vendredi 14 décembre 2018

Le Serment Orphelin, Le Secret de Ji, tome 2, Pierre Grimbert

Me revoilà (oui déjà, je sais, après des mois et des mois de disettes, ça fait bizarre, même pour moi), avec la suite du Secret de Ji. Ce tome est un peu plus lent que le premier, mais reste toujours aussi bon. On y va ?

Le Serment Orphelin, Le Secret de Ji, tome 2, Pierre Grimbert

Editeur : France Loisir
Collection : Fantasy
Année de parution : 2006
Nombre de pages : 355

A lire si :
- Vous aimez la fantasy à l'ancienne
- Vous aimez les quêtes initiatiques

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les longues séries
- Vous voulez que ça aille vite

Présentation de l'éditeur : 

Les héritiers sont plus que jamais en danger. Leur ennemi inconnu a lancé sur eux tous les tueurs Züu des Hauts-Royaumes. Combien de temps Corenn, Grigan, Rey, Bowbaq et les enfants échapperont-ils aux exécuteurs ?
Il leur faut à tout prix percer le secret de Ji, dont ils commencent seulement à saisir l'importance... et qui les mène peut-être à un péril plus grand encore.
Et voilà qu'une ombre mortelle se réveille...

Mon avis

J'avais apprécié lors de ma toute première lecture la vitesse de l'action. Je me souviens qu'à l'époque, je l'avais enchaîné après un livre où il y avait un peu trop d'information d'un coup(et du coup, ça devait être un des tomes de la Roue du Temps surement, vu l'époque de mes lectures, ça se tient)(à moins que ce ne soit un tome de l'Assassin Royal, peut-être). Enfin bref, tout ça pour dire que si vous aimez quand tout va trop vite, quand vous devez ingurgiter beaucoup d'information dans un seul tome, et bien, passez votre chemin. Le Secret de Ji prend quand même son temps.

La première partie du tome pourrait en décevoir quelques uns. Alors qu'on a passé tout le tome un à fuir et chercher des réponses, voilà que d'un coup, on se pose. Cachés dans les caves d'un trafiquant, les Héritiers cherchent toujours des réponses et le moyen d'échapper aux Züu. Alors, oui, nous restons immobiles mais ce n'est pas pour autant qu'il ne se passe pas grand chose. Entre les discussions sur ce qu'il s'est passé à Ji et les préparatifs pour rencontrer les assassins dans le Petit Palais, nous assistons aussi à la découvert de ses pouvoirs par Yan et aux entraînements de Léti. Et du coup, en vrai, il se passe donc beaucoup de chose. Surtout, on apprend à mieux connaitre nos Héritiers, du moins, à les connaitre un peu plus. La seconde partie est un peu plus mouvementé on va dire. Et surtout, elle introduit enfin la dernière Héritière dans le groupe. Mais pas que. Sauf que bon, je ne vais pas trop en dire pour le moment, sinon, je vais vous spoiler la fin (et quelle fin, mes amis d'ailleurs. Niveau cliffhanger, elle se pose quand même plus là que celle du premier tome).

En fait, il y a pas mal de chose qui se mette en place dans ce tome malgré son apparente immobilité. Comme je le disais, Yan découvre qu'il est un magicien, tout comme Corenn. Cette partie-là, celle de la magie, n'a été que très peu abordée durant le premier tome. Elle l'est beaucoup plus ici et j'apprécie que l'enseignement théorique de Corenn soit plus fait de supposition et d'interprétation personnelle que de certitude. Ça ajoute une petite touche de mystère au tout. L'arrivée de Lana, la dernière Héritière, va elle nous permettre d'aborder un peu plus la myhtologie du cycle, puisqu'elle est Maz, soit guide religieux. En fait, nous avons passé le premier tome a découvrir tout notre petit monde, à faire connaissance avec la plupart des personnages, maintenant, on s'attaque à l'univers lui-même. Mais toutes les découvertes que nous faisons pour le moment ne tombent pas comme un cheveu sur la soupe (oui, j'ai aussi employé cette expression hier, que voulez-vous, je l'aime bien), elles sont parfaitement intégrées dans le récit et ne l'alourdisse pas. C'est d'ailleurs un très bon point, ça, vu que nous ne bougeons pas beaucoup.

Côté personnages, je n'ai pas grand chose à ajouter par rapport au premier tome. Grimbert les a plutôt bien défini dès le départ. Seule chose qui a tendance parfois à m'ennuyer, ce sont les romances. Léti et Yan me saoulent avec leur désarroi de ne pas avoir encore réussi à s'avouer leurs sentiments (alors que ça crève les yeux de tout le monde sauf les leurs hein), Grigan et Corenn sont choupis mais ça n'avance pas (et là aussi ça crève les yeux de tout le monde sauf les leurs hein) et arrive la troisième (que j'aime beaucoup lors de ma première lecture), à savoir Rey qui tombe amoureux de Lana. Ces trois relations ont tendance à prendre le pas sur les relations entre les autres personnages. C'est un peu dommage parce que du coup, parfois, on a l'impression que le groupe ne se forme qu'à cause de ça alors que pas du tout. C'est un peu d'ailleurs, le seul point négatif du roman pour moi (et finalement d'ailleurs de toute la série en vraie), cette omniprésence des romances (alors qu'en fait, elles sont toutes sympathiques en vraie parce qu'assez différentes mais trop présente pour moi). 

