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lundi 24 avril 2023

La maison hantée, Shirley Jackson

 Oui, je ne m'éloigne jamais beaucoup de la SFFF, même quand je dis que j'ai besoin de lire autre chose. Bref, il y a un moment, j'ai récupéré une liste de livres sur des maisons hantées, et bien sûr, la maison hantée en faisaient partie (le Tour d'écrou de Henry James aussi, mais j'ai oublié de faire la chronique ici)(d'ailleurs, merci à Malone Silence pour les recommandations). Alors, ça donne quoi, la maison hantée ?

La maison hantée, Shirley Jackson

Editeur : Rivages/Noir
Collection : 
Année de parution : 2016
Titre en VO : The Haunting of Hill House
Année de parution en VO : 1959
Nombre de pages : 288

A lire si : 
- Vous aimez les romans psychologiques
- Vous voulez de la maison hantée mais pas trop

A ne pas lire si : 
- Vous vous attendez à avoir très peur

Présentation de l'éditeur : 

Construite par un riche industriel au XIXe siècle, Hill House est une monstruosité architecturale, labyrinthique et ténébreuse, qui n’est plus habitée par ses propriétaires. On la dit hantée. Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montague veut mener une enquête et sélectionne des sujets susceptibles de réagir au surnaturel. C’est ainsi qu’Eleanor arrive à Hill House avec ses compagnons. L’expérience peut commencer. Mais derrière les murs biscornus, les fantômes de la maison veillent et les cauchemars se profilent…

Mon avis

Je ne vais pas vous mentir, je m'attendais à un roman un minimum plus terrifiant. Je ne sais pas trop pourquoi, d'ailleurs. J'avais eu la même chose avec le Tour d'écrou de Henry James. Je crois que c'est à cause de la série the Haunting of, sur Netflix, qui reprend librement les deux romans (mais que je n'ai toujours pas vu). Mais la Maison Hantée, sans être terrifiant, n'est pas forcément de tout repos. Et finalement, j'en suis plutôt contente, parce que je préfère ce genre là de roman.

Un été, le docteur Montagu décide de faire venir des gens ayant subi des phénomènes paranormaux à Hill House, une étrange maison perdu dans les collines et dite hantée. Il invite donc Eleanor Vance, qui aurait subi déjà subi un épisode de poltergeist alors qu'elle était enfant, Theodora qui serait télépathe ainsi que Luke Sanderson, qui lui fait parti de la famille de la propriétaire de la demeure. Tous les quatre doivent passer plusieurs semaines dans la maison et y noter toutes leurs impressions. Mais, entre les dimensions étranges de la maison qui la rendent inconfortable et son étrange ambiance, les esprits vont vite s'échauffer.

J'ai adoré l'ambiance du roman. On est sur du néo gothique, avec cette maison biscornue, âgé de plus de 80 ans et construite par un industriel qui ne semblait pas tout à fait saint d'esprit. Dès le départ, Hill House fait peur, mais étrangement, elle n'apparait pas tout à fait comme un cauchemar. Plutôt une sorte de parenthèse dans la vie bien trop rigide d'Eleanor, notre personnage point de vue. Les deux se répondent, d'une certaine façon. C'est assez compliqué à expliquer, mais en fait, la maison et la jeune femme ont peut-être plus de point en commun qu'on ne veut bien le croire. D'ailleurs, l'autrice va plus se pencher sur la psychologie de son héroïne que sur le fait que la maison ne soit hantée. Petit à petit, on va découvrir Eleanor par elle-même, ce qui va peut-être nous enduire en erreur parfois. Car nous avons là un personnage complexe, que nous avons parfois du mal à comprendre. Eleanor est comme une enfant, une enfant parfois capricieuse. Et si "l'ennemie" est la maison pour les trois autres locataires, ce sont eux, qui petit à petit vont devenir les ennemis d'Eleanor. On comprend alors, que si Hill House n'est pas hantée au sens propre du terme, elle hante et possède ceux qui y viennent. 

Autre chose que j'ai apprécié, c'est le côté maison hantée pas si hantée que ça, avec l'apparition de Mrs Montagu, l'épouse du docteur. Jackson part vraiment sur cette idée que la maison n'est peut-être pas si hantée que ça, et que vraiment, ce sont les personnes qui y vivent qui la rende si terrifiante et particulière. Alors que Eleanor, Luke, Theodora et le docteur sont témoins de phénomènes étranges, Mrs Montagu et son acolyte qui se disent tous deux mediums ne sont témoins de rien. Leurs interactions sont même plutôt amusantes, détendant l'atmosphère, avant la fin du roman. En fait, leur présence et leurs expériences surnaturelles (ils utilisent une planchette par exemple), ne semble pas affecté le moins du monde ce qui se trouve dans la maison. Et pendant qu'ils font "les zouaves", les quatre autres, eux, vivent toujours des choses étranges. Le contraste est assez saisissant à partir de là. Et je crois vraiment que c'est à partir de là que j'ai commencé à frissonner un peu.

Au final, le roman n'est pas aussi terrifiant que je l'aurais cru, mais il fonctionne particulièrement bien. J'ai adoré l'aspect psychologique que l'on retrouve tout le long. Le fait qu'Eleanor semble si connecté à la maison aussi. Bref, ce fut un roman vraiment sympa à lire, que j'ai d'ailleurs dévoré en deux jours. 


jeudi 20 avril 2023

Le Chardonneret, Donna Tartt

 Je commence à faire une petite overdose de SFFF en ce moment. Je n'ai lu quasi que ça depuis deux ou trois ans, il faut donc que je m'en éloigne un peu. Rien de mieux pour ça qu'un bon gros pavé dramatique. Ayant envie de découvrir Donna Tartt, j'ai donc pris le seul livre d'elle que ma médiathèque proposé : le Chardonneret.

Le Chardonneret, Donna Tartt

Editeur : Plon
Collection : Feux croisés
Année de parution : 2014
Titre en Vo : The Goldfinch
Année de parution en VO : 2013
Nombre de pages : 795

A lire si : 
- Vous aimez les romans fleuve et les pavés    
- Vous aimez les personnages paumés

A ne pas lire si : 
- Vous voulez quelque chose de court et qui ne disgresse pas.

Présentation de l'éditeur

Theo Decker a treize ans. Il vit les derniers instants de sa vie d’enfant. Survivant miraculeux d’une explosion gigantesque en plein New York, il se retrouve seul dans la ville, orphelin, et se réfugie chez les parents d’un ami pour échapper aux services sociaux. Mais cette situation ne pourra être que temporaire. Désormais Theo va comprendre très jeune, qu’il ne peut compter que sur lui-même. Tout ce qui lui reste de cette journée où il a perdu sa mère, c’est un tableau, une toile de maître minuscule, envoûtante, infiniment précieuse et qu’il n’a pas le droit de posséder. Mais il ne peut plus s’en détacher. Et elle va l’entraîner dans les mondes souterrains et mystérieux de l’art.

Mon avis

Je vous avoue, j'espérai plutôt trouvé le Maitre des Illusions que le chardonneret que j'ai eu tendance à appeler le Chardonnet durant bien la moitié de ma lecture. Le premier m'inspirait un peu plus. Là, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je n'avais pas lu que de bonnes critiques. Et dans les bonnes, elles me semblaient un peu trop dithyrambiques. Et à vrai dire, je crois que vraiment, soit on aime, soit pas du tout, mais il n'y a pas de demi mesure avec ce roman. Ca tombe bien, j'ai aimé, même si j'ai mis un moment à vraiment entrer dedans.

A treize ans, Theo vit seul avec sa mère. Son père a disparu un an plus tard, sans donner de nouvelles. Alors que lui et sa mère ont rendez-vous avec le directeur du collège, pour parler de l'exclusion temporaire du jeune homme, ils s'arrêtent au musée, où se tient une exposition qu'elle veut à tout prix voir, car, parmi les tableaux, il y a son préféré, le "Chardonneret". Mais durant leur visite, un attentat détruit le musée. Théo va s'en sortir, miraculeusement. Il va aussi, dans sa confusion, voler le Chardonneret. Ce petit tableau va alors prendre une place importante dans sa vie, le menant à prendre des décisions pas toujours très intelligentes jusqu'à ce qu'il se retrouve à Amsterdam, là où commence le roman donc.

Le roman se compose de deux grosses parties, l'enfance de Theo, du jour de l'attentat à quelques années plus tard, puis de sa vie, huit ans plus tard. J'ai lu quelque part (je ne sais plus où), que Donna Tartt au début, ne voulait écrire que la partie enfance. Quel dommage cela aurait été. J'ai apprécié la partie enfance de Theo. A ce moment, malgré les quelques idioties qu'il va faire, malgré son penchant pour l'alcool et la drogue quand il va débarquer à Vegas et sa rencontre avec Boris, il est encore à peu prés innocent. C'est un gamin perdu, avec qui la vie n'est pas tendre. Surtout, c'est un gosse qui culpabilise sur la mort de sa mère, sur le vol du tableau aussi. Tout cela l'angoisse, et ça se comprend parfaitement. L'autrice parvient parfaitement à nous faire ressentir tout ça. Mieux encore, même si le roman est à la première personne, elle arrive à nous faire ressentir ce que peuvent penser les autres personnages face à Theo sans trop en faire. Dans la seconde partie du roman, il n'a plus cette innocence. Il fait sciemment ses conneries (et autant dire qu'entre la prise de médocs comme de drogue, l'alcool, la vente de fausses antiquité, il en fait pas mal). Mais il garde en lui la culpabilité d'être toujours en vie, d'avoir ce tableau avec lui, de savoir que ses amis, son associé pourraient avoir des problèmes à cause de ça. 

