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jeudi 3 décembre 2015

Les Dividendes de l'Apocalypse, Stéphane Desienne

Je n'ai pas lu de Desienne depuis cet été et sa super saga Exil. J'étais un peu en manque, vu que j'apprécie énormément l'auteur et ses écrits. Pourtant, j'avais les Dividendes dans ma PAL depuis cet été, justement. Il était plus que temps de le lire.

Les Dividendes de l'Apocalypse, Stéphane Desienne

Editeur : NumérikLivres
Collection : SF, fantastique, fantasy
Année de parution : 2014
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez de la science-fiction 
- Vous voulez du complot

A ne pas lire si :
- Vous voulez une histoire longue
- Vous n'aimez pas quand ça peut aller trop vite

Présentation de l'éditeur : 

En exil sur Nouveau-Vatican une petite planète isolée à l’écart du mercantilisme spatial, l’Église Catholique Romaine s’apprête à affronter sa Seconde Apocalypse. Une faction dure de dignitaires conduite par le puissant Cardinal Valero estime qu’il est temps que l’Église effectue son grand retour dans les affaires humaines et qu’elle fasse payer les responsables de la Première Apocalypse qui a failli la détruire sur l’ancienne Terre. À la tête de l’Inquisition, le Cardinal Valero a la ferme intention, par tous les moyens, de faire table rase de la période de Refondation. Mais pour que sa victoire soit totale, Valero doit se débarrasser du Pape Célestin. Pour affaiblir le Pontife, il va faire chanter son bras droit, Joseph Joachim Janssen qui n’a pas réussi à dissimuler aux inquisiteurs son goût pour des mœurs controversés. Le plan machiavélique de Valero pour asseoir la domination du nouveau Pape est sur le point d’aboutir lorsque l’équipage d’un cargo de la Mission Commerciale des Œuvres découvre une Archive informatique qui se comporte comme un redoutable virus capable de détruire les systèmes d’informations. Valero voit dans cette Archive, l’arme absolue pour semer le chaos dans l’Espace Humain.

Mon avis

Stephane Desienne m'a déjà entraîné sur une Terre où zombie et Extraterrestre déciment tranquille les humains (Toxic, dont la seconde saison ne devrait plus tarder), sur une autre où les zombies se retrouvent enfermer dans des goulags ou encore à la recherche de ce que cache les gigantesques éco-cités d'une Terre dévastée (la géniale série Exil). Cette fois, je quitte la Terre et les zombies pour me rendre sur Nouveau-Vatican, planète isolée où l'Eglise Catholique s'est réfugiée. Là, elle survie comme elle peut, tant elle semble ne plus être si puissante par rapport à avant. C'est dans ce Nouveau-Vatican spatial que l'histoire commence. 

Valero, Grand Inquisiteur aux dents longues, estime depuis un petit moment qu'il est temps pour l'Eglise de faire son grand retour. Pour cela, il est prêt à tout, il utilise sa fonction sans scrupule, fait chanter pas mal de monde et quand on s'oppose trop à lui, on disparaît. Bref, Valero c'est le Grand Inquisiteur dans toute sa splendeur. Et le seul qui se dresse pour le moment devant lui, c'est le Pape lui-même. Alors qu'il s'en prend au dernier homme de confiance de celui-ci, Joseph Joachim Janssen, une relique est découvert bien loin de Nouveau-Vatican. Rapidement Valero voit en l'Archive de quoi faire sauter le Pape Célestin. Mais c'est sans côté sur Janssen, qui loin d'avoir été intimidé par l'Inquisiteur, a commencé la résistance...