Pour finir, ce second tome est pour moi très intéressant parce qu'il met un peu plus en place l'univers merveilleux qu'à inventer Pierre Grimbert. Il pourra paraître un peu lent pour d'autre. Mais il pose réellement les bases de ce qu'il va suivre (la fin est particulièrement importante pour cela, d'ailleurs). Je suis vraiment contente de me replonger dans cette série.

mercredi 12 décembre 2018

Ici et Ailleurs, la Magie de Paris, tome 3, Olivier Gay

Bon ben voilà, j'ai fini la Magie de Paris. Et je suis un peu triste quand même. Parce que j'ai beaucoup aimé la série et que je me suis pas mal attachée à Chloé et à Thomas. Mais toute bonne chose a une fin et je vais laisser partir ces deux-là. 

Ici et Ailleurs, la Magie de Paris, tome 3, Olivier Gay

Editeur : Castelmore
Collection : /
Année de parution : 2018
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez une héroine qui ne se laisse pas marcher dessus
- Vous aimez les livres de capes et d'épées
- Vous voulez de l'humour

A ne pas lire si :


Présentation de l'éditeur : 

La suite des aventures de Chloé, Thomas et David qui se retrouvent dans l'univers parallèle des démons qu'ils combattent sur terre.

Mon avis

Les derniers tomes des séries que j'aime sont toujours très compliqués à lire. Parce que j'aimerais que ça dure longtemps et en même temps, je veux à tout prix savoir. Alors, je me force à lire lentement et ça ne marche jamais. Du coup, je finis par râler quand je finis parce que je dois quitter des personnages que j'adore. Bref, ça a été le cas pour cet Ici et Ailleurs. J'ai ralé comme un putois de l'avoir fini hier soir. Et en même temps, j'étais contente d'avoir le fin mot de la fin. Mais parlons un peu de ce dernier tome.

Je ne sais pas si je vais réussir à ne pas spoiler, du coup, je préviens que ça risque d'arriver. 

Suite aux événements du second tome, Chloé, Thomas, David, Cassandre et Nour (oui, oui, Nour) se retrouvent parachutés dans l'univers des Goules.Un univers différent du notre par bien des aspects. Pourchassés par les Goules, ils vont devoir comprendre ce qu'est et surtout d'où vient la magie pour pouvoir rentrer chez eux et surtout pour mettre un terme à tout ce qu'il se passe depuis le début. On se doute que rien n'est simple, forcément.

Ce dernier tome est une parfaite conclusion à l'histoire. Même si j'avoue que j'aurais préféré peut-être (je ne suis pas encore tout à fait sure de moi sur ce point) que l'univers des Goules nous reste un peu plus mystérieux. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis non plus. J'ai aimé le découvrir. J'ai adoré voir ce monde qui s'inspire énormément de la mythologie égyptienne (ça m'a rappelé à quel point j'adore cette période et que ça fait longtemps que je ne m'y suis plus intéressée), les révélations qui découlent de ce voyage sont importantes pour le reste du récit (et m'ont fait comprendre rapidement que la dite petite phrase que Chloé n'avait pas percuté au tome 2 était bien importante, comme je le sentais), l'évolution des personnages alors qu'ils sont loin de Paris est importante aussi. Sauf que j'aime le mystère et j'aimais que les Goules restent mystérieuses pour Chloé. Bref, je suis partagée sur ce passage dans l'autre monde juste parce que j'aurais bien aimé moins en savoir. C'est paradoxal quand même. Mais si j'oublie mes envie de mystère, je dois bien dire que ce nouvel univers est bien intégré à la série et que finalement, si on l'avait vu plus souvent, j'aurais moins râlé (mais j'aime râlé et si l'auteur a décidé que c'était ainsi c'est que ça devait l'être, point). 

Et puis, surtout, ce passage met en lumière un personnage qui était resté en retrait jusque là. J'ai dit dans les précédents avis que les personnages secondaires étaient bien foutues mais un peu trop en retrait. Et bien, Nour arrive sur le devant de la scène. Alors, oui, on ne va pas voir Célia ou la mère de Chloé par exemple, mais on va pouvoir se pencher sur Nour et le personnage est carrément intéressant dans ce tome, là où elle était clairement effacée dans les précédents. Et elle n'est pas la seule à prendre plus de place. C'est aussi le cas de Cassandre que l'on va enfin apprendre à un peu plus connaitre. Par contre, je regrette un peu la mise en arrière de David. Dommage qu'on n'arrive pas à le découvrir un peu plus, comme sa mage. Par contre, la relation entre Thomas et Chloé va prendre un nouveau tournant dont je me doutais et qui arrive de manière particulièrement douce et finalement très logique. Un changement qui ne va pas se répercuter tant que ça sur leur attitude à tous les deux (et ça, c'est plutôt cool, je dois bien le dire) et qui annonce de grands moments de fous rire (sans spoiler, les deux derniers phrases de la série).

