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lundi 10 octobre 2022

Santa Mondega, Anonyme

 Vous voulez savoir comment mon intérêt pour une saga que j'adorais il y a encore quelques temps baisse ? Quand j'achète le GF à sa sortie et que je le lis quand le format poche arrive en librairie... Ce n'est jamais bon, ça et ça se confirme à la lecture.

Santa Mondega, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection : 
Année de parution : 2021
Titre en VO : Showdown With the Devil
Année de parution en VO : 2021
Nombre de pages : 496

A lire si : 
- Vous aimez la saga
- Vous aimez le pulp
- Vous aimez quand ça part dans tous les sens

A ne pas lire si 
- Vous avez vraiment du mal avec l'humour pipi caca
- Vous n'aimez pas la violence gratuite

Présentation de l'éditeur : 

" Je suis la Mort, personne ne peut me tuer. "
L'heure est grave à Santa Mondega. Après avoir réglé son compte à Dracula, le Bourbon Kid est de retour, plus en colère que jamais. Sanchez, le patron du Tapioca, vient d'être nommé maire de la ville. Et une tempête de neige à l'intensité biblique s'apprête à s'abattre dans les rues. Simple coïncidence, ou ruse du diable ? Justement, celui-ci a réuni les meilleurs tueurs à gages qui existent pour éliminer le Kid. Parmi eux, un homme à la hache complètement cinglé, une sorcière, une tribu de cannibales et une armée de squelettes. Et pour couronner le tout, il a convoqué la Grande Faucheuse en personne...
Pour le Bourbon Kid et les Dead Hunters, l'heure de la traque a sonné.

Mon avis

Bon, on ne va pas se mentir longtemps. J'ai un problème avec la série depuis le tome précédent, peut-être même un peu avant. J'aime beaucoup le Bourbon Kid. J'aime de moins en moins les Dead Hunters. Voilà, mon problème vient des personnages qui gravitent autour de lui. Et pourtant, si on relit mes avis sur les tomes précédents, on peut voir que j'aimais toute la bande (ou presque). Mais je ne sais pas, quelque chose s'est passé et voilà que lire certain point de vue m'ennuie. 

En réalité, le gros problème, celui qui déjà était présent sur les derniers tomes, c'est l'humour du texte. On est sur quelque chose de très "pipi-caca-cul" et personnellement, c'est très loin d'être ma came. Alors, ça fait longtemps que j'ai lu les quatre premiers livres de la série, mais il me semble qu'il n'y en avait pas autant. Là, c'est à toutes les pages et, franchement, je ne trouve plus ça amusant (je n'ai jamais trouvé ça amusant d'ailleurs). Or, pour moi, la série, c'était surtout quelque chose qui me faisait bien trippée. Oui, il y avait des blagues qui ne me faisaient pas rire mais derrière, entre les références, l'ambiance et le Kid, ben ça m'allait parfaitement. Or, je me rends compte que depuis l'arrivée de Jasmine dans le groupe, ça va moins bien de mon côté. 

Parce que Jasmine cristallise pour moi tout ce que je n'aime pas dans la série depuis un moment. Enfin, non pas juste elle mais disons qu'elle ne fait partie. Et c'est dommage parce que le personnage peut être intéressant. Or, l'auteur s'en sert pour en faire une potiche pas très intelligente mais trop serviable qui lui permet, bien plus que Flake ou Beth, de sortir des trucs bien débiles et/ou répétitifs (sans déconner, le coup du téléphone, ça fait je ne sais combien de tomes qu'on y a droit et ça ne fait pas rire). C'est con parce qu'en plus, cette fois, elle a un rôle qui aurait pu être pas mal sur la fin. Dans le même genre, Sanchez me sort par le nez. Mais vraiment. Il n'apporte plus rien. Pour moi, son seul intérêt, c'est d'avoir Flake pas lui. Ils sont pour moi les personnages problématiques et malheureusement, ce sont aussi ceux qui apparaissent peut-être le plus. L'autre problème donc, c'est que clairement, les persos que j'apprécient le plus sont trop souvent mis à l'arrière plan. Rex est KO durant une bonne partie du roman, Elvis a quelques chapitres vraiment sympa mais c'est tout. Quant au Kid, il n'apparait lui aussi que peu. Et pourtant, il a tant à faire. Déjà, j'ai apprécié qu'on continue dans son humanisation. Il est affecté par ce qu'il se passe (et c'est passé) et certaines discussions (entre autre avec Flake ou Jasmine (comme quoi, Jas peut être plus utile que ce que l'on pense)) étaient plutôt pas mal. Par contre, côté tuerie, je l'ai trouvé un peu effacé en fait. Comme pour Elvis ou Rex, en fin de compte. L'auteur met le paquet côté Jas, Flake et Sanchez (et heureusement qu'il y a Flake) et laisse les trois autres un peu sur le bas de la route. 

Malgré ça, il y a un peu de bon tout de même dans le bouquin (sinon, je l'aurais pas fini, vous vous doutez). Déjà, je voulais voir comment le Kid allait réagir à tout ce qui se passe (bon par contre, je suis déçue sur un point, à savoir ce qu'il est arrivé à Beth ne semble plus l'affecter ou du moins, il n'en parle pas). Une fois encore, l'auteur a prit le pari de l'humaniser encore un peu plus et j'apprécie (mais je l'ai déjà dit). Ensuite, malgré les blagues pas drôle et l'humour d'un gamin de cinq ans, il y a assez de rebondissement pour que je tourne les pages. Oui, j'ai levé les yeux au ciel mainte fois mais oui, j'ai continué parce que, oui, je voulais savoir comment le Kid allait s'en sortir, et ça même si au bout de tant de tome, je sais à peu prés comme ça va se passer. 

Pour finir cet avis, je n'ai pas pris mon pieds autant que d'habitude. Je trouve que la saga n'arrive pas à se renouveler (et je prie presque pour qu'Arizona disparaisse rapidement histoire de ne pas avoir une Jas bis) Et vous savez ce qui est le pire dans tout ça ? Je sais que l'auteur prépare un nouveau tome et je sais aussi que je finirais par le lire (et peut-être même, comme celui-ci, à l'acheter dès sa sortie). Parce que j'aime énormément le personnage du Kid depuis le début (il y a quelque chose d'assez fascinant a apprécier un personnage comme lui, je trouve). Et du coup, ça m'énerve de voir la série devenir ce qu'elle est en ce moment. Bref, je crois que je vais relire les quatre premiers tomes bientôt, ça me fera du bien, tiens.

lundi 9 septembre 2019

Que le Diable l'emporte, Anonyme

Vous dire que je n'attendais absolument pas ce roman serait mentir. Tous les deux ans, je suis comme une enfant attendant le père noël à l'idée d'avoir ma nouvelle dose de Bourbon Kid. C'est mon petit Guilty pleasure, une série qui part dans tous les sens et qui me change beaucoup de ce que je lis d'habitude (enfin, beaucoup... pas tant que ça en vrai, mais disons que c'est la plus déjantée).

