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lundi 2 mars 2020

Roses Mécaniques, Stéphane Desienne

J'ai été opéré de l'appendicite mardi dernier en urgence. Sans parler du mal de chien que ça fait, ça me pose un problème auquel je n'avais absolument pas penser, je ne peux pas lire la "Brique" (aka le Prieuré de l'Oranger) sans avoir mal. Du coup, je me rabats sur le Kindle et Netflix (j'ai enfin fini the 100 et il ne me reste qu'un épisode de The Witcher à voir). Bref, c'était l'occasion de me replonger dans un livre pas trop prenant, avec une touche de pulp et de la SF sympathique, récupéré il y a peu.

Roses Mécaniques, Stéphane Desienne

Editeur : Edition du 38
Collection : du fou
Année de parution : 2019
Format : AWZ

A lire si :
- Vous voulez un roman court
- Vous voulez de la SF d'anticipation
- Vous aimez les thrillers

A ne pas lire si
- Vous n'aimez pas le pulp

Présentation de l'éditeur

Futur proche, quelque part sur la planète Terre. Les robots occupent une place de choix dans notre société. L’utilisation d’androïdes sexuels se généralise, voire se banalise. Pour le proxénète Yuri, c’est l’occasion ou jamais de se faire un paquet de fric avec des machines à sexe toujours au top et opérationnelles 24h/24. C’est sans état d’âme qu’il s’est débarrassé de ses prostituées de chair et d’os. Margot, Cendrillon, Sandra, Safyah et Vicky ont été ses premières victimes. Larguées comme de vieilles paires de chaussettes dans un camp minable, les cinq filles ont décidé de se venger avec pour seul objectif : pourrir le business florissant de Yuri. Seulement, on ne s’attaque pas à Yuri et à « ses roses mécaniques » sans en payer le prix !

Mon avis

Mon amour pour les textes de Stephane Desienne n'est plus à démontrer il me semble. J'aime ce qu'il écrit pour plein de raison. Ça me fait souvent rire (même si parfois, c'est un peu jaune), ça me distrait facilement et je les trouve particulièrement dans l'air du temps. Depuis ma rencontre avec l'auteur en territoire zombie, j'apprécie lire ce qu'il fait. Or, depuis la fin des Editions Walrus (une perte pas possible pour moi en numérique), j'ai un peu, je l'avoue, arrêter de lire l'auteur. Il y a plein de raison à ça, et je ne les explique pas toutes. Il était temps que je le retrouve, parce que faut bien avouer qu'il m'avait manqué.

Roses Mécaniques ne m'avaient pas parlé de suite. Le thème m'intéressait bien moins que les zombies de Toxic ou la religion des Dividendes de l'Apocalypse. Disons que je le trouvais un peu trop racoleur. Or, en y réfléchissant bien, je me suis dis pourquoi pas et j'ai fini par l'ajouter à ma PAL il y a quelques temps. J'avais de plus en plus envie de savoir comment ce thème allait être abordé. Et puis, comme je le disais, lire Stéphane Desienne me manquait. 

Le roman commence par une scène des plus glaçantes et marquantes. L'auteur sait marquer les esprits, il y arrive fort bien ici. Puis, on passe à quelques années plus tard, avec Margot, ancienne pute devenue snipeuse, démontait la tête d'une prostituée androïde. Le ton est donné. Les "naturelles" contre les mécaniques. Un combat qui pourrait être une "querelle de trottoir" entre putes. Or, l'auteur va aller plus loin que ça. Dans les romans de monsieur Desienne, il y a toujours une réflexion sur la technologie, l'humanité et ce que tout cela risque d'entrainer. Ses romans d'anticipations ont toujours quelque chose de gênants dans le fait qu'on ne semble jamais vraiment loin de ce qu'il dit. La critique n'y est jamais facile. Ici, ne nous trompons pas, ce n'est pas la critique des prostituées qui est faite. C'est celle des mac, en premier lieu, du système autours de cette forme-là de prostitution et puis, plus loin, celles des plaisirs virtuels et de "l'avénement des machines". La prostituée mécanique n'est plus vraiment un simple rêve, c'est presque à notre époque une réalité. Le remplacement de l'humain par le robot est une réalité aussi. C'est en suivant les cinq ex-putes (alors, avant de continuer vu que j'emploie plusieurs fois le mot, ceci n'est pas une insulte, et il est assez employé dans le texte pour que je le fasse aussi)(d'ailleurs, pute ne devrait pas être considérée comme une insulte, jamais) mais aussi leur ancien mac, Yuri, que nous pouvons nous faire, nous lecteur, notre propre opinion. 

C'est marrant, ça. J'ai du mal à parler du roman, de ses personnages, de son histoire, bref de ce dont je parle d'habitude. J'ai en tête tout ce que j'ai pu pensé de ma lecture plus qu'elle-même. Peut-être parce que l'auteur nous laisse nous faire notre propre opinion sur tout cela. J'ai trouvé Stéphane Desienne assez neutre dans son discours surtout en ce qui concerne la partie anticipation de son récit. L'impression en vient aussi du fait que les personnages, plus particulièrement les filles, me semblent quelque peu stéréotypés. On y retrouve la princesse, la guerrière, la mère, la bricoleuse (qui contre doute attente est bien Cendrillon)... Le mac, lui, est ce qu'on peut s'en peine imaginer, quelqu'un venant d'un pays de l'est quelconque (il s'appelle Yuri), violent et avide d'argent. Même les robots n'échappent pas à la règle. L'histoire aussi est assez simple au final. Non, vraiment, ce qu'il reste, c'est le discours d'arrière. Et c'est pour cela que je vous invite vraiment à lire ce bouquin.

Alors, oui, Roses Mécaniques n'est pas mon préféré de Stéphane Desienne pour les raisons évoquées au dessus. Malgré un humour toujours bien présent, une partie pulp que j'apprécie et une histoire qui se laisse lire sans problème, j'ai été un peu déçue par les personnages eux-mêmes. Cela n'en reste pas un bon petit roman d'anticipation où la place des androïdes est questionnée de manière intelligente. 

lundi 26 février 2018

Pulp Wars, Walrus Insititute tome 3, Collectif

Quoi de mieux durant la grisaille de février que de lire une bonne anthologie de nouvelles ? Qu'elle oppose les auteurs du Morse à ceux de Bang Bang Press. C'est donc parti pour une bonne dose de grand tout et n'importe quoi.

Pulp Wars, Walrus Insititute tome 3, Collectif

Editeur : Walrus
COllection : nouvelle
Année de parution : 2017
Format : epub

A lire si :
- Vous aimez les anthologies
- Vous aimez l'humour à toutes les sauces
- Vous aimez le gore, l'ubuesque, le fantastique...

A ne pas lire si :
- Vous voulez une anthologie et des auteurs qui se prennent au sérieux.

