lundi 19 février 2018

Le secret des Tombes, Ariana Franklin

J'ai pris ce roman parce que la couverture me plaisait beaucoup beaucoup et que la quatrième parlait de légende arthurienne. Bon, par contre c'est un tome trois. Faudrait voir à l'annoncer de manière un peu plus claire hein. Mais en même temps, ce n'est pas grave du tout puisqu'il se lit de manière totalement indépendante des autres de ce que j'ai pu voir.

 Le secret des Tombes, Ariana Franklin

Editeur : 10/18
Collection : Grands Détectives
Année de parution : 2017
Titre en VO : Relics of the Dead
Année de parution en VO : 2009
Nombre de pages : 402

A lire si :
- Vous aimez les enquêtes historiques
- Vous appréciez les héroines qui ne se laissent pas vraiment marcher sur les pieds.
- Vous aimez le douzième siècle anglais

A ne pas lire si : 
- Vous ne voulez pas de temps mort
- Vous voulez que l'Histoire soit totalement respectée.

Présentation de l'éditeur : 

Au XIIe siècle, les moines de Glastonbury ont découvert deux étranges squelettes enterrés dans leur cimetière – l’un est grand, comme celui d’un guerrier, l’autre est petit avec de longs cheveux blonds. L’île d’Avalon se situant à Glastonbury, il pourrait s’agir des restes du roi Arthur et de la reine Guenièvre. Les moines l’espèrent. Un incendie vient tout juste de détruire leur abbaye et ils ont désespérément besoin de reliques pour attirer les pèlerins, leur source de revenu. Le roi Henry II a également besoin de la preuve de la mort du légendaire Arthur. Il veut empêcher ses sujets gallois réfractaires de croire qu’Arthur pourrait revenir et prendre la tête d’une révolte contre lui. Mais Henry doit en avoir la certitude, il fait donc appel à la Confidente des Morts, l’anatomiste Adelia Aguilar, pour qu’elle examine les os. Quelqu’un s’oppose pourtant à l’identification de ces squelettes et est prêt à tuer pour arriver à ses fins.

Mon avis

S'il y a bien une chose qui va me faire prendre un roman plus qu'un autre c'est bien l'évocation des légendes arthurienne. Depuis que je suis enfant, je suis fascinée par Arthur et ses chevaliers, encore plus si l'histoire se place dans un environ historique un peu plus "vrai" que ce qu'on peut retrouver dans les écrits de Chretien de Troyes (qui a largement déplacé l'époque supposée du Roi Arthur pour que ça colle avec l'idée de romantisme qu'on connait tous du coup)(alors que celui qui semble le plus proche d'être Arthur aurait plutôt vécu vers le 5° siècle ou pire le 6°). Alors forcément, Le Secret des Tombes a atterri dans mes mains même si Arthur n'en est pas le personnage principal mais un simple ressort dans une enquête. C'est aussi comme ça que je me suis fait avoir sur le fait que ce soit un troisième tome. Trop contente de retrouver Arthur, je n'ai pas fait attention. Mais comme je le disais en introduction, ce n'est pas grave du tout. Les enquêtes d'Adelia Aguilar peuvent parfaitement se lire dans le désordre, du moins celle-ci. Bon j'ai trouvé quelques références aux deux précédents tomes mais c'est franchement pas gênant du tout.

Adélia Aguillar est médecin. Forcément, nous sommes au 12° siècle, ce n'est pas vraiment une profession pour une femme. Pourtant, Henri Plantagenet va faire une nouvelle fois appel à elle pour résoudre une énigme et pas des moindres. Alors que l'abbaye de Glastonbury est détruite par le feu, on y découvre un cercueil qui pourrait bien contenir les corps d'Arthur et Guenièvre. Pour Henri, c'est l'occasion de mettre fin à une vieille légende et en même temps à la rébellion des Gallois. Encore faut-il prouver que les corps appartiennent bien au Grand Roi et à son épouse. Mais ce n'est pas la seule énigme que va rencontrer Adélia durant son périple. L'une de ses amies va disparaître sans laisser la moindre trace et il lui faudra aussi trouver qui a incendié l'abbaye. 

J'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose du roman, si ce n'était une enquête intéressante sur Arthur et en apprendre un peu plus sur Glastonbury (j'apprécie les romans historiques pour ça, j'en apprends toujours un peu plus). Je suis tombée sur un roman vraiment mais alors vraiment passionnant pour beaucoup plus de chose. 

