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lundi 2 novembre 2020

La Mer sans Etoiles, Erin Morgenstern

 Rappelez-vous, j'avais lu The Starless Sea à sa sortie en VO. J'avais eu un énorme coup de coeur alors même que je n'étais pas du tout sûre d'avoir tout bien compris (spoiler : effectivement, mon niveau d'anglais est supérieur à ce que je pense). Je ne pouvais pas passer à côté de sa sortie en VF (même si j'aime beaucoup moins sa couverture, et ce, même si elle brille). 

La Mer sans Etoiles, Erin Morgenstern

Editeur : Sonatine
Collection
Année de parution : 2020
Titre en VO : The Starless Sea
Année de parution en VO : 2019
Nombre de pages : 640

A lire si : 
- vous avez aimé le Cirque des Rêves
- Vous aimez les contes
- Vous aimez les histoires dans les histoires

A ne pas lire si : 

Présentation de l'éditeur : 

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu'une scène de son enfance y est décrite, il décide d'en savoir davantage. C’est le début d’une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d'histoires à préserver, quel qu'en soit le prix...

Mon avis

Vous le savez, je suis une grande fan du Cirque des Rêves que je relis quasiment tous les ans à Noël. Je pense qu'à partir de 2021, je lirais le Cirque pour Halloween (période fort appropriée pour le lire) et la Mer risque de prendre sa place à Noel. Parce que oui, c'est un coup de cœur, énorme, gigantesque, magnifique. Mais, ça, je le savais déjà.

Il est compliqué de faire un avis sur un livre chroniqué il y a peu. J'ai lu la VO en décembre 2019. Et tout ce que j'ai pu dire dessus, je le redis sur sa VF. Ce livre est une merveille, une invitation à la lecture, à toute les lectures. Pour tout dire, je ne sais même pas quoi ajouter d'autre tant je pense avoir dit le plus gros dans mon premier avis. 

Vous savez, ça fait des mois que je me demande si oui ou non, j'avais compris le roman, si je n'étais pas passé à côté de certaines subtilités. Je suis contente que ça n'ait pas été le cas. Par contre, la version française m'a permis de mieux appréhender certaines choses, dont les personnages. Je me suis d'ailleurs rendu compte que je n'en ai finalement pas beaucoup parlé dans le premier avis. Il faut dire que j'étais déjà sous le charme du roman, de son idée et que, pour moi, à ce moment-là, c'était vraiment ce dont je voulais parler au moment de faire l'avis.

Or donc, je n'ai pas parlé des personnages. Et pourtant, il y a à dire sur eux. Parce que si la Mer sans étoiles est avant tout une histoire d'histoires (je crois vraiment qu'il faut le lire pour comprendre ce concept pourtant pas si révolutionnaire que ça). Or, on le sait, sans personnages pour la guider, une histoire peut avoir beaucoup de mal à démarrer. Dans la Mer, il y a un bon paquet de personnages qui gravitent autour de Zachary Ezra Rawling, le héros de l'histoire "principale" (du moins celle qui prend le plus de place dans le livre). 

J'aime particulièrement Zachary que je trouve très humain dans son approche. C'est un monsieur tout le monde, fasciné par les romans et les jeux vidéos, qui se retrouve embarquer dans un monde qu'il aurait presque pu avoir rêver. Mais parfois, les rêves ne sont pas tout à fait ce qu'on voudrait qu'il soit, surtout quand le Destin s'en mêle. A côté de lui, on trouve l'étrange Mirabel. Je ne sais pas comment vous la décrire sans spoiler, alors, juste je ne vais pas le faire. Il y a aussi Dorian, tout aussi mystérieux et qui nous file des frissons en contant des histoires de Temps et de Destin. Et puis, il y a les autres, ceux qu'on voit moins mais qui sont tout aussi important. Une mythologie complète, passant par le Temps, le Destin, le Roi des Chouettes, la lune et j'en passe. Une mythologie qui n'est pas loin de rappeler le rêve ou les contes de fées. Et effectivement, on en est vraiment pas loin au vu de l'histoire. 

Et en plus de ça, on peut ajouter que l'autrice a fait un super travail concernant la diversité de ses personnages. Comme les histoires du roman, les personnages sont multiples et variés. Ca forme un tout grandiose où l'on finit par se retrouver. 

