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mardi 9 mai 2023

Trois Coracles cinglaient vers le couchant, Alex Nikolavitch

 Mon amour pour les légendes arthuriennes a encore frappé. Alors que je m'étais dis que j'allais mettre un peu la SFFF de côté pour un temps, me voilà déjà à reprendre le chemin de ces genres que j'aime tant.
Attention, je suis de retour de congés et j'ai beaucoup lu. J'ai fini quatre bouquin dans la semaine, bien entamé un cinquième. Et puis j'ai eu la flemme de venir faire les avis de suite. Donc, il risque d'y avoir des chances que certains avis soient courts.

Trois Coracles cinglaient vers le couchant, Alex Nikolavitch

Editeur : les mouton électriques
Collection : La bibliothèque voltaique
Année de parution : 2019
Format : AZW

A lire si : 
- Vous aimez les romans entre fantasy et histoire
- Vous voulez une histoire qui se passe sur deux lignes temporelles

A ne pas lire si : 
- Vous voulez du facile à lire.

Présentation de l'éditeur : 

Trois coracles cinglaient vers le couchant. À leur bord, Uther, un chef de guerre de l'île de Bretagne, et ses compagnons de toujours. Leur destination, une île au bout de la mer, là où dit-on vivent les fées et les morts glorieusement tombés au combat. Que va-t-il chercher si loin des terres habitées par les hommes ? Alors que l'Empire romain n'en finit pas de mourir, et qu1un monde nouveau se refuse encore à naître, Uther sait-il seulement qu'il va enfanter une légende destinée à traverser les siècles ?

Mon avis

Vous le savez, j'aime particulièrement tout ce qui peut toucher aux légendes arthuriennes. J'aime encore plus quand les auteurs les situent au moment de la chute de l'Empire Romain ou pas lui, parce que historiquement, j'adore aussi cette période et qu'elle me semble pas mal indiqué avec tout ce qu'on a pu découvrir sur des personnages qui auraient pu faire naitre la légende. Bref, ici, je me retrouve à la bonne époque pour moi, mais aussi avec un personnage dont on évoque finalement peut le destin, si ce n'est pour dire qu'il est le père d'Arthur (et qu'il a trompé Ygerne grâce à Merlin pour avoir le gamin). Bref, Uther apparait pourtant dans quelques œuvres, parfois même comme le héros. 

Nous découvrons donc Uther Pendraig alors que lui et quelques uns de ses fidèles lieutenants se trouvent en mer, voguant vers le couchant. Où va-t-il ? Seul lui le sait, lui et le barde qui l'accompagne. L'auteur a donc pris le parti de nous conter son voyage, en l'alternant avec des chapitres du passé de son personnage principal afin de nous mener jusqu'à son départ. Un mode d'histoire que j'aime assez, même si parfois cela demande d'être un peu plus concentré sur certains passages (et la concentration, parfois, c'est pas vraiment mon point fort). Ici, c'est plutôt bien fait, et particulièrement page-turner pour moi. Parce que je veux forcément savoir ce qui amène Uther a prendre ses navires, et je veux forcément savoir pourquoi.

Surtout que j'ai beaucoup aimé l'homme dépeint par l'auteur. Nous n'avons pas là l'héroïque guerrier qui compte sur sa lame pour tout vaincre. Non, nous voilà fasse à un chef de guerre, qui tente, comme il peut, avec les ressources disponibles, de sauvegarder l'île de Bretagne, et ça, de manière quasi altruisite. Or Uther, malgré ses efforts, restent un homme. Il se bat, il perd, il découvre la vie et ses malheurs, les affres qui vont avec ses ordres etc... C'est un personnage très humain que l'on trouve dans le texte. Et personnellement, ça, j'ai beaucoup apprécié. Il doute, il combat, il sait ce qu'il fait, parfois aussi. Il perd, il gagne. Bref, rien d'un sur homme. Et même avec la Calibourne (Excalibur donc) à la main, il reste l'homme qu'il était jusque là.  Mais pour ceux qui se demande, oui, nous avons bien de la magie dans le roman. Une magie qui peut être traitresse, d'ailleurs. Après tout, le barde qui accompagne Uther (désolé, je ne le nomme pas, je n'arrive pas à me souvenir de comment s'écrit son nom et ça m'ennuie) cache bien des choses sous couvert de magie. Lui aussi est un personnage bien particulier, que j'ai forcément apprécié.

Enfin, l'histoire est plaisante à suivre, surtout pour ceux qui apprécie que l'on situe les légendes arthuriennes à l'époque où Rome chute. L'on y découvre ce qu'il aurait pu se passer, les guerres, les invasions (bien entendu, il peut y avoir des erreurs, on parle là de la transposition d'une légende maintes et maintes fois revues). La Bretagne est encore fragmenté en plusieurs clans, certains vont s'allier à d'autres, d'autres vont essayer de se faire nommer haut roi (sans y parvenir vraiment) etc... C'est vraiment une période trouble, comme l'est finalement le personnage principal. 

Au final, même si ce n'est pas tout à fait un coup de coeur (il est un poil trop court et parfois trop rapide pour ça), j'ai pris grand plaisir à lire ce roman. Ce fut une belle découverte.

lundi 17 avril 2023

Bloodmarked, Legendborn, tome 2, Tracy Deonn

 Il est sorti depuis un moment et je le lis pile à temps avant sa sortie en VF (le 10 mai, et oui, lui, je vais me le prendre aussi en VF comme son prédécesseur). J'avais adoré le premier tome, qui me hante toujours d'ailleurs, et j'avais très hâte de retrouver Bree, Selwyn et tous les autres. Autant vous dire que je n'ai pas été déçue.

Bloodmarked, Legendborn, tome 2, Tracy Deonn

Editeur : Simon Schuster books
Collection : 
Année de parution : 2022
Format : AZW

A lire si : 
- Vous avez aimé le tome 1
-Vous aimez les (grosses) revisites des légendes arthuriennes
- Vous voulez une héroïne noire écrite par une autrice noire
- Vous aimez l'urban fantasy

A ne pas lire si :
- Vous vous attendez à une revisite légère des légendes arthuriennes

Présentation de l'éditeur : 

The shadows have risen, and the line is law.
All Bree wanted was to uncover the truth behind her mother’s death. So she infiltrated the Legendborn Order, a secret society descended from King Arthur’s knights—only to discover her own ancestral power. Now, Bree has become someone new:
A Medium. A Bloodcrafter. A Scion.
But the ancient war between demons and the Order is rising to a deadly peak. And Nick, the Legendborn boy Bree fell in love with, has been kidnapped.
Bree wants to fight, but the Regents who rule the Order won’t let her. To them, she is an unknown girl with unheard-of power, and as the living anchor for the spell that preserves the Legendborn cycle, she must be protected.
When the Regents reveal they will do whatever it takes to hide the war, Bree and her friends must go on the run to rescue Nick themselves. But enemies are everywhere, Bree’s powers are unpredictable and dangerous, and she can’t escape her growing attraction to Selwyn, the mage sworn to protect Nick until death.
If Bree has any hope of saving herself and the people she loves, she must learn to control her powers from the ancestors who wielded them first—without losing herself in the process.

Mon avis

On commence pour le petit avertissement qui va bien, je vais spoiler le tome un (j'ai pas le choix, désolée). A la fin de celui-ci, Nick disparaissait, enlevé par son père et le Kingmage de celui-ci. Bree, elle, a découvert qu'elle était le scion d'Arthur Pendragon, son ancêtre ayant été violée par un ancien descendant d'Arthur. Elle est la seule à pouvoir manier Excalibur et son éveil annonce Camlann, la bataille contre les Shadowborn. Malheureusement pour elle, elle n'est pas vraiment du gout des régents de l'Ordre : trop inconnue, trop noire, trop dangereuse aussi. Bien décidés à ne pas la faire roi, ils ne trouvent rien de mieux que de la kidnapper et l'enfermer. En même temps, ils accusent Selwyn de trahison, l'enfermant lui aussi. Mais c'est sans compter sur Alice, William et les lieges fidèles au scion d'Arthur. Libre, Bree va essayer d'en découvrir toujours plus sur elle, et surtout ses pouvoirs. Elle va aussi essayer de retrouver Nick, et de faire en sorte que Sel ne succombe pas à ses démons.

Il y a toujours plein de chose à dire sur les romans de la série. Déjà, l'histoire suit son cours, se penchant sur l'héritage de Bree et sa magie. Je dois bien dire que tout ce qui relève du passé familial de Bree m'a pas mal touché. Je me rends compte aussi (surtout) d'à quel point l'esclavagisme a des répercussions sur les afro-américains de nos jours. On a beau le savoir, ça fait toujours quelque de le découvrir écrit par une personne concernée. D'ailleurs, sur ce point, je rappelle que je suis blanche, et française, je ne lirais jamais ce roman comme pourrait le lire des femmes noires. Alors, oui, ça me marque beaucoup et que je me sens particulièrement ignorante sur tout ça (tous les livres peuvent nous éduquer, perso, Legendborn fait parti de ceux-là pour moi). On le sent dans ce tome a sa manière de réagir face à Arthur, ou encore aux régents. Mais aussi dans la dernière moitié du roman, quand elle en découvre bien plus sur ce qui fait le titre du roman (dont je ne vais pas parler pour pas spoiler).

