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lundi 17 juin 2019

Le Roi, Haut-Royaume, tome 3, Pierre Pevel

Il y a quand même une sorte de satisfaction évidente au fait de finir une série, surtout quand elle a été commencé il y  deux ans et demi. Il est dommage par contre que ce troisième tome soit, pour moi en tout cas, un peu en dessous des deux précédents (mais il reste très bon quand même)

Le Roi, Haut-Royaume, tome 3, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : /
Année de parution : 2018
format : AZW

A lire si
- Vous voulez de la fantasy médiévale
- Vous voulez un héros pour le moins torturé

A ne pas lire si :
- Vous voulez quelque chose de très original

Présentation de l'éditeur : 

Après la mort du Haut-Roi, s’ensuit une période de deuil pour le Haut-Royaume – période durant laquelle les complots se trament et les dagues s’aiguisent avant l’ouverture du testament royal. Le prince Yrdel, héritier légitime, et le prince Alan, soutenu par la reine et son frère le prince-cardinal Jall, se disputent déjà le trône en coulisses. Comme ils se disputent les faveurs de Lorn, capitaine d’une Garde d’Onyx de plus en plus puissante et influente…
De son côté, Lorn poursuit comme toujours ses propres objectifs tout en semblant servir le Haut-Royaume. Et quand la Guerre des Trois Princes éclate, il pourrait bien être celui qui apportera la victoire…

Mon avis

Si vous avez lu l'introduction, vous aurez compris que oui, j'ai aimé ce dernier tome mais que j'ai quand même était un peu déçue. Ce troisième tome avait tout pour finir la série superbement, surtout après un second tome qui avait mis en place tant de chose. Et pourtant, je l'ai trouvé soit trop court, soit trop ouvert, j'arrive pas encore à savoir. 

Nous voilà juste après les événements de la fin du second tome (et du coup, je divulgâche, hein). Le Haut-Roi est mort, son trône est laissé vacant jusqu'à la fin du deuil national. Yrdel croit toujours dur comme fer qu'il sera le prochain Haut-Roi. Mais que nenni, Celyane a tout prévu et voilà qu'Alan devient Aldéran Ier. La guerre entre les deux princes est inévitable. Lorn, en tant que commandant de la garde d'Onyx reste au service du Haut-Royaume et donc d'Alan. Mais les victoires de la garde d'Onyx nuisent à la popularité du nouveau Haut-Roi. Mais s'il n'y avait que ça... 

Ce troisième tome se concentre sur la guerre entre Yrdel et Aldéran, une guerre que l'on savait devoir arriver depuis un bon moment. Autant dire que pour ceux qui n'aiment ni les batailles, ni les sièges, vous n'êtes pas les bienvenus par ici (en même temps, je pense que vous l'avez compris depuis le premier tome). Bon, vu que j'apprécie assez de bonnes batailles bien foutues (avec de vrais plans de batailles par exemple), je suis plutôt contente sur ce point. Parce que des batailles, il y en a deux grosses, et si niveaux combats, elles sont tout de même assez soft (c'est pas hyper sanglant quoi), niveau stratégie, elles sont plutôt sympa (surtout la première d'ailleurs, la seconde étant plus désespérée, je dirais). Mais la guerre n'est pas l'unique sujet de ce troisième tome. 

A la fin du second tome, on apprend que Lorn est père, d'une petite fille avec Alicia de Laurens et d'un garçon avec Mairenn. Si on oublie totalement Alicia et la fille (chose que j'ai du mal à comprendre pour le coup, c'est carrément comme si elles n'avaient jamais existé), le fils de Mairenn prend beaucoup plus de place. C'est "à cause" de lui que Lorn va encore plus se brouiller avec Alan mais surtout que le dragon de la destruction va prendre l'ascendant sur le chevalier. Car tout est là, et cela, nous le savons depuis un bon moment (on dit merci les chroniques au début de chaque chapitre pour ça). Et c'est là que, personnellement, j'ai été un peu déçue. Jusque là, Lorn était un personnage qui n'en faisait qu'à sa tête mais surtout qui était totalement gris. Rien ne permettait de dire s'il était méchant ou bon, il était un guerrier, point. A partir du moment où il va retrouver Mairenn et par la suite son fils, il devient un peu trop "guimauve". Alors, oui, c'est mignon, mais non, ça ne sert pas à grand chose. Sauf à servir les intérêts du Dragon de la destruction. C'est couillon, il avait réussi jusque là à garder un semblant de libre-arbitre qu'il perd totalement d'un coup. Je trouve ça assez étrange ce revirement dans le caractère de Lorn. Même si on se doute du pourquoi du comment, ça lui ressemble si peu. Heureusement, Lorn finit par rester Lorn et on retrouve tout de même rapidement notre héros.

Mais il m'a quand même manqué pas mal de chose sur ce troisième tome. Il va trop vite à mon gout, là où le second posait quand même pas mal de chose. Je n'ai pas eu toutes mes réponses, et ça, ça me gène un peu. Alors, je ne sais pas vous, mais je sens une autre trilogie derrière tout ça (il devient quoi le fils de Lorn ? Et sa fille ? Et puis, elle va finir comment la guerre ? et surtout, par rapport à ce que lisent les gardiens, ça va donner quoi tout ça ?)(oui, vous avez compris, j'ai encore plein de questions sans réponse moi et j'aime bien avoir mes réponses). Du coup, j'ai cette impression de pas fini qui reste et j'aime pas ça. Autant une fin ouverte ne me dérange pas mais il faut que j'ai un certain nombre de réponse quand même. Et c'est pas le cas ici. Alors même que j'ai aimé le roman, je reste déçue par la fin. Enfin, non, pas par la fin elle-même qui est bien trouvée mais par le fait qu'on ne saurait peut-être pas la suite. Alors, oui, je sais que Pierre Pevel sait  mieux que moi ce qu'il fait (c'est lui l'auteur, je rappelle, pas moi) et je n'irais pas lui dire qu'il doit réécrire sa fin (et puis quoi encore ?) mais qu'est-ce que j'aimerais avoir un tome ou deux de plus pour avoir les réponses que j'attendais.

Et malgré mon haut de taux de ralage par ici, j'ai beaucoup aimé toute la série, n'allez surtout pas croire le contraire. Pierre Pevel est un auteur que j'apprécie toujours autant et qui n'a de cesse de m'émerveiller (même quand il y a du sang un peu partout). J'aime sa manière d'écrire, de créer une ambiance et des personnages qui lui sont propres. Haut-Royaume est une très bonne série (qui a un "spin-off" en plus) de fantasy qui mérite d'être lu, ne serait-ce que pour Lorn, personnage principal qui n'est pas un gentil, sa prophétie qui n'en est pas tout à fait une non plus et ses batailles bien menées. 

lundi 29 avril 2019

L'Héritier, Haut-Royaume, tome 2, Pierre Pevel

Cela doit faire deux ans et demi que j'ai lu le premier tome de Haut-Royaume... Oui, je sais, ça fait longtemps quand même. Disons que je n'ai pas eu le temps jusque là. J'aimerai vraiment que mes journées durent plus longtemps pour pouvoir lire plus de livres. Enfin... Je me suis enfin lancée dans la suite de cette trilogie de Pevel et j'ai plutôt apprécié. Heureusement que le troisième tome est déjà dans mon kindle. Je le lirais plus rapidement.