Présentation de l'éditeur : 

Après la mort de Palmer McGrady, auteur fétiche de Bang Bang Press, broyé par une moissonneuse-batteuse alors qu’il faisait la sieste dans un champ après avoir fumé en une semaine la consommation annuelle moyenne de weed d’un Jamaïcain, après la disparition de son acolyte Spike Bonham-Carter, enlevé en 1982 par des extraterrestres, Arthur McMayhem, leur éditeur, était le dernier défenseur du pulp. Mort en 2013 après un interminable combat contre un cancer du foie, de la gorge, des intestins, du cerveau et du sang ayant dégénéralisé, il avait jusqu’au terme de sa lente agonie défendu les couleurs de ce genre en perdition. Réduit à contempler le champ de ruines qu’était devenu le paysage littéraire, McMayhem avait vu peu à peu tous les écrivains de son écurie se détourner de lui pour torcher de la romance, des manuels de coaching personnel ou des livres de cuisine.
Avec l’extinction de cette mythique maison d’édition, on croyait la véritable essence du pulp disparue à jamais. Certes, Walrus avait bien traduit quelques-uns de leurs titres, mais sans qu’on sache trop pourquoi, le Morse avait délaissé ce filon juteux… Et voilà qu’inexplicablement, aujourd’hui, comme un fantôme surgi du passé et ivre de revanche, comme un phénix qui renaît de ses cendres, Bang Bang Press refait parler de lui. Comme un bruissement d’ailes de papillon sur les réseaux, comme une musique de film d’horreur annonçant un déchaînement de violence inouïe… Pulp’s not dead!

Mon avis

Dois-je réellement vous dire à quel point j'aime la maison du Morse ? Je suppose que non. Dois-je réellement vous dire que j'ai adoré cette anthologie ? Je suppose que oui. Alors, c'est partit.

Bang Bang Press fut à une époque La maison d'édition du Pulp. Mais elle fut rachetée par Walrus Book qui devient alors le maître incontesté du Pulp dans le monde. Ceci est un fait avéré, Walrus racheta à une époque les droits de BBP et en publia des traductions. Par contre, ce n'est pas le Morse qui fit couler la maison d'édition. Disons juste que les auteurs sont partis de ça pour faire mumuse et qu'ils ont bien eu raison. Donc si dans la réalité, la guerre du pulp n'a pas eu lieu, ce n'est pas le cas dans la fiction. Dans la fiction, le fils de l'éditeur de BBP reprend les rênes et veut à tout prix mettre Walrus plus bas que terre, embarquant le lecteur avec les auteurs des deux groupes.

On commence avec les auteurs du Morse. Des auteurs qui commencent à bien connaitre l'exercice et qui s'en donne à cœur joie dans le grand n'importe quoi. Ça donne des nouvelles assez farfelues dans l'ensemble et vraiment intéressantes. On en apprend aussi un peu plus sur le fameux Igor, gardien du Labo (d'ailleurs, faudrait que je trouve le temps de lire les quelques nouvelles qui devraient fortement me plaire), mais on découvre aussi que certains sont capables de trahisons, et que tous ou presque peuvent donner vie à leur création (un pouvoir que j'adorerais avoir dans certains cas). Puis, on passe aux auteurs BBP. Là, il s'agit d'auteur n'ayant pas forcément écrits pour le Morse ou alors ayant écrit une nouvelle ou deux. Bref, du sang tout neuf qui s'en donne là aussi à cœur joie. Et c'est pour le moins rafraîchissant. Surtout si ça annonce aussi du sang neuf dans les collections walrus (une idée comme ça, je dis pas que c'est le cas hein). Cette guerre des pulps est un vrai régal à lire. J'apprécie les anthologies du Walrus Institute pour ça, du pulp, de la grosse déconnade et des histoires qui se lisent avec joie. 

Mais cette fois, Walrus va un peu plus loin que la simple guerre du pulp. A la fin de l'anthologie, le Morse nous propose de faire nous même notre guerre avec un mini JdR. En lui-même, il ressemble pas mal à un jeux de rôle tout ce qu'il y a de plus basique. Son petit plus ? que les règles soient écrites par Lilian Peschet et Jacques Fuentealbas. Je crois n'avoir jamais autant ri en lisant un livret de JdR, mais vraiment. Même si vous captez rien au truc, même si le JdR c'est pas votre truc, ne faites surtout pas l'impasse sur cette lecture-là.

Pour finir cet avis, il faut lire les anthologies du Walrus Institute. Pour se payer une bonne tranche de rigolade, parce que ça fait toujours très très plaisir et que l'imagination des auteurs sur leur métier est juste sans limite aucune.


mardi 27 juin 2017

A l'abordage, Toxic, saison 2, épisode 6, Stéphane Desienne

Et voilà, finie, enfin, la saison deux de Toxic. Et suite à cette fin, je n'ai qu'une chose à dire, c'est quand la suite ? 

Et je profite de ce petit avis lecture pour vous annoncer que Walrus lance son OPMORSE ce mois-ci. Un mois avec des réductions (cette semaine, c'est la collection pulp qui est à 0.99€), des surprises et tout ce qui va avec ce genre d'opération. Si vous voulez découvrir la maison d'édition, n'hésitez pas !

A l'abordage, Toxic, saison 2, épisode 6, Stéphane Desienne

Editeur : Walrus
Colleciton : série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé la saison 1
- Vous voulez un joyeux mélange Zombies/alien
- Vous voulez passer un bon moment

A ne pas lire si :
- Vous avez peur d'être perdu entre les divers personnages
- Vous n'aimez pas penser que vous pouvez être de la marchandise

Présentation de l'éditeur :

Avec ce double épisode, la saison 02 de Toxic tire sa révérence. Que ce soit à bord du cargo GénéSaran ou sur Corrudeeen, la survie des groupes humains est liée au sort des Aliens. Que ceux-ci cherchent à les sauver ou à les exploiter importe peu : le risque de perdre le peu qui a été gagné est grand. Elaine, Masters, Alva, Jon, Alison, le Révérend, Larson, Pedro, Michelle. Autant de personnes dont la vie ne tient qu’à un fil ! La donne est identique pour Jave, Naakrit et Twirl : chacun doit affronter les conséquences des choix qui ont été faits. Reste à savoir qui reverra le jour se lever sur une planète ou une autre…

Mon avis

Je l'avais dit dans l'avis de l'épisode cinq, ce sixième épisode est en fait un double épisode. Presque un mini-roman, une novella. Et une novella qui nous tient en haleine tout le long de son texte. Un texte qui ne déroge pas vraiment à la règle que c'est fixé l'auteur pour les autres épisodes, on commence avec la ferme de Twirl et les humains qui y sont enfermés puis on passe dans l'espace. Juste que les passages sont plus long.

Donc, commençons par la ferme. Rien ne va plus. Michelle se méfit de Larson. Il faut dire que l'homme se fait la malle et revient avec un équipement antigrav qu'il planque. Puis avec sept autres. Pendant ce temps, Twirl se fait enlever par des rivaux. Et quand la docteuresse essaie un des harnais antigrav, elle se retrouve avec le virus m-v. Quand je disais que rien n'allait plus. Alors qu'une nouvelle invasion zombie se prépare dans la ferme, celle-ci est envahi par la Sécurité. Que va-t-il donc advenir des quelques rescapés ? Et bien, nous ne le saurons pas de suite (premier cliffhanger du lot quoi, et déjà, on a envie d'avoir la suite). 

Dans l'espace, ça devient la aussi de pire en pire. La Sécurité Commerciale arrive sur les lieux, poussant tout le monde a agir. Pour le meilleur et pour le pire. Dans le désordre, Naakrit et Jave retrouve les survivants et s'allient avec eux, Alva continue sa vengeance, Khrow accélère le mouvement pour trouver l’antidote et sauver son potentiel pactole. Des alliances se font et se défont. Je n'ose pas dire grand chose sur cette partie-là, la plus longue de l'épisode de peur de spoiler. Et je dois bien dire qu'il y a de quoi spoiler (d'ailleurs, je me demande comment je vais réussir à faire l'avis du premier épisode de la saison trois sans spoiler)(oui, je m'avance beaucoup)(oui, je recommence avec mes parenthèses à tout va, ça m'avait manqué).