En parlant de fous rire, je crois que je n'ai jamais autant souris voire même rigolé carrément depuis longtemps avec un livre. C'est quelque chose que j'ai vraiment adoré dans la saga, le fait que les personnages semblent incapables de rester sérieux cinq minutes alors que la situation est quand même souvent bien désespéré. Entre les références qui n'arrivent jamais comme un cheveu sur la soupe, les piques entre les personnages (mention spéciale à Thomas qui a l'art et la manière de me faire rire) et la vision de Chloé, il va forcément arriver un moment dans le chapitre où je vais devoir me retenir de rire (et franchement, ça a été compliqué de ne pas rire comme une folle parfois)(mais mon Chéri pense déjà que je suis folle, je ne voulais pas lui permettre de le croire encore plus).

Je crois qu'il est temps de finir cet avis. J'ai tellement aimé la série que je sais ne pas être objective dans mes avis. Mais ce n'est pas grave, hein, je ne suis pas là pour l'être, objective. Bref, La Magie de Paris est une excellente série Young-Adult/jeunesse. Elle mêle tant de chose que j'adore que je ne peux pas le dire autrement. Et ce dernier tome ne fait que rajouter à mon impression (mais la mythologie égyptienne quoi). Bref, si vous ne l'avez pas déjà lu, foncer dessus, c'est du bon (et en plus, c'est français (et du sud)(et le sud, c'est la vie)(dit donc la sudiste).

lundi 10 décembre 2018

Le Calme et la Tempête, La Magie de Paris, tome 2, Olivier Gay

Bon, je vais vous le dire de suite, cette série est en train de méchamment devenir mon petit coup de cœur tardif en Young-Adult de cette année (et quand on sait que je n'ai eu que 4 coups de cœurs cette année, autant dire que c'est de la bonne hein). A peine avais-je fini le premier tome que je me suis jetée sur le second. Et à peine ai-je fini le second que je me suis jetée sur le troisième (et j'ai tenté de ne pas le lire trop vite celui-là)(bon, j'en suis déjà à la moitié mais je me suis retenue)

Le Calme et la Tempête, La Magie de Paris, tome 2, Olivier Gay

Editeur : Castelmore
Collection : 
Année de parution : 2018
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez une héroine qui ne se laisse pas marcher dessus
- Vous aimez les livres de capes et d'épées
- Vous voulez de l'humour

A ne pas lire si :


Présentation de l'éditeur : 

Après le désastre à la tour Eiffel, Thomas et Chloé sont en probation. Sur l’ordre de Mickael, David a rejoint leur classe afin de les protéger. Ou de les surveiller. Désormais, Chloé doit jongler entre préoccupations quotidiennes, combats contre les Goules… et une quête très personnelle. Car, maintenant qu’elle connaît sa condition, la jeune fille refuse de se lamenter sur son sort. Elle veut retrouver sa vie d’avant ! Et pour cela, elle n’hésitera pas à utiliser les rituels les plus anciens et les plus obscurs que Thomas pourra dénicher, même si cela mécontente quelques Mages au passage, même si cela implique d’aller au-devant du danger – et même si David risque de se dresser contre elle.

Mon avis

Comme je le disais, je n'avais pas plus tôt fini Le Cœur et le Sabre que je me lançais dans sa suite. IL faut dire que la fin du premier était assez palpitante et que je voulais savoir ce qu'il allait se passer pour Chloé et Thomas. Donc, en essayant de ne pas spoiler, on en est où ? 

Chloé et Thomas doivent faire profil bas après la fin du tome 1. Pourtant, comme ils sont sur place, ils doivent continuer à surveiller la faille. Mais une Goule plus puissante que les autres a réussi à passer la Faille avant qu'elle ne soit fermée. Voilà comment David se retrouve dans la classe de Chloé et Thomas, comme protecteur mais aussi comme surveillant. Et tandis que les deux jeunes gens tentent de vaincre la nouvelle Goule avec David, ils vont aussi mener une quête très importante pour Chloé sans que le dit David ne soit au courant. Forcément, ça va mal tourner. 

On reprend exactement là où on s'était arrêté au tome 1. Et comme pour le tome 1, on oublie les temps morts. Pas le temps de se reposer. Olivier Gay nous entraîne dans une nouvelle aventure sans laisser le moindre répit à son héroïne ni à son lecteur. Une recette qui fonctionne très bien avec moi, forcément. J'ai encore lu le livre en très peu de temps, voulant à tout prix savoir ce qu'il se passait après. Mais il n'y a pas que dans le rythme effréné que je trouve mon compte. L'humour est toujours aussi présent, tout comme les références pop.