Et pourtant, il a quelques rayons de soleil, qui viennent souvent de son enfance. Il y a Hobie, l'antiquaire qui va le recueillir à New York, Pippa, la fille dont il est amoureux, mais aussi madame Barbour, mère d'un ami d'enfance qui l'accueillera aussi et qui, avec le temps, le verra quasiment comme son fils. Et puis, il y a Boris. Boris, qui est son seul ami durant l'adolescence à Vegas, qui l'entraine plus ou moins dans les embrouilles, mais surtout, qui va lui voler son tableau, sans même qu'il ne le sache. Boris qui l'entrainera à la recherche du Chardonneret jusqu'à Amsterdam. Boris qui n'est pas le personnage principal du roman, mais qui clairement aurait pu l'être. 

Tout cela, Donna Tartt nous le raconte avec force détails. Lire ce roman est assez étrange. Le Chardonneret est lent. Il prend son temps. L'autrice ne nous cache rien des sentiments de son personnage principal, et il pense beaucoup. Et pourtant, malgré cette lenteur, il est ultra intense. Il est dense, captivant même dans les petits détails qui semblent insignifiant. Il a aussi son rythme, passant des souvenirs au moment présent, parfois à quelque chose qui arrivera bien plus tard. Tout cela fait qu'il est finalement assez compliqué de le lâcher une fois commencer (bon, moi, j'ai été obligé de le lâcher quelques jours, parce que j'ai mal à l'épaule et qu'il est quand même bien lourd).

Au final, j'ai adoré ma lecture. Je suis super contente d'avoir découvert et surtout aimé Donna Tartt. J'ai hâte de mettre la main sur le Maitre des Illusions maintenant. C'est vraiment le genre de livre que j'apprécie en blanche, intense, à la limite du psychologique (voir parfois de la philosophie). Vraiment, j'ai adoré (et comme toujours quand j'adore, j'en parle très mal...)

jeudi 6 avril 2023

L'épreuve du Silence, Mercy Thompson, tome 10, Patricia Briggs

 C'est le retour de Mercy ! Ca faisait un moment non ? Bon, je me calme un peu dessus parce que je crois qu'il ne reste plus qu'un tome ou deux de dispo à la médiathèque. Faudra que je me trouve une autre série dans le style après ça. Mais passons donc à ce tome 10 qui nous fait quitter les Tri-Cities pour découvrir de nouvelles contrées. C'est parti.

L'épreuve du Silence, Mercy Thompson, tome 10, Patricia Briggs

Editeur : Milady
Collection : poche
Année de parution : 2018
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 10: Silence Fallen
Année de parution en VO : 2017
Nombre de pages : 471

A lire si :
- Vous aimez la série (au bout de dix tomes, ça serait bien dommage)
- Vous aimez bien quand Adam devient aussi narrateur
- Vous avez envie de voir autre chose que les Tri-Cities

A ne pas lire si : 
- Vous n'aimez pas ne pas tout comprendre d'un coup
-Les vampires ne sont pas votre tasse de thé

Présentation de l'éditeur : 

Enlevée et retenue en otage par l’un des plus puissants vampires au monde, Mercy parvient à échapper de justesse à son ravisseur. Seule et désarmée au beau milieu de l’Europe, à des milliers de kilomètres des siens et entourée d’ennemis potentiels, Mercy doit à tout prix parvenir à nouer de nouvelles alliances pour éviter de déclencher la guerre qui gronde entre loups-garous et vampires. Car des magies anciennes sont à l’oeuvre, prêtes à dresser les meutes les unes contre les autres et déchaîner le chaos. Et au coeur de la cité millénaire de Prague, les fantômes rôdent…

Mon avis

Quand j'ai vu la carte de Prague en ouvrant le livre, j'étais toute contente. Je rêve de visiter cette ville et de contempler son horloge astronomique. Bon, quand Mercy se fait kidnapper et pas qu'un peu alors qu'elle va faire des courses, et qu'elle se retrouve on en sait trop où dans les mains du Seigneur de la Nuit, lui-même, je l'étais un peu moins. Parce que la dame n'était pas vraiment en état de faire quoique se soit. Mais c'est mal la connaitre. Entourée d'ennemis, sans lien avec sa meute, elle décide de s'enfuir. Elle bat la louve-garou apprivoisée du vampire, se barre en bus et débarque à Prague, où les ennuies ne font finalement que commencer. Pendant ce temps, Adam part pour Milan dans l'idée de la récupérer, en compagnie de Marsilia, Stephen, Honey, Larry (le roi des Gobelins), ainsi qu'un pilote et un copilote (qui est un loup soumis). Là-bas, il va devoir faire preuve de beaucoup de diplomatie pour ne pas déclencher une guerre. 

J'aime beaucoup quand Mercy n'est pas la seule narratrice. Les points de vue d'Adam sont toujours sympa à lire, surtout qu'avec le temps, il semble devenir moins "gros macho" que les premières fois où ça arrive. Surtout, ça éclaire toujours un peu plus l'histoire, et dans ce tome, il y en a besoin. Arrivé à la dixième aventure, il faut réussir à mettre du sang neuf, à continuer à tenir le lecteur en haleine. Ce n'est pas toujours simple. Ici, il y a donc le changement de point de vue avec les apparitions de celui d'Adam, et puis le voyage en Europe qui permet de voir d'autres meutes et d'autres essaims. Car, oui, les vampires sont mis en avant dans ce tome. Et qui dit vampires, dit forcément machination.

Du coup, ça nous donne un tome avec finalement assez peu de bagarre et qui parait un peu plus long que les autres. Attention, il s'y passe beaucoup de chose par contre, et il faut être bien accroché pour réussir à tout comprendre d'un coup. Déjà, il y a tout l'aspect politique du vampire européen à découvrir. Parce que le Seigneur de la Nuit, on le connait de nom pour l'instant, mais c'est tout. Ensuite, parce qu'il est pour le moins fourbe et qu'il ment presque aussi bien qu'il respire (alors qu'il ne respire pas). Mais surtout, qui dit vieux essaim, dit vieux griefs. Et là, franchement c'est plutôt pas mal pour l'intrigue. Côté Mercy, nous découvrons donc Prague, son horloge (qu'on ne voit pour ainsi dire pas), la boulangerie de la meute, le quartier juif et son golem ou encore l'hospitalité des tchèques. Elle n'a pas le temps de faire du tourisme puisqu'elle est prise entre deux feux, celui des deux essaims de Prague (parce qu'un, c'était pas suffisant). On va vite comprendre que le coup des deux essaimes à peut-être à voir avec ce qu'il se passe à Milan. Surtout, on va en découvrir encore un peu plus sur les pouvoirs de Mercy, plus particulièrement ceux qui font qu'elle peut voir les fantômes. 

Et puis, alors, chose que j'apprécie toujours autant dans les Mercy, c'est le fait que l'autrice se serve de l'Histoire pour la sienne. Prague est une ville qui a beaucoup vécu, souvent des choses pas affreuses et Briggs ne le cache pas. Même si c'est sur quelques lignes seulement, elles parlent des pogroms qui ont massacré des milliers de personnes, mais aussi des deux guerres mondiales, l'assassinat de Heiydrich (l'opération Anthropoid, qui valu donc la mort du SS Heydrich, mais aussi de nombreuses représailles par les nazis sur le peuple tchèque)(perso, j'ai vu le film Anthropoid de Sean Ellis il y a quelques temps déjà et ça m'avait bien marqué). Elle se sert aussi de la légende du golem de Prague, ou plutôt des légendes (parce qu'il en existe plusieurs sur sa "mort". Et franchement, je trouve ça vraiment sympa à redécouvrir (ou découvrir). En plus, ça fait écho aux études qu'a faite Mercy avant de devenir mécanicienne (non, elle ne sort pas toutes les informations qu'elle nous donne du fond de son chapeau).

Au final, je l'ai plutôt bien aimé ce tome, surtout pour son aspect politique. On sent aussi que les décisions récemment prises commencent à faire des vagues et que ça ne va pas rester bien calme encore très longtemps. Bref, hâte de voir la suite. 


mardi 4 avril 2023

Rythme de Guerre 2, Les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

 Et voilà, les Archives de Roshar, c'est fini pour un moment (non en vrai, j'ai encore un bouquin à lire dessus). La suite arrivera dans quelques temps (il en est je crois à 35% environ de l'écriture du tome cinq au moment où j'écris ces lignes). Bref, nous voilà arrivé à la fin du tome 4 et il fut dense.

Rythme de Guerre 2, Les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

Editeur : le livre de poche
Collection : fantasy
Année de parution : 2023
Titre en VO : The Stormlight Archive, book 4: Rhythm of War, part 2
Année de parution en VO : 2020
Nombre de pages : 1248

A lire si : 
- Vous aimez la série
- Vous voulez voir des héros pas au meilleur de leur forme

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les pavés

Présentation de l'éditeur : 

Les Radieux, à l’exception de Kaladin et Lift, sont plongés dans l’inconscience et la tour d’Urithiru est tombée dans les mains des Fusionnés. Navani, prisonnière de la Fusionnée Raboniel, mène avec l’aide du sprène de la tour des expériences pour percer les secrets de la lumière.
Pendant ce temps, à Shadesmar, Adolin tente une manœuvre risquée pour rallier les sprènes d’honneur à ses côtés, en acceptant d’être jugé au nom de toute la race humaine pour les crimes anciens commis à l’encontre des sprènes. L’affrontement contre Abjection se précise, mais avant cela, l’humanité a besoin de soldats.