On commence avec son héroïne, Adélia Aguillar. Déjà choisir pour personnage principal une femme, qui plus est médecin (alors qu'à cette époque-là, elle est plus facilement taxée de sorcière que de femme savante, faut bien le dire), au 12° siècle est un gros pari. Parce qu'il faut réussir à la rentre réaliste par rapport au siècle où se déroule l'histoire et qu'il faut l'intégrer dedans tout en restant un temps soit peu moderne (en gros pas en faire une héroïne trop trop forte et pas du tout emmerder par son métier). Et Ariana Franklin y arrive plutôt pas mal. Elle en profite même pour placer deux trois réflexions féministes sur la place des femmes et pas qu'au 12° siècles. Ensuite, on trouve en bonne place Mansur, seigneur Maure de son état qui se fait passer pour le médecin du groupe. Bien que je l'ai trouvé parfois un peu trop effacé, j'ai apprécié sa présence. Par contre, pourquoi faut-il dans ces histoires que le Maure soit toujours effacé, ultra gentil et grand sage ? (je veux dire que franchement, ils n'étaient pas tous comme ça, pourquoi toujours utilisé ce poncif-là et ne pas faire des personnages plus ambigus comme cela peut-être fait avec d'autres ?). Les autres personnages ne sont pas en reste et surtout, surtout, ils permettent de traiter tout plein de thèmes vachement sympathiques.

Et dans ces thèmes, on retrouve la place de la religion, de la science, celle des femmes, celle de la justice et le tout pas seulement au 12° siècle. Mais pas que, puisqu'il sera aussi question de tolérance. J'ai vraiment apprécié que l'auteure ne se borne pas à l'époque de son histoire, qu'elle y place aussi des réflexions bien plus moderne. Et même si parfois elle semble un peu timide sur certaines choses, il lui arrive de ne pas y aller par le dos de la cuillère. En même temps, je suis en train de me demander depuis un moment si cela ne vient pas tout simplement du fait que se soit une femme qui écrit. Je trouve que beaucoup de thème abordait par les femmes le sont de manière un peu plus virulente que si c'était un homme qui le faisait. 

Au final, j'ai clairement adoré ce roman, même s'il souffre parfois de quelques temps morts. J'ai adoré les trois (oui trois et non pas une seule, ce qui est plutôt sympathique, surtout qu'elles sont finalement imbriquées les unes aux autres de manière fort intelligente) enquêtes, les personnages (même ceux un peu plus effacés) et surtout les réflexions qu'on retrouve dedans. J'ai passé un très agréable moment avec Adelia Aguilar et sa troupe et je vais plus que surement me trouver les deux premiers tomes. Pas tout à fait un coup de cœur mais presque. Ça faisait longtemps.

mardi 13 février 2018

Le Retour du Roi, le Seigneur des Anneaux, tome 3, J.R.R Tolkien

Voilà, j'ai fini ma relecture du Seigneur des Anneaux. Je quitte une nouvelle fois la Terre du Milieu pour un temps.

Le Retour du Roi, le Seigneur des Anneaux, tome 3, J.R.R Tolkien

Editeur : France Loisir
Collection : /
Année de parution : 1983
Titre en VO : he Lord of The Rings, book 3: The return of the king 
Année de parution en VO : 1955

A lire si : 
- Vous aimez les grandes épopées
- Vous aimez la fantasy avec nains, elfe et force du mal
- Vous avez aimé les films

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas la fantasy

Présentation de l'éditeur : 

Dispersée dans les terres de l'Ouest, la Communauté de l'Anneau affronte les périls de la guerre, tandis que Frodon, accompagné du fidèle Samsagace, poursuit une mission presque désespérée : détruire l'Anneau Unique en le jetant dans les crevasses d'Oradruir, la Montagne du destin.
Mais aux frontières du royaume de Mordor, une mystérieuse créature les épie... pour les perdre ou les sauver ?

Mon avis

Et voilà, j'ai quitté la Terre du Milieu pour un temps (j'ai le Silmarillion qui attend bien sagement sur le kindle...). Ma relecture m'aura pris un peu plus de temps que prévu (je tablais tout de même sur un mois  pas presque deux mois) mais elle le valait, ce temps.

Le Retour du Roi reste mon tome préféré de toute la saga. J'aime beaucoup le premier aussi, bien moins le second (qui pourtant ne reste pas à la traine), mais ce tome trois est pour moi un peu au dessus. Pourquoi ? Batailles épiques, un peu de politique (mais pas trop), un peu (mais vraiment très peu) de romance... ce tome regroupe tant de chose que j'apprécie avec un dénouement pas si gentil que cela qu'il mérite toute sa place dans mon panthéon des derniers tomes (oui, j'ai un panthéon des derniers tomes). Et du coup, je vais spoiler. Parce que de toute façon, je suis presque à moitié sure que tout le monde connait la fin du Seigneur des Anneaux.