Mais surtout, on commence réellement à s'attacher un peu plus aux personnages. Pas que je ne m'étais pas attachée à Chloé et Thomas dans le premier tome, loin de là. Mais maintenant qu'on les connait assez, on découvre d'autres choses sur eux et surtout, on continue à voir naître entre les deux quelque chose d'assez puissant (et pas forcément de l'amour, hein). J'aime toujours autant la manière dont leur duo fonctionne. Parce qu'il n'est pas parfait mais qu'ils essayent quand même. Et puis, ils sont toujours aussi choupis ensemble. Par contre, je trouve super d'enfin voir les personnages secondaires un peu plus présent. A commencer par David, monsieur parfait qui ne laisse aucune fille indifférente, et surtout pas Chloé. Or, si on gratte un peu le vernis, on se rend compte qu'il n'est pas indifférent à tout que ça. On découvre aussi un peu plus les copines de Chloé qui font un peu moins de figuration. Et puis, il y a Cassandre. Cassandre, la mage de David, la peste de l'aventure. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié, qui voit en Chloé une véritable erreur mais qui se retrouve tout de même à devoir l'aider parce que quand même...

Et puis, il y a la quête de Chloé qui va amener aussi Thomas à réfléchir sur deux trois choses. Et j'ai la méchante impression que pour une fois, le lecteur a de l'avance sur tous les deux (une phrase m'a un peu plus interloqué que la jeune fille par exemple, et j'ai hâte de savoir ce qu'il va se passer dans le trois pour savoir si j'ai raison ou pas). Si le premier tome était purement iniatique, là, on entre réellement dans le vif du sujet. On oublie les explications sur les Failles et les mages, on passe à la pratique. Une pratique qui ne vient toujours pas naturellement à Chloé d'ailleurs. Pourtant, elle agit enfin, sans trop se poser de question. Faut dire que pour elle, il y a beaucoup en jeu aussi (mais je vais m'arrêter à pour pas trop spoiler hein).

Au final, j'ai encore dévoré ce tome et je me suis quasi jetée sur le troisième (pourquoi il est pas encore fini ? parce que j'avais pas envie de faire deux avis le même jour)(et que le second tome du Secret de Ji est tout aussi passionnant d'ailleurs). J'ai passé mon temps à me demander ce qu'il allait se passer pour Chloé et une bonne partie à détester/aimer Cassandre (et ça continue avec le tome 3). Heureusement que j'ai pris le troisième tome lors de la petite OP aussi, parce que je crois que je n'aurais pas pu tenir plus longtemps sans connaitre la fin. Bref, l'avis pour le tome trois ne tardera surement pas à venir, et moi, je vais avoir du mal à lâcher tout ce petit monde qui me plait bien.

vendredi 7 décembre 2018

Un soir de Décembre, Delphine de Vigan

Parfois, j'ai des idées un peu connes. Comme vouloir lire ce bouquin forcément en décembre. Ben oui, vu le titre, je voulais faire ça en décembre. Mais j'ai zappé l'année dernière. Du coup, il est resté un an dans ma PAL juste pour le lire à ce que je considère le bon moment. Alors qu'en fait, ben j'aurais pu le lire à n'importe quel moment de l'année, ce livre.

Un soir de Décembre, Delphine de Vigan

Editeur : Points
Collection : /
Année de parution : 2007
Nombre de pages : 195

A lire si : 
- Vous voulez une lecture assez courte
- Vous connaissez et appréciez l'écriture de l'autrice

A ne pas lire si : 
- Vous n'aimez pas rester à l'écart

Présentation de l'éditeur : 

Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l’envie d’écrire, le premier roman, le succès, les lettres d’admirateurs… Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d’une passion ancienne qu’il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l’écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive et trompeuse.

Mon avis

Voilà un roman dont je vais avoir du mal à parler, je crois. Déjà parce que j'écris l'avis avant d'avoir rempli le "à lire si/à ne pas lire si". Ce n'est jamais bon signe. Ça veut dire que je n'ai pas la moindre idée de si j'ai aimé ou pas le livre. Et effectivement, je sors un peu dubitative de ma lecture. Et je vous explique pourquoi.

J'aime l'écriture de Delphine de Vigan. Je le dis à chacun de ses romans et je les ai presque tous lu. C'est une autrice que je connais donc "bien", avec laquelle je me sens bien en tant que lectrice. Je sais à quoi m'attendre avec elle. Du coup, je pars en terrain conquis, sachant que forcément, je vais apprécier au moins l'écriture. Et ça ne rate pas. J'aime la poésie des phrases de de Vigan. J'aime la manière dont elle agence les mots, dont les sonorités me parviennent. L'histoire pourrait n'avoir ni queue ni tête que j'aimerais quand même la manière dont elle est écrite.  Bon, heureusement, l'histoire a un sens, hein.

