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mardi 31 août 2021

Journal d'écrivain, Virginia Woolf

Vous devez le savoir, j'aime beaucoup les oeuvres de Virginia Woolf. J'en ai quelques unes à mon actif (sept sur le blog au moment où j'écris ces lignes). C'est une autrice que j'admire beaucoup. Lire une partie de son journal était donc tout indiqué pour moi (et maintenant, j'espère vraiment pouvoir en lire plus, sachant que sont édités ces journaux d'adolescence mais aussi une intégrale de ceux adultes (même si pour eux, j'ai un doute sur l'intégralité justement))..

Journal d'écrivain, Virginia Woolf

Editeur : 10/18
Collection : 
Année de parution : 2020
Titre en VO :A Writer's Diary
Année de parution en VO : 1953 
Nombre de pages : 576

A lire si :
- vous aimez l'autrice qu'est Virgina Woolf
-Vous aimez les journaux intimes

A ne pas lire si :
- Vous voulez l'intégralité des journaux de Woolf

Présentation de l'éditeur : 

Sa vie durant, Virginia Woolf a tenu un journal. Des 26 volumes qui ont fini par le composer, son mari Leonard Woolf a choisi d’extraire certains passages, notamment centrés sur son travail d’écrivain et de critique littéraire, mais pas seulement. En résulte un livre débordant de vie et d’une passion difficile à contenir, et qui mêle anecdotes, réflexions sur l’écriture, confessions intimes, mais aussi considérations amères sur un monde lacéré par la guerre ; le livre d’un écrivain porté par « l’insatiable désir d’écrire quelque chose de valable avant de mourir ; le sentiment dévorant de la brièveté et de la fièvre de la vie. »  A mi-chemin entre la littérature et la vie, ces pages offrent le portrait le plus direct et le plus fascinant d’un immense auteur, et de son époque.

Mon avis

Virginia Woolf se suicide en mars 1941. Quelques années plus tard, son mari, Leonard Woolf publie ses journaux d'écrivain, des extraits de ses journaux intimes qu'il a coupé pour ne froisser personne et garder à la postérité ce qui a fait de sa femme l'écrivaine qu'elle était. Ce sont donc ces extraits qui emplissent les 576 pages de cet ouvrage qui commence lors de la rédaction de Nuit et Jour et se finit quelques jours avant le 28 mars 1941. 

Il m'est assez dur de vous parler de ces journaux. Bien qu'ils nous permettent de voir ce que fut la vie de Virginia Woolf, ils sont trop centrés sur l'écriture pour en dégager réellement une vision de la personne qu'elle fut. Par contre, pour l'écrivaine, il n'y a pas de soucis. Et je dois dire que j'ai aimé cette femme, beaucoup, passionnément. Virginia n'était pas une autrice se reposant sur ses lauriers. Elle avait ses doutes, ses espoirs, sa santé vacillante, ses piliers etc... Même après des années et des années d'écriture, et de succès, elle doutait toujours d'elle et remettait toujours son travail en question. Rarement elle s'est reposée sur ses lauriers. Et je peux vous dire que voir la grande Virginia Woolf souffrir du syndrome de l'imposteur même après avoir publié un livre à succès fait énormément de bien. La voir capable de rebondir tout autant. Il est aussi agréable de découvrir son travail sur les articles qu'elle écrivait pour le Times et autres revues ainsi que sur les divers essais qu'elle a produit. C'est tout aussi intéressant que ces romans et nouvelles.  Et les deux sont finalement complémentaires.

Les journaux sont aussi l'occasion de connaitre un peu plus l'autrice et la femme derrière celle-ci. Même si Leonard Woolf a coupé beaucoup des journaux de son épouse, il a gardé beaucoup de moments de vie, des rencontres, des impressions de vacances, des promenades aussi ou encore les raids sur Londres durant la seconde guerre mondiale. Petit à petit, le portrait de celle qu'elle était apparait. On retrouve la Virginia dépressive, malade mais aussi la femme qui croquait la vie comme elle venait. Celle qui aimait sa famille plus que tout, tout comme le clan d'amis qu'elle et Leonard s'était crée. Et puis, il y a la relation avec Leonard, son époux. Je savais que celle-ci était platonique mais j'ai aimé lire tout le respect qu'ils avaient l'un pour l'autre, l'amour qu'ils avaient. Niveau couple goal, ils se posaient bien là tous les deux.

