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mardi 4 avril 2023

Rythme de Guerre 2, Les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

 Et voilà, les Archives de Roshar, c'est fini pour un moment (non en vrai, j'ai encore un bouquin à lire dessus). La suite arrivera dans quelques temps (il en est je crois à 35% environ de l'écriture du tome cinq au moment où j'écris ces lignes). Bref, nous voilà arrivé à la fin du tome 4 et il fut dense.

Rythme de Guerre 2, Les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

Editeur : le livre de poche
Collection : fantasy
Année de parution : 2023
Titre en VO : The Stormlight Archive, book 4: Rhythm of War, part 2
Année de parution en VO : 2020
Nombre de pages : 1248

A lire si : 
- Vous aimez la série
- Vous voulez voir des héros pas au meilleur de leur forme

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les pavés

Présentation de l'éditeur : 

Les Radieux, à l’exception de Kaladin et Lift, sont plongés dans l’inconscience et la tour d’Urithiru est tombée dans les mains des Fusionnés. Navani, prisonnière de la Fusionnée Raboniel, mène avec l’aide du sprène de la tour des expériences pour percer les secrets de la lumière.
Pendant ce temps, à Shadesmar, Adolin tente une manœuvre risquée pour rallier les sprènes d’honneur à ses côtés, en acceptant d’être jugé au nom de toute la race humaine pour les crimes anciens commis à l’encontre des sprènes. L’affrontement contre Abjection se précise, mais avant cela, l’humanité a besoin de soldats.

Mon avis

Il est toujours compliqué de parler de la seconde partie d'un tome sans spoiler le premier. La preuve, même l'éditeur le fait dans son résumé. Bref, vous avez compris, je vais divulgacher la partie un (désolée).

Dans la dite partie un, les Fusionnés, commandée par Raboniel, prennent Urithiru et font prisonniers tout les habitants de la tour. Raboniel en profite donc pour corrompre la tour, et pour plonger les Radieux dans un étrange sommeil dont rien ne semble pouvoir les tirer. Malheureusement pour elle, Kaladin et Lift ne sont pas endormis, eux. Bon, leur état n'est pas génial, l'un est de plus en plus mal en point, l'esprit fragile et ses pouvoirs fonctionnant à moitié, l'autre est emprisonnée. Reste donc Navani, Dabbit et Rlain, encore en état de sauver la tour, mais sans trop savoir comment si prendre. De son côté, Dalinar se trouve toujours en emul, et fait face aussi bien à la capture de son épouse qu'à la trahison de Taravagian. Dans Shadesmar, Adolin va devoir affronter son jugement, tandis que Shallan, elle, va s'affronter elle-même.

Bon commençons par les raleries (pour changer). Où est Renarin ? J'ai presque cru qu'il allait avoir de l'importance, du moins un peu plus que ce que l'auteur nous laisse. Non, mais, vraiment, on comprend de plus en plus à quel point il est important dans l'histoire et pourtant, il est complétement transparent. On ne le voit quasi pas, il reste dans l'ombre, comme souvent, et moi, ça m'ennuie. Parce que j'aime beaucoup Renarin de base et que j'aimerai vraiment qu'il gagne en importance. Bref, ça c'était pour raler un bon coup. 

J'ai trouvé, je l'avoue, le tome parfois un peu lent. Alors avec Roshar, c'est toujours un peu bizarre de dire ça. Bizarre parce qu'il se passe toujours quelque chose. En fait, le truc, c'est que je trouve qu'il se répète un peu. Et même là, je sais très bien que ça sert l'évolution de Navani (c'est surtout avec elle qu'il fait ça). Sanderson a tendance à m'énerver un peu quand il fait ca, parce que j'ai beau savoir qu'il ne nous répète pas une information pendant des lustres pour rien, j'aimerais qu'il passe à autre chose. Oui, Navani ne se considère pas comme une érudite, même si, dans les faits, c'est plus compliqué. Oui, Raboniel et elle ont peut-être plus en commun que ce qu'on veut bien nous faire croire. Et pourtant, à chaque fois, il nous révéle un indice sur la suite. Il en va de même pour Kaladin, de plus en plus mal en point donc, souffrant de stress post-traumatique à un point avancé, ou encore de Shallan. A croire que les Radieux ne sont pas fait pour être heureux.

En parlant de Shallan, passons à ce cher Adolin, qui galère quand même bien comme il faut avec les sprènes. J'ai vraiment adoré toute cette partie. On en découvre un peu plus sur le fonctionnement des sprènes, et pas seulement ceux d'honneur. De plus, j'adore Adolin et j'aime le voir douter de lui, malgré son optimisme flagrant. Sans parler de Shallan, pour qui il est toujours là et qui, elle, s'en veut toujours de se servir un peu de lui. Ils restent parmi mes personnages préférés, tous les deux, et c'est pas ce tome qui me faire dire le contraire.

J'ai lu les 1200 et quelques pages du roman avec bonheur. Je n'ai pas vu venir certaines choses, d'autres oui. Il est fort Sanderson pour que tout le monde soit là où il faut au bon moment. Je suis toujours admirative de voir comment il place ses pions, et cela depuis les premiers tomes. Franchement, j'attends de voir ce qu'il va se passer dans le tome suivant. 

jeudi 9 mars 2023

Rythme de guerre 1, les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

 J'ai l'impression que ça fait des années que je ne suis pas retournée à Roshar alors que ça ne fait que depuis 2021. La faute au fait que je ne veuille que les éditions poches pour ne pas déparailler la collection. Je ne parlerais donc pas du fait que le Livre de poche ait décidé de changer le design des couvertures en plein milieu de la publication de la série (j'aime pas, voilà). Bref, me revoilà à Roshar et je suis contente.

Rythme de guerre 1, les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson 

Editeur : Le livre de poche
Collection : imaginaire
Année de parution : 2023
Titre en VO : The Stormlight Archive, book 4: Rhythm of War, part 1 
Année de parution en VO : 2020
Nombre de pages : 1152 

A lire si : 
- Vous aimez la série
- Vous voulez voir des héros pas au meilleur de leur forme

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les pavés

Présentation de l'éditeur : 

Après avoir formé une coalition humaine pour repousser l’invasion des Néantifères, Dalinar et ses Chevaliers Radieux ont mené une campagne aussi brutale qu’impitoyable. Cependant, aucun des deux camps n’a réussi à prendre le dessus et la guerre s’enlise. Le spectre de la trahison possible de son allié Taravangian pèse sur chacune des décisions stratégiques de Dalinar.
De son côté, Kaladin Béni-des-foudres doit s’habituer à son nouveau rôle parmi les Chevaliers Radieux alors que ses Marchevents font face à leurs propres problèmes : des Fusionnés, de plus en plus nombreux, se réveillent alors que plus aucuns sprènes d’honneur n’acceptent de se lier avec des humains pour faire grossir les rangs des Radieux. Des émissaires de la coalition sont envoyés à la forteresse de l’Intégrité Constante pour convaincre les sprènes de se liguer avec eux contre les forces du dieu maléfique Abjection. Sinon, ils devront se confronter à l’horreur de la défaite…

Mon avis

Un an et quelques sont passés depuis la fin de Justicière. La guerre entre les humains et Ceux qui chantent s'enlisent méchamment. Aucun des deux parties n'arrivent à prendre réellement le dessus. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer, mais du côté des humains, il reste le spectre de la trahison de Taravangian, pourtant l'un des plus puissants alliés de Dalinar. Alors, celui-ci cherche comment s'en sortir. Pour cela, il n'a pas trente six solutions, il doit récupèrer un général caché à Pierre d'Atre, et convaincre les sprènes d'honneur de participer. Pour la première mission, il envoie les Marchevents, commandé par Kaladin. Si la mission est un succès, pour le jeune homme, rien ne va. Dalinar le retire du combat, voyant bien que la depression n'est pas loin. Il se réssout alors à devenir chirurgien, au côté de son père. POur la seconde mission, Shallan et Adolin partent pour Shadesmar, accompagnés par d'autres Radieux. Mais un espion se cache dans leur rang et Shallan va bien avoir du mal à le découvrir.
Et pendant ce temps, Ceux-qui-chantent et leurs fusionnés prévoient d'envahir la tour...

Il y a pas mal de chose à dire sur ce tome, surtout sur les personnages. Déjà, j'ai été plus que ravie de voir que les perso points de vue comprenaient entre autres Navani, Shallan et Adolin. Ce sont des personnages que j'aime beaucoup et, pour Navani, je trouve qu'on ne la voyait pas assez finalement. Par contre, déçue de ne pas voir Renarin (il apparait, quoi, deux fois dans le roman et vraiment dans un coin), et de très peu suivre Jasnah et Dalinar. Mais, à la place, on a aussi Venli, du côté de Ceux-qui-chantent, et j'apprécie assez. J'aime voir ce qu'il se passe du côté antagoniste. Et autant dire qu'ils ne sont finalement pas mieux fourni que les humains. Chez eux aussi, les complots ont court et Venli, sans vraiment le vouloir, va se retrouver en première ligne de ceux-ci. 

Mais ce que j'ai vraiment apprécié dans cette première partie, c'est la psychologie des personnages, plus particulièrement de Kaladin et de Shallan. Pour Shallan, ce n'est pas étonnant, j'aime le personnage et j'apprécie beaucoup la manière dont l'auteur traite son trouble dissociatif de l'identité. C'est une maladie sur laquelle il a déjà écrit (dans Legion, son héros en souffre mais d'une toute autre manière). Là, je trouve qu'il se rapproche bien plus de la manière dont elle est perçue de nos jours. Ici, les trois identités de Shallan semblent avoir réussi à trouver un certain équilibre. Mais une quatrième n'est pas loin et Shallan sombre de plus en plus. Les évènements de Shadesmar ne vont pas l'aider non plus. Heureusement pour elle, elle a toujours Adolin pour la soutenir. Ce garçon est vraiment merveilleux. Toujours là pour les autres alors que lui-même a ses propres problèmes. Pour Kaladin, ce sont ses vieux démons qui reviennent et la dépression avec. Il faut dire que chercher sa place dans le monde, quand on pense ne savoir faire qu'une seule chose n'est pas des plus simples. Et de son côté aussi, heureusement qu'il n'est pas seul. C'est vraiment quelque chose qu'on retrouve dans ce tome, l'entraide. C'est probablement l'un des thèmes récurent de la série entière. Sans les autres, il est plus dur d'arriver à être fort.