Autant le dire de suite, j'ai beaucoup beaucoup aimé l'histoire. Pourtant, quand on commence la lecture, on se dit que tout cela n'a rien de bien original, le coup de la relique contenant un virus informatique qui va s'emparer d'un vaisseau et déclencher une apocalypse, il me semble que ce fut déjà utilisé (en série plutôt qu'en livre d'ailleurs). Mais ce n'est qu'un prétexte pour tout ce qui va suivre, car là est le vrai intérêt du livre. Le Vatican reste un état avec des politiciens. Un état affaibli qui a besoin de se refaire une santé. Et on a beau être loin de la terre, dans un monde futuriste, eux sont un peu resté à l'époque des complots du style ceux du moyen-age mais avec des moyens bien plus moderne. Ainsi tout le monde semble comploté dans le dos de tout le monde et la cour papale ressemble plus à un beau ramassis d'ordure pour la plupart qu'à autre chose. Et moi, les complots, on le sait, j'adore ça. Surtout que Desienne ne laisse pas grand chose au hasard. Ce qui est amusant, c'est qu'on a presque toutes les cartes en main mais qu'on reste tout de même sur le coup à certaines révélations.

Une autre chose que j'ai bien apprécié, ce sont les personnages. Aucun d'eux n'est facile à mettre dans une case. Nous n'avons pas le méchant absolument méchant ou le gentil très gentil (pas même Valero finalement n'est un méchant dans le style machiavélique qu'on peut s'imaginer). J'aime ces nuances qui donnent plein de profondeurs aux personnages. J'ai bien sur eu quelques préférences pour certains, dont Giuseppe ou encore Janssen, mais j'ai trouvé que d'autres n'étaient finalement pas assez développé (Célestin par exemple). Bon après, comme souvent, les personnages, ça restent tout de même à l'appréciation du lecteur, nous sommes d'accord.

Au final, j'ai aimé les Dividendes de l'Apocalypse, mais vraiment. J'ai aimé l'histoire, les complots, l'écriture toujours aussi pêchue de l'auteur et les personnages. Le roman se lit vite (en édition papier, il fait 240 pages), et surtout ne se lâche pas comme ça. Le suspens est toujours là, d'un chapitre à l'autre, du coup, ça en fait un vraiment très sympathique thriller-SF. 

Et en plus de ça, le petit plus de l'édition numérique, c'est le premier épisode de la série Toxic (que l'on peut aussi retrouver seul gratuitement chez Walrus), qui permet à ceux qui ne connaissent pas de découvrir et peut-être de continuer la série.

jeudi 13 février 2014

Passeurs d'Ombres, l'intégrale, Anne Rossi

J'avais vu un avis sur cette série numérique sur le blog de Cécile Duquenne, 100 %SFFF (le blog à ne pas suivre si tu ne veux pas voir ta PAL ou ta Wishlist prendre une vingtaine ou plus de bouquin en plus). Ce qu'en disait Cécile m'avait bien plu et du coup, lorsque je cherchai un nouveau livre numérique, je me suis prise l'intégrale.

Passeurs d'Ombres, l'intégrale, Anne Rossi

Editeur : Numeriklivre
Collection : Numerikserie/45 minutes
Année de parution : 2013
Format : epub

A lire si : 
- Vous aimez les séries
- Vous voulez une grande diversité dans les personnages et surtout dans leur origine
- Vous voulez de la romance soft

A ne pas lire si :
- Vous voulez beaucoup de suspens
- Vous ne voulez pas de magie

Présentation de l'éditeur :

Dans un monde sans soleil où seule la chaleur monte du sol, des hommes et des femmes courageux appelés les passeurs d’ombre sont les seuls humains capables de transiter d’une ville à l’autre pour vendre leurs marchandises et escorter les voyageurs. Les Terres Noires sont peuplées de créatures dangereuses appelées les Surnaturels. Les passeurs d’ombre, même au péril de leur vie, savent comment les éviter et souvent comment les affronter. Découvrez dans cette série fantasy captivante, la destinée de ces hommes et de ces femmes d’exception.

Mon avis

La collection dont est tiré cette série nous promet des histoires qui se lisent en quarante cinq minutes environ (plus ou moins suivant le lecteur). Alors, non, je ne me suis pas chronométrée mais je pense qu'effectivement c'est bien le cas. Et pourtant, en quarante cinq minutes, ce qui peut paraitre court, les sept épisodes de cette série nous dévoile une vraie histoire avec des personnages complexes, tout comme l'univers. Le seul point faible reste tout de même que tout s'enchaine rapidement, des fois un peu trop pour certaines choses. Mais en lisant ce genre de livre, je savais finalement à quoi m'attendre. Du coup, cela ne m'a pas dérangé plus que cela, et je pense que si le lecteur est habitué au format court, ça ne le dérange pas plus.

