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jeudi 4 juillet 2019

La Servante Ecarlate, Margaret Atwood

Je me suis enfin lancée dans cette dystopie dont tout le monde parle (surtout en ce moment où il semble que la nouvelle saison du show TV ne remporte pas tous les suffrages)(vous ne serez pas étonné si je vous dis que je n'ai pas vu un seul épisode de celui-ci). Et franchement, je suis presque déçue de ne pas l'avoir connue plus tôt (mais dans ce cas, est-ce que je l'aurais autant aimé ?).


La Servante Ecarlate, Margaret Atwood

Editeur : Robert Laffont
Collection : Pavillons poche
Année de parution : 2017
Titre en VO : The Handmaid's tales
Année de parution en VO : 1985
Nombre de pages : 521

A lire si 
- Vous aimez les dystopies
- Vous ne voulez pas de personnages ultra badass

A ne pas lire si 
- Vous voulez quelque chose avec beaucoup d'action

Présentation de l'éditeur : 

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l'Ordre a été restauré. L'Etat, avec le soutien de sa milice d'Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d'un Evangile revisité. Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d'une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Mon avis

Je ne vais pas vous mentir, j'ai eu un coup de cœur pour la Servante Écarlate. En fait, c'était même couru d'avance, je crois. Si j'aime beaucoup les dystopies Young-Adult qui se lisent vite et bien, j'ai un faible évident pour les romans plus "adultes" qui apportent une vision peut-être un peu plus mûre, en tout cas, différente. Ici, pas de personnages ultra badass qui vont se battre physiquement pour leur liberté, pas de combat. Non, la Servante Écarlate joue sur un autre terrain et il le fait terriblement bien.

Dans ce qui semble être un futur plutôt proche, le pays de Gilead (une bonne partie des USA apparemment, mais impossible d'en être sûre) a installé une dictature basée sur les Évangiles revisités (coucou le viol ritualisé à cause d'un passage de la bible mal interprété). On y trouve tout ce qu'y peut définir une dictature, de la position des hommes et des femmes dans la société à la maîtrise de la propagande en passant par une justice expéditive et cruelle. Bien que tout cela soit assez jeune, finalement, la dictature est bien présente et les habitants de Gilead soumis à elle sans trop de problème. C'est dans ce monde-là que nous faisons la connaissance de Defred, une Servante, l'une des rares femmes capables de procréer et dont c'est devenu la fonction première. A travers ses yeux, nous allons découvrir ce qu'était la vie avant et puis maintenant à Gilead. 

Il y a quelque chose qui m'a frappé dans la Servante Ecarlate. Plus que le fait que ça semble si possible, c'est la personnalité de Defred. L’héroïne du roman a totalement abandonné. Elle ne se bat plus. Elle suit le mouvement. De temps en temps, elle a un sursaut de rébellion. C'est souvent quelque chose de minime, presque de puérils (elle montre sa cheville aux gardes de la ville par exemple) et ça reste rare. En fait, Defred, ça pourrait être n'importe qui. Ne nous mentons pas, nous serions beaucoup à finir par accepter notre sort comme elle, à avoir perdu sans même nous battre. Je crois vraiment que c'est une des premières choses qui m'a touché en lisant le début du roman. Pourtant, Defred est aussi une héroïne en soi. Par ses petits actes de rébellions, par son histoire aussi. Et c'est quelque chose que j'ai aimé, qu'elle soit finalement une femme normale qui se battent avec les tous petits moyens qu'elle a en sa possession.

Ce trait de construction se retrouve en fait un peu partout dans le roman, pas seulement en Defred. Les autres personnages sont assez similaires à elle. Que se soit le Commandant qui profite de sa situation pour transgresser les règles mises en place en ayant par exemple des livres ou même en allant dans une maison close (maison close qui d'ailleurs n'aurait même pas du exister pour le coups, mais faut bien satisfaire les partenaires commerciaux et les Commandants)(l’hypocrisie de ceux qui se trouvent au sommet de la pyramide quoi), son Epouse, Serena Joy, qui fut l'une des égéries du régime et qui se retrouve finalement prise au piège par ce qu'elle vantait, Moira qui après s'être rebellée à finalement perdue espoir. Aucun n'est parfait, aucun n'est un guerrier et pourtant, à eux tous, ils offrent le meilleur panel pour présenter ce qu'est Gilead et sa dictature.