Et puis, bien entendu, il y a le déroulement de l'histoire. On arrive sur la fin de la première partie de Roshar et certaines choses s'accélèrent. Ca se sent surtout dès la seconde partie du roman avec les mouvements de Ceux-qui-chantent et des fusionnées vers la tour. Mais aussi avec les avancées technologiques des érudits de Navani. Le monde change et je ne suis pas sûre que les personnages, qu'ils soient protagonistes ou non seront tous prêt à suivre. 

Au final, c'est encore un coup de coeur. Et ça fait plaisir vu mes dernières lectures sandersoniennes. Je retrouve l'auteur que j'apprécie depuis le début et ça fait du bien. J'espère vraiment que par la suite, il ne va pas repartir dans ses derniers travers parce que vraiment, Roshar fait partie de mes sagas préférées. 


jeudi 2 février 2023

Tress de la mer Emeraude, Brandon Sanderson

 En réalité, je suis faible. Je ne résiste pas à un Sanderson et ça, même si j'ai pas mal râlé sur ce roman-là. En fait, j'ai râlé sur la notion de livre collector qui ne sont en fait que des hardcover, et ça, même avant d'avoir vu le fameux collector (qui a l'avantage par rapport à la version d'avoir des illustrations). En fait, je râle surtout sur la manière dont certaines maisons nous prennent clairement pour des moutons et savent que la simple notion de collector même quand ça n'en est pas va faire dépenser beaucoup trop d'argent aux lecteurs. Enfin, bref, ce roman-là m'aura un moins permis ça. Et puis, je suis faible, donc, et je l'ai acheté (en version normale) le jour de sa sortie. 

Tress de la mer Emeraude, Brandon Sanderson

Editeur ; Le livre de poche
Collection : fantasy
Année de parution : 2023
Titre en VO : Tress of The Emerald Sea
Année de parutionn en VO : 2023
Nombre de pages : 641

A lire si :
- Vous aimez les contes
- Vous voulez une héroine qui n'usurpe pas son rôle

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas d'une héroine super douée 
- Vous voulez une jolie romance

Présentation de l'éditeur : 

Tress vit sur une petite île isolée au beau milieu d’un océan… de spores. Simple laveuse de vitres, elle partage néanmoins une belle complicité avec Charlie, le fils du duc, et est secrètement amoureuse de lui. Quand celui-ci disparaît, la jeune femme décide de partir à sa recherche. C’est le début d’un périple au bout du monde, où l’on retrouve tous les ingrédients qui font le sel des grandes aventures : des contrebandiers de la pire espèce, une sorcière malintentionnée, un redoutable dragon, des pirates sales et méchants (ou pas), et même un rat qui parle...

Mon avis

Durant la période de confinement, Sanderson et ses équipes ont réussi à écrire et finaliser quatre romans en secret (oui, je parle aussi de ses équipes, parce que le gars, s'il écrit bien ses textes, n'est clairement plus tout seul dans la conception entière de l'objet). Après ça, il a fait un kickstarter pour les publier en 2023. Ca a fait le buzz, c'est entré dans les annales et forcément, je n'ai pas participé. Heureusement, le livre de poche a réussi à avoir une sorte d'exclu pour pouvoir les publier en même temps que la VO en VF. Je peux vous dire que 2023 va être l'année Sanderson pour moi (et qu'après ça, je risque de ne plus pouvoir le lire), puisqu'outre les trois autres romans du projet secret, il va aussi y avoir ce mois-ci la sortir en poche de Rythme de Guerre que j'attends avec impatience (par contre, fort déçu du changement de couverture, hein...).

Dans ce roman, nous allons suivre la jeune Tress. Celle-ci part de son île pour retrouver l'homme qu'elle aime, enlevé par une Sorcière. Autant vous dire qu'on est dans dans un récit très proche du conte. En fait, d'après l'auteur, on est même pas loin du tout de Princess Bride. Bon, il s'avère que je n'ai pas lu Princess Bride et que je n'ai vu le film qu'une fois, donc, franchement, moi, j'ai pas vu le rapport. Dans son voyage pour sauver Charlie, Tress va se faire passer pour ce qu'elle n'est pas, découvrir que finalement, elle est peut-être plus qu'une simple jeune femme qui aime les tasses, rencontrer un rat qui parle, des pirates, un dragon et bien entendu, une sorcière. La particularité du récit se situe finalement sur deux points. Le premier, ce sont les mers de spores qu'elle traverse, le second c'est que le récit est conté par Hoid. Pour les lecteurs du Cosmere, le nom n'est pas du tout inconnu. Bon, avouons une chose, la narration par Hoid n'apporte finalement que peu si ce n'est d'avoir parfois des nouvelles de certains personnages et de relier l'aventure de Tress au Cosmere. J'ai adoré les clins d'œil (surtout qu'il y en a beaucoup qui rappelle Fils-des-Brumes) et, ça va, ça ne spoile pas grand chose.

En fait, pour tout vous dire, j'ai adoré l'univers, le coup de la mer de spores, ultra dangereuse dès qu'elles touchent l'eau m'a clairement plu, qu'on ait une équipe de pirate aussi. Je me suis même régalée à lire le roman. Mais il y a quelque chose qui cloche dedans pour moi. Et clairement, ce sont les personnages. Tress est une héroïne qui va trop vite. La fille sort de son petit bout de terre et d'un coup, elle se retrouve pirate puis germeuse (personne travaillant avec les spores) et tout ça sans la moindre plus petite difficulté. Tout est trop facile pour elle, les épreuves n'en sont finalement pas et, en fait, ça sonne presque faux parfois. Venant d'un auteur comme Sanderson, qui a l'habitude de créer des personnages complexes, j'ai été des plus étonnée. Côté personnages secondaires, le seul qui soit intéressant, ça reste Hoid, en fait. Les autres tous un côté comique très amusant, je l'avoue, mais n'ont que peu d'épaisseur finalement. Heureusement par contre que l'alchimie entre eux fonctionne, sinon, je crois que ça m'aurait vraiment posé un gros problème. Et vraiment, c'est bien dommage parce que je suis sûre qu'il y avait à faire avec l'équipage du Chant de la Corneille. 

Mais de là à vous dire que je n'ai pas aimé, ça serait mentir. Comme je l'ai dit, j'ai adoré l'univers et ce qu'il en fait. L'intrigue n'est pas si simple qu'elle y parait de prime abord et j'ai même eu de droit surprise. Sur ce point, j'ai clairement retrouver le Sanderson que j'aime. Et vraiment, j'ai pris plaisir à suivre l'histoire. Le côté conte change plutôt pas mal de ce qu'il fait d'habitude, mais il garde sa patte. De plus, à l'instar de Skyward, par exemple, on trouve pas mal de touche d'humour (bon par contre, on va s'avouer que niveau romance, Sanderson a quelque soucis dans ce tome, ça marche pas des masses de mon côté). 

Au final, me voilà donc partager sur ce roman. Il est sympa, mais c'est clairement pas mon Sanderson préféré. Les idées sont là, et elles sont bonnes. Mais je pense vraiment qu'il aurait pu rendre le tout encore mieux si les personnages ne se contentaient pas d'être ce que l'on attendait d'eux et avaient dépassé les stéréotypes qu'ils représentent. Et je vais finalement revenir à la critique que j'avais fait à Cytonique, je me retrouve devant un roman où l'auteur s'est clairement amusé, mais où, peut-être, il y a un peu oublié ces lecteurs (Brandon, s'il te plait, reprends-toi).

lundi 5 décembre 2022

Cytonique, Skyward, tome 3, Brandon Sanderson

 Oui, je suis faible. Mais j'aime tellement et Sanderson et Skyward que j'ai pas hésité une seconde à me prendre le troisième tome et à le lire au détriment des livres empruntés à la médiathèque.

Cytonique, Skyward, tome 3, Brandon Sanderson

Editeur : Le libre de poche
Collection : 
Année de parution : 2022
Titre en VO : Skyward, book 3: Cytonic
Année de parution en VO : 2021
Nombre de pages : 600

A lire si : 
- Vous avez aimé les deux premiers tomes
- Vous voulez vivre de grandes aventures

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les longueurs.

Présentation de l'éditeur : 

La Supériorité, l'alliance extraterrestre dominant la galaxie et décidée à réduire l'humanité en esclavage, a déclenché la guerre totale tant redoutée. Son hégémonie, elle la doit à une arme ancienne, héritée d'une civilisation antédéluvienne, capable de détruire en un instant des systèmes solaires entiers...
Spensa, l'une des plus brillante pilote de chasse des Forces de Défence Rebelle, dôtée de pouvoirs qu'elle ne maîtrise encore qu'à peine, est la seule à pouvoir arrêter la Supériorité. Elle sait tout de leurs plans, après avoir réussi à s'infiltrer sur Astrevise, mais il faut désormais agir.
Lors d'un face à face avec l'une des armes secrètes, Spensa est saisie d'un terrifiant sentiment de familiarité. Mais elle le sait : le courage c'est faire face à ses peur. Et sa peur est immense...

Mon avis

Je ne suis jamais totalement objective quand il s'agit de Sanderson. J'aime énormément ce qu'il fait, et cela depuis des années. Alors, forcément, je me jette sur toute nouveauté. Lorsque j'ai découvert le premier tome de Skyward, j'ai adoré Spensa dès le départ, et pourtant, c'était pas tout à fait gagner à cause du fait qu'elle soit régulièrement une tête à claque. Skyward réussit souvent à me faire rêver et ce tome n'y déroge pas. Pourtant, il a des défauts qui ne sont pas totalement négligeable. 

On retrouve Spensa  alors qu'elle fuit la Supériorité. Et pour ça, notre demoiselle ne trouve rien de mieux que d'utiliser ses pouvoirs et de se rendre dans le nulle part, accompagnée du drone de M-Bot mais pas de Monstrolimace, qu'elle renvoie chez elle. Elle s'attend à presque tout sauf à ce qu'elle découvre. Le nulle part est un véritable univers, fait de fragment de planètes gravitant autour d'une espèce de soleil, l'incandescence. C'est là qu'elle doit se rendre pour retourner chez elle après avoir compris ce que sont les fouilleurs. Or, rien n'est simple dans l'univers de Spensa. Le nulle part vole les souvenirs de ceux qui s'y trouvent et autant dire qu'il y a du monde. Notre jeune héroïne va devoir faire face à des pirates, devenir championne d'arène et affronter la Supériorité tout en essayant de garder son intégrité et en évitant de se retrouver trop prés des fouilleurs.

