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lundi 19 juin 2017

Rêver, Franck Thilliez

Ce roman, ça fait un moment qu'il est dans ma PAL numérique. A tel point que j'ai interdit les collègues de travail d'en parler jusqu'à ce que je le lise, soit bien six mois si ce n'est plus après eux. Mais enfin, ils vont pouvoir le faire !

Rêver, Franck Thilliez

Editeur : 12/21
Collection : /
Année de parution : 2016
Format : AWZ

A lire si : 
- Vous voulez une héroine atypique
- Vous aimez Thilliez
- Vous aimez les romans où la chronologie n'ait pas respecté

A ne pas lire si :
- Vous voulez du linéaire
- Vous voulez être très très surpris

Présentation de l'éditeur : 

Abigaël souffre d'une narcolepsie sévère qui lui fait parfois confondre la réalité avec ses reflets chimériques. De nombreux mystères planent autour de la jeune psychologue, notamment concernant un accident dont elle est miraculeusement sortie indemne.

Mon avis

De Franck Thilliez, je n'avais lu jusque là que deux romans, avec Sharko et Lucie. J'avais beaucoup aimé et le lire sans ses personnages fétiches me disait bien. Sans parler du fait que les collègues m'avaient parlé de la chronologie non linéaire et que le thème du rêve m'inspirait vachement. 

Et pour tout dire, il commence plutôt pas mal, ce Rêver. Une héroïne psychologue et narcoleptique, un kidnappeur d'enfants dont on ne sait rien, des gendarmes sur la brèche... On démarre en plus de cela sur les chapeaux de roue avec ce qui doit être un passage de la fin de l'aventure avant de revenir un peu plus tôt et enfin de lire le tout début. 

J'apprécie beaucoup les livres à la chronologie non linéaire parce que souvent, ils surprennent. J'aime avoir un élément sans trop comprendre d'où il sort sur le coup et puis le remettre à sa place. Une petite gymnastique de l'esprit super intéressante la plupart du temps. Et là, au début, du moins, c'est super motivant. On découvre Abigaël, sa maladie, l'enquête sans trop en savoir plus. On découvre le tout petit à petit. Sauf qu'on en découvre peut-être un peu trop dès le début. C'est comme ça qu'à moins d'un tiers du début, je comprenais rapidement ce qu'allait donné l'enquête personnelle d'Abigaël mais aussi l'enquête officielle, dites Merveille 51. C'est quelque chose d'un peu dommage que le livre soit du coup prévisible. Parce qu'en découvrant trop rapidement certains éléments de l'histoire, le lecteur devient un peu moins réceptif. Ce qui fut mon cas pour ce roman. Du moment où j'ai compris ce qui allait se passer, j'ai pris un certain recul avec le livre et un peu moins de plaisir. 

Sans parler du fait que je suis la seule sur les quatre collègues de boulot à l'avoir lu à avoir vu tout cela. Je pense que je suis déçue parce que justement, eux ont été surpris. Après, ma longue expérience livresque entre aussi en jeux. Je sais que la plupart du temps dans les thrillers et policiers l'antagoniste apparaît très rapidement (chez Agatha Christie par exemple, il est généralement là dès le premier chapitre). Ici, ça ne loupe pas, ils apparaissent très tôt et on les remarque très facilement. Et ça m'a beaucoup ennuyée donc. 

Pourtant, même si j'avais compris qui étaient les antagonistes et une bonne partie du déroulement de l'histoire, j'ai dévoré le livre grâce à une Abigaël qui sombre vers la folie doucement. Alors, ce n'est pas ultra original chez l'auteur (Sharko et Henebelle en sont le meilleur exemple) mais perso, j'aime bien ces personnages. Surtout que là, c'est plutôt bien foutue et qu'on comprend petit à petit pourquoi elle parait si désorientée au tout début (qui finalement est presque la fin). Un traitement intéressant mettant en scène la narcolepsie de manière à ce qu'elle explique une bonne partie des choses mais pas tout. La maladie de la psychologue est présente, devient même un personnage à part entière mais surtout n'est pas là gratuitement dans le roman. Elle entre réellement en compte dans les enquêtes, tout comme son traitement. Mais je n'en dirais pas plus, sinon je vais spoiler (bon par contre, on comprend assez rapidement que le Propydol va avoir une bonne place dans le roman). 