/!\ spoilers possibles

L'Héritier, Haut-Royaume, tome 2, Pierre Pevel

Editeur : Milady
Collection : Fantasy
Année de parution : 2016
Format ; AZW

A lire si
- Vous voulez de la fantasy médiévale
- Vous voulez un héros pour le moins torturé

A ne pas lire si :
- Vous voulez quelque chose de très original

Présentation de l'éditeur : 

Après les derniers événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de la garde d Onyx, garante de l'autorité du souverain. Mais la reine, aussi ambitieuse qu impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le royaume se trouve plus divisé que jamais. Les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais ils finissent toujours par s'accomplir.

Mon avis

Bon, je vous l'avoue, je n'ai pas voulu relire le premier tome avant de me lancer dans ce second. Sans être une erreur, j'aurais peut-être du. Je me suis sentie un peu perdue au début, ne me souvenant plus d'un évènement important de la fin du tome 1. Du coup, il m'a fallu un petit moment pour rentrer une nouvelle dans l'histoire. Bon, ça n'a pas duré longtemps, mais tout de même. 

Alors que les événements de la fin du premier tome sont encore bien en tête pour tout le monde, le prince Aldéran a pris le commandement de la célèbre garde d'Onyx. Mais il n'y a pas que lui qui voit sa vie "légèrement" bouleversé. La reine Celyane profite de la faiblesse de son époux, le Haut-Roi, pour continuer à comploter pour ce qu'elle pense être le bien du pays. Pour cela, elle fait en sorte que le Haut-Royaume entre en guerre contre la ville d'Arcante. Ainsi, elle va pouvoir mettre en avant Alan afin qu'il surpasse son frère Yder dans le coeur de la population. Pendant ce temps, Alissia de Laurens se voit fiancer à un vieux noble pour le bien de sa famille. Mais alors que tout le monde pense que le Premier Chevalier est bel et bien mort, le voilà qui réapparait et qui va mettre le bazar dans tout ça.

Bon, on remarque que je suis toujours super doué pour les résumés. Mais il faut dire qu'il se passe beaucoup de chose dans ce tome et que ça se passe presque en même temps. Pierre Pevel a le chic pour entremêler les intrigues et il fait ça parfaitement dans cet Héritier. Autant dire que je suis plus que ravie. J'adore ça (je crois l'avoir déjà dit il n'y a pas longtemps non ?). Mais, il faut bien avouer qu'il y a tant de chose et de personnages qu'on aurait tendance à se sentir un peu perdu (et pas seulement parce que je ne me souvenais pas totalement de tout ce qu'il s'était passé avant), surtout qu'il faut bien faire attention aux dates des chapitres (me suis faite avoir sur un truc). On ajoute aux intrigues et complots, un siège, quelques duels et batailles bien senties. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié les chapitres concernant le siège d'Arcante, mêlant plan de bataille, action et complot. 

Mais un livre de Pevel n'est pas juste un livre d'action et de complot. Non, ce sont surtout des personnages haut en couleur et souvent fort peu manichéen. Mention spéciale, forcément, à Lorn, Premier Chevalier corrompu par l'Obscure. Notre Chevalier se trouve pris entre ce qu'il devient et sa destinée. S'il semble toujours droit dans ses bottes la plupart du temps, sa partie d'Obscure prend un peu trop souvent le dessus sur lui pour le transformer en une sorte de monstre (d'ailleurs, certaines scènes sont des plus dérangeantes et peut-être un peu trop gratuites). J'apprécie les personnages dans ce genre, ces héros qui n'en sont pas finalement tant que ça. Et il n'est pas le seul à avoir sa part d'ombre. Alan n'est pas en reste et on se demande souvent à quel jeu il joue, ou du moins s'il connait celui de sa mère. Si j'apprécie beaucoup Alan pour son aspect insouciant et solaire, je dois avouer que l'Alan plus calculateur me plait aussi. A voir ce qu'il va se passer pour lui.

Finalement, mon vrai problème avec ce tome, c'est que c'est un tome de transition. Alors, non, ce n'est pas vraiment un problème en soi. Disons que malgré tout ce qu'il se passe dedans, on sent qu'il n'est là que pour amener ce qu'il va se passer dans le troisième et dernier tome. Il se passe beaucoup de chose mais surtout, on se trouve avec énormément de question suite à la fin du tome. Connaissant Pevel pour avoir quelqu'unes de ses trilogies, je me doute qu'on va avoir un très bon final. N'empêche que j'aurais voulu avoir déjà quelques réponses. 

Il n'empêche que j'ai aimé ce second tome et que, forcément, j'en redemande. J'aime toujours autant la manière dont Pierre Pevel écrit ses histoires, comment il amène le lecteur avec lui dans ses univers et surtout voir comment il nous garde dedans jusqu'à la fin. Et autant dire que là, je veux vraiment savoir ce qu'il va se passer.

lundi 16 janvier 2017

Les Ombres de Wielstadt, Cycle de Wielstadt, tome 1, Pierre Pevel

Je n'ai pas lu de Pevel depuis un moment (juin). Ça me manquait. En fait, je crois que ce qui me manquait surtout c'était l'ambiance cape et épée après avoir fini le Vicomte de Bragelonne. Et comme j'ai quelques Pevel dans ma PAL, autant en profiter. Et surtout, autant lire ma PAL Pevel avant de me faire la relecture des Lames du Cardinal dont j'ai acquis pour Noel la superbe intégrale des 10 ans (et qu'il faut que je relise avant de me lancer dans la suite qui n'en est pas une).

Les Ombres de Wielstadt, Cycle de Wielstadt, tome 1, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : fantastique
Année de parution : 2013 pour le numérique
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez une aventure mêlant histoire et fantastique
- Vous voulez un héro un peu mystérieux
- Vous voulez des rebondissements

A ne pas lire si :
- Vous voulez du pur cape et épée
- Vous aimez tout comprendre d'un coup

Présentation de l'éditeur : 

Hiver 1620. Une guerre qui va durer trente ans ravage le Saint-Empire romain germanique. Mais le chevalier Krantz, aprés une mission au service des Templiers est de retour dans la cité de Wielstadt, protégée par un mystérieux dragon volant qui, depuis quelque temps, ne suffit plus à la tâche. Les catholiques se méfient des protestants, lesquels se méfient des juifs, qui se méfient de tout le monde. La nuit, les ombres se multiplient : des goules pillent et assassinent, répandant la terreur dans la ville. Contre ces créatures du Mal, Krantz mène un chasse frénétique, riche de sa seule rapière, de la magie cabalistique et de quelques alliés de marque : la cour des miracles, les centaures, les faunes et surtout la minuscule fée Chandelle. Krantz est un croisé, un exorciste en armes ; il aura fort à faire avec les ordres militaires, les sociétés secrètes (la Sainte Vehme !) et plus simplement les traîtres de tout poil qui complotent contre son monde et ne songent qu'à d'obscures vengeances. Wielstadt, c'est le croisement improbable de Disneyland et du château du comte Dracula. Pour tout dire, un classique de la génération de Tim Burton

Mon avis

Ah, cette quatrième de couverture. Elle donne envie quand même, surtout avec la mention de Tim Burton dedans. Bon, du Burton, je l'avoue, je n'en ai pas beaucoup vu. L'ambiance peut-être ? Et encore. Tout comme pour le croisement entre Disneyland et le château du comte Dracula. J'ai vu mieux que ça.