Mon avis

Il est toujours compliqué de parler de la seconde partie d'un tome sans spoiler le premier. La preuve, même l'éditeur le fait dans son résumé. Bref, vous avez compris, je vais divulgacher la partie un (désolée).

Dans la dite partie un, les Fusionnés, commandée par Raboniel, prennent Urithiru et font prisonniers tout les habitants de la tour. Raboniel en profite donc pour corrompre la tour, et pour plonger les Radieux dans un étrange sommeil dont rien ne semble pouvoir les tirer. Malheureusement pour elle, Kaladin et Lift ne sont pas endormis, eux. Bon, leur état n'est pas génial, l'un est de plus en plus mal en point, l'esprit fragile et ses pouvoirs fonctionnant à moitié, l'autre est emprisonnée. Reste donc Navani, Dabbit et Rlain, encore en état de sauver la tour, mais sans trop savoir comment si prendre. De son côté, Dalinar se trouve toujours en emul, et fait face aussi bien à la capture de son épouse qu'à la trahison de Taravagian. Dans Shadesmar, Adolin va devoir affronter son jugement, tandis que Shallan, elle, va s'affronter elle-même.

Bon commençons par les raleries (pour changer). Où est Renarin ? J'ai presque cru qu'il allait avoir de l'importance, du moins un peu plus que ce que l'auteur nous laisse. Non, mais, vraiment, on comprend de plus en plus à quel point il est important dans l'histoire et pourtant, il est complétement transparent. On ne le voit quasi pas, il reste dans l'ombre, comme souvent, et moi, ça m'ennuie. Parce que j'aime beaucoup Renarin de base et que j'aimerai vraiment qu'il gagne en importance. Bref, ça c'était pour raler un bon coup. 

J'ai trouvé, je l'avoue, le tome parfois un peu lent. Alors avec Roshar, c'est toujours un peu bizarre de dire ça. Bizarre parce qu'il se passe toujours quelque chose. En fait, le truc, c'est que je trouve qu'il se répète un peu. Et même là, je sais très bien que ça sert l'évolution de Navani (c'est surtout avec elle qu'il fait ça). Sanderson a tendance à m'énerver un peu quand il fait ca, parce que j'ai beau savoir qu'il ne nous répète pas une information pendant des lustres pour rien, j'aimerais qu'il passe à autre chose. Oui, Navani ne se considère pas comme une érudite, même si, dans les faits, c'est plus compliqué. Oui, Raboniel et elle ont peut-être plus en commun que ce qu'on veut bien nous faire croire. Et pourtant, à chaque fois, il nous révéle un indice sur la suite. Il en va de même pour Kaladin, de plus en plus mal en point donc, souffrant de stress post-traumatique à un point avancé, ou encore de Shallan. A croire que les Radieux ne sont pas fait pour être heureux.

En parlant de Shallan, passons à ce cher Adolin, qui galère quand même bien comme il faut avec les sprènes. J'ai vraiment adoré toute cette partie. On en découvre un peu plus sur le fonctionnement des sprènes, et pas seulement ceux d'honneur. De plus, j'adore Adolin et j'aime le voir douter de lui, malgré son optimisme flagrant. Sans parler de Shallan, pour qui il est toujours là et qui, elle, s'en veut toujours de se servir un peu de lui. Ils restent parmi mes personnages préférés, tous les deux, et c'est pas ce tome qui me faire dire le contraire.

J'ai lu les 1200 et quelques pages du roman avec bonheur. Je n'ai pas vu venir certaines choses, d'autres oui. Il est fort Sanderson pour que tout le monde soit là où il faut au bon moment. Je suis toujours admirative de voir comment il place ses pions, et cela depuis les premiers tomes. Franchement, j'attends de voir ce qu'il va se passer dans le tome suivant. 

jeudi 9 mars 2023

Rythme de guerre 1, les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

 J'ai l'impression que ça fait des années que je ne suis pas retournée à Roshar alors que ça ne fait que depuis 2021. La faute au fait que je ne veuille que les éditions poches pour ne pas déparailler la collection. Je ne parlerais donc pas du fait que le Livre de poche ait décidé de changer le design des couvertures en plein milieu de la publication de la série (j'aime pas, voilà). Bref, me revoilà à Roshar et je suis contente.

Rythme de guerre 1, les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson 

Editeur : Le livre de poche
Collection : imaginaire
Année de parution : 2023
Titre en VO : The Stormlight Archive, book 4: Rhythm of War, part 1 
Année de parution en VO : 2020
Nombre de pages : 1152 

A lire si : 
- Vous aimez la série
- Vous voulez voir des héros pas au meilleur de leur forme

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les pavés

Présentation de l'éditeur : 

Après avoir formé une coalition humaine pour repousser l’invasion des Néantifères, Dalinar et ses Chevaliers Radieux ont mené une campagne aussi brutale qu’impitoyable. Cependant, aucun des deux camps n’a réussi à prendre le dessus et la guerre s’enlise. Le spectre de la trahison possible de son allié Taravangian pèse sur chacune des décisions stratégiques de Dalinar.
De son côté, Kaladin Béni-des-foudres doit s’habituer à son nouveau rôle parmi les Chevaliers Radieux alors que ses Marchevents font face à leurs propres problèmes : des Fusionnés, de plus en plus nombreux, se réveillent alors que plus aucuns sprènes d’honneur n’acceptent de se lier avec des humains pour faire grossir les rangs des Radieux. Des émissaires de la coalition sont envoyés à la forteresse de l’Intégrité Constante pour convaincre les sprènes de se liguer avec eux contre les forces du dieu maléfique Abjection. Sinon, ils devront se confronter à l’horreur de la défaite…

Mon avis

Un an et quelques sont passés depuis la fin de Justicière. La guerre entre les humains et Ceux qui chantent s'enlisent méchamment. Aucun des deux parties n'arrivent à prendre réellement le dessus. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer, mais du côté des humains, il reste le spectre de la trahison de Taravangian, pourtant l'un des plus puissants alliés de Dalinar. Alors, celui-ci cherche comment s'en sortir. Pour cela, il n'a pas trente six solutions, il doit récupèrer un général caché à Pierre d'Atre, et convaincre les sprènes d'honneur de participer. Pour la première mission, il envoie les Marchevents, commandé par Kaladin. Si la mission est un succès, pour le jeune homme, rien ne va. Dalinar le retire du combat, voyant bien que la depression n'est pas loin. Il se réssout alors à devenir chirurgien, au côté de son père. POur la seconde mission, Shallan et Adolin partent pour Shadesmar, accompagnés par d'autres Radieux. Mais un espion se cache dans leur rang et Shallan va bien avoir du mal à le découvrir.
Et pendant ce temps, Ceux-qui-chantent et leurs fusionnés prévoient d'envahir la tour...

Il y a pas mal de chose à dire sur ce tome, surtout sur les personnages. Déjà, j'ai été plus que ravie de voir que les perso points de vue comprenaient entre autres Navani, Shallan et Adolin. Ce sont des personnages que j'aime beaucoup et, pour Navani, je trouve qu'on ne la voyait pas assez finalement. Par contre, déçue de ne pas voir Renarin (il apparait, quoi, deux fois dans le roman et vraiment dans un coin), et de très peu suivre Jasnah et Dalinar. Mais, à la place, on a aussi Venli, du côté de Ceux-qui-chantent, et j'apprécie assez. J'aime voir ce qu'il se passe du côté antagoniste. Et autant dire qu'ils ne sont finalement pas mieux fourni que les humains. Chez eux aussi, les complots ont court et Venli, sans vraiment le vouloir, va se retrouver en première ligne de ceux-ci. 

Mais ce que j'ai vraiment apprécié dans cette première partie, c'est la psychologie des personnages, plus particulièrement de Kaladin et de Shallan. Pour Shallan, ce n'est pas étonnant, j'aime le personnage et j'apprécie beaucoup la manière dont l'auteur traite son trouble dissociatif de l'identité. C'est une maladie sur laquelle il a déjà écrit (dans Legion, son héros en souffre mais d'une toute autre manière). Là, je trouve qu'il se rapproche bien plus de la manière dont elle est perçue de nos jours. Ici, les trois identités de Shallan semblent avoir réussi à trouver un certain équilibre. Mais une quatrième n'est pas loin et Shallan sombre de plus en plus. Les évènements de Shadesmar ne vont pas l'aider non plus. Heureusement pour elle, elle a toujours Adolin pour la soutenir. Ce garçon est vraiment merveilleux. Toujours là pour les autres alors que lui-même a ses propres problèmes. Pour Kaladin, ce sont ses vieux démons qui reviennent et la dépression avec. Il faut dire que chercher sa place dans le monde, quand on pense ne savoir faire qu'une seule chose n'est pas des plus simples. Et de son côté aussi, heureusement qu'il n'est pas seul. C'est vraiment quelque chose qu'on retrouve dans ce tome, l'entraide. C'est probablement l'un des thèmes récurent de la série entière. Sans les autres, il est plus dur d'arriver à être fort.