Niveau légende Arthurienne, on en voit un peu plus, puisqu'elle a accès aux souvenirs d'Arthur. J'aime bien la vision qu'à l'autrice de tout ça. Elle arrive à rendre la Table et l'ordre presque ancré dans notre propre histoire (d'ailleurs, lisez les notes à la fin du roman, qui éclaire pas mal sur sa vision). Surtout, elle s'approche assez de ce que l'on peut connaitre, de la vision chevalier comme dans les romans de Chretien de Troyes (bon perso, j'ai tendance à voir Arthur et sa table ronde bien plus vieux que ça, mais ça reste une certaine interprétation du mythes). J'apprécie aussi la manière dont elle se sert de ses souvenirs, dont les pouvoirs de Bree lui permettent certaines choses. Du coup, on mêle passé et présent dans un ensemble cohérent qui permet aux lecteurs de mieux comprendre l'Ordre et les scions.

Enfin, il y a tout l'aspect relationnel. Si dans le tome un, la romance entre Bree et Nick avait un peu pris le pas sur les autres personnages, ce n'est plus le cas ici. Alice prend bien plus de place, pour mon plus grand plaisir. Seule a ne pas avoir de pouvoir, elle n'en reste pas moins la BFF de Bree et surtout une fine observatrice. On voit aussi bien plus William, que j'avais déjà bien apprécié dans le premier tome. Et puis, il y a Selwyn. Bon, je ne vais pas vous mentir, je l'aime beaucoup de base. Je l'aime encore plus maintenant. Il gagne vraiment en profondeur dans ce tome. L'absence de Nick à ses cotés y fait sûrement beaucoup. Il devient le protecteur de Bree, son ami. Leur relation évolue, et ça fait du bien de voir Sel un peu moins confiant en lui.

Au final, j'ai beaucoup aimé ce tome. Peut-être un tout petit peu moins que le premier, mais vraiment beaucoup quand même. Et franchement, vu la fin, j'espère vraiment qu'il va y avoir un troisième tome (parce qu'on ne peut pas en rester là, hein). 

mardi 4 avril 2023

Rythme de Guerre 2, Les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

 Et voilà, les Archives de Roshar, c'est fini pour un moment (non en vrai, j'ai encore un bouquin à lire dessus). La suite arrivera dans quelques temps (il en est je crois à 35% environ de l'écriture du tome cinq au moment où j'écris ces lignes). Bref, nous voilà arrivé à la fin du tome 4 et il fut dense.

Rythme de Guerre 2, Les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

Editeur : le livre de poche
Collection : fantasy
Année de parution : 2023
Titre en VO : The Stormlight Archive, book 4: Rhythm of War, part 2
Année de parution en VO : 2020
Nombre de pages : 1248

A lire si : 
- Vous aimez la série
- Vous voulez voir des héros pas au meilleur de leur forme

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les pavés

Présentation de l'éditeur : 

Les Radieux, à l’exception de Kaladin et Lift, sont plongés dans l’inconscience et la tour d’Urithiru est tombée dans les mains des Fusionnés. Navani, prisonnière de la Fusionnée Raboniel, mène avec l’aide du sprène de la tour des expériences pour percer les secrets de la lumière.
Pendant ce temps, à Shadesmar, Adolin tente une manœuvre risquée pour rallier les sprènes d’honneur à ses côtés, en acceptant d’être jugé au nom de toute la race humaine pour les crimes anciens commis à l’encontre des sprènes. L’affrontement contre Abjection se précise, mais avant cela, l’humanité a besoin de soldats.

Mon avis

Il est toujours compliqué de parler de la seconde partie d'un tome sans spoiler le premier. La preuve, même l'éditeur le fait dans son résumé. Bref, vous avez compris, je vais divulgacher la partie un (désolée).

Dans la dite partie un, les Fusionnés, commandée par Raboniel, prennent Urithiru et font prisonniers tout les habitants de la tour. Raboniel en profite donc pour corrompre la tour, et pour plonger les Radieux dans un étrange sommeil dont rien ne semble pouvoir les tirer. Malheureusement pour elle, Kaladin et Lift ne sont pas endormis, eux. Bon, leur état n'est pas génial, l'un est de plus en plus mal en point, l'esprit fragile et ses pouvoirs fonctionnant à moitié, l'autre est emprisonnée. Reste donc Navani, Dabbit et Rlain, encore en état de sauver la tour, mais sans trop savoir comment si prendre. De son côté, Dalinar se trouve toujours en emul, et fait face aussi bien à la capture de son épouse qu'à la trahison de Taravagian. Dans Shadesmar, Adolin va devoir affronter son jugement, tandis que Shallan, elle, va s'affronter elle-même.

Bon commençons par les raleries (pour changer). Où est Renarin ? J'ai presque cru qu'il allait avoir de l'importance, du moins un peu plus que ce que l'auteur nous laisse. Non, mais, vraiment, on comprend de plus en plus à quel point il est important dans l'histoire et pourtant, il est complétement transparent. On ne le voit quasi pas, il reste dans l'ombre, comme souvent, et moi, ça m'ennuie. Parce que j'aime beaucoup Renarin de base et que j'aimerai vraiment qu'il gagne en importance. Bref, ça c'était pour raler un bon coup. 

J'ai trouvé, je l'avoue, le tome parfois un peu lent. Alors avec Roshar, c'est toujours un peu bizarre de dire ça. Bizarre parce qu'il se passe toujours quelque chose. En fait, le truc, c'est que je trouve qu'il se répète un peu. Et même là, je sais très bien que ça sert l'évolution de Navani (c'est surtout avec elle qu'il fait ça). Sanderson a tendance à m'énerver un peu quand il fait ca, parce que j'ai beau savoir qu'il ne nous répète pas une information pendant des lustres pour rien, j'aimerais qu'il passe à autre chose. Oui, Navani ne se considère pas comme une érudite, même si, dans les faits, c'est plus compliqué. Oui, Raboniel et elle ont peut-être plus en commun que ce qu'on veut bien nous faire croire. Et pourtant, à chaque fois, il nous révéle un indice sur la suite. Il en va de même pour Kaladin, de plus en plus mal en point donc, souffrant de stress post-traumatique à un point avancé, ou encore de Shallan. A croire que les Radieux ne sont pas fait pour être heureux.

En parlant de Shallan, passons à ce cher Adolin, qui galère quand même bien comme il faut avec les sprènes. J'ai vraiment adoré toute cette partie. On en découvre un peu plus sur le fonctionnement des sprènes, et pas seulement ceux d'honneur. De plus, j'adore Adolin et j'aime le voir douter de lui, malgré son optimisme flagrant. Sans parler de Shallan, pour qui il est toujours là et qui, elle, s'en veut toujours de se servir un peu de lui. Ils restent parmi mes personnages préférés, tous les deux, et c'est pas ce tome qui me faire dire le contraire.

J'ai lu les 1200 et quelques pages du roman avec bonheur. Je n'ai pas vu venir certaines choses, d'autres oui. Il est fort Sanderson pour que tout le monde soit là où il faut au bon moment. Je suis toujours admirative de voir comment il place ses pions, et cela depuis les premiers tomes. Franchement, j'attends de voir ce qu'il va se passer dans le tome suivant. 

jeudi 9 mars 2023

Rythme de guerre 1, les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson

 J'ai l'impression que ça fait des années que je ne suis pas retournée à Roshar alors que ça ne fait que depuis 2021. La faute au fait que je ne veuille que les éditions poches pour ne pas déparailler la collection. Je ne parlerais donc pas du fait que le Livre de poche ait décidé de changer le design des couvertures en plein milieu de la publication de la série (j'aime pas, voilà). Bref, me revoilà à Roshar et je suis contente.

Rythme de guerre 1, les Archives de Roshar, tome 4, Brandon Sanderson 

Editeur : Le livre de poche
Collection : imaginaire
Année de parution : 2023
Titre en VO : The Stormlight Archive, book 4: Rhythm of War, part 1 
Année de parution en VO : 2020
Nombre de pages : 1152 

A lire si : 
- Vous aimez la série
- Vous voulez voir des héros pas au meilleur de leur forme

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les pavés

Présentation de l'éditeur : 

Après avoir formé une coalition humaine pour repousser l’invasion des Néantifères, Dalinar et ses Chevaliers Radieux ont mené une campagne aussi brutale qu’impitoyable. Cependant, aucun des deux camps n’a réussi à prendre le dessus et la guerre s’enlise. Le spectre de la trahison possible de son allié Taravangian pèse sur chacune des décisions stratégiques de Dalinar.
De son côté, Kaladin Béni-des-foudres doit s’habituer à son nouveau rôle parmi les Chevaliers Radieux alors que ses Marchevents font face à leurs propres problèmes : des Fusionnés, de plus en plus nombreux, se réveillent alors que plus aucuns sprènes d’honneur n’acceptent de se lier avec des humains pour faire grossir les rangs des Radieux. Des émissaires de la coalition sont envoyés à la forteresse de l’Intégrité Constante pour convaincre les sprènes de se liguer avec eux contre les forces du dieu maléfique Abjection. Sinon, ils devront se confronter à l’horreur de la défaite…

Mon avis

Un an et quelques sont passés depuis la fin de Justicière. La guerre entre les humains et Ceux qui chantent s'enlisent méchamment. Aucun des deux parties n'arrivent à prendre réellement le dessus. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer, mais du côté des humains, il reste le spectre de la trahison de Taravangian, pourtant l'un des plus puissants alliés de Dalinar. Alors, celui-ci cherche comment s'en sortir. Pour cela, il n'a pas trente six solutions, il doit récupèrer un général caché à Pierre d'Atre, et convaincre les sprènes d'honneur de participer. Pour la première mission, il envoie les Marchevents, commandé par Kaladin. Si la mission est un succès, pour le jeune homme, rien ne va. Dalinar le retire du combat, voyant bien que la depression n'est pas loin. Il se réssout alors à devenir chirurgien, au côté de son père. POur la seconde mission, Shallan et Adolin partent pour Shadesmar, accompagnés par d'autres Radieux. Mais un espion se cache dans leur rang et Shallan va bien avoir du mal à le découvrir.
Et pendant ce temps, Ceux-qui-chantent et leurs fusionnés prévoient d'envahir la tour...

