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vendredi 29 juillet 2016

La Mémoire de l'obscurité, Sainte Marie des Ombres, tome 5, Sophie Dabat

Va savoir pourquoi j'étais persuadée que Sainte Marie des Ombres aurait six tome. Ben non. Ce cinquième est aussi le dernier... Et quel dernier !

La Mémoire de l'obscurité, Sainte Marie des Ombres, tome 5, Sophie Dabat

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2016
Format : AWZ

A lire si
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez l'urban fantasy
- Vous aimez les héroines fortes mais avec de vrais faiblesses

A ne pas lire si 
- Trop tard le soir
- Vous n'aimez pas les personnages plutôt punk
- Vous n'aimez pas la "vulgarité"

Présentation de l'éditeur :

Je suis Lily Turner. Marja Baldursdottir. Marie Orier. Sainte Marie des Ombres. Et je suis morte. 
Neuf mois ont passé. Les proches de Marie ont refait leur vie, tenté d’oublier ou – au moins – de se reconstruire. Souvent, Anne se recueille sur sa tombe, accompagnée de Morag. Quand, un matin, la chienne se précipite vers un mausolée à l’abandon, Anne y découvre une jeune femme terrorisée, nue, enceinte et blessée.
Une jeune femme sans nom, sans identité ni passé, et qui bouleverse Anne. Son regard, c’est celui de Marie.

Mon avis

C'est marrant comme je n'aborde pas les tomes de la même manière suivant leur position dans la série. J'ai commencé tranquillement ce cinquième tome jusqu'à ce que je me rende compte qu'il n'y en aura pas de sixième. D'un coup, c'était comme s'il fallait que je sache comment ça allait finir et que je le sache rapidement. En même temps, je ne voulais pas. J'en parle souvent de ce sentiment de fin de série. Deux fois en quelques jours, c'est pas franchement sympa pour mon petit cerveau. Mais là, j'ai pas pu me retenir et c'est à une heure du matin cette nuit que j'ai fini de lire Sainte Marie des Ombres.

Il faut dire que ça commence fort, cette Mémoire de l'Obscurité. Neuf fois après la fin de La Voie du Crépuscule, soit neuf mois après la mort de Marie/Lily, Anne découvre une jeune femme dans le cimetière où elle se recueille sur la tombe vide de Marie. Une jeune femme enceinte jusqu'au cou, complètement terrorisée et aussi nu et sans poils que si elle venait elle-même de naitre. Or, cette femme, Anne le sait, c'est Marie. Impossible. Et pourtant... C'est bien elle, et elle se "réveille" au moment où Dylan veut kidnapper l'un de ses jumeaux. A partir de là, Marie va essayer de recommencer sa vie, le plus normalement possible. Mais rien ne peut être normal lorsqu'on a été une sainte. Une mystérieuse femme enlève Thomas, son fils, et voilà notre Marie qui repart en guerre, avec un léger désavantage... Elle n'a plus de pouvoir sur les Ombres.

Je dois dire que niveaux miracles, Marie nous avait pas mal habituée mais là, c'est tout de même énorme. Marie ressuscite, carrément. Mais elle n'est pas la seule. Depuis sa mort, neuf autres femmes ont fait de même, toutes enlevées par une mystérieuse organisation. Tout comme le fils de Marie. Oui, le fils. Je dois dire qu'au départ, une Marie maman, ça fait bizarre. Ce n'est pas vraiment un rôle qu'on lui attribue de base, même si elle s'est déjà démerdée comme une chef avec Kerry (qu'on ne voit que trop peu). Et pourtant, elle s'en sort super bien et si l'amour n'est pas là au départ, elle a bien l'instinct maternel, il n'y a pas dire. D'ailleurs si elle ne l'avait pas, elle ne serait pas partie bille en tête chercher son fils tout en gardant sa fille auprès d'elle. Ce n'est pas la seule à changer d'ailleurs dans ce tome. Ballard, ce cher Ballard, aussi. Alors qu'il ne veut pas croire en la résurrection de sa sainte, il va finir par accepter (oui lorsqu'on se pointe face à lui, il faut bien qu'il finisse par y croire) et surtout par comprendre que Marie, ce n'est pas juste une obsession, c'est surtout sa femme. Et il va tout faire pour la sauver une nouvelle fois.