Et puis, bien entendu, il y a le déroulement de l'histoire. On arrive sur la fin de la première partie de Roshar et certaines choses s'accélèrent. Ca se sent surtout dès la seconde partie du roman avec les mouvements de Ceux-qui-chantent et des fusionnées vers la tour. Mais aussi avec les avancées technologiques des érudits de Navani. Le monde change et je ne suis pas sûre que les personnages, qu'ils soient protagonistes ou non seront tous prêt à suivre. 

Au final, c'est encore un coup de coeur. Et ça fait plaisir vu mes dernières lectures sandersoniennes. Je retrouve l'auteur que j'apprécie depuis le début et ça fait du bien. J'espère vraiment que par la suite, il ne va pas repartir dans ses derniers travers parce que vraiment, Roshar fait partie de mes sagas préférées. 


mercredi 22 février 2023

L'étreinte des flammes, Mercy Thompson, tome 9, Patricia Briggs

 Je n'aurais jamais cru que j'avancerais aussi bien sur Mercy Thompson depuis décembre. C'est pourtant bien le cas et j'en remercie ma médiathèque pour ça. On risque pourtant d'un peu moins la voir prochainement ici, parce que j'ai une pile à lire maison un peu énorme avec quelques pavés que j'aimerais quand même écoulés rapidement (bon, un Mercy se lit très vite, je pourrais toujours en glisser un ou deux entre deux pavés). Mais passons à ce tome neuf, si vous le voulez bien.

L'étreinte des flammes, Mercy Thompson, tome 9, Patricia Briggs

Editeur : Milady
Collection : fantasy
Année de parution : 2017
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 9: Fire Touched
Année de parution en VO : 2016
Nombre de pages : 380

A lire si : 
- Vous avez aimé les tomes précédents
- Vous voulez en découvrir un peu plus sur les Seigneurs Gris et En-Dessous

A ne pas lire si : 
- Vous voulez voir les vampires

Présentation de l'éditeur : 

La tension entre les faes et les humains est à son comble. Lorsque la meute est amenée à affronter un troll déchaîné, la présence d’Aiden, enfant humain enlevé il y a des siècles par les faes, pourrait bien être la seule chose susceptible d’empêcher la guerre qui s’annonce.
Prêts à le protéger coûte que coûte, Mercy, Adam et la meute devront défier le Marrok, les humains et les faes. Mais qui les protégera de celui qui a reçu l’étreinte des flammes ?

Mon avis

Je me demandais à quoi allait-on avoir droit après le Guayota et ses tibicenas. Il faut dire que le tome précédent fait partie de mes préférés, autant pour tout ce qui concerne la vie de la meute avec le retour de Christy et ce qu'il implique, qu'avec son ennemi. Alors, je m'attendais à du lourd, du moins à quelque chose d'aussi bien. Et franchement, on est plutôt pas mal avec ce tome. Déjà, il commence sur les chapeaux de roues avec une attaque de troll. La bestiole, aussi grande que le pont où elle a élu domicile n'est pas là pour rien. Elle a été lâché dans l'espoir de récupérer Zee, Tad et un mystérieux gamin qui semble pouvoir utiliser le feu et pour faire le plus de dégats possible. Le seul truc, c'est que son envoyeur n'imaginait probablement pas que Mercy allait revendiquer les Tri-Cities comme territoire de la meute et qu'elle offrirait la protection à ceux qui en eux besoin. Une décision qui ne plait guère aux Seigneurs Gris. 

La décision de Mercy va entrainer deux-trois problèmes. Déjà, ça ne plait pas au faes, bien entendu. Une bonne partie des Seigneurs Gris comptent bien détruire les humains pour reprendre le contrôle sur Terre, une autre est plus modérée, mais pas tout à fait d'accord non plus. Surtout que la meute offre sa protection à Aiden, enfant humain ayant réussi à fuir En-Dessous. Le gamin (qui n'en est plus vraiment un) a hérité de pouvoir que les faes lui envient, forcément. Ensuite, elle n'est pas ultra bien accueilli par la meute. Cela va donner l'occasion à Adam d'asseoir un peu plus son autorité et celle de Mercy. Je crois qu'on a jamais vu la meute aussi soudé après ça. Malheureusement, elle va aussi être lâché par le Marrock, qui ne souhaite pas voir toutes les meutes des USA en danger à cause de ce genre de décision. Une décision que Mercy prend particulièrement mal tellement elle a l'impression d'être abandonnée par Bran.

Et puis, il y a l'ennemi, parce qu'il y a toujours un ennemi. Vous me direz que rien qu'avec les problèmes qu'engendre la décision de Mercy, appuyé par Adam, et finalement par toute la meute. Mais on s'attend finalement toujours à un combat dans la série. Alors, oui, le tout premier est déjà pas mal, mais le troll n'était pas l'ennemi. Non, là nous avons d'abord le conseil des Faes, à savoir les Seigneurs Gris. On en entend parler depuis un moment, on a même rencontré certain d'entre eux (dont un à l'épisode précédent). Si Mercy et Adam vont affronter tout le conseil sur le plan administratif je dirais, c'est surtout l'une de ses membres qui va s'avérer problématique. On la voit venir de loin d'ailleurs, ce que finalement, je trouve un peu dommage. Mais j'ai vraiment apprécié enfin découvrir une partie des Seigneurs Gris, les voir interagir entre eux et commencer à comprendre leur fonctionnement.

Leur introduction coïncide donc aussi avec celle d'Aiden, le garçon enlevé voilà bien longtemps par En-Dessous. Aiden est l'élément perturbateur du récit et il tient parfaitement ce rôle. C'est aussi avec lui qu'on en découvre plus sur En-Dessous, à la fois lieux et personnage. J'ai apprécié le voir aussi aider Joel, l'homme transformé en tibicena lors du tome précédent et intégrer à la meute par Mercy. Je ne le dirais jamais assez, mais Briggs n'oublie que rarement les personnages qu'elle introduit dans ses romans, chose appréciable. On découvre aussi un nouveau loup arrivait depuis peu et qui me semble plutôt prometteur par la suite.

Au final, j'ai beaucoup aimé ce tome. J'aime quand on passe plus de temps sur les relations entre la meute, Mercy et Adam comme ce fut le cas ici. J'apprécie aussi découvrir toujours plus les faes et voir comment l'autrice se sert des légendes européennes pour les nourrir. J'espère que le prochain tome sera tout aussi sympathique à lire.

vendredi 3 février 2023

La Faille de la Nuit, Mercy Thompson, tome 8, Patricia Briggs

 Je reviens à Mercy après un tome sept qui ne m'avait pas tant plu que ça. Mais comme j'adore Mercy et la meute, je n'ai pas pu me résoudre à rester trop longtemps sur une mauvaise impression (en espérant très fort pour que ça n'en soit qu'une seule).

La Faille de la Nuit, Mercy Thompson, tome 8, Patricia Briggs

Editeur : Milady
Collection 
Année de parution : 2015
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 8: Night Broken
Année de parution en VO : 2014
Nombre de pages : 477

A lire si 
- Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous voulez de l'action

A ne pas lire si : 


Présentation de l'éditeur :

Fuyant son nouveau compagnon violent, Christy, l’ex-femme d’Adam, fait un retour fracassant dans les vies d’Adam et Mercy. La cohabitation n’est pas simple. Surtout lorsque Christy décide de monter la meute contre Mercy afin de récupérer Adam. Et la situation empire lorsque son petit ami retrouve sa trace : les cadavres s’empilent et Mercy va devoir mettre ses problèmes personnels de côté pour affronter une créature bien décidée à réduire son monde en miettes !

Mon avis

Bon, après la petite déception du tome précédent, j'espérais que l'autrice se reprendrait pour nous offrir une histoire bien mieux gérée. J'ai été exaucée avec la Faille de la Nuit, et je suis contente. Bon, il faut dire que déjà, Christy (l'ex-femme d'Adam) se pointe, harcelée par un type qui a tout l'air d'être bien plus dangereux qu'elle ne le pense. Forcément son retour dans la maison de la meute n'est pas de tout repos pour Mercy. Ajouté à ça que le harceleur de Christy est une sorte de dieux venant des îles Canaries qui semblent totalement invincibles et nous allons avoir une intrigue des plus intéressantes. 

Commençons par Christy. L'ex-femme d'Adam est parti, laissant mari et fille, ne supportant plus la vie auprès de la meute. Quand elle revient, pourtant, elle tente de reprendre la main, aussi bien sur la maison que sur celui qui y vit. Et pour ça, Christy est très forte, plus que Mercy, qui a toujours tendance à se rabaisser sur certains points face à la belle et blonde et manucurée Christy. Elle arrive à rallier à sa cause certain loup, et même parfois Adam. Clairement, c'est le genre de personne que je trouve antipathique à souhait, et que du coup, j'apprécie en roman. Surtout, elle permet de mettre en valeur Mercy, une fois encore. Parce que Mercy, c'est tout l'inverse de Christy, et pas seulement physiquement. Leur rivalité se ressent partout, dans les manières de la meute (Christy manipule souvent les loups). Et vraiment, moi, à la place de Mercy, j'aurais pété un plomb plus tôt qu'elle. Mais Christy, c'est aussi une femme harcelée, apeurée et perdue. Un point que l'autrice nous fait difficilement oublié. Tout comme le traumatisme de Mercy est toujours là, plusieurs tomes plus tard, ceux de Christy ne vont pas disparaitre comme ça. C'est quelque chose que j'apprécie.