Autant vous le dire, j'ai été prise dans l'aventure de ce double épisode très rapidement. Il faut clôturer la saison, le faire comme il faut et donner aux lecteurs l'envie de patienter jusqu'à la saison suivante (ou pas, d'ailleurs, parce que j'aimerais bien l'avoir de suite la dite saison trois). Et Stephane Desienne sait gérer ce genre d'épisode. Pas ou peu de temps mort, des révélations et des moments qui te mettent les nerfs en pelote. Il n'y a pas à dire, c'est un très bon saison final que ce A l'abordage. Encore plus prenant, je trouve, que celui de la saison un.

Voilà, j'ai donc fini la saison deux de Toxic et je peux même répéter ce que j'avais dis à la fin de la un :  "Toxic est une putain de bonne série".  Je le repette encore une fois, parce que je le pense vraiment. Desienne a une écriture très "série télévision" (je sais pas comment dire autrement mais comme je verrais trop Toxic en série TV, je le dis comme ça), très vivante. Et même si pour cette saison, j'ai un peu regretté l'abscence de m-v (enfin, absence, disons qu'on les voit moins), je me suis tout simplement régalée à la lire (oui malgré le hiatus qui était pas totalement ma faute hein). Franchement, si vous ne connaissez pas la série, n'hésitez pas (en plus, je suis presque sure que pendant l'OPMORSE il y a aura des promos sur les intégrales)(parce que j'attends les dites promos en fait, pour le Masque et la Poudre)

mercredi 31 mai 2017

Fractures Ouvertes, Toxic, épisode 5 saison 2, Stéphane Desienne

Cher monsieur Desienne, veuillez m'excuser d'avoir interrompu pendant trop longtemps ma lecture de cette saison deux de Toxic. Mais je voulais faire durer le plaisir. Bon, peut-être pas aussi longtemps, je l'avoue. Mais me revoilà et je compte bien lire le dernier épisode d'ici peu. 

Fractures Ouvertes, Toxic, épisode 5 saison 2, Stéphane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : Série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé la saison 1
- Vous voulez un joyeux mélange Zombies/alien
- Vous voulez passer un bon moment

A ne pas lire si :
- Vous avez peur d'être perdu entre les divers personnages
- Vous n'aimez pas penser que vous pouvez être de la marchandise

Présentation de l'éditeur : 

La révélation les a tous ébranlés : Joana porte l’antidote ! Le genre humain pourrait donc renaître de ses cendres en soignant les m-v. Malheureusement, Elaine et son groupe se voient à cette fin confier un nouvel objectif : s’allier avec les aliens qui paraissent être le plus de leur côté, quitte à de nouveau marcher au bord du gouffre… L’éleveur Twirl croit lui aussi s’être mis sur les bons courants, même si son intuition lui conseille de se méfier, qu’il s’agisse de ses proches ou de ses produits. Ce Larson, le chef des humains, est loin d’être le docile spécimen qu’il s’efforce d’incarner. Il manigance…

Mon avis

C'est marrant ça, j'ai laissé en plan un petit moment la série et quand je reprends, je sais parfaitement où j'en suis. C'est quand même la preuve ultime que la série est super bien foutue et surtout qu'elle reste en tête. Soit, qu'elle est géniale. Mais ça, je l'ai déjà dit plein de fois il me semble. Bon, elle mérite que je le redise, hein, surtout après ce hiatus bien involontaire de ma part. Et donc, justement, on en est où et il se passe quoi dans cet avant dernier épisode ?

Il se passe plein de chose dedans. Côté Twirl et sa ferme d'humain, on assiste à des pressions, des plans qui se mettent en route. Je déplore que cela soit si court car j'aime bien Twirl et ses problème en fait. Et en plus de cela, je trouve que le nouveau groupe d'humain sain n'est pas tellement mis en valeur. Je suppose qu'il finira par l'être un peu plus. Forcément, on se concentre plus sur ce qu'il se passe dans l'espace et plus particulièrement dans le cargo. Et là, autant dire que ça y va. Parce qu'on approche de la fin et que tout se met en place pour un final qui se déroulera en deux épisodes (enfin un mais qui a la taille de deux). Et ça envoie du lourd avant la fin donc. 

Autant le dire, on ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de ce cinquième épisode. C'est qu'il s'en passe des choses quand même. Naakrit et Jave vont enfin arrêter de faire de la figuration. Je les aime beaucoup tous les deux et je suis ravie de voir qu'ils prennent le taureau par les cornes. Khrow fait de même vu qu'il n'a pas le choix s'il veut réussir à récupérer la marchandise. Et il fait ça comme il faut avec les gros moyens. Et pendant ce temps, pour Elaine et les autres, la survie continue. Une survie qui va peser lourd pour Joana, vu qu'à présent tout le monde sait qu'elle est l'antitode. La voilà qui devient La femme à protéger. Interdite de se mettre en danger, voire tout simplement d'aider, elle ne va pas vraiment apprécié. Une survie qui semble finalement être une préoccupation bien lointaine pour Alva qui continue sa vengeance sans se préoccuper du reste. Forcément, tout ce petit monde ne va pas tarder à se retrouver dans la même galère et j'ai plus que hâte de voir ce que cela va donner. Je pense que beaucoup risque de ne pas s'en sortir indemne. 

Ce cinquième épisode est donc génial. Il ne répond toujours pas vraiment à mes questions sur le groupe d'humain dans les griffes de Twirl mais il annonce du bien lourd pour la suite. Une suite que je vais même lire assez rapidement (ça me changera des plus de six mois entre ce cinquième épisode et son prédécesseur). Je sais parfaitement que Stéphane Desienne va réussir à me surprendre encore une fois et j'ai vraiment envie de voir comment. Surtout vu comment vient de se dérouler ce cinquième épisode !

dimanche 19 mars 2017

En Immersion avec Bella Rush, Stéphane Desienne

Cette nouvelle a été publié à l'occasion du premier Ray's Day il me semble. En tout cas, cela fait un bon moment qu'elle traine dans ma PAL. Grace au tirage au sort par ma fille, elle est enfin sortie de la PAL. Une lecture rapide, même pas une heure, qui a été agréable.

En Immersion avec Bella Rush, Stéphane Desienne

Editeur : Stéphane Desienne
Collection : /
Année de parution : 2014
format : epub

A lire si : 
- Vous voulez une lecture rapide
- Vous voulez du suspens
- Vous voulez une fin qui surprend

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les nouvelles

Présentation de l'éditeur :

Du jour au lendemain, la vie de Craig le bucheron bascule : il devient la star d'un show télévisé auquel il n'a même pas participé. Il va plonger bien malgré lui dans l'intimité de la sublissime Bella Rush... Pour le meilleur et surtout pour le pire

Mon avis

J'adore Stéphane Desienne. J'ai toujours apprécié ce que j'ai pu lire de lui (et j'en ai lu pas mal), et cette nouvelle est aussi sympathique que le reste de sa production. Il nous entraine cette fois dans un monde un peu futuriste mais pas trop. Une époque proche de la notre où les avancés technologiques ne sont pas énormes par rapport à nous mais tout de même. Par contre, les réseaux sociaux et émissions de télé-réalité ont pris leur essor. A tel point que la vie des stars et des moins stars est surveillée par tout le monde. 