J'ai vraiment du mal à écrire un avis sur ces journaux. Je pense que je vais tout simplement m'arrêter ici. C'est une œuvre particulièrement intime et je pense que la relation entre le lecteur et Virginia Woolf influe beaucoup sur la manière de la voir. Le fait d'être moi-même écrivaine me l'a fait voir peut-être d'une autre manière qu'un autre lecteur. Ce fut une lecteur des plus passionnantes que je recommande vraiment à tout ceux qui aiment Virginia Woolf

lundi 21 septembre 2020

Un manoir en Cornouailles, Eva Chase

Les Cornouailles font parties des endroits que je veux visiter un jour. Ma passion pour les légendes Arthuriennes n'y sont pas pour rien. Du coup, je suis littéralement attirée par le mot dès que je le vois. Et c'est comme ça que ce Manoir est arrivé dans ma PAL. Ca, et la mention de Daphné du Maurier aussi. Bon par contre, il a fallu attendre que ma mère le finisse avant de me plonger dedans.

Un manoir en Cornouailles, Eva Chase

Editeur : 10/18
Collection : /
Année de parution : 2019
Titre en VO : Black Rabbit Hall 
Année de parution en VO : 2015
Nombre de pages : 430

A lire si 
- Vous aimez les huis-clos
- Vous aimez les histoires et secret familiaux
- Vous n'êtes pas dérangés par deux lignes de temps

A ne pas lire si 

Présentation de l'éditeur : 

Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.
Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ?
Eve Chase nous entraîne dans une passionnante spirale unissant deux femmes séparées par les années, mais que la force de l’amour et le poids des secrets réunissent en une seule voix, mélancolique et entêtante.

Mon avis

Comme je le disais, dès que ça parle Cornouailles, je me jette dessus. Mais si en plus de ça, ce roman-ci parle d'un manoir et d'un mystère. On comprend mieux du coup l'allusion à Du Maurier sur la quatrième de couverture de l'édition 10/18 même si, avouons-le, le lien ne se fait pas tout de suite (Nous vous attendez pas à un roman dans la lignée de Rebecca par exemple, même si, finalement, certain point paraissent identique). Ici, le mystère ne repose pas sur une première femme étrangement décédée, ni sur des apparitions tout aussi étrange. Non, c'est une histoire de famille avec tout ce que ça peut impliquer.

En 1968, première ligne temporelle du roman, nous découvrons la famille Alton par l'intermédiaire d'Amber, la fille ainée de la famille. Elle est la narratrice de cette ligne et c'est par ses yeux que nous découvrons la petite famille unie autour de la mère, Nancy et du manoir des Cornouailles, le Manoir des Lapins Noirs. Là-bas, la vie est calme, paisible, comme arrêté. Mais durant Pâques 1968, le drame arrive, Nancy décède suite à un accident de cheval alors qu'elle était partie à la recherche de Barney, le plus jeune des fils. Pour palier l'absence de la mère, et sous la pression de la société, le père finit par ramener à Noël celle qui deviendra la belle-mère des enfants, Caroline, ainsi que son fils, Lucian. Petit à petit, Caroline tente d'effacer le souvenir de Nancy du manoir et de la vie des Alton, se battant régulièrement contre Toby, le jumeau d'Amber. De son côté la jeune fille est partagée entre son frère et Lucian, dont elle tombe petit à petit amoureuse.

De nos jours, Lorna et Jon vont se marier. Ils cherchent la maison de leur rêve pour la cérémonie, ou plutôt celle de Lorna, qui veut à tout prix que cela se passe en Cornouailles. Lorsqu'elle tombe sur Pencraw, le manoir aux Lapins Noirs, elle sait que c'est là qu'elle veut se marier. Elle est attiré par la maison. Petit à petit, elle va découvrir que Pencraw et elle sont liés. Et que tout à à voir avec ce qu'il se passe en 1969 (alors non, je ne spoile pas, hein, on s'en doute depuis le début, sinon, il n'y aurait pas deux lignes temporelles).

J'ai adoré la ligne du passé pour plusieurs raisons. Déjà pour son ambiance. Elle a un côté doucereux, nostalgique, empreint de non-dits et de silence. Même si Amber est entourée de sa famille, elle reste seule, trop vieille pour rester avec Barney et Kitty, les deux plus jeunes Alton, s'éloignant de plus en plus de son jumeaux tandis que Caroline prend plus de place dans leur vie. Tout est raconté avec une certaine justesse, une écriture qui n'en fait jamais trop, jamais peu. On se voit dans la tête d'Amber, bien trop jeune pour supporter le poids que le décès de sa mère lui a collé sur les épaules. Et puis, soudain, il y a l'espoir, la lumière et avec elle les ombres. Parce qu'il n'y a pas d'ombre sans lumière et inversement. Lucian est les deux et leur histoire lui fait autant de bien que de mal, à cause de Toby. Toby est peut-être le personnage qui finalement me parle le plus dans ce roman. Le garçon totalement dépassé que personne n'écoute, que tout le monde craint. Il a un côté presque attendrissant que je ne saurais vraiment expliquer. Peut-être sa partie trop rebelle et tout le côté fragile que cela révèle en lui. 