On aurait presque pu se contenter de la rivalité Christy/Mercy, mais il fallait un ennemi plus surnaturel que l'ex-femme d'Adam. POur cela, Briggs va taper dans la mythologie européenne. Alors, oui, on peut se demander ce qu'une incarnation d'un volcan des îles canaries fait dans Mercy Thompson. Surtout que vu son statut, le monsieur ne peut pas vraiment bouger de son île à la base. En fait, Briggs va se baser sur pas mal de chose, dont l'Histoire et l'immigration pour le faire venir. J'ai apprécié qu'il ne sorte finalement pas de nulle part et que son histoire soit respecté (enfin, en un sens, puisque l'autrice ce sert de la légende pour alimenter son intrigue, mais qu'elle brode bien dessus aussi). Et si finalement on ne le voit pas autant que ça (quoiqu'on a un combat fort sympa en milieu de roman), tout concorde parfaitement et nourrit l'intrigue principale, à savoir le retour de Christy. 

On ajoute à ça un passage de Coyote, la découverte d'un demi-frère, la mise en avant d'Honey, un fae qui veut récupérer un certain objet, un vampire qui va devoir faire avec un secret qui n'en est plus un (j'attends de voir comment ça va continuer ça), et la découverte d'une partie des pouvoirs de Tad, et franchement, tout le roman prend une saveur incroyable, surtout après la Morsure du Givre. Vraiment, là, je me suis régalée à lire ce tome et j'espère grandement que ça va rester comme ça.




jeudi 2 février 2023

Tress de la mer Emeraude, Brandon Sanderson

 En réalité, je suis faible. Je ne résiste pas à un Sanderson et ça, même si j'ai pas mal râlé sur ce roman-là. En fait, j'ai râlé sur la notion de livre collector qui ne sont en fait que des hardcover, et ça, même avant d'avoir vu le fameux collector (qui a l'avantage par rapport à la version d'avoir des illustrations). En fait, je râle surtout sur la manière dont certaines maisons nous prennent clairement pour des moutons et savent que la simple notion de collector même quand ça n'en est pas va faire dépenser beaucoup trop d'argent aux lecteurs. Enfin, bref, ce roman-là m'aura un moins permis ça. Et puis, je suis faible, donc, et je l'ai acheté (en version normale) le jour de sa sortie. 

Tress de la mer Emeraude, Brandon Sanderson

Editeur ; Le livre de poche
Collection : fantasy
Année de parution : 2023
Titre en VO : Tress of The Emerald Sea
Année de parutionn en VO : 2023
Nombre de pages : 641

A lire si :
- Vous aimez les contes
- Vous voulez une héroine qui n'usurpe pas son rôle

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas d'une héroine super douée 
- Vous voulez une jolie romance

Présentation de l'éditeur : 

Tress vit sur une petite île isolée au beau milieu d’un océan… de spores. Simple laveuse de vitres, elle partage néanmoins une belle complicité avec Charlie, le fils du duc, et est secrètement amoureuse de lui. Quand celui-ci disparaît, la jeune femme décide de partir à sa recherche. C’est le début d’un périple au bout du monde, où l’on retrouve tous les ingrédients qui font le sel des grandes aventures : des contrebandiers de la pire espèce, une sorcière malintentionnée, un redoutable dragon, des pirates sales et méchants (ou pas), et même un rat qui parle...

Mon avis

Durant la période de confinement, Sanderson et ses équipes ont réussi à écrire et finaliser quatre romans en secret (oui, je parle aussi de ses équipes, parce que le gars, s'il écrit bien ses textes, n'est clairement plus tout seul dans la conception entière de l'objet). Après ça, il a fait un kickstarter pour les publier en 2023. Ca a fait le buzz, c'est entré dans les annales et forcément, je n'ai pas participé. Heureusement, le livre de poche a réussi à avoir une sorte d'exclu pour pouvoir les publier en même temps que la VO en VF. Je peux vous dire que 2023 va être l'année Sanderson pour moi (et qu'après ça, je risque de ne plus pouvoir le lire), puisqu'outre les trois autres romans du projet secret, il va aussi y avoir ce mois-ci la sortir en poche de Rythme de Guerre que j'attends avec impatience (par contre, fort déçu du changement de couverture, hein...).

Dans ce roman, nous allons suivre la jeune Tress. Celle-ci part de son île pour retrouver l'homme qu'elle aime, enlevé par une Sorcière. Autant vous dire qu'on est dans dans un récit très proche du conte. En fait, d'après l'auteur, on est même pas loin du tout de Princess Bride. Bon, il s'avère que je n'ai pas lu Princess Bride et que je n'ai vu le film qu'une fois, donc, franchement, moi, j'ai pas vu le rapport. Dans son voyage pour sauver Charlie, Tress va se faire passer pour ce qu'elle n'est pas, découvrir que finalement, elle est peut-être plus qu'une simple jeune femme qui aime les tasses, rencontrer un rat qui parle, des pirates, un dragon et bien entendu, une sorcière. La particularité du récit se situe finalement sur deux points. Le premier, ce sont les mers de spores qu'elle traverse, le second c'est que le récit est conté par Hoid. Pour les lecteurs du Cosmere, le nom n'est pas du tout inconnu. Bon, avouons une chose, la narration par Hoid n'apporte finalement que peu si ce n'est d'avoir parfois des nouvelles de certains personnages et de relier l'aventure de Tress au Cosmere. J'ai adoré les clins d'œil (surtout qu'il y en a beaucoup qui rappelle Fils-des-Brumes) et, ça va, ça ne spoile pas grand chose.

En fait, pour tout vous dire, j'ai adoré l'univers, le coup de la mer de spores, ultra dangereuse dès qu'elles touchent l'eau m'a clairement plu, qu'on ait une équipe de pirate aussi. Je me suis même régalée à lire le roman. Mais il y a quelque chose qui cloche dedans pour moi. Et clairement, ce sont les personnages. Tress est une héroïne qui va trop vite. La fille sort de son petit bout de terre et d'un coup, elle se retrouve pirate puis germeuse (personne travaillant avec les spores) et tout ça sans la moindre plus petite difficulté. Tout est trop facile pour elle, les épreuves n'en sont finalement pas et, en fait, ça sonne presque faux parfois. Venant d'un auteur comme Sanderson, qui a l'habitude de créer des personnages complexes, j'ai été des plus étonnée. Côté personnages secondaires, le seul qui soit intéressant, ça reste Hoid, en fait. Les autres tous un côté comique très amusant, je l'avoue, mais n'ont que peu d'épaisseur finalement. Heureusement par contre que l'alchimie entre eux fonctionne, sinon, je crois que ça m'aurait vraiment posé un gros problème. Et vraiment, c'est bien dommage parce que je suis sûre qu'il y avait à faire avec l'équipage du Chant de la Corneille. 

Mais de là à vous dire que je n'ai pas aimé, ça serait mentir. Comme je l'ai dit, j'ai adoré l'univers et ce qu'il en fait. L'intrigue n'est pas si simple qu'elle y parait de prime abord et j'ai même eu de droit surprise. Sur ce point, j'ai clairement retrouver le Sanderson que j'aime. Et vraiment, j'ai pris plaisir à suivre l'histoire. Le côté conte change plutôt pas mal de ce qu'il fait d'habitude, mais il garde sa patte. De plus, à l'instar de Skyward, par exemple, on trouve pas mal de touche d'humour (bon par contre, on va s'avouer que niveau romance, Sanderson a quelque soucis dans ce tome, ça marche pas des masses de mon côté). 

Au final, me voilà donc partager sur ce roman. Il est sympa, mais c'est clairement pas mon Sanderson préféré. Les idées sont là, et elles sont bonnes. Mais je pense vraiment qu'il aurait pu rendre le tout encore mieux si les personnages ne se contentaient pas d'être ce que l'on attendait d'eux et avaient dépassé les stéréotypes qu'ils représentent. Et je vais finalement revenir à la critique que j'avais fait à Cytonique, je me retrouve devant un roman où l'auteur s'est clairement amusé, mais où, peut-être, il y a un peu oublié ces lecteurs (Brandon, s'il te plait, reprends-toi).

jeudi 19 janvier 2023

La Morsure du Givre, Mercy Thompson, tome 7, Patricia Briggs

 Je continue de lire les Mercy Thompson disponible à la médiathèque et me voilà rendu au tome 7. Je suis toujours contente de retrouver mon coyote préféré même si là, j'avoue que ce tome n'est peut-être pas mon préféré.

La Morsure du Givre, Mercy Thompson, tome 7, Patricia Briggs


Editeur : Milady
Collection : 
Année de parution : 2014
Nombre de pages : 400
Titre en Vo : Mercedes Thompson, book 7: Frost Burned
Année de parution en VO : 2013

A lire si 
- Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous voulez de l'action

A ne pas lire si  
- Vus n'aimez pas quand ça ressemble à un gros bordel

Présentation de l'éditeur : 

Pour Mercy Thompson, mariée depuis peu à Adam Hauptman, charismatique Alpha de la meute locale, Thanksgiving aurait dû être une fête paisible en famille. Elle était loin d’imaginer que faire du shopping avec sa belle-fille Jesse risquait de virer au cauchemar. Et pourtant, lorsqu’elle ne parvient pas à joindre Adam par téléphone, ni aucun membre de la meute, la jeune femme sait que tous ceux qu’elle aime courent un grave danger. Aidée par des alliés improbables, Mercy va devoir une fois de plus voler au secours des siens.