Il y a dans ce Retour du Roi une nostalgie qu'on ne trouve pas dans les deux précédents tomes. C'est aussi une des raisons qui me fait l'apprécier. Surtout qu'on la ressent très rapidement. Entre un Gondor assiégé qui voit les dernières heures de son intendance, un Frodon qui peu à peu s'étiole, des elfes qui finissent leur temps sur la Terre du Milieu, il n'y a pas à dire, on sent la fin d'un monde, d'une époque. Une fin d'époque qui devrait se faire avec un minimum de joie qu'on a finalement un peu de mal à ressentir (surement dut à ce dernier chapitre qui reste tout de même triste)(sans compter ma seule annexe, l'histoire d'Arwen et Aragorn qui là aussi est bien nostalgique). Mais en même temps, Tolkien maîtrise parfaitement la chose. Oui, le tome est nostalgique mais il n'est pas non plus triste à en pleurer toutes les larmes de son corps. C'est justement dosé, comme j'apprécie.

D'ailleurs, il n'y a pas que cet aspect-là que j'apprécie dans ce tome. Il y a les batailles (je vous ai déjà dit que j'adorais les bonnes grosses batailles en fantasy ? je suppose que oui). Il y a bien sur celle du Champs de Pelennor mais pas que. Les guerres Tolkienne ne sont pas sanglantes ou gores (franchement, j'ai lu bien plus gore que ça). Elles se focalisent d'ailleurs souvent sur un seul personnage en même temps, voire deux, jamais sur tout l'ensemble (ce qui fait que parfois, on oublierait presque qu'on est en plein siège de Minas Tirith). Et d'ailleurs, ici aussi, on ressent la nostalgie de cette fin de série (la mort de Théoden, Eowyn et son fatalismes...). Quand je disais que ce tome transpirait la nostalgie.

Mais allez, il y a aussi l'espoir d'un monde meilleur. On se retrouve avec un Aragorn "messiesque", un Frodon qui bien que tenté par le Mal va rester du côté du Bien (oui, c'est ultra manichéen comme saga et c'est justement parce qu'elle est influencée par le catholicisme de son auteur) ou encore une belle histoire d'amour entre Eowyn et Faramir. D'ailleurs, je trouve que c'est dans le Retour du Roi qu'on sent le plus l'aspect catholique de la chose. Parce que oui, même l'auteur le disait, qu'il avait écris une oeuvre catholique (même si perso, j'arrive mieux à voir l'influence de la mythologie nordique que celle du catholicisme)(en même temps, je suis athée, ceci explique peut-être cela). 

Au final, l'une des seules choses qui m’ennuie vraiment dans ce Retour du Roi, c'est la place des femmes. On a quand même l'une des femmes les plus badass de la fantasy de l'époque, la seule qui va vaincre un Nazgul et son rôle se finit en gentille future épouse. C'est à dire qu'on va rapidement oublier que sans elle, la bataille aurait plus que surement fini en drame et que Frodon n'aurait plus rien à sauver. De même, Arwen ne sert que de love interest et l'autre seule femme qui apparaît dans le Gondor est juste là pour raconter des ragots. Quant à Rose, idem, c'est un love interest (et elle ne sert vraiment qu'à ça). La place des femmes étaient clairement pas importante à cette époque... Autre chose aussi, le manque de représentation qui sera d'ailleurs accentué par les films. Forcément, ça me marque beaucoup maintenant, alors qu'à l'époque, ça ne devait pas tant le faire. Mais après mes maintes lectures plus contemporaines, je le remarque très rapidement (et qu'on aille pas me dire que mettre des hobbits, des nains et des elfes c'est de la représentation, c'est faux)(la seule qu'on peut trouver et je suis sure qu'elle est pas faite exprès, c'est la relation entre Sam et Frodon qui se rapproche régulièrement d'une relation quasiment homosexuelle, surtout de la part de Sam)(persuadée qu'il est bi, le Sam, pas juste simple serviteur de Frodon).

Et donc, vous l'aurez compris, j'aime ce tome malgré ses défauts. J'aime toute la série malgré ses défauts d'ailleurs. C'est elle qui m'a fait entré dans la fantasy (avec la Roue du Temps, découvert un peu après) et pour cela, je ne remercierais jamais assez monsieur Tolkien. Et si vous ne connaissez pas, lisez-le, au moins la trilogie ou le hobbit, juste pour découvrir.

mercredi 7 février 2018

Le Vert est Eternel, Jean-Laurent Del Socorro

J'avais vraiment beaucoup apprécié Royaume de Vent et de Colère et j'avais bien envie de retourner dans son univers. C'est chose faite avec cette nouvelle qui se lit plutôt rapidement mais qui reste en tête un bon moment.

Le Vert est Eternel, Jean-Laurent Del Socorro

Editeur : ActuSF
Collection : nouvelle
Année de parution : 2017
parution originelle : 2015
Format : epub

A lire si : 
- Vous aimez les textes courts
- Vous avez apprécié Royame de Vent et de Colère (mais ce n'est pas une obligation de l'avoir lu)
- Vous voulez un beau texte

A ne pas lire si : 
- Vous voulez du long
- Vous aimez vous plonger dans la psychologie des personnages

Présentation de l'éditeur :

1597. La compagnie du Chariot a été embauchée pour participer au siège d'Amiens. Au milieu de la guerre et des combats éclot un amour fragile entre le capitaine N'a-qu'un-œil et Fatima, la chroniqueuse particulière d'Henri IV. Mais comment aimer quand la mort rôde ? "Le vert est éternel" se déroule dans l'univers de Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent del Socorro.