Et puis, il y a Caroline, la belle-mère qui m'a aussi marqué. Caroline qui marque d'ailleurs quelle que soit l'époque, puisqu'elle est l'un des personnages a apparaitre dans les deux lignes temporelles. Caroline que l'on voit comme la méchante belle-mère en 1969 et dont on ne peut que se demander les vrais motivations de nos jours. C'est le genre de personnage ambigus que j'adore. Caroline, c'est la femme qui retrouve son premier amour mais qui doit composer avec la défunte femme de celui-ci. Or, elle ne sait pas comment s'y prendre. Elle est égoïste (ça se ressent beaucoup à la manière dont elle traite son propre fils), pourrie et en même temps, elle ressemble presque à une enfant qu'on a laissé de côté et qui se venge de ça. Vraiment les personnages de la ligne du passé ont tous cette subtilité, ce petit truc qui fait qu'ils sont intéressant à suivre, qu'on les plaindrait presque tous, même Caroline.

Or, ça, on ne le retrouve pas dans la ligne présent. Bien sûr, Lorna a une histoire pas forcément toute simple avec la disparition de sa mère, son adoption, les questions qu'elle se pose sur ses deux points. Mais elle n'a pas l'épaisseur d'Amber par exemple. Le fait qu'elle ne soit pas narratrice mais personnage point de vue n'y est peut-être pas pour rien. Son histoire à elle y perd beaucoup, je trouve. Sans parler du fait qu'il n'y a finalement que elle qui existe dans cette partie avec Caroline. Les autres personnages, Jon ou Endellion sont assez peu exploités au final. Et puis, forcément, on se doute rapidement du lien entre Lorna et les évènements de 1969. Et si finalement, cette ligne-là clôture d'une jolie manière l'histoire du Manoir aux Lapins Noirs (oui, j'ai eu les larmes aux yeux, à la fin, que se soit dans la partie passé ou dans la partie présent), elle reste pour moi peut-être un peu de trop (elle n'apporte de réponse que sur la fin)

Au final, ce n'est pas tout à fait un coup de cœur mais presque. J'ai adoré l'ambiance du roman, ce côté assez mystérieux que fait planer les révélations de la partie présent sur la partie passé, ce manoir hanté par Nancy Alton et les non-dits. Il y a effectivement un minuscule côté Rebecca dedans mais pas comme on le pense. C'est un livre passionnant, à lire avec un bon thé au coin du feu (je rêve d'avoir une cheminée) sous un plaid (et ça même s'il se passe en grande partie en été). Je recommande vraiment (et ma maman aussi d'ailleurs !)

vendredi 30 novembre 2018

Que le spectacle commence, Ann Featherstone

Parfois, les recommandations de ma collègue de travail fonctionnent super bien avec moi. Parfois, ça fonctionne moins. C'est le cas pour ce roman-là, qui avait pourtant beaucoup de chose pour me plaire et qui finalement ne m'a pas tant emballé que ça.

Que le spectacle commence, Ann Featherstone

Editeur : 10/18
Collection : grand détectives
Année de parution : 2011
Titre en VO : Walking in Pimlico
Année de parution en VO  : 2009
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez un récit à double voix
- Vous aimez l'univers du spectacle à l'époque victorienne

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas le parler "paysan/pauvre" exagéré
- Vous voulez beaucoup de suspens

Présentation de l'éditeur :

Dans le monde du spectacle, les apparences sont reines et les secrets mortels. Et s'il y a bien un rôle que l'amuseur public Corney Sage aurait préféré ne pas endosser, c'est être témoin du meurtre de la jeune acrtice Bessie Spooner ! Le Constellation Concert Rooms devra se passer de ses services, il préfère prendre la fuite. Mais sous ses nombreux déguisements, l'assassin rôde et se rapproche...

Mon avis

J'ai commencé ce roman conseillée par ma collègue de travail qui jusque là m'avait plutôt bien conseillée d'ailleurs. Nous n'avons pas vraiment les mêmes goûts si ce n'est en policier (parce qu'en thriller, j'aime ce qui est un peu plus violent par rapport à elle). Du coup, j'apprécie découvrir des livres que je ne lirais pas si elle ne les avait pas aimé à la base. Mais cette fois, ça n'a pas ultra bien fonctionné avec moi, comme je le disais plus haut. Dommage parce que Que le spectacle commence n'a pas que des défauts et qu'il aurait pu être bien plus passionnant pour moi.

L'époque et le lieux étaient déjà intéressante puisqu'il se situe en angleterre, je dirais vers la fin de l'ère victorienne. On le sait, je le dis assez, c'est une période que j'aime beaucoup (surtout pour le steampunk mais pas que) et qui peut donner des choses agréables à lire. Les mœurs sont différents, les gens aussi. Mais il faut avouer qu'ici, ça ne sert que de décors. Il arrive même qu'on oublie tout simplement le fait que se soit de l'historique. Ca pourrait se transposer à notre époque sans presque de problème. Dommage pour moi. Mais ce n'est pas là que le bat à blesser pour moi. 