Au final, je suis toujours aussi fan de cette Mer sans étoiles. C'est un roman magnifique que je conseille à tous les rêveurs (comme le Cirque d'ailleurs). Que se soit en VO ou en VF, n'hésitez surtout pas à le lire.

mardi 26 septembre 2017

Bourbon Kid, Anonyme

Il y a des livres comme ça, tu sais qu'ils vont sortir, tu sais qu'ils ne vont pas faire long feu dans la PAL. Et effectivement, il n'a pas fait long feu. Reçu vendredi, fini samedi. J'ai même arrêté la lecture de World War Z (que je retente, avec un peu plus de chance cette fois) pour me plonger dans les aventures du Kid et de sa petite bande de psychopathe.

Bourbon Kid, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection : /
Année de parution : 2017
Titre en VO : The Day it Rained Blood
Année de parution en VO : 2017
Nombre de pages : 456

A lire si :
- Vous avez aimez le Pape, le Kid et l'Iroquois et tous les livres avant.
- Vous voulez du pulp

A ne pas lire si :
- La violence c'est pas votre truc
- Ni les situations qui semblent totalement absurdes
- Vous n'avez pas le moindre sens de l'humour

Présentation de l'éditeur : 

Les Dead Hunters ont une morale très personnelle. C’est la moindre des choses pour une confrérie de tueurs sanguinaires. Ils ont aussi quelques menus défauts, se croire invincibles, par exemple. Un démon va néanmoins vite les détromper. Malin, fort et intelligent comme seuls les démons savent parfois l’être, il va tranquillement les décimer les uns après les autres. À une exception près. Un des membres des Hunters reste en effet introuvable, et non des moindres : le Bourbon Kid.
Notre démon va alors jeter toutes ses forces dans la bataille, depuis les quatre cavaliers de l’Apocalypse jusqu’à une armée de morts vivants, pour retrouver et anéantir définitivement notre tueur bien-aimé.
Après Le pape, le Kid et l’Iroquois, l’auteur toujours aussi anonyme du Livre sans nom se déchaîne littéralement dans cette nouvelle aventure du Bourbon Kid. Et il fait souffler toutes les forces maléfiques imaginables et inimaginables pour éprouver la capacité de résistance d’un héros que les feux de l’enfer chatouillent à peine.

Mon avis

Nous voilà au septième tome dans l'univers d'Anonyme, le sixième avec le Bourbon Kid. Déjà sept tome, ça parait beaucoup et en même temps pas assez. C'est marrant comme le temps passe vite. Depuis 2010 (2007 en fait lorsque les premiers chapitres du Livre sans nom furent auto-édité), le Kid distribue des baffes et des balles. Pour ma part, cela fait 5 ans que je me réjoui de lire ses aventures. Alors oui, quand j'ai vu que le nouveau tome sortait le jeudi, je suis allée réserver mon exemplaire le mercredi à la librairie. Je savais qu'il serait lu dans le weekend. J'avais d'ailleurs prévu mon programme. Samedi serait lecture, point (dimanche a été jeu vidéo avec la petite, autant vous dire que j'ai pas fait grand chose d'ultra productif d'après Chéri).

Mais revenons à notre livre.

Un livre qui commence par un mariage, celui de Dante et Kacy (deux chapitres sur ce mariage, le premier et l'un vers la fin, seul moment où l'on voit les deux amoureux)(oui, cela me rend triste, j'adore Dante et Kacy). Un prologue tout mignon où il ne semble pas se passer grand chose. Et puis, on attaque enfin le roman lui-même. Et j'avoue que je ne sais pas par quoi commencer sans risque de spoiler à mort.

Bref, les Dead Hunters sont au service de Scratch, l'Homme en rouge. Leur mission est simple, tuer tout ce qui est maléfique sur Terre. Autant dire qu'ils ont pas mal de boulot. Mais voilà, Caïn (oui, le fils d'Adam et Eve) vient metter son grain de sel dans une mécanique bien huilée. Le monsieur débarque avec la ferme intention de trouver la porte des Enfers et de déclencher l'apocalypse. Et il va trouver sur son passage les Dead Hunters et plus particulièrement le Bourbon Kid. Plutôt malin, Caïn va se débarrasser des Dead Hunters les uns après les autres... Du moins, c'est ce qu'il pense...