Que le Diable l'emporte, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection :
Année de parution : 2019
Nombre de pages : 400

A lire si : 
- Vous aimez la saga
- Vous aimez le pulp
- Vous aimez quand ça part dans tous les sens

A ne pas lire si 
- Vous avez vraiment du mal avec l'humour pipi caca
- Vous n'aimez pas la violence gratuite

Présentation de l'éditeur : 

Tout le monde pensait que le tueur le plus impitoyable que la Terre ait jamais porté était mort. Et bien non. Le Bourbon Kid est bel et bien vivant.
Ce qui est une très mauvaise nouvelle.
Pour tout le monde, mais surtout pour lui.
Plutôt que de profiter d'une paisible retraite plus ou moins méritée, notre homme va en effet devoir régler quelques dettes.
Avec à ses trousses toutes les bonnes et les mauvaises âmes de ce monde, le Kid a la très mauvaise idée de se réfugier dans un monastère où sommeillent de sombres secrets. S'il a l'habitude d'affronter des vampires, des bikers, des ninjas, des policiers assermentés et autres créature de l'enfer, faire face à un moine fou et des nonnes psychotiques est une autre paire de manches.
Plus rock'n roll que jamais, l'auteur du Livre sans nom fait fi de toutes les convenances et nous donne ici son récit le plus furieux et le plus déjanté.

Mon avis

Comme je le disais, j'étais super impatiente de lire ce huitième tome (septième si on compte Psycho Killer comme un Hors Série vu que le Kid n'y apparaît pas). Encore plus parce qu'il a passé une semaine sur ma table de chevet sans être touché (fallait bien que je lise le Phare au Corbeau avant). Du coup, je me suis un peu jeté dessus. Et puis, le soufflet est un peu descendu pour remonter ce weekend. Oui, lecteur, tu as bien lu, je n'ai pas dévoré ce tome en moins de deux jours. Non, il m'a fallu presque une semaine pour le finir. Et je vais vous dire pourquoi.

Mais avant ça, je vais râler. Juste un peu et sur une question esthétique. Pourquoi la couverture du livre n'est pas celui-ci  ?
Je l'ai trouvé sur Livraddict et comment dire, je la préfère largement à l'officielle. J'ai même tendance à croire qu'elle va mieux avec les sept autres couvertures. Mais du coup, la question reste, elle est prévue pour quel support ? (me dite pas que c'était une couverture provisoire, style pour les SP, sinon, je râle encore plus fort). 
Bref, maintenant que ça c'est fait, passons au reste.

Dans le tome précédent, le Kid et Beth ont fait croire à leur mort (je spoile pas plus que la quatrième de ce tome, désolée). Tout le monde est tombé dans le panneaux, Scratch y compris. Le Diable n'a d'autre choix que de faire avec. Sauf qu'un beau jour, une nouvelle victime du Kid débarque en Enfer, et annonce que celui-ci est bien vivant. Le Diable n'apprécie pas trop et fomente un plan pour se débarrasser une bonne fois pour toute du tueur et de sa femme. Pendant ce temps, les Dead Hunter retourne à Santa Mondega pour y rouvrir le Tapioca. Mais alors que le Festival de la Lune bat son plein, on assassine à nouveau comme le faisait Archie Somers (voir les quatre premiers tomes de la série). Les Dead Hunter, du moins Elvis et Rex, vont enquêter sur ses meurtres tandis que les trois autres, Flake, Jaz et Sanchez partent faire la fête....

Commençons par les moins. Parce que, oui, il y a des moins (et je suis presque déçue d'avoir à le dire quand même). Et le premier et pas des moindres, c'est la prédominance des blagues pipi-caca dans les parties Sanchez et au Purgatoire. On le sait, Sanchez a un humour de merde (c'est le cas de le dire), c'est d'ailleurs pour ça qu'on l'aime bien à la base. Mais quand il apparaît dans la moitié des pages du roman, si ce n'est plus et qu'en plus de ça, son humour semble déteindre sur d'autres personnages, ben je sature vite. En réalité, c'est vraiment l'un des gros problème de ce roman. Cher Anonyme, oui, beaucoup de lecteurs aiment Sanchez, j'en fais normalement partie, mais trop c'est un peu trop. Disons que s'il n'y avait eu que lui, ça serait bien mieux passé. 

L'autre problème vient lui aussi de la partie côté Santa Montega. Disons que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre précisément ce mini revival du Festival de la Lune et des meurtres qui vont avec. Oui, c'est toujours sympa de revenir un peu sur ce qui a fait le succès de la saga, mais il y avait peut-être moyen de le faire plus subtilement qu'avec cette sombre histoire de livre et de meurtre ? On se doute bien que ce n'est pas un retour de Sumers ni du Livre, pourquoi faire aussi lourd, du coup ? Bon après, avouons quand même qu'on voit bien plus souvent Jasmine, Flake et Sanchez qui ne sont pas vraiment le trio que je préfère (ça fonctionne mais c'est d'une lourdeur en fait, et super répétitif aussi). Quant à Rex et Elvis, ils ne sont pour moi pas assez présent pour moi, ce qui est bien dommage. 

Bon maintenant que j'ai parlé de ce que j'ai moins aimé (et qui fait la moitié du roman, pleure pleure), passons à ce que j'ai aimé, et ce pour quoi je ne pourrais pas m'empêcher de suivre la série, j'ai nommé le Bourbon Kid. J'ai toujours eu un grand faible pour le tueur et ce n'est pas près de passer. Bref, le Kid et Beth se cache du Diable. Ils ne mènent pas la vie tranquille qu'aimerait Beth mais n'en sont finalement pas trop trop loin, puisqu'ils sont ensembles. Seul problème, Scratch les retrouve et les voila qui partent se cacher dans une étrange abbaye ayant pour seuls habitants un vieux moine, le Père Loomis et son étrange gouvernante, Mavis. Malheureusement pour eux, le diable finit par les retrouver. 