Mon avis

Comme je le disais, le Vert est éternel fait partie du même univers que Royaume de Vent et de Colère. Mais il n'est pas du tout obligé d'avoir lu le roman pour suivre la nouvelle et vice-versa, même si l'on retrouve la Compagnie du Chariot dont Axelle, l'un des personnages principaux du roman, était la capitaine. C'est une chose des plus appréciables, puisque un lecteur voulant découvrir l'auteur peut donc commencer par cette nouvelle. Mais revenons à la nouvelle.

Deux ans après la reprise de Marseille par Henry IV, nous retrouvons la compagnie du Chariot face à Amiens, alors ville espagnole. Alors que le siège débute, elle va accueillir en son sein, Fatima, femme maure, astrologue et chroniqueuse particulière du roi. N'a-qu'un-oeil, capitaine de la compagnie, va tomber amoureux de Fatima. Voilà pour le départ de la nouvelle. Mais l'histoire d'amour n'est pas le sujet principal, ce qui va surement en rassurer beaucoup.

Cette nouvelle se passant en 1597 parait bien plus d'actualité que son époque historique. L'auteur ne se borne pas à une simple histoire de siège, ni même à l'Histoire. Non, il offre aussi une critique de ce qu'il a pu se passé ces dernières années, que se soit en France ou ailleurs. En première ligne, les attentats, et plus particulièrement ceux de Charlie Hebdo (mais pas que). "On ne tue pas pour des dessins", la phrase semble tellement d'actualité, même dite par la bouche d'un capitaine en 1957. Et puis, il y a la tolérance. Envers les religions, envers les peuples. A l'époque de la nouvelle, on est en plein dans les guerres de religions. Catholiques et protestants se tapent régulièrement sur la gueule, la Saint-Barthélémy est passé par là (1572). Mais ils ne sont pas les seuls à se battre. On retrouve par exemple en espagne, les Maures doivent soit quitter le pays soit se convertir de force au christianisme. La Compagnie du Chariot accueille en son sein des catholiques, des protestants et, avec Fatima, des maures, le tout dans une franche camaraderie (même si au départ, Fatima, en temps qu'espagnole n'est pas forcément ultra bien acceptée de tous). Elle prône du coup un vivre ensemble plutôt sympathique et une solidarité entre peuple (oui parce qu'il y a aussi plusieurs nationalité) qui est vraiment agréable. Je ne sais pas vraiment dans quelle condition a été écrite la nouvelle, mais il est sur que les attentats de Charlie avait déjà marqué les esprits (les utopiales sont en novembre) et qu'ils ont probablement servis pour au moins un aspect de la nouvelle. Je trouve vraiment intéressant le traitement de ce genre d'actualité, pour le moins marquante, dans un récit où elle semble ne pas avoir de prime abord sa place. 

On ajoute à cela la découverte de Fatima par N'a-qu'un-oeil. Le personnage, d'abord un peu cliché de ce qu'on peut imaginer des maures à l'époque gagne en profondeur et cela malgré le fait que le récit soit court (trop aurai-je presque tendance à dire). On découvre "l'étranger", on apprend à le connaitre et à l'aimer. L'histoire qui se noue entre les deux m'a beaucoup plus. De même que la relation entre le capitaine et les membres de sa compagnie. Tout est décrit de manière simple, sans fioriture, que se soit les sentiments ou les événements. C'est appréciable, surtout dans une nouvelle. Ça permet de se concentrer sur l'essentiel.

J'ai donc grandement apprécié ma lecture, pleine d'émotion sur un court format. J'aurais même voulu en avoir plus, histoire de connaitre un peu mieux Fatima et N'a-qu'un-oeil (que l'on retrouve dans Royaume de Vent et de Colère, mais ceci n'empêche pas cela, hein, vu que bon, deux ans se sont écoulés entre les deux, il a un peu changé). J'avoue que j'adore revenir dans des univers qui m'ont particulièrement plus et cette nouvelle ne fait pas exception à la règle. Et pour ceux qui ne connaissent pas le roman, elle fait une bonne entrée en matière.

lundi 5 février 2018

Sous le même toit, Jojo Moyes

De Jojo Moyes, je n'avais lu qu'un roman et une nouvelle. Et mon avis sur ses histoires était assez partagé. Du coup, je me suis dit qu'il fallait quand même que je lui donne une nouvelle chance, surtout qu'on m'a prêté Sous le Même Toit et que je n'aime pas ne pas lire les livres qu'on me prête.