Nous sommes en 1620, durant l'hiver à Wielstadt, ville imaginaire se trouvant en Allemagne. Une allemagne qui ne s'appelle pas encore comme ça, et qui subit le début des Guerres de Bohème (je vous ai mis le lien Wiki qui explique ça bien mieux que moi). En fait, nous sommes juste après la bataille de la Montagne Blanche, qui signa une défaite pour les protestants. Voilà pour le contexte historique. Nous avons donc un Saint Empire en guerre, catholique contre protestant (en gros) et une ville, Wielstadt qui accueille les deux dans une à peu prés parfaite intelligence. Mais si les guerres de religions n'arrivent pas encore dans la ville, protégée par un Dragon attaquant toutes armées voulant s'en prendre à elle, elle n'est pas à l'abri du danger.

Si Wielstadt semble à l'abri de la guerre, elle ne l'est pas de ce qui se trame entre ses murs. L'Ombre guette, attend son heure, envoie ses monstres et autres démons. Un homme combat les séides de l'Ombre, apparemment seul. Cet homme, c'est le chevalier Kantz dont nous ne savons pas grand chose au départ, juste qu'il combat l'Ombre, que l'on pourrait voir comme les forces du Mal, du moins ce qui vient des Enfers ou des Limbes. Or le chevalier est appelé à l'aide par le Guet pour résoudre une série de crimes sanglant et bien barbare. Nous allons donc le suivre dans son enquête et plonger avec lui dans l'horreur.

Enfin, l'horreur. Si ce n'est quelques passages et descriptions un peu gore des meurtres ou des goules, il n'y pas vraiment de sang ou de chose vraiment horrifique. Même l'exorcisme du début ne l'est pas vraiment ( ou alors, je suis devenue clairement insensible à tout ça). Par contre, il n'y a pas à dire, l'ambiance dans Wielstadt, hivernale et plutôt sombre, elle, m'a beaucoup plus plus. Pevel joue beaucoup sur l'ambiance, le brouillard, le vent, la neige. Et du coup, on s'y croirait vraiment. Peut-être pour ça que la quatrième parle de Burton. Et cette ambiance colle parfaitement avec son histoire. Une histoire que j'aurais eu bien plus de mal à suivre si nous avions été en plein été.

D'ailleurs, on en parle de l'histoire ? Elle est plutôt bien foutue, tout en mystère, comme son personnage principal. Ce que j'ai apprécié, c'est que nous ayons parfois la vision des "méchants" de l'histoire sans toutefois tout y comprendre. Pevel distille ses informations au fur et à mesure, soulignant les liens de manière parfois un peu trop subtile, usant parfois d'effet de suspenses (qui servent pas à grand chose avec moi, vu qu'à chaque fois, j'ai deviné ce qu'il allait faire). Du coup, on avance souvent en aveugle, autant que Kantz, chose plutôt appréciable. Tout comme lui, on comprend vraiment à la fin ce qu'il se passe réellement. Certaines révélations semblent parfois arriver comme un cheveux sur la soupe alors que pas du tout, on aurait pu le voir venir depuis un moment (et on le voit venir si on fait attention aux détails). Chose appréciable aussi, la partie fantastique de l'histoire. On pense bien sûr au dragon au dessus de la ville, mais celui-ci semble pour le moment n'être qu'un "figurant". Non, c'est tout le folklore qui est fantastique. Ainsi Kantz va recueillir une fée demoiselle (qui m'a bien fait rire souvent), des faunes, des goules (moins drôle d'un coup, n'est-ce pas) et j'en passe. J'aime cette incursion du fantastique dans ce qui aurait du être le réel. Surtout quand cela semble aussi naturel (un peu comme dans le Paris des Merveilles quoi)

Au final, ce premier tome, qui est vraiment un tome d'introduction (on découvre un certain paquet de personnages qui, je l'espère, seront-là par la suite pour certain), est vraiment sympathique. J'ai adoré le mélange historique-fantastique, toujours bien mené et parfaitement intégré. L'histoire est bien menée, avec une ambiance assez sombre comme je peux les aimer et quelques touches d'humour bien placé (Chandelle et sa mémorable cuite...). Les personnages, même si on se focalise un peu trop sur Kantz (en même temps, c'est le perso principal), ont l'air intéressant pour la plupart, bien que j'aurais voulu en voir certain un peu plus. Au final, je vais donc continuer la série parce que je suis sûre qu'elle est fort bien (pis, c'est Pevel, quoi)

lundi 27 juin 2016

Le Chevalier, Haut-Royaume, tome 1, Pierre Pevel

Alors que commence aujourd'hui la Grosse OP de Bragelonne (qui va bien faire gonfler ma PAL numérique (déjà cinq livres en plus pour cette première journée)), je continue à lire les bouquins achetés pendant l'opération 1000k. Il n'y a pas à dire avec Bragelonne/Milady/Castelmore, je ne suis jamais à court de numérique. 

Le Chevalier, Haut-Royaume, tome 1, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : Fantasy
Année de parution : 2013
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez de la fantasy médiévale
- Vous voulez un héros pour le moins torturé

A ne pas lire si :
- Vous voulez quelque chose de très original

Présentation de l'éditeur : 

Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance.

Mon avis

J'aime beaucoup Pierre Pevel. J'aime beaucoup quand il reprend des périodes et des événements de notre Histoire pour les mettre à la sauce fantastique (les Lames du Cardinal ou Le Paris des Merveilles). Il fallait donc que je m'attaque à sa fantasy dans un monde créé de toute pièce. C'est ainsi que le diptyque du Haut-Royaume est venu rejoindre ma PAL. 

Bienvenu au Haut-Royaume, l'un des plus puissant royaumes. Enfin...puissant... Depuis que le Haut-Roi se fait vieux et qu'il s'est enfermé dans sa Citadelle, la reine Celyane a pris les rênes et sa politique ne semble pas à la hauteur. Pour contrer son épouse et sauver l'honneur de son pays, le Haut-Roi rappelle à lui Lorn, chevalier qu'il a lui-même envoyé dans la pire des prisons trois ans plus tôt. Il pourrait bien être le seul à sauver le royaume. Mais à quel prix ? Car si Lorn va faire de son mieux pour sauver le pays, il va aussi devoir réapprendre à être, marqué comme il est par l'Obscure et ses envies de vengeance.