Je ne suis pas objective sur les chapitres avec le Kid et Beth. Ce sont des personnages que j'apprécie beaucoup et dont l'histoire fonctionne toujours bien. Mieux encore, ce sont peut-être les seuls personnages à avoir une vraie évolution dans toute la série. Cette fois, ils coulent des jours presque heureux ensemble au départ. Si on oublie un peu qu'ils sont en cavale, ils forment un couple particulièrement mignon et aimant (et il était temps pour eux, quand on sait ce qu'ils ont traversé pour en arriver là). Forcément, que Scratch veuille leur mettre la main dessus et prendre sa revanche ne va pas du tout les aider. Et on va surtout découvrir un Bourbon Kid un peu plus humain. J'adore d'ailleurs le contraste entre ces deux facettes, celle du gros bourrin qui ne va pas chercher midi à quatorze heures et tirer dans le tas et celle de l'amoureux. 

Et puis, il y a l'histoire qui va avec tout ça. Et je dois dire que je ne m'y attendais pas totalement. On se demande bien ce qu'un certain chapitre fait là (je n'en dirais pas plus pour ne pas trop spoiler quand même) et en fait, c'est plutôt bien trouvé et bien mis en place (et c'est là que je me pose encore plus de question sur la partie Dead Hunter du coup qui semble tellement simple et pas travaillée du coup). 

On ajoute enfin au tout un humour décapant lorsqu'il ne fait pas dans le scato, des références à gogo (j'ai ri en voyant une référence à Y-a-t-il un flic pour sauver la reine ? alors que j'avais regardé le film le jour d'avant)(oui, quand j'ai des semaines bien merdiques, je me mets de vieux films des années 80's plus que douteux)(demain, on devrait sûrement regarder sa suite avec Chéri d'ailleurs)(mes semaines sont très très compliqué en ce moment), un style percutant. 

Il n'empêche que me voilà sorti de ma lecture un peu dubitative quant à l’intérêt de continuer la série. Parce que non, ce tome n'est surement pas le dernier, surtout pas vu sa fin. Il annoncerait même un certain renouveaux de celle-ci si certains personnages ne font pas juste une apparition. Or, si j'aime la série, j'ai du mal avec la partie assez pipi caca de certain. C'est malheureusement pour moi ce que j'ai le plus vu dans la moitié du roman qui ne concerne pas le Kid ou Elvis et Rex. Et oui, je sais que ce n'est pas absent des romans précédents. Disons que là, c'est un peu trop pour moi. Après, je dis ça mais dans deux ans, je vais me jeter sur le prochain (et je prévoie une relecture des précédents d'ici peu donc bon...).Au final, c'est donc une lecture en demie teinte. J'ai aimé même si pour moi ce n'est pas le meilleur de la série et qu'il manque quand même quelques personnages importants pour moi (Il n'y a pas Dante et Kacy, déjà qu'on les voyait presque pas dans le tome précédent)(pas de nouvelles non plus de l'Iroquois (moi qui avait espéré tout de même)). 

mardi 26 septembre 2017

Bourbon Kid, Anonyme

Il y a des livres comme ça, tu sais qu'ils vont sortir, tu sais qu'ils ne vont pas faire long feu dans la PAL. Et effectivement, il n'a pas fait long feu. Reçu vendredi, fini samedi. J'ai même arrêté la lecture de World War Z (que je retente, avec un peu plus de chance cette fois) pour me plonger dans les aventures du Kid et de sa petite bande de psychopathe.

Bourbon Kid, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection : /
Année de parution : 2017
Titre en VO : The Day it Rained Blood
Année de parution en VO : 2017
Nombre de pages : 456

A lire si :
- Vous avez aimez le Pape, le Kid et l'Iroquois et tous les livres avant.
- Vous voulez du pulp

A ne pas lire si :
- La violence c'est pas votre truc
- Ni les situations qui semblent totalement absurdes
- Vous n'avez pas le moindre sens de l'humour

Présentation de l'éditeur : 

Les Dead Hunters ont une morale très personnelle. C’est la moindre des choses pour une confrérie de tueurs sanguinaires. Ils ont aussi quelques menus défauts, se croire invincibles, par exemple. Un démon va néanmoins vite les détromper. Malin, fort et intelligent comme seuls les démons savent parfois l’être, il va tranquillement les décimer les uns après les autres. À une exception près. Un des membres des Hunters reste en effet introuvable, et non des moindres : le Bourbon Kid.
Notre démon va alors jeter toutes ses forces dans la bataille, depuis les quatre cavaliers de l’Apocalypse jusqu’à une armée de morts vivants, pour retrouver et anéantir définitivement notre tueur bien-aimé.
Après Le pape, le Kid et l’Iroquois, l’auteur toujours aussi anonyme du Livre sans nom se déchaîne littéralement dans cette nouvelle aventure du Bourbon Kid. Et il fait souffler toutes les forces maléfiques imaginables et inimaginables pour éprouver la capacité de résistance d’un héros que les feux de l’enfer chatouillent à peine.

Mon avis

Nous voilà au septième tome dans l'univers d'Anonyme, le sixième avec le Bourbon Kid. Déjà sept tome, ça parait beaucoup et en même temps pas assez. C'est marrant comme le temps passe vite. Depuis 2010 (2007 en fait lorsque les premiers chapitres du Livre sans nom furent auto-édité), le Kid distribue des baffes et des balles. Pour ma part, cela fait 5 ans que je me réjoui de lire ses aventures. Alors oui, quand j'ai vu que le nouveau tome sortait le jeudi, je suis allée réserver mon exemplaire le mercredi à la librairie. Je savais qu'il serait lu dans le weekend. J'avais d'ailleurs prévu mon programme. Samedi serait lecture, point (dimanche a été jeu vidéo avec la petite, autant vous dire que j'ai pas fait grand chose d'ultra productif d'après Chéri).

Mais revenons à notre livre.

Un livre qui commence par un mariage, celui de Dante et Kacy (deux chapitres sur ce mariage, le premier et l'un vers la fin, seul moment où l'on voit les deux amoureux)(oui, cela me rend triste, j'adore Dante et Kacy). Un prologue tout mignon où il ne semble pas se passer grand chose. Et puis, on attaque enfin le roman lui-même. Et j'avoue que je ne sais pas par quoi commencer sans risque de spoiler à mort.

Bref, les Dead Hunters sont au service de Scratch, l'Homme en rouge. Leur mission est simple, tuer tout ce qui est maléfique sur Terre. Autant dire qu'ils ont pas mal de boulot. Mais voilà, Caïn (oui, le fils d'Adam et Eve) vient metter son grain de sel dans une mécanique bien huilée. Le monsieur débarque avec la ferme intention de trouver la porte des Enfers et de déclencher l'apocalypse. Et il va trouver sur son passage les Dead Hunters et plus particulièrement le Bourbon Kid. Plutôt malin, Caïn va se débarrasser des Dead Hunters les uns après les autres... Du moins, c'est ce qu'il pense...