Le premier chapitre a été, comme dire, long et laborieux. Et j'ai bien failli laisser le livre à ce moment-là. Pourquoi ?  Je n'ai pas accroché avec Corney Sage, amuseur public de son état, et témoin du meurtre qui lance l'histoire. Déjà, il parle trop. Le personnage digresse énormément (pire que moi et mes parenthèses dans mes avis), souvent pour pas dire grand chose et dans un parler typique des bas quartier londoniens de l'ère victorienne. Vous connaissez mon désamour pour cette "authenticité" souvent bien trop poussée par les auteurs. Ça n'a pas raté, j'ai vite été ennuyée par Sage. Je me suis tout de même dit que j'allais laisser une chance au roman, surtout que je venais de découvrir qu'il n'allait pas être le seul narrateur. Et effectivement, lorsqu'on passe au second narrateur, ça va un peu mieux. 

Et venu alors un autre problème, les lenteurs du roman. Ça n'avance pas. Mais pas du tout. Du coup, c'est assez perturbant. Après tout, la collection Grands détectives est censée nous présenter des enquêtes policières. Or, là, c'est plutôt une peinture de tout ce qui tourne autours du spectacle victorien. C'est intéressant, je ne dis pas le contraire, mais ça n'a plus rien à voir avec le meurtre de Bessie Spooner si ce n'est que l'on va suivre le meurtrier (qui est en fait une femme, comme nous l'apprenons donc rapidement) et les deux témoins (l'un était Sage donc). Du coup, j'avoue avoir été déçue. On suit ce qu'il va arriver aux personnages parce que même si on ne s'attache pas vraiment à eux, on a envie de savoir le fin mot de l'histoire (la fin m'a d'ailleurs vraiment déçue) mais voilà, ça n'accroche pas du tout.

A vrai dire, j'ai beaucoup de mal à trouver des points forts au roman. Je n'ai pas vraiment apprécié les personnages qui sont trop basiques et clichés pour moi alors qu'on aurait pu trouver en la narratrice quelque chose de vraiment sympa à lire. D'ailleurs, si Corney m'a agacé par son parler et le fait qu'il ne voit rien alors que tout est sous ses yeux, elle m'a énervée par son caractère trop tout. Les personnages secondaires sont oubliables encore plus rapidement, ce qui est bien dommage. Je n'ai pas non plus apprécié le déroulement de l'intrigue quoique j'ai trouvé appréciable de découvrir le monde du divertissement victorien. Le point remarquable, c'est l'alternance de point de vue plutôt bien foutu sans trop de répétitions entre les deux mais qui, au final, n'apporte pas grand chose. 

Mais alors, pourquoi ai-je pris le temps de finir ce livre ? L'ambiance. Ben oui, quand même. J'ai adoré l'ambiance qui se dégage du livre. Je ne saurais trop vous dire pourquoi mais j'ai accroché. Surement parce qu'on suit les petites frappes, comédiens, catins, voleurs, tout ce qui n'est pas la bourgeoisie de l'époque victorienne. Ca change et l'autrice semble savoir de quoi elle parle, surtout en ce concerne le monde du spectacle (de ce que j'ai compris, c'est son domaine d'étude à la base). Et heureusement qu'il y a eu ça, sinon, je me serais réellement ennuyée sur ce livre.

Bref, cette rencontre n'a pas été des plus géniales, comme vous le voyez. Je ne dis pas que le livre est mauvais mais disons qu'il n'était pas pour moi (il a plu à ma collègue par exemple). Je pense tout de même qu'il peut intéresser du monde.

lundi 19 février 2018

Le secret des Tombes, Ariana Franklin

J'ai pris ce roman parce que la couverture me plaisait beaucoup beaucoup et que la quatrième parlait de légende arthurienne. Bon, par contre c'est un tome trois. Faudrait voir à l'annoncer de manière un peu plus claire hein. Mais en même temps, ce n'est pas grave du tout puisqu'il se lit de manière totalement indépendante des autres de ce que j'ai pu voir.

 Le secret des Tombes, Ariana Franklin

Editeur : 10/18
Collection : Grands Détectives
Année de parution : 2017
Titre en VO : Relics of the Dead
Année de parution en VO : 2009
Nombre de pages : 402

A lire si :
- Vous aimez les enquêtes historiques
- Vous appréciez les héroines qui ne se laissent pas vraiment marcher sur les pieds.
- Vous aimez le douzième siècle anglais

A ne pas lire si : 
- Vous ne voulez pas de temps mort
- Vous voulez que l'Histoire soit totalement respectée.