Comme je le disais, c'est la première fois que je m'attaque à un monde créé de toute pièce par Pevel. Son univers n'est pas forcément ultra original en fantasy, il reste cohérent et plaisant. Il use des grandes lignes du genre pour son univers et y ajoute son originalité à lui, des choses que l'on a d'ailleurs déjà pu voir dans d'autres de ses séries (les drac, les dragons, les vyvernes par exemple). Le tout se tient parfaitement et surtout devient un décors fort sympathiques pour les aventures de ses personnages, le point fort de l'auteur. 

On commence par Lorn, le chevalier déchu qui va reprendre du service. C'est un personnage comme je peux les apprécier, avec pas mal de zone d'ombre. Son séjour en prison l'a beaucoup transformé et pas seulement parce qu'il a été marqué par l'Obscure, une force dont on ne connait pas grand chose si ce n'est qu'elle rend fou la plupart des hommes et semble maléfique. Il a perdu une partie de son humanité et du coup parait souvent plus que froid. Pire encore, il arrive très souvent qu'on ne comprenne pas vraiment ses motivations. A côté de lui, on trouve le prince Alan, second fils du Haut-Roi. A l'inverse de Lorn, s'est un personnage très solaire mais lui aussi cache sa part d'ombre. Ancien junkie pas forcément guéri et qui supporte mal ce que la cour du Haut-Royaume est devenue, il est bien plus complexe qu'on ne le pense au premier abord. On retrouve d'autres grands du royaume, le Haut-Roi, malade, peut-être fou, la reine Celyane qui veut prendre les rênes du royaume et devenir une reine de légende (mais qui n'y arrive pas vraiment), le premier ministre corrompu. Des rôles qui semblent clichés mais qui ne le sont pas forcément. Il y a aussi Enzio, l'autre ami de Lorn qui pour l'instant reste un peu dans l'ombre. Pour les personnages secondaires, nombreux, on trouve un peu de tout, du bon et du moins bon mais la plupart sont plutôt pas mal caractérisé. Pevel a toujours su crée des personnages intéressants et c'est toujours le cas ici. 

Tout comme il a toujours réussi à créer des intrigues qui ne laissent pas le lecteur indifférent. Si celle de ce premier tome semble de prime abord pas forcément ultra originale (sur de la fantasy médiévale, ça commence à devenir dur de trouver l'idée qui le sera), elle n'en reste pas moins palpitante. Surtout qu'elle peut se découper en plusieurs petites intrigues, toutes reliées les unes aux autres. Ainsi, si l'on peut se demander pourquoi Lorn se prend la tête avec le chef de la milice lorsqu'il s'installe à Oriale, la capitale, ou encore pourquoi il va faire ami-ami avec Téogen, dont le territoire abrite les meilleures vyvernes, rien n'est vraiment laissé au hasard. Tout fini par se regrouper pour soit faire avancer l'histoire soit nous faire comprendre quel homme est devenu et va devenir Lorn. Et puis, pour mon plus grand plaisir, les complots, militaires et politiques, sont extrêmement présent. 

Au final, ce premier tome est bon. Je n'ai pas trouvé le même engouement que pour les premiers tomes des Lames du Cardinal ou du Paris des Merveilles, mais je me suis tout de même bien régalée à le lire. Pevel a fait du bon travail et j'ai hâte de pouvoir lire la suite et voir jusqu'où Lorn peut aller.

jeudi 31 mars 2016

Le Royaume Immobile, Le Paris des Merveilles, Tome 3, Pierre Pevel

Avant de me plonger uniquement dans mon Kindle pour ce qui est du numérique, il me faut finir les livres sur mon iphone (ben oui, je ne peux pas les transférer sur le kindle, le monde est injuste). Comme il m'en reste une dizaine, j'ai le temps de pouvoir continuer à lire dessus encore un moment. Et le premier livre post-Kindle n'est autre que le troisième tome du Paris des Merveilles de Pevel. Je n'allais tout de même pas le laisser traîner dans son coin.

Le Royaume Immobile, Le Paris des Merveilles, Tome 3, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection :/
Année de parution : 2015
format : epub

A lire si : 
- Vous voulez un Paris des années 1909 à la touche féerique
- Vous voulez des personnages attachants et hauts en couleur
- Vous voulez une enquête entraînante 

A ne pas lire si ;
- Vous voulez voir plus de fée et autres créatures magiques
- Vous aimez qu'on vous donne toutes les pièces rapidement

Présentation de l'éditeur : 

Alors que tout le monde ne songe qu'aux prochaines élections du Parlement des Fées, Griffont doit aider un ami soupçonné de meurtre. De son côté, Isabel se trouve aux prises avec de dangereux anarchistes venus de l'OutreMonde et décidés à ensanglanter Paris pour se faire entendre. Mais ces deux affaires pourraient bien être liées, et nos deux héros ne tarderont pas à lever le voile sur un secret ancien susceptible d'ébranler le trône d'Ambremer. Un secret que convoite le Reine Noire, jumelle maléfique et ennemie acharnée de la reine des fées.

Mon avis

C'est définitif, je n'aime pas lorsqu'une série se termine. Point. Je n'aime pas ça du tout, encore moins si j'ai aimé les tomes précédents. Et donc, je n'ai pas aimé arriver à la fin de ce tome-ci, juste parce que c'est la fin de la série. 

Ce troisième tome est dans la continuité des deux autres. On retrouve bien entendu le couple Griffont/Isabelle, toujours aussi savoureux. Il n'y a pas à dire, ce sont deux personnages vraiment géniaux qui fonctionnent à merveille. On retrouve des intrigues qui s'imbriquent pour n'en former plus qu'une, un peu du passé d'Isabel et un final fort sympathique. S'y mêle aussi une histoire d'amour contrarié, des duels dignes de Dumas et des élections parlementaires. Des ingrédients qui annoncent une histoire à rebondissement dans laquelle le lecteur va se faire un plaisir de se plonger.

Cette fois, nous commençons par une chose fort simple, la prochaine élection du parlement d'OutreMonde où vont, pour la première fois, être acceptés les humains et les dragons. Forcément, tout cela ne plait pas à tout le monde et un groupe terroriste commence à faire parler de lui. Entre temps, Troisvilles, l'ancien apprenti de Griffont, provoque en duel Dalmas, un mage incarnat pour une raison qu'eux seuls connaissent et Isabel trouve un elfe noir mort dans sa rue. Oui, ça commence à faire beaucoup. Alors quand Dalmas disparaît, que Troisvilles est accusé de l'avoir tué et que la baronne doit enquêter sur l'incarnat, tout s’accélère. Parce que bien sûr, tout est lié, d'une manière ou d'une autre. Et comme nous sommes habitué (enfin comme je suis habituée), j'essaie de tous démêler et j'y suis pas trop mal arrivée d'ailleurs.

Mais l'important surtout dans ce tome, c'est l'histoire d'Isabel. Si elle est restée assez mystérieuse sur son passé durant les deux premiers tomes, ce n'est plus le cas ici. Vous vouliez savoir pourquoi elle est en froid avec Méliane, la reine des fées, vous allez enfin le savoir (et non, je ne vais pas vous le dire). On découvre une autre facette de l'enchanteresse, une facette qui m'a beaucoup plu. 

