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lundi 5 septembre 2016

La Journée d'un journaliste américain en 2889, Jules Verne

Cela faisait un moment que je n'avais pas lu du Verne. Il faut dire que j'ai quand même un bon paquet de gros bouquin dans la PAL pour ne pas en rajouter un de plus. Par contre, j'avais cette nouvelle qui trainait sur l'iphone.

 La Journée d'un journaliste américain en 2889, Jules Verne

Editeur : Châpal et Panoz
Collection : /
Année de parution : 2012
Année de parution orignelle : 1889
Format : epub

A lire si
- Vous voulez une lecture courte
- Vous voulez une critique de la société (et pas seulement celle de 1889 finalement)

A ne pas lire si :
- Vous voulez quelque chose de moins critique

Présentation de l'éditeur : 

/

Mon avis

Il est toujours marrant de lire des textes antèrieur à notre époque qui parle d'un temps postèrieur à celle-ci. Personnellement, j'adore voir comme on pouvait imaginer ce que serait la vie dans le futur. Parfois on trouve des choses totalement folles et puis souvent, on retrouve ce qui existe à présent.Et puis surtout, amener le lecteur dans le futur permet de critiquer gentiment l'époque où l'on se trouve sans trop que ça se remarque.

Mais la Journée d'un journaliste américain en 2889, outre le fait, et l'on y reviendra, qu'elle critique de trois trucs, a une autre particularité dont je ne me doutais pas avant de commencer ma lecture. Il s'avère qu'on commanda cette nouvelle à Jules Verne. Qui refusa. Quelques années plus tard, elle sera pourtant écrite par un Verne, sauf qu'il s'agirait plus de Michel, le fils. Ou pas. En fait, personne ne le sait vraiment, du moins maintenant. Michel a très bien pu l'écrire, aider par son père, ou alors Jules l'aurait finalement fait. Mystère. Alors, oui, j'avoue la petite histoire de la nouvelle ne change finalement pas grand chose à la nouvelle elle-même. Mais j'aime bien savoir ce qu'il peut y avoir derrière un écrit et j'avoue que là, je suis servie dans le mystère. 

Passons enfin à la nouvelle en elle-même. Verne (Jules ou Michel donc) expose sur quelques pages une journée d'un journaliste en 2889 (comme le dit donc le titre). Notre journaliste, mr Bennett est en fait le patron du Earth Herald, le plus grand journal de cette époque. En le suivant dans sa journée, nous allons découvrir les inventions de 2889 dont certaines existent à notre époque et d'autres ne devraient peu-être pas tarder (je pense aux tubes permettant de rallier rapidement USA et europe dont quelque chose d'approchant avec un train dans un tube devrait voir le jour aux Etats-Unis (ça a tilté quand j'ai entendu ça aux infos hier)). Il est assez amusant de lire que l'espérance de vie passe de 35 à 68 ans, que la vision conférence n'a été inventé que depuis peu et j'en passe...

Mais outre les inventions parfois un peu farfelu que l'on découvre (certaines même en gravure), il y a aussi la critique d'une certaine époque. Et beaucoup de chose y passe, la course à l'énergie, les guerres bactériologique (il y était presque, le Verne), la justice sommaire et totalement arbitraire, l'influence des médias sur la vie des hommes et femmes, même les plus importants, l'omniprésence de la publicité (projeté sur nuage, histoire que tout le monde puisse la voir, et avec des scientifiques cherchant comme faire fuir le beau temps pour ne pas perdre de temps de vue des publicités). A croire que depuis le temps (de 1889 à maintenant donc), on n'a pas énormément évolué. Enfin si mais pas en bien. Le Verne était donc plutôt bon visionnaire, il n'y a pas à dire. 

Un petit bémol par contre sur la nouvelle, elle a beau être courte, je me suis quand même un peu ennuyé en la lisant. Elle manque de cet effet un peu épique de ce que pouvait écrire Jules Verne. En même temps, que ce soit Jules ou son Michel qui l'est écrite, je suppose que tout cela est fait exprés, après tout ce n'est qu'une nouvelle et en plus c'était une demande bien précise.

lundi 21 mars 2016

L'Île Mystérieuse, Jules Verne

Pour mon anniversaire, Chéri m'a offert un Kindle WhitePaper (dans l'idée que comme ça j’achèterais moins de livre papier... On y croit, Chéri). Je commence à bien m'y faire, même si je dois vider ma PAL sur l'ibook avant de m'en servir comme il faut. Pour le premier livre, j'ai choisi un classique, un Jules Verne. D'ailleurs, question, est-ce que cela interesserait que je fasse une petite review sur le Kindle ?