Mais elle ne m'a pas tant touché que ça, cette histoire. Nous suivons Matthieu, écrivain qui vient de publier son premier roman et qui se retrouve bloqué pour écrire le second. Un syndrome de la page blanche qui ne le perturbe pas tant que ça. Il a un bon job, une vie de famille tranquille et confortable. Que demander de plus ? Sauf que tout va changer rapidement. Une lettre et voilà notre écrivain qui se remet à écrire. Et surtout, il revit une passion d'il y a dix ans qu'il pensait fini. Sauf que... Sauf que je n'ai pas réussi à ne serait-ce qu'apprécier un peu Matthieu. J'ai eu l'impression de rester sur le pas de la porte sans jamais réussir à entrer dans l'histoire. Et pour tout dire, je crois que ça vient aussi de la manière d'écrire de l'autrice.

Pourtant, il y a des moments où j'ai réussi à entrer dans l'histoire. Quatre pour être précise. A chaque lettre de Sara. Parce que le texte s'adresse autant à Matthieu qu'au lecteur. Il n'y a pas la distance que met la narration à la troisième personne ici. Sara se livre, livre son histoire. On est loin des rapports froids que l'on trouve dans la partie Matthieu. Du coup, c'est un peu dommage que ça ne prenne pas le tiers du roman.

Parce que la romance qu'on trouve, enfin, si je peux appeler ça romance, est tout de même bien foutu. La fin de l'histoire entre Matthieu et sa femme aussi. J'ai particulièrement apprécié aussi le parallèle que l'autrice crée entre l'écriture et les deux histoires d'amour de son personnage. Ca peut paraitre un peu gros, mais ça fonctionne pas mal. Avec le retour de la passion pour Sara, Matthieu se remet à écrire. A tel point, qu'obsédé par son nouveau roman, il en oublie sa femme, la trompe finalement avec son manuscrit (en gros hein). Cela devient si pesant pour Elise qu'elle finira par partir avec les gamins, le laissant seul avec son fantasme (il ne cherchera finalement pas à voir Sara) et son roman.

Et puis, il y a cette fin. Matthieu et Elise ne vivent plus ensemble. Et on découvre enfin la dernière lettre de Sara. Cette lettre m'a marqué. Parce que quand je parle du fantasme de Matthieu, finalement, je n'en suis pas loin du tout. Et c'est là que j'en arrive à réfléchir à la facilité avec laquelle l'esprit humain peut aller très loin pour pas grand chose au final.

Pour finir, je dirais donc que je ne sais pas trop quoi penser du livre. L'ai-je aimé ? Je crois, oui. Je n'en suis pas sûre. C'est étrange. Je crois qu'il plaira aux amateurs de l'autrice. Peut-être pas aux autres.

jeudi 6 décembre 2018

Le Coeur et le Sabre, la Magie de Paris, tome 1, Olivier Gay

Et c'est qui qui a profité de la petite OP de Bragelonne du weekend dernier pour agrandir un peu plus sa PAL numérique avec quelques trilogies ? C'est bibi. Et c'est qui qui a profité de sa journée de congès pour mater des téléfilms de noël tout en lisant les trois quart restant de son roman ? C'est bibi aussi. Je ne sais pas si c'est parce que c'est la période de noel et surtout l'hiver (oui enfin, fait 19 degrés dehors au moment où j'écris, l'hiver, je sais pas où il est encore) qui fait ça, mais il semble qu'enfin, je retrouve le plaisir de lire.

Le Cœur et le Sabre, la Magie de Paris, tome 1, Olivier Gay

Editeur : Castelmore
Collection : /
Année de parution : 2017
Format : AZW

A lire si : 
- Vous voulez une héroine qui ne se laisse pas marcher dessus
- Vous aimez les livres de capes et d'épées
- Vous voulez de l'humour

A ne pas lire si :


Présentation de l'éditeur : 

Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l'épée entre Thomas, un élève d'une autre classe qu'elle connaît à peine, et une sorte de démon. L'adolescente tente d'intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu'il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

Mon avis

On va pas se mentir, j'ai pris cette trilogie parce que j'ai adoré la Main de l'Empereur (et j'ai râlé que la suite fasse pas partie de la petite OP d'ailleurs) de l'auteur et que je voulais quelque chose de frais et facile à lire vu ma crise de lecture depuis un bon moment. Ben, j'aurais pas cru que j'accrocherais autant et que je lirais aussi vite ce premier tome (et comme dire, j'ai entamé le second hier soir, et j'ai déjà passé son premier tiers...). Mais il faut dire qu'il fonctionne plutôt pas mal ce roman, alliant fantastique, magie, cape et épée et young-adult (que j'apprécie quand les auteurs jouent avec plusieurs genres !).

Nous sommes à Paris, de nos jours. Chloé a seize ans, va au lycée, fait de l'escrime, vit seule avec une mère démissionnaire, a des copines... Bref, une vie somme toute normale pour une fille de son âge. Jusqu'au soir où elle va rester un peu plus tard à l'entrainement et qu'elle va être témoin d'un combat entre Thomas, le nouveau de sa classe, et une étrange créature. Alors que celui-ci est en très fâcheuse posture, elle va l'aider. Et se retrouver bien malgré elle embarquait dans une histoire qu'elle n'aurait même pas imaginer possible.