Et comme je parle des personnages, j'avais envie de râler un petit peu. Si Abigaël, en tant que personnage principal, est bien foutue, ce n'est pas le cas des autres personnages. Je suis assez déçue de voir que Frédéric, gendarme et compagnon de la jeune femme, n'est pas plus présent, idem pour Freddy, le kidnappeur qu'on ne verra que très peu sous ses traits là et qui en plus de ça fait tout cela pour des raisons quelque peu triviale (et surtout bien stéréotypées pour le coup). Aucun autre personnage n'a l'importance d'Abigaël alors qu'au final, même si elle est le PP, les autres ne sont pas là juste pour la déco non plus. C'est un défaut que je trouve souvent dans les thrillers et il est dommage que Thilliez soit tombé dedans.

Au final donc, une héroïne sympathique mais qui n'arrive pas à être mise en valeur par l'histoire. Pire, une histoire qui devait être mise en valeur par sa chronologie non linéaire et qui ne l'est pas tant le lecteur devine trop de chose dès le début (je suis persuadée qu'avec un déroulement linéaire, j'aurais été bien plus surprise). Bref, un roman qui avait tout pour plaire et qui retombe un peu comme un soufflé. C'est bien dommage, les thèmes étaient plus que sympathiques et les enquêtes interessantes. Bref, un rendez-vous pas tout à fait manquer tout de même avec Thilliez et ce Rêver.

mardi 20 janvier 2015

[GATACA], Franck Thilliez

Comme prédit, je me suis lancée très rapidement dans [GATACA] suite à ma lecture du Syndrome [E]. J'ai enfin retrouvé mon feeling perdu pour les thrillers grâce à monsieur Thilliez, il semblerait.

[GATACA], Franck Thilliez

Editeur : Pocket
Collection : Thriller
Année de parution :2012 pour mon édition, 2011 pour l'originale
Nombre de pages : 603

A lire si : 
Vous voulez une enquête passionnante
- Vous vous intéressez un peu à la science et à l'Evolution
- Vous voulez des personnages assez borderline
A ne pas lire si :
- Vous voulez beaucoup beaucoup de violence physique
- Vous n'aimez pas lorsque le chemin est trop balisé
 
Présentation de l'éditeur 
 
L'Évolution est une exception. La règle, c est l'Extinction.
Une jeune scientifique spécialiste de l'évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate.
Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont... gauchers.
Enfin, la découverte d'une famille de Néandertaliens assassinée par un Cro-Magnon.
Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ?
La clé est dans ces quelques lettres : GATACA...
 
Mon avis
 
Avant tout, et tout comme Franck Thilliez l'a fait avant moi dans son livre, il faut savoir que [GATACA] se lit presque aussi bien si l'on a pas lu le Syndrome [E]. Forcément, il manquera peut-être un petit quelque chose si c'est ce qu'il vous arrive, comme comment comprendre parfaitement la psychologie des personnages, mais cela ne me semble pas gênant. L'auteur donne beaucoup d'indication qui vont permettre aux lecteurs de se plonger dans le livre sans soucis. Je vais essayer donc de ne pas trop spoiler sur le Syndrome [E] et ce qu'il s'y passe mais cela risque d'être un peu compliqué. Je m'excuse donc d'avance pour ceux qui n'aurait pas lu encore le Syndrome [E].
 
Après un prologue resituant un peu la fin du Syndrome [E], nous voilà un an plus tard (quand je disais donc que ne pas lire le premier ne gênerait pas). Sharko est revenu au 36 quai des Orfèvres et Lucie a carrément quitté la police. Le premier est appelé sur une scène de crime où il se prend la tête avec son chef. Muté d'équipe, le voilà devant un bien étrange meurtre. Une jeune étudiante aurait été tué par un grand singe. Sauf que bien entendu, tout n'est pas si simple. Dans le même temps, Lucie apprend la mort de Gregory Carnot, l'homme qui a enlevé ses filles et tué l'une d'elle (pas de spoil là non plus, c'est expliqué dans le prologue). Alors, on se doute bien que Sharko va aller tout droit vers Carnot. Lui et Lucie vont donc mener l'enquête, elle en sous-marin, lui comme il a l'habitude. Ce qu'ils vont découvrir va à nouveau bouleverser leurs existences.
 
Cette fois, Thilliez part sur la piste de l'Evolution et des manipulations génétiques. L'auteur s'est renseigné, nous sort des théories existantes ou ayant un jour existées qu'il va tout de même vachement vulgarisé (ben oui, nous lisons un thriller, pas un livre scientifique) et parfois "ajustées" pour aller avec son livre. Personnellement, cherchant plus le divertissement que les faits scientifiques avérés, cela ne m'a pas du tout gêné. Je ne suis pas du genre à croire tout ce que je peux lire, encore moins dans un thriller (tout comme je ne crois pas à tout ce que je vois dans mes séries policières préférées). Je reste tout de même admirative sur les recherches faites et sur le fait qu'on pourrait vraiment y croire. Thilliez s'appuie sur beaucoup de chose, la latéralité, le fameux "gène de la violence", mais aussi sur les tribus amazoniennes qui n'ont jamais vu "l'homme civilisé" ou encore sur la découverte d'Otzi.
 