Ce septième roman va tambour battant, offrant à son lecteur une sacrée dose d'action et de frissons. Franchement, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Par expérience, je sais qu'Anonyme est capable de me surprendre mais là, il a vraiment réussi son coup. Et me voilà à me demander ce qu'il va se passer, s'il ne me mène pas en bateau et j'en passe. D'habitude, je lis ses romans en me doutant un peu de la fin. Ben là, je m'en doutais un peu mais pas tant que ça en fait. J'ai réellement été surprise sur pas mal de chose. Comme le sort de certains personnages par exemple... 

Tiens d'ailleurs, en parlant personnage, il faut noter le retour de Sanchez. J'adore ce personnage parce qu'il est le bouffon de la farce, l’élément qui fait rire quand ça devient un peu trop sérieux. Je le trouve parfois très lourd, avec un humour volant très bas mais le comique qui en découle arrive à me faire sourire la plupart du temps. On retrouve aussi toute la bande des Dead Hunters avec une Jasmine qui prend de plus en plus de place. Bon elle n'est pas mon personnage préféré mais ça fait du bien de voir une femme prendre le pas sur ces messieurs. Et puis, bien sûr, on retrouve le Kid et j'aime la façon dont il apparaît, jamais en tant que personnage point de vue de l'histoire, toujours vu par les autres. Un Kid que j'ai trouvé tout de même un peu effacé sur une bonne partie du roman. J'apprécie voir les autres mais sachant qu'il est mon personnage préféré, je suis toujours un peu déçu quand il n'est pas assez présent.

Pour finir, je parlerais de la pop culture qui suinte à presque chaque paragraphe. J'ai relevé pas mal de références, d'autres m'ont surement échappé mais en tout cas, elles sont bien là. Je m'amuse toujours autant à les repérer surtout quand elles ne sont pas forcément évidentes. J'apprécie aussi de voir qu'elle change d'un bouquin à l'autre, de trouver pas mal de références à des films ou autres qui sont sortis depuis peu tout en gardant celle pour de vieux classiques.

J'ai donc, vous l'aurez compris, adoré ma lecture. Mais vraiment. Il n'y a rien de mieux pour se remettre d'une semaine un peu éprouvante (ou pas du tout d'ailleurs, mais la mienne, comme toutes celles de septembre l'a été) qu'un livre de Bourbon Kid. C'est du pulp bien foutu qui donne le sourire. Tout ce que j'apprécie. Pas un coup de coeur comme on pu l'être certains des tomes précédents, mais une réellement très chouette lecture qui m'a bien donné envie de relire tous les autres... Et vivement le prochain !


dimanche 13 septembre 2015

Le Pape, le Kid et L'Iroquois, Anonyme

Un roman qui rassemble les deux anti-héros d'Anonyme, j'ai nommé le Bourbon Kid et l'Iroquois et je fonce à ma librairie l'acheter le jour de sa sortie. Pire, j'arrête la lecture de Salem (pour une journée et demi, il va pas se plaindre) pour pouvoir le dévorer.

Le Pape, le Kid et L'Iroquois, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection :/
Année de parution : 2015
Titre en VO : The Plot to kill the Pape
Année de parution en VO : 2014
Nombre de pages : 459

A lire si :
- Vous voulez la rencontre entre le Kid et l'Iroquois
- Vous voulez du pulp

A ne pas lire si :
- La violence c'est pas votre truc
- Ni les situations qui semblent totalement absurdes
- Vous n'avez pas le moindre sens de l'humour

Présentation de l'éditeur

Vous aimez Grease, le Pape et les psychopathes ? La rencontre explosive du Boubon Kid et du tueur à l'Iroquoise... D'un côté, le Bourbon Kid, tenant du titre du tueur en série le plus impitoyable et le plus mystérieux que la terre n'ait jamais porté. De l'autre, avec plus d'une centaine de victimes à son actif, l'Iroquois, blouson de cuir rouge, masque d'Halloween surmonté d'une crête, challenger et sérieux prétendant au titre.
Le combat s'annonce terrible. Dans les coulisses : une organisation gouvernementale américaine top secrète spécialisée dans les opérations fantômes, une nonne, un sosie d'Elvis, quelques Hells Angels et une cible de choix pour nos psychopathes frénétiques : le pape, en voyage secret aux Etats-Unis. Sur la musique de Grease, nous vous convions au spectacle littéraire le plus déjanté de la décennie.

Mon avis

Comm je le disais en intro, je me suis un peu jeté sur ce roman dès le jour de sa sortie. J'ai tellement aimé les quatre romans du Bourbon Kid ainsi que Psycho Killer ensuite que franchement, je ne pouvais que faire ça. Et puis, ce titre, il présageait pour moi le retour du Kid, alors forcément. Je t'ai déjà dit que j'aimais tout particulièrement le Bourbon Kid ? 

Et le roman commence fort. Premières pages, premier meurtre. Oui, ça, ça ne change pas. C'est une recette qui fonctionne depuis le début, pourquoi la changer ? Et puis, ça donne déjà le ton du livre. Et puis rapidement, il apparait, dans l'ombre, comme souvent. Et là, mon petit coeur il a fait boum. Le Kid est bien là, et il n'est pas seul. Avec lui, arrive quelques personnages du Livre sans nom et ça fait bien plaisir (même s'il manque un personnage à ce livre, Sanchez...)(oui, c'est triste, je sais)(mais un autre prend un peu sa place et c'est tout aussi jouissif). Et puis, on repasse à l'Iroquois. Car si le Kid et ses potes sont là, c'est surtout l'Iroquois et les personnages de Psycho Killer encore en vie qui vont faire le show. Un show à l'image de tous les autres livres d'Anonymes, sanglant, brutal et avec un humour à tomber par terre. 

D'ailleurs, j'ai trouvé que l'humour était vachement plus présent dans ce tome que dans les autres. Les dialogues sont délicieux, et prête à rire sans le moindre problème, surtout dans les situations un peu dramatiques ou périlleuse. Il en va de même avec la pop culture, toujours bien présente. Si ça parle Grease dans la quatrième, on ne retrouve pas que cela, il y a du slasher avec Carpenter par exemple, mais aussi du Breaking Bad, du Zombieland et j'en passe. Bref, c'est jouissif, encore une fois. 

