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lundi 31 janvier 2022

Les chats des Neiges ne sont plus Blancs en Hiver, Noémie Wiorek

 J'ai récupéré ce roman lors d'une opération All Star et seulement à force de le voir dans ce genre d'opération. Il ne me disait pas grand chose, je n'en avais pas forcément vu du bien passer. Je me suis juste dit que ça m'occupera bien à un moment. C'est comme ça que j'ai fini par le sortir de ma PAL...

Les chats des Neiges ne sont plus Blancs en Hiver, Noémie Wiorek

Editeur : l'Homme sans Nom
Collection  
Année de parution : 2020
Format : AZW

A lire si 
- Vous aimez quand ça prend son temps
- Les stéréotypes ne vous font pas peur

A ne pas lire si 
- Vous voulez de belles et grandes batailles

Présentation de l'éditeur  

Morz est la terre la plus au Nord du monde. Des siècles plus tôt, la neige a cessé de tomber et la glace a fondu, devenue une boue informe et immonde.
Il y a une ombre dans l'Est de Morz ; celle de Noir, un esprit maléfique prêt à tout pour provoquer la ruine du royaume. Sur ses talons court le Second, un guerrier prodigieux, plus cruel et féroce que tous les séides gravitant autour d'eux.
Il y a un enfant sur le trône de Morz : on attend de lui la ferveur de ses ancêtres pour maintenir le royaume dans la Lumière. Mais le prince Jaroslav doute de sa place, de son pouvoir et ne souhaite qu'une seule chose : vivre en paix.
Et dans le Nord, près des montagnes, ourdissent les sorcières, vengeresses, dévorées par le rêve incertain de refaire un jour tomber la neige sur leur monde déchu.

Mon avis

Pour une rare fois, j'ai lu la quatrième de couverture avant de me plonger dans l'ebook. Disons que je ne me souvenais pas de pourquoi j'avais pris ce roman au titre si long et presque poétique. Surement à cause de ça, d'ailleurs. Parce que bon, le résumé à l'air sympa mais alors qu'est-ce que ça fait gros poncif de la fantasy ! Non franchement, appeler celui qui semble être le méchant de l'histoire "Noir", et puis ce prince-là, qui doute et les sorcières aussi. Tout indique un texte ultra stéréotypé. Et si, justement, il était là le piège ? Dès le résumé. Alors j'ai commencé. J'ai lu le premier prologue. Et le second. J'ai trouvé l'écriture à la fois poétique et mélancolique. Et en même temps quelque peu violente. Alors j'ai continué. Et j'ai été prise au piège. Ne vous fiez pas au résumé (mais à force, on finit par le savoir).

Dans le royaume de Morz, la neige ne tombe plus. Depuis l'arrivée des humains et de leur dieu, Eldan, elle a tout simplement disparu. Pourtant, dans l'ombre des cavernes, Noir rêve de celle-ci, espérant pourvoir un jour la faire tomber. Alors, avec les N'Dus, un peuple vivant dans les grottes et quelques humains, il s'est élevé contre le royaume. Son Second, Agniezska, est devenu son bras armé, celle qui terrifie les habitants de Morz. Mais le Prince Jaroslav, auréolé par la gloire d'Eldan compte bien les mettre six pieds sous terre. Commence alors la dernière bataille pour Morz dans un camp comme dans l'autre.