L'Île Mystérieuse, Jules Verne

Editeur : Editions Ebooks libres et gratuits
Collection : /
Année de parution : 2014
format : AZW

A lire si :
- Vous voulez de l'aventure
- Vous voulez une île déserte

A ne pas lire si : 
- Vous n'aimez pas quand ça traine un peu en longueur
- Vous n'aimez pas les huis-clos

Présentation de l'éditeur : 

L'Île mystérieuse raconte l'histoire de cinq personnages : l'ingénieur Cyrus Smith, son domestique Nab, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff et l'adolescent Harbert. Pour échapper au siège de Richmond pendant la guerre de Sécession, ils décident de fuir à l'aide d'un ballon, mais échouent sur une île déserte qu'ils baptiseront l'île Lincoln. Après avoir mené une exploration de l'île, ils s'y installent en colons mais quelque chose semble veiller sur eux : qui ? quoi ? comment ? et pourquoi ? Comment vont-ils survivre entre la vie sauvage et les personnes qui les entourent.

Mon avis

Mon dernier Verne date de deux ans presque pile poil. Je trouve ça amusant comme coïncidence. Enfin, il était temps que j'en lise un nouveau, ce n'est pas comme ça que je vais réussir à rattraper mon retard sur l'auteur. Pourquoi ai-je choisi celui-ci ? A vrai dire, je ne sais pas trop. Surement parce que c'était le premier à sortir sur dans la recherche (comme quoi parfois, il n'en faut pas beaucoup). Surtout que la quatrième de couverture chez amazon n'a rien de bien explicite... 

Tout commence avec le naufrage d'un ballon sur une île en plein milieu du pacifique. Les occupants du dit ballon se retrouve donc livrer à eux-même dans un endroit désertique sans la moindre ressource. Les cinq hommes ont tout à faire pour survivre et il semble que quelque chose ou quelqu'un compte bien les aider. 

Je dois dire que je m'attendais peut-être à autre chose avec cette Île Mystérieuse. Peut-être plus d'aventure, moins de science, moins de lenteur aussi. Et puis des personnages moins parfait aussi. Pourtant, la lecture de ce roman est fluide, on avance tranquillement, sans le moindre problème malgré quelques passages qui peuvent paraître un peu vieillot (le livre date tout de même de 1875). Divisé en trois parties, on y suit d'abord l'acclimatation des naufragés et leur découverte de l'île, puis l'arrivée d'un sixième colon et enfin la dernière partie, où nos amis vont être confronté aux pires catastrophes. Tout s’enchaîne parfaitement, peut-être un peu trop dans certains cas.

Si j'ai beaucoup aimé la lutte contre la nature, j'ai moins apprécié que Cyrus Smith semble tout savoir. L'ingénieur arrive tout de même à faire du feu à partir de pas grand chose, un moulin à vent, du verre, de la poterie, des munitions, des vêtements, un télégraphe et j'en passe sans le moindre problème. Du coup, dès qu'un naufragé pense à une chose qu'il peut manquer, Cyrus la crée à partir de pas grand chose. Ca devient lassant même si les explications, elles, sont intéressantes. De même, les colons trouvent toujours ce qu'il leur faut. En fait, les personnages, tous les personnages, sont trop parfaits, trop forts, trop bons. C'est vraiment un des points qui m'a posé problème dans ma lecture. Et c'est bien dommage, puisque tout le reste est plutôt bon. 

Verne nous offre une jolie robinsonnade (de Robinson Crusoé donc), avec des thèmes plutôt sympathiques (en vrac, la recherche de la liberté, la survie, la rédemption...). Malgré quelques longueurs (sérieux, quatre mois pour se débarrasser de six pirates, surtout quand on voit la fin...), cette manie qu'à Cyrus Smith de réussir tout ce qu'il entreprend et l'aide providentielle venue dont ne sait trop où, le roman est plutôt bon. J'ai d'ailleurs apprécié que certains éléments viennent d'autres livres de Verne, dont Vingt mille lieux sous les mers. Un autre roman de l'auteur est d'ailleurs rattaché à l'Île Mystèrieuse, les Enfants du Capitaine Grant (surement le prochain que je lirais d'ailleurs).

Au final, je sors donc de cette lecture un peu déçue, surtout par rapport avec ce que j'avais lu sur Vingt mille lieux. J'ai aimé beaucoup de chose mais j'ai eu du mal avec les personnages. Et dans un huis-clos comme celui-ci, c'est légérement embêtant, nous sommes d'accord. Il n'en reste pas moins que les livres de Verne sont passionnants à plus d'un titre, surtout pour leur aspect démocratisation de la science (malgré des approximations) et grandes aventures à l'autre bout du monde. 


jeudi 20 mars 2014

20 000 lieues sous les mers, Jules Verne

J'avais envie de découvrir enfin Jules Verne, précurseur du Steampunk, genre que j'apprécie beaucoup. Pour cela, j'ai choisi l'histoire du Nautilus, sous-marin totalement invraisemblable pour l'époque mais tellement Steam.