Il y a pas mal de chose à dire sur ce tome, surtout sur les personnages. Déjà, j'ai été plus que ravie de voir que les perso points de vue comprenaient entre autres Navani, Shallan et Adolin. Ce sont des personnages que j'aime beaucoup et, pour Navani, je trouve qu'on ne la voyait pas assez finalement. Par contre, déçue de ne pas voir Renarin (il apparait, quoi, deux fois dans le roman et vraiment dans un coin), et de très peu suivre Jasnah et Dalinar. Mais, à la place, on a aussi Venli, du côté de Ceux-qui-chantent, et j'apprécie assez. J'aime voir ce qu'il se passe du côté antagoniste. Et autant dire qu'ils ne sont finalement pas mieux fourni que les humains. Chez eux aussi, les complots ont court et Venli, sans vraiment le vouloir, va se retrouver en première ligne de ceux-ci. 

Mais ce que j'ai vraiment apprécié dans cette première partie, c'est la psychologie des personnages, plus particulièrement de Kaladin et de Shallan. Pour Shallan, ce n'est pas étonnant, j'aime le personnage et j'apprécie beaucoup la manière dont l'auteur traite son trouble dissociatif de l'identité. C'est une maladie sur laquelle il a déjà écrit (dans Legion, son héros en souffre mais d'une toute autre manière). Là, je trouve qu'il se rapproche bien plus de la manière dont elle est perçue de nos jours. Ici, les trois identités de Shallan semblent avoir réussi à trouver un certain équilibre. Mais une quatrième n'est pas loin et Shallan sombre de plus en plus. Les évènements de Shadesmar ne vont pas l'aider non plus. Heureusement pour elle, elle a toujours Adolin pour la soutenir. Ce garçon est vraiment merveilleux. Toujours là pour les autres alors que lui-même a ses propres problèmes. Pour Kaladin, ce sont ses vieux démons qui reviennent et la dépression avec. Il faut dire que chercher sa place dans le monde, quand on pense ne savoir faire qu'une seule chose n'est pas des plus simples. Et de son côté aussi, heureusement qu'il n'est pas seul. C'est vraiment quelque chose qu'on retrouve dans ce tome, l'entraide. C'est probablement l'un des thèmes récurent de la série entière. Sans les autres, il est plus dur d'arriver à être fort.

Et puis, bien entendu, il y a le déroulement de l'histoire. On arrive sur la fin de la première partie de Roshar et certaines choses s'accélèrent. Ca se sent surtout dès la seconde partie du roman avec les mouvements de Ceux-qui-chantent et des fusionnées vers la tour. Mais aussi avec les avancées technologiques des érudits de Navani. Le monde change et je ne suis pas sûre que les personnages, qu'ils soient protagonistes ou non seront tous prêt à suivre. 

Au final, c'est encore un coup de coeur. Et ça fait plaisir vu mes dernières lectures sandersoniennes. Je retrouve l'auteur que j'apprécie depuis le début et ça fait du bien. J'espère vraiment que par la suite, il ne va pas repartir dans ses derniers travers parce que vraiment, Roshar fait partie de mes sagas préférées. 


vendredi 17 février 2023

La cité diaphane, Anouck Faure

 J'ai un peu craqué en voyant la couverture du roman, illustrée, comme toutes celles de la maison d'édition, par Xavier Colette. Et puis, en lisant la quatrième, je me suis dit que c'était un roman pour moi, ça. quelque chose de mystérieux, d'un peu hanté. Alors, je me suis lancée.

La cité diaphane, Anouck Faure

Editeur ; Argyll
Collection : 
Année de parution : 2023
nombre de pages : 256

A lire si :
- Vous aimez les récits introspectifs
-Vous aimez ne pas tout comprendre d'un coup
-Vous voulez une atmosphère oscillant entre rêve et cauchemar

A ne pas lire si : 
-Vous n'aimez pas les mystères

Présentation de l'éditeur : 

Merveille architecturale élancée vers le ciel, Roche-Étoile a connu la splendeur et la chute. La cité sainte de la déesse sans visage est maudite, réduite à l’état de nécropole brumeuse depuis que les eaux de son lac et de ses puits se sont changées en poison mortel.
Sept ans après le drame, l’archiviste d’un royaume voisin se rend dans la cité défunte avec pour mission de reconstituer le récit de ses derniers jours. Mais il s’avère bientôt que Roche-Étoile abrite encore quelques âmes, en proie à la souffrance ou à la folie, et celles-ci ne semblent guère disposées à livrer leur témoignage.
Un jeu de dupe commence alors entre l’archiviste et ces esprits égarés, dans les dédales d’une cité où la vérité ne se dessine qu’en clair-obscur, où dénouer la toile du passé peut devenir un piège cruel.

Mon avis

Avant toute chose, parlons un peu de l'objet. Parce que je n'ai pas pris le temps de le feuilleter à la librairie et que ce n'est qu'une fois à la maison que je me suis rendue compte qu'il était illustré. J'ai totalement oublié de faire des photos d'une ou deux illustrations, mais ça vous poussera à le feuilleter si vous le croiser. Anouck Faure, l'autrice, est aussi artiste. C'est elle qui a créé les gravures qui parsèment le roman. Personnelle, ça m'a un peu fait penser à du Gustave Doré et aux vieilles éditions de roman. Je suis totalement fan et ça apporte vraiment une plus value au roman, surtout pour son ambiance.

Et l'ambiance, dans la cité diaphane, c'est vraiment la chose qui m'a le plus marqué. On est sur un roman de dark fantasy ici qui a pour décors une cité maudite. Personnellement, j'ai vu Roche-Etoiles comme une sorte de Mont-Saint Michel entièrement blanc, aux tours élancées et emplie de souvenirs, cauchemars et autres rêves perdues depuis bien longtemps. Quelque chose de finalement très gothiques, spirituels aussi et fantomatiques. J'ai adoré me promener, essayer d'imaginer ce qu'à été et ce qu'est maintenant la cité. IL y a quelques chose de très sombre dans l'ambiance et en même de lumineux. Je ne saurais comme vous dire ça précisément. Juste, c'est beau et prenant. 

A cette ambiance, qui fait presque tout à elle seule, on ajoute une histoire qui s'y colle parfaitement, puisqu'elle est toute aussi mystérieuse et étrange (alors non, je ne vais pas faire un résumé, parce que ça serait clairement gâcher la chose). Ca commence presque tranquillement, avec un archiviste qui vint pour finir d'écrire l'histoire de Roche-Etoiles, cette magnifique cité maudite voilà sept ans. Petit à petit, alors qu'on découvre la ville, on va aussi avoir un aperçu de ce qu'il a pu se passer. Et plus on découvre le passé, plus le présent change, rebondissant sur les évènements qui se sont passés sept ans plus tôt. Puis, arrive la dernière partie du roman, où la fin de la cité devrait arriver pour de bon. Et là, clairement, on ne s'attend pas toujours à ce qu'il se passe. J'ai été surprise, clairement intriguée tout le long du roman et, même si, en y réfléchissant après coup, j'aurais du voir venir la chose, je suis restée dans le flou un moment, trop prise par ce qu'il se déroulait devant mes yeux pour penser à ce que l'on savait déjà. Un peu comme notre narrateur finalement. 

Un narrateur qui sera d'ailleurs la première surprise du roman. J'ai beaucoup aimé le traitement des personnages tout le long du roman. On se trouve avec quelques perso très archétypaux, comme la jeune dame, chevaleresse venue sur ordre de son clergé (vouée à la Déesse sans visage), pour en finir avec le mal qui ronge Roche-Etoiles et qui tout le long du roman sera l'image même du noble chevalier, ou le forgeron, attaché à sa cité et à son souvenir. Et puis, il y a les autres, qui cachent bien leur jeu tout le long. Vanor, l'étrange oracle de la Déesse que le forgeron semble attendre, le prince et sa sœur, mais aussi leur père que nous découvrons lors de flashback... Tous sont là pour une mission bien précise, amenés ici par le destin. Ils sont identifiés par leur fonction, ce qui les rend un peu iréel, je trouve. Un peu comme si le lecteur se trouvait dans une sorte de rêve/cauchemar.