J'ai aimé beaucoup de chose dans ce roman. Il n'est pas parfait, aucun roman ne l'est vraiment mais il a de très bons points pour moi. Le premier, c'est les personnages. On le sait, si on n'accroche pas aux personnages, il est compliqué de suivre un roman, encore plus si l'un d'eux est narrateur. J'ai aimé Chloé, la narratrice. Bon, parfois, elle m'a un peu tapé sur les nerfs (Chloé a seize ans et mesure plus d'1m80, oui c'est chiant, on est d'accord, mais elle y pense peut-être un peu trop souvent à ça) mais la plupart du temps, elle m'a plu. Elle ne se laisse pas marcher dessus facilement, à tendance à savoir ce qu'elle veut et à vouloir se faire entendre. En même temps, sous des allures fortes, elle reste une fille sensible. L'autre personnage marquant, c'est Thomas. Le jeune mage est à un humour mordant mais cache pas mal de faiblesse aussi. L'alchimie fonctionne plutôt bien entre les deux et j'ai souris plus d'une fois à leur conversation où l'on trouve toujours une pointe d'humour vache (en gros, sont choupis ensemble ces deux-là). Les personnages secondaires ne sont pas en reste. S'ils prennent moins de place, ils sont plutôt bien construits et apportent quelques touches de fraîcheur fort sympathique dans la vie bouleversée de Chloé.

Outre les personnages, il y a la mythologie mise en place que l'on découvre petit à petit à l'instar de Chloé. Point intéressant d'ailleurs, ça, comme elle, on ne comprend pas tout depuis le départ (même si forcément, en tant que lecteur aguerri, on se doute de bien des choses). On se trouve donc dans un monde où des Failles se créée entre notre réalité et un autre monde (une autre réalité ?) abritant des sortes de démons. Pourquoi et comment ça arrive, pour le moment, le lecteur ne le sait pas vraiment. Heureusement, il y a des Mages, descendant d'un mage égyptien, pour venir au bout des Goules et des Failles dont elles proviennent. Le mélange monde réel et magie fonctionne à merveille dans ce roman même si parfois, on se dit que certains passages sont un peu gros quand même. Mais ce n'est pas bien grave, comme il n'est pas bien grave que parfois, je trouve que ça va un peu vite pour Chloé (non parce qu'au final, ce premier tome se déroule sur quoi, trois jours alors qu'on dirait que ça fait plus longtemps pour certains points). Et puis, il y a ce génial mélange avec les aventures de capes et d'épée qui ajoute un peu plus à tout ça. L'idée des Chevaliers qui se battent à la rapière ou au sabre d'escrime m'a beaucoup beaucoup plus vu que j'adore tout ce qui est cape et épée.

Enfin, il y a le style de l'auteur. Je connais sa façon d'écrire côté plus adulte (la Main de l'Empereur a vraiment un ton différent, déjà il est plus violent). Et j'ai beaucoup apprécié celle côté Young-Adult. Forcément, j'ai retrouvé ce que j'avais aimé dans la Main de l'Empereur, mais j'ai aussi trouvé beaucoup plus d'humour, des références pop-culturelles plutôt sympathiques (et que je comprends pour la plupart, même si j'avoue que les références aux mangas m'ont un peu agacé à un moment)(parce que je les ai trouvé trop facile en fait)(mais je chipote, comme d'hab)(mais pour compenser, y a les références à Dumas et ses potes les écrivains d'aventures de mousquetaires). Bref, ça me confirme qu'entre lui et moi, ça devrait pas mal fonctionner quand même.

Au final, j'ai passé un très bon moment en compagnie de Chloé, Thomas et les autres. Tellement que j'ai commencé le second tome juste après avoir fini celui-là alors que je m'étais dis à la base que j'allais alterner avec une autre série. C'est un Young-Adult qui se laisse lire sans problème, mêlant aventure, action et magie dans un Paris contemporain avec des personnages attachants. Et la suite s'annonce tout aussi sympathique (je suis au premier tiers, et c'est toujours bien)

lundi 3 décembre 2018

Scratch, Rhonda Helms

Rho, ça faisait un moment que j'avais pas lu de romance, dites donc. Depuis le mois de février et l'oubliable Sous le même toit de Moyes. Bon, je ne suis toujours pas la plus grande fan du genre, même lorsqu'il se couple à du New-Adutl (surtout lorsqu'il s'y couple en fait, je crois), mais au moins, j'ai passé un moment de lecture sans grosse prise de tête.

Scratch, Rhonda Helms

Editeur : Milady
Collection : Romance
Année de parution : 2015
Titre en VO : Scratch
Année de parution en VO : 2014
Format : AZW

A lire si : 
- Vous aimez les romances (logique quoi)
- Vous aimez les héroïnes torturées

A ne pas lire si 
- Vous voulez un certain réalisme dans la relation
- Vous voulez beaucoup de musique

Présentation de l'éditeur : 

Hantée par un traumatisme familial, Casey peine à mener une vie normale. C’est seulement lorsqu’elle est aux platines que la jeune fille se sent bien, à l’écart de la foule. À la fac, elle se méfie de tout, ne baisse jamais sa garde. Elle garde soigneusement à distance tous ceux qui tentent de l’approcher. Il en faudra plus pour que Daniel renonce à la séduire. Parviendra-t-il à découvrir ses sombres secrets du passé ? L’amour qu’il éprouve pour elle est peut-être sa dernière chance de se réconcilier avec le monde qui l’entoure.