Pour tout vous dire, je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai pu lire dans ce troisième tome. En vérité, je ne sais pas pourquoi, je m'étais mise en tête que c'était le dernier (c'est pas le cas, donc). Je suis ravie que ce ne soit pas le cas, mais j'avoue que je me trouve avec un tome qui n'avait pas besoin d'être aussi long pour faire évoluer l'histoire et Spensa. Parce qu'avouons, même si j'adore les histoires de pirates et Spensa, j'ai trouvé le tome un peu longuet et parfois un peu répétitif. En fait, j'ai eu l'impression que Sanderson avait envie de voir ce qu'un jeu vidéo aurait donné en roman. Or, si j'aime énormément les jeux à quêtes, j'avoue que ça rend peut-être un peu moins bien en roman. Car, pour moi, le déroulé du livre pose un vrai problème. C'est bien trop répétitif. Une épreuve, un sanctuaire, des souvenirs, et on recommence (non, je ne lisais pas une fan fiction de Breath of the Wild, je rappelle).  Et malgré tout mon univers pour l'auteur et son oeuvre, j'ai quand même un peu tiqué sur ça. 

Pourtant, je trouve l'idée intéressante sur un point : elle correspond parfaitement à Spensa. On a tout de même une héroine qui a grandit en écoutant sa grand-mère lui racontait des histoires de héros, de pirates et autres. Cette aventure-là est parfaite pour elle et lui va comme un gant. D'ailleurs, l'auteur s'en sert particulièrement bien. Oui, Spensa va se retrouver dans un univers où elle peut être celle qu'elle a rêvé pendant des années. Sauf qu'en devenant cette Spensa-là, elle perd ses souvenirs, ses amis et son propre monde (toujours à la merci de la Supériorité). Elle va beaucoup grandir au fur et à mesure de l'histoire. Mais vraiment, 600 pages pour ça ? Bon d'accord, le Chemin des Ainés va nous permettre de comprendre ce que sont les fouilleurs et les cytoniques, mais tout de même. C'est un peu trop long parfois.

Heureusement, il y a Spensa, toujours égale à elle-même et M-Bot. Je suis toujours aussi fan de cette IA, encore plus dans ce tome où il expérimente enfin les sentiments. Il reste le sidekick amusant et c'est aussi pour que je l'apprécie. Dans les nouveaux venus, je dois dire que j'ai bien aimé Chet aussi, explorateur du nulle part avec un côté Indiana Jones (je me lui suis imaginé comme ça) qui cache bien des choses. J'ai été moins convaincu par les pirates par contre, je dois bien l'avouer. Il leur a manqué quelque chose pour en faire plus que de simples personnages secondaires.

Au final, je ne vais pas vous mentir, malgré les défauts, moi, j'ai adoré le livre. Oui, il a parfois été lent, un peu répétitif mais Spensa est un personnage que j'aime tellement que je serais presque prête à lui pardonner un tome un peu poussif. 



dimanche 20 novembre 2022

Un souvenir de Lumière, La Roue du Temps, tome 14, Robert Jordan & Brandon Sanderson

 Ceci va être un avis un peu particulier de la Roue du Temps. Il n'y aura pas de résumé, enfin pas complètement. Il va être bourré de spoiler. Il va surtout parler de la série, de moi, de notre rapport. Bref, je viens de finir plus de vingt ans de voyage et je crois que ça va être compliqué. 

Un souvenir de Lumière, La Roue du Temps, tome 14, Robert Jordan & Brandon Sanderson

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2022
Titre en VO : The Wheel of Time, book 14: A Memory of Ligh
Année de parution en VO : 2013
Nombre de pages : 1028

A lire si : 
Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous aimez les séries à rallonge
- Vous aimez vous perdre avec beaucoup de personnages

A ne pas lire si 
- Vous n'aimez pas avoir tous vos personnages dispersés un peu partout dans le monde

Présentation de l'éditeur :

Au champs de Merrilor, les dirigeants de toutes les nations sont réunis pour soutenir Rand Al'Thor ou, au contraire, l'empêcher de briser les sceaux de la prison du Ténébreux. La Chaire d'Amyrlin, Egwene, pense que c'est pure folie. D'autres y voient le dernier espoir de l'humanité.
En Andor, les Trollocs ont conquis Caemlyn. Dans le rêve des loups, Perrin affronte Tueur. A Ebou Dar, Mat va rendre visite à Ton, son épouse Seanchanienne devenue l'Impératrice Fortuona.
Alors que tourne la Roue du Temps, la fin d'Âge approche et l'Ultime Bataille décidera de l'avenir du monde.

Mon avis

VOus savez, j'ai refermé le livre il n'y a pas une demie-heure. D'habitude, j'attends au moins le lendemain pour écrire mon article. J'attends que les émotions retombent, j'attends d'être sûre de ce que je vais dire. D'habitude, ça ne fait pas des années que j'attends la fin d'une série. Ça ne fait pas non plus presque vingt cinq ans que je l'ai commencé, la dite série. La Roue du Temps, ce n'est pas juste une série de plus dans ma bibliothèque. Ça ne l'a jamais vraiment été, je crois. Dès le début, j'ai tellement accroché à cette histoire (enfin, à son second tome, puisque je n'ai lu le premier que quelques années après (et surtout après avoir lu les tomes deux, trois et quatre)(je raconte tout ça je ne sais plus trop où d'ailleurs, peut-être sur le blog ou sur insta)). J'ai donc ouvert ce Souvenir de Lumière dès son achat (le jour de sa sortie) et je me suis lancée dedans. Petit bout par petit bout. C'est marrant, alors que je voulais lire cette fin, enfin savoir comment l'Ultime Bataille allait se passer, j'ai pris mon temps. Je l'ai un ou deux chapitres par soir en semaine, un peu plus le week-end. Je n'avais pas tant que ça envie de quitter tous ces personnages. Alors, j'ai pris tout mon temps. Et j'ai dit au revoir à Rand, Egwene, Mat, Nyneave et tous les autres. Pas adieu, parce que je vais les retrouver, forcément. Juste au revoir. Et savoir enfin comment tout cela se finit.

Un Souvenir de Lumière est donc le dernier tome de la Roue du Temps en VF. C'est le tome de l'Ultime Bataille, et autant le dire de suite, je pense qu'il n'aurait pas été pareil s'il avait été écrit par Robert Jordan. J'aime énormément Sanderson, j'aime énormément la vision qu'il a des batailles et la manière dont il les mène dans ses livres. Mais quelque chose m'a légèrement dérangé. Peut-être parce que le roman n'est qu'une immense bataille mené sur trois fronts différents et qu'autant le dire, rien ne va pour nos héros. Peut-être juste parce qu'il manque une chose que j'aime tellement chez Jordan et qu'on retrouve parfois peu chez Sanderson, la contemplation. Alors oui, je sais, contempler un champs de bataille n'aurait pas été un truc super. Surtout que durant une bonne partie du roman, le camps de nos héros est particulièrement malmené. Sur ce point, Sanderson est terriblement efficace. On ressent le désespoir, la haine, l'acharnement, les blessures et le goût du sang. Pas de soucis. J'ai tremblé, j'ai serré les dents, j'ai (faillit) pleurer souvent. Mais il m'a manqué un peu de lumière dans tout ça. De vrais moment de grâce comme Jordan arrivait à en mettre même dans le pire des moments. Je me demande aussi, comme souvent en lisant les trois dernières tomes, seuls que j'ai de chez Bragelonne, si ça ne vient pas du traducteur. J'ai beau râlé sur Hilling et Rosemblum, j'ai du mal avec le côté trop moderne de leur successeur. Je suis trop habituée à mes vieilles traductions, je crois.

Mais revenons au roman lui-même. Je savais à peu prés à quoi m'attendre. On va pas se mentir, le livre est sortit il y a déjà dix bonnes années en VO et dans une bonne partie du monde. Des spoilers, j'en ai vu. Je savais ce qu'il allait se passer dans les grandes lignes. Est-ce que je m'attendais à tout ? Non. Pas vraiment. C'était intense, c'est vrai. Jordan et Sanderson ne nous épargne pas grand chose. Le roman commence au champs de Merrilor, où Rand réussit, tant bien que mal, à enfin mettre Egwene de son côté (peut-être trop rapidement à mon goût d'ailleurs), puis, il est décidé de combattre le mal sur trois front, à Caemlyn, alors que la ville est prise par les Trollocs (un symbole tout ça), en Kandor, où les pays sont déjà sous l'emprise des armées des Ténèbres et enfin, à Shayol Ghul. Mais rien ne va. Les Réprouvés mettent des bâtons dans les roues des armées du Dragon Réincarné et tous les fronts reculent. Il faut l'intervention de Mat, et des Seanchaniens, pour que l'espoir renaisse d'un coup. Mais là, encore, il a beau être l'un des meilleurs stratèges de cette troisième Ère, il galère bien lui aussi. Autant que Perrin, à la recherche de Tueur dans le monde des loups, ou que Rand lui-même face au Ténébreux. Tous, absolument tous, vont se montrer héroïque. Nous sommes à la toute fin, il est temps de tout donner. Et c'est ce que les personnages vont faire, souvent à leur propre manière, parfois jusqu'à la mort (certaines m'ont vraiment fendue le coeur, je dois vous l'avouer (non je ne dirais pas lesquelles, parce que ça spoile beaucoup trop)). Et tout ça pour permettre à Rand de vaincre, de tuer le Ténébreux. 