Et c'est bien ça que j'ai aimé dans tout le roman, cette sensation presque onirique qu'il dégage. La plume d'Anouck Faure y est poétique et en même temps dure, comme le roman. Le tout en fait un livre complexe, pas toujours facile à suivre mais terriblement efficace. Ce fut donc une superbe découverte pour moi et, je pense fortement qu'on reverrait l'autrice, mais aussi la maison d'édition (que je n'avais pas encore eu l'occasion de découvrir jusque là) sur le blog.



jeudi 2 février 2023

Tress de la mer Emeraude, Brandon Sanderson

 En réalité, je suis faible. Je ne résiste pas à un Sanderson et ça, même si j'ai pas mal râlé sur ce roman-là. En fait, j'ai râlé sur la notion de livre collector qui ne sont en fait que des hardcover, et ça, même avant d'avoir vu le fameux collector (qui a l'avantage par rapport à la version d'avoir des illustrations). En fait, je râle surtout sur la manière dont certaines maisons nous prennent clairement pour des moutons et savent que la simple notion de collector même quand ça n'en est pas va faire dépenser beaucoup trop d'argent aux lecteurs. Enfin, bref, ce roman-là m'aura un moins permis ça. Et puis, je suis faible, donc, et je l'ai acheté (en version normale) le jour de sa sortie. 

Tress de la mer Emeraude, Brandon Sanderson

Editeur ; Le livre de poche
Collection : fantasy
Année de parution : 2023
Titre en VO : Tress of The Emerald Sea
Année de parutionn en VO : 2023
Nombre de pages : 641

A lire si :
- Vous aimez les contes
- Vous voulez une héroine qui n'usurpe pas son rôle

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas d'une héroine super douée 
- Vous voulez une jolie romance

Présentation de l'éditeur : 

Tress vit sur une petite île isolée au beau milieu d’un océan… de spores. Simple laveuse de vitres, elle partage néanmoins une belle complicité avec Charlie, le fils du duc, et est secrètement amoureuse de lui. Quand celui-ci disparaît, la jeune femme décide de partir à sa recherche. C’est le début d’un périple au bout du monde, où l’on retrouve tous les ingrédients qui font le sel des grandes aventures : des contrebandiers de la pire espèce, une sorcière malintentionnée, un redoutable dragon, des pirates sales et méchants (ou pas), et même un rat qui parle...

Mon avis

Durant la période de confinement, Sanderson et ses équipes ont réussi à écrire et finaliser quatre romans en secret (oui, je parle aussi de ses équipes, parce que le gars, s'il écrit bien ses textes, n'est clairement plus tout seul dans la conception entière de l'objet). Après ça, il a fait un kickstarter pour les publier en 2023. Ca a fait le buzz, c'est entré dans les annales et forcément, je n'ai pas participé. Heureusement, le livre de poche a réussi à avoir une sorte d'exclu pour pouvoir les publier en même temps que la VO en VF. Je peux vous dire que 2023 va être l'année Sanderson pour moi (et qu'après ça, je risque de ne plus pouvoir le lire), puisqu'outre les trois autres romans du projet secret, il va aussi y avoir ce mois-ci la sortir en poche de Rythme de Guerre que j'attends avec impatience (par contre, fort déçu du changement de couverture, hein...).

Dans ce roman, nous allons suivre la jeune Tress. Celle-ci part de son île pour retrouver l'homme qu'elle aime, enlevé par une Sorcière. Autant vous dire qu'on est dans dans un récit très proche du conte. En fait, d'après l'auteur, on est même pas loin du tout de Princess Bride. Bon, il s'avère que je n'ai pas lu Princess Bride et que je n'ai vu le film qu'une fois, donc, franchement, moi, j'ai pas vu le rapport. Dans son voyage pour sauver Charlie, Tress va se faire passer pour ce qu'elle n'est pas, découvrir que finalement, elle est peut-être plus qu'une simple jeune femme qui aime les tasses, rencontrer un rat qui parle, des pirates, un dragon et bien entendu, une sorcière. La particularité du récit se situe finalement sur deux points. Le premier, ce sont les mers de spores qu'elle traverse, le second c'est que le récit est conté par Hoid. Pour les lecteurs du Cosmere, le nom n'est pas du tout inconnu. Bon, avouons une chose, la narration par Hoid n'apporte finalement que peu si ce n'est d'avoir parfois des nouvelles de certains personnages et de relier l'aventure de Tress au Cosmere. J'ai adoré les clins d'œil (surtout qu'il y en a beaucoup qui rappelle Fils-des-Brumes) et, ça va, ça ne spoile pas grand chose.

En fait, pour tout vous dire, j'ai adoré l'univers, le coup de la mer de spores, ultra dangereuse dès qu'elles touchent l'eau m'a clairement plu, qu'on ait une équipe de pirate aussi. Je me suis même régalée à lire le roman. Mais il y a quelque chose qui cloche dedans pour moi. Et clairement, ce sont les personnages. Tress est une héroïne qui va trop vite. La fille sort de son petit bout de terre et d'un coup, elle se retrouve pirate puis germeuse (personne travaillant avec les spores) et tout ça sans la moindre plus petite difficulté. Tout est trop facile pour elle, les épreuves n'en sont finalement pas et, en fait, ça sonne presque faux parfois. Venant d'un auteur comme Sanderson, qui a l'habitude de créer des personnages complexes, j'ai été des plus étonnée. Côté personnages secondaires, le seul qui soit intéressant, ça reste Hoid, en fait. Les autres tous un côté comique très amusant, je l'avoue, mais n'ont que peu d'épaisseur finalement. Heureusement par contre que l'alchimie entre eux fonctionne, sinon, je crois que ça m'aurait vraiment posé un gros problème. Et vraiment, c'est bien dommage parce que je suis sûre qu'il y avait à faire avec l'équipage du Chant de la Corneille. 

Mais de là à vous dire que je n'ai pas aimé, ça serait mentir. Comme je l'ai dit, j'ai adoré l'univers et ce qu'il en fait. L'intrigue n'est pas si simple qu'elle y parait de prime abord et j'ai même eu de droit surprise. Sur ce point, j'ai clairement retrouver le Sanderson que j'aime. Et vraiment, j'ai pris plaisir à suivre l'histoire. Le côté conte change plutôt pas mal de ce qu'il fait d'habitude, mais il garde sa patte. De plus, à l'instar de Skyward, par exemple, on trouve pas mal de touche d'humour (bon par contre, on va s'avouer que niveau romance, Sanderson a quelque soucis dans ce tome, ça marche pas des masses de mon côté). 

Au final, me voilà donc partager sur ce roman. Il est sympa, mais c'est clairement pas mon Sanderson préféré. Les idées sont là, et elles sont bonnes. Mais je pense vraiment qu'il aurait pu rendre le tout encore mieux si les personnages ne se contentaient pas d'être ce que l'on attendait d'eux et avaient dépassé les stéréotypes qu'ils représentent. Et je vais finalement revenir à la critique que j'avais fait à Cytonique, je me retrouve devant un roman où l'auteur s'est clairement amusé, mais où, peut-être, il y a un peu oublié ces lecteurs (Brandon, s'il te plait, reprends-toi).

vendredi 27 janvier 2023

De lune en lune, Lise Syven

 L'on n'a pas vu Lise Syven sur le blog depuis un bon moment. Il faut dire qu'elle a fait un passage en contemporain et qu'il faut avouer que ce n'est pas ce que je lis le plus (même si Il faut sauver Albert me fait de l'oeil). Alors, quand j'ai vu que Scrineo proposait son nouveau roman jeunesse et SFFF sur netgalley, je n'ai pas hésité.

De lune en lune, Lise Syven

Editeur : Scrineo
Collection : 
Année de parution ; 2023
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez de la SFFF qui soit à la fois dystopique, post-apo et fantasy 
- Vous voulez des héroines qui galérent mais qui ne se laissent pas faire pour autant
- Vous voulez de grosses bestioles 

A ne pas lire si : 
-

Présentation de l'éditeur : 

Et si vous aviez le pouvoir de remonter le temps et d’en changer le cours ? Une aventure unique dans un monde sauvage et inquiétant !
Depuis la Fracture, il y a 200 ans, les humains vivent retranchés au cœur de forteresses qui les protègent des Bêtes sauvages. Pour Pomme et Yaël, l’avenir s’annonce tout tracé : leur magie leur garantit une vie de privilégiées au temple de l’Unique. Grâce au pouvoir qu’elles partagent, elles peuvent se transporter d’un endroit à un autre en un instant. Mais un jour, elles bravent l’interdit : elles remontent le temps de quelques heures.
Pomme est alors jetée en prison, tandis que Yaël est abandonnée dans le monde sauvage, à la merci des Bêtes géantes qui règnent sur les terres ravagées par la Fracture. Par chance, elle croise le chemin de Bintou, une femme étrange qui semble en savoir plus qu’elle n’en laisse paraître… Et si elle pouvait l’aider à délivrer Pomme ?
C’est le début d’une grande aventure dans le monde sauvage, au milieu des machinations des Dieux, dont les enjeux dépassent les deux jeunes filles…
Trouveront-elles leur chemin au-delà de celui qu’on a dessiné pour elles ?

Mon avis

Vous savez que je n'ai même pas lu la quatrième de couverture du bouquin ? Ma confiance est clairement au max quand il s'agit d'auteurices que j'aime. Bon, en même temps, Lise Syven a partagé pas mal de chose sur le roman sur les RS alors même qu'il ne portait pas ce nom. Je savais qu'il me plairait, parce qu'il parle de magie, de liberté, de bêtes etc... La seule chose qui aurait pu me déranger, c'est que le roman est clairement taggué jeunesse/ados et que je ne suis pas tout à fait la cible. Mais ça ne m'a jamais arrêté et pour avoir lu la géniale série La Balance Brisée de l'autrice, je savais que ce n'était pas ça qui allait me bloquer.