Présentation de l'éditeur : 

Au XIIe siècle, les moines de Glastonbury ont découvert deux étranges squelettes enterrés dans leur cimetière – l’un est grand, comme celui d’un guerrier, l’autre est petit avec de longs cheveux blonds. L’île d’Avalon se situant à Glastonbury, il pourrait s’agir des restes du roi Arthur et de la reine Guenièvre. Les moines l’espèrent. Un incendie vient tout juste de détruire leur abbaye et ils ont désespérément besoin de reliques pour attirer les pèlerins, leur source de revenu. Le roi Henry II a également besoin de la preuve de la mort du légendaire Arthur. Il veut empêcher ses sujets gallois réfractaires de croire qu’Arthur pourrait revenir et prendre la tête d’une révolte contre lui. Mais Henry doit en avoir la certitude, il fait donc appel à la Confidente des Morts, l’anatomiste Adelia Aguilar, pour qu’elle examine les os. Quelqu’un s’oppose pourtant à l’identification de ces squelettes et est prêt à tuer pour arriver à ses fins.

Mon avis

S'il y a bien une chose qui va me faire prendre un roman plus qu'un autre c'est bien l'évocation des légendes arthurienne. Depuis que je suis enfant, je suis fascinée par Arthur et ses chevaliers, encore plus si l'histoire se place dans un environ historique un peu plus "vrai" que ce qu'on peut retrouver dans les écrits de Chretien de Troyes (qui a largement déplacé l'époque supposée du Roi Arthur pour que ça colle avec l'idée de romantisme qu'on connait tous du coup)(alors que celui qui semble le plus proche d'être Arthur aurait plutôt vécu vers le 5° siècle ou pire le 6°). Alors forcément, Le Secret des Tombes a atterri dans mes mains même si Arthur n'en est pas le personnage principal mais un simple ressort dans une enquête. C'est aussi comme ça que je me suis fait avoir sur le fait que ce soit un troisième tome. Trop contente de retrouver Arthur, je n'ai pas fait attention. Mais comme je le disais en introduction, ce n'est pas grave du tout. Les enquêtes d'Adelia Aguilar peuvent parfaitement se lire dans le désordre, du moins celle-ci. Bon j'ai trouvé quelques références aux deux précédents tomes mais c'est franchement pas gênant du tout.

Adélia Aguillar est médecin. Forcément, nous sommes au 12° siècle, ce n'est pas vraiment une profession pour une femme. Pourtant, Henri Plantagenet va faire une nouvelle fois appel à elle pour résoudre une énigme et pas des moindres. Alors que l'abbaye de Glastonbury est détruite par le feu, on y découvre un cercueil qui pourrait bien contenir les corps d'Arthur et Guenièvre. Pour Henri, c'est l'occasion de mettre fin à une vieille légende et en même temps à la rébellion des Gallois. Encore faut-il prouver que les corps appartiennent bien au Grand Roi et à son épouse. Mais ce n'est pas la seule énigme que va rencontrer Adélia durant son périple. L'une de ses amies va disparaître sans laisser la moindre trace et il lui faudra aussi trouver qui a incendié l'abbaye. 

J'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose du roman, si ce n'était une enquête intéressante sur Arthur et en apprendre un peu plus sur Glastonbury (j'apprécie les romans historiques pour ça, j'en apprends toujours un peu plus). Je suis tombée sur un roman vraiment mais alors vraiment passionnant pour beaucoup plus de chose. 

On commence avec son héroïne, Adélia Aguillar. Déjà choisir pour personnage principal une femme, qui plus est médecin (alors qu'à cette époque-là, elle est plus facilement taxée de sorcière que de femme savante, faut bien le dire), au 12° siècle est un gros pari. Parce qu'il faut réussir à la rentre réaliste par rapport au siècle où se déroule l'histoire et qu'il faut l'intégrer dedans tout en restant un temps soit peu moderne (en gros pas en faire une héroïne trop trop forte et pas du tout emmerder par son métier). Et Ariana Franklin y arrive plutôt pas mal. Elle en profite même pour placer deux trois réflexions féministes sur la place des femmes et pas qu'au 12° siècles. Ensuite, on trouve en bonne place Mansur, seigneur Maure de son état qui se fait passer pour le médecin du groupe. Bien que je l'ai trouvé parfois un peu trop effacé, j'ai apprécié sa présence. Par contre, pourquoi faut-il dans ces histoires que le Maure soit toujours effacé, ultra gentil et grand sage ? (je veux dire que franchement, ils n'étaient pas tous comme ça, pourquoi toujours utilisé ce poncif-là et ne pas faire des personnages plus ambigus comme cela peut-être fait avec d'autres ?). Les autres personnages ne sont pas en reste et surtout, surtout, ils permettent de traiter tout plein de thèmes vachement sympathiques.