Sauf que comme je le disais, Marie n'est plus vraiment la même. Pour cause, que se soit elle ou les autres ressuscitées, elles n'ont plus de pouvoir sur les Ombres. Ce sont leurs enfants qui ont récupéré ceux-ci. Que cela ne tienne, elle ne va pas rester là à rien faire. Or, cette nouvelle vulnérabilité lui va pas trop mal à Marie. Elle parait soudain bien plus vivante, plus humaine qu'avant. Vraiment, son évolution est étonnante mais bienvenue. Et être mère lui ajoute un petit quelque chose de plus aussi. Surtout quand elle comprend l'un des rôles essentiels du parent (oui pas que de la mère, mais des deux, du papa aussi) : protéger son enfant à tout prix.

Et vous savez quoi, j'ai pleuré dans ce tome. Parce que je me suis attachée à Marie, à Ballard, aux autres et que ce dernier tome est fort. Déjà parce qu'il voit la mort d'un personnage que j'aimais bien dès le départ, Charlène. Ensuite parce que mon petit coeur de maman n'a pas beaucoup apprécié ce qu'on faisait subir aux mères et aux enfants et encore moins à Marie. Mais cette fin, putain, cette fin. Je crois qu'il n'y en aurait pas eu de meilleure pour les personnages. Vraiment.

Au final, je suis très triste de quitter cet univers que j'ai aimé dès le départ. J'ai adoré le style de Sophie Dabat, même si certain d'autres qu'elle peut être assez vulgaire (ça change pas ici, et moi j'adore), j'ai adoré Marie et les autres personnages (Anne, Djuka (qu'on ne voit pas assez), Allan, Mido, mais aussi Katia, Charlène et même les méchants du lot qui étaient tous super bien foutus). Mais comme toutes bonnes choses, il fallait bien une fin et celle-ci est parfaite. 

jeudi 22 octobre 2015

La voie du Crépuscule, Sainte Marie des Ombres, tome 4, Sophie Dabat

Sainte Marie des Ombres est vraiment une série que j'apprécie beaucoup beaucoup. Je n'ai pas lu ce tome 4 juste après sa sortie, mais j'avais hâte de m'y plonger. Voilà la chose faite

La voie du Crépuscule, Sainte Marie des Ombres, tome 4, Sophie Dabat

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2015
Format : epub

A lire si
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez l'urban fantasy
- Vous aimez les héroines fortes mais avec de vrais faiblesses

A ne pas lire si 
- Trop tard le soir
- Vous n'aimez pas les personnages plutôt punk
- Vous n'aimez pas la "vulgarité"

Présentation de l'éditeur :

Je suis Lily Turner. Marja Baldursdottir. Marie Orier. Sainte Marie des Ombres.
 J’ai un corps, une âme, une identité – OK, plusieurs – et je ne veux pas disparaître ! Je me débats de toutes mes forces, je proteste, je hurle. Mes paupières sont ouvertes, mais je n’y vois rien. Alors j’attends. Je compte mes respirations. Non, ce n’est pas un cauchemar, c’est mon quotidien. Depuis mon réveil, ou depuis ce que ces illuminés appellent « la seconde Pentecôte », j’avale les Ombres au petit déjeuner. Littéralement.
 Au début, j’étais pas motivée... Mais quand des fanatiques ont commencé à se changer en torches humaines en mon nom, façon animation de fête foraine, mon auréole a beau battre la campagne, je me suis sentie concernée. Que voulez-vous, on ne se refait pas...

Mon avis

Marie m'avait manqué, je dois l'admettre. Il faut dire que la fin du tome trois m'avait marqué, laissé dans l'expectative. Qu'allait-il se passer, pour elle, pour Kerry, pour les autres ? Alors, je me suis replongée dans les Ombres, dans sa vie, avec un petit bonheur non dissimulé. Et j'ai eu du mal à le lâcher (même si j'ai réussi à le faire durant même pas une journée, pour lire les Foulards Rouges). Mais il faut dire que ce tome-là est bourré de tant et tant de chose qu'il est dur de le laisser de côté.