La Fracture a tout détruit. Les humains se sont retranchés dans des forteresses sous l'égide de l'Unique, seul dieu survivant (du moins pour les humains) à la catastrophe. La magie a disparu, petit à petit, ne laissant aux quelques magiciens encore vivant et à leur descendant que des bribes de ce qu'ils savaient/pouvaient faire. Hors les forteresses, la nature a repris ses droits, les animaux ont triplés de taille et s'en prennent aux humains. L'histoire commence 200 ans après la Fracture, à Bau. L'on y découvre Yaël et Pomme, deux jeunes adolescentes capables de se transporter d'un endroit à l'autre par magie. Leur vie, simple et monotone au service de l'Unique va changer le jour où Pomme va les transporter dans le passé. En faisant ça, elles bravent l'interdit. Yaël est bannie, Pomme, trop jeune, emprisonnée. Yaël finit par croiser le chemin de Moustache un chat géant, puis de Bintou. Avec leur aide (parfois involontaire), elle va sauver Pomme. Va alors commencer leur grande aventure, celle qui les marquera à jamais.

Nous voilà dans un univers qui mélange allégrement dystopie, post-apo et fantasy. On se retrouve dans un monde qui pourrait se situait quelque part entre 1880 et 1910 (si je ne me trompe pas trop et au vu des indices temporels)(plus vers 1910 d'ailleurs à cause du metro parisien), et que la Fracture a figé dans le temps. Deux cent ans plus tard, il ne reste pas grand chose, quelques forteresses de-ci de-là. L'electryse n'est plus disponible, sauf en de rare occasion dans certains bâtiments, plus aucun dirigeable ne vole dans le ciel (de toute façon, ils se feraient dégommer par les Bêtes volantes), plus de voiture, trains ou autre moyen de transport. Partout, il n'y a plus que la nature, et les Bêtes (à savoir tous les animaux que vous connaissez mais qui font donc le triple de leur taille)(parce qu'on oublie pas que Lise est "la dame aux gros monstre de la mort qui tue")(par contre, sans rire, j'aime beaucoup cette idée, et le pourquoi, d'animaux qui deviennent énorme). J'ai beaucoup aimé cet univers, personnellement. Il a un côté un peu steampunk, pas mal post-apo aussi. J'adore, tout simplement. On y ajoute des dieux qui se cacheraient là, quelques parts, à attendre que l'Unique fasse un faux pas. Et là, dans tout ça, il y Pomme et Yaël.

Les deux jeunes héroïnes du roman sont de primes abords un brin naïves. Elles vivent à l'écart, apprennent à se servir de leur pouvoir conjoint et rêvent de partir explorer le monde (enfin, surtout Yaël, Pomme ne sachant finalement pas trop de quoi elle rêve encore, ce qui a son âge est finalement normal). Mais tout cela va changer, et elles avec. Leur évolution n'est pas ultra rapide et je dois bien dire que j'ai apprécié. Après tout, elles se retrouvent dans un monde qui leur est totalement inconnue. Elles n'ont rien de "super-héroines", mieux, elles se battent, perdent parfois, ont besoin d'aide etc... Ce qui parait logique pour des adolescentes de quatorze ans, en fait. Et si j'ai beaucoup aimé les deux jeunes filles, je dois dire que j'ai particulièrement aimé Bintou. Je ne vous parlerais pas trop d'elle parce que ça spoilerait un peu trop, mais son traitement est parfait pour moi. C'est réaliste et ça fonctionne. Beaucoup aimé aussi Moustache, le chat. Côté personnages secondaires, la palette est fort sympathique, là aussi. 

Enfin, il y a l'histoire en elle-même. Certains points m'ont semblé prévisibles (coucou l'Oracle), d'autres moins. J'ai aimé le côté prophétie qui n'a rien d'immuable (tellement parfait avec les dieux qui ne sont jamais loin) et que les filles vont petit à petit briser. La présence des dieux n'est pas omniprésente et surtout, ils n'agissent finalement que peu, étant là plus comme des guides qu'autres choses. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en suivant les aventures de Pomme et Yaël (et j'ai eu un petit coup de cœur pour cette romance toute douce entre les deux). Il y a toujours un rebondissement, quelque chose qui fait qu'on tourne les pages sans même s'en rendre compte. 

Et donc, au final, j'ai beaucoup aimé. Ce n'est pas tout à fait un coup de cœur, mais on y est presque. J'ai adoré l'univers, les implications de celui-ci, les personnages et leur recherche de liberté (un thème qui revient souvent et finalement pas que pour Pomme et Yaël, car ici, la liberté, c'est vraiment au sens large, que se soit celle de faire ce que l'on veut, d'être qui l'on veut etc...). Vraiment un livre à mettre entre toutes les mains (celle de ma fille en premier, si j'arrive à la faire lire, d'ailleurs)

mardi 27 décembre 2022

La geste du Sixième Royaume, Adrien Tomas

 Ce roman traine dans ma pal numérique depuis un bon moment. Je ne l'avais pas encore sorti juste parce que le kindle m'annonçait 15h de lecture au moins et que ces derniers temps, j'ai préféré des lectures plus rapide que ça. Mais il était temps de le faire sortir.

La geste du Sixième Royaume, Adrien Tomas

Editeur : Mnémos
Collection : Icares
Année de parution : 2013
Format : AZW

A lire si ; 
- Vous aimez la fantasy à l'ancienne
- Vous voulez une sorte de prophétie

A ne pas lire si : 
- Vous vous attendez à de grandes batailles
- Vous n'aimez pas la forêt

Présentation de l'éditeur : 

Les cinq royaumes : des nations turbulentes et ambitieuses souvent en guerre. Au coeur des terres, un sixième royaumes : La Grande forêt légendaire, impénétrable et hostile. Dans la maisonnée de Sélénir, dans les cases de Val ou dans les yourtes des nomades des steppes de Khara, le soir au coin du feu, on raconte aux enfants la légende suivante : tes rêves, tes cauchemars comme les créatures fantastiques des contes que tu aimes tant peuplent le sixième royaume...

Mon avis

Je vous avoue que je ne savais pas du tout sur quoi j'allais tomber quand j'ai ouvert le fichier. Je n'avais pas encore eu l'occasion de lire l'auteur (alors qu'il faut que je mette la main sur Notre Dame des Loups) et quand même, il me semblait bien long ce roman. Mais bon, y avait les vacances alors, je me suis lancée. Et, ok, le début est lent. Et en fait, lent, je crois que c'est un peu le mot que je retiendrais du roman. Attention, lent mais pas ennuyant par contre. Juste que ça prend bien bien son temps quoi et, en fait, il vaut peut-être mieux d'ailleurs. Car Adrien Tomas nous entraine dans un roman à plusieurs voix, dense et parfois un peu compliqué à suivre.

L'univers créé par l'auteur est plutôt simple : cinq royaumes humains (avec tout de même deux royaumes nains) entourent une forêt immense, nommée parfois le sixième royaume. Là se cache des créatures fantastiques telle que les Sylphides, les dragons ou encore les elfes et les Dryades. Régulièrement, les royaumes humains essayent de s'agrandir et quoi de mieux que de conquérir et raser la Grande Forêt ? Or, il existe une sorte de combat entre le Père et l'Autre, deux Aspects (l'un représentant la nature et la sauvagerie, l'autre la modernité et le changement)(en très gros). Tous les millénaires environ, ils font appel à six Hérauts chacun afin de mener une guerre sans merci. Nous allons suivre ces Hérauts depuis leur préparation jusqu'à la fin de la guerre.

Comme je le disais, le livre est parfois un peu compliqué à suivre. Il faut dire que l'auteur ne se contente pas de nous donner le point de vue d'un seul des deux camps. Non, nous avons là une multitudes de personnages, les Hérauts, mais aussi des chefs de guerres, de simples guerriers etc, qui vont nous documenter la guerre entre les deux Aspects. Surtout, il ne va pas se contenter d'une "simple" guerre, mais va aussi placer quelques complots et autres délicatesses. Je dois dire que j'en est été ravie, le roman gagne en profondeur et mérite ces 700 et quelques pages. Vraiment, j'ai beaucoup apprécié avoir les deux côtés, surtout qu'il faut bien le dire les Aspects ne peuvent pas être considéré comme bon ou mauvais, après tout, il n'y a jamais vraiment de gentils et de méchants dans une guerre, n'est-ce pas ?

On le remarque vraiment avec les personnages. Si certains sont clairement des protagonistes (je pense à Llir surtout) et d'autres clairement des antagonistes (coucou Irian), d'autres sont biens "gris". J'ai adoré ces nuances, surtout qu'on les trouve vraiment partout, autant chez les Héraults (coucou la Fille qui n'hésite pas à manipuler son monde pour avoir ce qu'elle veut) que chez les personnages plus secondaires. Malheureusement, vu leur nombre parfois un peu trop élevé, j'ai eu du mal à m'attacher plus à l'un ou à l'autre, surtout qu'on en survole certain, même parmi les Héraults. Pour moi, même si j'ai aimé avoir autant de point de vue, ça reste un petit défaut tout de même. J'aurais voulu en savoir plus sur certain. 

Enfin, et ça aussi, je le disais plus haut, il y a la lenteur du roman. L'introduction est vraiment lente pour moi, et longue aussi. Puis, on arrive enfin à la guerre et là, on se retrouve avec des passages qui peuvent être lent et puis, bof, d'un coup, une éclipse ou un moment important qui passe en quelques lignes, et puis, quelques chapitres plus tard, on a l'explication de ce qu'il a pu se passer. La fin en est d'ailleurs le parfait exemple. Vraiment pour moi, ça a posé problème. D'habitude, j'ai rien contre ça mais là, ça m'a dérange. De plus, le rythme du roman en a souffert, pour moi. Et c'est vraiment dommage parce que j'ai adoré l'histoire, moi.