Et puis, il y a ce qui m'a un peu déçue, par rapport au titre et au reste. Déjà, il manque Sanchez donc. Et puis, le Kid apparait mais pas tant que ça. Et là, je suis triste. Parce que moi, j'aime plus le Kid que l'Iroquois. Ensuite, si l'histoire est fort sympa, elle va un peu trop vite et j'ai trouvé que ça manquait un peu d'action. Oui, le début est lent, en fait. Plus lent que ce à quoi nous avions été habitué. Mais ce n'est qu'un petit détail, car si ça manque un peu de baston, ça ne manque absolument pas d'humour et de scène totalement incroyable.

Au final, si je n'ai pas eu le coup de coeur des autres romans, j'ai pris grand plaisir à le lire. Surtout qu'il faut avouer que c'est un véritable page-tuner qui m'aurait tenu éveillée toute une nuit (fallait que je le finisse, un point c'est tout). Et puis, l'épilogue annonce une chose qui va être fort sympathique je le sens et surtout qui nous dit qu'on en a pas fini avec tout ce petit monde, du tout. Et ça, c'est juste génial. Bon par contre, ça m'a plus que donné envie de relire les premiers romans d'anonyme et ça va pas faire plaisir à ma PAL tout ça...

lundi 28 octobre 2013

Psycho Killer, Anonyme

Tu le sais, lecteur, j'aime beaucoup l'auteur de la saga du Bourbon Kid. Je m'étais promis d'attendre la sortie poche de son dernier livre pour le lire. Bon, j'ai pas tenu du tout. Il me fallait ma dose. Et puis comment résister à une si belle couverture (excuse bidon numéro 1) ?

Psycho Killer, Anonyme

Editeur : Sonatine
Collection : /
Année de parution : 2013
Titre en VO : 
Année de parution en VO : 2013

A lire si :
- Vous voulez de la violence, du sexe et tout ce qui va avec
- Vous aimez les films d'horreurs
- Vous avez lu et aimé la saga du Bourbon Kid

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas de violence, de sexe et tout ce qui va avec
- Vous voulez une histoire ultra dévellopé.

Présentation de l'éditeur

Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’enigmatique.
Après sa tétralogie consacrée au Bourbon Kid, Anonyme nous offre un slasher jubilatoire en forme de clin d’oeil aux films de série B. Est-il possible d’y résister ?

Mon avis :

Je disais en intro que j'avais voulu attendre la sortie en poche mais que je n'ai pas su résister à l'appel d'un des auteurs qui me fait le plus tripper depuis l'année dernière. Nous ne savons toujours pas qui il est, mais je l'aime beaucoup. Du coup, j'ai vu le livre, j'ai pas hésité, je l'ai pris. Et je l'ai lu dans le week end.

B Movie Hell est une bourgade repliée sur elle-même. Tout le monde se connait, tout le monde bosse pour le patron de la ville. Mais la tranquillité de la ville va bientôt être déranger par un mystérieux tueur portant un masque en forme de crane surmonté d'une crête rouge qui a décidé, on ne sait pas trop pourquoi, de décimer la population de la ville. Rapidement, une équipe d'agent du FBI un peu spéciale va se rendre dans la ville pour arrêter le tueur. Oui ça ressemble à du Bourbon Kid, mais non, ce n'en est pas, mais alors pas du tout. S'est juste pas comparable. Ici, pas de surnaturel, juste du roman noir revu à la sauce Anonyme. Et ça fonctionne bien, super bien même.

Psycho Killer commence donc comme un film à la Scream. D'ailleurs, c'est clairement dit dans la quatrième de couverture. Et ça continue dans la même veine avec une enquête policière un peu spéciale en plus. On retrouve les éléments qui ont fait la gloire du Bourbon Kid, meurtre bien sanglant, violence. On trouve aussi du sexe, plus que dans le BK. Forcément, ça se lit rapidement, on tourne les pages sans s'en rendre compte, tellement on est happé dans le truc. Tu auras compris, j'ai aimé. Beaucoup, mais un peu moins que le Kid par contre (personne n'égalera le Kid). Cela reste tout de même un petit coup de cœur et un livre franchement jubilatoire.

Mais outre toute cette violence qui fait du bien à lire parce que toi dans ta vie, tu peux pas agir comme ça, j'ai aussi aimé les personnages. Anonyme nous livre une nouvelle fois une galerie des plus sympathiques (je me répette là avec le livre de Gemmell). Le tueur est franchement cool, surtout quand on découvre ce qu'il est vraiment. Jack Munson, l'un des gars du FBI, m'a beaucoup plus et que dire de la touche féminine, Bébé, jeune fille fan de Dirty Dancing complétement paumée, retenue prisonnière dans un bordel. Elle, même si souvent j'ai eu envie de lui filer des claques, elle m'a beaucoup plus. C'est un peu la touche naïve du livre, celle qui fait du bien devant tous les gros tarés qui le composent. Mais ils ne sont pas les seuls. Je pourrais parler aussi de Silvio Mellencamp, propriétaire de la ville, des flics (qui sont pas mal dans leur genre) ou des prostituée du Minou Joyeux. Mais je te laisse découvrir tout ça tout seul.

Et puis, il y a la culture pop du livre, celle qui me touche parce que c'est celle de ma génération. Entre le côté fan de Dirty Dancing de Bébé, les références au Slasher des année 80-90 mais aussi à la musique de films et autres. J'ai trouvé moins de référence que dans le Kid, mais elles sont toujours aussi bien placées et servent même l'intrigue.

Finalement, je ne trouverais aucun bémol à ce livre. J'ai eu peur au début de la comparaison avec le Bourbon Kid, mais en fait, ben comme je le disais, ça n'a rien à voir et on en oublie rapidement la première saga de l'auteur pour se délecter de ce roman. D'ailleurs, j'espère bien que lui aussi va devenir une saga, parce que j'ai beaucoup aimé l'Iroquois et Munson moi. En plus la fin me semble assez ouverte pour ça. Je peux dire que c'est encore un coup de coeur pour les bouquins de cet auteur pour ma part. C'est marrant parce qu'à la base, je n'aime pas des masses Scream, ni les films d'horreurs, encore moins les livres qui surencherrisent sur le sang, la violence gratuite et tout et tout et que là, à chaque fois, il fait mouche avec moi.


lundi 4 février 2013

Le Livre de la Mort, Anonyme

Je sais, normalement, j'aurais du lire le tome 6 de la Roue du Temps. Normalement. Sauf que mercredi sortait en poche le dernier livre d'Anonyme et que forcément, je l'avais en main mercredi. J'ai tenu, un peu, avant de le commencer. Fallait finir Insurgent. Sauf que dès jeudi midi, je commençais à le lire. Je l'ai fini le vendredi soir. Ben oui, un livre d'Anonyme ça se lit vite, surtout quand on aime.