Marie a finalement pris le parti de "jouer à la Sainte". Ce n'est pas de gaieté de cœur, ni même qu'elle en a vraiment envie. Mais cela n'est pas de tout repos. Déjà, elle doit cohabiter avec Dylan, Basil et ses mercenaires mais aussi les zélotes de Dylan, bref que des gens qu'elle apprécie énormément... (ironie inside). Ensuite, parce que les séances sont épuisantes. Marie bouffe les ombres, pour de vrai. Elle les laisse venir en elle pour les assimiler, ce qui l'affaiblit, même si elle n'en dit rien aux autres. Et puis, en plus de ça, voilà qu'une fausse Sainte vient foutre le bordel.

La première partie du livre semble presque calme. On découvre les nouvelles dispositions de Marie, son retour à une vie presque normale. Cette partie se penche beaucoup sur elle, ses sentiments mais aussi sur les Ombres. Marie a changé. Les événements de la fin du tome trois l'ont changé. Son caractère reste le même, mais tout de même. Déjà, sa relation avec les Ballard passent au cran au dessus. Avoir eu la garde de Kerry pendant quelques six mois a rapproché les deux. A présent, Marie considère réellement la gamine comme sa propre fille. Quant au père de celle-ci, ils vont drôlement se rapprocher. Et je dois bien dire que même si je trouve que ça va vite, ça me fait plutôt plaisir. Surtout qu'au final, malgré l'évolution, on les retrouve souvent à s'affronter. 

Mais le plus important, il me semble, c'est clairement les Ombres dans cette partie. Pourquoi ? Parce qu'enfin, on commence à en apprendre plus sur elle. Non, nous ne savons pas encore pourquoi elles sont là, ce qui a pu les créer, par contre, ma supposition suite à la fin des tomes deux et trois étaient justes (oui, je n'en avais pas parlé, parce que c'était spoilé sinon). En découvrir un peu plus ne les rend pas forcément plus sympathiques mais répond à pas mal de question.

Et puis, alors que tout semble presque calme, une fausse sainte se pointe. La femme, Harriett, a fait parti du labo qui a "accueilli" Marie enfant, ainsi que de celui qui a récupéré son sang. Elle aurait pu faire beaucoup de chose avec les échantillons, essayé de créée un vaccin, un remède. A la place, elle se fait passer pour Sainte Marie des Ombres et ses fidèles s'immolent. Du coup, Marie va tout faire pour l'arrêter et c'est là que ça dérape.

La seconde partie a été particulièrement éprouvante à lire pour moi. Parce qu'elle met en avant Kerry autant que Marie. Parce que Kerry, six ans, semble devenir une mini-Sainte. Parce que Kerry va se retrouver prisonnière. C'est con mais dès que ça touche aux enfants, moi, ça me prend direct aux tripes (alors que ça aurait Djuka à sa place, par exemple, ça m'aurait pas fait le même effet). En plus de ça, la petite doit aussi faire avec ses sentiments, la peur de l'abandon et le reste. Kerry est peut-être le personnage qui finalement évolue le plus dans ce tome. Et puis, il faut dire qu'elle n'est vraiment pas de tout repos, pour personne. Sans parler de la fin, qui a bien failli me faire pleurer, mais vraiment. 

Au final, c'est un tome bien équilibré, respectant parfaitement Marie et les autres personnages ainsi que l'univers. D'ailleurs, j'ai beaucoup apprécié avoir enfin plus de données sur les Ombres, sur ce qu'elles sont. L'évolution de l'histoire se fait en presque douceur et l'auteure aborde des points sensibles pour moi, comme la famille, la reconstruction (celle de Marie, de Kerry ou encore des Soeurs de la Lune, mercenaires féminines ayant toutes subies la maltraitance et la violence conjugale) et puis d'autres, qu'elle approfondit un peu plus, la religion, la dévotion à toutes épreuves et ses ravages, les test de laboratoires. Et puis, oui, j'ai aussi beaucoup rit, et aussi pleuré (mais cette fin, putain). Maintenant, je n'ai plus qu'à attendre le tome 5 pour voir où tout cela va nous mener, et j'ai hâte, vraiment.

lundi 23 février 2015

La Cabane aux Loups, Sainte Marie des Ombres, tome 0, Sophie Dabat

Bragelonne a sorti cette petite nouvelle sur l'univers de Sophie Dabat dans la collection Brage (collection ne réunissant que des nouvelles). L'occasion pour moi de me replonger dans cet univers en attendant le prochain tome.