Sous le même toit, Jojo Moyes

Editeur : Milady
Collection : /
Année de parution : 2017
Titre en Vo : Night Music
Année de parution en VO : 2008
format : epub

A lire si :
- Vous aimez les romances faciles


A ne pas lire si : 
- Vous voulez être surpris
- Vous n'aimez pas les stéréotypes

Présentation de l'éditeur : 

A la mort de son mari, Isabel Delancey se retrouve criblée de dettes sans autre choix que de partir s'installer à la campagne dans une maison de famille délabrée avec ses enfants. Elle espère pouvoir compter sur le soutien de ses voisins mais elle ignore que sa présence va réveiller d'anciennes querelles

Mon avis :

De l'autrice, j'ai lu Avant toi, que j'avais plutôt apprécié et la Liste de Noel qui m'avait laissé froide. Du coup, je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec Sous le même toit. Vu que j'ai mis un bon mois à le lire, je suppose que la réponse est assez claire : Jojo Moyes et moi, nous  ne sommes pas forcément sur la même longueur d'onde.

Sous le même toit avait un très bon potentiel. Veuve éplorée qui essaie de s'en sortir comme elle peut, voisins revanchards pas forcément méchants mais pas gentils non plus, gentils homme à tout faire qui se lie d'amitié avec la veuve petit à petit et épiciers plutôt cool et atypiques dans un village campagnard refermé sur lui-même. L'histoire en elle-même sert à faire monter les sentiments, que se soit pour les personnages ou pour le lecteur. Or, ça n'a pas marché sur moi. Mais alors pas du tout. 

Je ne sais pas si c'est moi qui ne supporte pas les bons sentiments, si j'étais dans une mauvaise passe pour ce genre de lecture ou si vraiment vraiment, je ne supporte plus les gros stéréotypes, mais il n'y a pas grand chose qui a fonctionné avec moi. Déjà, les personnages. Comme je le disais, il y avait du potentiel. Ou pas, en fait. Parce qu'à utiliser des stéréotypes, ça aurait été sympa de ne pas tomber dans la grosse facilité. Le meilleur exemple ? Les épiciers. Ils sont homosexuels, en couples depuis bien longtemps, et ils sont le portrait du pire stéréotype qu'on peut trouver sur les épiciers et les couples homosexuels. Après un certain nombre de lecture où les LGBTQ ont beaucoup de place et sont traités de manière non caricaturale, je dois bien dire que ça fait bizarre. Ils ne sont pas les seuls d'ailleurs à être très caricaturaux. Et franchement, si l'histoire avait été un peu plus prenante, ça m'aurait pas forcément dérangés. 

Mais l'histoire n'a pas été prenante, du moins pour moi. Je me suis ennuyée, souvent. C'est long, beaucoup trop. Jojo Moyes nous invite dans la vie des personnages sans vraiment nous donner de motivation pour le faire. Rien que le premier chapitre est trop trop long. Malheureusement, ça continue comme ça durant un bon moment. Et l'écriture plutôt agréable de l'autrice n'y fait rien. J'ai lu bien souvent en diagonale.Le fait que ça soit ultra cliché pour moi (ultra téléfilm de noël aussi)(j'avais fait la même remarque pour Avant toi, d'ailleurs), que je n'ai pas vraiment accroché aux personnages, n'a pas du tout aidé. Heureusement, la fin, même si ultra prévisible, relève un peu le niveau. 

Au final, je n'ai pas apprécié ma lecture. Trop longue, trop ennuyeuse, trop clichés. C'est dommage, parce que le style est plaisant et se laisse lire. Je savais en attaquant le roman que c'était quitte ou double avec l'autrice. J'ai ma réponse. Je pense fortement ne plus lire de roman de Jojo Moyes. 





jeudi 25 janvier 2018

Le Masque et la Poudre, Intégrale, Hubert Vittoz

J'ai commencé cette intégrale il y a un bout de temps maintenant. Comme je ne l'ai lu que par tranche de cinq à dix minutes par jour (la lecture du café avant d'aller travailler en fait), j'ai mis un petit moment à le finir. Et en même j'en ai bien profité vu que j'ai beaucoup aimé.

Le Masque et la Poudre, Intégrale, Hubert Vittoz

Editeur : Walrus
Collection : Série
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous aimez les lectures qui partent un peu en tout sens
- Vous aimez vous casser la tête
- Vous voulez de la bonne fantasy sans gros monstre

A ne pas lire si :
- Vous voulez de l'ultra linéaire

Présentation de l'éditeur :

Balthazar Falc est la Balle. Du moins l’était-il du temps où la Soufrière, sa cité natale, l’avait élevé au rang de héros pour avoir mis un terme au conflit contre les Masqués. Mais le pourfendeur des forces ennemies a payé sa victoire au prix fort. Hanté par ses démons, il a sombré dans l’apathie avant de se résoudre à disparaître. Balthazar mène désormais une existence recluse hors des murs de la ville avec pour seule compagne sa célébrité fanée, en attendant le crépuscule de sa sinistre existence. Mais le vent finit toujours par tourner : la Soufrière a de nouveau besoin des services de la Balle.