Mon avis

Vous le savez, la romance est un genre que je critique facilement. Ce n'est pas que je n'aime pas ça, sinon, je n'en lirais pas, c'est juste que je suis très difficile. Autant, il peut y avoir une romance ultra niaise dans un livre de SFFF et ça ne va rien me faire, autant si c'est mal foutu et qu'il n'y a pas un autre genre couplé avec, je peux vite me lasser. L'avantage, c'est que souvent, la romance pure, ça se lit ultra vite. Et puis, c'est comme les téléfilms de Noël, on a beau dite que c'est nul, toujours la même chose etc..., on continue quand même à regarder/lire (oui, le téléfilms de Noël, c'est un péché mignon chez moi). Bref, passons donc à ce Scratch qui m'a fait un peu râler quand même, il faut bien le dire.

Il commence plutôt bien, ce roman. On se retrouve avec une héroïne DJ plutôt sympathique pour le coup, Casey. Rapidement, elle va faire la connaissance de Daniel, beau ténébreux aux yeux verts qui se trouvent aussi être son voisin de cours en philo. Ils vont rapidement se rapprocher mais voilà, la demoiselle a tendance à se refermer régulièrement dut à son passé quelque peu sombre. Faut dire que le dit passé n'est absolument pas simple (on le découvre rapidement d'ailleurs, mais je vous laisse le faire). Bien entendu, ça va engendrer des tensions dans le nouveau petit couple.

Autant le dire, il n'y a pas énormément d'originalité dans cette romance. Ils se rencontrent, ils se découvrent, elle lui sort son secret, il réagit comme un couillon, ils se brouillent, ils se retrouvent (et non, je spoile pas, tout le monde se doute que ça va se passer comme ça). L'histoire est banale, les personnages aussi d'ailleurs. Malgré son passé, Casey ressemble à la plupart des héroïnes de romance. Elle est belle, intelligente, cabossée par la vie. Forcément, elle n'a pas la moindre confiance en elle. Daniel est là pour ça. Il est beau, intelligent et parfaitement équilibré. C'est grâce à lui qu'elle va remonter la pente, enfin s'ouvrir aux autres. Il en va de même pour Megan, sa colocataire, personnage qui pourrait être vachement plus cool que ce qu'elle n'est.

Mais si je râle, ce n'est pas forcément pour les personnages, en fait. Non, c'est pour les situations. Je sais qu'il faut mettre de l'érotisme dans la romance Young Adult, mais heu, faut-il vraiment que les tétons de Casey pointent à chaque plus petits baisers ? Ou que monsieur se tape une érection par la même occasion ? Franchement, ça m'a fait plus rire qu'autre chose. Et on parle de la première fois qu'ils le font ? Non, quand même. Mais sachez que les dialogues à ce moment-là sont priceless (le merci à la fin m'a tué). D'ailleurs, pas mal de dialogues sonnent faux dans le roman. C'est assez gênant, surtout dans les moments un peu sensible (lorsqu'elle lui apprend ce qu'il lui est arrivé par exemple). C'est d'ailleurs dommage, parce qu'au final, ça enlève pas mal d'émotion à la lecture. Ah, et autre chose, ça manque cruellement de musique alors qu'on nous vante le fait que Casey soit DJ et que la musique prend de la place. C'est faux, et je suis déçue de ce point.

Au final, j'ai passé un bon petit moment entre gros ralage, petit fou rire et tout de même un peu d'émotion. C'est pas la romance du siècle, on va pas se mentir, je vais même surement rapidement l'oublier. Par contre, ça se laisse lire tranquillement.

vendredi 30 novembre 2018

Que le spectacle commence, Ann Featherstone

Parfois, les recommandations de ma collègue de travail fonctionnent super bien avec moi. Parfois, ça fonctionne moins. C'est le cas pour ce roman-là, qui avait pourtant beaucoup de chose pour me plaire et qui finalement ne m'a pas tant emballé que ça.

Que le spectacle commence, Ann Featherstone

Editeur : 10/18
Collection : grand détectives
Année de parution : 2011
Titre en VO : Walking in Pimlico
Année de parution en VO  : 2009
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez un récit à double voix
- Vous aimez l'univers du spectacle à l'époque victorienne

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas le parler "paysan/pauvre" exagéré
- Vous voulez beaucoup de suspens

Présentation de l'éditeur :

Dans le monde du spectacle, les apparences sont reines et les secrets mortels. Et s'il y a bien un rôle que l'amuseur public Corney Sage aurait préféré ne pas endosser, c'est être témoin du meurtre de la jeune acrtice Bessie Spooner ! Le Constellation Concert Rooms devra se passer de ses services, il préfère prendre la fuite. Mais sous ses nombreux déguisements, l'assassin rôde et se rapproche...