/!\ GROS SPOILER

Le Livre de la Mort, Anonyme

Editeur : Le livre de poche
Collection  : \
Année de parution : 2013 pour le livre de Poche, 2012 pour Sonatine
Titre en VO : Book of the Death
Année de parution en VO : 2011
Nombre de page : trop peu, à non pardon, 504

A lire si
- Vous avez aimé les trois tomes précédents
- Vous aimez la violence, le sang, l'humour
- Vous aimez les vampires
- Vous aimez le Bourbon Kid

A ne pas lire si :
- Non franchement, faut le lire et les trois d'avant aussi
- Mais sinon, si vous n'aimez pas la violence, le sang et l'humour

Présentation de l'éditeur

Officiellement mort, le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais portée, devrait, pour sa part, pouvoir aspirer à des jours heureux en compagnie de Beth, son amour de jeunesse enfin retrouvé. Encore faudrait-il que sa nouvelle identité reste secrète, sans quoi ses nombreuses victimes et ses ennemis, plus nombreux encore, pourraient bien s’unir pour élaborer une terrible vengeance. Mais quand Beth est kidnappée et qu’il s’avère être le seul à pouvoir sauver la petite ville de Santa Mondega d’un terrible bain de sang, le Bourbon Kid n’a plus qu’une solution : revenir d’entre les morts. Plus sauvage et impitoyable que jamais.

Mon avis

Je crois que dès l'introduction, tu as compris, ceci est un coup de cœur. Un vrai, un gros. Cette fin des aventures du Bourbon Kid est juste passionnante, énorme, magnifique. Je suis triste que tout s'arrête maintenant et j'ai juste hâte que l'Anonyme le plus célèbre de cette époque sorte un autre bouquin, même si ce n'est pas forcément une aventure du Kid (même si je veux un cinquième tome).

Mais revenons en au livre. Ce quatrième tome débute là où à fini le second. Je vous rappelle que le troisième était un prequel se passant dix ans plus tôt. Nous voilà donc un jour même après après les événement de l'Oeil de la Lune. Le Kid est redevenu humain avec une âme et une conscience et espère couler des jours heureux avec Beth. Dante et Kacy, eux, sont devenus des vampires, Sanchez reste Sanchez et les méchants sont toujours là. Et c'est là que le bas blesse, Gaïus et sa fille, Jessica compte asservir le monde grâce au Livre de la Mort. Sauf que le Livre de la Mort est donc dans les mains de Sanchez et que le Kid est toujours en vie.

Du coup, pour tuer le Kid, Jessica kidnappe Beth et part à la recherche du Livre. Pendant ce temps, Dante et Kacy fomentent un plan avec Vanité, chef du gang vampire des Shades pour enlever l'Oeil de la Lune de l'orbite oculaire droite de Gaïus et Sanchez devient flic (oui rien que l'idée fait rire, je l'accorde). Les amoureux demandent de l'aide au Kid sauf que... Sauf qu'il a une conscience à présent. Du coup, il se rend au cimetière du Diable (et on comprend pourquoi le tome trois existent du coup) pour s'en débarrasser, redevenir le Kid et sauver sa femme.

Ça s'est donc en gros ce qu'il se passe. En gros, parce que ça part dans tous les sens comme d'habitude et on ne sait plus où donner de la tête. Mais c'est ça qui donne sa force au roman, comme cela a donné leur force au trois premiers. Parce qu'en plus de tout ça, on peut ajouter un père noel vampire qui tue des gosses, des zombies qui reviennent d'entre les morts et encore tout plein d'autres choses.

Comme toujours dans la saga du Bourbon Kid l'humour est toujours là. Forcément avec un Sanchez flic, on pouvait s'y attendre. Mais il n'y a pas que ça. L'humour d'Anonyme est toujours aussi noir, aussi ironique et aussi burlesque que d'habitude. Voir Sanchez se faire courser par une troupe de Scouts est juste jouissif par exemple. Comme toujours, on a aussi droit à beaucoup de référence de la pop culture, du Stars Wars, du Twilight et bien d'autres. On rit à presque toutes les pages. Et ça mort à presque toutes aussi.

Pas de temps mort donc dans le Livre de la Mort. Tout s'enchaine rapidement, passant du point de vue d'un personnage à l'autre, comme nous en avons l'habitude. Et c'est jouissif. J'ai vraiment aimé suivre tout ce petit monde, surtout Sanchez et Flake en fait. Leur duo fonctionne vraiment d'enfer, aussi bien que celui Kacy et Dante (qui je te rappelle sont un peu mes chouchous avec le Kid). En parlant des personnages, on retrouve beaucoup de personnages des autres tomes, même des morts, soit par leur présence, soit juste parce que les persos principaux en parle. Du coup, j'ai été contente de retrouver Rodéo Rex, Elvis, Jacko et l'homme en rouge même si ce n'était que pour un court passage. 

Mais le Livre de la Mort est aussi le livre marquant la fin des aventures du Kid. On apprend alors beaucoup mais alors beaucoup de chose sur le Kid, sur l'homme en rouge, sur les vampires, enfin sur tout ce qui nous a fait poser des questions dans les trois précédents tomes, fermant ainsi la boucle. Bon je gentille, je ne spoilerais pas tout ça (j'en ai déjà spoiler pas mal en fait) et je vous laisse découvrir le tout.

Voilà, en conclusion, je suis triste. Triste que la saga s'arrête. Parce que moi, le Bourbon Kid je l'aime beaucoup. Et j'aime beaucoup son auteur aussi (même si je ne sais pas qui sait). J'ai vraiment eu le coup de cœur pour la saga complète, même si j'avoue avoir moins apprécier le second tome par rapport aux autres. Ce dernier tome est une apothéose de la saga pour moi. Une fin juste énorme et sublime. Un truc de dingue. Je sais déjà que dans pas longtemps, je vais surement me relire les quatre d'un coup, parce que quand on aime, on ne compte pas. 

Et sinon, j'ai écrit sur  mon blog perso un petit article sur le pourquoi j'aime tant cette saga. Je vous donne le lien : BOURBON KID (d'ailleurs, le Kid a vachement apprécier sur Twitter (et moi je suis devenue aussi rouge qu'une pivoine quand j'ai lu sa réaction))


dimanche 3 juin 2012

Le cimetière du Diable, Anonyme

Et voilà, la troisième aventure du Bourbon Kid est finie pour moi. Il ne m'en manquera plus qu'une, le livre de la mort.