Une dictature qui parait tellement réelle, elle aussi. L'autrice a utilisé des choses qui sont réellement arrivés. Pas forcément toute en même temps, ni même à la même époque, mais c'est déjà arrivé. Et c'est la grande force du livre, cet aspect "d'authenticité" ajouté au fait que toute la partie avant que nous raconte Defred nous rappelle fortement les années 80 ou même les nôtres. Je crois vraiment que c'est pour cela que le roman nous touche tant. Parce qu'il parait vrai, parce qu'il pourrait être vrai. L’Amérique que souhaite Trump par exemple n'est finalement pas si loin de ce qu'est Gilead (avortement interdit, une seule religion, des murs un peu partout, les droits bafoués, etc...). Ainsi, le lecteur n'a pas le moindre mal à imaginer Gilead et ce qu'il s'y passe. Le roman n'en devient que plus perturbant, plus "horrifique". Oui, tout cela peut arriver même dans un pays comme les USA ou la France où l'on se tarque d'avoir de nombreuses libertés. Pire encore, une dictature peut arriver en douceur, sans que personne ne dise rien ou presque, tout étant parfaitement mis en place pour que le citoyen de base laisse faire.

Enfin, j'aimerais dire un mot sur la partie féministe du livre. Oui, le livre est féministe, je ne dirais pas le contraire. Il l'est grâce aux discours de Defred, celui de Moira aussi, celui des autres femmes. Il l'est puisque le livre montre ce qu'il pourrait se passer pour les femmes dans une dictature. Mais attention, la Servante Écarlate n'est pas uniquement féministe. Il ne faudrait pas la réduire à cela. C'est une partie importante, oui. C'est une partie qui nous touche aussi, qui tend presque à malheureusement devenir réalité (je rappelle qu'en Alabama, 25 hommes ont voté la loi la plus restrictive sur l'IVG des USA, qu'en France même le droit à l'IVG bien qu'accordé se trouve régulièrement en danger...). Si cette partie est importante, elle n'est pas la seule. A la base d'ailleurs, Margaret Atwood n'a pas écrit une dystopie féministe (elle le dit elle-même dans la post-face de mon édition). C'était normalement une dystopie faisant écho à 1984 d'Orwell, quelque chose dénonçant la mise en place de dictature et le fonctionnement de celle-ci (ça se remarque avec le rôle du Commandant par exemple), la Servante Écarlate dénonce les institutions, critique les extrêmes religieux, le totalitarisme. Les deux causes sont importantes. Et si je ne renierais sûrement pas la part féministe du livre, je n'oublie pas non plus les autres messages qu'il fait passer. En fait, finalement, elles sont très liées. Comme le disait si bien Simone de Beauvoir : ""N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant." Le roman illustre parfaitement ces propos pour moi.

Pour finir, j'ai donc beaucoup aimé le roman. Je l'ai aimé pour ses personnages qui n'ont rien de héros, pour son aspect très "réel", pour sa vision, son féminisme, ses dénonciations. Je l'ai aimé pour tout ça et plus. C'est un livre que je recommande vraiment. Lisez la Servante Écarlate, ouvrez les yeux.

mardi 9 février 2016

La Sélection, tome 1, Kiera Cass

J'ai cet epub depuis un bon moment dans l'ipad. Acheté alors qu'il était en réduction et que j'étais en plein dans les dystopies, il a finalement passé beaucoup de temps dans la PAL. Faut dire qu'en réalité, le contexte de ce bouquin ne me plait tant que ça. Et puis, comme je fais le ménage dans mes PAL, il a bien fallu que je me lance. 