Et dans ces thèmes, on retrouve la place de la religion, de la science, celle des femmes, celle de la justice et le tout pas seulement au 12° siècle. Mais pas que, puisqu'il sera aussi question de tolérance. J'ai vraiment apprécié que l'auteure ne se borne pas à l'époque de son histoire, qu'elle y place aussi des réflexions bien plus moderne. Et même si parfois elle semble un peu timide sur certaines choses, il lui arrive de ne pas y aller par le dos de la cuillère. En même temps, je suis en train de me demander depuis un moment si cela ne vient pas tout simplement du fait que se soit une femme qui écrit. Je trouve que beaucoup de thème abordait par les femmes le sont de manière un peu plus virulente que si c'était un homme qui le faisait. 

Au final, j'ai clairement adoré ce roman, même s'il souffre parfois de quelques temps morts. J'ai adoré les trois (oui trois et non pas une seule, ce qui est plutôt sympathique, surtout qu'elles sont finalement imbriquées les unes aux autres de manière fort intelligente) enquêtes, les personnages (même ceux un peu plus effacés) et surtout les réflexions qu'on retrouve dedans. J'ai passé un très agréable moment avec Adelia Aguilar et sa troupe et je vais plus que surement me trouver les deux premiers tomes. Pas tout à fait un coup de cœur mais presque. Ça faisait longtemps.

vendredi 21 octobre 2016

Je n'ai pas peur, Niccolo Ammaniti

Deux ans après Comme Dieu le veut qui m'avait marqué, je me relance dans un Ammaniti. J'ai eu beaucoup de mal à choisir un autre de ces bouquins, parce qu'ils me semblent tous géniaux mais quand même temps, il me fait un peu peur. Parce que je sais que je ne sortirais pas forcément hyper joyeuse de ma lecture mais surtout qu'elle risque de me marquer pour un bon moment. 

Je n'ai pas peur, Niccolo Ammaniti

Editeur : 10/18
Collection : /
Année de parution : 2014
Titre en VO : Lo non ho paura
Année de parution en VO : 2001
Nombre de pages : 231

A lire si : 
- Vous voulez une histoire qui se lit vite
- Vous voulez quelque chose d'assez haletant tout en étant pas un thriller
- Vous n'avez pas peur de la violence

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas la violence
- Vous voulez un truc qui finit bien pour tout le monde

Présentation de l'éditeur :

Il y a des souvenirs de jeunesse qui longtemps restent imprimés entre les parois de la mémoire, des souvenirs qui traversent la vie, baignant dans une aura particulière. Michele Amitrano a passé sa jeunesse dans le Sud italien, à Acqua Traverse, un tout petit hameau. Ses journées se partagent entre les repas de famille et les sorties avec ses camarades en culottes courtes des maisons alentour. Des jeux improvisés dans la campagne, des parties de football, des virées par monts et par vaux, sous la houlette de Rackam, le chef de bande, petit saligaud, imposant des gages tordus et pervers. C'est précisément à l'occasion d'un gage périlleux que Michele fera l'une des rencontres les plus surprenantes et inquiétantes de sa vie, celle d'un enfant enchaîné, tapi dans un trou, dans une maison abandonnée. Livre du souvenir, livre de l'enfance, Je n'ai pas peur est un texte réjouissant, tenant à la fois du genre policier et du récit initiatique. Aux tableaux successifs qui remplissent le quotidien d'une famille modeste italienne, Niccolo Ammaniti ajoute une sensibilité nostalgique ensoleillée, sans jamais tomber dans le pittoresque. Pas de grands effets, mais plutôt une simplicité à l'image de la vie dans le Sud, rehaussée par un lyrisme rocailleux.

Mon avis :

Après les années 2000 avec Comme Dieu le Veut, nous voilà plonger dans les années 1978, en Italie du Sud, dans le hameau d'Acqua Traverse. Cet été-là, la chaleur écrase tout. Les adultes restent enfermés à la maison, les animaux ne sortent pas. Seuls les enfants bravent le soleil. Ils vont et viennent dans la campagne, jouent, font du vélo... Parmi eux, on trouve Michele, le narrateur. Neuf ans, une petite soeur, Maria, qui le suit partout et un sens de la justice énorme. Michele qui ne supporte plus vraiment les gages que leur donne leur chef de bande, Rackam. Pour éviter à Barbara l'un d'eux, particulièrement pervers, il va prendre sa place. Une place qu'il mérite d'ailleurs, puisque c'est lui qui est arrivé dernier, vu qu'il a du aider sa sœur. Ce gage-là va changer toute sa vie. Il va découvrir, dans un trou, un enfant. Un gamin de son âge, prisonnier des monstres. 