C'est dans cet univers que Bella Rush, chanteuse diva, star du moment, décide de faire sa propre émission, En immersion avec Bella Rush. Elle propose à un de ses fans de vivre durant 48 heures dans sa peau grâce à des lunettes connectés. Et c'est Craig qui gagne. Or Graig n'a pas participé, il s'est vu inscrire par sa petite soeur, fan de la star. Une situation qu'il n'apprécie pas, lui qui aime le calme. Mais personne ne refuse une invitation de miss Rush. Et le voilà qui décolle pour une villa secrète afin de partager l'intimité de la femme.

Sauf que, faut pas rêver, Desienne ne va pas lui offrir des vacances tranquille à mater le décolleté de la star. Bella Rush semble tout avoir de la star qui se fait grave chier et qui s'amuse avec un rien, surtout avec les autres. Voilà le gentil bucheron sur une île quasiment déserte. Une île au mille danger où il va devoir réussir à rester en vie durant 48 heures, observé et parfois guidé par la psychopathe. Autant le dire, le pauvre n'a pas beaucoup de chance. Le pire étant que tout le monde pense qu'il s'amuse comme un fou avec Bella Rush. 

Dans cette nouvelle, Desienne critique donc la télé-réalité (cela se sent surtout sur la fin, une fin à laquelle je ne m'attendais pas du tout), mais aussi ce besoin qu'on certain d'approcher les étoiles du star-system. On y retrouve aussi une critique des réseaux sociaux sur lesquels on met nous vit en image, parfois racontant la vérité, parfois embellissement celle-ci (oui, moi aussi, ça m'arrive). C'est bien fait et on en redemande forcément. Il faut dire que malgré le fait que cela ne soit qu'une nouvelle, on s'attache vite aux personnages et à leur aventure. J'ai eu du mal à décrocher durant la petite heure qu'à durer la lecture. 

Au final, c'est une nouvelle vachement sympathique, qui fait un peu frissonner son lecteur et surtout qui finira par le faire sourire (cette fin quoi). Stéphane Desienne réussit une nouvelle fois son coup avec moi.

mercredi 24 août 2016

Oeuvre de chair, Toxic, saison 2 épisode 4, Stephane Desienne

Déjà l'épisode quatre de cette saison deux, le temps passe vite. Un épisode quatre que j'ai mis un peu de temps à me procurer et à lire (la faute à un écran d'iphone qui n'a pas apprécié du tout une chute). 

Oeuvre de chair, Toxic, saison 2 épisode 4, Stephane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé la saison 1
- Vous voulez un joyeux mélange Zombies/alien
- Vous voulez passer un bon moment

A ne pas lire si :
- Vous avez peur d'être perdu entre les divers personnages
- Vous n'aimez pas penser que vous pouvez être de la marchandise

Présentation de l'éditeur :

Des hordes de morts-vivants se déversent depuis les entrailles du cargo, forçant le groupe d’humains à l’explorer et s’y cacher. Un lourd tribut a déjà été payé sans que les survivants le sachent encore. La descente aux enfers se poursuit sur un rythme effréné, sans qu’aucune lueur d’espoir ne vienne éclairer leur progression. Ils ont pourtant un ange gardien, prêt à prendre beaucoup de risques pour les garder en vie. Pour honorer un contrat, et pour redonner de la valeur à la marchandise. Jave ne se doute toujours pas de la gravité de la situation à bord. Il n’a d’ailleurs que peu de temps pour réfléchir. Il a ses propres problèmes : Khrow se fait de plus en plus menaçant. Et si d’aventure l’Humanité disposait d’une ultime chance de ne pas être rayée de la galaxie, il se pourrait que tout se joue du côté de la ferme de Twirl. L’avien dispose enfin de son cheptel, à la tête duquel un homme particulièrement coriace se démène pour retrouver sa liberté.

Mon avis

Avec Stéphane Desienne on ne sait jamais à quoi s'attendre. Enfin, si, au pire. Il n'est jamais tendre avec ses personnages, avec tous ses personnages et c'est quelque chose que j'apprécie assez chez lui. Il est capable de donner aux lecteurs un peu d'espoir pour tout mettre en vrac la page suivante. On ne sait jamais ce qu'il va pouvoir se passer et ça jusqu'à la fin. Ce quatrième épisode nous le prouve encore une fois.

Il commence comme pour les autres du côté de Twirl, l'avien qui veut élever des humains. Humains qu'il a enfin sous la patte. Sauf qu'il faut bien le dire, notre espèce n'est pas si simple à élever et il va devoir apprendre à les connaitre un peu mieux, et surtout il va devoir réussir à les reproduire. Moment assez gênant pour le nouveau groupe d'humain que nous découvrons enfin ( à part pour une sextape, qui a envie de se faire filmer et encore plus mater par des aliens ?). Dans l'espace, c'est pas beaucoup mieux. Masters, Joana, le Révérend et Dan ont retrouvé Alva et sont pris aux pièges. Il faudra l'intervention du Sazkary pour réussir à s'en sortir. Alison retrouve le reste du groupe pour les conduire en sécurité et les convaincre d'aider l'alien à remettre les émetteurs en fonctionnement. Plus le temps passe, plus le danger rode. Khrow lance l'assaut sur le cargo et ce n'est pas dit qu'il laisse en vie les humains encore vivants. Du côté de Jave et du Primark, ça se gâte aussi. Bientôt, ils ne seront plus d'aucune utilité pour le prince marchand... Quand je disais que l'espoir pouvait vite disparaître dans Toxic. Mais certains ont plus d'un tour dans leur manche et rien n'est encore joué. Autant le dire j'attends avec impatience le prochain épisode.

Si j'ai adoré ce qu'il se passe niveau action, je dois bien dire que c'est surtout le personnage d'Alva que j'ai aimé dans cet épisode. C'est marrant, Alva dans la saison un, je l'aimais pas des masses, trop diva peut-être. Et puis, depuis le début de la saison deux, elle change pas mal, j'ai l'impression de la redécouvrir. Peut-être parce qu'elle est seule aussi, que plus personne n'est vraiment là pour former un duo avec elle. Et cette Alva-là, elle me plait. Elle est devenue totalement barge, imprévisible et encore plus froide et distante qu'avant. En même temps, elle me semble être le personnage le plus faible, qui ne se rend finalement pas bien compte de ce qu'il se passe réellement. Elle est devenue fragile, plus qu'après un rail de coke. Alors que la plupart des personnages me semblent assez égaux à eux-même (et qu'Elaine me saoule un peu à être bien trop prudente), elle prend un chemin différent. 

Autre chose, je me demande réellement ce que nous allons découvrir sur le second groupe d'humain intact. Emprisonnés comme ils le sont à la merci des aliens, qu'est-ce qu'il va bien pouvoir leur arriver ? Vont-ils s'enfuir, accepter d'être des animaux d'élevage ou que sais-je d'autres ? Vraiment, ce second groupe, que nous n'avons fait qu'approcher m'intrigue beaucoup (et je ne peux m'empêcher de me dire qu'ils sont là pour remplacer le premier à un moment ou un autre).

Au final, c'est encore un fort bon épisode (comme tous, en fait) qui me fait me poser encore plus de questions. On est loin de tout savoir sur ce qu'il va se produire, loin de tout imaginer aussi. On plonge de plus en plus dans l'horreur pour les humains et dans les abimes des complots pour les aliens. Et cela pour mon plus grand plaisir !

samedi 23 juillet 2016

Astral Karma, Toxic, épisode 3 saison 2, Stephane Desienne

Oh, nous voilà déjà au troisième épisode de la saison deux de Toxic, soit la moitié. Déjà. C'est fou comme ça passe vite le temps en compagnie des aliens.