Ce septième roman va tambour battant, offrant à son lecteur une sacrée dose d'action et de frissons. Franchement, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Par expérience, je sais qu'Anonyme est capable de me surprendre mais là, il a vraiment réussi son coup. Et me voilà à me demander ce qu'il va se passer, s'il ne me mène pas en bateau et j'en passe. D'habitude, je lis ses romans en me doutant un peu de la fin. Ben là, je m'en doutais un peu mais pas tant que ça en fait. J'ai réellement été surprise sur pas mal de chose. Comme le sort de certains personnages par exemple... 

Tiens d'ailleurs, en parlant personnage, il faut noter le retour de Sanchez. J'adore ce personnage parce qu'il est le bouffon de la farce, l’élément qui fait rire quand ça devient un peu trop sérieux. Je le trouve parfois très lourd, avec un humour volant très bas mais le comique qui en découle arrive à me faire sourire la plupart du temps. On retrouve aussi toute la bande des Dead Hunters avec une Jasmine qui prend de plus en plus de place. Bon elle n'est pas mon personnage préféré mais ça fait du bien de voir une femme prendre le pas sur ces messieurs. Et puis, bien sûr, on retrouve le Kid et j'aime la façon dont il apparaît, jamais en tant que personnage point de vue de l'histoire, toujours vu par les autres. Un Kid que j'ai trouvé tout de même un peu effacé sur une bonne partie du roman. J'apprécie voir les autres mais sachant qu'il est mon personnage préféré, je suis toujours un peu déçu quand il n'est pas assez présent.

Pour finir, je parlerais de la pop culture qui suinte à presque chaque paragraphe. J'ai relevé pas mal de références, d'autres m'ont surement échappé mais en tout cas, elles sont bien là. Je m'amuse toujours autant à les repérer surtout quand elles ne sont pas forcément évidentes. J'apprécie aussi de voir qu'elle change d'un bouquin à l'autre, de trouver pas mal de références à des films ou autres qui sont sortis depuis peu tout en gardant celle pour de vieux classiques.

J'ai donc, vous l'aurez compris, adoré ma lecture. Mais vraiment. Il n'y a rien de mieux pour se remettre d'une semaine un peu éprouvante (ou pas du tout d'ailleurs, mais la mienne, comme toutes celles de septembre l'a été) qu'un livre de Bourbon Kid. C'est du pulp bien foutu qui donne le sourire. Tout ce que j'apprécie. Pas un coup de coeur comme on pu l'être certains des tomes précédents, mais une réellement très chouette lecture qui m'a bien donné envie de relire tous les autres... Et vivement le prochain !


lundi 14 septembre 2015

Seul le Silence, R.J. Ellory

Ça faisait un moment que j'avais envie de lire un Ellory, tellement j'en entends du bien. Et puis, je n'avais pas lu de thriller depuis un petit moment. Alors, je me suis lancée

Seul le Silence, R.J. Ellory

Editeur : Sonatine
Collection : /
Année de parution : 2012
Titre en VO : A quiet belief in angels
Année de parution en VO : 2007
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez une plongée dans l’Amérique des années 40 à 70
- Vous voulez un livre noir 

A ne pas lire si :
- Vous voulez une enquête dans les règles de l'art

Présentation de l'éditeur : 

Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient... Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu.

Mon avis

Je ne suis pas une grande lectrice de thriller et autres livres policiers. J'en lis, mais peu. Je pense que j'en ai trop lu plus jeune et que j'ai fini par me lasser de tout cela. Toujours les mêmes choses, mêmes enquêtes, mêmes personnages... Je me suis lassée et j'ai parfois du mal à revenir vers ce genre que pourtant j'apprécie régulièrement. Du coup, lorsque ce Ellory a été proposé dans les découvertes de l'été sur l'Ibookstore, je me suis dis pourquoi pas. En plus, je ne perdais pas grand chose, il était gratuit à ce moment-là. Non parce que j'ai un peu peur d'Ellory, de sa réputation dans la blogosphère. Auteur souvent apprécié de tous, ça pouvait fort bien ne pas passer avec moi. Ben oui, parfois, ce genre d'auteur ne me plait pas, et j'ai du mal à comprendre pourquoi ils sont tellement encensés sur les blogs. Mais, pas d’inquiétude, cette fois, j'ai apprécié.