Au final, je suis donc très mitigée sur cette geste. J'ai aimé l'histoire, le fait que l'on voit les deux camps, que ce ne soit pas trop manichéen. Mais ça a parfois été trop lent, parfois trop rapide et au final, je suis parfois restée sur ma faim. 

dimanche 20 novembre 2022

Un souvenir de Lumière, La Roue du Temps, tome 14, Robert Jordan & Brandon Sanderson

 Ceci va être un avis un peu particulier de la Roue du Temps. Il n'y aura pas de résumé, enfin pas complètement. Il va être bourré de spoiler. Il va surtout parler de la série, de moi, de notre rapport. Bref, je viens de finir plus de vingt ans de voyage et je crois que ça va être compliqué. 

Un souvenir de Lumière, La Roue du Temps, tome 14, Robert Jordan & Brandon Sanderson

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2022
Titre en VO : The Wheel of Time, book 14: A Memory of Ligh
Année de parution en VO : 2013
Nombre de pages : 1028

A lire si : 
Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous aimez les séries à rallonge
- Vous aimez vous perdre avec beaucoup de personnages

A ne pas lire si 
- Vous n'aimez pas avoir tous vos personnages dispersés un peu partout dans le monde

Présentation de l'éditeur :

Au champs de Merrilor, les dirigeants de toutes les nations sont réunis pour soutenir Rand Al'Thor ou, au contraire, l'empêcher de briser les sceaux de la prison du Ténébreux. La Chaire d'Amyrlin, Egwene, pense que c'est pure folie. D'autres y voient le dernier espoir de l'humanité.
En Andor, les Trollocs ont conquis Caemlyn. Dans le rêve des loups, Perrin affronte Tueur. A Ebou Dar, Mat va rendre visite à Ton, son épouse Seanchanienne devenue l'Impératrice Fortuona.
Alors que tourne la Roue du Temps, la fin d'Âge approche et l'Ultime Bataille décidera de l'avenir du monde.

Mon avis

VOus savez, j'ai refermé le livre il n'y a pas une demie-heure. D'habitude, j'attends au moins le lendemain pour écrire mon article. J'attends que les émotions retombent, j'attends d'être sûre de ce que je vais dire. D'habitude, ça ne fait pas des années que j'attends la fin d'une série. Ça ne fait pas non plus presque vingt cinq ans que je l'ai commencé, la dite série. La Roue du Temps, ce n'est pas juste une série de plus dans ma bibliothèque. Ça ne l'a jamais vraiment été, je crois. Dès le début, j'ai tellement accroché à cette histoire (enfin, à son second tome, puisque je n'ai lu le premier que quelques années après (et surtout après avoir lu les tomes deux, trois et quatre)(je raconte tout ça je ne sais plus trop où d'ailleurs, peut-être sur le blog ou sur insta)). J'ai donc ouvert ce Souvenir de Lumière dès son achat (le jour de sa sortie) et je me suis lancée dedans. Petit bout par petit bout. C'est marrant, alors que je voulais lire cette fin, enfin savoir comment l'Ultime Bataille allait se passer, j'ai pris mon temps. Je l'ai un ou deux chapitres par soir en semaine, un peu plus le week-end. Je n'avais pas tant que ça envie de quitter tous ces personnages. Alors, j'ai pris tout mon temps. Et j'ai dit au revoir à Rand, Egwene, Mat, Nyneave et tous les autres. Pas adieu, parce que je vais les retrouver, forcément. Juste au revoir. Et savoir enfin comment tout cela se finit.

Un Souvenir de Lumière est donc le dernier tome de la Roue du Temps en VF. C'est le tome de l'Ultime Bataille, et autant le dire de suite, je pense qu'il n'aurait pas été pareil s'il avait été écrit par Robert Jordan. J'aime énormément Sanderson, j'aime énormément la vision qu'il a des batailles et la manière dont il les mène dans ses livres. Mais quelque chose m'a légèrement dérangé. Peut-être parce que le roman n'est qu'une immense bataille mené sur trois fronts différents et qu'autant le dire, rien ne va pour nos héros. Peut-être juste parce qu'il manque une chose que j'aime tellement chez Jordan et qu'on retrouve parfois peu chez Sanderson, la contemplation. Alors oui, je sais, contempler un champs de bataille n'aurait pas été un truc super. Surtout que durant une bonne partie du roman, le camps de nos héros est particulièrement malmené. Sur ce point, Sanderson est terriblement efficace. On ressent le désespoir, la haine, l'acharnement, les blessures et le goût du sang. Pas de soucis. J'ai tremblé, j'ai serré les dents, j'ai (faillit) pleurer souvent. Mais il m'a manqué un peu de lumière dans tout ça. De vrais moment de grâce comme Jordan arrivait à en mettre même dans le pire des moments. Je me demande aussi, comme souvent en lisant les trois dernières tomes, seuls que j'ai de chez Bragelonne, si ça ne vient pas du traducteur. J'ai beau râlé sur Hilling et Rosemblum, j'ai du mal avec le côté trop moderne de leur successeur. Je suis trop habituée à mes vieilles traductions, je crois.

Mais revenons au roman lui-même. Je savais à peu prés à quoi m'attendre. On va pas se mentir, le livre est sortit il y a déjà dix bonnes années en VO et dans une bonne partie du monde. Des spoilers, j'en ai vu. Je savais ce qu'il allait se passer dans les grandes lignes. Est-ce que je m'attendais à tout ? Non. Pas vraiment. C'était intense, c'est vrai. Jordan et Sanderson ne nous épargne pas grand chose. Le roman commence au champs de Merrilor, où Rand réussit, tant bien que mal, à enfin mettre Egwene de son côté (peut-être trop rapidement à mon goût d'ailleurs), puis, il est décidé de combattre le mal sur trois front, à Caemlyn, alors que la ville est prise par les Trollocs (un symbole tout ça), en Kandor, où les pays sont déjà sous l'emprise des armées des Ténèbres et enfin, à Shayol Ghul. Mais rien ne va. Les Réprouvés mettent des bâtons dans les roues des armées du Dragon Réincarné et tous les fronts reculent. Il faut l'intervention de Mat, et des Seanchaniens, pour que l'espoir renaisse d'un coup. Mais là, encore, il a beau être l'un des meilleurs stratèges de cette troisième Ère, il galère bien lui aussi. Autant que Perrin, à la recherche de Tueur dans le monde des loups, ou que Rand lui-même face au Ténébreux. Tous, absolument tous, vont se montrer héroïque. Nous sommes à la toute fin, il est temps de tout donner. Et c'est ce que les personnages vont faire, souvent à leur propre manière, parfois jusqu'à la mort (certaines m'ont vraiment fendue le coeur, je dois vous l'avouer (non je ne dirais pas lesquelles, parce que ça spoile beaucoup trop)). Et tout ça pour permettre à Rand de vaincre, de tuer le Ténébreux. 

J'ai fini le livre avec une boule à la gorge. J'étais fière de Rand, d'Egwene, de Perrin, de Mat, des autres. J'étais heureuse de voir la manière dont tout cela finit. Je trouve d'ailleurs cette fin fort bien, à l'image de la Roue elle-même. Cela, même si je trouve que certains arcs ont été fini bien vite (pour Fain par exemple, je ne m'attendais pas à ce que j'ai lu, idem pour Tueur finalement, ça va trop vite sur la fin). Cette fin, ce dernier tome, aurait probablement pu être un peu mieux, même à mes yeux. Il a des défauts, des fins d'arcs trop rapidement, des morts que je n'aurais pas voulu, des défauts dans la traduction (je reviens toujours à la même chose chez Mallé, mais sans déconner, il peut pas faire attention aux noms ? Les inversions entre Elayne et Egwene quand on parle d'Elayne depuis déjà vingt paragraphes, ça suffit quoi. On retrouve la même chose avec Rand, Mat et Perrin (encore plus chiant, si vous voulez mon avis) ou même entre Rand et un Réprouvé, c'est lourd à la fin)(au prix où on paie le roman, on espère tout de même que le traducteur est relu à un moment).

Et à présent, je me sens vide. J'ai fini. Enfin. Et je me sens vide. Une fin quasi parfaite, quelques larmes pour certains personnages et un sourire couillon sur le visage. Voilà, j'ai fini la Roue du Temps. Et ce fut une aventure énorme. Mais ce n'est qu'une fin parmi d'autres, n'est-ce pas ? Parce que la Roue tourne toujours (et que je dois la finir en VO et que oui, je la relirais, bien entendu, en VF). Au revoir, Rand et les autres. A bientôt.

jeudi 3 novembre 2022

La Bataille du Labyrinthe, Percy Jackson, tome 4, Rick Riordan

Avant une lecture qui risque de me prendre du temps et pas mal d'énergie (coucou le dernier tome en VF de la Roue du Temps)(oui enfin, il est là), je suis partie sur quelque chose d'un peu moins exigeant pour moi. Lu en moins de 24h (on remerciera le gros rhume qui m'a cloué à mon canapé), cette bataille du Labyrinthe n'est peut-être pas le meilleur tome de la série mais il est des plus intéressants pour la suite.