Mon avis

La quatrième de couverture était ultra prometteuse pour ce tome. Bon, je me méfie des quatrièmes sur cette série, elle annonce toujours beaucoup et puis finalement, on s'éloigne quand même pas mal de ce qu'elles racontent. Mais avouons qu'une virée shopping qui tourne mal et une meute qui disparait, ça annonce pas mal de chose quand même de sympa. Le truc, ce sont les alliés improbables (qui ne le sont finalement pas) et surtout la résolution de tout ça. J'ai trouvé le tome un peu brouillon, en fait, avec une résolution qui sort presque du chapeau. 

Mercy et Jesse quittent le repas de Thanksgiving pour faire le black friday en presque paix. C'est d'ailleurs quasi le cas jusqu'à ce que Mercy n'emboutisse sa golf dans une autre voiture. Ayant défoncé sa voiture, elle cherche à joindre la meute pour qu'on les récupère. Sauf que personne ne répond et que le lien de meute lui renvoie de la violence et de la douleur. Comprenant que rien ne va, elle et Jesse se rende au garage. Elle y découvre Gabriel et surtout Ben, mal en point. La meute a été attaquée et il est le seul à avoir échappé à la capture. A partir de là, Mercy va tout faire pour sauver la meute, en commençant par se faire aider de Stefan, son ami vampire ou encore de Tad, le fils demi-fae de Zee.

Bon, comme je disais, j'ai trouvé le roman légèrement brouillon. Pour moi, il est là pour dire "on est au tome sept, va falloir rappeler un peu où on en est avec tout le monde surnaturel des tris-cities". On commence tranquille avec la meute, puis on passe à Stefan et donc aux vampires, à Tad et aux faes. On rappelle aussi que Mercy a quelque ennuis avec les deux dernières espèces. Du coup, ça fait un peu de monde sur qui mettre l'enlèvement de la meute sur le dos, en plus des humains. Sur ce point, c'est finalement pas plus mal, ça remet un peu les idées en place (surtout que j'ai lu les quatre premiers tomes il y a très longtemps, je me souviens pas de tout). L'autrice remet un peu toutes les forces en place, surtout que, par exemple, on n'a pas vu les vampires depuis un bon moment. Sauf que je trouve que c'est étrangement fait. Je m'explique, et je spoile du coup, désolée : La meute est enlevé par des humains, des mercenaires en fait, à la solde dont ne sait qui. Il y a zéro indice tout le long du roman sur qui finance ça. On sait que Marsilia va faire son apparition à un moment vu que Mercy a défoncé sa voiture, mais il n'y a jamais de preuve que les vampires soient vraiment en cause. D'ailleurs, ce n'est pas Marsilia qui l'est. Ben, non, on se trouve avec un autre vampire, qu'on a déjà eu l'occasion de croiser d'ailleurs dans un tome précédent (mais je ne sais plus lequel). Bref, tout est de sa faute à lui et ça me parait toujours sorti du chapeau. 

Mais si on exclue la dernière partie et cette résolution, je trouve le roman plutôt sympa.  Déjà parce que j'apprécie retrouver Stefan un peu plus en forme, qu'on ne voit jamais autant Tad et que Mercy fait enfin la paix avec Silvia Sandoval, la mère de Gabriel. Ce sont des personnages secondaires que j'apprécie toujours. Ensuite, parce qu'on a des passages vu par Adam et que c'est un fait rare quand même. Surtout, Mercy, même si elle n'en fait toujours qu'à sa tête (mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime), accepte enfin un peu d'aide. J'aime bien quand elle apparait moins forte tête (bon, par contre, comme Adam, le passage avec les menottes, c'était pas celui que j'ai le plus kiffé, hein)(d'ailleurs, mention spéciale pour les réactions des personnages qui ne se souviennent que trop bien des conséquences qu'un tel sort à déjà eu)  et qu'elle fait confiance aux autres, même quand les autres ne sont pas la meute. 

Au final, j'avoue que je retiens surtout cette fin un peu trop tirée par les cheveux pour moi. La morsure du givre (dont on comprend mieux le titre en VO pour le coup) n'est pas mon tome préféré, c'est même un des plus faibles pour moi à cause de ça. Dommage, parce qu'il y a de bonne chose dedans (les personnages, le retour des vampires un peu plus au premier plan). J'espère que le suivant sera mieux.

lundi 26 décembre 2022

La marque du fleuve, Mercy Thompson, tome 6, Patricia Briggs

 Je continue gentiment à lire les Mercy Thompson (va falloir que je retourne à la médiathèque par contre pour en récupérer). 

La marque du fleuve, Mercy Thompson, tome 6, Patricia Briggs

Editeur : Bragelonne
Collection : poche
Année de parution : 2012
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 6: River Marked
Année de parution en VO : 2011
Nombre de pages : 378

A lire si : 
- Vous aimez les premiers tomes

A ne pas lire si : 
- Vous voulez voir la meute

Présentation de l'éditeur : 

Avec toutes leurs responsabilités, Mercy et Adam n’ont pas une minute à eux. Alors quand ils parviennent enfin à prendre quelques jours de vacances dans ce charmant camping au bord de la Columbia, ils n’ont qu’une idée en tête : être au calme et ensemble. Mais le repos est de courte durée pour les amoureux, car une menace rôde dans les eaux troubles du fleuve et Mercy est la seule à pouvoir la contrer.
Une mission qui pourrait bien jeter une lumière nouvelle sur les origines de la jeune femme…

Mon avis

Le roman commence tranquillement avec une Mercy allant rendre visite à Stefan, son ami vampire, que nous n'avons pas vu depuis le tome 4, la Croix d'ossements. Le pauvre est bien mal en point et il faut bien quelqu'un pour le remettre sur les rails. Mais attention, Stefan ne fait qu'une courte apparition en réalité et le roman se concentre surtout sur Adam et Mercy, en pleine lune de miel. Parce que oui, nous assistons à leur mariage (un court chapitre finalement, tout ce que j'apprécie en fait). Nos deux amoureux se rendent dans le bassin de la Columbia pour passer une semaine de camping (dans un camping six étoiles, tout de même et juste pour eux). Malheureusement pour eux, ils se sont légèrement fait avoir par les faes. Mais s'il n'y avait que ça... Dans la Columbia, un monstre s'est réveillé et il a faim... Mercy et Adam vont devoir l'affronter, avec l'aide de natifs de la région et surtout, celle de Coyote. 

Je suis ravie que l'on sorte un peu des faes, vampire et loups-garou (même si j'aime les loups, hein) pour enfin découvrir un peu plus les racines de Mercy. On sait qu'elle a des origines amérindiennes, que son père serai un natif blackfeet, mais finalement, c'est assez peu. De même, depuis le début, l'autrice nous fait penser qu'elle est peut-être la seule changeuse. Or, on va découvrir que ce n'est pas le cas, il existe d'autres changeurs, pas forcément coyote d'ailleurs. On en profite aussi pour découvrir deux trois choses sur les natifs du bassin de la Columbia. J'aime beaucoup quand les auteurs se penchent sur les cultures et passés des endroits où ils situent les romans. Ici, je suis ravie, comme quoi l'urban fantasy c'est très sympa aussi pour ça. Mais revenons à Mercy. La jeune femme va faire surprenante découverte sur qui elle est et ses origines. Je n'en dirais pas plus, disons que je suis finalement peu étonnée de ce que l'on va apprendre. Je m'attendais un peu à quelque chose de la sorte pour tout dire.

J'ai pas mal apprécié aussi "l'enquête" de Mercy dans ce tome. Autant dans le tome précédent, j'avait eu l'impression que le coup de la fae qui en veut à la jeune femme était juste là parce qu'il fallait avoir un ennemi quelque part, autant là, elle prend déjà un peu plus sens. Surtout, elle n'est pas éclipsé ni par la lune de miel de Mercy et Adam, ni par ce que l'on va découvrir. Mieux encore, elle permet d'en connaitre un peu plus sur les natifs de la région (et comme je l'ai dit plus haut, j'apprécie beaucoup). Et puis, avoir une créature comme la diablesse du fleuve a affronté n'est clairement pas de tout repos, surtout quand notre plus grand allié est un loup-garou qui ne peut pas s'approcher de l'eau.

Enfin, j'avoue que mon cœur de midinette a beaucoup aimé découvrir la lune de miel de Mercy et d'Adam. Décidément, j'aime particulièrement le couple qu'ils forment tous les deux. Et ici, loin de la meute et des Tri-cities, c'est encore plus sympa à voir (bon par contre, l'attitude surprotectrice d'Adam, pourtant parfaitement expliqué, m'a parfois fait grincer des dents). Du coup, ce fut une lecture des plus agréable, qui m'a occupé une journée complète (oui, je lis les Mercy très vite).  

mercredi 14 décembre 2022

Le grimoire d'Argent, Mercy Thompson, tome 5, Patricia Briggs

 Je me suis rendue compte que la médiathèque avait tous les tomes de Mercy Thompson. Du coup, je me suis dis que ça serait sympa de reprendre la série. Bon, je ne m'étais pas rendue compte que j'avais lu le tome 4 en 2014... Etonnement, ma mémoire ne m'a pas joué de tour cette fois et j'ai remis tout et tout le monde très vite.