Astral Karma, Toxic, épisode 3 saison 2, Stephane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : Série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé la saison 1
- Vous voulez un joyeux mélange Zombies/alien
- Vous voulez passer un bon moment

A ne pas lire si :
- Vous avez peur d'être perdu entre les divers personnages
- Vous n'aimez pas penser que vous pouvez être de la marchandise

Présentation de l'éditeur : 

Objet de toutes les convoitises, le cargo GénoSaran devient le théâtre des pires affrontements : aliens ou humains, tous luttent au même titre pour survivre. De leur côté, pris en étau entre m-v et extraterrestres, le groupe d’Elaine et de Masters a l’impression de revivre le cauchemar connu sur Terre. Qui sait comment leur situation peut encore empirer ? Lancés à leurs trousses, Jave et Naakrit vont devoir s’entendre et déployer des trésors d’ingéniosité pour reprendre le contrôle de leur sort. Le Destin n’est pas décidé à les dorloter. Pendant ce temps, de l’autre côté de la galaxie, l’avien Twirl est en passe de peut-être réussir le coup du siècle. Se pourrait-il qu’enfin le vent tourne en sa faveur ?

Mon avis

Nous voilà arriver à la moitié de la saison deux. Généralement, c'est donc à partir de là que tout va se compliquer à mort pour tout le monde et que le lecteur va hurler pour avoir la suite dans l'heure (oui, je fais ça, et alors ?). Mais que vaut donc ce troisième épisode ?

Comme pour les deux autres, il commence dans le Collectif. L'affaire de Twirl comment gentiment à prendre forme et il s'avère que certaine haut placée dans son clan a appris ce qu'il comptait faire et va peut-être l'aider. Peut-être va-t-il enfin réussir à redresser la situation de sa famille et de son entreprise. Tout cela reste toujours fort interessant à lire, surtout que forcément on en apprend un peu plus sur la manière dont fonctionne le Collectif mais aussi sur ce qu'il pourrait advenir des humains une fois là-bas...

Mais le plus sympathique (façon de parler hein), c'est ce qu'il arrive dans le cargo d'Elaine et de ses autres humains. Car on les attendait depuis déjà deux épisodes et ils sont enfin de retour. Les m-v sont là et ils ont faim. Oui, je sais, je devrais plus m'inquiéter pour les humains encore sains mais que voulez-vous, j'ai un petit faible pour les m-v. Surtout pour ce que leur présence apporte en plus dans la série. Car les humains vont arrêter de se la "couler douce" (non parce qu'ils cogitaient quand même pas mal quand même) et qu'il va à nouveau falloir se battre pour la survie. Et à ce petit jeu, ils ne sont pas tous égaux. Tandis qu'Allison se retrouve à devoir passer par un conduit d'aération pour retrouver les aliens, Masters, Joana, le révérend et Dan sont attaqués. Pendant ce temps, les autres se réfugient sur les hauteurs des habitations. La tension monte pour les trois groupes (et pour le lecteur aussi) et on se demande bien comment tout le monde va réussir à s'en sortir dans ce cargo immense où il n'y a quasiment plus d'alien mais beaucoup de m-v.

Peut-être avec l'aide de Jave et du Primark... L'alliance de ces deux-là, bien que forcée, me plait énormément. Les deux aliens ne se supportent pas plus que d'habitude par contre, ils semblent arriver à unir leur force. Et surtout, ils comptent bien réussir à gruger leurs ennemis communs pour arriver à leur fin. Des fins pas forcément identiques comme toujours mais qui pour le moment se rejoigne pas mal. Dommage qu'on ne les suive pas un tout petit plus.

Autant le dire, ce troisième épisode est bourré d'adrénaline mais pas que. On y retrouve aussi pas mal de questions et pas mal de réflexion de la part des terriens qui sont forcément intéressantes (pourquoi les m-v sont là, que va-t-il se passer pour eux, comment ils vont survivre...?). C'est un très bon épisode de milieu de saison qui donne vraiment envie d'avoir la suite (on parle du cliffhanger ? non, hein, on va éviter de râler). Bref, je veux la suite, rapidement.



lundi 4 juillet 2016

Péril Humain, Toxic épisode 2 saison 2, Stéphane Desienne

Même si la semaine dernière était celle de la grosse Op de Bragelonne, je n'en ai pas oublié mon petit plaisir estival de chez Walrus, à savoir la saison deux de Toxic. 

Péril Humain, Toxic épisode 2 saison 2, Stéphane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : Série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé la saison 1
- Vous voulez un joyeux mélange Zombies/alien
- Vous voulez passer un bon moment

A ne pas lire si :
- Vous avez peur d'être perdu entre les divers personnages
- Vous n'aimez pas penser que vous pouvez être de la marchandise

Présentation de l'éditeur : 

L’avenir de l’humanité s’écrit loin de la Terre : Jave l’a compris depuis longtemps. Sa solution pour préserver l’espèce s’éloigne sur un cargo spatial. Pour reprendre le contrôle de la situation, il devra recourir à son Talent, quitte à passer des marchés intenables et à sceller de dangereuses alliances. Elaine, Masters et leurs compagnons ont une autre préoccupation : apprendre à vivre ensemble. La crise couve, les rapports se tendent. Le vaisseau est gigantesque, mais y a-t-il vraiment une place pour tout le monde ? Et si l’un des survivants disparaissait soudain, comment réussiraient-ils à maintenir cette fragile entente ? Ailleurs, au sein du Collectif, d’autres tentent de profiter de la situation pour amasser des fortunes sur le marché des produits humains. Twirl, modeste éleveur, se frotte à une concurrence féroce. Peut-être trop, même, mais le jeu en vaut la chandelle. Au bout du compte, pour tous, le vrai péril est humain..

Mon avis

Stephane Desienne n'a jamais été du genre à faire traîner l'action dans sa série Toxic. Comme à la télévision, tout s’enchaîne et ne laisse aux lecteurs/spectateurs que le temps de se demander "mais qu'est-ce qu'il a encore inventé pour nous tenir en haleine comme ça ?" voire "putain, je veux la suite, là maintenant de suite". D'ailleurs, je me demande si Toxic ne ferait pas une fort bonne série télé... Enfin, je dis ça mais je regarde très peu les séries télé, j'ai pas vraiment le temps. 

Le premier épisode de cette seconde saison était là pour nous remettre dans le bain, replaçant un peu tout le monde dans la situation. Une fois cela fait, Stéphane Desienne peut enfin "se lâcher". Ça commence doucement, avec une partie dans le Collectif. Si cette partie peut sembler lente, elle est particulièrement intéressante pour la suite. J'adore personnellement découvrir tout ce qu'il se passe chez les aliens. Et puis, ça va vite, et fort. Dans le cargo où se trouve nos compagnons humains, l'heure n'est pas à la rigolade. La vie à bord est plus que tendue entre les divers groupes, le révérend faisant en sorte que cela le devienne encore plus. Sans parler d'Alva qui fomente sa vengeance. Et pendant ce temps-là, Masters et Bruce essayent toujours de trouver un moyen de s'enfuir. Sur Terre, ce n'est pas mieux. Les empoissonneurs ne laissent pas beaucoup de marge de manœuvre à Jave et au Primark. Les deux vont même devoir bosser ensemble, ce qui ne va pas être de tout repos. Autant le dire, dans n'importe quelle direction que le lecteur regarde, rien n'est simple. La tension est partout et les personnages se révèlent finalement plus manipulateur les uns que les autres. Nos terriens aussi, bien que certains le soient moins que d'autres. Et dans tout ça, que deviennent les m-v, me direz-vous ? Et bien, pour le moment, une nouvelle fois, ils ne sont pas encore très très présent. Mais ça va vite changer, je sens... Le tout est emmené par un monsieur Desienne qui pose tranquillement ses billes et qui fait tout aussi tranquillement monté la tension. C'est toujours un plaisir de le lire. 