La Sélection, tome 1, Kiera Cass

Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Année de parution : 2012
Titre en VO : The Selection, book 1
Année de parution en VO : 2012
Format : Epub

A lire si :
- Vous voulez du Young Adult qui ne se prend pas la tête.
- Vous voulez une héroine sans défaut

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas de triangle amoureux (si on peut appeler ça un triangle dans ce tome)
- Vous voulez voir plus de téléréalité

Présentation de l'éditeur : 


35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie. 
Quand la dystopie rencontre le conte de fées ! 
Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?


Mon avis :

J'ai comme l'impression que la collection R de Robert Laffont n'est pas forcément faite pour moi. Voilà le second livre que j'en lis et je sors une nouvelle fois plus que mitigé par cette lecture. La première fois c'était avec Starter, série que je ne finirais pas... Maintenant c'est donc avec La Sélection dont le sort n'est pas encore tout à fait fixé au moment où j'écris.

La Sélection a pour elle une très jolie couverture, du moins si on rêve de grande robe de bal moderne. J'avoue, je préfère les robes victoriennes, mais n'empêche, ça fait bien rêver. Elle a pour elle aussi pas mal de pub depuis sa publication et surtout beaucoup de fan. C'est étrange, je n'ai presque pas lu d'avis ouvertement négatif sur un seul tome. Que peut donc avoir ce livre, et par extension cette série pour autant plaire ? Au choix, l'univers, les personnages, la romance. Enfin, si on veut. Parce que pour le coup, j'ai eu du mal avec les trois.

La Sélection nous est présentée comme une sorte de Bachelor où la gagnante en plus de gagner le cœur du Prince gagne aussi la couronne (forcément hein), le tout sous les yeux de tout un pays. Elles sont donc trente cinq a avoir été tirées au sort (si on veut, comme on l'apprendra en même temps que l’héroïne), une jeune femme par province et a avoir la chance de rencontrer le prince et de vivre une autre vie. Parmi elle, America, une jeune femme faisant partie d'une caste inférieure. Inscrite à contre cœur et juste pour faire plaisir à celui qu'elle aime et à sa mère, elle va rapidement se retrouver dans les bonnes grâces du Prince Maxon...

Commençons par les points qui fâchent, enfin qui me fâchent. Déjà l'univers. Il aurait pu être fort sympa, cet univers. Un pays surgit sur les cendres des Etats-Unis, un système de caste qui ne semble pas avoir grand chose à envier aux districts d'Hunger Games, des rebelles... Sauf que rien n'est réellement développé. Les castes ? Oui, on en parle mais pas des masses, encore moins lorsque America entre dans le palais royal. Les rebelles, ils sont là, ils attaquent même (même si le lecteur ne voit pas grand chose des dites attaques) mais pourquoi ils sont là, on n'en sera pas plus. Le background d'Illéa ? Seulement quelques lignes en plein milieu du livre qui n'explique pas tout. La fameuse télé réalité ? Nous sommes loin d'avoir tout le temps des caméras. Maxon rencontre les filles en tête en tête sans elles, et finalement, on oublie plus que rapidement que tout cela est retransmis (un seul jour dans la semaine d'ailleurs, et pendant une demie-heure seulement) chez tout le bon peuple du pays. Et en plus, à part avec Céleste (le personnage qu'on aime détester), il n'y a aucune brouille entre candidates. Tout est beau dans le meilleur des mondes... Beaucoup d’éléments donc qui ne sont pas développés dans un premier tome qui est tout de même fait pour planter le décors. Oui, il le plante, mais pas celui que j'aurais voulu en fait. 

Parce que la vraie raison de ce livre, c'est la romaaaance (oui avec plusieurs a). Absolument tout tourne autour. Ce n'est pas que je n'aime pas la romance en elle-même, c'est un genre qui peut révéler quelques surprises Sauf que là, non. Le triangle amoureux ? Si on veut, parce qu'il ne faut pas se leurrer, Aspen, le fiancé d'America est finalement bien vite remplacé par Maxon dès qu'elle le rencontre et malgré ce qu'elle en dit. D'ailleurs, dans ce premier tome, on se demande vraiment ce qu'il fait là. La jeune femme se défend de vouloir tomber amoureuse du prince, sauf que bien entendu, ça arrive et puis c'est gros comme une maison, pas la moindre subtilité là-dedans. C'est bien dommage. Surtout que dès le départ, il n'y a pas de compétition dans le cœur de Maxon, pour lui, c'est America et puis c'est tout.