Le grimoire d'Argent, Mercy Thompson, tome 5, Patricia Briggs

Editeur : Bragelonne
Collection : poche
Année de parution : 2010
Titre en VO : Mercedes Thompson, book 5: Silver Borne
Année de parution en VO : 2010
Nombre de pages : 2010

A lire si : 
- Vous aimez les premiers tomes

A ne pas lire si : 

Présentation de l'éditeur : 

Mercy Thompson vient de passer les deux derniers mois à tenter d'échapper aux griffes de la Reine des vampires. Et maintenant le chef des loups-garous de la ville a besoin de son aide.
Un grimoire renfermant les secrets des faes vient d'être découvert et le monde est sur le point d'apprendre à quel point ces derniers sont impitoyables... et dangereux.
Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances...

Mon avis

Je me demande toujours pourquoi les quatrièmes des Mercy ne ressemblent jamais vraiment à ce que l'on trouve dans le roman lui-même. On a tous les éléments mais rien ne va. Enfin bref... 

Mercy se remet toujours assez difficilement de son viol, survenu dans le tome trois, si je ne me trompe pas. Adam fait avec et se montre prevenant avec elle. Leur couple avance, se met de plus en plus place. Seul problème, toute la meute n'est pas d'accord et une partie va faire en sorte que la vie de Mercy devienne un enfer. Et s'il n'y avait que ça. Samuel perd le goût de vivre. Voulant se suicider, son loup prend le contrôle, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. Enfin, Phinéas, le fae que Mercy a déjà aider, disparait et une autre fae s'en prend à la jeune femme. Bref, comme toujours, rien n'est calme dans les Tri-cities et Mercy va avoir à faire.

Je l'avais déjà signalé dans mon avis sur le tome précédent, mais s'il y a une chose que j'apprécie vraiment dans les Mercy, ce sont les conséquences des traumatismes qu'elle, ou d'autres, ont pu subir. Rien n'est pris à la légère. Mercy a toujours des syndromes post traumatique suite au viol qu'elle a subit. Cela continue de se voir et influe sur sa manière d'agir. Elle n'est pas la seule dans ce cas, puisqu'un autre personnage, qui arrive plus tard à aussi des trouble post traumatique. Je trouve intéressant d'avoir des personnages qui ne sont pas des supers héros, malgré les pouvoirs qu'ils possèdent. Après, oui, parfois, la guérison des traumatismes va un peu vite mais ils sont là et on ne les oublie pas. C'est comme ça qu'on se retrouve du coup avec un Samuel qui n'en peut plus, après des siècles vie et sûrement pas mal de chose plus ou moins agréable à vivre. 

D'ailleurs, si je commence par ça, c'est vraiment parce que c'est ce qui m'a le plus marqué dans ma lecture. Alors, oui, il y a cette histoire de fae qui va s'en prendre à Mercy pour récupérer un certain bouquin, mais ce n'est pas l'essentiel. Ca, c'est juste là pour qu'on ait un peu d'action, je crois. Briggs passent beaucoup de temps sur les personnages et leur relation. Il y a bien sûr celle de Mercy et Adam, forcément mise en avant. J'aime la confiance qu'ils ont l'un en l'autre. Avec les problèmes de la meute, le fait qu'une partie de ces problèmes soient de la "faute" de Mercy (du moins pour certains), leur couple aurait pu exploser. A la place, c'est tout l'inverse. Il y a aussi, forcément, l'amitié entre Mercy et Samuel, qui va la pousser à tout faire pour l'aider, à s'inquiéter pour lui. Samuel laisse la place à son loup, ce qui nous permet aussi de mieux comprendre la relation entre l'humain et le loup. Il y a aussi les liens de meute et puis d'autre, plus vieux. J'apprécie énormément voir les personnages mit en avant comme ils le sont ici. 

Et puis, franchement, le tome est vraiment très sympa à lire (et rapide aussi)(j'avais oublié que ça se lisait aussi vite les Mercy). Le rythme en fait un page-turner, vu qu'il se passe toujours quelque chose entre les problèmes de la meute, la fae qui s'en prend à Mercy ou les conséquences de la prise de commande par le loup de Samuel. Je me suis rappelée du coup pourquoi j'appréciais tant la série il y a huit ans et je suis vraiment contente de l'avoir repris. 

lundi 5 décembre 2022

Cytonique, Skyward, tome 3, Brandon Sanderson

 Oui, je suis faible. Mais j'aime tellement et Sanderson et Skyward que j'ai pas hésité une seconde à me prendre le troisième tome et à le lire au détriment des livres empruntés à la médiathèque.

Cytonique, Skyward, tome 3, Brandon Sanderson

Editeur : Le libre de poche
Collection : 
Année de parution : 2022
Titre en VO : Skyward, book 3: Cytonic
Année de parution en VO : 2021
Nombre de pages : 600

A lire si : 
- Vous avez aimé les deux premiers tomes
- Vous voulez vivre de grandes aventures

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les longueurs.

Présentation de l'éditeur : 

La Supériorité, l'alliance extraterrestre dominant la galaxie et décidée à réduire l'humanité en esclavage, a déclenché la guerre totale tant redoutée. Son hégémonie, elle la doit à une arme ancienne, héritée d'une civilisation antédéluvienne, capable de détruire en un instant des systèmes solaires entiers...
Spensa, l'une des plus brillante pilote de chasse des Forces de Défence Rebelle, dôtée de pouvoirs qu'elle ne maîtrise encore qu'à peine, est la seule à pouvoir arrêter la Supériorité. Elle sait tout de leurs plans, après avoir réussi à s'infiltrer sur Astrevise, mais il faut désormais agir.
Lors d'un face à face avec l'une des armes secrètes, Spensa est saisie d'un terrifiant sentiment de familiarité. Mais elle le sait : le courage c'est faire face à ses peur. Et sa peur est immense...

Mon avis

Je ne suis jamais totalement objective quand il s'agit de Sanderson. J'aime énormément ce qu'il fait, et cela depuis des années. Alors, forcément, je me jette sur toute nouveauté. Lorsque j'ai découvert le premier tome de Skyward, j'ai adoré Spensa dès le départ, et pourtant, c'était pas tout à fait gagner à cause du fait qu'elle soit régulièrement une tête à claque. Skyward réussit souvent à me faire rêver et ce tome n'y déroge pas. Pourtant, il a des défauts qui ne sont pas totalement négligeable. 

On retrouve Spensa  alors qu'elle fuit la Supériorité. Et pour ça, notre demoiselle ne trouve rien de mieux que d'utiliser ses pouvoirs et de se rendre dans le nulle part, accompagnée du drone de M-Bot mais pas de Monstrolimace, qu'elle renvoie chez elle. Elle s'attend à presque tout sauf à ce qu'elle découvre. Le nulle part est un véritable univers, fait de fragment de planètes gravitant autour d'une espèce de soleil, l'incandescence. C'est là qu'elle doit se rendre pour retourner chez elle après avoir compris ce que sont les fouilleurs. Or, rien n'est simple dans l'univers de Spensa. Le nulle part vole les souvenirs de ceux qui s'y trouvent et autant dire qu'il y a du monde. Notre jeune héroïne va devoir faire face à des pirates, devenir championne d'arène et affronter la Supériorité tout en essayant de garder son intégrité et en évitant de se retrouver trop prés des fouilleurs.

Pour tout vous dire, je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai pu lire dans ce troisième tome. En vérité, je ne sais pas pourquoi, je m'étais mise en tête que c'était le dernier (c'est pas le cas, donc). Je suis ravie que ce ne soit pas le cas, mais j'avoue que je me trouve avec un tome qui n'avait pas besoin d'être aussi long pour faire évoluer l'histoire et Spensa. Parce qu'avouons, même si j'adore les histoires de pirates et Spensa, j'ai trouvé le tome un peu longuet et parfois un peu répétitif. En fait, j'ai eu l'impression que Sanderson avait envie de voir ce qu'un jeu vidéo aurait donné en roman. Or, si j'aime énormément les jeux à quêtes, j'avoue que ça rend peut-être un peu moins bien en roman. Car, pour moi, le déroulé du livre pose un vrai problème. C'est bien trop répétitif. Une épreuve, un sanctuaire, des souvenirs, et on recommence (non, je ne lisais pas une fan fiction de Breath of the Wild, je rappelle).  Et malgré tout mon univers pour l'auteur et son oeuvre, j'ai quand même un peu tiqué sur ça. 

Pourtant, je trouve l'idée intéressante sur un point : elle correspond parfaitement à Spensa. On a tout de même une héroine qui a grandit en écoutant sa grand-mère lui racontait des histoires de héros, de pirates et autres. Cette aventure-là est parfaite pour elle et lui va comme un gant. D'ailleurs, l'auteur s'en sert particulièrement bien. Oui, Spensa va se retrouver dans un univers où elle peut être celle qu'elle a rêvé pendant des années. Sauf qu'en devenant cette Spensa-là, elle perd ses souvenirs, ses amis et son propre monde (toujours à la merci de la Supériorité). Elle va beaucoup grandir au fur et à mesure de l'histoire. Mais vraiment, 600 pages pour ça ? Bon d'accord, le Chemin des Ainés va nous permettre de comprendre ce que sont les fouilleurs et les cytoniques, mais tout de même. C'est un peu trop long parfois.