Pour conclure, voici un nouvel épisode que j'ai apprécié avec un cliffhanger qui me fait hurler (je hais les cliffhangers, mais ça, je crois l'avoir déjà assez dit). Bref, ça se lit tranquille, et en plus, on en redemande. 


mercredi 8 juin 2016

Homo Exilus, Toxic saison 2 épisode 1, Stéphane Desienne

Les beaux jours reviennent (il fait actuellement 28° dans la pièce où je me trouve alors qu'il n'est même pas 9h du matin) et avec eux arrivent les séries littéraires. Et surtout, celle de monsieur Desienne. Il revient avec la saison deux de Toxic, série pulp mêlant zombies et alien.

Homo Exilus, Toxic saison 2 épisode 1, Stéphane Desienne

/!\ spoiler sur la saison 1 /!\

Editeur : Walrus
Collection : série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez aimé la saison 1
- Vous voulez un joyeux mélange Zombies/alien
- Vous voulez passer un bon moment

A ne pas lire si :
- Vous avez peur d'être perdu entre les divers personnages
- Vous n'aimez pas penser que vous pouvez être de la marchandise

Présentation de l'éditeur :

La bataille pour la Concession de la Terre a tourné court. Rien ne s’est déroulé comme l’avait espéré l’émissaire Jave : le Lynien est prisonnier, le clan des Empoisonneurs compte bien poursuivre l’œuvre du Primark, Naakrit, qui est porté disparu, et son groupe de protégés humains voguent à travers l’espace à bord d’un cargo génosaran. À leur réveil, Elaine, Masters et la précieuse Joana se doutent bien qu’ils ne sont pas en sécurité dans ce vaisseau aux proportions gigantesques. Cependant, aucun n’imagine l’ampleur du cauchemar que les survivants s’apprêtent à vivre.

Mon avis 

J'avais fini de lire la saison 1 en juin 2014, soit un peu plus de deux ans. Autant dire qu'il a fallu que je revois un peu ce qu'il avait pu se passer (merci le blog). Une fois lecture faite des avis des trois derniers épisodes de la première saison, je suis partie bille en tête retrouver tout ce petit monde.

Ce premier épisode commence presque là où avait fini la saison 1. La bataille pour la concession de la Terre a pris fin, et ce n'est pas le Primaark qui l'a gagné. Jave a réussi à extraire de la planète son petit groupe de protégés mais sans vraiment ce qu'il va advenir d'eux. Pendant ce temps, dans le Collectif, l'humain prend beaucoup de valeur dut à la pénurie. Il faut dire que Jave avait finalement bien préparer son coup avec les empoisonneurs, il avait un peu omis de leur dire que la plupart était infectés. 

Dans ce premier épisode, nous suivons donc un peu tout le monde, et il m'a semblé plus particulièrement les divers aliens. Nous découvrons grâce à eux la situation sur Terre (pas florissante) mais aussi un peu du fameux Collectif. Malgré l'apparence assez peu humaine des aliens (on retrouve des insectoides, des dinosaure miniatures ou des sortes d'oiseaux), ils sont tous des caractères et des gestes qui ressemblent aux nôtres. D'ailleurs, pour ce qui est de leur esprit mercantile, c'est fou comme on dirait réellement des grands patron qui se foutent de tout sauf de leur sous. C'est une chose que j'avais apprécié dans la première saison et que j'apprécie toujours autant dans celle-ci.

Côté humain, nous retrouvons notre petit groupe préféré mais aussi le Révérend ou Jon dans le supercontainer de l'espace où Jave les a fait embarqué sans leur demander leur avis. Pour l'instant, je les trouve plutôt calmes, essayant de comprendre pourquoi ils sont là et ce qui va leur arriver. Les retrouver est fort sympathique et je me demande déjà ce qu'il va bien pouvoir leur arriver. Il faut dire qu'entre les trois groupes plutôt ennemis, la présence de Joana, les aliens et potentiellement les m-v cachés dans les soutes du vaisseau, je sens que rien ne va être simple. Et j'ai hâte de voir à quel point.

Au final, un premier épisode de seconde saison agréable à lire qui remet bien en place ce qu'il a pu se passer avant ça et qui annonce surtout une saison deux fort sympathique. Je trouve juste dommage qu'on n'ait pas encore vu beaucoup de zombies, mais ça ne serait tardé. En tout cas, l'univers s'étoffe un peu plus pour mon plus grand plaisir.

jeudi 3 décembre 2015

Les Dividendes de l'Apocalypse, Stéphane Desienne

Je n'ai pas lu de Desienne depuis cet été et sa super saga Exil. J'étais un peu en manque, vu que j'apprécie énormément l'auteur et ses écrits. Pourtant, j'avais les Dividendes dans ma PAL depuis cet été, justement. Il était plus que temps de le lire.

Les Dividendes de l'Apocalypse, Stéphane Desienne

Editeur : NumérikLivres
Collection : SF, fantastique, fantasy
Année de parution : 2014
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez de la science-fiction 
- Vous voulez du complot

A ne pas lire si :
- Vous voulez une histoire longue
- Vous n'aimez pas quand ça peut aller trop vite

Présentation de l'éditeur : 

En exil sur Nouveau-Vatican une petite planète isolée à l’écart du mercantilisme spatial, l’Église Catholique Romaine s’apprête à affronter sa Seconde Apocalypse. Une faction dure de dignitaires conduite par le puissant Cardinal Valero estime qu’il est temps que l’Église effectue son grand retour dans les affaires humaines et qu’elle fasse payer les responsables de la Première Apocalypse qui a failli la détruire sur l’ancienne Terre. À la tête de l’Inquisition, le Cardinal Valero a la ferme intention, par tous les moyens, de faire table rase de la période de Refondation. Mais pour que sa victoire soit totale, Valero doit se débarrasser du Pape Célestin. Pour affaiblir le Pontife, il va faire chanter son bras droit, Joseph Joachim Janssen qui n’a pas réussi à dissimuler aux inquisiteurs son goût pour des mœurs controversés. Le plan machiavélique de Valero pour asseoir la domination du nouveau Pape est sur le point d’aboutir lorsque l’équipage d’un cargo de la Mission Commerciale des Œuvres découvre une Archive informatique qui se comporte comme un redoutable virus capable de détruire les systèmes d’informations. Valero voit dans cette Archive, l’arme absolue pour semer le chaos dans l’Espace Humain.

Mon avis

Stephane Desienne m'a déjà entraîné sur une Terre où zombie et Extraterrestre déciment tranquille les humains (Toxic, dont la seconde saison ne devrait plus tarder), sur une autre où les zombies se retrouvent enfermer dans des goulags ou encore à la recherche de ce que cache les gigantesques éco-cités d'une Terre dévastée (la géniale série Exil). Cette fois, je quitte la Terre et les zombies pour me rendre sur Nouveau-Vatican, planète isolée où l'Eglise Catholique s'est réfugiée. Là, elle survie comme elle peut, tant elle semble ne plus être si puissante par rapport à avant. C'est dans ce Nouveau-Vatican spatial que l'histoire commence. 