On plonge directement dans cette plaine durant l'été 1978. Il flotte dans le roman un lourd parfum de nostalgie. Cela se voit dans les descriptions des décors, les champs de blé murs, l'étang secs, les rues poussiéreuses. Le narrateur est en fait un adulte nous racontant cet été-là, se remettant dans la peau de l'enfant qu'il était. On le sent vraiment. On sent aussi dès le départ la perte de l’innocence de Michele. Il a beau essayé de revivre tout cela avec des yeux d'enfants, il n'y arrive que très peu. Il faut dire que si le premier chapitre est joyeux, si l'on y découvre la vie de ce groupe d'enfants, tout bascule à la fin de celui-ci. La rencontre entre Michele et Filippo, l'enfant prisonnier, va faire entrer le narrateur dans un autre monde. Un monde où les monstres n'existent pas et où il doit se méfier des humains.

Si la nostalgie est bien présente, il en va de même pour la violence. Et cela dès le départ. On s'en rend vite compte avec les gages pervers de Rackam (un exemple ? La seule fille du groupe a dut montrer ses seins naissants ou encore, elle se voit menacer de devoir montrer son sexe), les corrections de la mère de Michele lorsqu'il arrive en retard, le grand frère de Rackam qui bat les gamins pour son bon plaisir et j'en passe... Et puis, l'horreur, ce gamin enferme dans un trou, trop faible physiquement pour essayer d'en sortir, devenu fou d'être dans le noir. Parce que la violence jusque là paraissait presque normalement à Michele, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'on pouvait faire bien pire. Et ce pire, il va vouloir le contrer. Michele, passée la peur de cet enfant dans son trou, va devenir ami avec lui, va essayer de lui rendre la vie plus joyeuse, va vouloir le sortir de là. Et en même temps, il a peur de se confronter à son père, aux autres adultes. Aux monstres. 

Mais comme pour Comme Dieu le veut, il y a beaucoup d'humanité dans le roman. Les adultes font ce qu'ils font pour leurs enfants. Le père de Michele, Pino souhaite offrir une vie meilleure à sa femme et ses enfants. Lui et sa femme veulent les sortir du hameau, pouvoir leur offrir ce qu'ils veulent. Ils aiment leurs enfants, réellement. Tout comme la plupart des autres parents, qui se retrouvent embarqués là-dedans sans vraiment trop comprendre finalement ce qu'il va réellement se passer. Même Sergio, le cerveau de l'histoire, a une petite part d'humanité. C'est un point fort chez l'auteur, que de montrer les faiblesses des monstres de cette manière, de mettre en évidence cette horreur face à l'innocence des enfants. On ne trouve pas que de l'horreur dans les récits de l'auteur italien, on y trouve aussi souvent des moments de grâce.

Je sors de ma lecture assez bouleversée comme pour le premier livre d'Ammaniti que j'ai pu lire. Cet auteur a le don de me faire passer par un certain nombre de sentiment plus ou moins contradictoire à chaque fois. C'est un livre très vivant, où les scènes de la vie ordinaire se mélange à l'horreur de ce que les adultes comptent faire. C'est beau et terrifiant à la fois. Au final Je n'ai pas peur est un beau roman.

" Arrête avec ces monstres , Michele. Les monstres existent pas. Les fantômes, les Loups-garous, les sorcières, rien que des conneries pour faire peur aux grands benêts comme toi. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres"

mardi 19 mai 2015

Raison et Sentiments, Jane Austen

Dans ma quête de lecture de classique de la littérature, je ne pouvais pas ne pas lire du Jane Austen. J'ai décidé de commencer par son premier livre publié (pour une fois...)

Raison et Sentiments, Jane Austen

Editeur : 10/18
Collection : 
Année de parution : 2012 pour celle-ci
Titre en VO : Sense ans Sensibility
Année de parution en VO : 1811
Nombre de pages : 382

A lire si :
- Vous aimez les romances dites classiques
- Vous aimez les histoires dans les histoires
- Vous aimez l'angleterre du 18ème

A ne pas lire si :
- Vous voulez de la romance "moderne"
- Vous voulez beaucoup d'action

Présentation de l'éditeur : 

Raison et sentiments sont joués par deux soeurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l'imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche Willoughby, dernier séducteur du XVIIIè siècle, rendra raisonnable à la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.

Mon avis :

J'avoue avoir un peu eu peur en prenant ce livre. Austen est considéré comme une auteure de romance, ce qui n'est pas tout à fait faux, mais elle est aussi l'une des auteures classiques les plus appréciée. Bref, une auteure qui peut faire peur surtout quand on ne sait pas trop où l'on va (parce que non, je n'ai vu aucune adaptation d'un de ses livres, voilà, c'est dit)(pour pas changer quoi en fait). 

Je dois dire que dès les premiers pages, je me suis immergée dans le récit. En quelques chapitres, Austen nous dresse le portrait de ses protagonistes. Un portrait juste, parfois peut-être un peu froid, mais qui ne manque pas de piquant. Nous voilà plongé chez les Dashwood, dans une Angleterre qui me plait, tellement loin de ce que l'on a maintenant (j'adore cette époque, il n'y a pas à dire)(en fait, je ne suis pas née à la bonne époque). Si les premiers chapitres sont donc de l'introduction, ils passent rapidement et nous entrons dans le vif du sujet.