Premier point important, n'imaginez surtout pas qu'il y est un côté gentil et un côté méchant. L'autrice met tout le monde ou presque dans le même panier. Presque parce qu'il se dégage tout de même une protagoniste de la chose, le fameux Second, Agniezska. C'est elle que l'on va surtout suivre. Dans un roman classique, elle serait une méchante, je crois. En tout cas, elle est du côté de l'entité maléfique. Entre elle et Noir, le lien est très fort. Ce n'est pas de l'amour, ni tout à fait de la dévotion. C'est autre chose et c'est ça qui amène la femme à faire ce qu'elle fait. Mais il faut dire qu'Ania n'est pas une simple femme. C'est une guerrière au sang de sorcière, même si elle le rejete. C'est aussi une sorte de drapeau pour ceux qui suivent Noir. C'est à elle qu'il obéisse. Or, Ania, souvent, doute. Et plus elle doute, moins elle voit la nécessité de faire venir la neige. La seule chose dont elle semble être sûre, c'est qu'elle et Noir sont liés et que rien ne changera ça. Du côté des humains, le doute aussi est là. Je crois qu'avec la mélancolie, c'est l'un des sentiment les plus présent du roman. Jaroslav, tout jeune prince, encore un enfant, ne voir que par Eldan. Or cet aveuglement l'entraine peu à peu dans la folie. Celui qui aurait pu être, d'une manière ou d'une autre, le roi qui sauvera son peuple de la menace de Noir devient une menace lui-même et pour son propre royaume.

Oui, déjà, là, on commence à se douter que la plupart des clichés et trope de la fantasy vont prendre mal. En fait, ce n'est pas tant qu'ils prennent mal, c'est surtout que l'autrice les retourne pour mieux les adapter à sa situation. Le fait que l'on suive principalement Agnieszka change tout. Elle est le champion de Noir, et du coup, elle pourrait être l'héroïne du roman. C'est elle qui part en quête et non pas Tomislav, le champion du prince. D'ailleurs, Tomislav est un champion d'apparat. Oui, il est bon au combat mais il est surtout là pour la paraitre et pour s'amuser aussi un peu avec un ennemies to lovers pas tout à fait comme on l'entend. Clairement, pouvoir suivre le côté "adversaire" du "bien" a quelque chose de presque jouissif. Surtout, ce que j'ai aimé, c'est voir que rien n'est ni blanc ni noir dans ce monde. En fait, comme Morz au moment de l'action, tout y est gris et presque éteint. Il n'y a que presque plus rien de bon dans ce royaume. Tout y est corrompu et on se demande, si finalement, ce n'est pas Noir et son rêve (qui lui a était quasiment implanté par les sorcières) qui a raison. 

Tout cela est servi par un style qui ne fait qu'accroître une bonne partie de ce sentiment. Noémis Wiorek prend son temps. Elle fait avancer son histoire petit à petit et surtout, elle nous glisse dans la peau de ses personnages. Tout est en introspection, même durant les batailles. D'ailleurs, sur les trois batailles du roman, on ne voit que très peu de combat en réalité. Dans la tête des protagonistes, c'est plutôt l'inutilité de la guerre que l'on voit, alors même qu'ils se couvrent de sang à force de tuer et de massacrer. Si, personnellement, j'aime beaucoup ça, je crois que ce point-là risque d'en rebuter quelques uns par contre. Le roman prend son temps parce qu'il ne se focalise pas sur l'action en elle-même. Il faut aimer entrer complétement dans la tête, souvent folle, des personnages. Savoir y lire la folie, mais aussi la nostalgie d'un temps que personne n'a connu et qui ne reviendra peut-être pas. Il faut aimer la lenteur aussi. Car, bien qu'il se passe beaucoup, c'est vraiment dans la dernière partie que tout s'accélère. Ce sont des choses que j'aime assez et que j'apprécie beaucoup. 

Finalement, ce roman, pour moi, est une vraie petite pépite qu'on ne voit pas assez. Alors oui, il peut paraitre lent, oui, il y a quelques coquilles dans le texte (moins que ce à quoi je m'attendais par contre vu les avis que j'ai pu voir là-dessus), oui, il faut apprécier les introspections, la nostalgie, la violence, la poésie d'un moment déjà bien perdue. Mais les Chats des Neiges se mérite je crois bien. Il n'est pas forcément à mettre entre les mains de tout le monde (ça fait un peu éliste non ?).

vendredi 18 décembre 2020

Que passe l'hiver, David Bry

 Voilà un titre qui me semblait parfait pour ce début d'hiver. Je n'en avais pas du tout entendu parler jusque là, mais franchement, il avait l'air bien sympathique. Il n'en fallait pas plus pour que je le glisse dans la liseuse.