Heureusement, il y a Spensa, toujours égale à elle-même et M-Bot. Je suis toujours aussi fan de cette IA, encore plus dans ce tome où il expérimente enfin les sentiments. Il reste le sidekick amusant et c'est aussi pour que je l'apprécie. Dans les nouveaux venus, je dois dire que j'ai bien aimé Chet aussi, explorateur du nulle part avec un côté Indiana Jones (je me lui suis imaginé comme ça) qui cache bien des choses. J'ai été moins convaincu par les pirates par contre, je dois bien l'avouer. Il leur a manqué quelque chose pour en faire plus que de simples personnages secondaires.

Au final, je ne vais pas vous mentir, malgré les défauts, moi, j'ai adoré le livre. Oui, il a parfois été lent, un peu répétitif mais Spensa est un personnage que j'aime tellement que je serais presque prête à lui pardonner un tome un peu poussif. 



dimanche 20 novembre 2022

Un souvenir de Lumière, La Roue du Temps, tome 14, Robert Jordan & Brandon Sanderson

 Ceci va être un avis un peu particulier de la Roue du Temps. Il n'y aura pas de résumé, enfin pas complètement. Il va être bourré de spoiler. Il va surtout parler de la série, de moi, de notre rapport. Bref, je viens de finir plus de vingt ans de voyage et je crois que ça va être compliqué. 

Un souvenir de Lumière, La Roue du Temps, tome 14, Robert Jordan & Brandon Sanderson

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2022
Titre en VO : The Wheel of Time, book 14: A Memory of Ligh
Année de parution en VO : 2013
Nombre de pages : 1028

A lire si : 
Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous aimez les séries à rallonge
- Vous aimez vous perdre avec beaucoup de personnages

A ne pas lire si 
- Vous n'aimez pas avoir tous vos personnages dispersés un peu partout dans le monde

Présentation de l'éditeur :

Au champs de Merrilor, les dirigeants de toutes les nations sont réunis pour soutenir Rand Al'Thor ou, au contraire, l'empêcher de briser les sceaux de la prison du Ténébreux. La Chaire d'Amyrlin, Egwene, pense que c'est pure folie. D'autres y voient le dernier espoir de l'humanité.
En Andor, les Trollocs ont conquis Caemlyn. Dans le rêve des loups, Perrin affronte Tueur. A Ebou Dar, Mat va rendre visite à Ton, son épouse Seanchanienne devenue l'Impératrice Fortuona.
Alors que tourne la Roue du Temps, la fin d'Âge approche et l'Ultime Bataille décidera de l'avenir du monde.

Mon avis

VOus savez, j'ai refermé le livre il n'y a pas une demie-heure. D'habitude, j'attends au moins le lendemain pour écrire mon article. J'attends que les émotions retombent, j'attends d'être sûre de ce que je vais dire. D'habitude, ça ne fait pas des années que j'attends la fin d'une série. Ça ne fait pas non plus presque vingt cinq ans que je l'ai commencé, la dite série. La Roue du Temps, ce n'est pas juste une série de plus dans ma bibliothèque. Ça ne l'a jamais vraiment été, je crois. Dès le début, j'ai tellement accroché à cette histoire (enfin, à son second tome, puisque je n'ai lu le premier que quelques années après (et surtout après avoir lu les tomes deux, trois et quatre)(je raconte tout ça je ne sais plus trop où d'ailleurs, peut-être sur le blog ou sur insta)). J'ai donc ouvert ce Souvenir de Lumière dès son achat (le jour de sa sortie) et je me suis lancée dedans. Petit bout par petit bout. C'est marrant, alors que je voulais lire cette fin, enfin savoir comment l'Ultime Bataille allait se passer, j'ai pris mon temps. Je l'ai un ou deux chapitres par soir en semaine, un peu plus le week-end. Je n'avais pas tant que ça envie de quitter tous ces personnages. Alors, j'ai pris tout mon temps. Et j'ai dit au revoir à Rand, Egwene, Mat, Nyneave et tous les autres. Pas adieu, parce que je vais les retrouver, forcément. Juste au revoir. Et savoir enfin comment tout cela se finit.

Un Souvenir de Lumière est donc le dernier tome de la Roue du Temps en VF. C'est le tome de l'Ultime Bataille, et autant le dire de suite, je pense qu'il n'aurait pas été pareil s'il avait été écrit par Robert Jordan. J'aime énormément Sanderson, j'aime énormément la vision qu'il a des batailles et la manière dont il les mène dans ses livres. Mais quelque chose m'a légèrement dérangé. Peut-être parce que le roman n'est qu'une immense bataille mené sur trois fronts différents et qu'autant le dire, rien ne va pour nos héros. Peut-être juste parce qu'il manque une chose que j'aime tellement chez Jordan et qu'on retrouve parfois peu chez Sanderson, la contemplation. Alors oui, je sais, contempler un champs de bataille n'aurait pas été un truc super. Surtout que durant une bonne partie du roman, le camps de nos héros est particulièrement malmené. Sur ce point, Sanderson est terriblement efficace. On ressent le désespoir, la haine, l'acharnement, les blessures et le goût du sang. Pas de soucis. J'ai tremblé, j'ai serré les dents, j'ai (faillit) pleurer souvent. Mais il m'a manqué un peu de lumière dans tout ça. De vrais moment de grâce comme Jordan arrivait à en mettre même dans le pire des moments. Je me demande aussi, comme souvent en lisant les trois dernières tomes, seuls que j'ai de chez Bragelonne, si ça ne vient pas du traducteur. J'ai beau râlé sur Hilling et Rosemblum, j'ai du mal avec le côté trop moderne de leur successeur. Je suis trop habituée à mes vieilles traductions, je crois.

Mais revenons au roman lui-même. Je savais à peu prés à quoi m'attendre. On va pas se mentir, le livre est sortit il y a déjà dix bonnes années en VO et dans une bonne partie du monde. Des spoilers, j'en ai vu. Je savais ce qu'il allait se passer dans les grandes lignes. Est-ce que je m'attendais à tout ? Non. Pas vraiment. C'était intense, c'est vrai. Jordan et Sanderson ne nous épargne pas grand chose. Le roman commence au champs de Merrilor, où Rand réussit, tant bien que mal, à enfin mettre Egwene de son côté (peut-être trop rapidement à mon goût d'ailleurs), puis, il est décidé de combattre le mal sur trois front, à Caemlyn, alors que la ville est prise par les Trollocs (un symbole tout ça), en Kandor, où les pays sont déjà sous l'emprise des armées des Ténèbres et enfin, à Shayol Ghul. Mais rien ne va. Les Réprouvés mettent des bâtons dans les roues des armées du Dragon Réincarné et tous les fronts reculent. Il faut l'intervention de Mat, et des Seanchaniens, pour que l'espoir renaisse d'un coup. Mais là, encore, il a beau être l'un des meilleurs stratèges de cette troisième Ère, il galère bien lui aussi. Autant que Perrin, à la recherche de Tueur dans le monde des loups, ou que Rand lui-même face au Ténébreux. Tous, absolument tous, vont se montrer héroïque. Nous sommes à la toute fin, il est temps de tout donner. Et c'est ce que les personnages vont faire, souvent à leur propre manière, parfois jusqu'à la mort (certaines m'ont vraiment fendue le coeur, je dois vous l'avouer (non je ne dirais pas lesquelles, parce que ça spoile beaucoup trop)). Et tout ça pour permettre à Rand de vaincre, de tuer le Ténébreux. 

J'ai fini le livre avec une boule à la gorge. J'étais fière de Rand, d'Egwene, de Perrin, de Mat, des autres. J'étais heureuse de voir la manière dont tout cela finit. Je trouve d'ailleurs cette fin fort bien, à l'image de la Roue elle-même. Cela, même si je trouve que certains arcs ont été fini bien vite (pour Fain par exemple, je ne m'attendais pas à ce que j'ai lu, idem pour Tueur finalement, ça va trop vite sur la fin). Cette fin, ce dernier tome, aurait probablement pu être un peu mieux, même à mes yeux. Il a des défauts, des fins d'arcs trop rapidement, des morts que je n'aurais pas voulu, des défauts dans la traduction (je reviens toujours à la même chose chez Mallé, mais sans déconner, il peut pas faire attention aux noms ? Les inversions entre Elayne et Egwene quand on parle d'Elayne depuis déjà vingt paragraphes, ça suffit quoi. On retrouve la même chose avec Rand, Mat et Perrin (encore plus chiant, si vous voulez mon avis) ou même entre Rand et un Réprouvé, c'est lourd à la fin)(au prix où on paie le roman, on espère tout de même que le traducteur est relu à un moment).

Et à présent, je me sens vide. J'ai fini. Enfin. Et je me sens vide. Une fin quasi parfaite, quelques larmes pour certains personnages et un sourire couillon sur le visage. Voilà, j'ai fini la Roue du Temps. Et ce fut une aventure énorme. Mais ce n'est qu'une fin parmi d'autres, n'est-ce pas ? Parce que la Roue tourne toujours (et que je dois la finir en VO et que oui, je la relirais, bien entendu, en VF). Au revoir, Rand et les autres. A bientôt.