus qu'on a tous envie d'égorger existe vraiment. Parce que les situations ne sont pas de l'invention pure et dure. Oui, Sora est handicapée, même si ça peut passer pour une simple entorse. Or elle va vivre avec, subir la douleur, subir les humiliations. Et elle ne va pas se laisser aller. Elle est capable d'être qui elle veut être, de réussir à faire à peu près tout ce qu'elle veut, même sur une jambe. La force de la jeune femme est communicative tant elle prend cela de manière positive la plupart du temps. Il y a aussi celui de Kay. Kay souffre d'un syndrome post-traumatique (nous en découvrirons la cause vers le milieu du roman). Si elle parait normale, si tout le monde voit en elle la jeune femme ordinaire, ce n'est absolument pas le cas. Or c'est aussi un handicap. Mais là où sa sœur se bat pour vivre avec la douleur, Kay finit petit à petit par sombrer, incapable de surmonter ses crises. Elle qui jusque là semblait la plus forte des deux va devoir compter sur sa petite sœur pour s'en sortir.

On retrouve ensuite en filigrane et avec l'origine des deux demoiselles, les thèmes du métissage, des différences de culture et de la suprématie blanche. Elles sont moitié française, moitié navajo. Métisses, elles semblent n'avoir de place nulle part dans les deux cultures. Trop foncé d'un côté, trop blanche de l'autre. Si elles se sentent opprimées, pas à leur place en France, elles se comportent de la même manière que les blancs arrivées en territoire navajos. Au final, sans réellement se penser supérieure, loin de là même, elles en arrivent tout de même à donner cette impression aux amérindiens. Ce genre de situation est assez fréquente dans la vie réelle et il est bon de rappeler aux gens que cultures différentes ne veut pas dire infériorité à une autre. Et c'est plutôt bien fait par ici.

Au final, voilà un livre qui mêle fantastique, légende amérindienne, handicap invisible et différence de culture de manière presque parfaite. On ne tombe pas du tout dans la surenchère, dans le pathos et c'est fort agréable. Pour ne rien gacher, le roman est rempli de référence pop-culture, super héros, série télévisée (charmed est peut-être un peu daté pour le coup, il me semble), roman et j'en passe. Pas tout à fait un coup de coeur mais presque. En tout cas, une bonne grosse mention spéciale pour son thème principal.

jeudi 11 mai 2017

Les Chevaliers de Mars, Le Château des Etoiles, tome 3, Alex Alice

Hier, en allant sur un autre site de travail, je suis passée devant la librairie. Et il était en vitrine, bien voyant. Hier, en rentrant chez moi, je me suis arrêtée à la librairie, et j'en ai aussi profiter pour me prendre le dernier tome des Outrepasseurs. Hier, à peine rentrée à la maison, j'ai dévoré la bande dessinée (mais pourquoi est-elle si courte ?). Bref, hier, j'ai retrouvé Séraphin, Sophie et Hans pour une nouvelle aventure.

Les Chevaliers de Mars, Le Château des Etoiles, tome 3, Alex Alice

Editeur : Rue de Sèvres
Collection : /
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 60

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez le steampunk et Jules Verne
- Vous voulez de beaux dessins accompagnent une bonne histoire

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas de jeunes héros

Présentation de l'éditeur : 

1870. En plein dix-neuvième siècle, le sort de la Terre se joue sur Mars ! Dans cette suite de la série à succès Le Château des étoiles , récompensée par de nombreux prix, Séraphin et ses amis sont de retour sur Terre. Après avoir révélé au monde le secret du voyage spatial, ils ont trouvé refuge dans un manoir breton. Mais leur engin volant est désormais l'objet de toutes les convoitises ! Alors que le père de Séraphin est en voyage à Londres, le manoir est cerné par des brumes lourdes de menaces... Spectres, ou espions prêts à tout pour mettre la main sur le précieux engin ? Nouvelles machines, complots internationaux, têtes couronnées, expéditions au-delà de l'espace... La course à l'éther est lancée, et la paix sur Terre est désormais entre les mains de Séraphin et des Chevalier de Mars !

Mon avis

La Conquête de l'espace, premier tome de cette série , m'avait particulièrement plus, le second tout autant. Autant dire que j'avais plus que hâte de lire la suite. Alors forcément, cette couverture rouge m'a attirée. Moi qui m'étais promis de ne pas aller toutes les semaines à la librairie...  Bref, je suis faible, je le sais, et ça ne me dérange pas tant que ça. Mais que vaut-il ce nouveau tome à la belle couverture rouge ?