Ah tiens, d'ailleurs, parlons un peu des personnages. America est une gentille jeune femme sans le moindre défaut. Mais vraiment. Même son caractère qu'elle dit de cochon ne l'est pas (et je sais de quoi je parle). Elle est lisse, trop pour moi. Une Mary-Sue en puissance quoi. Maxon est pire. On ne voit presque rien de son travail de prince, les sélectionnées, et donc America, n'ont pas à le voir. J'ai toujours l'impression qu'il cherche juste une potiche pour faire jolie à côté de lui. Les rares fois où son personnage devient complexe, l'auteure réussit l'exploit de couper court. Du coup, il passe pour un crétin à mes yeux la plupart du temps. Les autres personnages ? Quasi inexistant. Les autres jeunes femmes ne sont que peu montré, ou alors pour montrer à quel point America est plus gentille, douce, attentionnée. De vrais faire-valoir. Ce qui est dommage, parce que certaines mériteraient d'être un peu plus présente, comme Marlee, l'amie d'America ou Celeste, son "ennemie". Quant à Aspen, il passe pour le bon gros machos de service et juste pour ça. Au vu de la quatrième du second tome, il semble pourtant avoir un rôle un peu important, mais là, il ne semble être ici que pour former un triangle amoureux. Autant dire que tout comme pour le décor, il manque beaucoup d'éléments pour que tout fonctionne parfaitement pour moi. 

Mais il y a quelques point positifs. Si si, un peu. Déjà, c'est un divertissement sympa pour qui ne veut pas se prendre la tête et ça se lit vite. Si Kiera Cass n'a pas développé son univers et tout le reste, elle réussi tout de même à faire avancer le lecteur rapidement. On se dit aussi que peut-être le tome deux sera mieux pour cela (par contre, niveau vocabulaire, c'est quand même assez pauvre, hein...). Ensuite, il y a tout de même deux trois réflexions sur les castes et surtout sur l’éducation pour les plus démunis qui fonctionnent plutôt bien (même si elles ne sont pas poussées, toujours le même problème quoi). 

Au final, après avoir écrit cet avis, je ne peux que confirmer que la saga n'est surement pas pour moi. Peut-être tenterais-je le tome 2 et encore, même pas dit (lecteurs, va falloir me convaincre de le faire)(ou pas). Je suis assez déçue par le manque de développement de l'univers, par le manque d'action, par le manque de trop de chose et par un trop plein de romance assez superficielle. Du coup, j'avoue, je ne comprends pas du tout l’engouement pour cette saga, alors que je suis tout de même assez bon public à la base. 





mercredi 24 septembre 2014

Terremer, Terremer, tome1, Ursula K. Le Guin

S'attaquer à Terremer, c'est s'attaquer à un monument de la fantasy. Son auteure est dans mon esprit aussi importante pour ce genre (et aussi pour la SF d'ailleurs) qu'une Marion Zimmer Bradley. Il fallait donc que je lise au moins un tome, histoire de mourir moins bête.

Terremer, Terremer, tome1, Ursula K. Le Guin

Editeur : Robert Laffont
Collection : /
Année de parution : 2013
Titre en VO : Earthsea
Année de parution en VO : 1968
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez du voyage iniatique
- Vous voulez des dragons
- Vous voulez de la magie

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas lire des intégrales
- Vous voulez du sédentarisme

Présentation de l'éditeur : 

Dan, l'Epervier, est un jeune garçon vivant sur l'île de Gont, une des nombreuses îles de Terremer. En effet, ce monde est constitué d'eau et d'une série d'archipels rassemblés en un même lieu. Epervier découvre rapidement qu'il possède le pouvoir, la capacité de se servir de la magie. Ogion le silencieux, un sorcier, va venir le voir et lui donner son nom d'adulte, Ged. Il va aussi commencer à enseigner au jeune homme ce qu'il doit savoir, puis va l'envoyer à l'île de Roke où l'on forme les sorciers.
Là Ged va apprendre la magie, comment se servir du vrai nom secret des choses pour se servir d'elles ou les modifier. Mais un jour convoque l'esprit d'une morte et avec elle arrive une créature d'ombre. Alors Ged continue à apprendre puis part dans le monde, traqué par la créature, puis chasseur lui-même, jusqu'au bout du monde.