Mon avis

Comme je le disais, j'ai mis un "petit" moment pour lire cette intégrale. Il faut dire qu'elle n'est pas petite,  la dite intégrale et que la lecture en elle-même peut être parfois un véritable labyrinthe où il faut revenir un peu en arrière pour s'y retrouver, plus particulièrement dans le premier épisode.Un premier épisode qui déroute beaucoup d'ailleurs et qui donne le ton de ce qu'on va rencontrer par la suite sans toutefois ravoir le même procédé. C'est perturbant et en même temps tellement bien fait. Ce premier épisode donne le ton, celui de l'aléa, du hasard et de la guerre qui se propage petit à petit dans toute la fédération.

Car la guerre est le fils rouge des épisodes. L'Île-Ecumes a décidé d’étendre son pouvoir et pour cela, s'attaque petit à petit à toutes les cités de la Fédération. Pour cela elle est prête à tout et surtout à utiliser les faiblesses des diverses villes contre elles-mêmes. Les seuls qui pourraient y faire quelque chose sont donc Balthazar Falc, ancien héros de la Soufrière et un groupe hétéroclite qui va se construire autours de lui entre le premier et le second épisode. Ainsi, allant de cités en cités avec eux, le lecteur va découvrir les machinations de l'ennemi et essayer de le vaincre.

Chaque ville a sa propre particularité, aucune ne se ressemble et l'auteur joue énormément avec cela. Même si on sent une certaine préférence de sa part pour les Masques (en même temps, la ville est tellement aléatoire, tellement folle, qu'il a du bien s'amuser pour l'écrire)(moi en tout cas, j'ai pris un certain plaisir à la découvrir, bien plus que les autres), toutes les villes sont traitée de manière presque identiques, du moins, celles que l'on visite (j'aurais voulu voir Radiance en fait). J'ai apprécié qu'elles soient si différentes les uns des autres et qu'elles permettent ainsi de voir tant d'aspect de l'humain, du meilleur ou plus mauvais. Ainsi, la Faux est toute dévouée à la Gloire, aux combats. Horizon est la ville des milles et une sectes, où le fanatisme prend le pas sur quasiment tout. Les Masques sont la ville du jeu, de l'aléatoire, de l'illusion. La Soufrière semble bien triste et rectiligne à côté. J'ai adoré voir tous ces aspects-là avec une légère préférence pour Horizon, tellement fanatisée qu'elle en devient ville des miracles. Les cités deviennent personnages à part entière de la série pour mon plus grand plaisir.

En parlant personnages, d'ailleurs, j'ai beaucoup apprécié leur diversité de pensée et surtout l'évolution de celle-ci au fur et à mesure de l'avancée de l'aventure. Balthazar Falc, forcément fait partie de ceux qui vont le plus évolué, mais finalement par rapport à certains, pas tant que ça. Voir Turgain, faucheur de son état, adepte sans précédent de la gloire, de la force brute et de tout ce qui va avec, changer progressivement au fur et à mesure des rencontres et des péripétie était vraiment passionnant. Mais les autres ne sont pas en reste n'ont plus. Les diverses réactions face à l'adversité et aux cités sont passionnantes à suivre.

Et tout cela est porté par l'écriture d'Hubert Vittoz. Le style est riche, envolé, ultra agréable à lire même lorsqu'on se demande où nous en sommes. Et je ne parle pas des petits pointes d'humour fort agréable dans des moments pour le moins tendu (Foulque, mon héros). Finalement, le texte qui parait presque ampoulé au début (chose que personnellement j'adore tellement j'ai l'impression que les auteurs le font bien exprès pour faire chier les gens) est un véritable régal tant il est changeant suivant l'action. On garde parfois la partie un peu ampoulé (retour de Foulque en force), parfois, on se perd dans les jeux de mots mais toujours, toujours, il y a cette touche "walrusienne" qui fait que forcément, j'apprécie énormement.

Au final, j'ai donc beaucoup beaucoup beaucoup aimé ce roman, exigeant et tellement passionnant. IL fait parti des OLNI que seul Walrus peut proposer et je suis bien contente de m'être laissée tenter. 

lundi 22 janvier 2018

Les Deux Tours, Le Seigneur des Anneaux, tome 2, J.R.R. Tolkien

Je continue ma rerererere (et je ne sais plus combien de re encore) lecture du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Cette fois, voici venu le second tome qui comme toujours me laisse avec un sentiment assez mitigé.