La Bataille du Labyrinthe, Percy Jackson, tome 4, Rick Riordan

Editeur ; le livre de poche
Collection : jeunesse
Année de parution : 2016
Titre en VO : Percy Jackson and the Olympians, book 4: The Battle of the Labyrinth 
Année de parution en VO : 2008
Nombre de pages : 416

A lire : 
- Vous aimez la mythologie grecque (mais que vous n'êtes pas ultra exigeant)
- Vous voulez un héros souffrant de trouble de l'attention avec hyperactivité

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les récits à la première personne

Présentation de l'éditeur : 

Le grand combat va commencer... La vie de Percy est menacée. L'armée de Cronos s'apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l'enfer souterrain n'est pas aisé... surtout quand le chemin est parsemé d'effroyables pièges

Mon avis

J'aime bien les livres qui commencent quasi toujours pareil. Chez Percy, on a toujours le même soucis, comment ne pas se faire virer de l'école ? Bon, là, il n'y est pas encore tout à fait mais ça reste la même chose. Et comme toujours, c'est cette première attaque qui va conditionner un peu la suite. Surtout, elle va nous permettre de retrouver Rachel Elisabeth Dare, que nous avions brièvement rencontré dans le tome précédent. Une rencontre qui ne semble pas beaucoup plaire à cette chère Annabeth d'ailleurs… Malheureusement pour eux, ce n'est pas leur seul problème. A la colonie, Grover n'arrive pas à se faire entendre quant à la présence de Pan dans le monde. Pire, nos amis vont découvrir que le labyrinthe de Dédale a une entrée dans la forêt et que Luc cherche à pouvoir l'utiliser. Il n'en faut pas plus pour que notre groupe d'ami, accompagné de Tyson, le demi-frère cyclope de Percy, se ruent dans le labyrinthe à la recherche de Dédale.

Le labyrinthe de Dédale fait parti de ces mythes qu'on connait tous. C'est lui qui renferme le minotaure. Or, dans la légende, Ariane aide Thésée à vaincre la bestiole et surtout à sortir du labyrinthe Grace à une pelote de laine. Minos, fou de rage, enferme Dédale, créateur du labyrinthe et son fils, Icare dans le labyrinthe. Pour s'en sortir, Dédale créera des ailes de plumes et de cire. Icare, n'écoutant pas son père, volera trop haut, ce qui fera fondre la cire. La chute lui sera mortelle. L'inventeur volera lui jusqu'en sicile ou avec l'aide des filles du roi Cocalos, il se vengera de Minos (cette partie est parfois moins connu il me semble). Dans Percy Jackson, Dédale finit par retourner de son plein grés dans le labyrinthe. Un endroit situé sous terre, entre notre monde et les Enfers et qui grandit de jour en jour. Pour le reste, c'est pour le moins fidèle à la légende, ce que je trouve agréable. Surtout, l'histoire de Dédale a un énorme impact sur tout le roman. Surtout, elle permet d'avoir l'un des thèmes le plus important de ce tome, celui de la rédemption et du pardon (mais j'en ai déjà trop dit pour le coup, je crois).  Il n'est pas le seul mythe a entrer en compte dans ce tome, même s'il est le plus important. On retrouve aussi Calypso, les forges d'Héphaistos, les écuries d'Augias ou encore les Hécatonchies par exemple. C'est un véritable festival de ce côté et j'adore ça. Ma passion pour la mythologie grecque a soudain repris le dessus avec ce tome (ce qui n'avait pas été tout à fait le cas avec les autres).

Mais si j'ai apprécié les mythes que l'on redécouvre dans ce tome, je dois bien avouer que je l'ai trouvé un peu moins bon que les précédents. En fait, le problème, c'est que, pour moi, c'est vraiment un tome de transition. On arrive presque à la fin et il faut rassembler tous les éléments pour celle-ci. Alors, oui, la découverte du labyrinthe est plutôt sympa (enfin, ça dépend pour qui) et le roman met un point final à l'un des arcs d'un des personnages. Mais il se passe peut-être beaucoup trop de chose dedans et il parait parfois un peu brouillon. Comme je le disais, il fallait finir certains arcs pour arriver à la fin de la série. Je crois que c'est ça qui m'a le plus dérangé dans ma lecture. On ajoute à ça l'arrivée d'autres arcs, la prophétie incomplète d'Annabeth (je le sens mal pour elle, ça), l'arrivée de Cronos autrement que dans son cercueil (pardon pour le spoil), Typhon qui ne devrait plus tarder à s'échaper etc... Ca fait quand même pas mal d'information dans un seul tome. Du coup, comme le labyrinthe, le lecteur peut se perdre dans toutes les informations données.

Heureusement, les personnages permettent de passer un peu outre. J'avoue que j'aime beaucoup Percy. Il fait parti de ces héros qui ne comptent pas que sur eux-mêmes pour arriver à leur but. Il a vraiment un petit quelque chose d'attachant que j'apprécie chez lui. Et puis, le voir galérer avec ses sentiments m'a fait quelque peu rire. Le fait qu'Annabeth soit à nouveau bien présente est pour moi un gros plus. J'ai aussi été pas mal toucher par Grover dans ce tome. L'acolyte de Percy n'a pas un gros rôle ici, d'ailleurs, on ne le voit pas durant un petit moment, mais le peu qu'on le voit m'a assez ému en fait (attention, je spoile : sa rencontre avec Pan est si prenante). Mais surtout, on découvre enfin réellement Nico di Angelo. Après une apparition pas trop remarqué dans le tome précédent, son histoire rappelle ici pas mal celle de Dédale. Les deux personnages se font écho, je trouve, et c'est plutôt intéressant à suivre. Enfin, il y a Rachel, élément perturbateur pour le duo Percy/Annabeth. Elle, j'ai hâte de voir ce qu'elle va devenir.

Pour finir, j'ai bien aimé le tome même si je le trouve un peu en dessous des autres. N'empêche que pour l'instant, Percy, c'est l'une de mes séries jeunesses préférées (je le dis à chaque tome, c'est bien la preuve non ?). Hate de décourvir le dernier tome maintenant.

mercredi 2 novembre 2022

L'héritage de Richelieu, Philippe Auribeau

 Ca faisait un moment que je voulais découvrir cette suite des Lames du Cardinal. J'aime beaucoup la trilogie de Pevel et, vraiment, cette suite me faisait envie. En même temps, j'ai toujours un peu peur des reprises et je crois que c'est pour ça que j'ai tardé à lire ce fameux héritage. 

L'héritage de Richelieu, Philippe Auribeau

Editeur : Bragelonne
Collection : 
Année de parution : 2019
Nombre de pages : 456

A lire si : 
- Vous avez aimé les Lames de Pevel (et surement le jdr, mais je n'y ai jamais joué)
- Vous voulez une aventure de cape et d'épée avec des dragons

A ne pas lire si : 

Présentation de l'éditeur : 

Retrouvez, pour la première fois réunie dans son intégralité, une aventure des Lames du Cardinal écrite par Philippe Auribeau et inspirée de l’univers créé par Pierre Pevel.
1643. Richelieu est mort, Louis XIII aussi. Mazarin préside désormais aux affaires de la France. Dans l’ombre, les redoutables dragons poussent leurs pions.
Mais Richelieu a légué à son successeur son plus formidable atout : les Lames du Cardinal, une troupe de bretteurs et d’aventuriers qui a déjà mis les dragons en échec par le passé. Reformées autour du comte de Clément-Lefert, les Lames se lancent sur la piste d’un trafic sans précédent de substances draconiques, susceptible de mettre à mal le trône de France…

Mon avis

Les reprises d'univers par d'autres auteurs peuvent être à double tranchant, un peu comme la fanfiction en fait. On a envie de bien faire, de montrer notre vision de l'œuvre originale et parfois, on va trop loin, on se rate et le lecteur n'apprécie pas. Parfois, ça fonctionne aussi bien que l'œuvre de base, des fois même mieux, et là, c'est bingo. Le problème, c'est que le lecteur, souvent, prend des gants avant de se lancer. Il garde en tête le matériel de base, parfois un peu trop d'ailleurs. J'avoue que c'est mon cas. J'ai tendance à avoir toujours en tête la base et il faut vraiment que ça soit bien pour que j'en sorte. Auribeau a un avantage certain avec son Héritage, il connait l'univers pour y avoir travaillé dessus lors de l'adaptation en jeu de rôle. Il sait ce que les lecteurs attendent de son roman et c'est ce qu'il va leur donner.

Richelieu est mort. On aurait pu croire qu'il en serait de même pour les Lames, mais non. Le cardinal a laissé sa meilleure arme à son successeur. Pourtant, au début du roman, les Lames de Clément-Lefert sont dissoutes, et leur capitaine peut prêt à reprendre son rôle. Sauf que Mazarin a besoin d'eux pour démanteler un nouveau complot de la Griffe Noire. Si Clément-Lefert dit non, ce n'est pas le cas du reste des Lames. Mais le trafic de stupéfiant n'est que l'arbre qui cache la forêt...