Valero, Grand Inquisiteur aux dents longues, estime depuis un petit moment qu'il est temps pour l'Eglise de faire son grand retour. Pour cela, il est prêt à tout, il utilise sa fonction sans scrupule, fait chanter pas mal de monde et quand on s'oppose trop à lui, on disparaît. Bref, Valero c'est le Grand Inquisiteur dans toute sa splendeur. Et le seul qui se dresse pour le moment devant lui, c'est le Pape lui-même. Alors qu'il s'en prend au dernier homme de confiance de celui-ci, Joseph Joachim Janssen, une relique est découvert bien loin de Nouveau-Vatican. Rapidement Valero voit en l'Archive de quoi faire sauter le Pape Célestin. Mais c'est sans côté sur Janssen, qui loin d'avoir été intimidé par l'Inquisiteur, a commencé la résistance...

Autant le dire de suite, j'ai beaucoup beaucoup aimé l'histoire. Pourtant, quand on commence la lecture, on se dit que tout cela n'a rien de bien original, le coup de la relique contenant un virus informatique qui va s'emparer d'un vaisseau et déclencher une apocalypse, il me semble que ce fut déjà utilisé (en série plutôt qu'en livre d'ailleurs). Mais ce n'est qu'un prétexte pour tout ce qui va suivre, car là est le vrai intérêt du livre. Le Vatican reste un état avec des politiciens. Un état affaibli qui a besoin de se refaire une santé. Et on a beau être loin de la terre, dans un monde futuriste, eux sont un peu resté à l'époque des complots du style ceux du moyen-age mais avec des moyens bien plus moderne. Ainsi tout le monde semble comploté dans le dos de tout le monde et la cour papale ressemble plus à un beau ramassis d'ordure pour la plupart qu'à autre chose. Et moi, les complots, on le sait, j'adore ça. Surtout que Desienne ne laisse pas grand chose au hasard. Ce qui est amusant, c'est qu'on a presque toutes les cartes en main mais qu'on reste tout de même sur le coup à certaines révélations.

Une autre chose que j'ai bien apprécié, ce sont les personnages. Aucun d'eux n'est facile à mettre dans une case. Nous n'avons pas le méchant absolument méchant ou le gentil très gentil (pas même Valero finalement n'est un méchant dans le style machiavélique qu'on peut s'imaginer). J'aime ces nuances qui donnent plein de profondeurs aux personnages. J'ai bien sur eu quelques préférences pour certains, dont Giuseppe ou encore Janssen, mais j'ai trouvé que d'autres n'étaient finalement pas assez développé (Célestin par exemple). Bon après, comme souvent, les personnages, ça restent tout de même à l'appréciation du lecteur, nous sommes d'accord.

Au final, j'ai aimé les Dividendes de l'Apocalypse, mais vraiment. J'ai aimé l'histoire, les complots, l'écriture toujours aussi pêchue de l'auteur et les personnages. Le roman se lit vite (en édition papier, il fait 240 pages), et surtout ne se lâche pas comme ça. Le suspens est toujours là, d'un chapitre à l'autre, du coup, ça en fait un vraiment très sympathique thriller-SF. 

Et en plus de ça, le petit plus de l'édition numérique, c'est le premier épisode de la série Toxic (que l'on peut aussi retrouver seul gratuitement chez Walrus), qui permet à ceux qui ne connaissent pas de découvrir et peut-être de continuer la série.

mercredi 19 août 2015

Le Long chemin de l'exil, Exil épisode 7, Stéphane Desienne

La série Exil prend fin. Je m'étais habituée à lire mon petit épisode régulièrement. Ca me fait toujours bizarre lorsque je finis une série comme ça. On s'habitue à l'histoire, aux personnages et puis on est triste de quitter tout cela.

Le Long chemin de l'exil, Exil épisode 7, Stéphane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : série
Année de parution : 2015
format : epub

A lire si :
- Vous voulez une belle brochette de personnages
- Vous voulez un monde quasi post-apocalypse mais pas tout à fait quand même

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas attendre la suite, où si vous n'avez pas envie d'une série


Présentation de la série par l'éditeur (je ne mets pas le résumé des épisodes, vu que ça pourrait spoiler)

La société de consommation a terminé d’épuiser l’humanité. Désormais la guerre civile fait rage à travers la planète. Pendant que les gouvernements tentent de préserver les infrastructures, seuls les plus riches tirent leur épingle du jeu : des dizaines d’années plus tôt, des précurseurs s’étaient lancés dans l’édification des « éco-cités », de gigantesques villes flottantes bâties pour fuir la misère et s’isoler au large. Les plus folles rumeurs circulent à leur sujet : technologie d’avant-garde, richesse totale, soins poussés à l’extrême, le tout dans un luxe et un confort absolus. On raconte également que leurs habitants sont éternellement jeunes.
Mais si ces éco-cités pharaoniques sont réellement si étrangères au malheur qui frappe la Terre, pourquoi a-t-on vu l’une d’entre elles mettre le cap sur l’Alaska ? Qui sont réellement ses habitants, et en quête de quoi se sont-ils lancés ?

Mon avis

Je sens que je vais avoir du mal avec cet avis. J'ai beaucoup de chose à dire dessus, mais malheureusement, ça va beaucoup spoiler si je fais ça. Ce serait dommage du coup pour ceux qui n'ont pas encore lu la série. Bref, je vais donc faire un avis avec plus bas, le spoiler, histoire que les gens qui ne veulent pas l'être ne le lise pas. Parce que définitivement, il faut que je parle de ce qui me "chiffone". 

Le sixième épisode commençait à nous donner les clefs de Concordia et de l'histoire. Des clefs infimes pour la peine, préparant juste ce qu'il allait se passer dans cet ultime épisode. Et il se passe beaucoup mais alors beaucoup de chose et ça de partout. Les personnages se révèlent enfin dans l'adversité et si certains restent droit dans leurs bottes, du moins ne changent pas vraiment d'un iota par rapport à ce qu'on a déjà vu d'eux, d'autres m'ont surprise, de manière agréable (Dalton par exemple, qui même si sa ligne de conduite ne change pas vraiment, fait un geste que je n'aurais pas cru venir de lui). De plus, l'action ne prend pas le pas sur les révélations, c'est plutôt du cinquante cinquante, et j'apprécie ça. Surtout lorsqu'on se prend un torrent de révélation comme ce fut le cas pour moi. Je m'attendais à certaines, d'autres m'ont surprises. Au final, l'épisode se révèle génial, une bonne conclusion pour cette histoire qui m'aura embarqué durant presque tout l'été. Peut-être même le meilleur de tous. 

Mais comme pour le reste des épisodes, j'ai surtout vraiment apprécié le fond de la série. Le sentiment d'Exil qui s'y trouve, que se soit pour Emily qui ne se sent pas à sa place à Seward après juste être parti en exil, pour les Sewardiens, finalement exilé de leur propre patrie, Oleg, le russe ou même les habitants de Concordia, ayant choisi l'Exil volontaire, la dénonciation de la société de consommation et le fait qu'on y apporte pas vraiment de solution, sauf pour les plus aisés, la fraternité qui peut se créer dans des moments difficiles... Bref, des thèmes bien abordés, sans en faire trop, ni trop peu. Le tout porté par l'écriture de Stéphane Desienne, toujours vive, rapide, imagée et allant droit au but.