Seul le silence, c'est l'histoire de Joseph Vaughan. Enfant, sa ville est la victime d'un tueur en série qui s'attaque aux petites filles. Joseph va rapidement se retrouver au cœur de la tourmente. Parce qu'il va trouver l'un des corps, parce que son voisin, un allemand est soupçonné des meurtres, parce que sa mère couche avec le dit voisin... Et puis, Joseph grandit, avec toujours au fond de lui cette affaire qu'il ne peut oublier. Car tout y revient. Alors qu'il pense avoir trouvé le bonheur, un événement le pousse à prendre le large, partir. Mais une nouvelle fois, il se voit ramener en Géorgie à la poursuite de son passé.

Nous suivons donc Joseph, de son enfance à l'âge adulte. On y suit son parcours, avec toujours en filigrane les meurtres des petites filles. On découvre un personnage hanté qui essaye de se sortir du cauchemar par tous les moyens. Mais la vie ne lui fait pas vraiment de cadeau. Pourtant, Joseph se relève à chaque fois, grace aux femmes qu'il va aimer, à ses amis aussi, mais surtout à cette envie de découvrir qui est l'assassin, qui a fait de sa vie cet enfer dans lequel il se noie depuis l'enfance. Mais on y découvre aussi l'Amérique à partir des années 40. Une Amérique forcée d'entrer en guerre, qui voit ses enfants se battre sur le sol étranger tandis que chez elle, le chaos règne. Une Amérique qui se relève de trop de chose et qui voit de nouvelles horreurs sur son sol. Mais là aussi, on décéle l'espoir, le même qui mène Joseph Vaughan a continué. Les deux histoires, celle de Joseph et celle de cette Amérique s'entremêle parfaitement, donnant ce côté sombre au livre et à l'histoire. Et puis, il y a les thèmes. Celui de l'adultère d'abord, de l'enfance volé, mais aussi de la vie volée tout court, le deuil, la folie,  l'injustice judiciaire... Ellory aborde vraiment beaucoup de chose, mais il le fait plutôt bien, toujours en accord avec son histoire. Le seul problème à cela, c'est que du coup, on a l'impression que ce pauvre Joseph n'a réellement pas de chance. Il lui tombe dessus tous les malheurs de la terre. Et il faut dire que ça, ça m'a quand même un peu dérangé. 

Tout comme les quelques lenteurs dans le livre. Parce que oui, il y a des lenteurs. La première partie, la jeunesse est des plus intéressantes puisqu'elle met en avant le plus gros de l'histoire et surtout parce qu'elle avance plutôt vite et bien. C'est à partir de la seconde partie, lorsque Joseph part d'Augusta Fall que cela commence à devenir long. Pas que la vie de Joseph n'est pas intéressante, juste que l'on avance absolument pas sur la recherche du meurtrier. Alors, forcément, on a l'impression de piétiner. Jusqu'à finalement, les 100 dernières pages, où enfin, le puzzle finit par se mettre en place. Heureusement pour cette partie, l'écriture d'Ellory réussit à sortir le lecteur de ce qui pourrait rapidement devenir ennuyeux. 

Au final, j'ai aimé cette fresque de l'Amérique, l'histoire de Joseph aussi et surtout l'écriture de RJ Ellory. Le roman se lit vraiment bien et on est rapidement embarqué dedans. Le seul inconvénient, c'est donc cette seconde partie, trop longue pour moi et qui au final, n'apporte pas grand chose sur l'enquête elle-même (mais en apporte quand même sur Joseph)






dimanche 13 septembre 2015

Le Pape, le Kid et L'Iroquois, Anonyme

Un roman qui rassemble les deux anti-héros d'Anonyme, j'ai nommé le Bourbon Kid et l'Iroquois et je fonce à ma librairie l'acheter le jour de sa sortie. Pire, j'arrête la lecture de Salem (pour une journée et demi, il va pas se plaindre) pour pouvoir le dévorer.

Le Pape, le Kid et L'Iroquois, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection :/
Année de parution : 2015
Titre en VO : The Plot to kill the Pape
Année de parution en VO : 2014
Nombre de pages : 459

A lire si :
- Vous voulez la rencontre entre le Kid et l'Iroquois
- Vous voulez du pulp

A ne pas lire si :
- La violence c'est pas votre truc
- Ni les situations qui semblent totalement absurdes
- Vous n'avez pas le moindre sens de l'humour

Présentation de l'éditeur

Vous aimez Grease, le Pape et les psychopathes ? La rencontre explosive du Boubon Kid et du tueur à l'Iroquoise... D'un côté, le Bourbon Kid, tenant du titre du tueur en série le plus impitoyable et le plus mystérieux que la terre n'ait jamais porté. De l'autre, avec plus d'une centaine de victimes à son actif, l'Iroquois, blouson de cuir rouge, masque d'Halloween surmonté d'une crête, challenger et sérieux prétendant au titre.
Le combat s'annonce terrible. Dans les coulisses : une organisation gouvernementale américaine top secrète spécialisée dans les opérations fantômes, une nonne, un sosie d'Elvis, quelques Hells Angels et une cible de choix pour nos psychopathes frénétiques : le pape, en voyage secret aux Etats-Unis. Sur la musique de Grease, nous vous convions au spectacle littéraire le plus déjanté de la décennie.