Mon avis

Ce premier tome se compose en fait de trois romans, Le Sorcier de Terremer, Les Tombeaux d'Atuan et l'Ultime Rivage. Chacun des trois romans va nous conter une aventure du sorcier Ged, personnage principal de la saga Terremer.

Si l'histoire de Ged est intéressante, elle reste tout de même peu originale par rapport à ce que l'on peut déjà rencontré en fantasy. On suit le jeune homme dans son voyage iniatique, puis dans ce qui peut être la vraie aventure, à partir des Tombeaux d'Atuan. De plus les trois tomes sont à chaque fois des tomes initiatiques, le premier pour Ged, le second pour Tenar et le troisième pour Arren. Heureusement, aucun ne ressemble à l'autre, ce qui fait que la lecture en est facile et surtout sans impression de déjà vu. De plus, comme Ged apparait dans les trois tomes, il permet le lien entre eux et va jouer à la fois le rôle du jeune héros, puis celui du héros tout court et enfin celui de guide.

Mais à vrai dire, le plus marquant dans Terremer, c'est bien Terremer même. Le monde crée par Ursula K. Le Guin est juste fabuleux et surtout très cohérent dans tous les domaines qu'il nous laisse voir sur ces trois tomes. Tout est parfaitement maitrisé, que se soit la magie, la politique, la géographie. Le monde ne subit quasiment aucune approximation. De plus, Terremer est un endroit terriblement poétique, du moins, je trouve. Et même si les histoires qui s'y passent ne sont pas spécialement joyeuse, elles se prêtent parfaitement à ce monde et à sa poésie. Et c'est cela qui fait toute la beauté de Terremer, que se soit le monde ou le livre d'ailleurs.

Et pour finir, il y a des dragons. J'aime les dragons, même si je lis de moins en moins de fantasy avec ces bestioles dedans. Alors du coup, les retrouver, même un peu, ça fait bien plaisir. Surtout que dans Terremer, les dragons ont un rôle assez important que se soit dans l'histoire de Ged ou dans celle du monde. Bref, moi contente de retrouver les dragons.

Au final, c'est donc une très bonne lecture que ce Terremer, qui me replonge dans la bonne vieille fantasy, celle que je n'avais pas lu depuis un bon moment et qui en fait, me manquer quand même. J'ai beaucoup aimé l'écriture de Le Guin, vraiment poétique et très agréable à lire.

lundi 8 octobre 2012

Portrait d'un Marshall, Starters, Lissa Price

J'ai récemment acheté la seconde nouvelle tirée de la saga Starters de Lissa Price. Je l'ai lu hier soir, juste avant de me coucher.

Portrait d'un Marshall, Starters, Lissa Price

Edition : Robert Laffon
Collection : R
Format : epub
Année de parution : 2012
Titre en VO : Portrait of a marshall
Année de parution en VO : 2012

A lire si
- Vous avez lu le tome 1 de Starter
- Vous voulez retrouver l'univers de Starter
- Vous aimez les enquêtes policière rapides

A ne pas lire si
- Vous avez lu Starter et espérez trouver Callie
- Vous voulez une histoire développée

Présentation de l'éditeur

Les Enders sont-ils tous mauvais ? Pas vraiment… Alors pas d’hésitation, glissez-vous dans la peau de l’un d’entre eux avec Portrait d’un marshal, une nouvelle inédite de Lissa Price.
Cette nouvelle vous fera découvrir l’univers de la série Starters et permettra aussi aux fans de retrouver tout le talent de l’auteur pour leur plus grand plaisir.