La Cabane aux Loups, Sainte Marie des Ombres, tome 0, Sophie Dabat

Editeur : Bragelonne
Collection ; Brage
Année de parution :2015
Format : epub

A lire si:
- Vous connaissez la série
- Vous voulez un texte court

A ne pas lire si :
- Vous ne connaissez pas la série

Présentation de l'éditeur : 

Fêter Noël quand on a ni famille, ni foyer, ni fric, galère. Encore plus quand on est une sainte en goguette traquée partout et par tout le monde.
Lily Turner, alias sainte Marie des Ombres, était bien partie pour s'offrir un énième réveillon bien pourri dans son camion... quand elle va recevoir un cadeau inattendu.

Mon avis :

Avant toute chose, un avertissement. Il ne faut pas lire cette nouvelle si vous ne connaissez pas la série dont elle est issue, sinon, vous perdrez beaucoup de chose (des références, un contexte, un univers même).

 La Cabane aux loups ne mérite pas du tout le nom de tome 0.  Si l'action de la nouvelle se déroule effectivement avant les évènements du tome 1, l'histoire reste bien à part. Je la vois plus comme un cadeau aux lecteurs de la série que comme une introduction à celle-ci. Ce n'est absolument pas une critique négative que je fais sur ce point, juste que je préfére le dire afin que certain lecteur ne soit pas pris au déparvu. Effectivement, ici, l'auteure considère que nous connaissons le background de notre héroïne et donc ne l'explique pas. En même temps, en moins de trente pages environ, ça aurait été dur tant l'univers est complexe à la base. Mais revenons donc à la nouvelle.

Nous voilà donc à la veille de Noël, une fête qui n'est pas vraiment du gout de notre héroïne à la base. IL faut la comprendre, elle n'a plus de famille, vit dans une situation précaire et n'aime au final pas grand monde (la Marie dans toute sa splendeur quoi). Alors qu'elle décide de se rendre en Bretagne à la base, elle s'arrête près du parc du Gévaudan, vu que celui-ci est fermé pour les vacances annuelles. Et elle n'y trouve que de bonnes surprises. Alors, oui, pas la trace d'une ombre, pas celle de gros méchant fanatique, juste Lily/Marie et Cullan dans une nature qui semble avoir repris ses droits. C'est un moment de grâce, digne des contes de Noël, un moment de calme pour la jeune femme qui n'en connait pas vraiment. Bref, c'est beau sans tomber dans le fameux conte de Noël prout-prout gnangnan, à l'image de Lily.

Au final, la nouvelle reste tout de même trop courte et avec un tout petit gout de déception pour moi (je voulais voir Lily et Curran avec les loups, mais vraiment quoi). J'ai trouvé tout ce que j'aime chez la jeune femme (et tout ce que certain n'aime pas du coup, oui, Lily reste toujours vulgaire, c'est comme ça qu'elle est bien). Bref, une nouvelle sympa mais à ne pas prendre si l'on a pas lu au moins un tome de la série.



vendredi 19 décembre 2014

L'Emprise des Dévorantes, Sainte Marie des Ombres, tome 3, Sophie Dabat

C'est marrant comme je suis incapable de lacher un tome de Sainte Marie des Ombres dès que j'en ai un dans la main. Celui-ci n'a pas dérogé à la règle. 

L'Emprise des Dévorantes, Sainte Marie des Ombres, tome 3, Sophie Dabat

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2014
Format : epub

A lire si
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez l'urban fantasy
- Vous aimez les héroines fortes mais avec de vrais faiblesses
A ne pas lire si 
- Trop tard le soir
- Vous n'aimez pas les personnages plutôt punk
- Vous n'aimez pas la "vulgarité"
Présentation de l'éditeur : 
Marja Baldursdóttir.
Ce crétin m’a collé le nom de Marja Baldursdóttir. En soi, j’ai rien contre, c’est même plutôt flatteur, elle a été la première à tirer la sonnette d’alarme sur la régression de la position féminine dans notre société.
Sauf que Ballard l’ignorait complètement. Et quand je le lui ai appris, il m’a informée qu’il s’en battait autant que de son premier slip kangourou, et que si ça ne me plaisait pas, j’avais qu’à me démerder seule.
Du coup, j’ai fermé ma gueule et empoché les papiers, l’appartement et le boulot qu’il m’a trouvés sans faire ma difficile.
Je suis Marja Baldursdóttir, une trentenaire aux cheveux blonds, qui roule avec une moto bien cabossée, dotée d’un side-car pour transporter sa fille.
Eh oui, sa fille...
Ma mission : me tenir à carreau. Ça ne pouvait pas bien se terminer.