J'ai fini le livre avec une boule à la gorge. J'étais fière de Rand, d'Egwene, de Perrin, de Mat, des autres. J'étais heureuse de voir la manière dont tout cela finit. Je trouve d'ailleurs cette fin fort bien, à l'image de la Roue elle-même. Cela, même si je trouve que certains arcs ont été fini bien vite (pour Fain par exemple, je ne m'attendais pas à ce que j'ai lu, idem pour Tueur finalement, ça va trop vite sur la fin). Cette fin, ce dernier tome, aurait probablement pu être un peu mieux, même à mes yeux. Il a des défauts, des fins d'arcs trop rapidement, des morts que je n'aurais pas voulu, des défauts dans la traduction (je reviens toujours à la même chose chez Mallé, mais sans déconner, il peut pas faire attention aux noms ? Les inversions entre Elayne et Egwene quand on parle d'Elayne depuis déjà vingt paragraphes, ça suffit quoi. On retrouve la même chose avec Rand, Mat et Perrin (encore plus chiant, si vous voulez mon avis) ou même entre Rand et un Réprouvé, c'est lourd à la fin)(au prix où on paie le roman, on espère tout de même que le traducteur est relu à un moment).

Et à présent, je me sens vide. J'ai fini. Enfin. Et je me sens vide. Une fin quasi parfaite, quelques larmes pour certains personnages et un sourire couillon sur le visage. Voilà, j'ai fini la Roue du Temps. Et ce fut une aventure énorme. Mais ce n'est qu'une fin parmi d'autres, n'est-ce pas ? Parce que la Roue tourne toujours (et que je dois la finir en VO et que oui, je la relirais, bien entendu, en VF). Au revoir, Rand et les autres. A bientôt.

lundi 4 juillet 2022

Les Tours de Minuit, La Roue du Temps, tome 13, Robert Jordan et Brandon Sanderson

 Bon, autant le dire, cet avis va être compliqué. Il va spoiler aussi, comme toujours avec la Roue du Temps (parce que comme toujours, y aura un résumé)(mais surement plus court que d'habitude d'ailleurs). bref, on va commencer direct, sans trop d'introduction (parce que je sais pas quoi dire de plus)(oui, ça m'arrive parfois).

/!\ Comme toujours, ça va spoiler à tout va.

Les Tours de Minuit, La Roue du Temps, tome 13, Robert Jordan et Brandon Sanderson

Editeur : Bragelonne
Collection : Fantasy
Année de parution : 2022
Titre en VO :  The Wheel of Time, book 13: Towers of Midnight
Année de parution en VO : 2010
Nombre de pages : 929

A lire si : 
Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous aimez les séries à rallonge
- Vous aimez vous perdre avec beaucoup de personnages

A ne pas lire si 
- Vous n'aimez pas avoir tous vos personnages dispersés un peu partout dans le monde

Présentation de l'éditeur :

La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes.
Alors que des hordes de Trollocs déferlent de la Flétrissure, les premières secousses de l’Ultime Bataille ébranlent une partie du monde. Les sceaux de la prison du Ténébreux faiblissant de plus en plus, la Trame elle-même menace de se détisser.
Hanté par les fantômes de son passé, Perrin est dans une impasse. Pour en sortir, il devra dominer le loup qui est en lui. Sinon, il se perdra à jamais dans la folie qui a déjà détruit plus d’un homme aux yeux jaunes.
Avec ses alliés, Mat se prépare au défi le plus risqué de sa vie. Car la tour de Ghenjei l’attend avec ses secrets, ses dangers… et ses surprises.
Le dénouement approche. Il est temps de jeter les dés.

Mon avis

Je vais commencer cet avis par l'habituel résumé. C'est une habitude sur la Roue de Temps, je crois même que c'est la seule série où je m'attèle à le faire réellement, mais avec une série si longue et qui a mit si longtemps à trouver sa conclusion en VF, il le fallait bien. Bref, c'est parti (juste une chose, j'ai tendance à utiliser certains vieux termes des traductions de Hilling ou Rosemburg, ne vous inquiétez donc pas)(je le fais aussi quand je lis, d'ailleurs)

Comme toujours, je spoile, et si vous ne voulez pas savoir ce qu'il se passe, je vous conseille de sauter cette partie. Quand vous reverrez apparaitre du rouge dans le texte, c'est que j'aurais fini le résumé (vous pouvez donc passer tout ce qui est entre les deux parties rouges si vous ne voulez pas lire le résumé)

A la fin du tome précédent, la Tempête imminente, Egwene prenait le contrôle d'une Tour Blanche pas tout à fait unifiée mais pas loin, Mat se voyait confier par Tom qu'une certaine Aes Sedai était plus que probablement en vie mais dans un coin où il n'avait pas la moindre envie de retourner, Perrin avait récupéré sa femme et partait rejoindre Rand qui lui, n'allait pas forcément mieux. Elayne de son côté était devenue reine, Aviendha était partie pour Rhuidean afin de devenir une Matriarche et on sentait quand même bien que la Dernière Bataille était bientôt là. C'est donc absolument toute contente que je me suis jetée dans ce treizième tome, qui, en fait, fini de regrouper un bon paquet de protagoniste sur le même lieux. Et je vais aller un peu vite parce que finalement, si on ne compte pas les longueurs, ça va vite.
Rand redevient à peu prés lui-même et intégre les souvenirs de Lews Therin aux siens. Devenu réellement le Dragon Réincarné, sans la folie du saidin, il décide de briser les sceaux restant de la prison du Ténébreux. Mais pour ça, il doit rassembler ses alliés (et pas que) pour l'Ultime Bataille. Sauf que quand il annonce ses intentions à Egwene, elle le prend plutôt mal à décide de de liguer contre lui.
Perrin reprend la route de Caemlyn. Mais il va surtout croiser les Blancs Manteaux commandés par le Seigneur Général Galad. Forcément, ça se passe mal. Les Blanc Manteaux veulent la guerre, Perrin n'est pas tout à fait pour (mais pas non plus complétement contre). Il finit par y avoir un procès présidé par une Morgase qui vient de révéler son identité à tout le monde (enfin, c'est plutôt Galad qui le fait en la reconnaissant). Pendant ce temps, Perrin affronte aussi Tueur dans le Rêve du Loup. Malheureusement, ça ne tourne pas comme il l'aurait voulu et le voilà à apprendre à se servir du Rêve pour tenter de l'arrêter. 
Pendant ce temps Egwene a quelques soucis. Gawyn ne l'écoute pas et ça l'énerve, mais surtout Mesaane est quelques part dans la Tour, quettant le moindre faux pas. Après une énième dispute avec Gawyn, celui-ci part pour Caemlyn, bien décidé à ne plus avoir à faire avec elle. Malgré son départ, elle continue sur sa lancée et finit par tendre un piège à la Rejetée. Or, celle-ci n'est pas la seule à en avoir après elle. Les Seancheans ont laissé quelques surprises après leur attaque. Alors qu'elle se trouve dans le monde des Rêves pour passer un traité entre les femmes du Peuple de la Mer et les Matriarches, Mesaana et certaines soeurs Noires passent à l'attaque. Problème, Perrin est aussi là avec Tueur et un ter'angreal qui neutralise les Portails et tous tissages permettant de voyager. Et forcément, dans le même temps, les tueurs Seancheans vont s'en prendre à Egwene dans le monde réel. La Chaire d'Amyrlin réussira à vaincre Mesaana tandis que Perrin lui va enfin réussir à se débarrasser de Tueur (mais y perdra Sauteur pour de bon). Dans le monde éveillé, Gawyn réussira non sans mal à sauver sa bien aimée mais sera gravement blessé. Que cela ne tienne, à son réveil, elle va le lier à elle comme Champion.
Perrin, lui, va comprendre qu'on a voulu lui tendre un piège qui se retourne contre les Blancs Manteaux. Ni une ni deux, il va retourner les sauver, s'alliant ainsi Galad et ses hommes (au plus grand plaisir de Berelain qui semble avoir succombé au charme de Galad)
Du côté de Mat, le jeune homme est à Caemlyn où il doit toujours affronter le Gholam et surtout où il doit convaincre Elayne d'user des Dragons d'Aludra. La seconde partie est plutôt simple, la souveraine voyant tout ce que les armes peuvent lui apporter de bon. Pour la première, c'est un peu plus compliqué. Mais surtout, il prépare son départ pour la tour de Ghenjei où il devrait retrouver Moiraine mais aussi les Eelfins et Aelfins (qu'on a plus vu depuis le tome 4 (8 en ancien découpage VF). Rien ne se passe totalement comme Mat le prévoyait. Si Tom et lui arrive à sauver l'Aes Sedai, Mat y perd un oeil et un ami. 
Dans le même temps, Elayne réussit enfin à monter sur le trône de Cairhien après avoir un peu joué au Grand Jeu. 
Enfin, Aviendh arrive à Rhuidean et y découvre ce que pourrait bien être l'avenir pour son peuple.
On finit avec presque tout le monde sur la plaine de Merrilor, attendant l'Ultime Bataille

Fin du résumé. Je vais continuer probablement à spoiler par contre, je suis désolée.

Ok, le résumé a été long en fait… Et encore, j'ai pas tout tout raconté. Bref, vu la longueur de la chose, vous vous doutez qu'il se passe plein d'évènements dans ce tome. Et pourtant, j'ai réussi à le trouver long et lent. Pire, j'ai eu deux trois trucs qui m'ont dérangé durant ma lecture, chose qui, en fait, ne m'était jusque là jamais arrivé en lisant la Roue du Temps. Est-ce parce que j'arrive enfin à la fin de la série et que je m'attends à un truc assez exceptionnel ? Est-ce parce que ce tome-là précisément n'est en fait que la première partie du dernier tome de la série ? Je ne sais pas. Il est fort possible aussi que pour une chose, le fait que j'ai commencé la série en VO y soit pour quelque chose. 

La première chose qui m'a dérangé, et ça m'étonne encore moi-même, c'est la traduction. Alors oui, je sais, sur l'avis de la Tempête Imminente, je louais une traduction moderne et efficace, loin de ce à quoi j'étais habituée sur la série jusque là. Sauf que dans ce tome-ci, j'ai repéré quelques erreurs qui m'ont fait grincer des dents, tel le fait qu'on se retrouve souvent avec une Elayne appelée Egwene. J'avais déjà repéré cette faute dans le tome précédent, là ça arrive un peu trop à mon goût (surtout, dans des passages où franchement ça ne devrait pas arriver sachant qu'Elayne et Egwene ne se voient quasi pas dans le tome). Autre chose, certains termes ne m'ont pas toujours paru approprié ou alors étrangement utilisé (pourquoi forcément dire "raison sociale" quand on parle du nom d'une auberge ? Jordan n'aurait pas mis ça). Après, je me demande si j'ai eu plus de mal que la fois précédente parce que je suis passée à la VO. Il y a de forte chance pour que ce soit ça. Jean Claude Mallé est un bon traducteur mais je trouve que parfois, il s'éloigne un peu trop du style de Jordan. A moins que finalement, ce ne soit la faute de ce cher Sanderson (quoique même là, je trouve que Mallé est loin du style de Mélanie Fazi qui traduit habituellement l'auteur). Bref, il y a eu un truc et je n'arrive pas tout à fait à dire quoi.