Que passe l'hiver, David Bry

Editeur : L'homme sans nom
Collection : 
Année de parution : 2017
Format : AZW

A lire si :
- Vous aimez les huis-clos
- Vous aimez les vieilles légendes

A ne pas lire si :
-Vous accordez une grande importance aux personnages

Présentation de l'éditeur : 

Stig vient d'avoir vingt ans, l'âge de porter une épée et de se rendre - enfin ! - sur le Wegg, l'étrange montagne où réside son souverain, le roi de la Clairière. Mais son premier solstice d'hiver ne se déroule pas comme il l'avait imaginé. À peine le jeune seigneur est-il arrivé que la mort répond aux augures néfastes et que les fils enchevêtrés du destin tissent un avenir que personne, ni homme ni dieu, semble pouvoir prédire. Menacé sans qu'il en comprenne la raison, Stig aura fort à faire pour découvrir ce qui se trame dans l'ombre des festivités, protéger ceux qu'il aime... et même survivre. Y parviendra-t-il ?
À la croisée de l'ode initiatique et du huis-clos, Que passe l'hiver raconte le destin d'un jeune homme au pied bot et d'un roi aux longs bois de cerf, pris dans le maelström d'un monde qui se meurt, peut-être...

Mon avis

J'avais très envie de découvrir ce roman. Sa quatrième avait ce petit côté mystérieux qui m'inspirait énormément. J'aime les vielles légendes, tout ce qui peut se rapporter au petit peuple, aux faes etc... Et avec un roi possédant des bois de cerf sur le crane, je savais que j'en étais pas tout à fait loin.

Stig se rend pour la première fois sur le Wegg où réside le souverain de la Clairière. Il a hâte de découvrir les rites du solstice, le roi lui-même et de pouvoir prêter serment avec les autres clans, comme cela se fait tous les ans.  Mais dès le début du voyage quelque chose ne va pas. Sa selle se détache, manquant de le tuer, et Anasie, la prophétesse de son clan, déclare que les augures ne sont pas bonnes. Le premier soir, alors que la fête bat son plein, le chef du Clan Dewe meurt, probablement empoissonné. Stig va alors mène l'enquête pour découvrir ce qu'il se passe sur le Wegg, surtout qu'il est à nouveau la cible d'un ennemi inconnu.

David Bry nous offre un one-shot pour le moins poétique et hivernal avec un univers à la fois vaste et ultra concentré. Concentré parce que nous ne bougeons pas du Wegg, la montagne sacré au cœur de la Clairière. Vaste pour tout ce qu'il montre autour, par les divers clans et leurs coutumes. Il créé une mythologie commune à tous, où les clans sont les descendants des enfants du Dieux Sombre et où chacun a reçu un pouvoir. Ainsi, les Feyren peuvent se transformer en animaux (Stig par exemple prend la forme du corbeau, son frère celle d'un loup et son père celle d'un ours), les Dewe se fondent dans les ombres, les Lugen peuvent passer à travers le Voile et les Oren lisent toutes les nuits les fils du destin. J'ai beaucoup aimé voir qu'aucun de ses pouvoirs ne prend le dessus sur l'autre, chacun ayant ses forces et ses faiblesses. J'ai aussi aimé la mythologie qui va avec tout ça, le Dieu Sombre qui règne sur le Monde Souterrain (ça fait très Tuatha Dé Danann tout ça, n'est-ce pas ?), le passage de l'hiver, importante cérémonie dans la Clairière, le Voile qui sépare les mondes. En grande fan de tout ce qui est mythologie celte, je ne peux qu'adhérer à tout ça. Surtout quand le tout sert une bonne intrigue, ce que nous avons ici.

Une intrigue que j'ai donc assez apprécié. A la suite de Stig, nous allons petit à petit comprendre ce qu'il se trame sur le Wegg. Petit à petit, parce que rien n'est révélé trop vite. L'histoire prend son temps. En réalité, la résolution de l'intrigue n'est pas tout à fait la chose la plus primordiale. On se penche plus sur les personnages, leur relation, les clans, les pouvoirs (politique et magique) que sur qui a bien pu tuer les autres. Par contre, autant le dire de suite, je n'ai pas été étonné par les révélations à ce sujet. On s'en doute presque dès le départ en fait. Mais le style de David Bry, cette manière de doser ses effets, de rythmer son récit, entre les chants, les poèmes, les diverses actions, est particulièrement immergeant. Du coup, même si on se doute de ce qu'il va se passer, on reste tout de même à l'affut. 