Mon avis :

Je crois que la quatrième de couverture présente bien la première partie du livre. Lily/Marie est devenue Marja et surtout elle a accueilli Kerry, la fille de Ballard, après l'avoir sauvé des labos. Si tout semble allait presque pour le mieux pour les deux, leur nouvelle vie n'est pourtant pas toute rose. Lily ne va pas très bien depuis la mort de Cullan, elle ne supporte pas sa nouvelle vie, déprime et se sent pas mal inutile. Kerry, qui a pris le nom de Kiddy, de même. Mais lorsque tout commence à aller un peu mieux, forcément, une vieille connaissance repointe le bout de son nez avec l'intention de faire souffrir Lily bien comme il faut. Après quelques péripéties, voilà notre amie de retour dans sa ville d'origine, prête à en découdre pour en finir.

Cette première partie est assez étonnante. Déjà, Lily en mère de famille, c'est juste énorme. C'est un rôle dans lequel on ne l'attend pas du tout. Après tout, elle reste une handicapée des sentiments. Or, aussi étonnant que cela puisse être, elle ne s'en sort pas si mal et elle va construire petit à petit une vraie relation avec la gamine. Ensuite, elle va accueillir, bien forcée d'ailleurs, un nouveau chien, enfin une chienne, Morag. La cohabitation avec celle-ci ne va pas être des plus simples, une nouvelle fois, la mort de Cullan étant bien trop fraiche. Et même si j'aime beaucoup Cullan, je dois bien dire que Morag a aussi son petit charme. Malheureusement pour elle, tout ce qu'elle réussit à construire petit à petit va en prendre rapidement un coup. Abha est de retour et comme elle garde cela pour elle, pas mal de monde va en pâtir,  Thomas, son proprio, elle bien sur. Et c'est à partir de là qu'on retrouve la Lily/Marie d'avant.

La seconde partie la voir donc revenir dans sa ville, elle rouvre un shop tattoo, se montre, fait en sorte qu'Abha soit bien au courant de son retour. Et cela fonctionne. Un peu trop. Ce sera avec l'aide d'Anne qu'elle ira régler ses comptes. Et tu imagines bien que rien ne se passe vraiment comme elle l'a prévu.

Si j'ai aimé la première partie, j'ai carrément apprécié la seconde. Déjà parce qu'on retrouve tout plein de personnage que j'avais aimé dans le premier tome, comme Katia et Charlène, toujours aussi déjantée (la touche de bonne humeur dans n'importe quel moment), mais aussi Anne, qui reste un personnage très important dans la vie de Lily et on y trouve aussi Djuka (plus ou moins présente, comme dans la première partie d'ailleurs). Mais surtout, l'action est beaucoup plus au rendez-vous et je dois dire que je ne m'attendais pas vraiment à tout ce qu'il va se passer. L'ambiance y est aussi beaucoup plus sombre. Sophie Dabat a encore fait fort.

Mais si j'ai tout aimé, je dois bien dire qu'il y a une chose que j'ai particulièrement apprécié. Parce que je suis une grande sentimentale et une amoureuse des animaux. Et que franchement, cette évolution-là, qui semble d'ailleurs ne pas être la seule (je sens que personne ne va comprendre, vu que j'essaie de ne pas spoiler) va surement être au centre des prochaines tomes. Moi, elle m'a juste rendu super heureuse pour Lily sur le coup. J'avoue qu'après, je me suis demandée comment ça va tourner cette histoire, mais je ne me fais pas de soucis pour ça. D'ailleurs en parlant de comment ça va tourner, j'ai bien hâte de lire le prochain tome vu la fin de celui-ci. Parce que là, elle a fait plus que fort, Sophie Dabat (et en même temps, elle m'a à nouveau fait couler des larmes, parce que putain mais non quoi !).