Autre point qui m'a dérangé, c'est la longueur du truc. Je sais qu'à la base, les Tours de Minuit font partie intégrante de A memory of Light, le dernier tome et que, voyant que ça allait être ultra long, Sanderson a coupé le tome en deux. Nous avons donc là, en réalité, la première partie de A Memory, et ça se sent. Malgré énormément de péripétie pour presque tous les personnages, ça rame. Il faut dire qu'il ne se passe finalement pas grand chose du côté de Rand, d'Elayne et d'Aviendha. Or, si les chapitres Rand et Aviendha sont importants, ceux d'Elayne aurait pu être divisé par deux. Je peux comprendre que l'idée reste de mettre tout le monde en place, mais faut-il vraiment en passer par là ? Surtout qu'Elayne, devenue reine, m'insupporte presqu'autant qu'Elayne en tant que Fille-Héritière. Etrangement, alors que j'ai l'habitude de Jordan prenant son temps pour mettre son monde en place, là, ça m'a un peu saoulée. Peut-être suis-je trop impatiente ? C'est possible.

Mais malgré ces deux points noirs, j'ai adoré ma lecture. J'ai adoré voir Perrin prendre le contrôle de ce qu'il est (même si ce fut long, mais avec lui, on a l'habitude, hein). C'est marrant parce que Perrin est loin d'être mon perso préféré de la série. Or, depuis le tome précédent, j'ai l'impression de retrouver en plus mature le Perrin du début, celui que j'apprécié (avant Faile, que je n'aime toujours pas). On finit quasiment l'arc commençait dès le premier tome avec les Fils de la Lumière mais aussi avec les loups. Il fait parti des personnages ayant le plus évolué pour moi alors même que j'avais l'impression qu'il stagnait depuis des lustres. J'aurais aimé voir plus souvent Egwene mais le peu où elle apparait, elle est la parfaite Amyrlin, celle qu'elle a toujours été. Je l'aime beaucoup et la voir enfin liée à Gawyn m'a fait énormément plaisir (j'ai détesté qu'elle se dispute avec lui, j'avoue). Il en va de même avec Nynaeve qu'on ne voit pas assez, tout comme Lan (on aurait peut-être pu éviter quelques passages d'Elayne pour en avoir plus de Lan ou de Nynaeve...). Et puis, il y a Mat. Je ne suis jamais objective avec lui, mais là, je suis ravie de voir aussi se finir l'arc Eelfins et Aelfins pour lui (enfin je pense) et encore plus de le voir sauver l'une de mes Aes Sedai préférée (comment elle m'avait manqué elle !).

En fait, on sent bien que beaucoup de liens ont fini de se mettre en place, qu'il est temps de se tourner vers l'Ultime Bataille. Rand est prêt. Il est peut-être même le seul à l'être. Si on ne le voit finalement que peu, son influence est bien présente. Pour les autres, le doute est encore là. Egwene va-t-elle finir par se dresser contre lui ? Que va-t-il se passer pour Aviendha après son passage à Rhuidean (on ne la voit que là mais franchement, j'ai adoré ce passage qui pose plein de question sur l'avenir) ? La mise en place, bien qu'ultra trop longue à mon gout est importante et, finalement plutôt bien menée. Il faut dire qu'il avait pas mal de boulot, le Sanderson, avec le nombre d'arc qu'avait pu ouvrir Jordan au fil des tomes (si on en referme un peu, d'autres restent encore ouvert, comme celui de la Tour Noire (qui annonce du lourd, je crois) par exemple).

Au final, je sors de ma lecture avec un étrange sentiment qui ne m'était jamais arrivé sur la Roue du Temps. Je suis ravie de continuer la saga, d'arriver à sa fin, de voir ce qu'il se passe pour ces personnages que j'aime tant et en même temps, y a un truc qui va pas, et j'arrive pas à mettre le doigt dessus. Et si c'était justement parce que j'arrive à la fin ? Vous savez, une sorte de sentiment d'impatience et en même temps une non envie (et ça malgré les années d'attente) de ne pas y arriver ? Etrange et presque déplaisant sentiment en fait. 


mercredi 30 mars 2022

Les Bracelets des Larmes, Fils-des-brumes, cycle 2, tome 3 Brandon Sanderson

 Il était temps de retrouver Wax et Wayne dans le dernier livre sorti de leur cycle (dire qu'il va falloir attendre maintenant pour avoir le dernier tome de la trilogie (je rappelle pour ceux qui sont un peu à la traine que l'Alliage de la Justice n'est pas vraiment le premier tome mais un tome de présentation et que officiellement, il ne fait pas partie de la trilogie, bref, c'est compliqué)

Les Bracelets des Larmes, Fils-des-brumes, cycle 2, tome 3 Brandon Sanderson

Editeur : Le livre de poche
Collection : Fantasy
Année de parution : 2019
Titre en VO : The Bands of Mourning : A Mistborn Novel
Année de parution en VO : 2016
Nombre de pages : 921

A lire si :
- Vous avez aimé la trilogie Fils-des-Brumes
- Vous aimez les ambiances Steampunk
- Vous voulez un héros qui ne soit pas jeune

A ne pas lire si :
- Vous voulez retrouver les héros de la trilogie originelle

Présentation de l'éditeur : 

Les Bracelets des Larmes… On dit que ces cerveaux métalliques du Seigneur Maître pourraient transmettre leurs pouvoirs à ceux qui les portent. Des chimères auxquelles personne ne croyait, jusqu’à ce qu’un chercheur kandra revienne à Elendel avec des images représentant les Bracelets ainsi que des écrits indéchiffrables.
Dans les Villes externes, la révolte contre Elendel gronde. Wax Ladrian, accompagné de Wayne, Marasi et Steris, se rend à La Nouvelle-Seran pour essayer de découvrir qui en sont les instigateurs. Edwarn, l’oncle dont Wax n’a eu aucune nouvelle depuis vingt ans, ne semble pas étranger à cette affaire, d’autant qu’il retient prisonnière sa sœur, Telsin. Que mijote-t-il ? Et quelles sont les véritables intentions de la mystérieuse organisation connue sous le nom du Cercle ?
La course pour les Bracelets des Larmes ne fait que commencer…
[Ce livre contient également en bonus la nouvelle "Histoire Secrète"]

Mon avis

Le roman a l'air d'être un bon petit pavé avec ses 921 pages. En réalité, il n'en fait que 600 et quelques. Le reste, c'est la novella Histoire Secrète qui se déroule durant le premier cycle. Du coup, je vais partager l'avis en deux et je vais SPOILER (surtout sur la novella je pense). Je préfére donc vous prévenir. 

On commence par Les Bracelets des Larmes, qui commence d'ailleurs sur les chapeaux de roues avec le mariage de Wax et Steris. Un mariage qui n'aura finalement pas lieux vu que, forcément, une catastrophe va arriver. Alors que notre garde-loi compte bien découvrir qui a mit fin à la cérémonie, il se retrouve embarqué par les Kandras vers totalement autre chose ; l'un d'eux aurait trouvé les Bracelets des Larmes, les cerveaux métalliques du Seigneur Maitre. Malheureusement, il a aussi perdu l'une de ses tiges et a perdu la mémoire sur ce qu'il a pu se passer. Wax, Wayne, Marasi, Melaan et Stéris embarquent donc pour la Nouvelle-Seran à la recherche de la tige de l'explorateur. Ils ne tarderont pas à découvrir que le Cercle et donc l'oncle de Wax sont impliqués dans cette étrange histoire.

J'ai adoré ce tome et, ça, pour beaucoup de chose. La première, ce sont les personnages. L'alchimie entre eux fonctionne tellement bien que c'est un réel plaisir que de suivre le petit groupe. On sait déjà depuis un moment que Sanderson est fort à ce petit jeu, il le prouve encore une fois (purée, tu le sens déjà que je vais pas être objective...). Surtout, il arrive toujours à nous surprendre avec eux. Ainsi, on a une Stéris qui prend de plus en plus d'ampleur et d'assurance dans le groupe alors même qu'elle se considère comme plutôt inutile (Stéris, je crois bien que c'est le perso que je préfère avec Wayne). Mais il n'y a pas qu'elle. Comme toujours Wax et Wayne sont un duo parfait, bien qu'on les voit moins souvent ensembles sur ce tome. A la place, on a une Marasi qui navigue entre les deux et qui trouve sa place dans ce duo pourtant bien soudé. Elle ajoute une nouvelle dynamique, perd totalement son coté demoiselle en détresse (Stéris aussi pour mon plus grand plaisir) et fait réellement avancer le tout. Je suis toujours ravie de voir quand Sanderson met ce genre de personnage en avant. Leur évolution est souvent bien plus intéressante que celle du personnage principal (Marasi me faisait un peu penser à Spectre en fait)

Ensuite, on retrouve aussi l'aspect plus "Indiana Jones" et western que l'on pouvait déjà avoir vu dans l'Alliage de la Justice. Franchement, Sanderson se fait plaisir avec une attaque de train par exemple, une visite nocturne dans un cimetière et un temple maudit. Ca vous a l'air gros ? Ca l'est. Mais je reste persuadé que l'auteur écrit cette trilogie-là pour se faire ultra plaisir en fait. Vous savez ce qu'il se passe dans ces cas-là ? Ben le lecteur aussi prend plaisir à la lire. J'avais un peu peur du mélange, surtout vers le milieu du roman (où certaines connexions avec d'autres romans du Cosmere apparaissent en fait) et en fait, tout se passe à merveille (oui, enfin, si on veut, parce que je ne suis pas sûre qu'on puisse dire ça pour les personnages hein). Je ne me suis pas ennuyée une seule minute et j'avais envie de rester dans cet univers que j'apprécie tant encore un peu. 