D'ailleurs, j'ai beaucoup apprécié que Pevel mette vraiment l'accent sur les personnages dans ce tome, plus que dans les deux autres. Ainsi, Troisvilles qui apparaissait à chaque fois en tant que personnage secondaires prend de l'importance et devient centre de l'une des intrigues, nous permettant de mieux le découvrir. Delveccio prend un peu plus de place lui aussi et s'il reste en retrait par rapport aux autres, il n'en est pas moins important. Quant aux ennemis, nous redisons coucou à la Reine Noire, toujours aussi machiavélique ou encore à Crèvecoeur, le crapulard déjà rencontré dans le tome 2. 

Mais, j'aurais un petit bémol à ce dernier tome. Je l'ai trouvé un peu en dessous que les deux autres. Pas de beaucoup, je l'avoue. Peut-être parce qu'habituée, j'ai vu venir ce qu'il pouvait se passer par la suite, peut-être parce que je voulais un final plus explosif ? Je ne sais pas. Il n'en reste pas moins très bon. 

Au final, voilà une série qui s'achève (réellement ? la fin est plutôt ouverte, assez pour ajouter un autre tome derrière par exemple) d'une jolie manière et qui m'aura tenue en haleine un bon moment. Je suis triste de quitter Griffont et Isabel, que j'adore vraiment beaucoup beaucoup et ce Paris des Merveilles. Je me dis qu'heureusement, j'ai encore dans ma PAL un autre Pevel, le premier tome des Hauts-Royaumes et que je retrouverais bientôt l'écriture de l'auteur.



samedi 19 mars 2016

L'Elixir D'Oubli, Le Paris des Merveilles, Tome 2, Pierre Pevel

Je reviens à peine de ma semaine à la montagne sans internet que me revoilà déjà ici pour poster les avis des deux livres finis là-bas. On commence donc avec Pevel et le tome deux de son Paris des Merveilles, une série que j'aime vraiment beaucoup beaucoup

L'Elixir D'Oubli, Le Paris des Merveilles, Tome 2, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : Fantasy
Année de parution : 2015
Format : epub

A lire si : 
- Vous voulez un Paris des années 1909 à la touche féerique
- Vous voulez des personnages attachants et hauts en couleur
- Vous voulez une enquête entraînante 

A ne pas lire si ;
- Vous voulez voir plus de fée et autres créatures magiques
- Vous aimez qu'on vous donne toutes les pièces rapidement

Présentation de l'éditeur

Quelques mois après l'épilogue des Enchantements d'Ambremer, notre mage préféré va se voir confronté de nouveaux à un tourbillons d'événements tous plus incompréhensibles les uns que les autres. Cela commence par l'état de santé détérioré d'Edmond Falissière, historien et meilleur ami de Griffont, qui doit partir en Auvergne faire une cure. Puis par la découverte d'une colonie de minimets inconnue en plein coeur de ce Paris de la Belle Époque. Et enfin par la présence d'un mage noir, Giacomo Nero dont tout le monde semble avoir peur …On découvrira également ce qu'il advint très secrètement dans le royaume de France durant l'hiver 1750, on fera également connaissance avec un mystérieux personnage, le Lys pourpre, d'une baronne de Saint-Gil et d'un chevalier de Castelgriffe ...

Mon avis

J’avais beaucoup aimé le premier tome du Paris des Merveilles, me plongeant dans un Paris du début XX siècle à l’ambiance féérique. Ce second tome me confirme que j’aime beaucoup beaucoup la série, ce qui n’est pas non plus étonnant avec monsieur Pevel. Entre son univers et ses personnages, il ne peut en être autrement pour moi.

L’histoire commence avec une communauté de minimets (pour ceux de ma génération, ce sont des mini-pouces), et plus particulièrement avec l’une d’eux qui contre les lois de son peuple, va régulièrement rentre visite à un Grand. Sauf que lors de l’une d’elle, elle se fait empoisonner et le Grand, tuer. Les minimets vont faire appel à Griffont qui leur a rendu service pour sauver la jeune fille. Commence alors une nouvelle aventure pour lui et pour la baronne de Saint Gil, jamais très loin. Rapidement, le tout va prendre une tournure dramatique et va nous faire aussi remonter dans le passé, à l’époque où le couple s’est rencontré pour la première fois.

Encore une fois, l’enquête de nos deux amis va nous entrainer dans les méandres de ce Paris merveilleux. Comme pour le tome un, on se demande toujours où Pierre Pevel veut nous emmener. Il y a toujours cette impression de partir en tout sens, ce qui est totalement faux. Rien n’est laissé au hasard. Et je dois bien dire que voir une aventure se déroulait sur autant de temps et assez impressionnant. Tout est là pour une bonne raison. C’est vraiment super sympathique à lire. Sans parler des deux moments où le lecteur va grandement frissonner pour les deux héros.

En parlant d’eux, ils sont toujours aussi intéressants. Je suis plus que fan de Griffont et Isabel, surtout lorsqu’ils sont ensembles et se prennent la tête. Leur petit couple me fait régulièrement sourire voire même rire. J’aime les voir se prendre la tête, se vanner et puis se rabibocher. Leur alchimie fonctionne parfaitement. Je crois qu’ils sont en train de devenir mon couple préféré en fantastique, vraiment. Quant aux autres personnages, ils ne sont pas en reste. Farroux a pris du grade mais se laisse toujours autant avoir par Isabel et Griffont, Auguste et Lucien sont égaux à eux-même et les petits nouveaux, que se soit dans la partie présente ou passée sont tous aussi intéressants les un que les autres.

Et puis, il y a toujours l’humour de Pierre Pevel qui contrebalance une aventure assez noire au final. J’apprécie toujours autant qu’il parle aux lecteurs, nous donnant parfois des informations en plus par rapport à ce que Griffont ou Isabel vont découvrir. Le tout forme un divertissement haut en couleur, à l’image de son couple principal.

En conclusion, je suis toujours aussi administrative de l’univers et j’apprécie de plus en plus la série. Quel dommage qu’elle ne soit que sur trois tomes et qu’il ne m’en reste plus qu’un à lire.

vendredi 26 février 2016

Les Enchantements d'Ambremer, le Paris des Merveilles, tome 1, Pierre Pevel

Mon dernier Pevel, c'était le tome 3 des Lames du Cardinal, il y a un moment de ça (en 2013). Depuis, j'avais très envie de relire sa plume. J'ai le tome 1 des Hauts-Royaumes dans ma PAL depuis un peu plus longtemps que le Paris des Merveilles (qui lui est entièrement dans ma PAL) mais j'avais envie de féerie et de merveilleux. 