Le Cimetière du Diable, Anonyme

A lire si
- Vous avez aimé les deux précédents livres
- Vous aimez les concours de chant
- Vous aimez les zombies

A ne pas lire si
- Vous cherchez de la romance
- Vous n'aimez pas les huit-clos
- Vous n'aimez pas Elvis

Présentation de l'éditeur

Vous n’avez pas lu Le Livre sans nom ? Vous êtes donc encore de ce monde, et c’est tant mieux. Vous allez pouvoir assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, Johnny Cash, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson… et le Bourbon Kid.

Les héros du Livre sans nom se retrouvent cette fois dans une délicieuse petite bourgade enplein milieu du désert pour assister à un festival de musique au nom prometteur : Back from the dead. Imaginez un Dix petits nègres rock revu et corrigé par Quentin Tarantino… Vous y êtes ? C’est encore mieux !

Mon avis

Depuis que j'ai découvert le livre sans nom, j'adore l'univers crée par Anonyme. J'aime ce mélange de culture pop et de meurtre en folie.  Ce cimetière du Diable ne déroge pas à la règle, j'ai aimé, beaucoup. Et pourtant, il m'a un peu déçu par rapport aux deux premiers.

Le cimetière du diable n'est pas la suite directe de l'Oeil de la Lune. En fait, nous sommes dix ans après la transformation de notre héros en Bourbon Kid, soit donc huit ans avant les aventures de l'Oeil de la Lune. Mais ça, nous ne l'apprenons qu'au bout du second chapitre a peu près et autant le dire, voir la Dame Mystique m'a fait un petit choc sur le coup. 

L'action se déroule à l'hotel Pasadena, situé en plein Cimetière du Diable. Là, se déroule le concours de chant Back fron the dead, réunissant des chanteur sosie de chanteur mort. Sanchez, ayant remporté un concours, si trouve, ainsi qu'Elvis et le Bourbon Kid. J'avoue on se demande un peu se que vient faire le Kid là... Et forcément, tout ce petit monde finit par se tirer dessus sans problème. 

L'histoire est simple, vraiment. Mais en même temps, avouons que ce n'est pas vraiment l'histoire qui nous fait aimer les aventures du Kid, enfin pour moi. Moi j'aime les interactions entre les personnages et les coups de sang de chacun. 

En parlant de personnages, nous avons donc un Sanchez toujours égal à lui-même, toujours aussi lache et crétin. Elvis revient pour mon plus grand bonheur (j'adore Elvis), le Kid est un peu plus bavard qu'avant (enfin après) et les nouveaux personnages ne sont pas mal non plus. J'ai beaucoup aimé Jacko, imitateur de Mickael Jakson mais pas que, Emily, imitatrice de Dorothy du magicien d'oz (et cela à toute son importance d'ailleurs) qui ne laissera pas indifférent notre Bourbon Kid et Angus, l'autre tueur à gage. Je pense que si on avait vu un peu plus de Gabriel, je l'aurais bien aimé aussi. Sinon, on a droit à des allusions sur Jefe et Rodéo Rex mais ils n'apparaissent pas vraiment.
 

Là ou j'ai été déçu c'est que pour moi, ce livre n'apporte pas grand chose. Peut-être pour le livre de la mort, mais en tout cas, pas pour les deux autres livres. Du coup, j'ai l'impression qu'il a été écrit juste pour le plaisir de l'écrire (ce qui n'est pas un mal non plus). J'aurais voulu avoir des réponses à certaines questions. Je les aussi trouvais un peu moins surprenant que les deux premiers. 

Il reste une lecteur fort sympathique que j'ai apprécié.

Maintenant plus qu'à attendre une bonne année avant de pouvoir lire la quatrième et dernière aventure du Bourbon Kid pour l'avoir en poche...

jeudi 5 avril 2012

L'Oeil de la Lune

Bon comme je le disais dans l'article sur le Livre sans nom, je me suis empressée d'acheter sa suite et je l'ai lu en trois soirs.

Attention Spoiler sur le tome 1 ainsi que sur lui-même
L'Oeil de la Lune, Anonyme

A lire si :
- Vous avez aimé le Livre sans Nom
- Vous aimez les thriller fantastiques
- Vous aimez que ça tire à tout va

A ne pas lire si 
- Vous n'avez pas aimé ou pas lu le Livre sans Nom
- Vous n'aimez pas la violence
- Vous aimez les personnages très développés

Présentation de l'éditeur
Personne n'a oublié le Bourbon Kid, mystérieux tueur en série aux innombrables victimes. Ni les lecteurs du Livre sans nom ni les habitants de Santa Mondega, l'étrange cité d'Amérique du Sud où dorment de terribles secrets. Alors que la ville s'apprête à fêter Halloween, le Bourbon Kid devient la proie d'une brigade très spéciale, une proie qu'il ne faut pas rater sous peine d'une impitoyable vengeance. Si vous ajoutez à cela la disparition de la momie du musée municipal et le kidnapping d'un patient très particulier de l'hôpital psychiatrique, vous comprendrez que la nuit d'Halloween à Santa Mondega risque, cette année, de marquer les esprits... Avec L'OEil de la Lune, l’auteur du Livre sans nom, toujours aussi anonyme et déjanté, revient sur les lieux du crime pour un nouvel opus de cette saga survoltée et jubilatoire.