Et pourtant, ce n'est toujours pas un coup de cœur comme avait pu l'être le premier cycle. La faute à je ne sais trop quoi. Peut-être parce que je suis trop attachée au premier cycle. Ca reste une très très bonne lecture et franchement, il faut vraiment découvrir ce cycle.

Passons à présent à la novella. 
Attention : Je spoile à mort (le premier cycle, le second, Roshar y passe aussi). Alors du coup, si vous voulez pas vous voir divulgacher des parts importantes du premier cycle, passez votre chemin. 

Déjà, il faut vraiment avoir lu le premier cycle pour lire la novella. On y suit Kelsier durant les évènements des tomes deux et trois, du coup, on découvre certains points importants de ceux-ci (en gros, les morts de la bande, celle du Seigneur Maitre, l'invasion des Koloss, Fadrex, Urteau et j'en passe). Kelsier est mort, vaincu par le Seigneur Maitre (évènement qui m'aura traumatisé lors de mes lectures du premier tome, j'aime tellement Kell). Mais Kelsier étant ce qu'il est, il ne va pas se laisser faire. Accueilli au porte du royaume des morts par un Sauvegarde encore à peu prés veillant, il va faire des siennes. Le monde qu'il souhaitait n'est toujours pas là et il n'a pas envie d'abandonner. Alors, il refuse de mourir. Malheureusement, il ne peut réintégrer son corps. Que cela ne tienne, enfermé dans le puit de l'Ascension, il va chercher un moyen de se sortir de là et pourquoi pas, d'aider Sauvegarde contre Ravage. Voilà donc notre Kelsier, lâché en plein royaume cognitif de Scadrial (l'équivalent du Shadesmar de Roshar), découvrant à la fois l'existence du Cosmere tout entier (même s'il n'y voyage pas) et la fin prochaine de Scadrial. Une fin qu'il refuse autant que Vin dans le monde réel. 

Alors, oui, j'ai adoré la novella. Parce que Kelsier, déjà. J'aime le personnage, j'aime son opiniâtreté, j'aime son caractère. Par contre, si vous ne l'aimez pas dans le premier tome de Mistborn, passez votre chemin. On ne voit que lui ou presque. Je savais déjà (merci Roshar) qu'il avait "survécu" d'une manière ou d'une autre à sa mort. Là, on apprend comment et surtout ce qu'il a pu faire tandis que de son côté Vin libérait Ravage de sa prison puis lui foutait sa raclée. On en découvre ainsi bien plus sur Sauvegarde et Ravage qu'en suivant Vin dans les tomes de la trilogie, surtout sur Sauvegarde en fait. On croise aussi des personnages d'autres planètes (dont je n'ai pas encore lu les aventures)(enfin, pas tout à fait, parce qu'on croise Khriss dans les Bracelets des Larmes et que Nazh apparait dans Roshar par exemple) ou ce cher Hoid, toujours dans les bons coups (si on veut). Ce qui est génial, surtout, c'est de retrouver les connexions entre ce qu'il fait, les évènements des tomes deux et trois du premier cycle et certains dans Les Bracelets des Larmes. Quand on lit, ça parait tellement mais tellement évident.

Au final, j'avoue que oui, j'ai peut-être bien pris plus de plaisir à lire ces quelques deux cents pages que les précédentes. Surtout, ça m'a permis d'éclairer deux trois points encore un peu flou pour moi concernant Scadrial (il m'en manque quand même, mais comme Kell apparait aussi dans une partie de Roshar que je n'ai pas encore lu, j'aurais peut-être plus de réponse quand Rythme de Guerre sortira en poche). J'espère qu'on aura d'autres tomes des histoires secretes histoire de savoir ce qu'il se passe après pour lui.

lundi 24 janvier 2022

Les Enfants de L'innommé, Brandon Sanderson

 En plein désespoir livresque (oui, non, j'abuse, juste que je lis deux pavés et que j'ai l'impression de ne pas avancer dessus, mais y a en un en VO et l'autre est plutôt exigent), je me suis dis qu'un Sanderson ne pourrait que m'aider. Ca tombe bien, il est court, dans un univers qui ne peut que me plaire (mais qui remonte à loin la dernière fois que je l'ai croisé). Bref, il a été lu dans le week end et je suis repartie sur mes pavés.

Les Enfants de L'innommé, Brandon Sanderson

Editeur: Le livre de poche
Collection : Fanstasy
Année de parution : 2022
Titre en vo : Children of the Nameless
Année de parution en VO : 2018
Nombre de pages : 288

A lire si 
- Vous voulez une novella
- Vous connaissez Magic The Gathering (et si vous connaissez pas, c'est pas grave du tout, ça se lit tout aussi bien)

A ne pas lire si 
- Vous voulez quelque chose de long
- Vous voulez un protagoniste qui soit réellement un héros.

Présentation de l'éditeur : 

Les jumelles Tacenda et Willia sont à la fois bénies et maudites. La première est aveugle le jour et capable de repousser les créatures du mal par son chant ; la seconde, aveugle la nuit, est une épéiste inégalable. Fortes de leurs capacités hors du commun, elles protègent ensemble le village de Verlasen contre les attaques de monstres.
Mais une nuit, Tacenda est confrontée à des créatures inconnues face auxquelles son chant est sans effet. Le village est détruit, ses habitants massacrés, y compris Willia. Tacenda se tourne alors vers l’excentrique et mystérieux nouveau seigneur, Davriel Cane, puissant démonologue et amateur de thé, qui occupe depuis peu le manoir en marge du village. Ensemble, Tacenda et Davriel vont joindre leurs forces et leurs talents pour trouver la raison de la destruction de Verlasen, et tenter de ramener à la vie ses habitants.

Mon avis

Vous le savez, j'adore Sanderson. Je sais que lorsque j'ai un problème de lecture, que se soit une non envie de lire ou autre, je peux me jeter dessus pour que ça passe. En ce début d'année, c'est surtout que mes deux pavés acutels ne semblent pas du tout avancé et que je n'aime pas ça. Bref, j'ai pris les Enfants de l'Innommé dans ma PAL depuis peu et je me suis lancée, sachant qu'il ne me faudrait que deux soirées pour le lire (oui, je lis lentement en ce moment et comme je dors mal, je tente de me coucher plus tôt même le weekend). Effectivement, il fut vite lu et plutôt apprécié.

Comme je le disais, pour moi, l'univers de Magic the Gathering est très loin. Je n'y ai guère joué et lorsque ce fut le cas, c'était quand j'étais ado avec mes cousins. Il y plus de vingt ans donc (ça me rajeunit pas ce truc). Je n'en garde que peu de souvenir et je ne suis pas allée les récupérer pour autant. Je me suis dit que j'allais bien voir et puis, si je comprends rien, c'est pas grave, ce n'est que 280 pages. Il s'avère que Sanderson connait son boulot et a fait en sorte que même une personne ne connaissant pas le fameux jeux peut lire sa nouvelle. Sur ce point, c'est déjà fort bien. Ensuite, il arrive à nous faire entrer dans son propre univers, oubliant presque qu'il y en a un autre derrière, ce que j'apprécie encore plus. Parce qu'il a réussit à s'approprier le tout sans trop en faire.

Nous voilà dans les Abords, terres pas vraiment hospitalière non loin du Marais, une sorte d'entité que les villageois vénérent. Là, deux jumelles naissent à la fois bénis par le Marais et maudites. Tacenda est aveugle le jour mais grace aux Chants, elle est capable de repousser les créatures du mal. Willia est aveugle la nuit mais le jour, elle est une épéiste formidable. Forcément, elles se retrouvent à protéger leur village. Mais un jour le chant de Tacenda ne protège plus rien et les villageois massacrés. Ne reste plus qu'elle et sa douleur. Elle part tenter de se venger, pensant que le coupable n'est autre que Davriel Cane, le nouveau seigneur. Or, celui-ci semble bien plus préoccupé par ses siestes et son thé que par le vol des âmes des villageois. Il finit par se laisser convaincre d'enquêter sur le massacre du village. 

Alors, alors, comment vous dire que j'ai clairement adoré Davriel Cane ? L'homme est un puissant sorcier diaboliste. Il a une petite armée de diables et autres démons à son service et ne s'occupe de rien à part lui-même. Seuls lui importe sa sieste et ses infusions. Dandy n'ayant que faire de son entourage, il cache en fait un secret bien logé dans sa tête. A ses côtés, nous trouvons mademoiselle Eaumonte, démone de son état et intendante, Crunchgnar, son garde du corps et quelques autres démons. Les trois m'ont fait penser dans leurs intéractions à Stephen Leeds de Légion et à ses personnalités. Il y a la même dynamique entre eux que je trouve toujours aussi géniale (et du coup, je me relirais bien Légion moi dans pas longtemps). Avec eux, nous trouvons la jeune Tacenda, quinze ans, innocente et peut-être un peu trop naïve. Elle offre un parfait contrepoids à Davriel et Sanderson s'en sert parfaitement à mon gout. Mon seul problème avec elle ? L'histoire se déroule sur une nuit, et donc, sa malédiction n'est presque pas utilisée (par contre, j'ai beaucoup aimé la cause de la dite malédiction).

En suivant ces deux-là,, nous voilà donc sur une enquête qui va questionner la foi, mais aussi la recherche d'identité. Concernant la foi, c'est le moment où une connaissance en Magic peut être interessante à mon gout. Le Marais est donc une sorte de dieux qui se voit petit à petit mis au rébus par l'Eglise et ses anges. Or, une bonne partie des anges sont devenus fous quelques vingt ans plus tôt. Pourtant, dans les Abords, on continue de vénérer les deux et ce mélange de culte n'est pas tout à fait bien vu par certaines entités. On est loin d'une Eglise qui tente d'avoir la main mise (même si on s'en approche) et je trouve cela plutôt pas mal. Le Marais ne périclite pas autant qu'il le devrait vu la présence du prieuré et le fait que les deux religions cohabitent fait parti intégrante de l'intrigue. Quant à la recherche d'identité, pour tout dire, elle est très proche de la question de la foi pour Tacenda. Pour Davriel, c'est encore autre chose, puisqu'à presque cinquante piges, il s'est déjà à peu prés ce qu'il est et ce qu'il veut être (ou ne plus être) et je vous laisse le découvrir.