Les Deux Tours, Le Seigneur des Anneaux, tome 2, J.R.R. Tolkien

Editeur : France Loisir
Collection : /
Année de parution : 1983
Titre en VO : The Lord of The Rings, book 2: The two towers (1954)
Année de parution en VO : 1954
Nombre de pages : 408

A lire si : 
- Vous aimez les grandes épopées
- Vous aimez la fantasy avec nains, elfe et force du mal
- Vous avez aimé les films

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas la fantasy

Présentation de l'éditeur : 

Le royaume de Gondor s'arme contre Sauron, le seigneur des ténèbres, qui veut asservir tous les peuples libres, hommes et elfes, nains et Hobbits.
Mais la vaillance des soldats de Minas Tirith ne peut rien contre la puissance maléfique de Mordor. Un fragile espoir, toutefois, demeure : le Porteur de l'Anneau s'approche de la montagne où brûle le feu du destin, seul capable de détruire l'Anneau Unique et de provoquer la chute de Sauron...

Mon avis

Il y a rarement de point commun entre mes relectures si ce n'est le livre lui-même. Même avec des tomes que je connais presque par cœur et que j'apprécie. Je trouve toujours un élément qui va me faire changer par rapport à ma lecture. Ça peut être mon humeur du moment, un détail que je n'avais pas vu, que sais-je. Je finirais pas adoré un passage que je n'avais pas forcément apprécié jusque là ou à m'ennuyer sur un autre alors que jusque là je l'adorais. Sauf que pour les Deux Tours, en fait, je finis toujours dans le même état d'esprit. Mais qu'est-ce qu'il est long ce quatrième livre (pour rappel, chaque tome est divisé en deux livres). 

La première partie des Deux Tours reste ma préférée. Il faut dire qu'il s'y passe tout de même beaucoup de chose alors même qu'on a moins de personnages puisque la Compagnie de l'Anneau a été divisé en deux, voire même en trois pour un temps. Dans la première partie donc, nous suivons Pipin et Merry dans la forêt de Fangorn où ils vont rencontrer les Ents qui partiront ensuite pour l'Isengard et Aragorn, Gimli et Legolas, partit à leur recherche qui eux vont faire connaissance avec les hommes du Rohan. Tout ce petit monde se retrouvera devant Orthanc, la tour de Saroumane. Cette partie-là est dense, parce qu'on va rencontrer pas mal de monde, parce qu'il faut faire des allers et retour entre les deux groupes, parce qu'il s'y passe tant de chose. En même temps, c'est assez court et je me rends compte que Tolkien était plutôt pas mal pour traiter en un si court laps de pages des intrigues assez costaud à la base (il me semblait par exemple que le passage à Edoras était vachement plus long et en fait pas du tout)(j'aurais tendance à croire que mes souvenirs du livre sont mélangés à ceux des films et que du coup, j'ai toujours cette impression que ça va hyper vite). A force, vous le savez, j'adore quand les divers fils de l'intrigue se perde pour mieux se retrouver, et du coup, je suis plus que ravie par cette première partie. Sans parler que pour une fois, mes personnages préférés font autre chose que de la figuration (j'ai toujours eu un faible pour Pipin et Merry, ces chapitres ne font que l'augmenter).

La seconde partie, elle, se concentre sur la seconde partie de la Communauté, Sam et Frodon. Les deux partent pour le Mordor et sont rapidement rejoint par Gollum. Ce n'est pas qu'il ne se passe rien durant ce livre-là. Parce qu'il se passe quand même des choses, comme la rencontre avec Faramir ou avec la bestiole qui m'a fait faire des cauchemars pendant des nuits à ma première lecture (arachnophobe un jour, arachnophobe toujours). Mais au final, je m'ennuie à chaque fois que j'arrive à eux. Je trouve ça long, trop long. Et puis, faut bien le dire, je n'ai jamais réellement accroché à Frodon (trop héros propre sur lui malgré ses sautes d'humeur) et à Sam (trop "serviteur"). Heureusement Gollum et les rencontres que vont faire les deux hobbits aident à faire passer tout ça. Il n'empêche que comme toujours, je prends un retard monstre dans ma lecture parce que je n'arrive pas à lire ce livre là sans bailler.

Au final, comme toujours, ces Deux Tours me laissent donc mitigée. J'adore la première partie, beaucoup moins la seconde. Pourtant, que se soit dans l'une ou l'autre, les éléments se mettent en place pour le troisième tome. Un troisième tome que je m'en vais lire presque de suite d'ailleurs. Et que se soit dans l'une et dans l'autre, je retrouve des choses que j'adore (puis il y a Faramis, j'aime beaucoup Faramir)(par contre, maudit film, j'étais du coup persuadée qu'Eowyn avait plus d'impact dans ce tome-ci, alors que pas du tout). Cela reste tout de même une lecture des plus plaisantes (quoique ce tome-ci a pas mal de coquille niveau traduction qui peuvent un peu dérangé)

mardi 2 janvier 2018

La Communauté de L'Anneaux, Le Seigneur des Anneaux, tome 1, J.R.R. Tolkien

Pour finir 2017, je me suis dis qu'une petite relecture s'imposait. Alors, non, pas celle du Cirque des Rêves, comme l'année dernière mais celle d'un classique dans lequel je n'ai pas mis le nez depuis plus de dix, j'ai nommé le Seigneur des Anneaux.