Bref, ce troisième tome suit parfaitement les deux premiers et semble finir une première trame de l'histoire. Nous allons une nouvelle fois de surprise en surprise, menée par une Lily/Marie bien plus combative que d'habitude, malgré tous les doutes et les problèmes qui l'assaillent (à sa place, je crois que j'aurais fini par me mettre dans un trou pour n'en plus bouger). Et surtout, je dois dire que la place que prennent les Ombres, même si elles n'apparaissent que peu au final, a vraiment une grande importance cette fois et présage de bien des choses. Bref, j'ai aimé, beaucoup beaucoup. Il n'y a pas à dire, Sainte Marie des Ombres, c'est de la bonne !

lundi 28 juillet 2014

L'Enfant des Ténèbres, Sainte Marie des Ombres, Tome 2, Sophie Dabat

Je dois bien avouer que j'ai sauté de joie lorsque j'ai vu que le tome 2 de Sainte Marie des Ombres était disponible sur l'itunes. J'avais adoré le tome 1 et je voulais vraiment continuer l'aventure avec Lily. C'est partit pour une nouvelle plongée dans les Ombres

L'Enfant des Ténèbres, Sainte Marie des Ombres, Tome 2, Sophie Dabat

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2014
Format : epub

A lire si : 
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez l'urban fantasy
- Vous aimez les héroines fortes mais avec de vrais faiblesses
 
A ne pas lire si 
- Vous voulez de l'univers du tatouage comme dans le premier
- Trop tard le soir
- Vous n'aimez pas les personnages plutôt punk
 
Présentation de l'éditeur :
 
« J’ai gagné. J’ai survécu. Le sang dans ma bouche a goût de victoire. Allez tous vous faire foutre. » Marie a besoin d’air, et de temps, pour panser ses blessures, et la route offre ce dont elle a tant manqué : tranquillité, liberté et solitude. Mais on peut aussi y faire de mauvaises rencontres... Contrainte et forcée, Marie va devoir renouer avec ses origines nomades. Fera-t-elle le choix de plonger encore plus profondément dans sa propre histoire et remuer le couteau dans la plaie de ses traumatismes ? Elle ne pourra compter que sur elle-même, et Cullan, pour surmonter l’épreuve du sang et des ombres. À moins qu’elle pactise avec ceux qu’elle a cru pouvoir repousser dans les recoins obscurs de son passé.
 
Mon avis :
 
Nous retrouvons dans ce tome Lily, alias Marie, alors qu'elle part en tournée tatouage, le temps que son salon soit à nouveau opérationnel et surtout que les flics l'oublient un peu. Alors qu'elle est en route pour l'une de ses étapes, voilà qu'elle se fait enlever par des motards qui la mène ni plus ni moins que dans son ancien clan de nomades, celui où elle a vécu après avoir échappé aux laboratoires. 
 
Cet Enfant des Ténèbres commence très fort. Lily se fait donc enlever par les nomades, ce qui va nous permettre de découvrir un peu ce "peuple". Alors, attendez-vous à quelques clichés. Les nomades de Sainte Marie des Ombres sont méchants, voleurs, bagarreurs et j'en passe. En fait, Sophie Dabat semble jouer avec la mauvaise réputation que peuvent avoir les gitans et autres gens du voyage par chez nous. En même temps, dans l'univers du livre, ça passe plutôt pas mal. Parce que l'univers de la série est sombre et qu'il bouffe les personnes qui ne sont pas assez fortes pour y vivre. Du coup, que les nomades, qui doivent vivre en dehors de la sécurité des villes soient un "peuple" assez violent ne m'a pas dérangé. Surtout qu'ils ne sont pas que cela, mais ça, je vous le laisse le découvrir. Et puis ce séjour forcé va nous permettre surtout de découvrir un nouveau personnage dans la série qui je suis sure reviendra, j'ai nommé Djuka, fille de la chef de clan.  C'est un personnage qui ressemble assez à Lily tout en étant bien différente. Elles ont beaucoup de point commun, le fait d'avoir du se battre pour en arriver où elles en sont, leur language assez fleuris et un caractère de merde toutes les deux. Mais Djuka a sa propre histoire, sa propre façon de voir les choses. Son personnage est très complémentaire au final avec celui de Lily et leur duo fonctionne pas mal.