On retrouve Séraphin, Sophie et Hans en bretagne, quelques temps après leur retour de la Lune. Ils ont donné les plans du moteur à Ether au monde, voit le début de la conquête de l'Ether par les nations sans pouvoir rien y faire. Pendant ce temps, les scientifiques essaient de réguler tout cela, de ne pas faire de cette conquête une nouvelle guerre. Mais alors que le professeur Dulac est à Londres, il se fait enlever par les Prussiens. Prussiens qui comptent bien conquérir Mars. Une planète qui attire aussi les jeunes gens, puisque d'après les calculs de Sophie, Ludwig de Bavière doit s'y trouver.

Mais bien entendu, rien ne se passe comme prévu. Les Prussiens veulent l'éthérine ramenée de la Lune et attaque la cachette de nos héros. Débarque alors l'impératrice Sissi qui va leur permettre de s'envoler une nouvelle fois vers l'Ether, et plus précisement vers Mars avec deux missions, retrouver le père de Séraphin et le roi Ludwig.

L'histoire nous entraîne rapidement sur cette seconde partie de la conquête de l'Ether. Et il faut bien dire qu'elle est passionnante, mais vraiment. Entre une Sophie qui semble être en manque d'Ether, un Séraphin qui doute de plus en plus, un Hans toujours égal à lui-même (ce personnage mérite pourtant plus que de sembler être le bout en train du groupe), on découvre rapidement l'importance qu'à pris leur voyage dans leur vie. En plus de cela, l'Ether est devenue la chose à conquérir, que se soit scientifiquement parlant ou politiquement parlant. Tous les enjeux d'une telle découverte sont présentés, même si de manière parfois un peu simpliste (ok, il n'y a que 60 pages dans ce tome, c'est aussi un peu normal).

Et puis, comme toujours, les planches sont juste magnifiques. J'aime vraiment tout ce travail à l'aquarelle où l'on voit tout de même un peu le dessin préparatif. J'aime les nuances de couleurs dans les ciels terriens ou non d'Alex Alice. Je trouve que cela donne tout le charme de la bande dessinée. Non mais vraiment, les paysages quoi et les ciels. C'est juste beau quoi. Et ça va si bien avec cette ambiance steampunk. 

Au final, vous l'aurez compris, j'ai juste beaucoup beaucoup aimé ce troisième tome. Et je veux le quatrième maintenant (je veux beaucoup de chose maintenant en même temps, heureusement que la réalité est tout autre par rapport à mes envies, sinon, vingt quatre ne me suffiraient pas). 

mercredi 10 mai 2017

The Shadow of Death, Les Foulards Rouges, saison 3 épisode 6, Cécile Duquenne

Je prends de plus en plus mon temps pour lire les épisodes des Foulards Rouges. Parce que c'est bientôt la fin et que je ne veux pas que ça finisse. Bon, sachant que je ne peux rien faire à cette fin à part la lire, et bien je fais durer.

The Shadow of Death, Les Foulards Rouges, saison 3 épisode 6, Cécile Duquenne

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2017
Format : epub

A lire si : 
- Vous avez lu et aimé la première et la seconde saisons
- Vous voulez une série qui mélange les genres avec bonheur

A ne pas lire si :
-... (toujours pas trouvé pourquoi il ne faudrait pas les lires, les Foulards Rouges)
- Par contre, si vous n'avez pas lu les deux premières saisons, autant éviter (tout comme de lire mes avis d'ailleurs)

Présentation de l'éditeur :

Retrouvez Lara et Renaud dans la dernière saison des Foulards rouges !

Mon avis

Nous voilà presque à la fin de cette saison trois et de la série tout court. Je ne veux pas que cela se finisse. Je suis prête à faire un caprice si cela servait. Bon, je sais que ça ne sert à rien, alors je ne le ferais pas. Pis j'aime pas quand ma fille en fait, alors je vais pas commencer moi (quoique...). Cet avant dernier épisode est tout simplement très éprouvant pour les nerfs de tout le monde, personnage, lecteur et même surement autrice elle-même. Autant le dire, l'étau se referme et nous voilà dans la dernière ligne droite, celle qui marquera la fin, d'un côté comme de l'autre. Une fin qui ne me semble pas si simple que cela, et qui d'après moi annonce encore quelques surprises, voire même des larmes. 

A présent, passons à la partie à spoiler de cet avis, comme à chaque fois.

/!\ SPOILER (en gros et en rouge, comme ça, vous êtes prévenus !)