Les Enchantements d'Ambremer, le Paris des Merveilles, tome 1, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2015
Format : epub

A lire si : 
- Vous voulez un Paris des années 1909 à la touche féerique
- Vous voulez des personnages attachants et hauts en couleur
- Vous voulez une enquête entraînante 

A ne pas lire si ;
- Vous voulez voir plus de fée et autres créatures magiques
- Vous aimez qu'on vous donne toutes les pièces rapidement

Présentation de l'éditeur : 

Paris, 1909. La tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes se baignent dans la Seine, des farfadets se promènent dans le bois de Vincennes... et une ligne de métro relie la ville à l'OutreMonde, le pays des fées, et à sa capitale Ambremer. Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan, un club de gentlemen-magiciens. Chargé d'enquêter sur un trafic d'objets enchantés, il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. L'affaire est épineuse et Griffont doit affronter bien des dangers: un puissant sorcier, d'immortelles gargouilles et, par-dessus tout, l'association forcée avec Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien...

Mon avis

Lecteur, vous vous en doutez, je ne pouvais simplement pas résister à une couverture aussi belle que celle-ci. Je suis d'une faiblesse face à l'art nouveau... Je le suis encore plus si l'on me promet un Paris 1900, de la magie, des fées, et une enquête policière. J'ai donc craqué, j'ai même pris les trois tomes en même temps. Et je me suis lancée.

Pevel nous embarque dans un Paris du début 1900 où la tour Eiffel est en bois blanc, où les fées, gnomes et autres créatures fantastiques se promènent entre notre monde et l'OutreMonde, gouverné par Méliane, la reine des fées. Depuis que l'OutreMonde a été rendu public aux hommes, tout ce petit monde se mêle avec plus ou moins de bonheur. C'est donc dans ce Paris que nous faisons la connaissance de Louis Denizar Hippolyte Griffont, mage de son état. L'homme enquête sur un possible trafic d'objets enchantés. Sauf que son enquête prend des proportions qu'il n'imaginait pas lorsque l'antiquaire qu'il soupçonne se fait assassiner et surtout que la Baronne de Saint-Gil, une vieille connaissance, refait apparition dans sa vie...

Par où commencer l'avis sur ce tome 1 ? Il y a pas mal de chose à dire sur celui-ci. L'univers d'abord. Centré sur un Paris comme nous ne pourrons jamais le voir mais qui ne perd rien de celui qu'il fut en 1900. Le mélange 1900 et féerie fonctionne particulièrement bien, je trouve. Pevel garde les grands monuments qu'il transforme (ainsi la Tour Eiffel n'est pas faite de métal mais de bois venant de l'OutreMonde), ajoute des élèments magiques et fait se croiser humains et membres de l'OutreMonde. Le tout donne donc quelque chose de dépaysant sans vraiment l'être, où le merveilleux prend place dans le quotidien sans toutefois le perturber. Pevel trouve un équilibre quasi parfait Paris. Pour Ambremer, malgré ses tours rutilantes et sa population merveilleuse, nous n'en voyons malheureusement pas assez. La capitale d'OutreMonde semble sortir d'un conte de fée, une ville médiévale fantasmée où tout pourrait être possible. Le dernier monde, l'Onirie est celui où Pevel se lâche un peu plus. Avec un monde des Rêves, il ne pouvait en être autrement. Là-bas, tout est étrange, le train qui y circule, le paysage et les gens qui le peuplent. Tout cela forme donc le décors du roman, un décors qui m'a beaucoup mais alors beaucoup plus.

Dans ce décors évolue donc Louis Denizar Hippolyte Griffont, notre héros, Isabelle de Saint-Gil et quelques autres. Je dois dire que j'ai beaucoup aimé Griffont et Isabelle, encore plus lorsque les deux se retrouvent ensemble. Il faut bien dire qu'ils ont tous deux des caractères bien affirmés. Les autres personnages ne sont pas en reste et nous offrent donc un joli panel. J'ai beaucoup apprécié d'ailleurs de voir les diverses personnalités des habitants de l'OutreMonde, où Pevel joue beaucoup avec les stéréotypes de la fantasy (l'elfe ayant une haute opinion de lui-même, les fées plus qu'hautaines avec les autres et j'en passe). Et dois-je parler d'Azincourt, le chat ailé qui habite chez Griffont ? Même s'il n’apparaît pas toujours et qu'il n'est que secondaire, j'ai juste adoré Azincourt. Les chats sont des personnages toujours aussi fascinants pour moi et la relation qu'il entretient avec Griffont m'a souvent beaucoup amusé.

Et enfin, l'enquête. Au début, j'avoue avoir eu un peu peur, tant cela sembler partir en tout sens. Griffont commence par vouloir démanteler un trafic d'objet enchanté, tandis que l'on suit aussi la Baronne de Saint Gil cherche à se venger d'un mauvais payeur (en gros, c'est un peu plus compliqué). Jusqu'à ce que les deux se retrouvent, on a bien du mal à comprendre le point commun entre tout cela. Et pourtant, il y en a un et surtout tout se met parfaitement en place.Le moindre plus petit détail, même anodin au moment de le lire est important et s'imbrique dans l'histoire. J'aime ce genre d'histoire et je ne serais pas étonné que des éléments de ce premier tome servent aussi pour les suivants. 

Quant au style de Pevel, auquel j'avais déjà bien accroché durant ma lecture des Lames du Cardinal, il est toujours aussi bon. J'aime que parfois, il nous prenne, nous lecteur, à partie, j'aime les touches d'humour qu'il glisse, que se soit dans les descriptions ou les dialogues. Ça se lit tout seul, avec une étonnante facilité. Le tout fait que forcément, j'ai beaucoup beaucoup aimé ce premier tome et que j'ai très hâte de lire les suivants.

Autre chose de sympathique, la petite nouvelle qui suit ce premier tome, nommée Magicis in mobile. Cette fois, Paris vit la grande crue de 1910. Alors que les eaux de la seine sont au plus haut, un sous-marin ressemblant à si méprendre au Nautilus de Jules Verne fait son apparition. On se doute que la magie y est pour quelque chose. C'est très court mais particulièrement amusant. 


vendredi 6 septembre 2013

Le Dragon des Arcanes, Les Lames du Cardinal, tome 3, Pierre Pevel

Voilà, ce matin, j'ai fini la série des Lames du Cardinal, au travail. Il ne me restait que quelques pages numériques à lire, je n'ai pas pu me retenir... 

/!\ GROS SPOILER (même dans la quatrième de couverture...)

Le Dragon des Arcanes, Les Lames du Cardinal, tome 3, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection :
Année de parution : 2010
Format : Epub

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez le mélange capes et épée/fantasy
- Vous voulez voir plein de dragons
A ne pas lire si :
- Vous voulez juste un roman de capes et épées
- Vous n'aimez pas qu'il y ai un trop grand nombre de personnages
 
Présentation de l'éditeur :

Paris brûle-t-il ? On pourrait le croire, si l'avenir funeste dont Soeur Béatrice a eu un aperçu prophétique se réalise.
Déjà un dragon a survolé Paris et est passé à l'attaque. Face à lui, un homme a péri dans un dernier acte de bravoure et de sacrifice : Almadès, le maître d'armes espagnol des Lames du Cardinal. La bande de La Fargue est en deuil et la colère appelle la vengeance.
L'action reprend très vite ses droits. Agnès et Ballardieu veulent en savoir plus sur la vision de Béatrice et la menace qui pèse sur la capitale.
Direction : le Mont Saint-Michel, repaire des Châtelaines, où Béatrice est cloîtrée...
 