La seconde partie du livre va nous voir quitter le camps des nomades pour la fonderie que nous avions déjà rencontrée. Mais surtout, Sainte Marie des Ombres va lui retomber sur la tête de Lily en la personne de la fille de Ballard. Pour faire court, afin de pouvoir retrouver sa vie, Lily va sauver la petite. Quand, comment, je ne vous le dirais pas, histoire de garder un peu de suspense. Bref, cette seconde partie ressemble pas mal à ce que nous avons pu voir jusque là de l'histoire de Lily. C'est une partie qui se partage entre action (et il y en a pas mal sur la fin) et réflexion/souvenirs. C'est aussi une partie très émouvante, avec le retour d'Anne, celui de Thomas, mais aussi d'autres évènements qui perso m'ont grave foutu la larme à l’œil. Franchement, la fin est juste très très forte en tout. Vraiment.
 
Je sais que certains voient le livre et surtout sa narratrice comme vulgaire. J'avoue que Lily a son franc parler, son langage fleuri et qu'elle ne nous épargne pas grand chose. J'avoue que moi, cela ne m'a pas dérangé dans le premier tome, et cela me dérange encore moins dans le second. Par contre, oui, Lily/Marie ne fait pas dans la dentelle, ça peut gêner. Mais pour moi, cela ajoute un petit plus, une certaine authenticité dans le livre. Après tout, notre héroïne a vécu beaucoup de chose, dans beaucoup d'endroit. Rien qu'en vivant parmi les nomades, elle s'est forgée son caractère, un caractère dur et s'en concession. Alors si elle parlait comme quelqu'un qui avait eu une vie tranquille, sans gros mot, sans violence, sans vulgarité, je trouve que ça n'aurait pas du tout coller avec le reste. C'est une chose que du coup, j'apprécie beaucoup dans Sainte Marie des Ombres, le fait qu'entre l'histoire et la manière dont elle est racontée, il n'y ait pas d'incohérence. 

Au final, tout comme pour La Brulure de la Nuit, j'ai eu un énorme coup de cœur pour l'Enfant des Ténèbres. J'aime tout dedans, l'histoire, les personnages, la narration, le style de l'auteure et j'ai carrément hâte de pouvoir avoir le tome 3 sur mon Ipad.


dimanche 23 mars 2014

La Brulure de la Nuit, Sainte Marie des Ombres, tome 1, Sophie Dabat

Encore l'exemple de livres pris pour sa belle couverture et son éditeur sans regarder plus loin. A croire que ce mois-ci je ne suis attirée que par ça. Mais j'ai encore bien choisi puisque je me suis vraiment laisser prendre par ce tome 1 et que j'espère que le 2 sortira rapidement.

La Brulure de la Nuit, Sainte Marie des Ombres, tome 1, Sophie Dabat

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2014
Format : epub

A lire si :
- Vous aimez l'urban fantasy
- Vous aimez les héroines fortes mais avec de vrais faiblesses
- Vous aimez l'univers du tatouage

A ne pas lire si: 
- Trop tard le soir
- Vous n'aimez pas les personnages plutôt punk

Présentation de l'éditeur :

« Les Dévorantes. C’est comme ça que je les ai appelées. Elles ont failli nous avoir, Cullan et moi. À nous deux, le monde entier peut aller se faire foutre, on est de taille à l’affronter. »
Depuis plus de vingt ans, les Ombres hantent le monde et dévorent tout être vivant à leur portée. Hormis une petite fille, personne n’a jamais survécu à leur poison. Mais la fillette miraculée est devenue un rat de laboratoire, avant de disparaître dans la nature.
Lily Turner est désormais une femme presque comme les autres. Tatoueuse, elle partage sa vie entre son compagnon, sa meilleure amie et son chien, rescapé des Ombres comme elle. Nul ne sait qu’elle était autrefois surnommée Sainte Marie des Ombres. Mais une vague de meurtres risque fort de remettre cet équilibre en jeu, et forcer Lily à faire des choix difficiles, tant pour se protéger que pour sauver ceux qu’elle aime...

Mon avis :

Lire de la vraie urban fantasy qui ne part pas dans le bit-lit, ça faisait bien longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Et lorsqu'en plus elle mêle aussi un peu de thriller, un peu d'anticipation et un peu de l'univers du tatouage, je ne peux être que contente. Et puis cette couverture, qu'est-ce qu'elle est belle (j'en arriverais même à me demander si je ne vais pas commander la version papier rien que pour elle). Bref, la collection Snark de Bragelonne m'a encore une fois enchantée avec un texte mêlant beaucoup de genre, au style percutant et à l'histoire envoutante.