Mon avis

Comm je le disais en intro, je me suis un peu jeté sur ce roman dès le jour de sa sortie. J'ai tellement aimé les quatre romans du Bourbon Kid ainsi que Psycho Killer ensuite que franchement, je ne pouvais que faire ça. Et puis, ce titre, il présageait pour moi le retour du Kid, alors forcément. Je t'ai déjà dit que j'aimais tout particulièrement le Bourbon Kid ? 

Et le roman commence fort. Premières pages, premier meurtre. Oui, ça, ça ne change pas. C'est une recette qui fonctionne depuis le début, pourquoi la changer ? Et puis, ça donne déjà le ton du livre. Et puis rapidement, il apparait, dans l'ombre, comme souvent. Et là, mon petit coeur il a fait boum. Le Kid est bien là, et il n'est pas seul. Avec lui, arrive quelques personnages du Livre sans nom et ça fait bien plaisir (même s'il manque un personnage à ce livre, Sanchez...)(oui, c'est triste, je sais)(mais un autre prend un peu sa place et c'est tout aussi jouissif). Et puis, on repasse à l'Iroquois. Car si le Kid et ses potes sont là, c'est surtout l'Iroquois et les personnages de Psycho Killer encore en vie qui vont faire le show. Un show à l'image de tous les autres livres d'Anonymes, sanglant, brutal et avec un humour à tomber par terre. 

D'ailleurs, j'ai trouvé que l'humour était vachement plus présent dans ce tome que dans les autres. Les dialogues sont délicieux, et prête à rire sans le moindre problème, surtout dans les situations un peu dramatiques ou périlleuse. Il en va de même avec la pop culture, toujours bien présente. Si ça parle Grease dans la quatrième, on ne retrouve pas que cela, il y a du slasher avec Carpenter par exemple, mais aussi du Breaking Bad, du Zombieland et j'en passe. Bref, c'est jouissif, encore une fois. 

Et puis, il y a ce qui m'a un peu déçue, par rapport au titre et au reste. Déjà, il manque Sanchez donc. Et puis, le Kid apparait mais pas tant que ça. Et là, je suis triste. Parce que moi, j'aime plus le Kid que l'Iroquois. Ensuite, si l'histoire est fort sympa, elle va un peu trop vite et j'ai trouvé que ça manquait un peu d'action. Oui, le début est lent, en fait. Plus lent que ce à quoi nous avions été habitué. Mais ce n'est qu'un petit détail, car si ça manque un peu de baston, ça ne manque absolument pas d'humour et de scène totalement incroyable.

Au final, si je n'ai pas eu le coup de coeur des autres romans, j'ai pris grand plaisir à le lire. Surtout qu'il faut avouer que c'est un véritable page-tuner qui m'aurait tenu éveillée toute une nuit (fallait que je le finisse, un point c'est tout). Et puis, l'épilogue annonce une chose qui va être fort sympathique je le sens et surtout qui nous dit qu'on en a pas fini avec tout ce petit monde, du tout. Et ça, c'est juste génial. Bon par contre, ça m'a plus que donné envie de relire les premiers romans d'anonyme et ça va pas faire plaisir à ma PAL tout ça...

lundi 28 octobre 2013

Psycho Killer, Anonyme

Tu le sais, lecteur, j'aime beaucoup l'auteur de la saga du Bourbon Kid. Je m'étais promis d'attendre la sortie poche de son dernier livre pour le lire. Bon, j'ai pas tenu du tout. Il me fallait ma dose. Et puis comment résister à une si belle couverture (excuse bidon numéro 1) ?

Psycho Killer, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection : /
Année de parution : 2013
Titre en VO : 
Année de parution en VO : 2013

A lire si :
- Vous voulez de la violence, du sexe et tout ce qui va avec
- Vous aimez les films d'horreurs
- Vous avez lu et aimé la saga du Bourbon Kid

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas de violence, de sexe et tout ce qui va avec
- Vous voulez une histoire ultra dévellopé.