Raison et Sentiments, c'est donc la vie amoureuse de deux sœurs, Marianne et Elinor. Si chacune d'elles va aimer à sa façon, elles auront toutes deux pas mal de déconvenues. Déconvenues qui vont permettre à Jane Austen de poser un regard critique sur la société qui l'entoure. Et c'est réellement cela qui m'a plus dans ce livre-là. Austen est capable de voir tous les petits travers, les mesquineries mais aussi les coutumes en vigueur à cette époque, les amitiés possibles, bref, tout ce qui peut concerner la vie de jeune femme de dix-sept et dix-neuf, avec un oeil parfaitement aiguisé. L'ironie est particulièrement présente, l'auteure y est aussi très juste dans les relations entre les personnages mais aussi avec le monde qui les entoure (et qui fut aussi le sien). Et que dire de son jugement sur la place des femmes, si peu envieuse par rapport à celle de notre époque, où une femme n'avait finalement pas vraiment le choix pour trouver mari. Austen était une féministe et elle nous le fait sentir, d'une manière parfois douce, parfois cruelle pour ses personnages.

Mais ce n'est pas tout ce qui fait le charme du roman. L'écriture d'Austen y est aussi pour beaucoup. Bien qu'il y ait un narrateur quasi omniscient, elle mêle régulièrement sa voix à celle d'Elinor, la sœur que nous suivrons le plus. Cela permet de découvrir en même temps qu'Elinor ce qu'il se passe, donc souvent avec un temps de retard mais aussi de découvrir un peu plus sur les autres personnages ou de pouvoir lire deux scènes se déroulant en même temps. De plus, les histoires amoureuses s'imbriquent les unes dans les autres, les personnages se livrant suivant ce qu'il se passe dans l'histoire de Marianne, appelant parfois à des parallèles bien tristes, souvent à des éclaircissement sur le comportement d'un tel ou d'un tel. C'est bien foutu, et absolument pas rébarbatif.

Au final, j'ai vraiment mais vraiment apprécié ma lecture. J'ai découvert une auteure qui me plait beaucoup, qui n'a pas la langue dans sa poche et porte un regard critique sur une époque qu'on aurait peut-être tendance à idéaliser maintenant (la vague Steampunk passant par là). Je ne pensais pas du tout autant m'amuser à lire du Austen et je compte bien continuer. Prochain sur la liste, Orgueil et Préjugés qui m'a l'air tout aussi sympathique.

mercredi 2 mai 2012

La triste fin du petit enfant huitre et autres histoires, Tim Burton

Et voilà un petit livre qui n'aura pas fait long feu. Une dizaine de minutes ce matin plus une petite vingtaine à midi. Il faut dire qu'il ne fait que 122 dont la moitié est en anglais et qu'il a beaucoup d'illustration

La triste fin du petit enfant huitre et autres histoires, Tim Burton


A lire si :
- vous aimez les histoires soient tristes, soient macabres
- vous aimez Tim Burton

A ne pas lire si
- vous comptez les lire en français
- vous n'aimez pas Tim Burton

Présentation de l'éditeur

Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire.
Un livre pour les adultes et pour l'enfant qui est en nous.

Mon avis

J'aime les films réalisés ou produit par Tim Burton, j'aime sa façon de raconter des histoires, j'aime Tim Burton. Et j'aime ce petit livre.

Je ne sais pas trop quoi dire dessus en fait. J'ai aimé les petites histoires ainsi que les illustrations dont voici un petit exemple
J'ai retrouvé dans ce petit recueil ce que j'aime dans les histoires filmées de Burton, la mélancolie, la triste, l'humour noir. Les illustrations m'ont fait pensé à Nightmare before christmas pour certaines, d'autre à Vincent (petit court métrage à voir absolument). 

J'ai beaucoup aimé les histoires qui ont toutes une fin assez triste parfois une fin inattendu. Le format poème va bien avec elles d'ailleurs. Il renforce la mélancolie généralement. Par contre, pour certaines, je me demande qui a été crée en premier, de l'histoire ou de l'illustration puisqu'elles ne comportent qu'une phrase ou deux, par exemple, Stick Boy'festive season ou encore the pin chushion queen.

Le seul hic, c'est la traduction française. Des noms propres qui changent, des phrases à rallongent, une mauvaise traduction souvent. Je sais qu'il fallait faire en sorte de coller à l'original dans l'esprit, mais il fallait aussi le faire dans la forme je trouve.

Heureusement, mon édition est bilingue et je n'ai lu que la partie anglaise (sauf quand vraiment je ne comprenais pas). D'ailleurs, c'est assez simple à lire en anglais.

Donc un petit livre que j'ai apprécié mais dont je ne lirais pas la traduction française.