Arrive finalement le point faible du récit, du moins pour moi, les personnages. Déjà, il y en a pas mal et certain avec des noms ultra ressemblant. C'est un peu gênant pour savoir qui est qui, et ça, malgré un petit glossaire par clan au début du roman. Ensuite j'ai eu du mal à m'attacher à ceux qui gravitent autour de Stig et même au jeune héros. Ils m'ont paru un peu froid et distant en fait. Je pense que ça vient du style du roman, qui ressemble à un immense poème, une épopée des temps ancien. On se concentre plus sur ce qu'il se passe, les fils du destin, que sur ceux qu'ils manipulent. Et franchement, c'est un côté qui m'a un peu déçu ça, de ne pas m'attacher aux personnages (sans parler que beaucoup disparaissent au fil du roman).

Au final, ce fut une lecture en demi-teinte à cause des personnages. Tout était presque parfait, l'univers vraiment intéressant, l'intrigue plutôt bien menée mais quel dommage que je n'ai pas pu accroché à Stig et aux autres. Je le recommande surtout pour son ambiance emplie de magie.




mardi 15 juillet 2014

Le Crépuscule du Cristal, Iluvendan, tome 2, Nicolas Debandt & Marc-Antoine Fardin

J'avais lu le premier tome de la série Iluvendan pour le challenge 100% SFFF Francophone et j'avais vraiment apprécié. Ce second tome, qui clot la série est tout aussi bien voire même meilleur, et je m'en vais t'expliquer cela.

Le Crépuscule du Cristal, Iluvendan, tome 2, Nicolas Debandt & Marc-Antoine Fardin

Editeur : L'homme sans Nom
Collection : \
Année de parution : 2012
Nombre de pages :  433

A lire si :
- Vous avez lu et aimé le tome 1
- Vous voulez une ambiance un peu Steampunk un peu fantasy
- Vous aimez les voyages initiatiques
A ne pas lire si : 
- Vous voulez du pur Steampunk (en rapport avec la couverture donc)
- Vous n'aimez pas les jeunes héros
- Vous n'aimez pas vraiment les clichés de la fantasy dans le schéma narratif (mais si vous passez outre, alors vous serez content)
Présentation de l'éditeur :
Iluvendan. Une cité où la magie et la technologie se côtoient et s'entremêlent. Le lolthän, étrange cristal noir, source d'énergie mystérieuse, assure la
prospérité de la cité, fait voler ses aéronefs, offre le confort à ses habitants. Mais cela, c'était avant. Avant que la pénurie organisée par le gouvernement embrase Gaeria de guerres terribles. Avant que les dangers du lolthän soient connus de tous...
Klaod, Fêasil, Imenel, Narf et Eänielle : cinq jeunes gens sur qui repose la résistance qui lutte contre le totalitarisme du gouvernement. Et alors que les trahisons se succèdent, que les drames entraînent les héros toujours plus bas, que les batailles désespérées s'enchaînent, ils devront envisager les plus terribles sacrifices pour rétablir l'équilibre à la surface de Gaeria...
Mon avis : 
Avant toute chose, je dois dire que je suis fan de la couverture, tout comme celle du tome 1. J'aime les belles couverture comme ça, même si, avouons-le, elles sont un peu mensongères. Lecteur, ne t'entends pas à lire un livre purement Steampunk. Iluvendan, c'est surtout de la fantasy avec à peine un peu de Steampunk. Mais comme pour le tome 1, moi, perso cela ne me dérange pas du tout. Mais, ça je l'avais déjà dit dans mon avis du tome 1. Passons donc à plus important, si tu veux bien.