Au final, c'est une novella que j'ai beaucoup apprécié et que je relirais probablement quand je serais en manque d'inspiration livresque. C'est court, fort amusant à lire et bien écrit. Bref, une lecture parfaite pour quand ça veut pas. 

mardi 23 novembre 2021

Jeux de Masques, Fils-des-Brumes, cycle deux, tome 2, Brandon Sanderson

 Je continue tranquillement ma découverte du second cyle de Fils-Des-Brumes que j'avais un peu mise de côté suite à la publication du tome 12 de la Roue du Temps. Mais il était temps de retrouver Wax et Wayne dans leurs aventures.

Jeux de Masques, Fils-des-Brumes, cycle deux, tome 2, Brandon Sanderson

Editeur : Le livre de poche
Collection : Fantasy
Année de parution : 2017
Titre en VO : Shadows of Self: A Mistborn Novel
Année de parution en VO : 2015
Nombre de pages : 576

A lire si :
- Vous avez aimé la trilogie Fils-des-Brumes
- Vous aimez les ambiances Steampunk
- Vous voulez un héros qui ne soit pas jeune

A ne pas lire si :
- Vous voulez retrouver les héros de la trilogie originelle
- Vous vous attendez à retrouver l'ambiance Western du premier

Présentation de l'éditeur : 

Wax Ladrian, l’ancien justicier revenu des Rocailles, prépare son mariage avec Steris. C’est compter sans la révolte qui gronde partout dans la ville : conditions de travail pénibles, industrialisation effrénée, corruption des élus… Le chaos domine bientôt le territoire et, lors d’une réunion, tous les barons du crime, dont le propre frère du gouverneur, sont massacrés. Malgré le danger, Wax, aidé de son dèle acolyte, Wayne, et de Marasi, la brillante demi-sœur de Steris, qui a intégré a police, est bien décidé à découvrir ce qui se cache derrière ces événements.

Mon avis

Rappelez-vous, j'avais été un tout petit peu déçue du premier tome de ce second cycle. Je le trouve trop simple par rapport au premier cycle. Par contre, j'avais plutôt apprécié Wax, Wayne et Marasi même si je trouvais que l'auteur avait un peu trop abusé avec les stéréotypes du genre Western. Il n'en restait pas moins agréable à lire. C'est pour cette raison que je n'y suis pas allée à reculons sur ma lecture de ce tome-ci. Parce que je savais que j'allais retrouver un auteur que j'adore et des personnages qui m'avaient plus.

Dans ce Jeux de Masque, nous retrouvons donc Wax à Elendel. Il y prépare son mariage avec Stéris tout en faisant régner les lois pour aider les constables de la ville. Mais si tout semble aller pour lui, ce n'est pas le cas pour la ville elle-même. La corruption règne, le peule grogne. Petit à petit, Elendel vacille vers le chaos. Dans tout ce gros foutoir, tous les barons du crime sont soudains assassinés en même temps lors d'une réception. Parmis, eux, le frère du gouverneur de la ville. Un gouverneur qui n'est autre que la prochaine cible. Wax, Wayne ainsi que Marasi et son constabulariat vont tout faire pour que la ville n'éclate pas en mille morceaux.

Si j'avais eu du mal avec le côté ultra stéréotypés de l'histoire et des personnages dans l'Alliage de la Justice, ce n'est plus le cas ici. Parce qu'à partir de ce tome, nous avons un "vrai" second cycle de Fils-des-Brumes. Il n'est pas question ici d'un tome pour "s'amuser" comme a pu l'être l'Alliage. Jeux de Masques est le début de la trilogie du second cycle (parce que oui, même si pour le moment, trois romans ont déjà été publié, il en manque encore un qui clôturera réellement le second cycle). Eh ça se sent. Les dynamiques que Sanderson avaient mise en place entre Wax et Wayne sont toujours là mais bien plus développées. Il est interessant de découvrir un peu plus les deux personnages principaux surtout qu'ils s'émancipent du côté un peu trop Laurel et Hardy que je leur trouvais dans le premier tome. J'apprécie finalement beaucoup Wayne, qui nous montre enfin tout son potentiel. Il en va de même pour Marasi qui, si elle n'oublie pas avoir été la demoiselle en détresse du premier tome (tout comme Stéris d'ailleurs), va prendre son destin en main, si je puis dire. La voir s'épanouir dans son boulot de constable mais aussi la voir démêler pas mal de situation assez compliqué fait du bien. A côté deux, les personnages plus secondaires sont plutôt bien caractérisés aussi et offre au roman un peu plus de profondeur. Et en plus de ça, on voit le retour d'un personnage que j'aime beaucoup dans Fils-des-Brumes cycle un. Vraiment, si j'avais eu un peu peur en lisant l'Alliage qui me semblait si différent de ce que j'ai eu l'occasion de lire de l'auteur, ici, ce sentiment à complètement disparu. 

Il ne va de même pour l'intrigue. On commence enfin à vraiment appréhender ce nouveau cycle dans toute sa splendeur. On a enfin une intrigue à la hauteur du cycle, mêlant enquête, divinité et passé. On garde en fond les découvertes faites lors de l'Alliage de la Justice (qui sur ce point, aura permet de tout mettre à plat pour un lecteur ne connaissant pas forcément le premier cycle), l'ombre du vieux Ladrian et de son organisation et on part sur du complexe comme je peux l'aimer. Il n'y a pas forcément de gros complot ni même de grosses batailles (je trouve que ça manque un peu d'allomancie aussi). Par contre, on entre vraiment dans l'univers pour moi, bien plus qu'avec l'Alliage. Sans vouloir trop en dire, on va en découvrir finalement un peu plus sur ce qu'il a pu arrivé à un certain peuple après le catacendre. 

Au final, je suis ravie de retrouver tout ce que j'aime dans le premier cycle des Fils-des-Brumes ici, même si, il faut l'avouer, pour moi, on reste un peu en déça (mais c'est l'une de mes séries préférées, du coup, je ne suis pas toujours objective avec). Je suis impatiente de voir où tout cela va nous mener dans ce monde un peu plus industriel qu'est à présent Scadrial. Je trouve par contre juste un peu dommage que l'on est perdu le côté plus western mis en place dans l'Alliage de la Justice.

Oh, et avant de finir, j'ai failli oublier de vous parler de la nouvelle que l'on trouve à la fin du livre: Jak l'Allomancien et les fosses d'Eltania. Je l'ai trouvé vraiment bien foutue et assez hilarante. Disons que pour qui aime les notes de bas de pages, elle est juste géniale. Les dites notes en font toute la saveur. On se retrouve à suivre Jak, un allomancien pas loin d'Indiana Jones en beaucoup moins bon et beaucoup plus baratineur. En soit, ses aventures n'ont pas grand chose d'extraordinaire. Par contre, elles sont annotés par son intendant et là, ça devient bien plus amusant. Je vous laisse découvrir tout ça. 

jeudi 21 octobre 2021

La Tempête Imminente, la Roue du Temps, tome 12, Robert Jordan et Brandon Sanderson

 Voilà, les onze années d'attente sont finies. Vous savez quoi ? Je suis encore sur un nuage et j'ai du mal à me remettre de ma lecture. Il y a plein d'émotions qui se bouscule dans ma tête, c'est à la fois très confus et juste génial. Je ne saurais vous dire. Je vais tenter de démêler tout ça comme je peux.

/!\ Comme toujours, ça va spoiler à tout va.

La Tempête Imminente, la Roue du Temps, tome 12, Robert Jordan et Brandon Sanderson

Editeur : Bragelonne
Collection : fantasy
Année de parution : 2021
Titre en VO : The Wheel of Time, book 12: The Gathering Storm 
Année de parution en VO : 2009
Nombre de pages : 792
A lire si : 
Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous aimez les séries à rallonge
- Vous aimez vous perdre avec beaucoup de personnages

A ne pas lire si 
- Vous n'aimez pas avoir tous vos personnages dispersés un peu partout dans le monde

Présentation de l'éditeur :

La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes.
Avant l’Ultime Bataille, Rand lutte encore pour unifier des royaumes séparés par d’anciennes querelles, tout en s’efforçant de négocier une trêve avec les Seanchaniens. Autour de lui, ses plus fidèles alliés s’inquiètent. S’il continue à s’endurcir, vidé de toute émotion, aura-t-il la force d’âme requise, au mont Shayol Ghul, pour livrer son duel à mort contre le Ténébreux ?
À la Tour Blanche, prisonnière et à la merci des cruels caprices d’Elaida, Egwene s’acharne à miner le pouvoir de sa rivale. En aura-t-elle le temps, alors que l’attaque des Seanchaniens se profile ?
Si les Aes Sedai reculent, une défaite signerait la fin de leur fief millénaire… et sans doute de tous les espoirs du monde.

Mon avis

Bon, avant toute chose : Je vais spoiler, mais ça vous vous en doutez. Je vais aussi beaucoup parler de mon ressenti par rapport à ce tome, parce que, c'est le premier tome que je lis et qui ne soit pas traduit par Rosemburg ou Hilling, c'est aussi le premier des trois tomes écrit par Sanderson avec le scénarion de Jordan, parce que ça fait onze ans que je l'attends, parce que là, d'un coup, je ressens une espèce de gros vide étrange à me dire que je dois attendre six mois pour lire le 13 en VF (je me prévois, enfin, l'achat de la série en VO à partir de Noel si tout va bien, j'aurais toujours un truc à me mettre sous la dent)(et j'ai pas encore lu le fameux prologue inédit (une nouvelle que Bragelonne a édité en collab avec e.leclerc (vous pouvez le trouver en numérique là)). Bref, ça risque d'être long, je suis désolée (ou pas).

Onze ans. Presque l'âge de ma fille. Ca en fait des années n'est-ce pas ? Pendant neuf ans, j'ai pris le temps de relire la série. Un tome par an, a peu prés. Tout pour ne pas laisser cet univers loin de moi. Je l'ai lu, relu et encore relu. Mes tomes précédant ont les dos cassées, les pages jaunies, parfois quelques blessures de guerre. Ils trônent dans ma bibliothèque, fierté de celle-ci. La collection a commencé en 98 ou 99, je ne sais plus. C'est long pour une série, je dois bien l'avouer. Mais ça en valait la peine. Oh que oui. Alors, oui, j'étais pire qu'une enfant devant ses cadeaux le jour de son anniversaire lorsque j'ai pu mettre la main sur ce tome 12. Et puis, je me suis lancée. 