A présent passons au spoiler. Donc je le redis, lecteur, si tu ne veux pas être spoiler, ne lis pas la suite.

mercredi 12 août 2015

Concordia, Exil, épisode 6, Stéphane Desienne

Alors que sort aujourd'hui l'ultime épisode d'Exil, j'ai à peine fini hier l'avant dernier. Ce qu'il y a de bien, c'est que comme ça, pas de coupure, je peux enchaîner direct.

Concordia, Exil, épisode 6, Stéphane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : série
Année de parution : 2015
format : epub

A lire si :
- Vous voulez une belle brochette de personnages
- Vous voulez un monde quasi post-apocalypse mais pas tout à fait quand même

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas attendre la suite, où si vous n'avez pas envie d'une série


Présentation de la série par l'éditeur (je ne mets pas le résumé des épisodes, vu que ça pourrait spoiler)

La société de consommation a terminé d’épuiser l’humanité. Désormais la guerre civile fait rage à travers la planète. Pendant que les gouvernements tentent de préserver les infrastructures, seuls les plus riches tirent leur épingle du jeu : des dizaines d’années plus tôt, des précurseurs s’étaient lancés dans l’édification des « éco-cités », de gigantesques villes flottantes bâties pour fuir la misère et s’isoler au large. Les plus folles rumeurs circulent à leur sujet : technologie d’avant-garde, richesse totale, soins poussés à l’extrême, le tout dans un luxe et un confort absolus. On raconte également que leurs habitants sont éternellement jeunes.
Mais si ces éco-cités pharaoniques sont réellement si étrangères au malheur qui frappe la Terre, pourquoi a-t-on vu l’une d’entre elles mettre le cap sur l’Alaska ? Qui sont réellement ses habitants, et en quête de quoi se sont-ils lancés ?

Mon avis

Avec Concordia, avant dernier épisode de la série, l'étaux se resserre pour tout le monde. La tension arrive à son presque plus haut niveau et nous, lecteur, commençons enfin à réussir à démêler quelques fils. Pas tous, il faut en garder pour la fin. Mais assez pour se dire que la fin va être bien bien sympathique aussi.

Mais où en sommes nous ? Concordia dévoile peu à peu ses plans, aux lecteurs déjà, mais aussi, à certaines personnes de Seward. Mais quand je dis peu à peu, c'est plutôt une infime partie de ses plans. Parce que les administrateurs cachent toujours autant de chose et peu s'en rende compte, sauf peut-être Emily. Pourquoi elle ? Parce qu'elle découvre quelques petites choses sur son passé, plutôt celui d'un des membres de sa famille mais surtout par son propre passé et son expérience en Californie. Oui, révélation là aussi, du moins, en partie, une fois encore. Côté Seward, ça accélère aussi pour certains, là où d'autre semble un peu plus stagner. Le tout risque fortement de se retrouver sur l'éco-cité ou pas très loin d'après moi dans la suite.

Ce que j'ai vraiment apprécié, c'est qu'enfin, les personnages se dévoilent vraiment, surtout par rapport à certains autres. Et enfin, je peux me dire que j'avais pas trop mal jugé la plupart des personnages jusque là. Ça fait plaisir de voir que malgré des doutes, des entourloupes, tout ça tout ça, j'ai tout de même plutôt bien cernés la plupart, mais là encore, je m'avance peut-être un peu, vu qu'il reste un dernier épisode.

Au final, même si j'ai été un peu plus longue que d'habitude à lire cet épisode (trop de monde à la maison pendant les vacances), j'ai pris grand plaisir à le lire. Et là, j'ai juste hâte d'être tranquille à la maison pour pouvoir commencer le dernier épisode qui s'annonce explosif !

lundi 3 août 2015

Alliances, Exil, épisode 5, Stéphane Desienne

C'est reparti pour un peu d'Exil par ici. Le prochain épisode sort demain, il est donc temps que j'écrive mon avis sur le précédent, non ?

Alliances, Exil, épisode 5, Stéphane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : Série
Année de parution : 2015
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez une belle brochette de personnages
- Vous voulez un monde quasi post-apocalypse mais pas tout à fait quand même

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas attendre la suite, où si vous n'avez pas envie d'une série


Présentation de la série par l'éditeur (je ne mets pas le résumé des épisodes, vu que ça pourrait spoiler)

La société de consommation a terminé d’épuiser l’humanité. Désormais la guerre civile fait rage à travers la planète. Pendant que les gouvernements tentent de préserver les infrastructures, seuls les plus riches tirent leur épingle du jeu : des dizaines d’années plus tôt, des précurseurs s’étaient lancés dans l’édification des « éco-cités », de gigantesques villes flottantes bâties pour fuir la misère et s’isoler au large. Les plus folles rumeurs circulent à leur sujet : technologie d’avant-garde, richesse totale, soins poussés à l’extrême, le tout dans un luxe et un confort absolus. On raconte également que leurs habitants sont éternellement jeunes.
Mais si ces éco-cités pharaoniques sont réellement si étrangères au malheur qui frappe la Terre, pourquoi a-t-on vu l’une d’entre elles mettre le cap sur l’Alaska ? Qui sont réellement ses habitants, et en quête de quoi se sont-ils lancés ?

Mon avis

Les épisodes d'Exil se suivent mais ne se ressemblent pas. Autant le dire, c'est quand tu es persuadé d'avoir au moins une des clefs de la série qu'en fait, tu te rends compte que pas du tout. Alliances, cinquième épisode sur sept n'est toujours pas celui des révélations, par contre, il est celui de l'embrouille totale. Parce que l'auteur a décidé de montrer un peu plus ses cartes et qu'on se demande bien ce qu'il va finir par se passer. 

Alliances porte en tout cas fort bien son nom. Les divers personnages avancent leurs pions avec précision et surtout s'acoquinent les uns aux autres. Enfin, presque du moins. Car si effectivement quelques alliances prennent forme, ils ont tous un petit quelque chose dans la tête qui fait que ce n'est finalement que pour mieux tromper leur adversaire. Et cela est sans parler des alliances forcées. Parce que bien sur, Stéphane Desienne ne fait rien au hasard et qu'il a fort fort envie de surprendre son lecteur. Ca fonctionne d'ailleurs fort bien avec les deux trois mini révélations dont une dès le début ou presque et l'autre un peu plus proche de la fin de l'épisode. Tout cela présage du bon pour le lecteur, du moins bon pour les personnages de la série.

Niveau personnage, si Emily reste encore et toujours le centre de tout, j'ai bien aimé le fait qu'on s'attarde peut-être un peu plus sur Dokes, le pécheur, qui bien que je n'apprécie pas le personnage, est particulièrement intéressant. L'homme en connait plus qu'il ne veut bien le dire sur pas mal de chose et on commence un peu mieux à le comprendre. C'est le personnage central de cet épisode, et il me semble mieux tirer les ficelles que Dalton dans Seward. Il aurait pu être maire, celui-là. En tout cas, c'est le genre de personnage que je trouve super bien foutu, même si comme je le disais, ce n'est pas celui que j'apprécie le plus. Par contre, je trouve dommage de ne pas avoir eu trop de passage avec Oleg et Pop (je les aime bien tous les deux en fait) et que les Concordiens m'ont semblé un peu "effacés" sur cet épisode (mais je sens que la suite va les remettre à l'honneur).

Au final, un très bon épisode, une fois encore. Je continue à me poser plein de question et espère commencer à avoir trouvé quelques réponses (mais je doute). Bref, je verrais cela demain avec l'avant dernier épisode de la série (déjà ? ça passe super vite en fait)