Le dernier cliffhanger (cette machine inventé par les Enfers), me faisait presque dire qu'il y avait encore de l'espoir dans cette aventure. C'était sans compter sur l'autrice, qui n'a jamais épargné les personnages et les lecteurs de ces histoires. Numéro Trois s'est barrée de l'Hacienda, Lara, Nikki, Claudia, Fraan et Marine se ruent à sa poursuite, suivant des traces bien trop évidentes. Toi aussi, lecteur, tu sais ce que cela veut dire. Un piège. L'ennemie n'est pas encore morte, elle a même quelques tours dans sa manche.

La première partie est bourrée d'action, la seconde aussi et Lara est au centre de tout cela. C'est étrange d'avoir un épisode entier presque entièrement portée par la jeune femme, surtout quand on a l'habitude de les voir divisés entre elle et Renaud. Bon, de temps en temps, Claudia ou Nikki prennent les rênes de la narration, mais ça tourne toujours autours de Lara. Faut dire que Renaud est en fâcheuse posture, très fâcheuse même, dans les mains de Numéro Trois. Une nouvelle fois. Je dois avouer que le voir comme ça me serre le cœur. Pour moi, Renaud, c'est le pilier, celui qui est toujours là. En fait, le voir comme ça renverse un peu cette vision et j'apprécie finalement cela. En fait, j'apprécie quand les schémas sont bousculés et que c'est bien fait, comme ici. Cécile Duquenne ne le fait pas souffrir pour rien. Ben non, sa souffrance alimente un peu plus Lara, la pousse à faire des choses qu'elle n'aurait pas forcément fait. La pousse aussi à prendre la place qui semble lui revenir de droit. 

Lara est l'héroïne de la série. C'est elle qui la porte depuis le début. Mais elle ne le fait jamais seule, elle a besoin d'une impulsion, de quelque chose qui la fait agir et surtout qui semble la faire grandir un peu plus. Ici, c'est le sort de Renaud en premier, celui de ses amis, de sa famille, et puis des Bagnards. Elle ne fait pas tout cela par pur altruisme, elle le fait pour sauver ce qu'elle aime. C'est quelque chose que j'aime beaucoup en elle. Elle n'a rien d'une super héroïne et agis de manière très humaine. Comme dans cet épisode finalement où elle agit sous le coup de la colère, de la haine mais aussi de l'amour pour ses proches. C'est ainsi que du coup, elle se retrouve à pourchasser Numéro Trois pour enfin lui mettre une balle dans la tête et arrêter le calvaire qu'elle endure depuis son apparition dans sa vie. Et je dois dire que cette partie-là est assez éprouvante vu que Lara tombe un peu dans la folie meurtrière qu'elle m'avait semblé avoir à peu prés réussi à éloigner d'elle jusque là. J'ai parfois eu l'impression qu'elle devenait une sorte de Numéro Trois face à moi et non la Lara que je connaissais jusque là. C'est assez étrange comme impression surtout quand on connait un peu le plan de la dite Numéro Trois. J'avoue que là, j'attends avec impatience l'épisode suivant pour voir où tout cela va finir par mener Lara (je les sens les larmes aussi qui vont surement couler à la fin). Surtout après ce p***ain de cliffhanger (là, Cécile, tu as fait fort, purée, c'est quand la suite déjà ?).

Pour finir, j'ai hâte de lire la suite. Même si c'est la fin de la série. Je veux connaitre le sort de certains personnages (Marine Carax est-elle toujours vivante ? Renaud ? sans parler des autres). Vivement la fin du mois !

mardi 9 mai 2017

Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir

Voilà un petit moment que je n'ai pas lu de livre des éditions Zulma. Je n'avais plus que deux livres d'eux dans ma PAL, le choix c'est porté sur ce Rosa Candida assez intriguant. Et puis, ça faisait longtemps que je n'avais pas lu d'auteur islandais (le dernier, c'était Magnason avec LoveStar, chez Zulma aussi d'ailleurs).

Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir

Editeur : Zulma
Collection : Poche Z-A
Année de parution : 2010
Titre en VO :  Afleggjarinn
Année de parution en VO : 2007
Nombre de pages : 319

A lire si :
- Vous aimez les romans contemplatifs
- Vous aimez les quêtes existentielles

A ne pas lire si :
- Vous voulez de l'action
- Vous n'aimez pas quand c'est lent.

Présentation de l'éditeur : 

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Mon avis

Je ne me souviens plus de pourquoi ce livre est arrivé dans ma PAL. Peut-être pour sa quatrième de couverture, ou parce que ma libraire l'avait apprécié. Il a dormi un moment sur mes étagères avant que je ne le prenne. Et j'ai mis un petit moment à entrer dedans.

