mercredi 1 juillet 2015

Zoulag, Stephane Desienne

En attendant la sortie du premier épisode d'Exil (aujourd'hui !), je me plonge dans le Zoulag de l'auteur, un bref roman de la collection Pulp de Walrus (cette collection, elle est trop géniale, il n'y a pas à dire).

Zoulag, Stephane Desienne

Editeur : Walrus
Collection : Pulp
Année de parution : 2015
Format : 2015

A lire si :
- Vous voulez du zombies
- Vous voulez un roman court mais palpitant

A ne pas lire si :
- Vous êtes claustrophobe

Présentation de l'éditeur :

Mona Nuss est habituée à visiter le Zoulag Nord : tous les hivers, elle et ses collègues scientifiques s’y rendent pour réaliser des prélèvements sur les zombies qui y sont enfermés. Le froid qui règne sur le camp d’isolement à cette époque congèle les morts-vivants, leur permettant de travailler sans crainte d’être attaqués. Mais les choses sont différentes cette fois : à l’invitation d’Horace Trent, aventurier et star planétaire, la jeune femme devra s’y rendre en plein été. Une équipe de la BBC Reboot a obtenu de Bruxelles l’autorisation de tourner un documentaire à l’intérieur du Zoulag et Trent veut placer sa baignoire – une cage de verre – au milieu de la horde. Son but : observer le comportement carnassier des zombies, mais surtout rapporter des images-chocs qui feront le tour de la Terre et enchanteront les annonceurs. Mais on ne plaisante pas avec la mort. Surtout quand elle a faim et qu’elle marche au grand jour.

Mon avis

C'est marrant ça, il y a quelques années, au début du blog, je disais ne pas vraiment aimé les livres avec des zombies. Et puis, est arrivé Stephane Desienne et sa série Toxic. J'étais prise dans les filets des morts-vivants. Pas merci monsieur Desienne (parce que jusque là, les zombies n'entraient que peu dans ma PAL et donc, ça me faisait moins de livre dedans). Forcément, un nouveau livre zombiesque de l'auteur, et je fonce dessus, en attendant la saison 2 de Toxic et plus proche, sa nouvelle série (sans zombies il me semble). Mais passons à ce Zoulag.

Le monde a connu une pandémie pire que celle de la peste. Les humains se sont transformés en horrible créature, exterminant ceux qui n'étaient pas atteint. Et puis, des canadiens ont finalement trouvé un vaccin et des années plus tard, il n'est presque plus question de zombies. Du moins, en liberté. Les zombies ont été enfermés dans des Zoulags, trois en tout, à des fins scientifiques. C'est dans l'un d'entre eux, en Sibérie, que nous trouvons Mona Nuss, habituée du site, en hiver. Avec elle, Horace Trent et son équipe de tournage. L'homme est la star de l'émission Into the Wild. Se retrouver autour d'une horde de mort-vivants va lui apporter encore plus de gloire. Ils vont se retrouver immerger dans une horde de zombies, seulement protéger par quelques centimètre de polycarbonate.

La première partie du roman nous entraîne dans les préparatifs de l'émission spéciale de Trent. Du moment où l'hélicoptère décolle à celui où lui et Mona vont se retrouver dans la baignoire, la cage en polycarbonate. Cette partie permet de mettre en avant l'organisation des Zoulags mais aussi celle de l'émission et de faire monter l'angoisse petit à petit pour cette pauvre Mona. La jeune femme n'est absolument pas à l'aise dans le rôle qu'on veut lui faire jouer tandis que l'équipe est carrément en ébullition. Et puis, enfin, la baignoire et les zombies.

Si dans Toxic, l'auteur comptait sur l'horreur à l'état pure avec les attaques de zombies et des extra-terrestre, ici, c'est plus dans le psychologique. Bien sur, nous n’échapperons pas au sang et aux entrailles mais au final, ce n'est peut-être pas le plus important. Parce qu'il faut tout de même s'imaginer entourer par des milliers de morts-vivants, assoiffés de sang et ayant particulièrement faim, avec pour seule protection quelques centimètres, et encore, de verre. Oui, pour moi, c'est particulièrement effrayant (bonjour la claustrophobe de service). D'ailleurs l'auteur a su parfaitement rendre ce sentiment d'insécurité, surtout pour Mona. 

Il ne faut pas oublier non plus que le pulp n'est pas juste du divertissement à l'état pur. On trouve aussi dans Zoulag une petite critique sur les émissions dites à sensation. Horace Trent est prêt à tout, même au pire, pour avoir ses images chocs. Et aussi de ce que la science a fait ou va faire suite à l'épidémie qui a transformé le monde en terrain de jeu pour zombies durant quelques temps. De quoi réfléchir un peu après avoir pris son bain de mort-vivants.

Au final, Zoulag a tenu toutes ses promesses pour moi. C'est un bon roman de zombies, pas trop sanglant mais bien horrifique tout de même. J'ai adoré me replonger dans les écrits de Stéphane Desienne (et je vais continuer dès aujourd'hui avec les deux premiers épisodes d'Exil qui va, je l'espère, me tenir en haleine tout l'été)(et puis, j'ai aussi les Dividendes de l'Apocalypse dans la liseuse que je me réserve pour la fin de l'été, début automne normalement). 

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