Pourtant, comme pour le premier tome, il y a une chose qui me gêne, qui est d'ailleurs la même, tout est trop balisé. Ici, c'est encore plus flagrant. Les personnages que croisent Lucie et Sharko leur donne forcément la bonne information (même lorsqu'à la base ils ne sont pas généticien ou anthropologue ou médecin, pour dire), même eux se croisent quand il le faut (je veux bien les coïncidences, mais tout de même). Sans parler de l'effet miroir par rapport à leur psychologie et le Syndrome [E] (inversion des rôles pour les deux). Du coup, j'ai rarement été surprise sur le déroulement de l'enquête, par contre, je l'ai tout de même était sur pas mal de chose (plus niveau vie privée de Lucie et Sharko en fait), et oui, j'ai aussi pas mal sursauté. Cela ne m'a pourtant pas empêcher d'aimer cette lecture et de suivre les aventures de Sharko et Lucie et surtout à vouloir lire la suite (qu'il faut que je pique à mon chef, grand fan de Thilliez).

Au final, [GATACA] est un bon thriller, classique, pour moi, tout comme le Syndrome [E]. J'ai beaucoup apprécié cette incursion dans la violence vu pour le premier du côté "cerveau et manipulation" et de l'autre vu du côté génétique. Dommage par contre qu'on reste sur du crime de sang.


mardi 13 janvier 2015

Le Syndrome [E], Franck Thilliez

Je crois que j'ai ce livre et son suivant dans la PAL depuis très mais alors très longtemps. Acheté alors que je voulais me remettre un peu au thriller et puis totalement oublié... Heureusement que Livr'addict a une fonction "un livre au hasard" (que j'use à présent à chaque fois que je finis un bouquin, parce que sinon, il y a des livres qui restèrent mille ans dans la PAL). 

Le Syndrome [E], Sharko et Henebelle, tome 1, Franck Thilliez

Editeur : Pocket
Collection : Thriller
Année de parution : 2011 (2010 pour Fleuve Noir)
Nombre de pages : 510

A lire si :
- Vous voulez une enquête passionnante
- Vous vous intéressez un peu à la psychanalyse
- Vous voulez des personnages assez borderline

A ne pas lire si :
- Vous voulez beaucoup beaucoup de violence physique
- Vous n'aimez pas lorsque le chemin est trop balisé

Présentation de l'éditeur :

Une affaire étrange bouleverse l'été de Lucie Hennebelle, lieutenant de police à Lille où elle vit avec ses jumelles. Un de ses ex-petits amis a perdu la vue en visionnant un court métrage acheté au fils d'un collectionneur décédé. Un film muet, anonyme, mais surtout, un film à la mise en scène malsaine et au scénario énigmatique.
 Au même moment, le commissaire Franck Sharko, ancien de la Criminelle et analyste comportemental à l'OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes, Nanterre) suit un traitement par stimulations magnétiques au cerveau à cause d'une schizophrénie tenace. Il cède à l'appel du terrain à la demande de son supérieur et contre l'avis d'Eugénie, la petite fille imaginaire qui le suit depuis la mort de sa femme et de sa fille. Dans le Nord de la France, cinq corps d'hommes impossibles à identifier ont été retrouvés deux mètres sous terre. Mains coupées, dents et yeux arrachés, boîte crânienne tranchée, cerveau disparu, tous en état de décomposition avancé. 
Alors que Lucie découvre les horreurs que cache le film, un mystérieux Québécois l'informe par téléphone du lien ténu qui existe entre cette bobine et l'histoire des cinq corps. Une seule et même affaire grâce à laquelle Lucie et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier, vont se rencontrer… Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années 1950, les deux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu baptisé le syndrome E. Un mal d'une réalité effrayante qui révèle que nous pourrions tous être capables du pire…

Mon avis

Après "non, je n'ai jamais vu Blade Runner" voici "non, je n'ai jamais lu Thilliez". Comme quoi, il y a des débuts à tout. Bon par contre, je n'ai toujours pas vu Blade Runner. Enfin bref, passons donc à ce Thilliez, le premier, et surement pas le dernier. Déjà parce que comme je disais, sa suite directe est déjà dans ma PAL ensuite parce que j'ai vachement aimé.