Mon avis :
 
Avant de commencer je tiens à redire qu'il va y avoir du spoiler. Donc si vous ne voulez pas savoir ce qu'il va se passer ou ce qu'il a pu se passer dans les précédents tomes, évitez de lire mon avis.
 
Nous avions laissé les Lames après qu'elles aient déjoués un complot contre la reine de France. Le Dragon des Arcanes commence là où finissait l'Alchimiste des Ombres. Agnès et Ballardieu se rendent à Saint Michel trouver Soeur Béatrice, tandis qu'à Paris La Fargue et Almadès vont interroger l'Alchimiste. Et dès le départ, rien ne va. Agnès est faite prisonnière, Ballardieu est laissé pour mort, quand à Almadès, il se fait griller par un dragon venu tuer l'Alchimiste.  Le ton est donné, ce tome sera plus sombre et plus spectaculaires que les premiers. Et ce dès le début.

Agnès va recevoir une vision de la part de Sœur Béatrice, un dragon va attaquer Paris, détruisant la capitale. Par ce fait, elle va prendre une grande importance dans le livre, comme cela était arrivé à Leprat et Laincourt dans le second tome. Moi qui n'aimait pas trop son personnage jusque là, j'ai carrément changé d'avis sur elle. Elle poutre grave, comme dirait ma petite cousine. Emprisonnée par les Sœurs Châtelaines, on va en découvrir bien plus sur elle et sur son destin. Et avec la mort de (je tairais ici le nom), je l'ai découverte plus humaine qu’auparavant. Mais elle n'est pas la seule à tenir le haut de l'affiche, puisque nous continuons encore à nous attacher à Leprat et Laincourt. Et puis nous retrouvons des personnages des tomes 1 et 2, dont l'Italienne, que j'avais beaucoup aimé ou la principale ennemie du tome 1, la vicomtesse de Malicorne, ainsi que des personnages de monsieur Dumas en la personne d'Athos et de D'Artagnan (si si)

Outre l'importance, déjà remarqué dans le tome 2, que l'auteur donne à certain de ses personnages, ici, ce qui m'a plus, c'est toute la gamme de sentiment par laquelle on peut passer en lisant le livre. J'ai été éblouie par Paris, le Mont Saint Michel, j'ai failli pleurer (nous noterons (spoiler) trois morts tout de même parmi les lames), j'ai frissonné, j'ai vécu cette aventure ultime avec les lames. Vraiment, l'auteur a su me tenir en haleine tout le long et pas juste en donnant les réponses des questions posés dans le tome 1. 

Parce que oui, ce tome conclut parfaitement la saga. Nous revenons sans même nous en rentre vraiment compte sur le coup à ce qu'il s'est passé à la fin du tome 1, et comprenons que ce tome-là avait bien quelque chose à voir avec les intrigues du 2 (j'ai eu des doutes à certains moments), on ajoute à cela, l'une des intrigues du tome 2 plus celle tout de même qui vient dans le 3 et on découvre alors que tout était fait pour arriver à la conclusion finale dès le début de la saga (normal en même temps). Et tout cela nous tient en haleine durant tout mais alors tout le roman, il n'y a pas un seul moment de répits. Ajouter à cela la manière d'écrire de Pevel, qui rend le moindre petit combat spectaculaire et franchement, on tourne les pages sans s'en rendre compte.

Je n'aurais pas vraiment de point négatif sur ce tome, si ce n'est que j'aurais voulu en savoir plus sur les Gardiens et que j'aurais voulu voir un peu plus Leprat. J'aime ce personnage et le fait que sa rance ne soit plus un secret pour personne aurait peut-être pu être un peu plus développé. Après, il reste le même défaut que dans le tome 2, l'aspect guide touristique. Par contre, celui des répétitions ne m'a pas gêné ici, beaucoup moins présent ou alors cela était fait sur des personnages que nous n'avions pas vu depuis le tome 1.

En conclusion, je crois que vous aurez compris que j'ai clairement adoré ce tome, le meilleur pour moi des trois. Je suis triste de quitter les Lames auxquelles j'avais fini par m'attacher (ce qui n'était pas gagné à la fin du tome 1). J'ai aimé le mélange fantasy/capes et épées, les dragons et les intrigues. J'ai eu durant mes trois lectures, l'impression de lire un film en mieux. Je n'ai toujours pas eu de coup de coeur pour un tome en général, par contre, j'en ai clairement eux un pour cette série qui me donne en plus envie d'en découvrir plus sur les livres de Pevel.



mardi 27 août 2013

L'Alchimiste des Ombres, Les lames du Cardinal, tome 2, Pierre Pevel

Je n'ai pas résisté longtemps à l'appel des Lames du Cardinal, ayant pas mal aimé le tome 1, je me suis jetée sur le 2 avec plaisir.

L'Alchimiste des Ombres, Les lames du Cardinal, tome 2, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2010 pour l'édition numérique, 2009 pour l'édition papier
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez le mélange capes et épée/fantasy

A ne pas lire si :
- Vous voulez juste un roman de capes et épées
- Vous n'aimez pas qu'il y ai un trop grand nombre de personnages

Présentation de l'éditeur

Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d'Europe.
Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.
Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l'Alchimiste des ombres...

Mon avis

J'avais laissé les Lames du Cardinal victorieuses suite à un complot contre la France. Je les retrouve donc un mois plus tard (autant IRL que dans le bouquin d'ailleurs) avec un nouveau complot sur les bras. Cette fois, il semble que le complot touchera le roi de France en personne, d'après l'Italienne, intriguante à la solde dont ne sait trop qui. Et ce complot serait mené par un vieil ennemi des Lames, l'Alchismiste des Ombres, dragon de son état. C'est donc parti pour une nouvelle aventure.

Tout commence avec l'Italienne qui ne figurera finalement que dans le premier tiers du roman. Cette femme intrigue pour le pape mais aussi pour elle et annonce tranquillement à la Fargue qu'elle a connaissance d'un complot contre le trône dont elle ne donnera les détails que si Richelieu lui accorde protection. Tout cela va nous occuper un temps puis, disparation de l'Italienne (dommage j'aimais bien son personnage) pour en revenir au point de départ ou presque sans savoir sur quoi va porter le complot. Je trouve d'ailleurs bien dommage que finalement peu de chose relie notre Italienne au reste de l'histoire. J'ai eu du coup, l'impression qu'elle n'était pas là pour grand chose vu que finalement tout se met réellement en place après sa disparition dans le livre.