Présentation de l'éditeur

Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’enigmatique.
Après sa tétralogie consacrée au Bourbon Kid, Anonyme nous offre un slasher jubilatoire en forme de clin d’oeil aux films de série B. Est-il possible d’y résister ?

Mon avis :

Je disais en intro que j'avais voulu attendre la sortie en poche mais que je n'ai pas su résister à l'appel d'un des auteurs qui me fait le plus tripper depuis l'année dernière. Nous ne savons toujours pas qui il est, mais je l'aime beaucoup. Du coup, j'ai vu le livre, j'ai pas hésité, je l'ai pris. Et je l'ai lu dans le week end.

B Movie Hell est une bourgade repliée sur elle-même. Tout le monde se connait, tout le monde bosse pour le patron de la ville. Mais la tranquillité de la ville va bientôt être déranger par un mystérieux tueur portant un masque en forme de crane surmonté d'une crête rouge qui a décidé, on ne sait pas trop pourquoi, de décimer la population de la ville. Rapidement, une équipe d'agent du FBI un peu spéciale va se rendre dans la ville pour arrêter le tueur. Oui ça ressemble à du Bourbon Kid, mais non, ce n'en est pas, mais alors pas du tout. S'est juste pas comparable. Ici, pas de surnaturel, juste du roman noir revu à la sauce Anonyme. Et ça fonctionne bien, super bien même.

Psycho Killer commence donc comme un film à la Scream. D'ailleurs, c'est clairement dit dans la quatrième de couverture. Et ça continue dans la même veine avec une enquête policière un peu spéciale en plus. On retrouve les éléments qui ont fait la gloire du Bourbon Kid, meurtre bien sanglant, violence. On trouve aussi du sexe, plus que dans le BK. Forcément, ça se lit rapidement, on tourne les pages sans s'en rendre compte, tellement on est happé dans le truc. Tu auras compris, j'ai aimé. Beaucoup, mais un peu moins que le Kid par contre (personne n'égalera le Kid). Cela reste tout de même un petit coup de cœur et un livre franchement jubilatoire.

Mais outre toute cette violence qui fait du bien à lire parce que toi dans ta vie, tu peux pas agir comme ça, j'ai aussi aimé les personnages. Anonyme nous livre une nouvelle fois une galerie des plus sympathiques (je me répette là avec le livre de Gemmell). Le tueur est franchement cool, surtout quand on découvre ce qu'il est vraiment. Jack Munson, l'un des gars du FBI, m'a beaucoup plus et que dire de la touche féminine, Bébé, jeune fille fan de Dirty Dancing complétement paumée, retenue prisonnière dans un bordel. Elle, même si souvent j'ai eu envie de lui filer des claques, elle m'a beaucoup plus. C'est un peu la touche naïve du livre, celle qui fait du bien devant tous les gros tarés qui le composent. Mais ils ne sont pas les seuls. Je pourrais parler aussi de Silvio Mellencamp, propriétaire de la ville, des flics (qui sont pas mal dans leur genre) ou des prostituée du Minou Joyeux. Mais je te laisse découvrir tout ça tout seul.

Et puis, il y a la culture pop du livre, celle qui me touche parce que c'est celle de ma génération. Entre le côté fan de Dirty Dancing de Bébé, les références au Slasher des année 80-90 mais aussi à la musique de films et autres. J'ai trouvé moins de référence que dans le Kid, mais elles sont toujours aussi bien placées et servent même l'intrigue.

Finalement, je ne trouverais aucun bémol à ce livre. J'ai eu peur au début de la comparaison avec le Bourbon Kid, mais en fait, ben comme je le disais, ça n'a rien à voir et on en oublie rapidement la première saga de l'auteur pour se délecter de ce roman. D'ailleurs, j'espère bien que lui aussi va devenir une saga, parce que j'ai beaucoup aimé l'Iroquois et Munson moi. En plus la fin me semble assez ouverte pour ça. Je peux dire que c'est encore un coup de coeur pour les bouquins de cet auteur pour ma part. C'est marrant parce qu'à la base, je n'aime pas des masses Scream, ni les films d'horreurs, encore moins les livres qui surencherrisent sur le sang, la violence gratuite et tout et tout et que là, à chaque fois, il fait mouche avec moi.