Nous revoilà à suivre les aventures de Klaod, Feäsil, Imenel, Narf et Eänielle. Suite aux aventures du premier tome, les voilà tous cinq marqué d'une Silas, représentant les élèments (Eau, Terre, Feu, Air et Esprit). Chacun de ce ceux représentent à son tour l'une des cinq villes Iolthäns (et là, si tu n'as pas lu le tome 1, tu es donc perdu...). Tous ce petit monde a retrouvé la résistance à Ilunvendan et se battent pour que l'équilibre revienne à Gaeria. Nous allons nous retrouvons entrainer dans Gaeria à la suite de nos héros, découvrant un peu plus le monde mais surtout ce qu'il s'y passe et surtout pourquoi.

Je retrouve dans ce Crépuscule du Cristal ce que j'avais apprécié dans Rencontre avec Gaeria, c'est à dire de très bons personnages, surtout concernant les adolescents, un univers complexe, même si parfois un peu cliché et une histoire qui se tient et qui m'a passionné. J'ai aussi trouvé qu'effectivement, comme me l'avait dit Nicolas Debantd dans les commentaires de mon premier avis, les personnages adultes ont gagné en maturité, tout comme l'histoire en fait. Les défauts de la jeunesse des auteurs à l'époque du tome 1 ont été pour la plupart gommé, nous offrant donc un tome final plus mature, plus réfléchi, moins maladroit.

Il reste pourtant quelques défauts. Le plus gros, pour beaucoup, sera surement le fait que l'histoire reste tout de même très cliché dans son ensemble. Enfin, ça c'est si on ne pousse pas plus loin. Il faut bien dire que le coup des éléments, du déséquilibre, des jeunes héros, c'est cliché. Les voyages de nos héros le sont aussi. Mais si on pousse plus loin, donc, on découvre aussi pas mal de critiques de la société (celle du Gaeria, mais aussi la notre d'ailleurs), des réflexions menées sur la liberté, le pouvoir (politique ou pas)... Bref, pas mal de chose qui font que rapidement, on sort du tout clichés. Un autre défaut, du moins pour moi, reste l'importance ou justement la non importance portée à certains personnages. J'aime bien Narf et au final, on ne le voit quasi pas. J'avoue que les héros pour moi reste Klaod, Feäsil et Imenel, mais les autres personnages sont tout aussi importants à mon sens. C'est un peu dommage.

Pourtant, malgré les défauts qui au final, ne m'ont pas si déranger que cela, j'ai vraiment pris plaisir à lire ce livre. J'ai trouvé l'écriture plus poussée, comme les réflexions qui vont avec. J'ai d'ailleurs trouvé vraiment très interessant de voir à quel point quelques années de plus ont pu permettre aux deux auteurs de nous livrer un livre dans la continuité du premier tout en étant meilleur, et assez différent aussi. J'ai aimé voir à quel point ils ont pu poussé leur univers, déjà très travaillé dans le tome 1, à quel point ils ont fait évoluer certains de leur personnage (Feäsil par exemple ou Imenel, qui passe par beaucoup de stades différents).

C'est donc un tome 2 qui finit très bien la série, offrant les réponses qu'on attendait et une fin classique mais efficace. Il est vrai qu'au niveau du schéma narratif, on n'est pas forcément sur de l'original mais cela est largement  compensé par la maitrise du monde, celles des personnages aussi et surtout un ensemble vraiment cohérent. C'est une très bonne lecture, et une bonne série, si on passe outre les clichés qui peuvent faire un peu peur sur le coup.

lundi 8 avril 2013

Iluvendan, Nicolas Debandt & Marc-Antoine Fardin

J'ai mis un petit moment à finir ce livre qui est mon  11ième livre du challenge 100%SFFF. Pas que je n'ai pas aimé, juste que j'ai été bien malade la semaine dernière et donc, je n'avais pas vraiment la motivation suffisante pour lire. Du coup, ce livre a trainé. Mais il est fini et voilà mon avis dessus.