20 000 lieues sous les mers, Jules Verne

 Éditeur : Un livre du domaine public
Collection : /
Année de parution : 1905
Format : Epub

A lire si : 
- Vous aimez l'exploration sous-marine
- Vous aimez les récits à la première personne

A ne pas lire si :
- Les longues listes de poissons vous ennuit
- Vous avez en tête le film de Disney

Présentation de l'éditeur :
Le scientifique français Pierre Aronnax, son fidèle domestique Conseil et le harponneur canadien Ned Land sont capturés par le capitaine Nemo qui navigue dans les océans du globe à bord du sous-marin Nautilus. L'aventure donne l'occasion de descriptions épiques (dont un enterrement sous-marin, un combat contre des calamars géants, etc.).

Mon avis :

Jules Verne est un auteur connu et reconnu dont je n'avais jamais lu un seul livre. Ben oui. En fait, j'avais un peu peur d'être déçu. Suite à ma lecture de la Bible Steampunk, je me suis lancée dans l'un de ses romans les plus connus, à savoir 20 000 lieues sous les mers. Je dois dire que découvrir le Nautilus me faisait vraiment très envie. 

L'histoire de 20 000 lieues sous les mers est celle du professeur Aronnax, français de son état et naturaliste de profession. Il s'embarque sur un navire afin de chasser un narwal géant causant quelques dégâts dans les sept océans. Avec lui partent Conseil, son domestique et Ned Land, un canadien baleinier. Lorsqu'enfin, ils découvrent le mystérieux animal, celui-ci se défend contre le navire et lors d'une frappe, les trois hommes sont envoyés à la mer. Ils seront récupérés par le Nautilus, magnifique sous-marin (et surtout le fameux narwal) et se retrouveront prisonniers de son capitaine, le mystérieux Nemo. A partir de là, ils vont faire le tour du monde marin à bord du Nautilus, découvrant mille et une merveilles.

Bien que le style soit un peu vieillot pour nous (en même temps, 1905 quoi), la lecture se fait facilement. Nous suivons le professeur Aronnax dans sa découverte du monde sous-marin. Du coup, notre vision semble un peu faussée. Effectivement, il semble vouer durant une bonne partie du roman une véritable amitié au capitaine Némo, ne voyant pas ce qu'est réellement l'homme. J'ai d'ailleurs trouvé un peu insipide notre professeur, un peu trop influençable aussi. En même temps, le voilà embarqué dans une aventure qui le ravit, lui permettant de découvrir ce qu'il étudie.

Malheureusement, n'ayant que le point de vue d'Aronnax, nous ne faisons qu'entrevoir les autres personnes. C'est bien dommage, je pense que Ned Land aurait pu être plus interessant. Ne le voyant que par les yeux de notre narrateur, il parait juste colérique et assez égoïste. Quant à Conseil, c'est bien simple, il semble transparent. De plus, nous ne voyons pas à quoi peut ressembler réellement l'équipage du Nautilus, si ce n'est le capitaine Némo et parfois son second.

L'exploration des mers est elle bien plus intéressante. Nous découvrons un autre monde, un monde qui semble merveilleux, nous découvrons même l'Atlantide, ou du moins ses ruines. Le tout documenté par nombres dates et nom d'explorateur. Bon, il faut par contre passer les listes multiples des poissons et autre animaux et plantes que croisent le Nautilus. Ces listes sont longues et pour le moins ennuyeuse même si elle serve le récit et son "authenticité".

Parce que la grande force de ce livre, c'est bien de paraitre authentique. Que se soit dans la description du monde marin ou dans celle du Nautilus, nous avons vraiment l'impression que tout est vrai. Alors, à notre époque, effectivement, le Nautilus pourrait exister, mais à celle de la publication du livre, cela était encore du domaine de la science fiction. Jules Verne arrive donc à le rendre réel (même si en y regardant de plus près, on se rend compte que le Nautilus ne fonctionnerait surement pas en vrai) et cela fait la force du roman, bien plus que son personnage principal ou même que Nemo.

D'ailleurs, parlons-en de Nemo. Il reste le personnage le plus énigmatique de l'histoire. Nous ne savons rien de lui, du pourquoi il a décidé de vivre hors des terres habitables. Nous le découvrons d'abord presque altruiste, du moins, c'est ainsi que le voit Aronnax. Puis, petit à petit, nous découvrons l'homme tel qu'il est, vengeur, mauvais même, obligeant nos amis à fuir le plus rapidement possible le Nautilus. Nemo est un véritable despote, un homme mauvais commandé par des intentions qui auraient pu être bonne s'il n'avait pas cet esprit vengeur. On est loin de l'idée que l'on se fait de Nemo par rapport au film, beaucoup plus altruiste.

Bref, le livre est des plus intéressants, bien qu'il souffre de pas mal de longueur. J'ai adoré découvrir les sept mers à bord du Nautilus, découvrir beaucoup de chose comme certaines pêches ou animaux. J'ai par contre moins apprécié le manque d'action constant du livre, du à la narration par le professeur Aronnax.