Mon avis

J'ai commencé ce roman conseillée par ma collègue de travail qui jusque là m'avait plutôt bien conseillée d'ailleurs. Nous n'avons pas vraiment les mêmes goûts si ce n'est en policier (parce qu'en thriller, j'aime ce qui est un peu plus violent par rapport à elle). Du coup, j'apprécie découvrir des livres que je ne lirais pas si elle ne les avait pas aimé à la base. Mais cette fois, ça n'a pas ultra bien fonctionné avec moi, comme je le disais plus haut. Dommage parce que Que le spectacle commence n'a pas que des défauts et qu'il aurait pu être bien plus passionnant pour moi.

L'époque et le lieux étaient déjà intéressante puisqu'il se situe en angleterre, je dirais vers la fin de l'ère victorienne. On le sait, je le dis assez, c'est une période que j'aime beaucoup (surtout pour le steampunk mais pas que) et qui peut donner des choses agréables à lire. Les mœurs sont différents, les gens aussi. Mais il faut avouer qu'ici, ça ne sert que de décors. Il arrive même qu'on oublie tout simplement le fait que se soit de l'historique. Ca pourrait se transposer à notre époque sans presque de problème. Dommage pour moi. Mais ce n'est pas là que le bat à blesser pour moi. 

Le premier chapitre a été, comme dire, long et laborieux. Et j'ai bien failli laisser le livre à ce moment-là. Pourquoi ?  Je n'ai pas accroché avec Corney Sage, amuseur public de son état, et témoin du meurtre qui lance l'histoire. Déjà, il parle trop. Le personnage digresse énormément (pire que moi et mes parenthèses dans mes avis), souvent pour pas dire grand chose et dans un parler typique des bas quartier londoniens de l'ère victorienne. Vous connaissez mon désamour pour cette "authenticité" souvent bien trop poussée par les auteurs. Ça n'a pas raté, j'ai vite été ennuyée par Sage. Je me suis tout de même dit que j'allais laisser une chance au roman, surtout que je venais de découvrir qu'il n'allait pas être le seul narrateur. Et effectivement, lorsqu'on passe au second narrateur, ça va un peu mieux. 

Et venu alors un autre problème, les lenteurs du roman. Ça n'avance pas. Mais pas du tout. Du coup, c'est assez perturbant. Après tout, la collection Grands détectives est censée nous présenter des enquêtes policières. Or, là, c'est plutôt une peinture de tout ce qui tourne autours du spectacle victorien. C'est intéressant, je ne dis pas le contraire, mais ça n'a plus rien à voir avec le meurtre de Bessie Spooner si ce n'est que l'on va suivre le meurtrier (qui est en fait une femme, comme nous l'apprenons donc rapidement) et les deux témoins (l'un était Sage donc). Du coup, j'avoue avoir été déçue. On suit ce qu'il va arriver aux personnages parce que même si on ne s'attache pas vraiment à eux, on a envie de savoir le fin mot de l'histoire (la fin m'a d'ailleurs vraiment déçue) mais voilà, ça n'accroche pas du tout.

A vrai dire, j'ai beaucoup de mal à trouver des points forts au roman. Je n'ai pas vraiment apprécié les personnages qui sont trop basiques et clichés pour moi alors qu'on aurait pu trouver en la narratrice quelque chose de vraiment sympa à lire. D'ailleurs, si Corney m'a agacé par son parler et le fait qu'il ne voit rien alors que tout est sous ses yeux, elle m'a énervée par son caractère trop tout. Les personnages secondaires sont oubliables encore plus rapidement, ce qui est bien dommage. Je n'ai pas non plus apprécié le déroulement de l'intrigue quoique j'ai trouvé appréciable de découvrir le monde du divertissement victorien. Le point remarquable, c'est l'alternance de point de vue plutôt bien foutu sans trop de répétitions entre les deux mais qui, au final, n'apporte pas grand chose. 

Mais alors, pourquoi ai-je pris le temps de finir ce livre ? L'ambiance. Ben oui, quand même. J'ai adoré l'ambiance qui se dégage du livre. Je ne saurais trop vous dire pourquoi mais j'ai accroché. Surement parce qu'on suit les petites frappes, comédiens, catins, voleurs, tout ce qui n'est pas la bourgeoisie de l'époque victorienne. Ca change et l'autrice semble savoir de quoi elle parle, surtout en ce concerne le monde du spectacle (de ce que j'ai compris, c'est son domaine d'étude à la base). Et heureusement qu'il y a eu ça, sinon, je me serais réellement ennuyée sur ce livre.

Bref, cette rencontre n'a pas été des plus géniales, comme vous le voyez. Je ne dis pas que le livre est mauvais mais disons qu'il n'était pas pour moi (il a plu à ma collègue par exemple). Je pense tout de même qu'il peut intéresser du monde.