La Communauté de L'Anneaux, Le Seigneur des Anneaux, tome 1, J.R.R. Tolkien

Editeur : France Loisir
Collection : /
Année de parution : 1983
Traduction : Francis Ledoux 
Titre en VO : The Lord of The Rings, book 1: The fellowship of the ring
Année de parution en VO : 1954
Nombre de pages : 506

A lire si : 
- Vous aimez les grandes épopées
- Vous aimez la fantasy avec nains, elfe et force du mal
- Vous avez aimé les films

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas la fantasy

Présentation de l'éditeur : 

Dans les vertes prairies de la Comté, les Hobbits, ou Semi-hommes, vivaient en paix...
jusqu'au jour fatal où l'un d'entre eux, au cours de ses voyages, entra en possession de l'Anneau Unique aux immenses pouvoirs. Pour le reconquérir, Sauron, le seigneur ténébreux, va déchaîner toutes les forces du Mal... Frodon, le Porteur de l'Anneau, Gandalf, le magicien, et leurs intrépides compagnons réussiront-ils à écarter la menace qui pèse sur la Terre du Milieu?

Mon avis

Je ne vais peut-être pas faire l'affront d'écrire un résumé, une analyse des personnages et que sais-je d'autre autour de ce livre (ni des deux qui suivront). Je suis persuadée que tout le monde connait, si ce n'est le livre au moins le film. D'ailleurs, si vous connaissez le film, lisez le livre si ce n'est déjà fait. Parce que rien ne vaut le livre. Parce que Jackson a fait une des meilleures adaptation de livre que je connaisse mais qu'elle comporte tout de même des divergences avec l'oeuvre de base (ce qui m'a voulu pas mal de "mais chuuutttt" au ciné de la part des copines à l'époque de sa sortie)(en 2001 j'avais donc 14 ans et j'étais déjà bien chiante)(ça me rajeuni pas tout ça).

Le Seigneur des Anneaux, c'est un peu ma madeleine de Proust. L'édition France Loisir que je possède était à mon papa (ce que tu vois en image là-haut, c'est la jaquette, que je n'ai pas. Mon papa préférait les avoir tous nus, c'est à dire avec une belle couverture argentée)(ce qui m'a fait croire pendant des années que j'avais une superbe édition)(jusqu'à ce que je découvre réellement France Loisir). C'est une sorte d'héritage familial en fait, même si pour tout dire, mon père n'avait pas aimé. J'ai lu les trois tomes pour la première fois alors que j'avais neuf-dix et je les ai régulièrement relu jusqu'à la sortie du dernier film de Peter Jackson. Sans me vanter de connaitre les bouquins par cœur (ce n'est pas le cas du tout), je connais tout de même pas mal de chose dessus.

Ce que j'apprécie vraiment dans cette relecture faite bien longtemps après la dernière, c'est de redécouvrir certaines choses. Il faut dire qu'entre le temps écoulé et la vision des films (que j'ai revu après leurs sorties en salle), mes souvenirs sont parfois un peu embrouillé. Ainsi, je ne me souvenais plus de la première rencontre avec les elfes par exemple (à vrai dire c'était la seule chose dont je ne me souvenais plus du tout, pour le reste disons que j'avais quelques approximations). Mais surtout, je me rends compte que certaines descriptions que je trouvais lourdes, longues et pas forcément utiles sont en fait ultra interessantes. A croire que les années m'ont bien changé (arrêterai-je de faire des remarques sur les descriptions Tolkienesque ? absolument pas). 

Je trouve toujours ce tome très poétique, et pas seulement à cause des chansons (qui ne sont toujours pas ma tasse de thé sur cette traduction, parait que c'est mieux sur la nouvelle). Même si ce n'est que le début du voyage, il nous permet de parcourir presque la moitié du monde de la Terre du Milieu et pour tout dire, une moitié que j'aime beaucoup avec deux territoires elfiques et des montagnes. Il permet aussi des rencontres très sympathiques comme Tom Bombadil et son épouse, Elrond et sa cour et surtout Galadriel (qui est tellement mieux dans ce tome que dans le film).

Au final, si vous n'avez ni lu ni vu la Communauté de l'Anneaux, je suppose que mon avis ne vous aide pas beaucoup. Mais franchement, lisez-le, dans cette traduction ou l'autre (qui est parait-il meilleure sur bien des points, mais dont certains noms changent) ou même en VO. Tolkien est un auteur merveilleux qui sait allié poésie, grande épopée et batailles avec une grande finesse.