Mon avis

J'avais déjà lu la première nouvelle, portrait d'un starter, et je l'avais apprécié. J'espère renouveller cette expérience avec Portrait d'un Marshal. A vrai dire, j'ai aimé lire la nouvelle, l'écriture de Price étant fluide et agréable, j'ai un peu moins aimé l'histoire qu'elle nous raconte là.

Nous suivons un marshal de cent trois ans durant son enquête sur la mort de jeune filles starters. Il prend cette histoire particulièrement à cœur à cause de la mort de sa petite fille qui est une victime potentielle du tueur. Il découvre alors Prime Destination est décide de se payer une location pour en découvrir plus sur le tueur et pourquoi pas l'arrêter.

Le marshal est un "bon" Ender. Enfin si on veut. Il s’intéresse aux jeunes Starters des bas fond juste parce qu'elles ont la même fin que sa petite fille et que leur meurtre le rapproche un peu plus de l'assassin. Régulièrement on sent la pitié qu'il éprouve pour elles. Louer un corps ne le dérange apparemment pas plus que cela, tant qu'il peut mener sa vengeance. Autant le dire, j'ai eu du mal avec ce personnage, que je trouve hypocrite au possible.

J'ai par contre apprécié de voir le monde de Callie vu par un Ender. Cela permet d'avoir une autre vision, moins pessimiste (et encore) que celle de la jeune fille (qui n'apparait absolument pas). A vrai dire, c'est un peu la seule partie que j'ai vraiment aimé dans la nouvelle, en plus de l'écriture agréable de Price. J'ai été assez déçue donc de l'histoire, préférant celle de la première nouvelle.

Il est prévue une troisième nouvelle pour décembre 2012, je me demande si je la lirais cette fois.

lundi 14 mai 2012

Starters, Tome 1, Lissa Price

Et une dystopie de plus, une. En ce moment, j'ai l'impression de ne lire que de ça. 

Starters, Tome 1, Lissa Price

A lire si
- Vous aimez les dystopies
- Vous aimez les héros jeunes

A ne pas lire si
- Vous en avez marre des dystopies
- Vous voulez juste une dystopie toute simple
- Vous n'avez pas de commencer une nouvelle série

Présentation de l'éditeur

Dans un futur proche : après les ravages d’un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps. L’esprit d’une vieille femme en prend possession pour retrouver sa jeunesse perdue. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu… Et Callie réalise bientôt que son corps n’a été loué que dans un seul but : exécuter un sinistre plan qu’elle devra contrecarrer à tout prix !

Mon avis

Encore un livre prit pour sa couverture et à cause du Buzz autours. Autant dire que je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre (enfin si en fait). Mais à l'inverse de Druide et comme pour tous les romans jeunesses et YA que je lis, je n'avais pas vraiment peur d'être déçue, sachant que généralement, ça se lit tout de même assez vite. Et celui-ci ce lit vite et bien.

L'histoire démarre fort avec Callie notre héroïne de seize ans qui débarque à la Banque des Corps, de son vrai nom Prime Destination. Elle vient pour se renseigner quant à la location de son corps pour vieux en mal de sensation forte et surtout afin de trouver un moyen d'avoir assez d'argent pour soigner son frère. Sauf qu'elle en repart, sans avoir signer de contrat. Elle retrouve Tyler (son frère donc) et Mickaël son ami dans leur squat. Qu'ils vont devoir très vite quitté. Désespérée, la jeune fille finit par retourner à la Banque et à louer son corps. Sauf que bien sur, tout ne se passe pas comme prévu (sinon ça aurait été trop simple). 

Voilà pour le début de l'histoire (fort mal racontée d'ailleurs...). Je n'en dirais pas plus, vu que se serait spoiler un peu trop. A savoir donc que dans l'univers de Callie ne restent plus que les enfants et ado et les vieux. Les adultes ont tous été éradiqué par la troisième guerre mondiale qui a fini un an avant l'histoire. Nous n'en découvrirons pas plus sur la guerre et sur l'univers de Starters mais étrangement, je trouve que ce n'est pas plus mal. Seule chose que j'ai eu du mal à comprendre c'est "mais pourquoi vacciner les Vieux ?".  Ma réponse est simple : sinon l'histoire aurait été moins sympa.