J'avais déjà lu un texte de Sophie Dabat, il y a quelques années dans la superbe anthologie les Dames Baroques aux Editions du Riez (chez qui elle publie aussi une série que je ne vais surement pas tarder à me commander...). J'avais gardé une bonne impression de ce texte, même si tout cela reste un peu flou (ça fait longtemps tout de même). Du coup, je m'attendais à apprécier. Pas à avoir un gros coup de cœur.

L'histoire de la Brulure de la nuit est celle de Lily Turner, jeune femme tatoueuse, un peu punk, beaucoup rebelle. Rapidement, nous allons découvrir par bribes son passé, durant ses cauchemars. Lily se nomme en fait Marie, elle a été la première mordue par les Ombres, elle a été la seule à survivre à ça. Du coup, enfant, elle est devenue rat de laboratoire. Comment elle s'est enfuie, ce qu'elle a fait après, on va l'apprendre petit à petit, alors que des meurtres vont avoir lieu autour de son domicile et de son studio. D'ailleurs, les dits meurtres semblent avoir un lien avec tout cela.

Sophie Dabat nous fait entrer rapidement dans la peau de Lily, déjà parce qu'elle est la narratrice de l'histoire, mais aussi parce que la jeune femme ne nous épargne pas grand chose de sa vie (attention à ce qui n'apprécie pas les scènes de sexe dans un livre). Son personnage est haut en couleur, a une forte et grande gueule et est terriblement attachante en fait. C'est une femme indépendante, forte, mais qui a de grosses faiblesses, la rendant réellement humaine (non parce que vu ce qu'elle a vécu, elle pourrait vite devenir un monstre). Les personnages l'entourant sont eux aussi plutôt pas mal. Nous trouvons d'abord Thomas, son mec, un véto, puis Anne, sa mère adoptive, tout autant cassée à l'intérieur qu'elle, mais aussi Charlène et Katia, ses collègues de travail (dommage qu'on ne les voit pas plus, j'aime bien leur duo) et surtout le lieutenant Ballard, flic bossant sur l'enquête des meurtres mais pas que (je vous laisse découvrir).

Le monde créé par Sophie Dabat est tout aussi interessant que ses personnages. La nuit est envahie par les Ombres. Les Dévorantes (leur autre nom) sont dangereuses, elles tuent. Du coup, les villes se sont parés de tunnels anti-ombres et de couvre-feu, pour empêcher les accidents. Il faut dire que ça va vite, un peu d'ombre et pouf, on se fait bouffer. En plus de ça, les Dévorantes infligent un poison mortel. En plus de tout cela, notre héroïne est considérée par certains comme une sauveuse trop égoïste pour le faire et par d'autres comme la grande méchante qui a ramené les Ombres. On comprend alors que sa vie, et celles des personnes qui l'entoure (qu'elles connaissent ou non sa véritable identité) n'est pas des plus simples. 

Entre les personnages et l'histoire, j'ai été rapidement prise dans le livre, incapable de le lâcher le soir. Et autant le dire, je n'ai pas regardé les ombres de la même manière durant les trois jours de lecture (j'avais eu le même problème en lisant Au sortir de l'Ombre de Syven d'ailleurs). Et puis, l'écriture, le style de Sophie Dabat nous entraine encore plus. C'est percutant, très imagé, avec quelques références sympas. On ne s'ennuie pas une seconde, même dans les moments calmes. 

Au final, j'ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman. Il regroupe tant de chose que j'apprécie tellement ; l'urban fantasy, le côté thriller, celui anticipation et même un peu de romance (mais vraiment un peu hein), un style percutant et une héroïne comme je les apprécie qui ne passe pas son temps à se demander pourquoi elle même si là, ça serait grave légitime de sa part. Je le conseille vraiment mais alors vraiment. Et vivement le tome 2 !


PS: rien à voir, mais la collection Snark s'étoffe un peu plus chaque mois pour offrir de vraies petites perles, avec ce mois-ci par exemple les premiers tomes des Nécrophiles Anonymes de Cécile Duquenne (jetez-vous dessus si ce n'est pas déjà fait, c'est un vrai bonheur à lire). Et Bragelonne a lancé une nouvelle collection, l'autre B. qui semble elle aussi avoir de très bons bouquin (un seul paru pour le moment et j'ai bien envie de me le prendre)