Il faut dire que le livre commence fort lentement. Des scènes de vies, des retours en arrière, de quoi comprendre un peu Arnljótur, le narrateur. Rapidement, le voilà quittant le cocon familial pour aller remettre en état l'une des plus fameuses roseraie du monde. Il quitte donc son père, son frère jumeaux, mais aussi sa fille et la mère de celle-ci. Son voyage va l'amener à reconsidérer une bonne partie de sa vie. Alors, oui, dis comme ça, cela ne donne pas forcément ultra envie, je vous l'accorde. Du moins, ça ressemble un peu à tous les autres romans du genre. Nous allons retrouver les questionnements de presque tout le monde sur la vie, la mort, l'amour, sa place dans le monde... A vrai dire, effectivement, ce roman ressemble assez à la plupart des romans de son genre. Le départ pour une nouvelle vie de son narrateur est un prétexte, tout comme les Rosa Candida qu'il trimbale avec lui, héritage de sa mère décédée le jour de la naissance de sa fille. Complètement paumé, il espère se trouver enfin, à vingt deux ans (jeune homme, saches donc que tu te chercheras toute ta vie). 

Nous voilà donc embarqué avec lui dans une première partie style road-trip assez décevante dans le fait qu'il ne se passe pas grand chose et qu'on le découvre tout de même ultra passif. Il se laisse porter par le courant, par les gens qu'il croise. Une fois son road-trip fini, le voilà qui arrive enfin dans le village où se trouve la roseraie. Et re-belotte, il se laisse porter par le courant. Heureusement, les quelques autre personnages qu'il rencontre sont un tout peu plus intéressant. J'ai beaucoup apprécié le frère Thomas, cinéaste accompli qui trouve les réponses plus facilement dans ses films que dans la bible. Ou encore Anna, que nous découvrirons dans le dernier tiers, mère de l'enfant, qui finalement ne sait plus vraiment où elle en est. Ce sont eux qui portent Arnljótur le long du livre, eux et Flora Sol, sa fille. Parce qu'il faut bien dire que la passivité de notre narrateur est omniprésente même dans son domaine favori, la botanique (où il suit les vieilles illustrations de la roseraie pour lui rendre son charme d'antan). 

Et pourtant, chose étrange vu que je n'apprécie pas des masses ce genre de personnage, j'ai aimé le livre. Parce qu'il est contemplatif, parce qu'il fait du bien aussi, il ne prend pas la tête, se pose quelques questions intelligentes (mais n'y répond pas toujours), offre une belle histoire entre un père et sa fille pas forcément voulue. A vrai dire, ça fait parfois du  bien de lire quelque chose de si ordinaire, de si semblable à ce que certains d'entre nous peuvent vivre (surtout après pas mal de temps à lire de la SFFF ou de la blanche plus violente).

Au final, Rosa Candida est un livre qui me laisse une impression étrange. Sa lenteur aurait du me déplaire et pourtant, il me semble que cela a été l'inverse. J'avoue avoir été plus enthousiaste à partir du milieu, dernier tiers du roman, au moment où Anna rejoint notre narrateur qui semble du coup à peine un peu moins passif ( à moins que cela ne soit la présence de l'enfant ?). Bref, à lire pour passer un bon moment.

vendredi 28 avril 2017

L'Héritage des Rois-Passeurs, Manon Fargetton

J'ai failli oublié de mettre mon avis sur ce roman ici. Trop de chose à faire en ce moment, et voilà que j'oublie une chose qui me semble à moi importante. Surtout que le roman est fort bon.

L'Héritage des Rois-Passeurs, Manon Fargetton

éditeur : Bragelonne
Collection : /
Année de parution : 2015
Format : AWZ

A lire si :
- Vous voulez de la fantasy en One-shot
- Vous aimez les héroïnes fortes
- Vous aimez les intrigues complexes

A ne pas lire si :
- Vous aimez quand ça prend son temps

Présentation de l'éditeur : 

La dernière héritière d'une lignée royale doit fuir notre monde et retourner dans celui de ses ancêtres pour échapper aux hommes qui veulent l'éliminer. Là-bas, une princesse rebelle rentre chez elle pour prendre ce qui lui est dû : le trône d'Ombre. Voici l'histoire de deux femmes, de deux mondes imbriqués, de deux retours simultanés qui bouleverseront une fois de plus le destin tortueux du royaume d'Ombre. Coïncidence, ou rencontre orchestrée de longue date ?