En parlant du complot, je l'ai trouvé bien mieux mené que celui du premier tome. Malheureusement, je l'ai aussi trouvé réglé bien trop vite une fois que les Lames ont compris ce qui allaient se passer, chose déjà remarqué dans le premier tome. Nous sommes menés à droite et à gauche durant les trois premiers tiers du livre et puis tout va vite, très vite. On en oublie presque les intrigues annexes (qui portant commence dès le début du livre) qui semblent nous mener tout droit vers le tome 3. Ces intrigues concernent surtout les Chatelaines, ordre religieux féminin assurant la sécurité de la France contre les dragons. Nous avions déjà eu un petit aperçu de ce mouvement dans le premier tome, ici, nous en apprenons encore plus et ça donne envie d'en savoir toujours plus dessus, surtout qu'Agnès de Vaudreuil semble y être plus attachée qu'on ne le croit.

Mais revenons à l'intrigue principale qui permet à l'auteur de mettre en avant deux personnages, Leprat, le mousquetaire (que j'avais déjà beaucoup apprécié dans le tome 1) ainsi que Laincourt, l'ancien espion du Cardinal, rattaché aux Lames. Autant le dire, ce sont deux personnages que j'apprécie beaucoup et j'étais ravie de les voir mis en valeur comme ça. Une petite déception par contre de ne pas beaucoup voir ni Almadès, toujours aussi discret (spoiler : sans vous dire ce qu'il va lui arriver dès le début du tome 3... que je commence à lire), ni Saint-Lucq qui va faire un petit tour sous les ordres directs du Cardinal. Par contre, ne pas trop voir Marciac, Agnès et Ballardieu ne m'a pas beaucoup dérangé, même si Agnès semble être au centre de l'intrigue Châtelaine et que Marciac semble lui en mauvaise posture (pour une raison que je ne dirais pas).

J'ai apprécié la mise en avant de certain des personnages, me faisant ainsi oublié un des défauts du tome 1, c'est à dire de ne pas pouvoir s'accrocher à l'un d'eux en particulier tant ils étaient survolés pour moi. Par contre, il y a moins l'effet de groupe que j'avais aussi apprécié, les Lames étant séparés durant une bonne partie de l'aventure.

Il reste pourtant quelques défauts à cette série pour moi, d'abord l'effet guide touristique, toujours présent, qui bien qu'il m'ait plus dans le tome 1 m'a un peu agacé dans le tome 2 puisque souvent, nous visitons les mêmes endroits (l’hôtel de l'épervier par exemple ou certaines rues de Paris). Autre chose qui m'a un peu gêné, les répétitions à la présentation de certains personnages que nous connaissions déjà (je pense à Agnès, ou à un agent de la Griffe Noire déjà présenté dans le tome 1 par exemple). C'est dommage, ça alourdi un peu le texte pour moi. Heureusement, le style de l'auteur fait rapidement oublié cela, tout comme le déroulement de l'action qui ne souffre pas de temps mort aide à passer tranquillement ces moments un peu plus lourd.

Finalement, l'histoire étant prenante et pleine d'action, les personnages de plus en plus intéressants, je n'ai pas tellement vu les petits défauts sur le coup, plus après lecture pour tout dire. J'ai lu ce second tome, j'ai apprécié, je me suis bien amusée et j'ai aimé. D'ailleurs, j'ai même commencé le troisième seulement deux jours après. J'apprécie de plus en plus cette série, son mélange de capes et épées/fantasy qui me plait toujours autant, le bestiaire qui y est associé (et plus développé ici que dans le 1) et j'ai hâte de finir le dernier tome pour savoir ce qu'il va se passer pour nos Lames. 

Je peux même dire que même si je n'ai pas un coup de cœur pour les livres, je l'ai carrément pour la série en entier et son originalité.

vendredi 12 juillet 2013

Les Lames du Cardinal, tome 1, Pierre Pevel

J'ai fini cet ebook acheté il y a un moment lors d'une opé bragelonne depuis trois jours et je n'ai pas encore donné mon avis dessus. A croire que je fais exprés de prendre du retard.

Les Lames du Cardinal, tome 1, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2010 pour l'édition numérique, 2007 pour la papier
Format : Epub

A lire si :
- Vous aimez les romans de cape et d'épée
- Vous aimez le mélange des genres
- Vous aimez qu'il y ait beaucoup de personnage

A ne pas lire si :
- Vous voulez juste du roman de cape et d'épée
- Vous voulez beaucoup beaucoup d'action (bien qu'il y en ai pas mal)

Présentation de l'éditeur

Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!

Mon avis

Les romans de cape et d'épée, je dois bien avouer que je connais très peu. Je préfère pour une fois les films que je trouve particulièrement sympa à voir généralement. Lorsque j'ai vu la trilogie de Pevel (que je ne connais pas d'ailleurs) à vraiment pas cher, je l'ai prise pour voir un peu et parce que je n'en avais entendu que du bien.

Alors tout d'abord, j'ai été étonné de voir qu'un auteur osait le mélange roman historique/fantasy et utilisait des personnages venant d'un autre auteur (d'ailleurs ça, c'est une chose courante dans le mouvement Steampunk mais là ce n'en est pas). Enfin quand je dis historique, je me comprends hein, c'est surtout l'univers qui l'est parce que je ne suis pas vraiment sure que le reste ait vraiment existé. Du coup, nous trouvons des personnages ayant vraiment vécu (Richelieu, le roi...) mais nous trouvons aussi des personnages tirés des trois mousquetaires (Athos, Monsieur de Tréville...) et bien sur les fameuses lames du Cardinal ayant maille à partir avec des dragons. J'ai carrément aimé ce petit mélange là. Il donne un autre souffle au roman de cape et d'épée, le mettant un peu plus à mon niveau de grande lectrice de fantasy.

Mais il n'y a pas que ce mélange qui est bon. Les personnages le sont tout autant. Assez nombreux, surtout que nous suivons à la fois les gentils et les méchants (et que parfois on ne sait pas vraiment quel est leur camps), au début j'ai eu un peu de mal à voir qui était qui, surtout que parfois, nous n'avons même pas un nom pour nous guider. Mais petit à petit, on comprends et on s'attache à pas mal de monde. Personnellement, j'ai beaucoup aimé Leprat, ainsi que Saint-Lucq. J'ai eu un peu plus de mal avec Marciac, gascon de son état ou Agnés, trop baronne à mon gout. Mais lorsque tout le monde est réuni, on découvre un groupe très harmonieux et qu'on a plaisir à suivre dans leur aventure.

En parlant de l'aventure, j'ai trouvé qu'elle avait mis beaucoup de temps à se mettre en place. Mais finalement ce n'est pas un vrai problème puisque cela permet de mettre en place les divers personnages. Une fois que tout le monde est regroupé à l'Hotel de l'Epervier, ça commence vraiment et ça va assez vite. Du coup, on lit, on lit, et on ne se rend pas compte que déjà on en est si loin en si peu de temps. J'ai vraiment tourné les pages (numériques mais tout de même) sans m'en rendre compte mené par les Lames et leurs histoires. 

En conclusion, c'est donc pour moi un très bon premier tome malgré sa petite lenteur du début. J'ai hâte de pouvoir lire la suite (déjà dans ma liseuse, mais avant, j'ai Maeve à finir).