Iluvendan, Nicolas Debandt & Marc-Antoine Fardin

Editeur : L'homme sans nom
Collection : /
Année de parution : 211
Nombre de pages : 424

A lire si :
- Vous voulez une ambiance un peu Steampunk un peu fantasy
- Vous aimez les voyages iniatiques

A ne pas lire si : 
- Vous voulez du pur Steampunk (en rapport avec la couverture donc)
- Vous n'aimez pas les jeunes héros

Présentation de l'éditeur

Iluvendan. Une cité où la magie et la technologie se côtoient et s’entremêlent. Le Iolthän, étrange cristal noir, source d’énergie mystérieuse, assure la prospérité de la cité, fait voler ses aéronefs, offre le confort à ses habitants. Trois adolescents, les jumeaux Feäsil et Klaod et la séduisante Imenel, vont enfin pouvoir découvrir cette cité, car c’est là qu’ils mèneront leurs études. Les heures de cours, les rencontres avec les enseignants, les doutes personnels, cela aurait déjà de quoi largement remplir les journées : mais voilà qu’ils découvrent des rumeurs parlant d’une pénurie de Iolthän, d’une guerre imminente face au pays voisin ! Et comment résister à l’appel de l’aventure lorsqu’on est jeune ? Les trois héros vont décider d’enquêter. Manipulés par certains, aidés par d’autres, ils devront faire face à des forces qui les dépassent, mais feront tout pour faire éclater la vérité !

Mon avis

Lorsque j'ai reçu le livre, j'étais quasiement sure à la vue de la couverture que j'aurais du Steampunk. Non parce que franchement la couverture, elle est juste magnifique (à mon gout) et particulièrement Steampunk. Lorsque j'ai lu la quatrième de couverture, j'y ai encore cru. Or Iluvendan est très fantasy. Plus que Steam. A vrai dire, cela ne m'a pas gêné du tout. Car le monde créé dans le livre est juste magnifique, bien contrôlé et vivant.

Iluvendan est donc l'histoire de trois jeunes gens, les jumeaux Feäsil et Klaod, et Imenel, leur amie. Ils arrivent dans la cité pour y mener leur étude supérieure. Grace à eux, on découvre la ville (juste magnifique et vraiment hétéroclite) mais aussi sa manière de fonctionner. Rapidement, ils se trouvent au milieu des problèmes. La révolution industrielle d'Iluvendan commence à peine et cela entraine beaucoup de questionnement de la part des politiques mais aussi des jeunes gens. On découvre alors un Consul véreux, un groupe de résistant et beaucoup de mystère. Nos jeunes héros décident d'enquêter et se retrouvent dans de formidables aventures.

L'histoire souffre de quelques défauts à mon sens. Déjà un style un peu maladroit, des répétitions dans l'écriture... Mais il faut aussi se souvenir que c'est un livre écrit à quatre mains et que je suppose l’exercice bien plus dur que s'il n'avait eu qu'un seul auteur. Un autre défaut reste la manière dont sont traités les adultes du livre. Je les ai trouvé brouillon, immature bien souvent, est parfois n'étant juste là que pour avoir une caution adulte. Par contre, les jeunes sont vraiment très bien gérés, que se soit au niveau de leur sentiment ou de leur relation. Ensuite, je dois avouer que dans les descriptions même si je m'en suis pris plein la vue, mes autres sens sont restés dans un coin. Ça manque d'odeur, de bruit. Mais cela reste un défaut minime.

J'ai par contre vraiment apprécié le mélange décors Steampunk et vie fantasy. Il est vraiment bien fait et fonctionne à merveille. Du coup, la cité d'Iluvendan parait être vivante, réellement (et pas que dans le quartier des Druides). Son fonctionnement m'a laissé sans voix. L'univers prend une grande place dans le roman, que se soit la cité, où l'extérieur que nous découvrirons en même temps que nos héros et qui regorge d'une faune et d'une flore vraiment ahurissante (mais je n'en parlerrais pas plus).

En conclusion, ce Rencontre avec Gaeria, premier tome d'Iluvendan m'a plu. Beaucoup. Et cela malgré quelques défauts vites oubliés grâce à la richesse de l'univers. J'ai hâte de pouvoir commander le second tome et de savoir ce qu'il va se passer.