Mon avis
Je me suis jetée sur ce livre que j'ai eu bien du mal à lâcher (j'aurais pas travaillé que j'aurais fait une nuit blanche pour le finir). Pourtant, je l'ai trouvé moins bon que le premier. Peut-être parce que je les ai lu l'un après l'autre et que du coup, l'effet de surprise du premier n'a pas fonctionné sur celui-ci ? 
L'histoire est toujours aussi passionnante et nous passons d'une action à l'autre sans gros temps mort. En fait, le problème pour moi sur celui-ci, ce sont tous les petits temps morts entre les actions. Là où ça allait très vite pour le Livre sans Nom, ça va un peu plus lentement pour l'Oeil de la Lune. Je pense que c'est fait exprès par l'auteur, afin de poser un peu plus son histoire et ses personnages principaux déjà découvert dans le Livre sans Nom.
J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la partie 18 ans plus tôt où l'on en apprend plus sur le Bourbon Kid et surtout sur le comment il l'est devenu. 
J'ai aussi trouvé qu'il y avait beaucoup moins de référence à la culture cinématographique que dans le premier (ou alors et c'est fort possible, j'en ai loupé pas mal).
Autre point négatif, les personnages. On retrouve beaucoup de personnages du premier tome (Le Kid, Dante, Kacy, Sanchez, Peto, Jessica) dont certain ne m'ont semblé être là pour pas grand chose. Par exemple Jessica n'apparait quasi pas et franchement à part pour un problème de scénario elle aurait pu ne pas être là du tout pour moi.  Pour Sanchez, c'est un peu pareil, il n'est pas autant l'élément central qu'il avait été dans le Livre sans Nom. D'autres personnages font leur apparitions mais autant le dire, j'ai une préférence pour ceux du premier tome. Et puis certains apparaissent durant la partie 18 ans plus tôt pour n'apparaitre qu'à la fin du livre... C'est assez déroutant, vu qu'on se demande (surtout pour un) ce qui a bien pu se passer et en quoi il est important pour la suite de l'histoire.
Le fantastique prend vraiment le pas sur le thriller dans ce livre ci. Pas d'enquête, par contre toujours la même recherche de la pierre bleue. On découvre un peu plus les créatures du mal qui peuplent Santa Mondega, une grande part de l'action se déroule parmi les vampires. Étrangement, je les ai trouvé moins brutaux que la horde de chasseur de prime du premier tome, quoique...
Le véritable bon point pour moi de ce second tome reste le Bourbon Kid a qui on fini par s'attacher (non mais vraiment pour moi, ce fut le cas). Toujours aussi sanguinaire si ce n'est plus. D'ailleurs, ici, il parle beaucoup plus qu'avant et on le découvre d'une manière différente. Il devient vraiment le personnage principal du bouquin et j'avoue avoir beaucoup apprécié. J'ai vraiment trouvé qu'il s'humanisait un peu (ce qui est paradoxal vu que dans ce tome, il est vampire...). 
Une chose que j'ai pas mal apprécié aussi est l'évolution de Peto, de petit moine qui ne comprend rien à la vie hors de son île, il devient un peu plus "normal" et surtout beaucoup moins innocent.
L'action comme je le disais est toujours bien présente et on monte d'un cran dans la violence par rapport au livre sans nom. Ça tire toujours autant et c'est franchement génial. De plus on trouve pas mal d'humour, même si parfois il est un peu lourd. 

Enfin voilà, un livre que j'ai pris plaisir à lire bien que j'avoue ne pas l'avoir autant apprécié que le premier. Plus qu'à trouver le troisième qui sortira en poche le 2 mai (je n'ai pas envie de prendre l'édition de Somatine qui dépareillerait mes livres et qui en plus n'est pas trouvable chez mon libraire)

lundi 2 avril 2012

Le livre sans nom

Ce week end, j'ai essayé de ne pas aller sur le net (epic fail d'ailleurs). Pour ne pas être tentée, j'ai donc pris un bouquin que j'ai donc lu en un week end. Ce livre, c'est le livre sans nom et franchement, gros coup de coeur.

Le Livre sans Nom, Anonyme

A lire si :
- Vous aimez Tarantino
- Vous aimez les thriller fantastiques
- Vous aimez que ça tire à tout va

A ne pas lire si
- Vous n'aimez pas la violence
- Vous aimez les personnages très développés


Présentation de l’éditeur
Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte.
II a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant. 

Mon avis
Comme je le disais Le livre sans nom est un gros coup de cœur. Il faisait longtemps que je n'avais pas lu un thriller aussi passionnant. Du début à la fin, j'ai eu du mal à lâcher ce livre. 
Tout commence par une tuerie dans un bar, cinq ans avant l'histoire en elle-même. Ça tire de suite et sur tout le monde et autant le dire, c'est ça durant quasiment tout le bouquin. Autant dire que si on n'aime pas la violence autant passé outre ce livre. Après ce premier chapitre, on attaque donc l'histoire qui se déroule cinq ans plus tard. On découvre un peu tout le petit monde de la pègre de Santa Mondega, ville corrompue à souhait. Ce petit monde est à la recherche d'une pierre bleue, l'Oeil de la Lune qui devient le fil conducteur de l'histoire. Autre la pègre locale, nous découvrons aussi deux moines venus chercher la pierre ainsi que deux flics qui enquêtent sur des meurtres commis apparemment par celui qu'on nomme le Bourbon Kid (qui semble avoir un gros problème avec l'alcool) et qui est à l'origine de la première tuerie cinq ans plus tôt.
Bon je ne vais pas forcement en raconter plus vu que ça serait dévoilé un peu trop de l'histoire et que cela serait dommage pour ceux qui voudrait le lire.
Comme je le disais, ça tire dans tous les sens, c'est violent à souhait (peut-être trop parfois). On a l'impression de lire un film. Je m'explique, l'auteur a une écriture très visuelle, on fait fit des sentiments pour être dans l'action dans les scènes de combat. D'ailleurs, les fameuses scènes font penser à du Tarantino ou du Rodriguez. Si jamais vous avez vu d'ailleurs, une nuit en enfer de Rodriguez, certaines scènes vous le rappelleront. 
L'intrigue est parfaitement menée, nous passons d'un personnage à l'autre tout en continuant notre histoire, sans temps mort. J'avais un peu peur qu'il y est des répétitions en changeant de personnage, cela n'est arrivé qu'une fois sur un court passage. Par contre en parlant de répétitions, je ne sais si c'est l'auteur ou le traducteur, mais il arrive qu'un même mot soit employé trois fois dans la même phrase. C'est un peu lourd et ça plombe quand même le style.
On s'attache à quelques personnages (personnellement, j'adore les passages de Dante et Kacy), on en vient à en detester certains (Somers pour ma part, Jefe qui m'a bien gonflé aussi d'ailleurs). 
Vers le milieu du livre, on commence à passer dans le fantastique. On découvre que Santa Mondega est peuplé par pas mal de créature de la nuit, vampires, loup garous et autres. Et vraiment là, je me suis cru dans une Nuit en enfer. C'est à partir de là que l'on comprend mieux la quête de l'Oeil de la Lune qui est plus qu'une simple relique. Je pense que sans l'élément fantastique, le livre aurait perdu pas mal d’intérêt.
Autre chose, les références à la culture cinéma sont vraiment très présente, effectivement comme le dit la quatrième de couverture, on en trouve une à Seven, une à The Ring mais ce n'est vraiment pas tout. On en trouve quelques unes sur Star Wars par exemple ou encore au flic de Beverly Hills. Bon après, j'ai une culture cinéma très basse, donc je n'ai pas tout trouvé.

Donc voilà, j'ai adoré ce livre, un point c'est tout. Il a deux suites déjà publié que je vais m'empresser d'acheter et une qui le sera bientôt. Vraiment si vous aimez les thrillers fantastiques, je vous le recommande.