On commence avec l'inévitable résumé du tome, comme pour les autres. Comme toujours, je spoile, et si vous ne voulez pas savoir ce qu'il se passe, je vous conseille de sauter cette partie. Quand vous reverrez apparaitre du rouge dans le texte, c'est que j'aurais fini le résumé (vous pouvez donc passer tout ce qui est entre les deux parties rouges si vous ne voulez pas lire le résumé)

Egwene est toujours prisonnière dans la Tour Blanche et tient toujours tête à Elaida avec ses maigres moyen. Enfin, maigres, pas tant que ça. Elle gagne petit à petit la confiance de plusieurs sœurs et pas des moindres. Ainsi, elle découvre le petit groupe de sœurs chargé de trouver les sœurs noires. Elle va un peu leur mettre la pression et se les allier autant qu'elle le peut. Mais alors que tout semble plutôt bien avancer pour elle, un diner chez Elaida va mal tourner. Furieuse que sa prisonnière lui tienne tête, Elaida va l'agresser, la traiter de suppôt du Ténébreux et l'emprisonner. Tout pourrait se finir là si Egwene n'était pas aussi têtue que ce qu'elle l'est. Elle n'a pas tout fait pour rien et elle compte toujours réunir la tour. Même emprisonnée, elle continue son boulot. Jusqu'à ce que Silviana ne soit punie à sa place et qu'on la ramène dans sa chambre de novice. Là, l'attend Verin et ses révélations. Dans l'idée, je mettais spoilié seule celle-ci il y a quelques années. Je savais donc. Eh ben, ça n'enlève rien à la révélation. Verin va permettre une grande avancée pour Egwene. Mais elle ne va pas pouvoir la mettre de suite en action. Tuon, effrayée par ce qu'elle a vu de Rand, envoie ses troupes attaquer la Tour Blanche (et on s'arrête là pour pas trop en dire non plus)(surtout qu'on va en reparler plus bas)

Pendant ce temps, Gawyn (qu'on avait pas vu depuis trop longtemps) a rejoint le camp des Aes Sedai rebelles avec la ferme intention de "sauver" Egwene de celles-ci. Il va légèrement se raviser grâce à Siuan et Bryne. Rongeant son frein, il va nagiguer quelques temps dans le panier à crabes que reforment Romanda et Lelaine. Mais lorsque les Seanchaens attaquent, il suit sans poser la moindre question Siaun et Bryne (qui devient le lige de la première) pour sauver la jeune femme. 

Toujours pendant ce temps, coté Rand, rien ne va plus. Semirhage, prisonnière, en fait voir de toutes les couleurs aux Aes Sedai. Il faudra toutes les connaissances de Cadsuane pour commencer à la faire parler. Sauf qu'elle va finir par s'enfuir et avant de partir va laisser tenter de capturer Rand. Elle va lui glisser le collier de l'A'dam pour homme et le forcer à étrangler Min. Il ne sauvera la jeune femme qu'au prix d'un immense effort de volonté puis tuera définitivement la Réprouvée. Malheureusement, le mal est fait. Il ne fallait pas grand chose pour que Rand se ferme définitivement et Semirhage aura trouvé ce que sait. Suite à l'attaque, lui et sa troupe partent pour Bandar Eban. Mais là aussi, rien ne va. Greandel est introuvable, tout comme le roi de l'Arad Doman. Rand continue à se forger sa carapace qui ne va pas tarder à arriver à son maximum. Seule Nynaeve réussit encore à lui parler. Cadsuane est répudiée depuis l'attaque de Semirhage, il tient Min loin de lui pour ne pas la blesser encore.... Tout s'accéléré encore lorsqu'il finit par mettre la main sur le repaire de Graendal. Il utilise une nouvelle fois le Malefeu et détruit tout. Puis, il abandonne la ville, en proie à la famine pour retrouver Tear (et j'en dis pas plus sur la ligne de Rand pour le moment).

Pendant ce temps, côté Mat, il se trouve en difficulté dans une ville pour le moins étrange. Mais surtout, il se voit confier une mission par Verin qui lui permet de Voyager jusqu'à Caemlyn (cela, avant qu'elle n'aille rejoindre Egwene à la Tour). Quant à Perrin, il prend enfin de bonnes décisions. Malheureusement, je les trouve tous les deux assez effacé dans ce tome. Oh, et j'aillais oublier, Aviendha par enfin pour Ruidhean afin de devenir Sagette. Par contre, Elayne est comme qui dirait inexistante. 

Fin du résumé. Je vais continuer probablement à spoiler par contre, je suis désolée.

Comme je le disais plus haut. C'est le premier tome que j'ai pu lire de l'édition de Bragelonne (je ne compte pas Un nouveau Printemps, qui est un peu à l''écart de la série, se déroulant 20 ans auparavant). J'ai du me faire à la fois au fait que Sanderson avait écrit le livre en se basant sur ce que Jordan avait déjà fait mais aussi à une traduction qui me change réellement de celle de Hilling. Ce fut un peu déroutant mais en même temps fort agréable. Sanderson a une écriture plus moderne que Jordan. Il a su s'approprier le texte sans dénaturer ni la série ni les personnages. Surtout, il a dépoussiérait la dite série. On reconnait son style, la manière dont il mène ses personnages et son histoire. Il y a plus de tension (cela est du à sa manière de découper les différentes parties entre elles, là où Jordan accolait les chapitres d'un même personnage, Sanderson préfère les mélanger aux autres), plus de suspense entre les chapitres. Du côté de la traduction de Jean Claude Mallé, il y a vraiment une énorme différence avec celle de Hilling. C'est moderne. Il n'y a pas les fioritures d'Hilling pour rendre ça plus médiéval, les personnages se tutoient presque tous (là où avec Hilling, c'était vouvoiement obligatoire ou presque) etc... Surtout, on trouve beaucoup moins de fautes (je n'ai repéré qu'une fois un personnage nommé à la place d'un autre et à peine quelques coquilles). Franchement, moi qui hésite toujours à m'offrir tous les tomes chez Bragelonne, je commence réellement à me poser la question. Bon par contre, j'ai eu beaucoup de difficulté avec certains termes qui change vraiment (Réprouvé/Rejeté, Lige/Champion, Rétameur/Zingaro) pour d'autres par contre, j'ai eu bien moins de problème (Sagette/Matriarche, Sagesse/Sage-dame). Mon cerveau changeait les mots tout seul. 

J'ai adoré l'évolution d'Egwene et de Rand dans ce tome. Bon, ce sont les deux que l'on voit le plus souvent. On va commencer par Egwene. Je savais à quoi m'attendre avec elle puisque comme je disais dans le résumé, je m'étais spoilée toute seule une partie de l'intrigue, plus précisément celle avec Verin, il y a quelques années. Je ne m'attendais juste pas à ce que notre Amyrlin devienne aussi géniale, ni à ce que Verin, bien qu'égale à elle-même, soit finalement si héroique dans ce qu'il lui arrivait. Je sais déjà qu'Egwene est géniale. Mais là, elle arrive à son paroxysme, vraiment. Je me souviens encore d'Egwene a ses débuts dans la série, de la manière dont elle a grandit tout le long pour en arriver à ce qu'il se passe dans ce tome. Elle part quand même de loin notre Egwene. Dans ce tome, elle est juste magnifique, maitresse d'elle-même et surtout clairement Chaire d'Amyrlin. Pour Rand, c'est plus compliqué. Si pour certains personnages on arrive à la fin de leur évolution, ce n'est pas du tout le cas pour lui. D'ailleurs, il a plutôt tendance à sombrer là, et bien plus que d'habitude. Je vous raconte pas comment j'ai stressé pour lui de le voir dans l'état où il finit par se mettre. Les deux derniers chapitres de Rand ont été une vraie torture parce que lui aussi arrive à un paroxysme à ce moment-là et pas son meilleur. Et puis, en deux paragraphes, juste à la fin, il se passe un truc de dingue. Et alors que la tempête est de plus en plus imminente, on a cette lueur soudaine d'espoir (qui se voit encore plus dans l'épilogue du point de vue d'Egwene) qui a bien faillit me faire chialer comme une môme à minuit. 

Je reste par contre un peu déçue d'avoir si peu vu Perrin (oui, c'est moi qui dit ça) alors que je commençais à nouveau à l'apprécier et que la partie de Mat soit si courte. De même, ne pas voir Lan ou Elayne m'a fait un peu bizarre. Je suis habituée à lire au moins quelques passages avec eux dans les romans et là, rien du tout. En même temps, quand je vois le temps qu'il faut pour arriver à une Egwene au top de son personnage, je comprends parfaitement pourquoi A memory of Light fut divisé en trois tomes, dont celui-ci est le premier. Je m'attends du coup à quelque chose d'aussi bien pour le treizième (qui devrait sortir dans six mois environ)(putain ça va être long d'un coup).

Il a quelque chose de magique à lire enfin un tome tellement attendu. J'ai beau avoir lu et relu la plupart des tomes, je me suis trouvé devant quelque chose de neuf. Je ne sais pas comment bien expliquer ça. C'était nouveau et en même temps pas du tout. Mais surtout, j'ai pu ressentir une nouvelle fois toutes les émotions que j'avais eu lorsque j'ai lu mon premier tome de la Roue du Temps (qui pour rappel n'était pas le premier de la série, mais la première partie du second). Vous savez, ces sentiments qu'on aimerait effacé pour redécouvrir une œuvre qui nous est chère. Ben voilà, c'est ce qu'il s'est passé pour moi ici.

Je crois qu'il est temps de finir ici mon avis. Il est déjà bien long et pour tout vous dire, j'ai l'impression d'avoir dit peu de chose (la faute au résumé, je suppose). Mais j'ai peur de trop en dire (il y a tellement de chose qui ont fait battre mon petit cœur dans le dernier tiers du roman). Je crois bien que ce tome-ci est mon préféré de la série. Pas parce que c'est le dernier lu, pas parce que Sanderson et Jordan, mais vraiment parce qu'Egwene y est majestueuse (et que j'aime Egwene) et que franchement, en arrivait à cette fin alors que tout était si mal parti est juste trop bien (d'ailleurs, on remarque que du coup, mon tome préféré est un tome où Mat n'apparait que peu).