Mon avis

Je ne connaissais pas Manon Fargetton lorsque j'ai pris ce roman durant l'une des opé Bragelonne (la dernière il me semble, je ne sais plus). Juste en avais-je entendu parlé et encore. Mais la couverture est juste magnifique et la quatrième intrigante. Il ne m'en fallait pas plus pour découvrir le roman. En plus, chose appréciable, c'est un one-shot, ce qu'on trouve assez rarement au final en fantasy. Pas de série à rallonge, juste un roman et pourquoi pas ensuite des livres dans le même univers (c'est bien le cas ici, puisque Les illusions de Sav-Loar sont dans le même univers).

Le roman commence par une chasse au dragon bien fantasy. On découvre directement Ravenn l'une des héroïnes ainsi que la belle écriture de Manon Fargetton. Et puis, d'un coup, on passe dans notre monde, à notre époque avec Enora. Sur le coup, n'ayant pas relu la quatrième, je me suis demandée ce qu'il se passait. Mais tout cela est des plus normal en fait. Et je dois bien dire que même si l'idée de la jeune fille qui atterrit dans un monde fantasy n'a rien de bien original, elle est parfaitement menée tout au long du roman par l'autrice. Mais je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler.

J'ai aimé tant de chose dans ce livre que je ne sais par quoi commencer. L'écriture de Manon Fargetton est plaisante à lire. Les descriptions nous entraînent directement dans l'univers d'Ombre sans être ultra longue ou complexe, les scènes de batailles et d'actions sont fluides et les dialogues tout autant et ne tombe pas là comme un cheveux sur la soupe. J'aime quand tout est fluide comme ça, qu'on ne perd pas de temps avec des descriptions à rallonge (même si j'adore Tolkien, le maître en la matière). Et si l'écriture de l'autrice est fort agréable, elle met en avant les caractères des personnages, des personnages qui sont vraiment tous intéressants.

On commence avec les deux héroïnes, Ravenn et Enora. Ravenn est donc la princesse d'Ombre. Une princesse qui n'a pas hésité à partir en exil pendant sept ans et à revenir prendre son trône. J'ai adoré Ravenn, mais vraiment. Femme forte, fière, elle n'hésite pas le moins du monde à reprendre sa place même si pour cela, elle doit faire la guerre à son propre père et aux magiciens du Clos. Elle semble tellement sûre d'elle. Et, chose assez rare pour le noter, Ravenn est homosexuelle. Et cela est amenée de belle manière, sans fioriture et surtout sans bon gros cliché. A côté d'elle, on trouve Enora, descendante des Rois-Passeurs, qui a vu sa famille massacrée le jour de ses vingts ans. C'est un aussi un personnage fort, que la vengeance motive. Si elle m'a un tout petit peu moins plut que Ravenn, elle n'en reste pas moins intéressante. Au final, je trouve juste un peu dommage que Ravenn prenne un peu plus de place qu'elle dans l'histoire. Autour d'elles, des hommes surtout, mais qui ne leur volent pas la vedette. On y trouve Charly et Julian, deux frères qui vont venir au secour d'Enora et vont se retrouver embarquer en Ombre et dans les intrigues de Ravenn. Les deux frères sont en opposition niveau caractère mais complémentaires. IL y a aussi Hank, personnage des plus mystèrieux dont je ne parlerais pas plus ou encore Enoc'h, magicien qui va retourner sa veste et Luernios, prêtre d'un Dieu oublié. Côté ennemi, c'est pas mal non plus et surtout, ils ne semblent pas être juste là pour mettre des bâtons dans les roues de tout le monde. Leurs intrigues politiques ajoutent un vrai plus à l'histoire.

D'ailleurs, l'histoire, je n'en ai pas beaucoup parlé. Comme je le disais, elle part de quelque chose de pas forcément ultra original pour arriver à de la très bonne fantasy mêlant tout ce que je peux aimer dedans (en vrac, politique, complot et dragon). L’enchaînement est juste parfait et même si à un moment, j'ai quand même douté du plot de départ durant le déroulement du roman, je dois bien avouer que c'était plutôt pas mal vu au final. 

Pour conclure, j'ai donc beaucoup mais alors beaucoup aimé ce roman de fantasy, que se soit par son univers, ses personnages ou l'écriture de son autrice. Je pense que je me prendrais bientôt les Illusions de Sav-Loar, vu que j'ai adoré l'univers d'Ombre. En tout cas, je le conseille vivement à ceux qui veulent un bon one-shot fantasy.