Première chose avec cet Héritage, il faut découvrir les nouvelles lames. Celles que nous connaissions ne sont plus là, laissant la place à un nouveau groupe. Un groupe plutôt intéressant d'ailleurs avec des personnage forcément haut en couleur. Il fallait bien ça pour remplacer le premier groupe. Ainsi, on trouve l'Architecte, jeune homme capable de pondre un plan compliqué en quelques minutes, Gribouille, ancien franciscain qui s'est bien éloigné de dieu on va dire, Da'Kral, un drac rouge et enfin, la fratrie Horville composé de Simon et d'Eléonore. Le tout finalement bien mené par le comte de Clément-Lefert, vieil homme sur le déclin niveau santé. J'avais un peu peur de me retrouver avec des personnages ressemblant aux premières lames et ce n'est pas le cas, ce qui me rassure. Ces Lames-ci sont moins nobles, moins militaires aussi (on rappelle qu'on a une baronne, un chevalier, un mousquetaire ou encore un garde du cardinal aussi dans les premières Lames), mais tout aussi sympathique à suivre. Je dois avouer que j'ai vite eu mes préférences (l'Architecte, et cela même si on ne le voit pas dans les sept parties que compte cette intégrale, Eléonore, Clément-Lefert aussi), mais je les ai tous apprécié. La troupe me semble fort bien fonctionner et aucun personnage ne prend vraiment le pas sur l'autre.  Chose intéressante, on va, petit à petit, rencontrer des personnages que l'on connait déjà. C'est une chose attendue, forcément, pour cette suite. Ainsi, certaines Lames reviennent, parfois pour quelques pages, parfois un peu plus. Ca faisait partie de mes attendes, je ne suis pas déçue. 

Passons à présent à l'histoire. Le mélange cape et épée et fantasy fonctionne toujours aussi bien. Personnellement, j'adhère complétement et je rêve de trouver plus de romans dans ce genre. J'avoue par contre que la période Mazarin et régence de Louis XIV n'est pas tout à fait celle que je connais le mieux et je suis un peu perdu avec les quelques noms de noble que l'on retrouve (en plus de ça, on trouve bien moins de personnages littéraires, ceux que j'avais apprécié aussi dans la trilogie originale). Auribeau a su tiré parti de cela en ne mêlant quasiment pas la cour à l'histoire et les quelques nobles que nous croisons sont assez connu pour ne pas aller fouiller dans les manuels d'histoires. Surtout, il va amener son intrigue hors de Paris, nous entrainant vers Saint-Malo par exemple ou faisant un retour au Mont des Chatelaines (où va se dérouler une bonne partie de l'intrigue). J'y trouve pourtant à redire, j'avoue que j'aurais peut-être préféré ne pas revenir au mont. J'adore l'intrigue que l'on suit et la manière dont le mont est utilisé. Mais je trouve que c'est trop utilisé le matériel de base. J'aurais voulu plus de nouveauté, un autre lieu, peut-être (mais dans ce cas, l'apparition d'Agnes aurait été moins percutante, et on aurait pu eu Reynault d'Ombreuse). C'est compliqué de m'expliquer sur ce fait, disons que c'est un ressenti plus qu'autre chose.

Enfin, parlons du format. Si j'ai lu l'Héritage de Richelieu d'une traite, puisque j'ai récupéré l'intégrale à la médiathèque, il a d'abord était édité en série (j'ai d'ailleurs le premier épisode dans la PAL de ma liseuse depuis un bon moment...)(je vais pouvoir l'en sortir, tiens). Cela se ressent dans la lecture, puisque le roman se divise en sept partie, toute comprenant une histoire indépendante dans l'histoire (souvent pour mettre en avant un personnage d'ailleurs). Ca fonctionne bien (j'ai tenté de m'arrêter les trois premiers jours pile à la fin d'une partie, après, j'étais en congés et malade, j'ai tout lu d'un coup) et ça donne vraiment très envie de continuer. De plus, l'écriture d'Auribeau est vraiment très sympa. Le rythme est là, les péripéties aussi. Il manque peut-être un peu d'émotion entre les personnages à mon gout. Le tout en fait un page-turner très sympa à lire.

Et donc, j'ai adoré ma lecture. Je suis ravie de voir que l'auteur a su se servir de la trilogie de base tout en réussissant à en sortir pour écrire sa propre histoire. C'est vraiment une bonne suite pour moi, qui n'en fait pas trop dans la ressemblance (malgré le passage au mont) et qui arrive carrément à vivre par elle-même. Bref, malgré quelques défauts déjà évoqué, c'est une réussite de mon côté. 

mardi 4 octobre 2022

Meute, Karine Rennberg

Je ne vais pas faire durer le plaisir, et je suis sûre que vous vous en doutez. Un bouquin qui parle de loups, ça fait toujours mouche chez moi. Et ici, c'est un immense coup de cœur. Surement celui de l'année en fait.

Meute, Karine Rennberg

Editeur : ActuSF
Collection : Bad Wolf 
Année de parution : 2022
Format : AZW

A lire si : 
- Vous aimez les histoires de loups
- Vous voulez un récit sombre
- Vous voulez être bousculé dans vos habitudes

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez rien de violent.

Présentation de l'éditeur : 

Roman atypique lycantrope, Meute suit Nathanaël, Val et Calame. Si le premier est un loup-garou né de la violence et la solitude, le second est un humain à qui l'on a volé la voix alors que le troisième est un loupiot traumatisé, incapable d'accéder à la moindre autonomie. Ce récit fantastique est avant tout celui d'une tranche de vie, de ce moment où tout bascule entre le noir et la lumière. 

Mon avis : 

C'est marrant, mais j'ai tellement vu le roman à sa sortie que j'ai hésité à le lire. Je dis que c'est marrant parce que premièrement, il y a un loup sur la couverture, deuxièmement, ça parle de loups. Vous me connaissez pour savoir que rien que ça suffit à me faire prendre un bouquin. Mais j'ai hésité et je ne sais toujours pas pourquoi. Mais j'ai fini par le prendre, en numérique (et il y a donc de forte chance pour qu'il vienne rejoindre plus tard ma bibliothèque physique) et même là, je ne l'ai pas lu de suite. Mais c'est enfin chose faite et je regrette presque de ne pas l'avoir lu plus tôt. Parce qu'il n'a fallu que deux chapitres, même pas, pour que je sois happée dans le roman.

Il faut dire que l'autrice a trouvé le moyen de nous faire entrer dedans, brillant et à la fois très casse gueule si c'est mal fait : la narration à la seconde personne du singulier. Pour moi, à la base, cette narration, c'est celle des livres dont vous êtes le héros, que j'ai pratiqué étant jeune. Autant dire que je pars de loin et que ça faisait longtemps que j'étais pas tombée dessus. Parce qu'ils sont rares les auteurs qui osent faire ça. Mais imaginez donc le faire avec trois personnages et toujours ce "tu" pour chacun d'eux. Eh ben ça fonctionne à mort ici. Outre le fait que je me suis sentie de suite investi dans l'histoire, je n'ai ressenti aucun mal à savoir avec qui "j'étais" au moment de ma lecture entre Val, Nath ou Calame. C'est vraiment là que Karine Rennberg a été brillante : on reconnait les personnages sans le moindre problème. Ils sont tous les trois assez différents les uns des autres (bon pour Calame, c'était pas non plus compliqué) pour qu'on les différencie mais surtout pour qu'on arrive à s'attacher aux trois sans le moindre problème (du moins pour moi). 

D'ailleurs on en parle des personnages ? Comme je le disais donc, je me suis attachée aux trois, et pas forcément pour les mêmes raisons, ou alors peut-être bien que si. L'autrice a décidé de nous montrer des personnages complets, dans toutes leurs forces mais surtout leurs faiblesses. Nath et Val sont deux mercenaires. Le premier est un loup-garou, rattaché à peu prés à une meute au début du roman. Il finira par la quitter et va se retrouver bien malgré lui alpha pour le jeune Calame, un loupiot complètement traumatisé. Le second est un "simple" être humain, muet suite à une grave blessure. Il est le coéquipier de Nath depuis leur enfance et va tout faire pour le soutenir dans sa nouvelle vie. Les deux ont une relation basé sur la confiance et j'ai adoré les voir interagir ensemble. Le troisième, c'est donc Calame, gamin totalement traumatisé par Ceux en blanc (on finira par découvrir qui ils sont par la suite). Il ne supporte aucun contact, aucune nourriture salée non plus et semble ne réussir à s'épanouir qu'en peignant. C'est sa rencontre avec Nath, puis avec Val qui va l'aider, très lentement, à sortir de son trauma.

Et alors que l'autrice aurait pu nous dépeindre le monde violent dans lequel ils vivent tous les trois, les traques, les batailles, le sang et tout ce qui va avec, elle va surtout s'attacher à nous montrer la vie dans la maison blanche, tous les petits moments normaux, où les trois vont cohabiter, apprendre à mieux se connaitre (surtout pour Calame) et finalement, juste vivre. Et franchement, c'est juste génial. Parce que même si on a des passages ultra dur niveau violence (les combats d'arène, quelques raids, etc...) ce n'est pas l'important. Du tout. Non, l'important, c'est la formation de l'étrange meute qu'ils vont créer, tous les trois. Parce que la véritable histoire de Meute, elle est là, dans les relations qui vont se nouer entre les personnages. C'est ça qui m'a emporté, clairement. Les voir vivre, s'adapter, essayer, parfois échouer mais toujours le faire avec une certaine bienveillance qui tranche tellement avec le monde dans lequel ils évoluent. Il y a énormément de douceur dans ce roman, bien plus que ne le laisse penser son environnement en fait.

Voilà, pour toutes ses raisons, et d'autres encore (les personnages secondaires, les émotions partagées…) j'ai aimé ce roman. J'espère vraiment que vous l'apprécierez autant que moi.