Il faut dire que moi, dès qu'on me parle de syndrome lié au cerveau, à la psychologie, je suis direct. Si on ajoute une histoire de complot, forcément, je suis encore plus. Je rappelle que le complot, c'est un peu mon dada en littérature. Ici, j'ai carrément les deux. Tout commence par une étrange vidéo, un vieux film des années 1955 qui a rendu aveugle un homme après visionnage. Lucie Henebelle, son ex-petite amie, va enquêter dessus, alors qu'elle est normalement en vacances et que l'une de ses jumelles se trouvent à l'hopital. En même temps, on découvre dans le nord de la France cinq cadavres, énuclées et avec le cerveau manquant. C'est Franck Sharko qui se voit charger de l'enquête côté OCRVP. Sur le coup, on se demande bien comment tout cela est lié. Et pourtant, cela l'est bien, comme les deux flics vont le découvrir en parcourant le monde mais aussi le passé. Et petit à petit, on va découvrir l'horreur en même temps que Lucie et Sharko.

Si on s'attend forcément à une enquête de grande envergure (surtout si on lit la quatrième qui nous parle d'international), on ne s'attend pas forcément à tout. Je dois dire que j'ai été assez bluffé par toutes les références données par l'auteur et surtout par ses recherches. C'est une grande force pour le livre, que se soit lorsque l'auteur nous décrit l'état de Sharko ou bien les techniques utilisées pour le fameux films ou encore, plus loin, lorsqu'il explique le pourquoi du comment. Il se base sur des faits réels, romancé certe, mais tout de même réel (le projet MK ultra, les images subliminales, les avancées de la science depuis les années 50, la période noire au Québec). Franchement, c'est une chose vraiment appréciable, surtout dans ce genre de livre. Bon, par contre, après avoir lu certaines choses, j'avoue qu'on peut rapidement tomber dans la paranoïa. Je crois que c'est l'effet un peu recherché par l'auteur, histoire que nous soyons en accord avec les deux flics. 

En parlant des deux flics, je dois dire que je les ai beaucoup apprécié. Si j'ai eu un peu de mal avec Lucie au début, cette impression est très vite partie. C'est un personnage vraiment bien foutue, une flic qui ne sait plus trop où elle en est et qui essaie de sortir la tête de l'eau. Elle a beaucoup de faille qu'elle cache en se montrant plus forte qu'elle ne l'est et en se noyant dans le travail. Elle aurait pu être une de ces héroïnes mornes et ressemblantes à toutes les autres qu'on croise souvent dans les thriller, mais non. Et que dire de Sharko ? Lui, je l'ai apprécié de suite. Mentalement malade, il souffre de paranoïa, de dépression, d'hallucination et sombre de plus en plus. Le seul truc qui le retint, ça reste son boulot, et encore. Forcément, j'aime ce genre de personnages, torturé, mal dans sa peau, malade. Par contre, j'avoue avoir un peu eu peur qu'il ne tombe dans le bon vieux cliché du flic dépressif et alcoolique, qui tire sur tout ce qui bouge. Heureusement, Sharko use bien plus de sa tête que de son arme, même s'il reste carrément borderline. Par contre, j'avoue, il faut vraiment que je lise les tomes consacrés aux deux avant le Syndrôme [E] pour mieux les comprendre (surtout lui, parce qu'il y vraiment l'air d'en avoir bavé).

Mais, même si j'ai aimé beaucoup beaucoup de chose, je dois bien dire que j'ai été un peu déçue sur un point. Tout est parfaitement linéaire. J'ai suivi l'enquête avec joie, j'ai flippé avec les personnages, j'ai suivi leur réflexion, mais au final, j'ai trouvé que justement, on ne pouvait faire que cela. Pas moyen de digresser un peu, même de pas grand chose. Le chemin est bien trop balisé. Pour tout dire, c'est pas forcément un mal non plus, mais j'aime bien quand on ne me sert pas forcément une enquête et surtout son dénouement sur un plateau. Ce n'est qu'un petit détail en même temps, mais tout de même. Un peu plus de chemin de traverse m'aurait bien plu. 

Au final, j'ai beaucoup aimé. J'ai aimé la psychologie des personnages, qui n'en fait finalement pas trop et va très bien même avec l'histoire, j'ai aimé l'enquête, les recherches faites pour elle, agrandir un peu plus ma culture et la fin m'a scotchée sur place (aller, dans un livre, je lis la suite). Par contre, oui, j'aurais voulu plus de liberté en tant que lectrice. Cela n'empêche pas le Syndrome [E] d'être un super bon livre et un très bon page-turner (pas merci pour ça d'ailleurs, parce que bon, trois soirs à me coucher bien après minuit, bonjour les cernes cette semaine).

PS : par contre, les livres de cette série pouvant se lire (sauf pour le Syndrome [E] et Gataca) indépendamment des autres, je ne les compte pas comme une "vraie" série. Bref, ils n'apparaitront pas dans l'onglet "Récap séries" du blog.