Passons à présent aux histoires des épisodes, sans toutefois trop rentrer dans les détails, ça je vous le laisse découvrir. Nous avons donc sept épisodes de romance fantasy. Nous suivons durant ses sept épisodes ce qui sera la partie féminine d'un futur couple. A chaque nouvel épisode, une nouvelle héroïne et donc un nouveau petit couple. Nous ne sommes pas vraiment perdue dans les personnages puisque Passeurs d'Ombre se veut aussi être le récit d'une famille. Ainsi l’héroïne du premier tome, qui sera finalement une espèce de fils conducteur entre les autres, apparaitra quasiment à chaque épisode. Cela en fait presque une petite saga familiale. Mais cela a surtout l'avantage de voir les personnages évolués, mais vraiment, que se soit eux ou leurs histoires d'amours.

Oui, parce que Passeurs d'Ombre reste de la romance. Assez soft d'ailleurs, ce qui n'est pas forcément pour me déplaire, personnellement. Les femmes de la série trouvent l'amour à chaque fois. Alors, oui, on s'y attend la plupart du temps, mais c'est pourtant très bien fait. Surtout qu'Anne Rossi ne choisit pas la facilité puisqu'elle associe généralement les héroïnes humaines à des surnaturels. Ainsi dès le départ, Eliane tombera amoureuse de Capricorne, un demi-faune. Nous croiserons d'ailleurs un bon nombres de surnaturels, du faune, de l'efrit, en passant par les vampires, les ondins, les dragons et autres. J'ai beaucoup aimé le mélange des espèces, cette manière dont Anne Rossi nous montre que l'on peut s'entendre et même trouver l'amour entre diverses "espèces". Une jolie leçon de tolérance, surtout que la série s'adresse pas mal aux adolescents.

Mais Passeurs d'Ombre n'est pas que de la romance non plus. J'ai beaucoup apprécié l'aspect fantasy de la série. Tout d'abord sa diversité au niveau des créatures surnaturelles, comme je le disais plus tôt, mais aussi le monde qu'elle nous peint et même certaines quêtes. L'auteure m'a donné envie de découvrir les Terres Noires et ce qu'elles réservent. En plus de cela, l'auteure nous donne pas mal d'occasion de sourire avec un peu d'humour, généralement très bien placé pour détendre un peu l'atmosphère.

Finalement, je trouverais un bémol dans cette série, et c'est le même que Cécile, le manque de suspens entre deux épisodes. Comme nous changeons d’héroïne, nous changeons aussi un peu d'histoire (surtout lorsque plusieurs années passent entre deux épisodes). Il n'y a pas le moindre cliffhanger (enfin un seul) entre eux. C'est vraiment la curiosité qui va pousser le lecteur a continué sa lecture, celle de savoir comment la famille va évoluer ou de quelle créature va tomber amoureuse l’héroïne. C'est bien dommage parce qu'il ne m'a pas été possible généralement d'arrêter la lecture en milieu d'épisode. En fait tout le suspens se concentre dans les épisodes eux-même qui nous tienne en haleine. 

En dernier, je parlerais d'un truc plutôt marrant dans la série et personnel en fait. Comme je le disais, la première héroine se nomme Eliane, qui est le nom de ma mère. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant le nom de sa fille... Oriana. Alors, oui, mon prénom c'est Oriane, mais tout de même, c'est assez étrange de découvrir un couple mère fille se nommant quasiment comme ma mère et moi. J'ai même demandé à ma mère si par le plus grand des hasards, elle ne connaitrait pas une Anne Rossi !

Au final, j'ai aimé découvrir la série, son monde, les femmes fortes qui la peuplent. Le petit bémol de l'absence de Cliffhanger peut être dépassé si comme moi, vous lisez l'intégrale sans coupure. D'ailleurs, je pense bientôt lire la saison 2, les Milles Royaumes.