Passons aux personnages. Callie, la narratrice, est comme souvent une gamine qui m'exaspère avec le leitmotiv "mais pourquoi moi ?". Dommage, elle est intelligente, vaillante, gentille. Tyler son petit frère fait un peu office de mascotte dans le livre et Mickaël m'a moins plus que dans la nouvelle Portrait d'un Starter. Les personnages que j'ai le plus apprécié sont finalement les vieux. D'abord Helena, la locataire de Callie pour sa détermination, puis Madison, enfin Rhiannon, une autre locataire carrément fofolle. J'ai beaucoup aimé ces vieux dans le corps de jeune, qui retrouve une seconde jeunesse et compte bien en profiter. Ils permettent de mieux comprendre pourquoi Prime Destination existe.

Pour le style de l'histoire, c'est d'abord une dystopie qui se transforme petit à petit en un espèce de thriller futuriste assez sympa. Le style de l'auteure est clair, concis et, chose que j'ai apprécié vu que l'on suit tout de même une ado de seize ans, emploi quelques fois des termes assez familier. On plonge rapidement dans le livre grâce à tout cela sans avoir l'impression d'avoir un adulte dans le corps d'une gamine (ah ah ah, c'est quand même un peu le sujet du livre...).

En tout cas, Starter est un bouquin que j'ai beaucoup apprécié et rien qu'à cause de son cliffhanger de la mort qui tue à la fin, j'ai hâte de pouvoir lire la suite (soit deux nouvelles et le tome 2).

mardi 8 mai 2012

Portrait d'un Starter, Starters tome 0, Lissa Price

Alors que je lis toujours Druide, j'ai fait l’acquisition de cette petite nouvelle. Comme le tome 1 de Starters est dans ma bibliothèque...

Portrait d'un Starter, Starters tome 0, Lissa Price

A lire si :

- Vous avez envie de découvrir l'univers de Starters avant de lire le livre
- Vous aimez les nouvelles

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas lire la série Starters


Présentation de l’éditeur

Une nouvelle exclusive pour découvrir l'univers de la série événement STARTERS, la nouvelle étoile noire de la dystopie.

Dans un futur proche : après les ravages d'un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps...

Mon avis

Portrait d'un starter est une petite nouvelle d'une quarantaine de page (si comme moi on le lit sur son iphone...) qui permet sans rien dévoilé que ce que l'on sache déjà de Starter de par sa quatrième de couverture, de découvrir le petit univers qu'à créer Lissa Price. En tout cas, c'est comme ça qu'elle est présentée. A vrai dire, à part qu'il existe des Starters et des Enders et qui ils sont, elle ne révèlent pas vraiment l'univers en lui-même. Pour moi, elle raconte plus le pourquoi de la couverture du tome 1 de la série. Et en cela, j'ai trouvé cette histoire intéressante.

Elle commence avec le jeune Mickaël, starter de son état donc, et compagnon de Callie (héroïne du premier tome). Il dessine son amie sur son carnet de croquis. Elle finit par la fin du croquis qui est donc la couverture du tome 1. Entre les deux, une petite péripétie de Mickaël nous faisant découvrir les Enders et leur peur des Starters.

Nous n'avons pas le temps en quarante pages de s'attacher à Mickaël ou à Callie qu'il suit durant la journée. D'ailleurs, les personnages sont un peu secondaires finalement, puisque nous sommes vraiment dans la découverte.

Je n'ai pas encore lu le tome 1 de la série (avec un peu de chance c'est le prochain livre que je lirais) mais j'ai bien aimé ce principe de nouvelle avant (même si le nom de tome 0 est peu être éxagéré...). D'ailleurs, R (collection Robert Laffont), prévoit deux autres nouvelles avant la sortie du second tome. Espérons qu'elles seront gratuites elles aussi (oui je suis un peu radine)